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Mise à jour 4:30 AM UTC, Jan 29, 2022
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Ce n’est pas le budget qui fait la Can. Ce sont les joueurs qui vont la Can sur le terrain.

Spécial Ce n’est pas le budget qui fait la Can. Ce sont les joueurs qui vont la Can sur le terrain.

Audit de la FIF, mauvaise gestion, Eléphants, CAN, etc. : Mariam Dao Gabala casse les papo 5 janvier 2022 

Mariam Dao Gabala, commité de Normalisation de la FIF La présidente du Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (CN-FIF), Mariam Dao Gabala a accordé une interview, vendredi 24 décembre à son Cabinet, afin de se prononcer sur plusieurs sujets concernant sa mission. Elle est revenue également sur l’affaire des chèques des clubs qui étaient absents lors de sa dernière concertation, le 18 décembre dernier. 

Vous avez déclaré au cours de votre dernière conférence, qu’en vue de la Can, le staff du sélectionneur Patrice Beaumelle serait renforcé. A quel niveau, êtes-vous avec ce sujet.

Une question à 2 niveaux. Il y’a l’encadrement technique et l’encadrement administratif. Effectivement au niveau de l’encadrement administratif, nous avons eu des changements. Nous avons sorti une décision qui nomme l’équipe qui va encadrer les Eléphants. Donc on a un coordinateur général, qui fait office de Manager, on a aussi le Media officer qui ont été changés. Et y’a certains postes qui ont été supprimés.

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Comme vous savez, on est dans une période de contingences où il faut aussi optimiser du côté des dépenses. Nous avons voulu créer aussi au niveau des Eléphants, une ambiance calme, apaisée où ils vont se sentir à l’aise, où il n’y aura pas de rumeurs. C’est ce qui nous a motivés lorsque nous avons fait ce réaménagement administratif. Et puis en tant que Comité ou administrateur, nous avons besoin de travailler avec des personnes à qui nous avons confiance.

En ce qui concerne les aspects techniques, évidemment nous en avons parlé la dernière fois. Il y’a toute une équipe d’anciens joueurs qui vont aider, si j’ose dire, le Coach Beaumelle. On est rentré en contact avec Yaya Touré, Didier Drogba on est pourparlers avec d’autres. Mais en fait ce sont des personnes qui vont un peu être d’appoint pour non seulement aider à motiver les joueurs, mais qui vont aussi offrir leur compétence au coach Beaumelle.

Le chronogramme de la dernière étape de la normalisation est-il tenable ?

Le chronogramme est tenable si tout le monde y met du sien. Parce que, qu’est-ce-qui nous reste à faire ? Il nous reste 3 Assemblées générales à organiser. L’Assemblé générale d’adoption des comptes et du quitus, l’AG de révision des textes et l’AG élective. Donc si nous réussissons à faire les 2 Assemblées générales, adoption des comptes et révision des textes au mois de février, il n’y a pas de raison pour ne pas arriver au mois de mars. Disons que c’est nous-même qui avons donné ce chronogramme à la FIFA, pour leur dire que c’est tenable dans ces trois mois à venir.

Avez-vous reçu le document de la prorogation de votre mission ? 

Oui, nous allons la diffuser aux clubs dès aujourd’hui. Et une fois qu’on aura diffusé aux clubs, on la diffusera à la presse. Je tiens toujours à dire que les clubs sont nos premiers interlocuteurs. Donc c’est à eux d’avoir la première information avant que ça n’aille au grand public. Donc donnez-moi au moins l’honneur de leur faire honneur. En disant vous êtes les premiers destinataires d’un certain nombre d’informations.

Donnez-nous les difficultés fondamentales du premier délai qui n’a pas été respecté.

La difficulté, elle était de 2 ordres. Le premier ordre, c’est par rapport à l’adoption des comptes. Par rapport à l’adoption des comptes, nous avons dû refaire avec le commissaire aux comptes tout le trajet de certification. Donc les inventaires, on a dû les refaire, on a dû les refaire même 4 fois. On a dû envoyer une équipe en Europe pour faire l’inventaire qu’il y’a en Europe. Il a fallu circulariser l’état. Pourquoi ? Parce que dans le premier rapport, il y avait une réserve sur une enveloppe qui était tellement importante qu’il fallait réduire ces réserves-là au minimum pour avoir une situation très claire de l’institution. Dans ses réserves, il y avait un volet qui s’appelait créances à l’État. 

