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Afrique (201)

Vidéo : Documentaire et hommage au Grand gouverneur / Africanisation de la BCEAO sous l'ère Fadiga (1974-1988)

Le Franc CFA, la banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Qui est Abdoulaye FADIGA, comment la banque centrale a vu le jour, vous trouvez beaucoup de réponses dans cette vidéo historique. Partagez sans modération, il s'agit de l'histoire monétaire Ouest-africaine.

Africanisation de la BCEAO sous l'ère Fadiga (1974-1988) Premier gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Fadiga s'est employé entre 1974 et 1988 au transfert de l'institution de Paris à Dakar, à sa réorganisation et à l'africanisation de son personnel. Des premiers pas vers une appropriation du franc CFA par les États africains.

Le président ivoirien Alassane Ouattara défend le CFA. La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est l’Institut d’émission commun aux huit (8) États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

28 octobre 1988 Nomination de M. Alassane Dramane OUATTARA aux fonctions de Gouverneur de la BCEAO 

« Je voulais vous dire une chose, le FCFA est une monnaie solide gérée par la BCEAO et uniquement par les Africains. 

C’est une monnaie qui est en circulation non seulement dans les 8 États membres de l’UEMOA mais dans toute l’Afrique de l’Ouest y compris la Mauritanie, le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone, le Liberia, la Gambie… qui sont des États non membres de l’UEMOA. 

Dans tous ces pays, les populations acceptent et utilisent le franc CFA.

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est un établissement public international dont le siège est fixé à Dakar, au Sénégal. Elle est l’Institut d’émission commun aux États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

A sa création le 12 mai 1962 elle réunissait les Républiques de la Côte d’Ivoire, du Dahomey, de la Haute-Volta, du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Sénégal et la République Togolaise.

Si cette monnaie était autant décriée pourquoi voulez-vous que des pays qui ne sont pas membres du franc CFA que populations iraient chercher des francs CFA ?» La BCEAO jouit du privilège exclusif de l’émission monétaire sur l’ensemble des États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine. Elle émet des signes monétaires, billets et pièces de monnaie, qui ont cours légal et pouvoir libératoire dans l’ensemble des États membres de l’Union. La création, l’émission et l’annulation des signes monétaires sont décidées par le Conseil des Ministres. Nonobstant le développement des moyens de paiement scripturaux, l’utilisation de billets et pièces de monnaie continue d’occuper une place relativement importante dans les transactions des agents économiques. Les mouvements de billets entre les États sont favorisés par l’unicité des signes monétaires. En matière d’impression, la Banque Centrale mène des recherches permanentes relatives à l’authentification des signes monétaires, en vue de renforcer la sécurité des billets qu’elle émet.

 La gestion de la politique monétaire des États membres de l’Union par la Banque Centrale consiste à ajuster la liquidité globale de l’économie en fonction de l’évolution de la conjoncture économique, pour assurer une stabilité des prix, d’une part ; et promouvoir la croissance économique, d’autre part. La Banque Centrale définit la réglementation applicable aux banques et établissements financiers et exerce à leur égard des fonctions de surveillance. Dans ce cadre, la Commission Bancaire de l’UMOA, créée le 24 avril 1990 et présidée par le Gouverneur de la BCEAO, est chargée de veiller à l’organisation et au contrôle du système bancaire dans l’UMOA. La BCEAO assure le Secrétariat Général de la Commission Bancaire. 

La Banque Centrale assiste, à leur demande, les Gouvernements des États membres de l’Union dans leurs relations avec les institutions financières et monétaires internationales et dans les négociations qu’ils entreprennent en vue de la conclusion d’accords financiers internationaux. Elle peut être chargée de l’exécution de ces accords dans les conditions fixées par les conventions approuvées par le Conseil d’Administration. S’agissant en particulier des relations des États avec le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale assure le rôle d’agent financier, en vertu des dispositions de la Convention du 24 septembre 1981, signée entre elle et les États membres.

L’Institut d’émission assiste aussi les États dans les domaines de la définition et du suivi de l’exécution des programmes d’ajustement ainsi que de la gestion de la dette.

En particulier, il assiste les Gouvernements dans les négociations de rééchelonnement de leur dette extérieure. L’Institut d’émission apporte également son concours dans la conception, l’harmonisation et l’application de textes relatifs à la réglementation des relations financières extérieures. C’est dans ce cadre notamment qu’il assure, pour le compte des États, l’établissement de leurs balances des paiements.

19 septembre 1989 Le Conseil des Ministres de l’UMOA adopte les « Nouvelles Directives de Politique Générale de la Monnaie et du Crédit », ainsi que les règles d’intervention de la Banque Centrale ::: 10 juin 1989 Inauguration de l’Avenue Abdoulaye FADIGA à Dakar 

22 décembre 1988 Prestation de serment de M. Alassane D. OUATTARA, Gouverneur de la BCEAO 11 octobre 1988 Décès du Gouverneur Abdoulaye FADIGA 15 septembre 1988 A la suite de la Conférence des Chefs d’État, tenue les 7 et 8 août 1988 à Cotonou, le Conseil des Ministres de l’UMOA décide de modifier les Statuts de la BCEAO.

Le Gouverneur est assisté désormais par deux Vice-Gouverneurs dont les mandats sont renouvelables 19-21 octobre 1987 Commémoration du 25e anniversaire de la BCEAO 17 février 1984 Signature de l’Accord d’adhésion du Mali à l’UMOA

12 mai 1982 Commémoration du 20e anniversaire de la BCEAO 1er juillet 1979 Création de la Caisse de Retraite par Répartition des Agents d’Encadrement de la BCEAO (CRRAE-BCEAO), devenue CRRAE-UMOA en janvier 1985, puis Caisse de Retraite par Répartition avec Épargne de l’UMOA, en février 2006

26 mai 1979 Inauguration à Dakar du Siège de la BCEAO en présence des Chefs d’État et de Gouvernement des pays de l’Union 4 avril 1979 Signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République Française et la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest relatif à l’établissement à Paris d’un Bureau de la BCEAO et à ses privilèges et immunités sur le territoire français

18 mai 1978 Début des opérations de transfert du Siège de la BCEAO de Paris à Dakar qui s’achèveront le 1er juillet de la même année.

5 août 1977 Par Décision n° 32/77 du Gouverneur de la BCEAO est créé le Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires (COFEB) qui ouvre ses portes le 3 octobre 1977, à Dakar 21 mars 1977

Signature à Dakar de l’Accord de Siège entre le Gouvernement du Sénégal, représenté par M. Assane SECK, Ministre d’État chargé des Affaires Étrangères et M. Abdoulaye FADIGA, Gouverneur de la BCEAO 14 mai 1976 Pose de la première pierre de la Tour du Siège de la BCEAO à Dakar par M. Abdou DIOUF, Premier Ministre du Sénégal 1er octobre 1975 Entrée en vigueur du Statut du personnel de la BCEAO

2 mai 1975 Le Conseil des Ministres de l’UMOA, réuni à Dakar, adopte les « Directives de politique générale de la monnaie et du crédit » qui entreront en vigueur le 1er juillet 1975 10 février 1975 Prestation de serment et installation officielle du Gouverneur Abdoulaye FADIGA

15 décembre 1974 Nomination de M. Abdoulaye FADIGA aux fonctions de Gouverneur de la BCEAO 4 décembre 1973 Signature à Dakar d’un nouvel Accord de Coopération et d’une nouvelle Convention de Compte d’opérations par les Ministres chargés des Finances de l’UMOA

28 novembre 1973 Signature du Traité de l’UMOA par le Président Gnassingbé EYADEMA du Togo 14 novembre 1973 Signature d’un nouveau Traité de l’UMOA 30 mai 1973 Retrait de la Mauritanie de l’UMOA et de la Zone franc avec la création de la Banque Centrale de Mauritanie et d’une monnaie nationale (l’Ouguiya)

1er décembre 1972 Mise en place du Comité ministériel, sous la présidence de M. Tiémoko Marc GARANGO, chargé d’étudier les aménagements nécessaires au fonctionnement de l’UMOA 1er novembre 1972 Commémoration du 10e anniversaire de la BCEAO Octobre 1971

Le Centre de formation de la BCEAO à Abidjan a été complété par le Centre d’Application Technique et de Perfectionnement (CATEP) devant former en deux ans des agents d’encadrement de la Banque 2 juin 1967 Signature d’un avenant à la Convention de Compte d’opérations du 20 mars 1963 12 mai 1967 Commémoration du 5e anniversaire de la BCEAO

22 novembre 1965 Ouverture de la première session du Centre de formation de la BCEAO, créé à Abidjan à la fin de l’année 1963 27 novembre 1963 Signature à Nouakchott (Mauritanie) de la Convention d’adhésion du Togo à l’UMOA qui entrera en vigueur le 17 décembre 1963 20 mars 1963 Établissement d’une Convention de Compte d’opérations entre le Trésor français et la BCEAO

1er novembre 1962 Entrée en vigueur du Traité de l’UMOA 28 septembre 1962 Première réunion du Conseil d’Administration de la BCEAO au cours de laquelle M. Robert JULIENNE a été nommé Directeur Général de l’Institution 30 juin 1962 Adoption de la loi portant réforme monétaire en République du Mali.

