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Mise à jour 5:55 AM UTC, Dec 1, 2025
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Le Ministre Zoro Epiphane Ballo Abidjan a regagné Abidjan après une visite de travail au Rwanda.

Ce fut une fructueuse mission de retour d'expérience en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Il poursuivra, sous l'impulsion du Chef de l'Etat, et les orientations du Premier Ministre, son combat acharné contre ce phénomène.

#StopCorruption

Dans la continuité de ma visite d'immersion en terre Rwandaise, j'ai eu, ce vendredi 15 octobre 2021, des séances successives de travail avec IREMBO (le portail unique de l'information et des services publics en ligne au Rwanda) et le Ministère de la Justice. Il s'est agi pour la première rencontre, de comprendre les éléments de la chaîne de valeur de l'E-gouvernance déployé au Rwanda en vue d' améliorer la digitalisation sécurisée et la délivrance des services publics de qualité en Côte d'Ivoire. Pour ce qui est de ma rencontre avec le Ministère de la Justice, ma délégation et moi avons été entretenus sur l'organisation, le fonctionnement et le rôle dudit ministère dans la lutte contre la corruption.

LE RWANDA, lutte d'une manière très efficace contre la corruption et c'est reconnut et félicité par la communauté economique internationale. L'expérience anti-corruption du Rwanda : actions, réalisations et leçons Cette étude analyse comment le Rwanda a combattu la corruption administrative dans le secteur public au cours des deux dernières décennies. 

-L'accent mis sur la corruption administrative dans le secteur public est dicté par la difficulté d'évaluer, d'observer et de mesurer la corruption liée à la captation de l'État et par l'accent mis par les responsables rwandais sur la réduction de la corruption dans le fonctionnement quotidien du secteur public. Il peut toucher à certaines dimensions de la gouvernance telles que la voix et la responsabilité ou l'état de droit, il ne les analyse qu'à travers leur relation à la corruption. L'étude s'appuie principalement sur des entretiens en face à face menés en décembre 2019 avec des personnalités et des observateurs proches de la lutte contre la corruption. 

Cette étude sensibilise davantage à l'expérience du Rwanda en matière de lutte contre la corruption, étant donné son importance dans le développement du Rwanda et sa pertinence pour les efforts internationaux de lutte contre la corruption. L'étude est organisée comme suit : la première section décrit l'évolution de la corruption au Rwanda pour fournir un contexte aux efforts de lutte contre la corruption. La deuxième section traite de ces efforts, en mettant l'accent sur la transformation des normes et des standards, sur la prévention et sur les sanctions. La troisième section présente les principaux facteurs de réussite. La quatrième section identifie les leçons qui peuvent être tirées du Rwanda.nLa cinquième section se penche sur les défis restants dans le parcours anti-corruption du pays. Citation "Banque mondiale. 2020. L'expérience anti-corruption du Rwanda : actions, réalisations et leçons . 

Banque mondiale, Washington, DC. © Banque mondiale. https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/34564 

Zoro Epiphane Ballo En visite d’immersion au Rwanda,

j’ai eu des séances de travail ce mercredi 13 octobre 2021, avec deux institutions en charge de la lutte contre la corruption. Il s’agit du Bureau du Grand Médiateur (l’Ombudsman) et de l’Organe National de Poursuites Judiciaires (Parquet). Ces échanges ont porté sur les Pratiques et Mesures mises en place pour lutter contre la corruption au Rwanda 

Au nom du Chef de l’Etat, SEM. Alassane OUTTARA, et du Gouvernement Ivoirien, je me suis félicité, au cours des échanges, de l’excellence des relations entre Abidjan et Kigali. Non sans réitérer la volonté de l’Etat de Côte d’Ivoire à poursuivre sa coopération avec la République sœur du Rwanda.

EN CIV : Venance & Tuburce / DEUX intellectuels Ivoiriens démontent, la duperie politicienne de l'ex-président GBAGBO et son nouveau PARTI Le PPA-CI

Vieux bébé « Il est né, le divin enfant, jouez hautbois résonnez musettes, il est né le divin enfant, chantons tous son avènement. »

Il est donc né, le nouveau bébé de Laurent Gbagbo. Non pas de ses amours adultérines avec la belle Nady Bamba, mais plutôt des suites d’une gestation pour autrui. Tout le monde s’est penché sur son berceau pour l’admirer. Il y eut même des rois mages venus du Niger, de France, du Ghana et d’autres lointaines ou proches contrées pour l’oindre. Ce que tout le monde a constaté, est que le nouveau bébé ressemble à un vieux. Il a déjà toutes ses dents, a le visage ridé et sa voix est celle d’un vieillard grincheux bien décidé à prendre une revanche sur un sort qui ne lui fut pas favorable. En fait de nouvelle naissance, il s’agit plutôt de substitution d’un enfant né depuis longtemps que l’on fait passer pour son bébé qui vient de naître.

Pour tout dire, le nouveau parti de Laurent Gbagbo n’est rien d’autre que son ancien Front populaire ivoirien (FPI) présenté dans une nouvelle enveloppe.

Il avait d’ailleurs dit, lors de sa séparation avec Affi N’Guessan, qu’il lui laissait l’enveloppe vide et partait avec le contenu. C’est ce contenu qu’il est venu présenter. Et c’est le FPI du temps de Gbagbo l’opposant, avec ses utopies, son populisme et son angélisme qui nous est à nouveau servi. Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), ambitionne, pas moins, de libérer toute l’Afrique. Le FPI ambitionnait lui, plus modestement, de libérer la Côte d’Ivoire et l’on a vu ce que cela a donné. Il faut passer à la vitesse supérieure maintenant, parce que, je suppose, une Côte d’Ivoire libérée toute seule du néocolonialisme ne saurait être heureuse tant que le reste du continent ne serait pas à son tour libéré. Donc, Gbagbo l’a crié haut et fort, « le panafricanisme n’est pas un slogan, c’est une réalité. » Une chose est de le dire, une autre est de la réaliser.

Pour tous ceux qui ont la mémoire un peu oublieuse, Laurent Gbagbo et ceux qui constituent l’ossature de son nouveau parti ont déjà eu à diriger ce pays à la tête duquel ils ont fait montre d’une rare incompétence qui nous a conduit à la guerre civile. Entre mille exemples, prenons celui de l’enseignement. Monsieur Laurent Gbagbo n’ignore pas l’importance de l’enseignement dans le processus de libération de nos pays.

Un pays qui ne forme que des cancres ne peut espérer se libérer. C’est sous son règne pourtant, alors que toute la nomenklatura du pays était composée d’enseignants, que l’école a été livrée à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui est devenue une vraie mafia qui tuait et terrorisait les étudiants, et qui a réduit l’école ivoirienne à néant.

C’est sous le règne de Laurent Gbagbo que toutes nos infrastructures se sont toutes dégradées, que les mœurs se sont dissolues, que l’on a connu les escadrons de la mort, que l’Ecole nationale d’administration est devenue n’importe quoi.

Oublierons-nous que c’est Gbagbo, le prétendu père de la démocratie ivoirienne qui a pourtant refusé de reconnaître sa défaite dans les urnes, plongeant ainsi le pays dans la guerre civile ?