Donc il a fallu circulariser l’Etat pour savoir vraiment est-ce que vous devez ça à la FIFA ?

L’État a répondu, les fournisseurs ont répondu, les banques ont répondu. Donc en ce moment-là, il nous faut passer un certain nombre d’écritures en accord avec le commissaire aux comptes, pour qu’une bonne fois pour toutes la situation soit clarifiée. Donc ç’a été un travail de longue haleine. 

Mais ç’a été un travail qui a été payant parce que tout le monde a répondu. Par exemple, la question des comptes ç’a retardé, c’était juste une question de mécanique et une question de méthodologie. Nous pensions que ça allait aller plus vite, parce qu’en pensant qu’un certain nombre d’étapes avaient déjà été faites. Mais on a repris toutes les étapes à zéro pour que une bonne fois pour toutes on ait des comptes clairs, transparents qui reflètent la réalité même de l’institution.

Mariam Dao Gabala : « J’ai l’assurance que nous allons battre les Lions qui se disent indomptables » Mariam Dao Gabala a accordé une interview à son Cabinet, afin de se prononcer sur plusieurs sujets concernant sa mission

Par rapport aux textes, le code électoral, il est prêt depuis. Donc c’est vraiment sur les statuts qu’il y’a eu beaucoup d’allées et venues avec la FIFA. Et c’est très clair, vous allez voir quand vous allez le recevoir que, dans la note de prorogation, ils ont bien mis en exergue que ç’a été un travail de va-et-vients. Vous savez, le monde du sport évolue, les textes évoluent et même à la FIFA les textes évoluent.

Les textes d’hier ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui. Donc par rapport à la FIFA, ils ont fait 2 genres de revue. La première revue a été de s’assurer que les points essentiels pour la FIFA sont fixés dans les statuts. Il y’a des points essentiels qu’on ne peut pas enlever qui sont des points qui sont commune à toutes les Fédérations mais ils veulent voir ces points-là exister dans les statuts. 

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Le deuxième aspect, ils ont regardé les aspects innovants qu’on a apportés, et ils ont approuvé certains, il y en a d’autres ils nous ont dit écoutez, votre proposition est intéressante, elle est même valable mais dans le cas particulier de votre Fédération, avec tous les conflits qu’il y’a, si vous les mettez en œuvre, on dira que vous avez envoyé ça pour éliminer certains candidats ou bien pour organiser une fraude électorale. Et ça, je vais vous donner un point particulier. Quand nous avons fait la revue des clubs, on les a rencontrés tous. 

Mariam Dao Gabala a accordé une interview à son Cabinet, afin de se prononcer sur plusieurs sujets concernant sa mission 

Les clubs de district et les clubs de région ont toujours dit qu’ils ne comprenaient pas pourquoi ils n’étaient pas représentés à l’Assemblée générale. Ils ont même fait des propositions. Fort de ça, nous avons fait une proposition de les intégrer par représentation, au niveau des statuts en tant que membres actifs. Ils (FIFA) nous ont dit, c’est vrai, il faut élargir la représentation mais aujourd’hui si vous le mettez, on va dire que vous avez privilégié peut-être un candidat par rapport à l’autre.

Que ce sont les personnes de tel candidat. Donc ils disent, pour éviter la polémique, une polémique inutile autour, ne le mettez pas. Par contre, on est d’accord sur le principe. Ce principe pourrait être mis en œuvre par le Comité qui sera élu. C’est juste pour vous dire que ça fait des allers-retours. On a eu notre réunion le 18 décembre, on a reçu les textes le 17 décembre à 00h28 minutes. Pour dire la dernière revue de la FIFA est arrivée le 17 à 00h28 minutes. 

Donc on ne pouvait pas diffuser un texte sans savoir l’accord de celui qui nous a mandaté, qui est, si j’ose dire, la maison mère, de la FIF qui est tenue de respecter aussi les critères de la FIFA et de la CAF. Voilà, je pense que ç’a été ça mais le rythme de travail a été intense. On ne peut pas mobiliser des sommités du droit comme Pr Martin Bléou ou comme Me Abbé pour un travail qui ne sera pas à la hauteur. Donc c’est un travail qui a été fait avec tout le sérieux et avec toute la rigueur.

Le non-respect des délais ne peut pas être considéré comme un échec ? 