Le Mali quitte la Zone Franc CFA en créant sa monnaie, qui sera mise en circulation le 1er juillet 1962, ainsi que son Institut d’Émission.

12 mai 1962 Signature du Traité instituant l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) par les représentants de sept États ouest africains, en l’occurrence la Côte d’Ivoire, le Dahomey (Bénin), la Haute-Volta (Burkina Faso), le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal.

4 avril 1959 Transformation de l’Institut d’Émission de l’Afrique Occidentale Française et du Togo en Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari réélu pour un mandat de quatre ans (commission électorale)

Le président sortant a été réélu pour un mandat de quatre ans avec 56 % des voix, selon les résultats annoncés par la commission électorale dans la nuit de mardi à mercredi. Premiers artisans de cette victoire : les électeurs du nord du pays. Muhammadu Buhari obtient un vote plébiscite dans tous les Etats du Nord, dont la démographie est importante. A Kano, il obtient ainsi 1,4 million de voix, tout comme dans sa terre natale, dans l’Etat de Katsina.

Il rafle aussi haut la main les Etats de Bauchi, Borno, Yobe, Zamfara et même de Kaduna. Dans le Nord, « les électeurs expriment une certaine affection pour ce personnage que tous considèrent comme un homme intègre », explique Zakari Yusuf, observateur de la vie politique. 

L'influence de Bola Tinubu 

Muhammadu Buhari s’est donc assuré un vote de masse, contrairement à Atiku Abubakar, qui bénéficie de l’ancrage du PDP dans le sud et le sud-est du pays.

Et surtout, malgré les défections massives au sein de l’APC, Muhammadu Buhari a pu compter sur les réseaux de Bola Tinubu, homme financièrement influent, qui lui a permis de conforter son assise à Lagos, mégalopole économique du sud du pays.

Les défis qui attendent le président réélu 

Muhammadu Buhari en tant que commandant en chef des forces armées est d'abord attendu sur les questions de sécurité. Vaincre les deux factions de Boko Haram est toujours une priorité. Mais, durant les quatre prochaines années, il devra aussi résoudre l'épineuse question des conflits entre fermiers et bergers. 

Par ailleurs, Muhammadu Buhari compte aller encore plus loin dans la lutte contre la corruption. Mais il devra aussi prouver que cette lutte n'est pas limitée à ses opposants politiques. Sur le plan économique, le président réélu promet d'accélérer le mouvement de diversification de l'économie nigériane. Et notamment avec des politiques visant à faire du Nigeria une puissance africaine agricole.

Muhammadu Buhari s'est donné comme objectif de créer quinze millions de nouveaux emplois. Il veut former 200 000 jeunes dans les métiers des services, des loisirs et des technologies. Enfin, durant sa campagne électorale, le candidat Buhari a annoncé vouloir réhabiliter 10 000 écoles à travers le pays et engager de nouvelles formations pour les enseignants en sciences, technologies, arts plastiques et mathématiques.

De nombreux observateurs de la vie politique et économique nigériane s'interrogent devant ces promesses. Et beaucoup se demandent si le nouveau président âgé de 76 ans aura les forces et l'énergie nécessaire pour relever tous ces défis.

■ Buhari, l'inflexible

Aujourd'hui âgé de 76 ans, Muhammadu Buhari a gardé sa réputation d'homme strict et inflexible. Cet ancien général a marqué les esprits quand, au début des années 80, il a pris le pouvoir avec un groupe de militaires. A l'époque, il faisait fouetter en public les fonctionnaires qui arrivaient en retard. Cette réputation semble toujours d'actualité comme en témoigne l'avertissement lancé il y a dix jours à quiconque tenterait de tricher lors de la présidentielle : « Ce sera probablement le dernier acte criminel qu'il commettra, j'ai demandé à l'armée d'être sans pitié. » 

Muhammadu Buhari est également perçu comme incorruptible, il avait d'ailleurs fait de la lutte contre la corruption l'un des axes majeurs de son mandat, mais les résultats sont mitigés. Certains lui reprochent d'avoir fait de cet enjeu national une vendetta personnelle.

Pour le reste, l'inflexibilité de cet ancien général est parfois vue aujourd'hui comme un penchant un peu trop autoritaire. Et lors de son mandat précédent, Muhamadu Buhari a hérité du surnom « Baba go slow », pour souligner ce que certains considèrent comme une sérieuse tendance à l'inaction. Il lui avait fallu cinq mois pour nommer son gouvernement en 2015. 

Par RFI Publié le 27-02-2019 Modifié le 27-02-2019 à 07:27

LES SEPT SAGES ONT JUSQU’À VENDREDI À MINUIT POUR PUBLIER DES RÉSULTATS DÉFINITIFS ET ANNONCER SI UN SECOND TOUR AURA BIEN LIEU

Présidentielle au Sénégal : pourquoi une telle confusion autour des résultats ?

Ce dimanche 24 février, 6,6 millions de Sénégalais ont été appelés aux urnes pour désigner leur futur président. Au terme d’une journée de vote dont plusieurs missions d’observation ont salué le déroulement, la tension est montée d’un cran dans la soirée, avec le dépouillement des suffrages. Les premières tendances ont en effet amené les différents candidats à des revendications contradictoires. 

Présidentielle au Sénégal : Macky Sall revendique la victoire, l'opposition réclame un second tour

Au Sénégal, on avait rarement vu un tel capharnaüm autour de résultats électoraux. Au lendemain du vote, aucun résultat officiel, même provisoire, n’a été rendu public, ouvrant la voie à une « guerre des chiffres » entre l’opposition et le président sortant. D’un côté, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, qui clament avoir contraint Macky Sall à un « inévitable » second tour. De l’autre, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui annonçait dimanche soir à ses militants : « Sur la base des résultats que nous avons compilés, il faut féliciter le président Macky Sall pour sa réélection avec un minimum de 57 % des voix. »

Un cri de victoire prématuré ?

« À ce stade de la soirée, nous disposions des résultats correspondant à 52 % des dépouillements sur le territoire national. Les bureaux de vote sur lesquels nous nous sommes basés sont d’autant plus représentatifs qu’ils comprennent les bureaux témoins. Nous compilons en ce moment les derniers résultats et le constat est le même », explique à Jeune Afrique El Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la communication à la présidence, qui assure avoir envoyé des mandataires dans les quelque 14 651 bureaux de vote du pays.

De leurs côtés, Ousmane Sonko et Idrissa Seck, dont l’entourage annonçait un « inévitable » second tour dès les premières tendances, vers 20h30, assuraient qu’ils ne se laisseraient pas « confisquer » le résultat du scrutin. Lundi 25 février, à Dakar, un collaborateur d’Ousmane Sonko – dont l’équipe poursuit ses calculs – persiste et signe : « Nous étions représentés dans plus de 95 % des bureaux de vote du pays. Nous avons récupéré les procès-verbaux et les avons renseignés dans notre système informatique. Hier déjà, nous étions sûrs d’un second tour. Aujourd’hui, nous en sommes à 70 % de traitement. Selon nos chiffres, Macky Sall ne dépasse pas la barre des 48 %, et nous avons bon espoir de sortir second de cette élection. » 

Le Conseil constitutionnel seul officiellement habilité À l’heure qu’il est, difficile de déterminer qui a raison et qui a tort, faute de chiffres officiels. Jaly Badiane, coordinatrice de l’initiative citoyenne « Sénégal Vote », dont les volontaires étaient déployés sur tout le territoire le jour du vote, et dont le calcul des résultats compilés est toujours en cours, appelle à la prudence : « Aller dans un sens ou dans un autre reviendrait à donner un résultat, ce qui est du ressort du Conseil constitutionnel. Ce serait irresponsable ». 