Le panafricanisme, parlons-en. N’étaient-ce pas les milices pro-Gbagbo qui traquaient les ressortissants des pays ouest-africains vivant dans notre pays ?

Nous aurons le temps de revenir sur son bilan avec son ancien FPI. Avec le nouveau, on ne sait pas encore où il veut aller. A part son histoire de panafricanisme sur lequel il est resté très brumeux, il n’a pas dit grand’chose de sa nouvelle ligne politique. Il nous a juste dit que tous ceux qui rêvaient de le voir prendre sa retraite peuvent aller se faire cuire un œuf, qu’il se retirera de la politique le jour où lui, Gbagbo, le décidera. Il a aussi rappelé qu’il avait en son temps fait élire Essy Amara à l’OUA, fait le budget sécurisé, et qu’il aime beaucoup l’artiste S.Kelly récemment décédé et qu’il aurait aimé l’inviter à son congrès.

Tout cela ne nous trace pas le projet politique d’un parti qui vient de naître. Mais nous n’avons pas à nous leurrer. Laurent Gbagbo n’en a pas. Il sait attirer les rieurs de son côté mais pour ce qui est d’un programme politique sérieux et cohérent, il ne faut pas compter sur lui. Il est juste un populiste qui a enfourché le panafricanisme parce que c’est dans l’air du temps, ça fait joli, et cela permet de grignoter sur le COJEP de Blé Goudé.

Mais comment y parvenir ?

Il n’en a aucune idée et en réalité c’est le cadet de ses soucis. Il a créé son parti pour continuer d’exister, c’est tout. Tout comme son compère Bédié qui mourra sans doute le jour où il ne sera plus président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), même si ce parti se réduisait à son seul village, comme la tendance actuelle l’indique.

Et la mère Simone dans tout cela ? Restera-t-elle dans le nouveau parti de son futur ex-mari ou créera-t-elle le sien ?

Pour le moment elle a botté en touche en se faisant inviter en République démocratique du Congo au moment du congrès constitutif du PPA-CI. On est encore loin de la fin du film.

Par : Venance Konan

Tiburce Koffi parle du panafricanisme prétendu de Gbagbo :

"Ils ne savent pas ce que signifie le mot panafricanisme. Ils en parlent comme ça, sans doute parce que ça sonne bien. M Gbagbo est un ultra nationaliste et non un panafricaniste. Rien que dans la sous-région africaine, la Côte d'Ivoire n'avait plus d'alliés, sous son règne. AUCUN pays africain n'a vraiment épousé sa querelle. La résolution autorisant les frappes françaises sur le Palais a été votée à l'unanimité du Conseil de Sécurité de l'ONU.

C'est tout dire. Qu'est-ce que ce dirigeant qui prétendait mener un combat panafricaniste auquel ne se sentait concerné AUCUN Africain ?

Et puis, M Gbagbo a été élu par les Ivoiriens pour la Côte d'Ivoire et non pour l'Afrique.

Quel Africain lui a-t-il dit qu'il a des problèmes avec la France ?

En quoi est-ce que vos histoires de françafrique concernent le Nigeria (1ere puissance d'Afrique de l'ouest), le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, la Mauritanie, le Maroc, l'Éthiopie, le Botswana, etc. ?

Le populisme a toujours été une ligne d'extrême-droite : propagandiste, xénéphobe, démagogue. Panafricanisme ! N'importe quoi !

Voilà un homme qui n'a pas été capable d'assurer la sécurité d'un pays ; et c'est pour l'Afrique (53 États) qu'il veut mener un combat ?

Vraiment n'importe quoi ! Avant de chercher à nettoyer la cour du voisin, commence par nettoyer ta propre chambre."

Par : Tiburce Jules Koffi

LE PANAFRICANISME N'EST PAS UN VAIN DISCOURS C'EST UN COMPORTEMENT

Le panafricanisme est à la fois une vision sociale, économique, culturelle et politique d’émancipation des Africains et un mouvement qui vise à unifier les Africains du continent et de la diaspora africaine mondiale. Pendant la lutte des indépendances, il fut incarné par des dirigeants tels que Kwame NKRUMAH, Patrice LUMUMBA etc. Ils sont perçus aujourd’hui comme des dirigeants qui étaient en avance sur leur temps, en poussant, non seulement à l’indépendance, mais aussi à la décolonisation et à l’unification de l'Afrique. L'Afrique aurait fait mouche si cette doctrine, cette idéologie, et cette philosophie était suivie par les autres leaders des indépendances ou ceux du contemporain.

 Aujourd’hui force est de constater que des leaders post-indépendances, en l’occurrence Laurent GBAGBO s’invitent malicieusement dans le débat du panafricanisme sans intégrer les fondamentaux philosophiques ni sociologiques. Ils ont combattu les pères des indépendances avec des discours populistes et nationalistes voire xénophobes. Nous édifiions nos propos par le cas de la Côte d’Ivoire où les frères africains notamment maliens, burkinabés, ghanéens, béninois, nigérians, mauritaniens, nigériens, sénégalais, guinéens, libériens, togolais etc. étaient catégorisés, traités d’engeance et présentés comme le mal de la Côte d’Ivoire, tout simplement parce qu'ils ont réussi à s’intégrer prospèrement et dignement dans la société ivoirienne. Ils sont présents vivement dans le secteur tertiaire, primaire et même secondaire. C'est fort de la conjugaison de toutes ces forces vives exogènes et endogènes qui a fait la fierté de la Côte d’Ivoire dans la sous région Ouest africaine. En effet, la crise politique ivoirienne de 2000 à 2011 a fait rejaillir les forts relents nationalistes, voire chauvinistes contre les pays frères d’Afrique. Ces actes xénophobes étaient dirigés par les cadres du Front Populaire Ivoirien (FPI) avec l'appui de ses bras séculiers dont la FESCI, Les Jeunes Patriotes, FLGO, FRGO etc.

Au regard de tous ces manquements, humiliations et atrocités faits aux frères Africains pour la conquête du pouvoir, ils reviennent et veulent endormir nos consciences par la mise en place d'une nouvelle entité politique dénommée Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). De qui se moque-t-on ? Le Grand Manitou a changé ? Non ! L’épithète du BOULANGER lui sied bien.

« Premier Gaou n'est pas Gaou, c'est le deuxième Gaou qui est GNATAR »

Par Idriss Dagnogo ·

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Devoir de mémoire / CISSÉ Bacongo : en Côte d’Ivoire, «les difficultés ont commencé dès le retour de Gbagbo»

Y a-t-il encore quelques facettes d’Alassane Ouattara qui sont méconnues à onze jours de la présidentielle à laquelle le chef de l’Etat ivoirien se représente ?

Le Français Bernard Houdin prétend que oui. Hier, il était l'invité de RFI.

Voici, ce mercredi, la réplique d’un autre biographe. En 2007, Cissé Bacongo a publié, aux Editions NEI/CEDA, Alassane Dramane Ouattara, histoire d’une vie singulière : légende et épopée. Aujourd’hui, il est le ministre ivoirien de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

En ligne d’Abidjan, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. 

« Les difficultés de la Côte d’Ivoire ont commencé bien avant 1993. Chacun sait très bien que les difficultés ont commencé depuis 1988, c’est-à-dire dès le retour de Monsieur Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo s’est déployé sur le terrain avec le Front populaire ivoirien (FPI), et bien sûr avec ses deux appendices, que sont le Syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (SYNARES) et la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et ce sont ces trois organisations unies qui constituent je crois, le trio de malheurs de la Côte d’Ivoire.