Non ce n’est pas un échec ! Je dis souvent que la fin d’une chose est mieux que son commencement. Ce n’est pas un échec. Si c’était dû au fait qu’on n’avait pas été capable de produire les textes, ç’a aurait été un échec. Mais on a produit les textes, on les a peaufinés, avec celui qui nous a mandatés, et c’est ce peaufinement qui a pris du temps.

Fifa : Vers un Mondial bisannuel avec des équipes différentes C’est comme ça que je le vois, au contraire, ça nous permet d’avoir des textes qui vont répondre au besoin des clubs et aussi répondre au besoin de la FIFA. Je pense que c’est bien pour ça qu’ils ont demandé qu’on revoie les textes et c’est pour ça qu’ils ont choisi des sommités comme le Pr Martin Bléou et Me Abbé pour la révision des textes. Donc ce n’est pas dû à notre seul vouloir. Le code électoral était prêt depuis mais on attendait de nous mettre d’accord sur les statuts. 

Donc quand vous me demandez si on a reçu les textes, oui on a reçu les textes, on les a déjà même distribués aux clubs qui pourront les regarder. À partir du 27 de ce mois, le Pr Bléou va rencontrer les clubs de Ligue 1, on a fixé des dates pour les clubs de Ligue 2. Il va les rencontrer à partir du 27 décembre et après, sur toute la durée du mois de janvier pour qu’on aille à une Assemblée dans un environnement où tout le monde a compris le pourquoi et le comment les textes ont été faits.

Quelle est votre version sur l’histoire des chèques des clubs que vous auriez bloqués pour punir les absents à votre réunion de concertation du 18 décembre dernier ?

Ma mission n’est pas de punir, ma mission n’est pas de contester, ma mission n’est pas de salir. Ma mission c’est de ramener la paix et de ramener la normalité au sein de la FIF. Ceux qui ne sont pas venus, c’était leur droit. Ils ont leur droit de venir, ils ont le droit de ne pas venir, ce n’est pas un souci. Il s’est trouvé que la réunion s’est tenue le samedi 18, le 19 décembre je suis allée à Yamoussoukro pour le Sénat.

A mon retour du Sénat j’ai remis, puisque tout était parti avec moi à la maison. J’ai remis les éléments à la comptabilité qui a donné. Je ne vais pas quand même sacrifier ma mission du Sénat, je veux dire juste pour des chèques d’ailleurs, ce sont des chèques, je ne peux pas le donner à n’importe qui je veux dire. Je les ai gardés dans un coffre-fort pour pouvoir les remettre à qui de droit. C’est tout simplement ça ma vérité. Il fallait que je sois au Sénat pour la session plénière et c’est exactement ce que j’ai fait. On ne va pas tout sacrifier pour la FIF quand même. On a d’autres missions. 

Mariam Dao Gabala : « Si l’Africa Sport est descendu en deuxième division c’est sa faute » Cette question m’inspire. Il y’a eu un audit au sein de l’institution. On a entendu tellement de choses.

Que révèle le rapport de l’audit concrètement ? 

L’audit, je l’ai dit qu’il y avait que les clubs qui devraient l’avoir en premier lieu .Et vous savez que un rapport d’audit, y a des clauses de confidentialité et ces clauses de confidentialité disent que l’audit doit aller aux commanditaires. Nous sommes là pour les clubs et donc c’est aux clubs que ça devait aller. Et je voulais vous prendre à témoin. Est-ce que depuis que nous sommes là, nous avons dit ce qu’il y avait dans l’audit ? Donc quiconque commence à s’excuser s’accuse. Nous, nous avons tenu parole. Nous avons dit que les résultats de l’audit, c’est aux clubs que cela doit aller en priorité.

Vous avez la FIFA, vous avez les clubs et vous avez l’Etat. Voilà les 3 personnes destinataires de l’audit. Par rapport à la clause de confidentialité même, et parce que ce n’était que la première phase de l’audit, nous avons demandé aux clubs de venir le consulter sans en prendre copie. Parce que derrière, il y a aussi la notoriété du Cabinet, donc on ne peut pas recopier comment ça. Et ce n’était que la première phase de l’audit et ça, je voulais le dire. On n’a jamais accusé personne. Jamais. Je vous prends à témoin et je vous dis de me sortir à quel moment nous avons pu en tant que Comité de normalisation, indexer qui que ce soit, jamais.