LES SEPT SAGES ONT JUSQU’À VENDREDI À MINUIT POUR PUBLIER DES RÉSULTATS DÉFINITIFS ET ANNONCER SI UN SECOND TOUR AURA BIEN LIEU

Seuls les sept Sages sont en effet habilités à publier des résultats définitifs et à annoncer si un second tour aura bien lieu, même si les candidats ont dépêché des mandataires à travers tout le pays afin de collecter les résultats des procès-verbaux et calculer leurs propres tendances. Or, le Conseil constitutionnel a jusqu’au vendredi 1er mars à minuit pour ce faire.

Face à un score qui pourrait s’annoncer serré, l’absence de résultats officiels entretient le flou et laisse le champ libre aux annonces victorieuses de chacun. « Nous n’aurions jamais dû nous réveiller ce lundi sans résultats provisoires émanant des instances officielles, justifie Jaly Badiane. En général, en temps d’élection, on est fixé dans la nuit ou tôt le matin. » Ce n’est pas l’avis de la Direction générale des élections (DGE), qui estime que « le Sénégal est dans son tempo pour délivrer les résultats » – rappelant que si en 2012 Abdoulaye Wade avait reconnu sa victoire le soir même du vote, au second tour, il l’avait fait en fonction des tendances calculées par son état-major et par la presse.

Des médias « aux ordres de Macky Sall » ?

Cette année, les déclarations contradictoires entre pouvoir et opposition ont suscité l’ire de certains représentants politiques et militants de l’opposition, qui ont notamment pris à partie certains médias nationaux et internationaux dimanche soir, les accusant d’être « aux ordres de Macky Sall » et d’avoir annoncé abusivement sa victoire. 

« Les médias ont le droit de donner des tendances, comme ils le font depuis 2000, mais ils n’ont pas le droit de livrer les résultats, indique un membre de la Commission électorale nationale autonome (CENA) interrogé par Jeune Afrique. Hier, ils sont restés dans les limites de ce droit. Il est en revanche maladroit qu’un Premier ministre annonce la réélection de son candidat avec 57 % des voix. Lui n’est pas dans son rôle. »

La Commission, elle, a appelé dans un communiqué « les candidats et leurs partisans, ainsi que les acteurs de la société civile et la population, à s’abstenir de faire une quelconque déclaration prématurée sur les résultats ». 

Source / 25 février 2019 à 20h12 | Par Jeune Afrique - à Dakar

La France ne retient contre son gré, aucun pays dans la zone franc. / Par : Mamadou H.KARAMOKOUn patriote ivoirien, Mélange de pragmatisme libéral et d’optimisme tolérant.

"Les détracteurs du CFA, au lieu de lancer des philippiques contre l'hexagone et rouer dans le brancard, des respectables chefs d’état africains, feraient mieux de mettre la pression sur leurs gouvernements respectifs, afin de se retirer de l’accord, s’il ne leur sied plus"...

En effet, l'on a réussi à convaincre de nombreux africains qui l’utilisent, que le franc CFA est la cause de leurs malheurs et qu'il suffit de revenir à une supposée souveraineté monétaire, pour régler tous les problèmes. Voyez-vous, la manipulation des émotions est chose plus facile que la production d'arguments solides et irréfutables....!

Sans rentrer en profondeur dans l'aspect technique qui peut faire l'objet d'un autre débat, il est important de rappeler que de 1960 à 1980, avec le franc CFA, l'économie ivoirienne était l'une des plus florissantes et des plus prometteuses de toute l'Afrique et du tiers monde; l'on a même parlé de MIRACLE IVOIRIEN. Et c'est pendant cette période que la Côte d'Ivoire a pris une nette avancée sur de nombreux pays africains, qui bien que battant leur propre monnaie, étaient à la traîne et pataugeaient dans l’instabilité économique et sociale. En réalité, ces pays n'avaient pas le leadership qu’il fallait; ils n’avaient pas Felix Houphouët-Boigny, (un infatigable bâtisseur, un homme de vision, un homme d’Etat et d’expérience, un pragmatique qui comprenait très bien les enjeux régionaux et internationaux).

Oui, ils sont nombreux aujourd’hui ces pays africains qui battent individuellement et souverainement monnaie, ils en tirent peut-être une certaine fierté, mais leurs populations ne sont certainement pas très fiers de leur niveau et conditions de vie; Ce qui les amène d’ailleurs à émigrer massivement, souvent au prix de leur pauvre vie.... 

Aujourd’hui, avec le Président Alassane Ouattara, même si de nombreux Ivoiriens tirent encore le diable par la queue, l'économie ivoirienne reste toujours une référence, le pays progresse et continue d’attirer avec son CFA, de nombreux investisseurs et des millions d’IMMIGRÉS de la CEDEAO et de partout! Par ailleurs, si l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Kenya, l'Ethiopie, le Botswana, les îles Seychelles et Maurice, le Ghana, le Nigeria, le Maroc, et d'autres pays africains présentent un réel un espoir sur le chemin du développement, cela n'est ESSENTIELLEMENT et EXCLUSIVEMENT pas dû à une quelconque souveraineté monétaire, mais à la VISION et le LEADERSHIP de leurs Dirigeants, la FORCE de leurs INSTITUTIONS et la BONNE GOUVERNANCE.

Cependant, battre monnaie peut conférer un sentiment de fierté nationale et pourrait avoir aussi d'énormes avantages sur le plan économique,(commerce extérieur, maîtrise du taux de change et de la planche à billets, décisions souveraines, etc), mais seulement dans un environnement de gestion rigoureuse des finances publiques, de dynamisme économique et de stabilité socio-politique.

Ne voyez-vous pas ? De grands pays tels que l'Allemagne, la France, l'Italie, l’Espagne, etc, ont abandonné leur souveraineté monétaire nationale, au profit de l'€uro, (la monnaie commune et unique). Cela n’a pas été chose facile mais des fois, il faut être réaliste et unis, pour affronter les grands défis mondiaux.

Comme Alassane OUATTARA et ses homologues, nous pensons que le F.CFA est une monnaie qui a de nombreux avantages!

•Le taux d’inflation dans l’espace est maîtrisé et reste très bas, •Le déficit budgétaire des pays membres se situe dans les normes,

•La croissance économique est forte et soutenue, etc.

• Et le F.CFA est la monnaie des Africains, géré par les Africains, bien qu’une multitude de contrevérités soient fabriquées et distillées continuellement par ses détracteurs. 

Voyons ensemble !

• Les 14 pays de la zone font fabriquer leurs signes monétaire en France. Il faut aussi dire que 32 autres pays africains (dont le Ghana, la Guinée, le Rwanda, la RDC, la Tunisie, le Botswana, Seychelles, etc) font fabriquer leur monnaie à l’étranger. 

• Le compte d’opération est logé au trésor français. Il faut aussi dire que la BCEAO a 32 autres comptes à travers le monde, édités en 8 Devises,(Dollar, Yen, Livre sterling, etc..). Il faut noter que la quasi totalité des Banques Centrales au monde, ont des comptes à l’étranger et en devises.

• Le CFA est un vestige colonial dont il faut se débarrasser. Il faudra aussi se débarrasser de la LANGUE FRANÇAISE, et du système scolaire et universitaire dans nos pays, car hérités de la colonisation. N’oublions pas de détruire aussi nos chemins de fer et nos ports. Pendant que nous y sommes, il faudra demander aux autorités Sud-africaines de se débarrasser du RAND, cette monnaie de l’Apartheid.