A partir de 1990, avec la rue instrumentalisée par Monsieur Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire a commencé sa descente aux enfers. Donc, il ne faut pas que des mercenaires de la plume essaient de tronquer l’histoire de notre pays. »

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- ???????́???? la présence qualitative des Représentants du RHDP et du PDCI-RDA au Congrès constitutif du PPA-CI, mandatés respectivement par les Présidents Alassane OUATTARA et Henri KONAN Bédié ; - ???????́???? la profondeur des messages délivrés par les Représentants du RHDP et du PDCI-RDA, lors du Congrès constitutif du PPA-CI ; - ???????́???? que la présence du PDCI-RDA et du RHDP a été bien perçue par l’ensemble des Ivoiriens et des non Ivoiriens ; - ???????́???? que les Ivoiriens fondent un grand espoir dans les retrouvailles entre les Présidents du PDCI-RDA, du RHDP et le Président Laurent GBAGBO ; - ???????́???? la grande confiance placée par le monde entier dans ces rencontres entre ces trois grandes personnalités de la vie politique ivoirienne ; ?? ??????̀? : - ???????? le RHDP et le PDCI-RDA pour leur présence effective au Congrès constitutif du PPA-CI ; - ????????? les Présidents Alassane OUATTARA, Henri KONAN Bédié et Laurent GBAGBO à organiser un vrai processus de dialogue dans la perspective d’une réconciliation véritable en Côte d’Ivoire.

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GBAGBO "?? ????? ?? ????????? ?????'?̀ ?? ???? ! Cependant, je ne permettrai à personne de décider quand je dois partir

"Il y a d'autres qui sont assis là, ils disent Gbagbo a été condamné à 20 ans, ils ne vont pas le laisser se présenter. Mais je sais ça et ce n'est pas mon problème. Une condamnation que je récuse n'est pas mon problème. Et si demain, on me dit que je ne peux être candidat, il faut que le parti ait la capacité, avec cet instrument, de relever le défi." Donc il faut préparer le retrait des aînés, il faut qu'ils se préparent." 

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 Chers amis, chers camarades, Je vais d'abord saluer la présence diplomatique et leur dire merci d'honorer notre congrès en étant présent.

Je veux aussi saluer les partis venus de l'étranger, ceux qui ont pu venir et ceux qui n'ont pas pu venir et qui ont envoyé des messages. C'est très amical et fraternel. Je voudrais les saluer. Je veux évidemment saluer aussi les partis politiques ivoiriens qui nous ont fait l'amitié de venir et d'être présents du début à la fin de notre congrès. Soyez remerciés et je remercie aussi ceux qui vous ont délégués.

Je veux saluer surtout aujourd'hui les Chefs traditionnels de Blockoss. Vous savez, l'hôtel Ivoire est construit sur la terre de Blockoss. En ce moment, nous étions élèves au Lycée Classique d’Abidjan, il ya eu même des petits palabres, un jour j'ai vu Yacé Philippe venir à Blockoss pour parler durement, parce que les gens de Blockoss se plaignaient. Mais je veux les saluer parce qu'ils nous ont accueillis fraternellement, surtout le fait qu’ils aient donné de l'espace à tous nos camarades qui n'avaient pas de lieu où aller. Je vous remercie. Il y a les chefs traditionnels de Blockoss mais parmi eux là assis, il y a mon ami de bondoukou, Lagbolosahi. Je veux vraiment saluer sa fidélité, sa loyauté et cet homme là, j'ai eu un ami comme ça. J'ai eu un ami à vie parce qu'il est très loyal, très fidèle, il a mené tous les combats pour nous. Salut Lagbolosahi 1er

Dans la salle, il y a beaucoup de camarades dont je ne citerai pas les noms, mais je voudrais saluer Lokrou Vincent, ancien Ministre de la Culture de Félix Houphouët Boigny, le grand frère Apetey Kouassi, ancien Ministre de Félix Houphouët Boigny, saluer Mme Danielle Bonie Claverie, les Professeurs Pierre Sané, le camarade du Tchad, le camarade français Jean-Pierre Le Coq, le Premier Ministre Ake N'gbo, Kadri Tayirou du Niger, la délégation du Burkina, la délégation du Mali, la délégation de la RDC et la délégation du Congo Brazzaville, avec qui j'ai une affaire et une amitié particulière. Je vous salue tous autant que vous êtes ici.

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Ceux là, je ne les oublie pas, je les salue du plus profond de moi-même parce que tout le combat que nous avons mené, toute la résistance que nous avons faite, c'est eux. Chers résistants, je vous salue ! Je vous salue ! Parce que moi on m'a arrêté et mis en prison, mais si personne ne porte mon nom, si personne ne porte mon combat, je suis oublié. Or tant que dans les villages, dans les quartiers, dans les rues, dans les bureaux, y a des gens qui portent mon nom et qui combattent pour mon retour, jamais ceux qui m'ont arrêté ne se sentiront tranquilles et c'est ce que vous avez fait. C'est pourquoi je vous remercie !

J'aurai le temps aussi d'envoyer des délégations pour saluer les autorités des pays qui ont reçu les réfugiés. Ma mère même était réfugiée au Ghana. Quand elle a senti qu'elle allait partir, qu'elle allait mourir, elle a décidé, mais clairement, de venir mourir dans son village. Donc ma sœur qui est là a organisé le départ de maman qui est morte à quelques kilomètres de son village. Donc ces pays là qui nous ont offert l'hospitalité, il faut que j'envoie des délégations les saluer et les remercier, au Ghana, au Togo, au Liberia, au Bénin. Vous me direz, quand on va en discuter et nous enverrons des délégations dans tous ces pays. Mais en même temps, il nous faut continuer à dire au Gouvernement de Côte d'Ivoire, qu'il faille que nos frères exilés reviennent. Il faut qu'ils reviennent. Parce qu’ou-bien on a dépassé une difficulté ou bien on ne les a pas dépassées. Mais si on a dépassé une difficulté et que le problème est résolu, pourquoi accepter encore qu'il y ait des camarades en exil dans des conditions désastreuses. Faisons les venir.

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Les prisonniers ! J'avais dit au président Ouattara, à la sortie de l'audience qu'on a eue et je le répète : Des gens sont allés en prison à cause de moi, moi je suis au dehors, eux ils font quoi dedans ? Aujourd'hui, moi je suis au dehors, et ils font quoi dedans ? Dedans ? Ils n'ont plus rien à faire en prison dès l'instant ou j'ai été acquitté et libéré. Dès cet instant, ils n'ont plus rien à faire en prison.

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Je voudrais maintenant saluer les gens des diasporas. Les Africains et les ivoiriens des diasporas. Nous étions à Scheveningen et nous n’étions pas nombreux mais nous étions quand même quelques uns. Et y en a un qui m'a dit un jour, « mais les ivoiriens sont des durs hein ! ». Je dis pourquoi ? Il dit : « Tous les week-end ils sont devant la prison. » C'est vrai que la diaspora africaine a beaucoup travaillé à notre libération. Elle était rassemblée tous les week-ends devant la prison et quelques fois quand nous devions quitter la prison pour aller au tribunal, on nous faisait faire des détours parce que les routes étaient bondées d'africains venus de partout, surtout de Paris. 