Donc les résultats de l’audit sont restés secrets, enfin ils sont restés au niveau des clubs, pour la première partie, au niveau de l’Etat et à notre niveau. Donc quand vous nous demandez la réalité de l’audit, demandez à ceux qui ont commencé à parler des éléments de l’audit dont la presse. Nous allons en parler en temps opportun. Toujours par rapport à cet audit, on nous parle d’audit contradictoire. Et je pense que là, il ne faut pas bluffer les Ivoiriens. Il ne faut pas bluffer les Ivoiriens. 

Depuis quand est-ce qu’il est exigé un audit contradictoire s’il n’y a pas accusation ?

Ca, c’est la première des choses. L’audit n’a pas été fait pour accuser qui que ce soit. L’audit a été fait pour faire un état des lieux. L’état des lieux a été fait, mais personne n’a été accusé donc si vous commencez à vous défendre par rapport à l’état des lieux, ça veut dire que vous vous accusez. En tout cas, l’accusation ne vient pas de nous. Le moment n’est pas arrivé d’y aller. Nous attendons la deuxième partie de l’audit. Donc ça, c’est déjà un élément, soyons clair.

Deuxième élément, les clubs eux-mêmes ont élu un commissaire aux comptes, que fait le commissaire aux comptes pour certifier les comptes ? Il fait un audit.

N’est-ce pas le meilleur audit contradictoire que nous pouvons avoir ?

Puisqu’il est élu par les clubs et il est indépendant. Donc nous avons commandité un audit indépendant, les clubs eux-mêmes de par leurs statuts et de par la règlementation, ont commandité un commissaire aux comptes qui, lui, va faire son audit. Donc est-ce qu’on a besoin encore de faire un troisième audit ? Si on a besoin d’aller à un troisième audit, c’est que vraiment y’a un besoin de justification quelque part. 

Pour l’instant, nous n’avons rien dit, donc voilà. Et je veux dire, bon Dieu, ce n’est pas la première fois qu’on remplace, si à chaque changement de Conseil d’administration dans une société ou dans une association, on doit passer le temps à faire des audits contradictoires, la vie de l’association va s’arrêter. C’est pas la première fois qu’on change de Conseil d’administration, ce n’est pas la première fois qu’on change de Direction même à des plus hauts niveaux, dans des banques etc. Il n’a jamais été question de recevoir l’équipe pour expliquer.

Expliquer quoi si tout est clair. Je me pose la question, expliquer quoi si tout est clair ?

Deuxièmement nous n’avons pas changé l’équipe en place. Ceux qui ont passé les écritures sont encore là. Et c’est ceux qui ont passé les écritures qui doivent justifier, c’est ceux qui ont conservé les états financiers, les pièces justificatives qui doivent être interrogés, ils sont là. Ils ont été interrogés par les auditeurs, ils ont été interrogés par le commissaire aux comptes, Il n’y a pas besoin d’aller justifier encore quoi que ce soit.

Donc je voudrais rétablir ici la vérité et dire qu’il ne faut pas prendre les Ivoiriens pour des analphabètes. Il y a des règles dans les audits et les clubs ne sont pas non plus des analphabètes, c’est pas la première fois qu’ils ont des commissaires aux comptes et c’est pas la première fois qu’on change de président, qu’on fait un audit, et qu’on ne crie pas au complot et qu’on ne crie pas à l’audit contradictoire etc. Les choses se sont faits de façon pacifique et ils peuvent se faire de façon pacifique.

Mariam Dao Gabala, présidente CONOR-FIF Mariam Dao Gabala, présidente CONOR-FIF Quelles sont les rémunérations des membres du CN-FIF ?

 Le travail que nous faisons est bénévole, il est bénévole. Nous jouons le rôle de Conseil d’administration, il est bénévole. Ce que la FIFA nous donne, c’est ce qu’ils appellent les éléments de défraiement de frais et je vous assure que moi, en tant que consultante internationale, c’est une journée de consultance internationale pour moi. Et ça n’a rien à voir avec les rémunérations que j’ai de part et d’autre. Il y en a qui disent on gagne 17 millions, 27 millions, 20 millions. Comme je dirais à mes amis du Comité de normalisation, comme on dit d’accepter que je dise que ce qu’on nous donne comme défraiement de frais c’est 2000 dollars. 