Chers amis, En attendant la mise sur pieds de la monnaie unique de la CEDEAO ou de toute l’Afrique, émancipons-nous de notre congénitale émotion et évitons de jeter le bébé avec l'eau du bain; Préservons nos acquis et consolidons les; Attaquons-nous plutôt à la proie et non à son ombre. Les États membres de l'UEMOA et de la BCEAC doivent commencer par balayer devant leurs portes, en assainissant leurs finances publiques, en luttant efficacement contre la corruption et la mal Gouvernance, et en continuant de discuter de manière responsable avec les autorités françaises, pour faire évoluer certaines choses. Comme nous tenons tant aux symboles, on pourrait demander par exemple que:

• L’impression du F.CFA soit confiée à la Côte-d’Ivoire et au Cameroun/Guinée Équatoriale et que

• Le compte d’opération soit logé à la Banque Centrale Européenne (BCE) au lieu du trésor français.

• Nos Chefs d’Etat peuvent négocier l’arrimage du Franc à un panier de devises, dont celles de pays émergents.

• On pourrait enfin changer le nom de la monnaie. Au lieu de FRANC, on trouvera un nom authentiquement africain, même si les mots Franc(France), Livre(Angleterre) et Dollar(américain) continuent d’être utilisés souverainement et librement par des pays, pour désigner leur monnaie ( la Suisse, le Rwanda, la Guinée, la RDC, l’Egypte, le Canada, l’Australie, etc)

Terminons par ceci. La France ne retient contre son gré, aucun pays dans la zone franc. Les détracteurs du CFA, au lieu de lancer des philippiques contre l'hexagone et rouer dans le brancard, des respectables chefs d’état africains, feraient mieux de mettre la pression sur leurs gouvernements respectifs, afin de se retirer de l’accord, s’il ne leur sied plus. Mais retenons que nos propres dirigeants causent beaucoup plus de tort à leurs populations, que le trésor français n’en fait .

Je l’ai dit... 

Je suis Mamadou H.KARAMOKO Un patriote ivoirien, Mélange de pragmatisme libéral et d’optimisme tolérant. 

RD Congo : Félix Tshisekedi proclamé vainqueur de la présidentielle, selon des résultats provisoires / 10/01/2019 - 06:17 / AFP

Luis Tato, AFP : Après une longue attente, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a finalement publié, dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 janvier, les résultats provisoires de la présidentielle du 30 décembre en RD Congo. Fait historique, c'est l'opposant Félix Tshisekedi qui a été proclamé vainqueur, avec, selon la Céni, 38,57 % des suffrages. "Ayant obtenu 7 051 013 suffrages valablement exprimés, soit 38,57 %, est proclamé provisoirement élu président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi Tshilombo Félix", a déclaré le président de la Céni, Corneille Nangaa.

Ce résultat sans précédent en RD Congo, et rarissime en Afrique centrale, peut encore faire l'objet de recours devant la Cour constitutionnelle qui proclamera les résultats définitifs d'ici au 15 janvier. La prestation de serment du nouveau président élu pour un mandat de cinq ans est prévu le 18 janvier.

Martin Fayulu dénonce un "putsch électoral" Félix Tshisekedi l'emporte nettement avec 38,57 % des voix, devant l'autre tête de l'opposition divisée, Martin Fayulu, deuxième avec 34,8 %. Le dauphin du pouvoir sortant, l'ex-ministre de l'Intérieur sous sanctions de l'Union européenne Emmanuel Ramazani Shadary, n'arrive qu'en troisième position avec 23,8 %. Les 18 autres candidats font des scores anecdotiques.

Lors de sa première prise de parole après les résultats provisoires, Félix Tshisekedi a rendu hommage au président sortant Joseph Kabila, "partenaire de l'alternance démocratique". "Je rends hommage au président Joseph Kabila. Aujourd'hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire mais plutôt comme un partenaire de l'alternance démocratique dans notre pays", a-t-il déclaré devant une foule de ses partisans réunis au siège de son parti, l'UDPS.

De son côté, l'opposant Martin Fayulu a dénoncé dans une interview à Radio France Internationale un "putsch électoral". "Ces résultats n'ont rien à voir avec la vérité des urnes", a-t-il déclaré. "C'est un véritable putsch électoral, c'est incompréhensible", a-t-il dit. Crainte de violences 

Des policiers ont été déployés autour du siège de la Céni à Kinshasa et sur le principal boulevard de la capitale, de crainte de violences. Félix Tshisekedi est le fils d'une figure majeure de l'histoire politique congolaise, Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017. Près de deux ans après le décès de Tshisekedi père, le corps repose toujours à Bruxelles, officiellement faute d'accord pour les obsèques entre son parti l'UDPS, la famille et le pouvoir. Félix Tshisekedi a fait équipe pour sa campagne avec l'ex-président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe, qui doit devenir en cas de victoire confirmée Premier ministre selon l'accord entre les deux hommes.

Main tendue à Kabila Ces derniers jours, Félix Tshisekedi avait aussi tendu la main au président Kabila. Dans un entretien au quotidien belge Le Soir, il avait déclaré au sujet du président sortant qu'il "est évident qu'il pourra vivre tranquillement dans son pays, vaquer à ses occupations, il n'a rien à craindre" s'il quitte le pouvoir.

Il était allé au-delà de ces garanties sur la sécurité du président sortant : "Un jour nous devrons même songer à lui rendre hommage pour avoir accepté de se retirer. Pourquoi, compte tenu de son expérience, ne pas lui confier des tâches diplomatiques spéciales, faire de lui un ambassadeur extraordinaire du Congo ?", avait-il ajouté. Des partisans de Félix Tshisekedi ont déclaré mardi qu'ils avaient rencontré des représentants de Joseph Kabila en vue d'assurer un transfert pacifique du pouvoir. Les pro-Kabila ont démenti de tels contacts.

"En 18 ans, Joseph Kabila répète souvent qu'il a réunifié le pays" À mots voilés, les partisans de l’autre opposant, Martin Fayulu, ont mis en garde contre un accord dans leur dos. "Kabila n'a pas à dire : je veux telle personne, je ne veux pas de telle. Ce n'est sa résidence privée, ni une affaire de famille, c'est une affaire d'État", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la coalition Lamuka formée autour de Martin Fayulu, Eve Bazaiba.

Avec AFP et Reuters

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=3ga9TpZcBOk

 

VIDEO ARRÊT SUR IMAGES / CAN 2019 le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour accueillir le CAN. »

Les Ivoiriens n’y sont en rien responsables de LA DECONVENUE DES CAMEROUNAIS AU SUJET DU RETRAIT DE Le CAN A LEUR PAYS. Les cadres lucides en étaient déjà persuadé DE LEURS INCAPACITÉS D’ORGANISER CETTE GRANDE FETE PANAFRICAINE. ET même plus ils félicitaient déjà le Président Alassane OUATTARA et la CÔTE D'IVOIRE pour être déjà en avance sur l’organisation de du coup d’AFRIQUE en 2021.

À lire un ( extrait de l'article du célèbre journaliste sportif CAMEROUNAIS J.REMY NGONO ) « le grand professeur qui jure sur tous les plateaux télés que Paul BIYA travaille plus que tous les pharaons qui ont construit les pyramides en Égypte, confient maintenant dans les coulisses que le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour accueillir le CAN. »

REMY NGONO officiel 9 novembre, 10:02 · ARRÊT SUR IMAGES

Donnez un petit verre d'alcool au professeur Messanga avocat défenseur du régime Biya, et hop, il tous les secrets sortent de son ventre. Le grand professeur qui jure sur tous les plateaux télés que Paul Biya travaille plus que tous les pharaons qui ont construit les pyramides en Égypte, confie maintenant dans les coulisses que le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour acceuillir la CAN. Si c'est un journaliste qui aurait dit celà, le même Messanga serait parti à la télé annoncer qu'il veut déstabiliser le Cameroun, et on l'aurait déjà jeté en prison pour " atteinte à la sécurité de l'État ".


