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Côte d’Ivoire, Ghana : réveillez-vous ! La Chine exporte du cacao vers la Belgique

Premiers fournisseurs mondiaux, les exportateurs africains de cacao ne touchent que 5 % des revenus de l’industrie du chocolat, sur un total annuel mondial de 130 milliards de dollars. Ils doivent maintenant faire face à l’arrivée de la Chine sur le marché.

 Agroalimentaire : le défi de la transformation Côte d’Ivoire, Congo, Tchad : les sucriers, Somdiaa en tête, repassent à l’offensive Sucre : comment la Côte d’Ivoire veut devenir autosuffisante en cinq ans En 2013, Mondelez, la société mère de Cadbury Australia, avait annoncé qu’elle allait investir 59 millions de dollars dans des essais de culture de cacaotiers le long de son usine de Hobart, en Tasmanie, au nord de l’Australie. Le but était d’augmenter la production annuelle de fèves.

Cela aurait dû être un premier signal d’alarme pour les producteurs africains. C’est désormais la Chine qui se lance dans la production de cacao, avec des projets expérimentaux qui ont déjà permis l’exportation de fèves vers la Belgique.

L’Afrique subsaharienne fournit aujourd’hui 86 % de la production mondiale de fèves de cacao, les 14 % restants étant apportés par le Brésil (12 %) et Trinidad-et-Tobago (2 %), mais elle ne touche que 5,35 % des revenus générés par l’ensemble de l’industrie (de la fève brute aux tablettes de chocolat).

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 Pourquoi ? Pour certains, cela tient au fait que l’Afrique consomme elle-même peu de ses produits dérivés, avec seulement 1 % de la consommation mondiale.

 D’autres estiment que l’Afrique, contrairement à l’Europe, n’a pas encore la capacité technique de construire des modèles intégrés pour transformer la matière première en produits finis et gérer la chaîne d’approvisionnement.

D’aucuns mettent en avant le manque d’investisseurs industriels, dû à des conditions d’emprunt difficiles (taux trop élevés, garanties exigées trop strictes), d’une préférence pour la liquidité et plus globalement d’un manque de confiance dans l’économie.

Une vision trop réduite des choses Ces trois arguments sont tout à fait recevables. Mais si nous ne parvenons pas à capter plus de la valeur de la chaîne d’approvisionnement c’est parce que nos petits exploitants agricoles, nos coopératives, nos organismes de réglementation et les gouvernements en place ne voient pas assez grand.

Ils laissent l’ensemble de l’industrie locale planter les fèves, les récolter et les vendre à des courtiers internationaux à des prix inférieurs à ceux acceptés sur les marchés internationaux des matières premières.

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La chaîne de valeur est donc biaisée, au détriment des pays qui dépendent de la production primaire. En effet, l’agriculture comprend quatre socles : la production primaire, le stockage, la transformation et la distribution, mais ces différents niveaux ne sont pas rémunérés de la même manière. Plus on avance dans la chaîne d’approvisionnement, plus on gagne.

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Menace chinoise C’est dans ce contexte inquiétant qu’il faut placer l’arrivée de la Chine sur le marché du cacao. L’Académie chinoise des sciences agricoles tropicales (CATAS) a travaillé à la culture du cacao dans la province de Haina et a récemment exporté 500 kg de fèves de cacao vers la Belgique, pour une valeur dérisoire de 3 044 euros (pour l’instant).

NOUS DEVONS CHANGER AU PLUS VITE LA FAÇON DONT NOUS PRODUISONS LE CACAO

Alors que le Cocobod du Ghana (l’organisme paraétatique qui organise la production de cacao du pays) a assuré que cette exportation chinoise n’avait rien d’inquiétant, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs agricoles du Ghana, Edward Kareweh, s’est montré lui beaucoup plus préoccupé. « Nous devons changer au plus vite la façon dont nous produisons le cacao dans ce pays. Nous utilisons des pioches et des couteaux dans nos exploitations depuis plus de 100 ans », a-t-il déclaré.

La Chine a compris qu’elle pouvait tirer parti de la fragilité du modèle africain en produisant suffisamment de fèves pour le vendre à l’Europe, dans le but de réduire sa balance commerciale due à l’importation de chocolat.

Elle songe même à développer ses propres industries pour fabriquer des barres de chocolat et d’autres produits dérivés qui serviront à nourrir 1,4 milliard de Chinois. La fève de cacao est riche, et peut être utilisée dans les barres de chocolat donc, mais aussi dans les préparations pour gâteaux, les aliments pour le petit-déjeuner, les boissons, la crème glacée.