Et ces 2000 dollars, ça fait peut-être 6 mois qu’on ne les a pas réclamés tellement on est pris là-dedans, c’est les factures que nous faisons, que nous ajoutons à nos rapports. Cela me permet aussi de ramener la vérité sur un certain nombre de choses. Quand vous avez une mission internationale, quand elle vous confie une mission, tout ce que vous faites, même votre méthodologie, vous vous mettez d’accord avec eux par rapport à cette méthodologie. J’ai vu dans les journaux, on attaque un certain nombre de choses. Il faut être professionnel jusqu’au bout. On ne peut pas venir, être mandaté par la FIFA et faire des choses sans l’accord de la FIFA. Tous les mois, nous faisons un rapport à la FIFA. 

Nous nous sommes décidés de le faire tous les 3 mois. Parce que c’est trop, prenons et même pour le dernier semestre c’est plutôt 4 mois que nous avons fait. Donc dès notre arrivée, on a commencé par fixer le cadre en disant, écoutez pour que nous travaillions vu l’environnement, voilà ce dont nous avons besoin. Ça nous a même pris un mois de négociation avec eux. On ne peut pas demander à un Comité de venir sans qu’il ait une assistante. Même l’assistante, ç’a été négocié avec eux. On ne peut pas demander que nous arrivions, que nous ayons un travail à faire dans un environnement délétère sans avoir un directeur de Cabinet, c’est ce qui a été fait.

L’experte comptable, écoutez, si on vous demande, vous faites un audit, vous gardez les mêmes personnes qui sont là, vous avez besoin d’un expert-comptable pour s’assurer que les choses se passent bien, et c’est ce que nous avons fait. Les termes de référence de l’expert-comptable, sa rémunération, tout a été validé avec la FIFA et elle est en rapport quotidien avec la FIFA pour leur donner les informations dont ils ont besoin. Donc aucun recrutement n’a été fait sans la Fifa. On leur a dit si vous voulez que notre mission se passe très bien, voici les points dont nous avons besoin. Et ça, ç’a été fait, on a discuté pendant un mois, on s’est mis d’accord dessus et on a enclenché.

Mais c’est tellement naturel, que je ne comprends pas qu’il y ait des polémiques dessus. Prenez même un nouveau président de Conseil ou un nouveau directeur général, il vient toujours avec son équipe derrière pour l’aider. C’est peut-être des personnes qui n’ont jamais eu de gestion au niveau international donc ils se plaignent peut-être du fait que cela ait été fait mais quand vous êtes à l’international, c’est quelque chose qui se fait naturellement et tout a été fait avec l’approbation de la FIFA. De la même manière l’audit même de l’état des lieux que nous avions fait, il a été fait avec l’approbation de la FIFA.

Les termes de références, l’appel d’offres, la sélection des Cabinets tout a été fait avec eux. Enfin, c’est mal nous connaitre de penser qu’on fait des choses. Je veux dire je préside des Conseils d’administration internationaux, et je suis même une rigueur personnelle pour moi de transmettre au niveau national les rigueurs que je maintiens au niveau international. Donc pour moi, c’est quelque chose de tout à fait normal et je voulais revenir dessus parce que je trouve que quelque part, salir l’honorabilité de ces personnes, c’est quelque chose qui mérite qu’on réfléchisse par deux fois avant de le faire. 

Mariam Dao Gabala : ‘’Je suis reconnaissante au Président Ouattara de m’avoir nommée sénatrice’’ Ce n’est ni honorable pour la Cote d’Ivoire ni honorable pour les cités qui le font. Ils pensent peut-être qu’ils atteignent des personnes qui sont venues nous aider mais en fait c’est leur propre honorabilité et leur propre conscience personnelle qu’ils exposent à ce niveau-là. Donc c’était important pour moi de revenir dessus parce que, c’est quelque chose de tout à fait normal, c’est une pratique normale de management au niveau international et ça devrait se faire aussi au niveau national. Donc on est toujours dans notre rôle de normalisation d’emmener une standardisation de la procédure à ce niveau-là. 

Est-ce vrai que le CONOR-FIF a recruté des experts et des assistantes pour sa mission ?

Si oui, avez-vous obtenu l’accord de la FIFA pour ces recrutements ?

Oui, nous avons recruté des assistantes pour notre mission, c’est tout à fait normal. Vous rentrez dans un environnement qui est délétère. Vous rentrez dans un environnement avec des suspicions, vous venez avec votre équipe. Et cette équipe a été approuvée et le financement pour cette équipe a été donné. Dans n’importe quelle transition, ce sont des choses qui se font. Donc il n’est pas question d’aller chercher le sexe des anges, c’est quelque chose qui est tout à fait normale, il suffit d’être habitué à une gestion internationale et ce sont des choses qui se font naturellement. 