J. RÉMY NGONO

Le lien de la vidéo  https://www.facebook.com/919395438073615/videos/271045863574947/

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 L’UNION NORD- AFRICAINE DE FOOTBALL  DEMANDE LE RETRAIT DE LA CAN AU CAMEROUN

Alors que la CAF la décision de la CAF sur le lieu officiel de la CAN 2019, est attendue en principe autour du 30 novembre 2018 ou début décembre , l’Union Nord Africaine de Football (UNAF) a décidé de saisir la CAF par courrier pour réclamer un strict respect du cahier des charges pour une organisation parfaite de la CAN 2019 Au cours d’une réunion de l’assemblée générale regroupant tous ses membres  lundi à Rabat, le SG de l’UNAF s’est dit inquiet. /

« Les membres de l’UNAF ont insisté lors de la réunion sur les conditions d’organisation de cette CAN, on va écrire à la CAF et exiger le respect du cahier des charges, on a des joueurs de qualité qui jouent dans de grands championnats européens, on se doit de leur préparer les meilleures conditions et le meilleur environnement sur place, que ce soit des hôtels, des stades d’entraînement conformes aux exigences, il nous faut une organisation infaillible », a déclaré, le SG de l’UNAF, le Tunisien Mahmoud El Hamami, rapporté par la presse marocaine.

De son coté, Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine a pourtant apporté son soutien au Cameroun. « Je l’ai dit à Marrakech et je le dirais à Accra, le Maroc était toujours aux côtés du Cameroun compte tenu des relations politiques et sportives entre nos deux pays et il sera toujours à ses côtés pour organiser une Coupe d’Afrique d’envergure » a expliqué le dirigeant marocain. Cette position de Fouzi Lekjaa est  un soutien de façade , et il ne souhaite pas créer un incident diplomatique avec le Cameroun. Cependant, il actionne en coulisses auprès de la CAF dont il est membre du comité exécutif.

Précisons que l’Algérie n’a pris aucune position officielle sur ce dossier mais à travers la position de l’UNAF, la FAF semble soutenir la démarche de retirer la compétition au Cameroun afin de l’attribuer au Maroc. C’est désormais à la CAF de se prononcer sur ce dossier qui traine depuis de longs mois mais tout porte à croire que l se déroulera en juin prochain chez nos voisins marocains.

29 novembre 2018 Source: La Gazette du Fennec  Commentaires

L’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) pour l’année 2018 a été rendu public ce 29 octobre.

 "La Côte d’Ivoire signe la plus belle progression de l’indice, avec une amélioration de 12,7 points par rapport à 2008. Le pays est en outre le seul qui a progressé dans chacune des quatre catégories et des 14 sous-catégories de l’indice."

 La fondation, qui consacre un trio de tête composé de l’Île Maurice, des Seychelles et Cap Vert, pointe une tendance à l'amélioration de la gouvernance, mais souligne l'irrégularité de ces progrès.

« Le niveau de gouvernance globale en Afrique maintient une tendance moyenne à l’amélioration au cours de la décennie écoulée, et environ trois citoyens du continent sur quatre (71,6 %) vivent en 2017 dans un pays où la gouvernance s’est améliorée », ont constaté les rédacteurs du 12e Indice Ibrahim de la gouvernance africaine. Mais en parallèle, la fondation rappelle que les attentes fortes d’une population de plus en plus jeune ne sont pas pour le moment satisfaites : le score moyen obtenu par le continent est 49,9 points sur 100.

Un score moyen qui est de surcroît tiré vers le haut par une quinzaine de « locomotives » réalisent les plus belles progressions depuis 2008 et plus particulièrement sur les cinq dernières années. Ces pays abritent, selon le rapport, presque la moitié de la population africaine, soit 48,7 %.

Bons élèves Dans son mot d’introduction, Mo Ibrahim a d’ailleurs exprimé sa satisfaction quant aux réalisations de la Côte-d’Ivoire qui signe la meilleure progression (12,7 points) entre 2007 et 2018, ce qui lui vaut de passer de la 41e à la 22e place. Le Maroc qui gagne 10 points et passe de la 25e à la 15e Kenya du classement, et le Kenya avec 8 points de plus (de la 19e à la 11e place) font aussi partie des bons élèves de l’indice.

 En face, la Libye qui réalise la pire chute en perdant 15,6 points sur la même période, tandis que le Burundi perd 5 points et le Mali 4 points.

L’indice, élaboré à partir d’une centaine d’indicateurs répartis sur quatre grandes familles (sécurité et état de droit ; participation et droits de l’homme ; le développement économique durable ; développement humain) relève notamment la faible place du développement économique durable, qui ne progresse que de 0,2 % en dix ans, quand le PIB du continent bondit quant à lui de 40 %. Ce qui en dit long sur la capacité des gouvernements à offrir la possibilité aux potentiels investisseurs de poursuivre leurs objectifs économiques et de prospérer.

 « En 2017, quatre des dix pays ayant le PIB le plus élevé du continent ont réalisé un score inférieur à la moyenne continentale en matière de Développement économique durable et se situent dans la moitié inférieure du classement africain. Il s’agit de l’Algérie, l’Angola, le Nigéria et le Soudan », pointe le rapport. Dans 25 pays, qui représentent 43,2 % de la population, le développement économique durable sur la décennie est même en régression.

Un environnement des entreprises mal en point Le Cap Vert et les Seychelles, qui sont respectivement les 6e et 5e plus petites économies d’Afrique, sont a contrario en haut de la liste en matière de Développement économique durable.

Pour la fondation, les performances réalisées en matière d’environnement des entreprises à l’échelle du continent reste très limitées. L’indicateur a connu une détérioration de presque 5 points au cours de la décennie écoulée. Une situation alarmante quand on sait que la population en âge de travailler devrait progresser de 30 % au cours des dix prochaines années. En parallèle, l’indicateur qui mesure la création d’emplois perd 3,1 points alors que celui de l’insertion socio-économique des jeunes recule de 2,3 points.

La dimension Participation et droits humains a en moyenne progressé au cours de la décennie écoulée et presque 80% des citoyens du continent vivent dans un pays où la situation s’est améliorée dans ce domaine. Ceci dit, et de façon préoccupante, l’espace civique et politique enregistre en moyenne sur le continent un rétrécissement, avec une détérioration moyenne des indicateurs mesurant la participation de la société civile, les libertés d’association et de réunion, les droits et libertés individuels et la liberté d’expression.

Tunisie, 9e

 Mo Ibrahim 2018 Tunisie Infogram La Tunisie signe la meilleure progression du continent dans le domaine de la participation et des droits de l’homme, un domaine dans lequel elle a gagné 22 places entre 2007 et 2018 pour se hisser en 9e position. Les progrès ont cependant commencé à ralentir en 2013, et même à décliner depuis 2016, notent les auteurs du rapport.

Le pays s’est aussi débarrassé d’une grande partie de ses lourdeurs bureaucratiques, une catégorie dans laquelle il progresse de 33,4 points en cinq ans.

Sénégal, 10e Mo Ibrahim 2018 : Sénégal Infogram

 Les progrès enregistrés par le Sénégal relèvent majoritairement de la catégorie « développement humain ». L’Indice Mo Ibrahim relève notamment les avancées de Dakar en matière de lutte contre la pauvreté et de santé – le Sénégal aussi, avec le Burkina Faso, l’un des deux seuls pays dont les progrès dans le domaine de la santé ont été constants durant la dernière décennie.

Le pays de la Teranga fait aussi partie, avec l’Ouganda, le Zimbabwe, le Cap-Vert et le Tchad, des cinq pays qui ont le plus progressé en matière d’accès à l’électricité. Maroc, 15e

 Index Mo Ibrahim 2018 : Maroc Infogram Deuxième en matière de management public, 3e pour les infrastructures et le secteur rural… S’il est un domaine dans lequel le Maroc s’illustre, c’est bien le développement économique durable, où le royaume se classe en 3e position, après une belle progression de 14,1 points. Le Maroc fait aussi partie des trois seuls pays (avec la Guinée et l’Égypte), où les banques se sont renforcées ces dix dernières années.