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Parce que le pire pour un prisonnier, c'est d'être oublié. Si tu es oublié, tu es mort. Mais quand il y a des articles partout, toujours en Europe, sur le continent Américain, notant que Gbagbo est en prison pour des raisons obscures, tu n'es pas oublié. Parce que des gens cherchent à chercher pourquoi pour des raisons obscures. Et comme le bureau du procureur nous aidait avec ces maladresses aussi, ça faisait que les gens raisonnent et réfléchissaient. Une fois on a amené un témoin de l'accusation, une dame. Elle dit j'ai été violée. Le Président du Tribunal lui a demandé : « vous avez été violée par cet homme là ? » Elle dit : « Non je ne le connais pas » (Rires). Mais c'était des choses comme ça, parce qu’en droit, on cherche celui qui a posé l'acte délictueux. Comment moi Gbagbo, me mettre dans mon dossier d'accusation, viol ? (Applaudissements) Enfin. Les ivoiriens disent quand même ! Même si on dit. (Cris et applaudissements dans la salle). Donc, quand une cause n'est pas fondée, ce n'est pas la peine d'arrêter quelqu'un et souvent je disais à mes visiteurs, je ne suis pas un prisonnier, je suis un otage et je suis ici pour que d'autres puissent gouverner. Et tout ce qu'on dit là, ça ne me concerne pas. Et les gens sont arrivés au même résultat deux fois : - En 2013, quand il a fallu confirmer les charges pour voir si les charges pouvaient permettre d'aller à un procès, à deux contre un, les la majorité a décidé qu’il n y avait pas suffisamment de charges pour aller à un procès. On dit ça fait rien, allons quand même. Et ça c'est vérifiable dans les archives de la CPI. C'est vérifiable et c'est vérifié. Et puis donc voilà. - Et à la fin, vers 2018, il y a eu le même résultat, et les juges ont eu le même résultat.

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Pourquoi je dis ça ? Je dis ça parce qu'il y a eu beaucoup de spéculations et beaucoup de grossièretés qui ont été dites quand je sortais de prison. « Non Gbagbo ne va plus faire de politique, il va aller s'asseoir au village.» Mais quand j'ai commencé la politique, est ce que je leur ai demandé leurs avis ? Mon père, ma mère, je ne leur ai pas demandé leurs avis. Mais pour eux, comme ce sont eux qui m'ont élevé dans un certain nombre de valeurs, c'était normal pour eux. Mon père a pris la carte du parti socialiste. Mon père était arrêté à la prison d'Assagou en 1964. Il était prisonnier politique. Ma sœur est là. On ne savait pas où aller puisque moi qui était le plus âgé, j'avais 19 ans, mais on a survécu à tout ça. Il nous fallait donc travailler pour avoir nos diplômes, vivre et gagner nos vies. Quand j'étais en terminal, j'ai quitté les classes un matin pour aller chercher du travail. Parce que ni moi, ni ma sœur, ni mes frères n’avions un rond. Heureusement que je n'ai pas trouvé du travail. Et les amis à qui je me suis adressé pour m'aider, les deux sont morts parce que j'étais en prison, Me Kanga et Auguste Denise Georges, qui était mon voisin de dortoir, m'ont tous confié de ne pas quitter l'école. Ils m'ont dit : « Gbagbo on va passer le bac bientôt, tu vas l'avoir et tu auras une bourse ». Les deux amis, je pense très souvent à eux car ils m'ont aidé à garder le cap. Eux ils étaient PDCI mais moi je n’étais rien à cette époque. Ils se sont montrés amis. Les gens disent : « il ne va plus faire de politique ». Mais pourquoi vous voulez m'imposer, maintenant que j'ai 76 ans, un calendrier politique dans ma vie ? Moi Gbagbo ? Je ne comprends pas les gens. Ce que vous n'avez pas fait, vous voulez le défaire. Vous ne connaissez même pas l'homme qui est devant vous, et vous voulez lui imposer un calendrier. Est-ce qu’il vous a demandé un chemin ? Il ne vous a rien demandé, où-est donc votre problème ?

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Mais et je le dirai à la fin, c'est moi et moi seul qui déciderai, sous qu’elle forme, je ferai la politique. C'est moi et moi seul qui déciderai sous qu’elle forme, je continue mon combat. Ce n'est pas le problème des autres. Ya des gens plus vieux que moi qui font la politique. Donc ce débat, il faut l'arrêter. Et surtout je ne veux plus qu'il arrive à mes oreilles parce que ce n'est pas le problème de ceux qui le posent. Ce n'est pas leur affaire. Je suis un être vivant, un être humain et je suis entouré d'autres êtres humains qui sont des camarades et nous sommes dans une entité appelée Parti politique. Nous pouvons décider que ceci que cela, mais ce ne sont pas les autres, au dehors, qui le feront. « Il faudrait qu'il parte s'asseoir au village ». Mais vous connaissez mon village ? (rires) Il y a même une espèce d'outrecuidance à dire ca. Une espèce d'impolitesse. Ce n'est pas normal. Moi je ne suis pas en politique pour arranger certains, je mets sur les marches politiques mes idées. Nous sommes organisés avec les camarades, et puis bon nous en faisons ce que nous voulons. Voilà!

Depuis que je suis venu, je regarde régulièrement la télévision et depuis d'ailleurs Bruxelles, j'ai regardé souvent la télévision, c'est là que j'ai connu les jeunes chanteurs, y'en a un qui est parti et ça m'a fait mal, S-KELLY. Il m’a beaucoup aidé à Korhogo, quand j'étais à Korhogo, parce qu'à Korhogo on diffusait 2STV, une chaîne togolaise où on passait les musiques et, un jour, j’entends : « Ma copine est kpatta, kpatta » (rires dans la salle) Je dis : « c'est qui ça ? » On m'a dit : « C'est un chanteur ivoirien. Souvent, je le regardais. Et puis, j'avais souhaité qu'on l'invite à ce congrès, et c’est là j’ai appris qu’il est décédé. Il est très amusant. Ca m'a aidé à tenir. Même Shaoleen, je l'ai découvert, ya pas longtemps à Bruxelles parce que son chant « Couper-Décaler » me plaisait. C'était très rythmé.

Les gens s’interrogent sur le Panafricanisme dont je parle. Mais c'est Kwame N'krumah qui a écrit, « L'Afrique doit s'unir ». Mais faut remarquer que c’est Kwame N’krumah, ancien élève et étudiant aux USA qui a écrit «l'Afrique doit s'unir ». Regardez un peu les USA. Regardez les USA, ça fait deux siècles qu'ils sont indépendants. Ils ont lutté dur pour leur indépendance. Au départ, ils étaient 13 États, ça ne vous dit rien ? Mais ça c'est la CEDEAO déjà. C'est déjà la CEDEAO. Mais ils ont estimé que ce n’est pas assez. Ils se sont battus après la guerre de sécession, ils ont aggloméré tous les États qui, en Amérique, se formaient, aujourd'hui ils sont à 51 États. Autant que l'Afrique ! Est ce que ça ne vous dit rien ? Regardez un peu le monde et voyez quels sont les puissants. Les puissants sont les grands de taille. La Chine, les USA, la Russie, le Canada, ce sont les pays qui sont « Balèzes ». Mais nous, chacun veut être Président dans son village. On a un petit tronçon de pays, et on est Président là et on est content. Mais ça ne nous donne pas l'indépendance et la puissance. Je suis allé en visite en Chine, j'étais arrêté à côté du Président chinois. Ils ont joué l'hymne nationale de Côte d'Ivoire puis chinois. Mais quelles étaient mes pensées à l'heure ? Je dis « on me blague ». Parce qu'apparemment, je ne suis rien par rapport à lui. Il faut que les Africains pensent ça. Il faut qu'ils sachent ça.