La normalisation à un personnel qui est rémunéré mensuellement par la FIFA ?

Oui parce qu’ils ont des contrats de mission, et ce sont des contrats de missions et leur mission s’arrête avec la normalisation. On n’a fait aucun recrutement à durée déterminée. Ce sont tous des contrats de missions qui sont liés à la mission de la normalisation. 

Le CONOR-FIF bénéficie-t-il de moyens financiers de la FIFA ? 

Oui, puisque nous avons fait un budget de fonctionnement et ce budget de fonctionnement a été adopté. Donc n’on a aucun souci là-dessus. C’est un financement Fifa, il y a même un compte spécial du Comité de normalisation qui a été ouvert pour ces aspects-là. Donc tout est transparent, la Fifa est informée. Nous avons dit que nous allons travailler avec 3 critères, la transparence, la rigueur et le professionnalisme. Et c’est avec ça que nous travaillons. Evidemment la rigueur peut déranger mais c’est ce qui nous faut apporter. La transparence peut déranger mais c’est ce qui nous faut apporter. C’est ce sur quoi on s’est mis d’accord dès le début quand nous avons commencé notre mission.

Madame la présidente, bénéficiez-vous aussi d’un financement public dans le cadre de cette mission

Pour le CONOR non, le financement public est destiné à la FIF et au fonctionnement de la FIF. Nous avons les subventions qui nous permettent de payer des subventions aux clubs etc. Donc c’est normal, la loi sur le sport nous permet de bénéficier de la parafiscalité et c’est cette parafiscalité qui permet en gros à la FIF de fonctionner. Par exemple, pour booster le football féminin, la Fifa a un budget spécial football féminin. Et donc pour pouvoir relancer le championnat de l’année dernière, nous avons dû solliciter ce budget pour que ce championnat puisse avoir lieu. Et pour cette année, ça va être la même chose, nous allons solliciter un budget spécial de la FIF pour que ce championnat ait lieu. Tout ça, c’est pour ne pas peser sur les charges récurrentes de la FIF.

Avez-vous eu l’accord de la Fifa pour faire des audits ?

Oui, un audit c’est l’audit de l’état des lieux et l’audit organisationnel. Je peux aller plus loin pour dire que pour l’audit organisationnel, la Fifa a même envoyé une mission ici, en accord aussi avec la Caf pour faire un audit organisationnel, pour savoir comment la FIF est organisée, quelles sont les méthodologies, au niveau de la répartition des postes et même au niveau du système de fonctionnement. Là, nous avons attiré leur attention sur 2 choses. Il n’y’a pas un système d’information intégré. Ce qui est important pour toute structure de cette envergure. Le système comptable lui-même il est largement défaillant. Donc ça aussi, ils en sont conscients.

Et eux, ils en sont tellement conscients qu’ils ne peuvent pas avoir en leur sein une Fédération qui travaille avec un système comptable qui n’est pas homologué. Donc c’est eux-mêmes dans leur intérêt d’aider la Fédération à mettre en place un système intégré et ce système, ils ont été informés, ils vont aider le prochain Comité à mettre en place ce système. Donc ils ont été informés de tout ce que nous faisons de nos étapes, de nos difficultés, de nos succès, ils sont informés de tout. Alors, je reviens, les recrutements que nous avons faits, ce sont des recrutements pour la mission. C’est très clair. Ce ne sont pas des recrutements à durée indéterminée etc.

N’avez-vous pas outrepassé votre mission comme l’affirment certains acteurs ?

Ça veut dire quoi outrepasser notre mission ?

N’importe quel manager, n’importe lequel qui vient prendre une institution en difficulté, la première des choses qu’il fait, c’est un audit de l’état des lieux. S’il ne le fait pas, il se condamne lui-même, c’est naturel. Si nous ne l’avions pas fait, alors nous aurions manqué de professionnalisme. Evidemment que l’audit a été fait, avec leur accord. Si ce n’était pas dans notre mission, ils n’auraient pas donné leur accord, ils n’auraient pas regardé l’analyse des offres, ils n’auraient pas regardé un certain nombre de choses.

Mais c’est tellement naturel que maintenant je me pose la question pourquoi l’audit fait tant peur ?

Pourquoi l’audit fait tant peur ?

Qu’est-ce qu’il y a à cacher ?