Côte d’Ivoire, 22e

Index Mo Ibrahim : Côte d’Ivoire Infogram

 Comme souligné ci-dessus, la Côte d’Ivoire signe la plus belle progression de l’indice, avec une amélioration de 12,7 points par rapport à 2008. Le pays est en outre le seul qui a progressé dans chacune des quatre catégories et des 14 sous-catégories de l’indice. Algérie 27e

 Index Mo Ibrahim 2018 : Algérie Infogram L’Algérie affiche un score légèrement moins important qu’il y a dix ans. Pourtant, l’analyse des auteurs de l’Index n’est pas si négative : dans certains domaines, notamment le droit de propriété, la situation, qui s’était fortement détériorée entre 2008 et 2013, se normalise depuis cette date. Si Alger poursuit sur sa lancée, elle devrait retrouver en 2019 sa situation de 2008.

Dans le domaine de la santé en revanche, les auteurs du rapport s’inquiètent d’une situation qui se dégrade.

Cameroun, 36e

Index Mo Inbrahim 2018 : Cameroun Infogram Le rapport relève une situation qui a peu évolué dans le domaine des droits de l’homme ou de la croissance économique durable. En revanche, la situation sécuritaire s’est fortement détériorée, tandis que les secteurs l’éducation et de la santé ont enregistré des progrès considérables.

SOURCE / https://www.jeuneafrique.com/655223/economie/indice-mo-ibrahim-2018-une-afrique-a-deux-visages/?fbclid=IwAR2DhHxwyw8LnOZqAhE0qTWwIuFEd5GkAtQlulOOOMNdEe3jyx7roLt_RxQ

 

Interview de Amadou KONE / Ministre ivoirien des Transports & LE DOSSIER DU 1er FORUM AMBITION AFRICA (VIDEO de Patrik EZO Paris-Bercy).

 Amadou Kone, ministre ivoirien des Transports : « Il faut que les entreprises françaises prennent beaucoup plus de risques ! »

Ministre des Transports de Côte d’Ivoire depuis juillet 2017, Amadou Kone a profité de sa venue à Paris-Bercy, où il participait au Ier forum Ambition Africa, pour faire le point sur tous les chantiers en cours à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Et pour inviter les chefs d’entreprise français qui s’intéressent à la Côte d’Ivoire à être moins frileux… et moins gourmands ! Entretien exclusif.

Quel message êtes-vous venu porter à ce premier grand Forum « Ambition Africa 2018 » ?

Amadou Kone – À l’invitation de Business France et du gouvernement français, nous sommes venus partager l’expérience de la Côte d’Ivoire en matière de mobilité et de développement des transports. Mais aussi échanger avec un certain nombre de partenaires du secteur des transports, actifs dans les infrastructures comme dans l’équipement.

C’est un cadre d’échanges entre les entreprises africaines et françaises et entre les gouvernements qui prennent en considération les préoccupations liées au financement des transports, aux innovations dans ce secteur, mais également aux solutions propres au Continent africain.

Qu’avez-vous retenu de tous ces débats ?

Amadou Kone – Deux choses essentielles. Nous avons été informés de ce que le gouvernement français – sous l’impulsion du président Macron – met en place les instruments de financement pour des projets en Afrique et des mesures d’accompagnement des entreprises françaises.

Cela est important pour nous, Africains. Vu l’expertise de vos entreprises, la mise en place de nouveaux instruments de financement innovants pour nos projets, notamment en Côte d’Ivoire, est une bonne chose. Nous avons aussi constaté cet intérêt important pour les pays africains. Plus de 350 chefs d’entreprise du Continent sont réunis ici à Bercy [et plus de 250 entrepreneurs français, ndlr], ce qui témoigne d’un intérêt fort pour nos pays et nos populations.

Voulez-vous nous résumer les grandes lignes du Plan d’urbanisme et de transport en Côte d’Ivoire ?

Amadou Kone – Avec le soutien de partenaires techniques et financiers comme la Coopération japonaise et la Banques mondiale, nous suivons un nouveau schéma d’urbanisme et de développement des transports d’Abidjan, car les deux projets sont liés.

Il s’agit de favoriser le développement vertical des villes, en créer de nouvelles à la périphérie d’Abidjan et accroître la mobilité à l’intérieur de cette grande agglomération. Mais en ayant un focus particulier sur le développement portuaire, car la capitale économique ivoirienne, c’est d’abord le Port autonome d’Abidjan. Nous avons ainsi défini de nouvelles voies de contournement d’Abidjan, permettant l’extension de la ville sur la partie ouest et côtière. Et nous avons identifié trois zones logistiques à la périphérie d’Abidjan : une première pour parquer les camions, une autre pour le traitement du fret maritime et une troisième zone pour la réalisation d’un terminal de fret aérien, d’ici à six mois, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny. Voilà les grandes articulations de ce plan ambitieux qui doit être achevé en 2030, avec aussi la construction d’un grand périphérique.

"première ligne du métro d’Abidjancoûtera plus d’un milliard d’euros "

N’avez-vous pas également un projet pour la Lagune Ebrié ?

Amadou Kone – C’est la libéralisation et la réalisation d’infrastructures pour le transport lagunaire, qui a commencé par deux entreprises et passera d’une quinzaine à une quarantaine de bateaux d’ici à la fin de l’année. L’objectif, c’est la mise en valeur de tout le potentiel pouvant améliorer la circulation et faire face à l’intensification du trafic, avec l’agrandissement du port d’Abidjan et le contournement de la ville. 

C’est un plan ambitieux… quel en est le coût ?

Amadou Kone – Il s’agit en fait du IIe plan quinquennal (2016-2020) du Président Ouattara, et je peux vous assurer que le transport est le secteur où il y a eu le plus d’investissements sous sa présidence. Si l’on prend en compte également le métro, c’est plus de 2 000 milliards de francs CFA qui lui sont consacrés.

Justement, où en êtes-vous avec ce chantier du métro d’Abidjan ?

 Amadou Kone – Nous avons cinq lignes de métro prévues. Nous réalisons actuellement la première ligne qui traversera la ville du Nord au Sud, d’Anyama à l’aéroport d’Abidjan, à Port-Bouët. C’est une ligne de 38 km avec 20 stations, et qui devra transporter autour de 500 millions de passagers au cours des sept premières années. L’enveloppe prévisionnelle s’élève à 1,4 milliard d’euros, et nous sommes en train d’optimiser pour baisser un peu les coûts. C’est un chantier réalisé en affermage concessif avec la Star, qui est un consortium d’entreprises françaises, dont le financement a été mobilisé à 100 % par la France grâce à l’AFD [l’Agence française de développement, ndlr] et le Trésor français.

Les travaux devront durer quatre ans et le chantier s’achèvera à la de fin 2022 ou au début de 2023. Le matériel roulant, c’est Alstom, le génie civil c’est Bouygues et Colas Rail, Théolis pour l’exploitation. La deuxième ligne se fera dans la foulée, mais on n’a encore que des études sommaires et on attend un protocole d’accord avec le gouvernement français. Elle sera longue de 32 km et ira d’ouest en est, de Youpougon à Bingerville, pour transporter environ 500 millions de passagers par an.

Même si les Ivoiriens disent couramment « On ne mange pas les ponts », où en êtes-vous avec le quatrième pont en construction à Abidjan ?

Amadou Kone – Il doit être livré au premier semestre 2020 . Tout se passe bien. On a libéré les emprises, les travaux ont commencé et doivent en principe durer vingt mois. Ce sera moins long que la construction du pont Henri Konan Bédié.»>.

« La Chine se fait de l’argent en Afrique ! »

Les entreprises françaises sont-elles également présentes dans la réalisation de vos autres projets pour Abidjan, comme les pistes cyclables et les couloirs de bus ?

 Amadou Kone – On vient juste d’achever les études et il faut que le gouvernement prenne maintenant des décisions. D’ici à 2020, on aura réalisé quelques kilomètres car nous avons déjà identifié 157 km et, avec la Banque mondiale, nous sommes en train de pousser pour démarrer un premier tronçon dès l’année prochaine. Quant aux entreprises françaises… il faut qu’elles prennent beaucoup plus de risques ! Car d’autres sociétés européennes nous proposent déjà de réaliser ces couloirs de bus doublés de pistes cyclables, de fournir à la SOTRA [Société des Transports abidjanais, ndlr] des autobus et de faire payer à la fois les bus et les infrastructures sur le ticket.