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Ce n'est pas la peine de chercher des théories. Il faut regarder les faits. Je ne vais pas citer des pays pour ne pas être en porte-à-faux diplomatique. Mais ce n'est pas vrai. Les pays dont en parle un peu en Afrique qui ont une petite puissance économique, c'est le Nigeria, l'Afrique du Sud, l'Égypte. Des pays qui sont grands un peu par rapport à nous autres. Mais nous là, on a le Cacao, nous sommes les 1ers producteurs de Cacao, mais on se promène partout. San-Pedro est le premier port cacaoyer du monde, et puis après ? (rires). Vous savez ce qui a fait le problème entre Felix Houphouët Boigny et la banque mondiale, à la fin de la vie de FHB ? Il a tenté de bloquer le Cacao pour faire monter les coûts. Quand la Banque Mondiale a vu ça, elle a diversifié en Malaisie, elle a donné de l'argent pour développer l'industrie cacaoyère là-bas. Ils ont les moyens. Et même l'Europe qui a colonisé la plupart des pays africains, se trouve être petite. Chaque pays d'Europe se trouve être petit aujourd'hui. Donc dès la fin de la deuxième guerre mondiale, il ya un processus qui a commencé et les européens sont entrain de se regrouper. Ils ont déjà créé une monnaie commune et ils avancent. Ce processus va aboutir à la création d'un État plus tard. Et cet État va au moins rivaliser les USA, la Russie, la Chine. Les USA, la Russie, la Chine, l’Europe, voici les blocs qui se positionnent. Et nous, pendant, nous répétons l’hymne national, faisons flotter le drapeau sur le toit de la maison et puis on est là. Non, non, et Non. Il faut ouvrir les yeux.

Aujourd'hui, il ya l'Afrique et l'Amérique Latine qui sont encore fragmentés. C'est pourquoi, il faut que les États africains s'unissent, ?'??? ???????? ?? ???? ??? ?? ???-?? ????? ????? ??? ?????? ?????? ????????????? ???? ??? ???? ???? ?????????. ?? ???? ??? ???? ?????? ?? ??????? ?? ?? ?????. Il y en a, j'ai écouté quelqu'un dire que Gbagbo quand il était là, il n'a rien fait ? Mais si ! J'ai commencé et on m'a fait la guerre. La guerre était une réalité. Je suis le premier Président de Côte d'Ivoire qui a fait élire un ivoirien à la tête de L'OUA. Parce que je croyais à l'organisation panafricaine. Et le SG DE L'OUA, Essy Amara, un diplomate chevronné a été le 1er Secrétaire Général de L'OUA. J'ai travaillé pour que la Commission Cacao qui était à Londres vienne à Abidjan. Danon Djédjé était Ministre de l'agriculture. Et puis la guerre est arrivée. Je n'avais plus d'autres soucis que de mettre fin à la guerre. Pendant 10 ans, la guerre, pendant 10 ans je n'avais plus de Gouvernement. C'est de l'extérieur qu'on me dictait, des gens qui sont gentils, qui sont capables, qui sont compétents et biens mais ce n'était pas mes premiers Ministres à moi. Dans la première phase, en 2000, celui que j'ai nommé c'était Affi N'guessan, dans la deuxième phase c'était AKE N'gbo. Mais lui, il ne s’est même pas installé au bureau que la guerre est venue.

Le Panafricanisme n'est pas un slogan, c'est une réalité. Quand vous avez une certaine taille, petite et que vous n'avez que le Cacao à proposer, vous ne vous bandez pas les muscles pour vous promener devant les gens. Parce que quand vous passez, les gens rient. On joue votre hymne mais les gens sourient. C'est pourquoi, quand j'étais Chef d'Etat, je ne demandais jamais d’aller en visite officielle dans un pays développé. Quand tu demandais, on pensait que tu allais venir demander quelque chose, donc j'allais où on m'invitait. Je suis allé en France trois fois, en Italie, en Chine, c'est parce qu'on m'a invité. Quand tu es à la tête d'un petit pays, qui est forcément pays pauvre, quand tu appelles l'Ambassadeur pour dire que tu veuille aller en visite officielle dans son pays, les gens croient que tu veux aller demander quelque chose. Non il faut se débrouiller ! C'est pourquoi nous avons fait le budget sécurisé, c'est à dire ce qu'on gagne, c'est ce qu'on mange, pour parler comme à yopougon chez nous. À l'époque nous dépensions 100 milliards par mois pour les salaires des fonctionnaires et les autres dépenses de l'Etat. Mais on avait ce qu'il nous fallait pour faire face aux dépenses de l’Etat. Et je me faisais un orgueil de faire les dépenses incontournables de l'Etat sur ce que nous gagnons. J'ai commencé à construire Yamoussoukro, mais en le faisant, le Palais de L'Assemblée Nationale devait être livré en 2012, on m'a arrêté en 2011 et c’est toujours là-bas. Mais ce que je veux dire, sur ça, je n'ai pas emprunté 1 FCFA. C'est notre capitale et c’est ce qu'on me reproche. La où on a emprunté c'est pour arriver à Yamoussoukro, parce que il y'avait l'autoroute qui s'arrêtait à Singrobo, donc j'ai emprunté de l'argent aux arabes et nous avons achevé l'autoroute sur Yamoussoukro. Donc chers amis, nous avons créé le PPA-CI, notre parti ! Ce n’est pas la peine de revenir sur les raisons qui nous ont poussé à venir créer notre parti parce qu'il ya des polémiques qui sont souvent inutiles. Quand il faut polémiquer, je suis capable, mais quand la polémique n'apporte rien au débat national, ce n'est pas la peine. Nous avons travaillé, nous avons élu Mme Agoh Marthe, elle est juriste, elle a travaillé avec moi depuis longtemps, elle est professeur de droit privé, elle a travaillé comme Secrétaire Générale Adjointe du Gouvernement, ensuite a été élue Député de Bingerville et elle a été Vice-présidente de L'Assemblée Nationale. C'est une dame que je connais bien, que j'aime bien. Je lui fais confiance parce que je sais qu'elle est sans complaisance. 