Et tout ce qui est caché se saura.

Mais pourquoi ça fait tant peur ?

Dès qu’on dit audit, les gens ont peur. 

Mais l’audit est un acte normal, c’est un acte normal. Ne pas faire un audit, c’est ça qui est anormal. La preuve, c’est que même les clubs en élisant un commissaire aux comptes, donnent l’autorisation à ce commissaire aux comptes de faire un audit pour certifier les comptes qui lui sont proposés.

Pourquoi une nouvelle équipe dirigeante ne ferait pas un audit ?

Qu’on me dise, qu’on me donne des exemples d’une prise en main d’une institution sans faire un audit. Si la prise en main de l’institution se fait d’une façon normale, sans incident, sans accroc, il n’y a peut-être pas un besoin de faire un audit mais dès lors qu’il y a problème, dès lors qu’il y a contestation, pour nous protéger nous-mêmes, on a besoin de faire un audit.

FIF : Mariam Gabala Dao dévoile sa feuille de route Maintenant pourquoi avoir peur de l’audit ?

C’est la question que je me pose, c’est un acte de management normal. Je répète, c’est un acte de management, ce n’est pas un acte extraordinaire, c’est normal. Et même dans les grandes sociétés, et c’est ce que nous voulons recommander pour la FIF, il y a ce qu’on appelle des auditeurs internes et la Fifa recommande que nous ayons des auditeurs internes. Ils l’ont recommandé depuis des années, ça n’existe pas à la FIF.

On gère des milliards, y’a pas d’auditeurs internes mais l’audit est un acte normal et naturel.

Vous envoyez votre enfant au marché, il revient, vous lui dites, faites-moi le point, ce n’est pas un audit ?

Donc qu’est-ce qu’il y a de compliqué là-dedans et pourquoi ça fait tant peur ?

C’est la question que je me pose mais c’est un acte normal et les Ivoiriens doivent savoir que c’est un acte normal qui se fait dans la vie de tous les jours dans toute société responsable, il faut un audit.

En ce qui concerne la préparation des Eléphants, pourquoi le choix sur l’Arabie Saoudite que de choisir Abu Dhabi ?

Quand nous sommes arrivés, nous avons demandé pour la préparation des Eléphants, est-ce qu’il y a un contrat avec Abu Dhabi ? On n’a jamais pu nous produire de contrat avec Abu Dhabi. Et il se trouvait qu’Abu Dhabi coûtait de l’argent à la Côte d’Ivoire. Et nous sommes rentrées en contact avec l’Arabie Saoudite, ils ont même fait une mission ici, ils nous ont offert de préparer les Eléphants dans les mêmes conditions d’hébergement, de stade ils ont un plateau technique au niveau de la santé, formidable, ils nous l’ont proposé et mieux, ils ne nous l’ont pas proposé seulement pour l’équipe nationale A, ils nous l’ont proposé aussi pour l’équipe féminine, pour l’équipe des cadets. 

Ils nous ont proposé même de la formation pour les arbitres, pour les entraineurs, on vous offre la formation de votre staff, je ne vois pas pourquoi on va refuser l’offre. Nous avons accepté leur offre de préparer les Eléphants en Arabie Saoudite. C’est le même climat qu’Abu Dhabi. Ils seront juste un peu plus encadrés. C’est tout, y’a rien d’autre derrière. Et comme dit le ministre, ça nous a permis de faire des économies sur le budget de préparation des Eléphants. 

Ce n’est pas le budget qui fait la Can. Ce sont les joueurs qui vont la Can sur le terrain. Et je pense qu’en tant que normalisation, nous essayons d’avoir une efficience dans les budgets que nous proposons et dans les budgets que nous exécutons. Parce que après tout, ce sont vos impôts, et ce sont nos impôts et notre rôle c’est de nous assurer que ces montants qui sont mis à disposition sont utilisés de façon efficiente et pour le bénéfice de tous .C’est ça qui nous anime, ce n’est rien d’autre. 

Il avait été fait cas de la mauvaise ambiance au sein de l’encadrement des Eléphants lors de la rencontre de Yaoundé.

Qu’avez-vous entrepris pour assainir la situation ? 