Des solutions malgré tout Pour tenter de s’emparer d’une plus grande partie de la chaîne de valeur le Ghana et la Côte d’Ivoire ont créé un « Chocopec », avec un prix plancher en dessous duquel les agriculteurs ne peuvent pas vendre leurs matières premières.

Mais la décision du Cocobod au Ghana et du gouvernement ivoirien de fixer un prix plancher pour la fève est en réalité contre-productive. Car si l’Afrique subsaharienne contrôle 86 % de la chaîne d’approvisionnement mondiale en intrants primaires, elle ne contrôle pas la division « achat » des produits dérivés, ni les sections secondaire (autrement dit la fabrication) et tertiaire (la logistique et la distribution) de la chaîne de valeur ajoutée.

La réponse se situe en partie dans l’intégration en amont, c’est-à-dire par la substitution des importations.

 Certains pays comme la Côte d’Ivoire ont déjà entamé ce processus. Mais la plupart des additifs primaires nécessaires à la transformation du beurre de cacao en chocolat, comme le lait et le sucre, sont encore importés d’Europe.

 Cacao Cacao © Flickr/Licence CC

Pour que la Côte d’Ivoire puisse tirer pleinement profit de sa production primaire de fèves de cacao, elle doit en outre trouver des marchés dans son pays et sur le continent, car elle ne peut pas construire une chaîne d’approvisionnement sans acheteurs.

 Une solution envisageable serait de veiller à ce que le Nigeria développe son plan national de transformation de l’élevage (NLTP) dans le cadre de son programme de développement laitier. Cela lui permettrait de fournir à ses voisins les matières premières et les additifs nécessaires à la transformation du cacao, sans avoir à aller les chercher en Amérique du Sud.

 Autre possibilité, la construction au Ghana de fermes d’élevage entièrement mécanisées pour la production de lait, ou encore la mise en place de modèles verticalement intégrés pour pouvoir transformer la canne à sucre.

À LIRE Côte d’Ivoire-Ghana : bras de fer entre « l’Opep du cacao » et les négociants Ces projets doivent être débattus au niveau régional, par exemple lors des sommets économiques organisés par les dirigeants politiques du continent.

L’Institut de recherche sur le cacao du Ghana (CRIG) a de son côté produit des échantillons de produits issus de ses recherches sur les utilisations futures du cacao. Les usages futurs sont nombreux : cosmétiques, produits de toilette, engrais, boissons, biocarburants etc. La commercialisation des résultats de cette étude pourrait être très intéressante, à condition toutefois de trouver un financement privé.

Read this article in english on The Africa Report logo Repenser le modèle de financement Or les projets qui émergent ont en effet souvent du mal à se financer.

Aujourd’hui les entrepreneurs ne peuvent pas obtenir un prêt sans fournir aux banques des actifs physiques en garantie car il n’existe pas de système conçu pour analyser la solvabilité des emprunteurs. Autrement dit, il est impossible d’avoir accès au capital de long terme avec des garanties moins exigeantes.

Le cas d’Edmond Poky l’illustre bien. Cet homme d’affaires ghanéen, qui a obtenu un MBA à Columbia, a décidé de quitter son emploi chez Goldman Sachs pour créer son entreprise. Mais au moment du lancement de son projet, il n’a pu lever au Ghana que 2 millions de dollars sur les 40 qu’il espérait obtenir et a finalement dû se financer sur les marchés américains. Son entreprise, Niche Cocoa Processing Limited, a engrangé l’an dernier 120 millions de dollars de revenu.

 À LIRE Le renouveau attendu des banques agricoles en Afrique

 Seul un fonds d’investissement dédié aux entreprises aux entreprises ayant des modèles commerciaux et financiers bancables de transformer la fève de cacao en produits finis permettrait de lever ces obstacles au financement.

Les gouvernements, en partenariat avec la Banque africaine de développement, la Banque africaine d’import-export (Afrexim) et la Société financière africaine, ainsi que les banques de dépôt, doivent s’unir pour fournir des capitaux « patients », au coût raisonnable aux entrepreneurs ayant des projets intéressants.