Quant à moi, vous m'avez élu Président du Parti, je vous remercie énormément ! Mais ce que je voulais dire, j'ai déjà dit que ça n'appartient pas à d'autres de fixer le terme de ma carrière, ça m’appartient à moi et à moi seul. Ce que je voulais vous dire maintenant, nous avons eu des déboires dans le passé parce que j'ai quitté la tête du parti comme la constitution le prévoyait mais il n’y a pas eu de préparations pour la passation de pouvoir et ça nous a conduits à la catastrophe. Des gens, on leur a mis dans la tête que les oreilles pouvaient être plus grandes que la tête, alors que quand c’est le cas, tu es un monstre. Donc il faut préparer le retrait des aînés, il faut qu'ils se préparent. U?? ????????? ???? ???́????? ??? ???????, ?'??? ??? ????????? ???? ??? ?? ?????? ?'?? ????? ?????????????? ???? ??? ??????? ???? ???????. C'est une structure pour que le parti lui même puisse avoir l'œil sur celui qui le dirige. J'ai travaillé des mois et des mois à ça. Depuis ma libération de la Haye, depuis que j'étais à Bruxelles, depuis que je suis venu en Côte d'Ivoire, je travaille à ça. Comment partir demain et ne pas causer des dommages à notre instrument de combat ? Parce qu'il faille que nous ayons toujours notre instrument de combat. Mais comment ne pas le perdre ? Parce qu'il nous faut toujours un instrument de combat.

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Moi je serai toujours un militant de base. Moi je n'ai plus besoin de faire des démonstrations. J'ai dirigé un parti politique, un État. Je suis là et si les circonstances imposent. De Gaule n'a pas décidé à être Chef d'Etat, ce sont les circonstances de la défaite en 1940, mon père faisait partie en Normandie et il est mort avec la cicatrice d'un obus sur le bras, qui l’y ont emmené, Mais De Gaule n'avait pas décidé.

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Cependant, je ne permettrai à personne de décider quand je dois partir. Il y a d'autres qui sont assis là, ils disent Gbagbo a été condamné à 20 ans, ils ne vont pas le laisser se présenter. Mais je sais ça et ce n'est pas mon problème. Une condamnation que je récuse n'est pas mon problème. Et si demain, on me dit que je ne peux être candidat, il faut que le parti ait la capacité, avec cet instrument, de relever le défi. Je vous remercie ! 

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LE RHDP APPORTE SON SOUTIEN AU NOUVEAU PARTI DE GBAGBO "nous vous regardons. Nous vous regardons, nous regardons

"(...) Le président Alassane Ouattara dans sa volonté de raffermir les liens avec Laurent Gbagbo; Dans sa volonté de renforcer la cohésion sociale m'a demandé de conduire la délégation pour venir apporter notre soutien à la création de ce parti. Chers congressistes, nos deux présidents ont besoin de nous. Monsieur Le président Laurent Gbagbo, au nom de votre frère le président Alassane Ouattara, nous vous disons merci.

Au nom de cette grande famille dans toutes leurs diversités (RHDP, PPA-CI),nous vous regardons. Nous vous regardons, nous regardons  le président Alassane Ouattara. Que Dieu fasse que votre bonne relation puisse rejaillir sur la CI." #CongrèsPPACI

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*** M. Le Président Laurent Gbagbo, Mesdames et messieurs les Présidents des partis politiques, Mesdames et messieurs les représentants des partis politiques, Monsieur le Président du Congrès, Honorables guides religieux et traditionnels, Mesdames et messieurs, Chers frères, chères sœurs,

Je voudrais au nom du Président de la République, Alassane Ouattara, exprimer toute sa gratitude à son frère, le Président Laurent Gbagbo qui a bien voulu lui adresser cette invitation et en son nom, le Président Alassane Ouattara me charge de vous dire fraternellement "Merci Président Laurent Gbagbo" .

 Je suis donc ici au nom du Président Alassane Ouattara traduisant ainsi la dynamique de la rencontre qui a eu lieu, le 27 juillet entre le Président Alassane Ouattara et le Président Laurent Gbagbo.

Cela laisse entrevoir que nous sommes capables entre ivoiriens de nous retrouver et mener la seule lutte qui vaille, celle de conserver la paix, la fraternité. Chers frères, chères sœurs congressistes, ce nouveau parti qui va naître, viendra renforcer la vitalité démocratique. Tout naturellement, le Président Alassane Ouattara et le RHDP sont disposés à renforcer les liens entretenus par nos deux Présidents mais surtout à renforcer les liens du parti naissant et le RHDP.

Chers congressistes, au delà des fortes incompréhensions, au delà de ce que notre pays a vécu, au delà de ce qu'individuellement chacun de nous a vécu, mais autant que nous sommes, les hommes ont la clé du renforcement de la cohésion sociale. C'est pourquoi le Président Alassane Ouattara, dans la volonté affichée de renforcer la cohésion sociale et ses liens entre le président Laurent Gbagbo et lui, m'a donc demandé de conduire une délégation de 06 députés pour venir témoigner et apporter notre soutien à la création de ce nouveau parti.

Chers congressistes, nos deux Présidents ont besoin de nous. Je voudrais vous dire, de cette tribune, que le RHDP ne fera pas l'économie de sa relation avec le nouveau parti du Président Laurent Gbagbo. Après la belle chanson de ma sœur Aicha et ayant parcouru quelques éléments de ce nouveau parti, on peut donc noter que la Côte d'Ivoire retrouvée doit s'engager dans la paix.

M. Le Président Laurent Gbagbo, au nom de votre frère, le Président Alassane Ouattara, nous vous disons Merci.

Mais en même temps, je voulais dire qu'avant nos différents partis, nous sommes avant tout des ivoiriens et au nom de cette grande partie, nous vous regardons. Nous vous regardons M. Le Président et que DIEU fasse que vos deux relations, vous et le Président Alassane Ouattara puissent jaillir sur la situation de la Côte d'Ivoire.

Je vous remercie.

VISITE DU MINISTRE D'ÉTAT, MINISTRE DE LA DÉFENSE TÉNE IBRAHIM OUATTARA À LA CASERNE DE GENDARMERIE D’AGBAN.

Jeudi 14 octobre 2021. Il est 9h50mn. Le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense, M. Téné Birahima Ouattara fait son entrée au camp de gendarmerie d’Agban. Honneurs militaires, accueil chaleureux par le Commandant Supérieur de la Gendarmerie nationale, le Général de Corps d’Armée Alexandre Apalo Touré qui avait à ses côtés le Commandant en second. La visite prévue pour 10H00, commence à l’heure.

On démarre sur les chapeaux de roues avec la présentation de la caserne à l’illustre hôte. Et, c’est au pas de course que la haute hiérarchie de la gendarmerie nationale le sollicite, à l’escale suivante, pour dévoiler, en présence de sa famille, la plaque de baptême de l’amphithéâtre qui porte le nom du MDL Moussa Diarrassouba, de regretté mémoire. Un hommage bien mérité à celui qui fut 30 ans durant (1963-1993), le tambour majeur à la tête de la section musique de cette unité d’élite de l’armée ivoirienne. Né, le 1er janvier 1938, MDL Moussa Diarrassouba a tiré sa révérence, le 20 juillet 2020.

Cap est ensuite mis sur le Groupement Escadron Blindé (GEB) où le Commandant d’unité, le Lieutenant-Colonel Koné Peladjou présente les différents engins qui permettent au GEB d’être opérationnel afin de remplir la mission qui lui est assignée depuis sa création, le 14 août 1979. En l’occurrence, le maintien de l’ordre, la défense des institutions de l’Etat, et la sécurité des biens et des personnes. Il s’est, par ailleurs, réjoui de l’organisation régulières des stages techniques dans cette unité de la Gendarmerie nationale.