Non, il n’y a pas eu de mauvaise ambiance. Je veux dire tout est dans l’ordre. Comme je leur dis, ce sont mes enfants, je leur dis écoutez, j’arrive là-bas, je fais 3 à 4 jours avec vous pour vous remonter le moral pour vous tirer les oreilles si ça ne va pas, mais je serai avec vous. Donc il n’y a aucune mauvaise ambiance. Et de toutes les manières, je pense que des journalistes seront là-bas, ils verront. La nature ne peut pas vous faire mère d’un groupe et puis vous allez avoir des dissensions à l’intérieur. Il faut se poser des questions. On a changé l’équipe d’encadrement parce que des objectifs de certaines personnes dans l’équipe d’encadrement, c’était de créer la zizanie avec des rumeurs etc. Tout ça, ça va s’arrêter, et ça s’est arrêté. Donc, il n’y a aucun souci. 

Le 23 novembre, Madame, lors de votre conférence de presse, vous avez dit que les joueurs ont demandé une augmentation.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

C’est fait.

On peut savoir à combien s’élèvent les primes ? 

Non, c’est une clause de confidentialité. Ça reste une clause de confidentialité mais sinon c’est fait. Alors c’est normal, non seulement on a augmenté la prime, mais alors pour revenir au budget, on dit, le gouvernement a saqué le budget de Mme Dao, c’est que les gens ne savent pas comment ça se passe.

Quand on prépare une Can, que ce soit Mme Dao que ce soit l’équipe qui va venir après moi, que ce soit l’équipe qui est passée avant moi, la Fif prépare un budget qu’elle propose à l’arbitrage. L’arbitrage est fait par le ministre lui-même et dans l’arbitrage, quand vous avez un budget, vous avez non seulement le budget de la Fif avec des joueurs, vous avez le budget de la délégation du ministre qui va, vous avez plusieurs aspects qui rentrent dans le budget et le Cnse, il n’y a pas que la Fif qui gère ce budget. 

Donc une fois que l’arbitrage est fait, le ministre prépare une communication en Conseil des ministres et lorsque c’est validé, les budgets sont mis à disposition et ce budget, il est même géré par l’Office national des sports. Donc il n’y a pas de budget de Madame Dao. C’est un budget qui est proposé, c’est un budget qui est fait ensemble et c’est un budget qui est proposé, donc y’a tout un processus par derrière. Et je reviens encore, ce n’est pas le budget qui fait la Can. Dépenser pour dépenser ce n’est pas ça qui fait une Can, ce n’est pas ça qui fait l’efficience d’un groupe. Non seulement les primes ont été augmentées, nous économisons plus de 500 millions par rapport à la préparation des Eléphants en Arabie Saoudite. On devait nous féliciter des économies.

On se plaint que le budget, est-ce que le budget c’est pour Mme Dao ?

D’ailleurs, on devait nous féliciter parce qu’avec moins de préparations, on met les Eléphants dans les meilleures conditions pour jouer.

Est-ce que c’est le budget qui fait la préparation ?

Est-ce que c’est le budget qui met le ballon dans le pied des Eléphants ?

J’essaie de comprendre cette mentalité de budgétivore que nous avons. Peut-être que c’est le fait de travailler à l’international qui nous emmène à avoir ce type de rigueur mais on est obligé d’y aller quand même.

Nous sommes pratiquement à la fin de l’interview, votre message de mobilisation autour des Eléphants ?

Mon message de mobilisation pour les Eléphants, je dirai simplement que quand les Eléphants jouent, c’est toute la Côte d’Ivoire qui joue. Donc je voudrais revenir encore au message que j’ai l’habitude de donner, quand les Eléphants jouent, c’est une nation qui joue. C’est un drapeau qui est défendu, et c’est une équipe qui se bat. Donc je dirai simplement tous derrière les Eléphants. Pour que notre drapeau flotte au Cameroun, ça ne sera pas facile parce que les Camerounais veulent aussi remporter la Coupe.

Mais avec la grâce de Dieu, cette Coupe reviendra en Côte d’Ivoire. Je pense que les Eléphants ont compris, après leur défaite pour la Coupe du monde, ils ont compris qu’on n’a plus beaucoup droit à l’erreur et je pense qu’ils sont tous mobilisés pour le faire. Ils disent qu’ils vont surprendre les Ivoiriens, et je les crois. Parce que c’est quand on ne croit pas en eux qu’ils nous surprennent. Quand on croit en eux bon évidemment. Donc je dirai ayez foi, ils vont vous surprendre, ils vont vous surprendre agréablement.

Source Nouveau Réveil

Dernière modification lejeudi, 06 janvier 2022 03:26