C’est formidable car cela ne coûte rien à l’État ! L’an dernier, avec seulement 600 bus, la SOTRA a déjà transporté 88 millions de passagers. L’État dote désormais la SOTRA de 500 nouveaux bus chaque année, de sorte qu’en 2020 elle disposera d’un peu plus de 2 000 bus et prévoit de transporter plus de 425 millions passagers par an. Avec un tel trafic, on peut en effet imaginer un prélèvement sur le prix du ticket pour rembourser les prêts consentis pour construire ces lignes.

 Donc, les entreprises françaises vous semblent trop frileuses ?

Amadou Kone – Les entreprises françaises, qui connaissant pourtant mieux notre pays, ne prennent pas en général beaucoup de risques financiers car elles sont à la fois trop frileuses et trop gourmandes. C’est pourquoi le projet du métro a autant traîné !

Un exemple concret : moi, j’achète des autobus : les 500 premiers bus, je les ai achetés à l’Indien Tata, et le second lot à l’entreprise italienne Iveco avec un financement tchèque et un taux concessionnel sur douze ans… Où sont les Français, alors que la France a beaucoup plus de moyens ? Je rappelle à nos amis français que tous ces investissements rapportent de l’argent et que l’Afrique devient la priorité de beaucoup d’autres pays. Je ne crois pas que la Chine – très présente en Afrique jette de l’argent par les fenêtres.

La Chine se fait de l’argent en Afrique ! L’Inde se fait de l’argent. Et les États-Unis viennent d’annoncer 60 milliards de dollars d’investissement en Afrique… c’est pour se faire de l’argent, ce n’est pas par philanthropie.

La France, qui a avec nous des liens historiques et stratégiques et fait beaucoup en Afrique en matière notamment de sécurité et de lutte contre le terrorisme, devrait y réfléchir et travailler avec nous à des instruments et financements innovants.

Un dernier point sur l’aérien. Quelles sont les prochaines étapes du développement d’Air Côte d’Ivoire ?

Amadou Kone – Les investissements de départ pour une compagnie aérienne sont extrêmement lourds car les avions coûtent très cher. Air Côte d’Ivoire a en propre onze avions neufs et – pour être à l’équilibre – cela prendra beaucoup de temps. Dans le « business plan » d’Air Côte d’Ivoire, il était prévu que nous soyons déficitaires de 60 milliards de francs CFA jusqu’à la livraison du dernier appareil commandé. Et nous avons encore trois avions qui nous seront livrés en 2020.

Aujourd’hui, la compagnie a un déficit dû premièrement à la hausse importante du carburant, deuxièmement au retard dans la livraison des avions commandés plus tard que prévu à la suite de négociations longues et difficiles.

La compagnie se retrouve donc avec 65,50 milliards FCFA de déficit, dont 4,75 milliards de pertes. Mais l’État continuera de soutenir cette entreprise qui rend des services appréciables à l’économie ivoirienne.

Grâce à Air Côte d’Ivoire, nous sommes passés à Abidjan de 600 000 passagers en 2011 à plus de 2 millions en 2017, dont 850 000 passagers transportés par la seule compagnie Air Côte d’Ivoire – ce qui permet de conclure des accords avec d’autres compagnies, comme Ethiopian Airlines qui vient d’ouvrir une ligne sur New York. Air Côte d’Ivoire  dont Air France détient 11 % des parts et dont le général Coulibaly est toujours le président du conseil d’administration assure aujourd’hui 23 liaisons aériennes et 300 vols par semaine. Elle n’est pas en danger, les avions sont commandés et seront livrés.

Mais il y a des développements futurs à prévoir. Air Côte d’Ivoire entend intensifier la collaboration avec d’autres compagnies dans la sous-région, ouvrir de nouvelles lignes, notamment en dehors du Continent, ce qui nécessitera cependant l’achat de nouveaux appareils beaucoup plus chers, et mettre l’accent sur le transport du fret. C’est là encore un programme ambitieux.

 Amadou Kone, ministre des Transports de Côte d’Ivoire, lors de sa participation au Forum Ambition Africa, à Paris-Bercy, les 22-23 octobre 2018. Bruno Fanucchi https://www.facebook.com/ANewsOfficiel/videos/2305495006188671/

SOURCE / Ambassade de Côte d'Ivoire en France - Page officielle - Publications

C I V / BERTHE IPOU HONGA Une ex conseillère de la Bceao révèle, «Abdoulaye Fadiga avait engagé le processus d’une nouvelle monnaie en circulation pour 2003»

"Selon ses proches, il était un homme intègre, banquier émérite, dirigeant profondément attaché á l’intégration économique et monétaire des pays de l’UMOA et à la défense du franc CFA, gestionnaire compétent, rigoureux et dévoué, le Gouverneur FADIGA était également un homme d’une simplicité légendaire, qui avait placé les relations humaines au premier plan."

11 octobre 1988-11 octobre 2018, voilà exactement 30 ans que le premier gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a quitté le monde des vivants. La mort de l’ivoirien, Abdoulaye Fadiga à seulement 53 ans a toujours été au centre des spéculations dans le pays.

L’épouse de l’un de ses plus proches collaborateurs, Mme Berthe Ipou Honga, ex directeur adjoint et conseiller du directeur national de la pour la Côte d’Ivoire, lui rend un vibrant hommage dans une note transmise à KOACI où elle fait d’importantes révélations.

Notamment, sur l’avènement d’une autre qui devrait mettre fin au débat sur la problématique du Franc CFA. « Sous ta haute autorité, le processus engagé pour l’avènement de notre propre était irréversible, les études des experts étaient bouclées, le cahier des charges adopté par toutes les parties et sa date de mise en circulation était annoncée pour le 1er janvier 2003 », a révélé l’une des membres fondatrices de l’Etablissement financier à caractère bancaire, CREDIT SOLIDAIRE Côte d’Ivoire.

 Elle révèle aussi que si , Abdoulaye Fadiga était encore gouverneur , la BCEAO n’aurait pas délibérément piétiné les principes et les valeurs cardinales qui fondent sa crédibilité pour se transformer, ces dernières années, en déstabilisateur du système par la désorganisation du fonctionnement et de la sécurité des paiements (compensation interbancaire), la demande inconcevable de fermeture de ses agences et par les fermetures intempestives des banques, la perturbation des opérations financières des banques et de la clientèle, la mise à mal de la bancarisation de l’économie.

Enfin selon Mme Honga, si Fadiga avait été là, les perspectives qu’offre le niveau record des avoirs extérieurs des pays membres de l’UMOA auraient été exploitées, les techniques de l’«assouplissement quantitatif ou hélicoptère monétaire » auraient été appliquées pour injecter dans les économies des pays membres une partie des avoirs extérieurs bloqués selon elle, dans le Compte d’opération au profit du Trésor français et qui se chiffraient à 14 000 milliards de FCF en 2015.

« Ces avoirs auraient permis à l’argent de « circuler en travaillant » pour éviter le piège du surendettement et l’humiliation que nous fait subir l’Occident, en nous faisant passer pour d’éternels mendiants », poursuit-elle.

 Saurions-nous un jour la vérité sur la mort du premier gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Fadiga, dont le successeur a été l’actuel chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara le 28 octobre 1988, avant sa nomination comme premier ministre le 6 novembre 1990.

Pour rappel, Abdoulaye FADIGA est né à Touba, en Côte d’Ivoire, le 10 mars 1935. Il débute sa carrière professionnelle comme Secrétaire Général de l’Organisation Interafricaine du Café (OIAC) á Paris en 1960, avant de se voir confier en 1962 le poste de Directeur Général-Adjoint de la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Produits Agricoles (CSSPPA) de la Côte d’Ivoire et en 1968, la charge de Directeur Général de cette structure. Le 15 décembre 1974, il est nommé Gouverneur de la BCEAO par le Conseil des Ministres de l’UMOA réuni à Ouagadougou.

Après 14 années de bons et loyaux services au poste de Gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye FADIGA s’est éteint le 11 octobre 1988 à l’âge de 53 ans.