L’inauguration du Complexe Sportif La quatrième escale fut l’inauguration du complexe sportif qui porte le nom du Général de Corps d’Armée à la retraite, Gervais Kouassi, ex-Commandant Supérieur de la Gendarmerie de juillet 2011 à janvier 2017. Un espace pour les gendarmes et leurs familles. Ce fut un moment de grande émotion lors de la découverte de la stèle qui porte son nom, située à l’entrée de ce joyau architectural. Il a dit son bonheur pour cette reconnaissance avant de remercier le Général Alexandre Apalo Touré dont il a salué le formidable travail qu’il qualifie de « métamorphose opérée au travers de réformes structurelles, la réalisation d’infrastructures et la création d’unités pour densifier le maillage ». Il a ensuite remercié le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense qui tenait absolument à être présent à cette cérémonie inaugurale pour lui témoigner sa reconnaissance pour ce qu’il a fait pour son pays la côte d’Ivoire. Une infinie gratitude au Président de la République de Côte d’Ivoire, SEM. Alassane Ouattara, Chef Suprême des Armées pour la confiance qu’il a toujours placée en lui. Pour le Général Gervais Kouassi, aujourd’hui président de l’Afor, « le sport est une école de vie. »

Bâti sur une superficie de 4275 m2 pour une capacité d’accueil de 500 personnes, cet espace de maintien de la condition physique comprend une salle de musculation avec appareillage, une piscine, une salle de machine, un terrain de basket-ball, de volley-ball, un court de tennis et un parking de 26 véhicules. ====== Pause de la première pierre de l’Aumônerie Militaire Catholique. La cinquième et avant-dernière étape de cette visite du Ministre d’Etat, Ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara aura été la pose de la première pierre de l’Aumônerie Militaire Catholique du Camp de Gendarmerie d’Agban. Mgr Marie Daniel Dadié, Evêque émérite de Korogho qui représentait à cette cérémonie son éminence le Cardinal Jean-Pierre Kutwa a salué la présence de l’hôte de marque à cette cérémonie. Il a insisté, à la suite du curé de la paroisse Sainte Géneviève d’Agban, sur le rôle important que joue le service d’aumônier au sein des Forces Armées de Côtes d’Ivoire depuis 54 ans, suite au décret N°67/11 du 11/01/1967.

L’hommage du Ministre d’Etat, Ministre de la Défense aux Généraux Apalo Touré et Gervais Kouassi.

Le clou de la cérémonie a été le discours très attendu du Ministre d’Etat, Ministre de la Défense, M. Téné Birahima Ouattara qui, avant tout propos après les salutations d’usage, a tenu à rendre un vibrant hommage au Général de Corps d’Armée à la retraite Gervais Kouassi avec qui il a collaboré 6 années durant. « Un monsieur de qualité exceptionnelle. Un homme qui allie allègrement rigueur, simplicité et honnêteté. Je voudrais avant tout propos vous rendre un vibrant hommage, vous exprimer, mon Général, toute notre affection, toute notre admiration et que le Tout-Puissant continue de veiller sur vous », a-t-il dit.

S’adressant au Commandant Supérieur de la Gendarmerie, le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense a dit sa joie de fouler le sol d’une caserne d’une propreté exemplaire avec une tenue des hommes remarquable. Il a salué un travail formidable abattu sur le terrain avant de remercier le Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, SEM. Alassane Ouattara pour les efforts consentis pour doter l’Armée de Côte d’Ivoire de moyens afin de neutraliser toute forme de menaces dans notre pays. Il a insisté sur le fait que « le contexte sécuritaire aujourd’hui exige beaucoup de moyens et d’efforts pour faire face aux menaces terroristes et autres bandes criminelles qui ont malheureusement coûté la vie à certains de nos valeureux soldats, tous corps compris et fais de nombreux blessés. »

Prenant congé de ses hôtes du jour, le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense, M. Téné Birahima Ouattara, a promis d’évaluer très rapidement la contribution qu’il apportera à la construction de l’Aumônerie Militaire Catholique.

#prci #gouvci #rci #civ #LevraiSon #cicg

Par Venance Konan / France et Afrique "Nos jérémiades n’y changeront rien. Le monde est perpétuellement en guerre économique dans laquelle on ne se gêne pas"

 "La France avait inventé les sommets avec les chefs d’Etat africains. Les autres ont fait la même chose. La France vient d’inventer le forum avec la société civile. Gageons que les autres vont inventer quelque chose du même genre."

 ** Commençons par planter le décor. Les siècles derniers, un certain nombre de pays européens se sont lancés à la conquête du monde. Et tous les continents ont été l’objet de leur appétit de conquistadors. Pour ce qui nous concerne en Afrique, nous fûmes conquis essentiellement par la France et la Grande Bretagne, et dans une moindre mesure, par le Portugal, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne. 

L’aventure coloniale, comme le disait Aimé Césaire dans son « Discours sur le colonialisme » n’était ni « évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de Dieu, ni extension du droit », mais plutôt « le geste de l’aventurier et du pirate, de l’épicier en grand et de l’armateur, du chercheur d’or et du marchand, de l’appétit et de la force, avec derrière l’ombre maléfique d’une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d’étendre à l’échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes. » 

Nos pays ont été colonisés pour que leurs richesses soient exploitées par et pour les colons. Au moment de la décolonisation, chaque ancien colonisateur s’est arrangé à sa manière pour garder toujours la main sur les anciennes colonies devenues indépendantes. Le cas qui nous concerne est celui de la France avec ses anciennes colonies. Soixante ans après les indépendances, nos pays francophones sont encore largement contrôlés, sur le plan économique tout au moins, par la France, et les autres pays africains ne le sont pas moins par les autres grandes puissances économiques mondiales. Aujourd’hui comme hier, il y a une course vers les richesses minières africaines, avec de nouveaux acteurs tels que la Chine, la Turquie et la Russie qui a remplacé l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) qui elle, cherchait plus à gagner l’Afrique sur le plan idéologique que sur le plan économique. Avec la Russie les choses sont bien différentes maintenant.

Dans cette course, chacun utilise les arguments dont il dispose. La France avait la part la plus viandée dans les pays qu’elle avait colonisés. Mais ses concurrents veulent lui tailler des croupières dans son pré carré. La France avait inventé les sommets avec les chefs d’Etat africains. Les autres ont fait la même chose. La France vient d’inventer le forum avec la société civile. Gageons que les autres vont inventer quelque chose du même genre. L’essentiel pour ces puissances est de maintenir ou d’étendre leur influence sur des Etats très faibles mais dotés de grandes richesses. 

Nos jérémiades n’y changeront rien. Le monde est perpétuellement en guerre économique dans laquelle on ne se gêne pas parfois pour faire des crocs-en-jambe à ses alliés, comme l’affaire des sous-marins australiens vient de le démonter. Les Australiens avaient signé un contrat de livraison de sous-marins avec la France. Mais les Etats-Unis ont fait pression sur les Australiens pour qu’ils rompent avec la France et signent un nouveau contrat avec eux. C’est ainsi. 

Continuons de nous plaindre de l’arrogance de la France, de son paternalisme, de son mépris, de ses bases militaires chez nous, de la marmite qui est sale, sans chercher à nous donner les moyens de prendre nous-mêmes notre destin en main et nous serons toujours les jouets de toutes les puissances. Ne nous leurrons pas. Dans la guerre économique, il n’y a pas des gentils et des méchants. C’est juste une question d’intérêt.