 Comme le dit un célèbre proverbe chinois : « Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans, le deuxième meilleur moment est maintenant ». C’est aujourd’hui l’occasion pour le continent africain de récupérer sa part du gâteau.

source  https://www.jeuneafrique.com/1219115/economie/cote-divoire-ghana-reveillez-vous-la-chine-exporte-du-cacao-vers-la-belgique/

Mis à jour le 9 octobre 2021 à 10:24 Kelvin Ayebaefie Emmanuel Par Kelvin Ayebaefie Emmanuel

Kelvin Ayebaefie Emmanuel est le co-fondateur et le DG de Dairy Hills Séchage des fèves de cacao au Ghana © Nyani QUARMYNE/PANOS-REA

  • Publié dans Afrique

KKB « la Côte d’Ivoire face aux défis de la cohésion nationale et de la paix ».

KKB a salué la volonté « inébranlable » du président Alassane Ouattara « à promouvoir la paix », car, a-t-il expliqué, « sans la paix, il ne peut y avoir de développement ». Le ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale, Bertin Kouadio Konan dit KKB a présenté dans un discours chargé d’histoires et d’émotions son rêve aux ivoiriens.« Mon rêve est que demain, aucun ivoirien ne tire sur un autre ivoirien », a-t-il dit, souhaitant que « nous vivions ensemble comme auparavant, dans un pays stable, en paix ». 

Les festivités officielles de cette commémoration se sont déroulées à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative du pays en présence de plusieurs membres du gouvernement, de présidents d’institution et de diplomates.

La libation de la chefferie traditionnelle, les prières et les bénédictions conduites par les représentants des chrétiens et des musulmans ont constitué le premier acte de cette célébration présidée par le ministre d’Etat, ministre de la défense, Téné Birahima Ouattara, représentant le premier ministre, Patrick Achi.

 Ils ont tour à tour non seulement invité la classe politique à privilégier l’intérêt supérieur de la nation, mais également les populations à être des chantres de la paix et de la cohésion sociale.

 Le défilé des forces vives composées notamment d’élèves, d’étudiants, d’ONG, de planteurs et autres acteurs de la société civile au son de la fanfare a été le deuxième tableau de cette cérémonie. Au plan artistique, Bohou Mamadou, NGuess Bon Sens, Yodé et Siro ont égaillé les participants rassemblés à la ‘’Place Jean Paul II’’ de la ville en revisitant des tubes à succès. =

Le ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale, Bertin Kouadio Konan dit KKB a présenté dans un discours chargé d’histoires et d’émotions son rêve aux ivoiriens.« Mon rêve est que demain, aucun ivoirien ne tire sur un autre ivoirien », a-t-il dit, souhaitant que « nous vivions ensemble comme auparavant, dans un pays stable, en paix ». 

« La tolérance, telle est en démocratie, l’hymne qui devrait vibrer en nous, avant, pendant et après les consultations électorales pour ensemencer notre quête permanente d’un vivre-ensemble harmonieux, cohérent et fécond » a poursuivi le ministre KKB. Pour lui, « la paix doit être un bréviaire à réciter nuit et jour » après le « feu mortifère et dévastateur » que le pays a connu.

« La paix n’a pas de couleur, d’odeur (…) », a-t-il insisté, relevant que le processus de paix et de réconciliation en cours en Côte d’Ivoire « n’est rien d’autre que l’expression d’une volonté » du président Alassane Ouattara.

A ce propos, il a cité les élections législatives de mars 2021 qui se sont déroulées sans violences, le retour de l’ex-président Laurent Gbagbo de la Cour pénale internationale (CPI), le retour de la quasi-totalité des exilés, la réintégration des exilés non encore à la retraire dans leurs corps professionnels.

 Enfin, KKB a salué la volonté « inébranlable » du président Alassane Ouattara « à promouvoir la paix », car, a-t-il expliqué, « sans la paix, il ne peut y avoir de développement ».

Dans le même élan, le ministre d’Etat, Téné Birahima Ouattara a invité les ivoiriens à s’accepter dans leurs différences et leurs diversités pour faire de la nécessité de la paix et de la cohésion sociale, la priorité.

 « En dépit des turbulences et des vicissitudes qui sont le lot des nations qui se fraient le chemin vers le développement, la Côte d’Ivoire tient bon, notre pays est débout et continue d’être un pôle d’attractivité », a expliqué le ministre d’Etat.

Selon lui, « cette performance récente, nous la devons » au Président Alassane Ouattara qui en plus de marcher dans le sillon tracé par nos illustres devanciers a imprimé sa marque personnelle, son aura particulière, son génie singulier ».

 Un planting d’arbres dans la cours de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix et un recueillement sur le caveau de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire indépendante ont mis un terme à cette commémoration officielle qui a été précédée d’un forum scientifique et de séances de prière à la Grande mosquée de Yamoussoukro et à la Basilique. La Journée nationale de la paix a été instituée en Côte d’Ivoire le 07 mars 1996 par décret.