 Selon ses proches, il était un homme intègre, banquier émérite, dirigeant profondément attaché á l’intégration économique et monétaire des pays de l’UMOA et à la défense du franc CFA, gestionnaire compétent, rigoureux et dévoué, le Gouverneur FADIGA était également un homme d’une simplicité légendaire, qui avait placé les relations humaines au premier plan.

Ci-dessous l’intégralité de l’Hommage de Mme Berthe Ipou Honga…. 30e anniversaire du décès du Premier gouverneur de la BCEAO : Hommage à Abdoulaye Fadiga, homme d’exception

 DIEU m’a accordé la grâce et le privilège d’appartenir à la génération des premiers cadres africains de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), appelés à accompagner le gouverneur Abdoulaye Fadiga dans sa mission de réinvention de l’Institution. Sa prise de fonction, le 10 février 1975, en qualité de premier gouverneur de la BCEAO, a coïncidé avec la fin de mes études au Centre de formation de cette banque centrale.

Mon diplôme de fin de stage a été signé par le gouverneur Fadiga lui-même. Il avait une signature atypique, je dirai hiéroglyphique, qui contrastait avec celle de Robert Julienne, le dernier directeur français de la BCEAO. Cette signature en disait long sur la personnalité de l’homme. Enfin, en tant qu’épouse de l’un de ses proches collaborateurs lorsqu’il présidait aux destinées de la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Prix des Productions agricoles (CSSPPA), le gouverneur Fadiga m’honorait de son estime fraternelle et de son amitié. Ces circonstances me permettent donc de témoigner sur la portée historique de son œuvre.

 A la BCEAO, le gouverneur Fadiga avait pour mission de moderniser la structure, l’organisation, le fonctionnement, la vision et les objectifs d’une institution déjà vieille de 20 ans, héritière de l’Institut d’Emission de l’Afrique occidentale et du Togo créé en 1955 pendant la période coloniale. Il devait traduire, dans les faits, la vision des Chefs d’Etat de l’Union monétaire Ouest-africaine de faire participer plus activement l’institution au développement harmonieux et solidaire des Etats membres.

La politique monétaire mise en œuvre dans ce but par le gouverneur fut un véritable succès. La banque centrale lui doit les bases de ses fondements. Malheureusement, le gouverneur Abdoulaye Fadiga fut brusquement arraché à notre affection le 11 octobre 1988, à 53 ans ! Sa mort inexpliquée a provoqué, en Côte d’Ivoire et en Afrique, une onde de choc insoutenable qui nous a hanté durant de longues années, à travers le regard éteint, le visage fermé et tourmenté de la jolie Maty, son épouse, demeurée elle aussi en état de choc jusqu’à la fin de sa vie, le 17 avril 2009.

De son vivant, le président Félix Houphouët-Boigny disait : « Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu ». Pour la BCEAO, ces paroles ont trouvé une illustration après le décès du gouverneur Fadiga, tant les vents contraires ont soufflé, avec acharnement, sur son héritage pour le détruire. Le 11 mai 1989, sept mois après le décès du gouverneur Fadiga, le dispositif de gestion monétaire et les règles d’intervention de la BCEAO axés sur le développement des Etats membres de l’UMOA ont été abandonnés au profit, a-t-on prétendu, de nouvelles orientations visant à adapter la politique monétaire aux mutations de l’environnement international. En juin 1989, la CSSPPA, cet autre instrument de développement dont le gouverneur était l’architecte, a été démantelée.

 Victime des fameux Plans d’Ajustement structurel (PAS) dénoncés et indexés comme « responsables de la persistance et de l’accentuation de la pauvreté sur le Continent africain », Alpha Oumar Konaré, devenu président de la Commission de l’Union africaine (2003 à 2008) après avoir été président du Mali. La CSSPPA a été démolie, en réalité, à titre de représailles contre la Côte d’Ivoire. Le président Houphouët-Boigny ayant osé exprimer son ras-le-bol en s’appuyant sur sa déclaration historique « On nous a trop volé ! », pour refuser de brader le cacao ivoirien à des « spéculateurs sans visage».

Cette guerre économique, véritable œuvre de destruction massive menée de tous temps contre l’Afrique, a fait dire au Pape François que « l’Afrique est confrontée à une nouvelle forme de colonialisme ».

Marie de Béthanie, évoquant la mémoire de son frère Lazare, a dit à JESUS : « Rabbi, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort » (Jean 11. 21). En évoquant la mémoire du gouverneur, je ne peux m’empêcher de lancer ce cri de résilience : « Gouverneur Fadiga, si tu avais été là, la CSSPA, véritable moteur de l’économie ivoirienne, artisan du miracle ivoirien magnifié à travers le slogan, ‘’le succès de ce pays repose sur l’agriculture’’ n’aurait pas été démantelée ; La dévaluation du Franc CFA intervenue un mois seulement après le décès du président Félix s’opposait à cette opération injustifiée, imposée par la France et effectuée sans base juridique, en violation des articles 18-51 et 52 des Statuts de la BCEAO (articles 17 – 76 et 77 des Statuts modifiés) qui prévoient, en cas de baisse des avoirs extérieurs, une panoplie de mesures, notamment « le ratissage des ressources », avant toute mise en œuvre de la mesure extrême que constitue la dévaluation de la monnaie.

Oui, « Gouverneur Fadiga, si tu avais été là », le débat artificiel créé sur la problématique du Franc CFA n’aurait pas existé. Sous ta haute autorité, le processus engagé pour l’avènement de notre propre monnaie était irréversible, les études des experts étaient bouclées, le cahier des charges adopté par toutes les parties et sa date de mise en circulation était annoncée pour le 1er janvier 2003.

 Déjà en 1966, suite à la création de l’Union monétaire Ouest-africaine (UMOA) en 1962, les chefs d’Etat membres avaient demandé au président Hamani Diori du Niger d’assurer la coordination des travaux nécessaires à l’aboutissement du projet.

A sa demande, l’éminent économiste Samir Amin, qui a théorisé la relation de domination Nord-Sud et préconisé la suppression du FMI, avait accompli un excellent travail qui a abouti à l’acte fondateur du projet de création de la monnaie unique des Etats membres de l’UMOA en 1983…

« Gouverneur Fadiga, si tu avais été là », la BCEAO n’aurait pas délibérément piétiné les principes et les valeurs cardinales qui fondent sa crédibilité pour se transformer, ces dernières années, en déstabilisateur du système par la désorganisation du fonctionnement et de la sécurité des paiements (compensation interbancaire), la demande inconcevable de fermeture de ses agences et par les fermetures intempestives des banques, la perturbation des opérations financières des banques et de la clientèle, la mise à mal de la bancarisation de l’économie.

 « Gouverneur Fadiga, si tu avais été là », les perspectives qu’offre le niveau record des avoirs extérieurs des pays membres de l’UMOA auraient été exploitées, les techniques de l’«assouplissement quantitatif ou hélicoptère monétaire » auraient été appliquées pour injecter dans nos économies une partie de nos avoirs extérieurs bloqués dans le Compte d’opération au profit du Trésor français et qui se chiffraient à 14 000 milliards deFCFA en 2015 ; Ces avoirs auraient permis à l’argent de « circuler en travaillant » pour éviter le piège du surendettement et l’humiliation que nous fait subir l’Occident, en nous faisant passer pour d’éternels mendiants. Une perversion qualifiée par le président Thabo M’Beki de «Système mondial de domination du plus grand nombre par quelques-uns disposant de la prééminence du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique».

Le gouverneur Abdoulaye Fadiga a partagé ses choix moraux et éthiques avec des milliers de cadres africains. C’est pourquoi j’en appelle à la conscience de tous ces milliers de cadres de « l’aventure Fadiga » qui, comme Tiémoko Marc Garango, Intendant militaire, ministre burkinabé des Finances et coordonnateur de toute la réforme à l’époque, doivent réagir : Il nous faut, contre vents et marées, pérenniser l’héritage du gouverneur Fadiga, puisque « les choses semblent toujours impossibles jusqu’à ce qu’on les réalise », selon le président Nelson Mandela.

BERTHE IPOU HONGA Ex directeur adjoint et conseiller du directeur national pour la Côte d’Ivoire Membre fondateur de l’Etablissement financier à caractère bancaire, CREDIT SOLIDAIRE Côte d’Ivoire.

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