Je vous fais remarquer que la Corée du sud, le Japon, l’Allemagne et de nombreux autres pays européens ont des bases militaires américaines chez eux et personne ne met en doute leur indépendance.

Qu’ont demandé nos jeunes qui ont discuté avec le président Macron ? 

Que l’on ne prononce plus les mots « aide » et « développement », que la France s’excuse pour la colonisation, etc. C’est comme lorsque l’on demande de ne plus dire « aveugle », mais plutôt « non voyant », et « malentendant » à la place de « sourd ». 

Qu’est-ce que cela change au fond ?

Et pendant que nous demandons à la France d’enlever ses bases militaires chez nous, nous sommes furieux lorsqu’elle décide de redimensionner la force Barkhane, et dans la foulée nous lui demandons de financer notre démocratie. 

L’indépendance n’est-elle pas de se démocratiser tout seul ? 

Nous voulons que la France finance notre démocratie et nous ne voudrons pas plus tard qu’elle dise son mot sur la façon dont cette démocratie se déroule ?

Nous sommes fâchés que la France n’arrive pas à chasser les djihadistes que nous-mêmes n’avons pas réussi à chasser, mais nous ne voulons pas qu’elle dise son opinion sur nos gouvernances ? 

Que voulons-nous finalement ? Nous ne voulons plus que l’on parle d’aide ?

Très bien. Mais avons-nous pris les mesures qu’il faut pour nous passer de ce que l’on appelle aide ? 

Finalement, qu’est-ce que la rencontre de Montpellier a proposé concrètement pour rendre nos pays un peu plus indépendants sur le plan économique ?

Ce n’est pas la France qui est paternaliste, c’est nous qui sommes infantiles.

Comprenons-nous par exemple que si nous nous mettions à consommer nos produits locaux au petit déjeuner au lieu du pain fait avec du blé et le beurre importé, nous contribuerons à rendre autonome nos paysans qui à terme se passeraient d’aide ?

Avons-nous idée des milliards que nous dépensons chaque année pour acheter du blé que nous ne produisons pas, des habits que nous pouvons fabriquer nous-mêmes chez nous, à donner les très gros marchés à des multinationales étrangères alors que nos entreprises pourraient faire ce travail, à nous abonner à des chaînes de télévision étrangères… ?

Soyons donc moins extravertis et apprenons à consommer ce que nous produisons. Ce sera un premier pas pour apprendre à nous passer de l’aide, et pas seulement sur un plan sémantique. Décolonisons nos esprits, arrêtons de chercher un bouc-émissaire pour tous nos échecs, ayons foi en nous et nous serons surpris de voir ce dont nous sommes capables.

Par/ Venance Konan

  • Publié dans Afrique

Côte d’Ivoire / Avec un nouveau parti, Laurent Gbagbo signe son grand retour en politique

 = SIMONE GBAGBO ENVOIE DES SIGNAUX CES DERNIÈRES SEMAINES POUR FAIRE CAVALIER SEUL =


 L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo lance ce week-end un nouveau parti politique pour « réunir la gauche », avec l’élection présidentielle de 2025 en ligne de mire.  « C’est le grand retour de Laurent Gbagbo sur la scène politique », se félicite Justin Koné Katinan, porte-parole de l’ancien chef de l’État. Depuis son arrivée à Abidjan le 17 juin, acquitté par la justice internationale qui le jugeait pour crimes contre l’humanité dans la sanglante crise post-électorale de 2010, Laurent Gbagbo n’a pourtant jamais été très loin de la politique.

Visite chez l’ex-président et ancien rival Henri Konan Bédié, rencontre de « réconciliation » avec le chef de l’État Alassane Ouattara, rupture consommée avec son ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan : il a occupé le paysage politique ivoirien. « Assumons de faire de la politique », avait-il lancé dès le 10 juillet dernier, lors de sa visite chez Henri Konan Bédié.

Le Front populaire ivoirien (FPI), son parti historique fondé dans la clandestinité en 1982, étant désormais aux mains de Pascal Affi N’Guessan, Laurent Gbagbo a choisi de donner un nouveau souffle à son retour en créant sa propre formation. 

Panafricanisme Près de 1 600 délégués sont attendus au prestigieux Hotel Ivoire d’Abidjan pour rédiger le manifeste et les textes de cette nouvelle formation qui devrait s’appeler « Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire » (PPA-CI). Dans le nom comme dans le logo – deux mains entrelacées dans une carte d’Afrique – qui seront proposés dimanche, l’accent est mis sur la dimension panafricaine du parti. La souveraineté de l’Afrique face aux puissances occidentales devrait d’ailleurs faire partie des thèmes phares du congrès ce week-end. 

 Pas question pour autant de délaisser la politique nationale en Côte d’Ivoire. Dans l’entourage de l’ancien président, le mot d’ordre est clair : ce nouveau parti vise à recréer un débat politique dans un pays où l’opposition est considérablement affaiblie depuis 10 ans. 

« Nous voulons constituer un parti d’opposition politique normal qui apporte une critique. Pour que le débat quitte la violence et devienne essentiellement politique », clame Justin Koné Katinan. « On attend de voir si ce sera une opposition réelle ou un parti en quête du pouvoir. On verra comment ils vont procéder, quel sera leur programme alternatif », estime l’analyste politique Sylvain N’Guessan. 

Avec Simone Gbagbo ? Reste à savoir quelles personnalités politiques ivoiriennes rejoindront cette plateforme. Une grande partie des cadres et anciens ministres du FPI vont suivre leur ancien leader dans cette nouvelle aventure, mais quelques inconnues demeurent.

Simone Gbagbo d’abord. L’ex-Première Dame, dont Laurent Gbagbo a demandé le divorce à son retour en Côte d’Ivoire envoie des signaux ces dernières semaines pour faire cavalier seul, à l’image du lancement d’une plateforme la soutenant.

Charles Blé Goudé, ensuite. L’influent pilier du régime de Gbagbo (2000-2011), dont il a été le co-accusé à la Haye, est toujours bloqué aux Pays-Bas depuis son acquittement, faute de passeport, mais entretient le mystère sur son rôle lors de son retour en Côte d’Ivoire.

Enfin Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion qui a aidé Alassane Ouattara à accéder au pouvoir contre Laurent Gbagbo et aujourd’hui tombé en disgrâce, condamné à perpétuité en juin pour « complot » et actuellement en exil. De quoi laisser la porte entrouverte à celui qui incarne désormais une frange de l’opposition au chef de l’État.

« Ceux qui veulent nous rejoindre savent à quoi s’en tenir. Nous sommes un parti de gauche, et ceux qui s’y retrouvent peuvent venir », glisse Justin Koné Katinan. Le lancement de ce parti, quatre mois après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, est en tout cas une première étape vers la présidentielle de 2025. Un projet de l’exécutif visant à limiter l’âge des candidats à 75 ans pourrait toutefois constituer un obstacle aux ambitions de Laurent Gbagbo. En 2025, il aura 80 ans.

Source / Avec AFP 16 octobre 2021 à 12:33

Par Jeune Afrique

Mis à jour le 16 octobre 2021 à 12:33