Par ; Andre Silver Konan " Je ne cherche à accuser personne, mais le problème a le mérite d’être posé, dans le cadre de mon job citoyen d’éveil des consciences, même quand la situation est au drame.

 Et de grâce, que personne ne vienne me parler de ce qu’il faut attendre que le deuil passe, avant de poser le problème. Après le deuil, connaissant la propension surprenante de certains Ivoiriens à ne s’alarmer que quand les circonstances se posent, je reste convaincu que la question ne sera plus à l’ordre du jour. Que l’âme du maire Lucien Lehié Bi demeure en paix, un homme plein de vie, comme vous pouvez le constater sur cette image.

Résumons : l’élu est mort parce que la carcasse d’un véhicule calciné obstruait la voie qu’il empruntait la nuit. Une carcasse n’est pas visible de loin. En voulant l’éviter, il a croisé une mort violente sur l’autre voie de la route. Une famille endeuillée, une ville (Bouaflé) inconsolable, un destin brisé.

La faute à qui, sinon à quoi ?

La faute à une carcasse de car brûlé. La question est : qui avait compétence pour enlever cette carcasse ? Ne me parlez pas du propriétaire, je n’y crois pas.

Pourquoi je n’y crois pas ?

Parce qu’il a tout perdu dans l’incendie et raisonnablement, on ne peut demander à une personne qui a tout perdu, d’engager elle-même des dépenses supplémentaires pour enlever une carcasse qui ne lui servira à rien. 

De ce fait, la raison principale pour laquelle je ne crois pas, est que quand nos véhicules sont en panne, nous trouvons très souvent des entreprises qui viennent les enlever, sans que nous ne les appelions et ces entreprises nous font payer des frais.

Si donc, dans ce pays, il y a des entreprises qui se chargent d’enlever les véhicules qui obstruent les voies, quand elles sont en panne et nous les font payer ; pourquoi n’y en aurait-il plus, quand elles sont brûlées et irrécupérables ? 

Il y a 2 ou 3 ans, j’ai passé mon temps à dénoncer cette anomalie, quand un véhicule qui avait brûlé à l’entrée de ma cité à Abidjan, ne trouvait personne pour l’enlever. Il a fallu que je crie fort pour qu’une structure étatique vienne l’enlever.

Je répète donc la question : quelle structure était chargée d’enlever cette carcasse de car ?

Pourquoi cette carcasse qui était sur cette voie depuis au moins 24 heures, n’a-t-elle pas été enlevée ?

Les ministères des Transports ou de l’Equipement routier doivent répondre à ces questions.

L’usager de la route qui paye des ponts à péage sur diverses voies, doit savoir. 

J’invite les ayant-droits du maire Lehié Bi à aller jusqu’au bout de cette affaire. Les lignes ne bougeront pas, les décisions ne seront pas prises, tant que nous continuerons à laisser tout à Dieu, sachant que le Bon Dieu a beaucoup mieux à faire que de mener nos combats d’hommes par procuration. Si une structure n’a pas fait son job dans cette affaire, les ayant-droits doivent le savoir, les responsabilités doivent être situées et les conséquences tirées. Dieu accueille le maire Lehié Bi dans Son royaume. Yako à sa famille et à ses administrés.

Dieu nous donne la bonne compréhension !

Par : Andre Silver Konan 

Alassane Ouattara (ADO) s’est donné jusqu’à la fin du mois de novembre pour finaliser la réforme de son parti

Le plan de Ouattara pour réorganiser le RHDP Le chef de l’État va prochainement dévoiler le nouvel organigramme de son parti, dans lequel Bictogo Adama, l’actuel directeur exécutif, ne jouera plus un rôle central. Explications. Alassane Ouattara (ADO) s’est donné jusqu’à la fin du mois de novembre pour finaliser la réforme de son parti. Le comité de restructuration du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), mis en place en septembre, a présenté ses premières pistes de réflexion.

Présidé par Gilbert Koné Kafana, le ministre chargé des Relations avec les institutions, ce comité a soumis au président ivoirien un nouvel organigramme. Selon nos informations, il propose de faire disparaître la direction exécutive, laquelle est pour l’instant dirigée par Adama Bictogo, le vice-président de l’Assemblée nationale. Indications présidentielles

Celui-ci pourrait en revanche se voir proposer la tête d’un secrétariat exécutif. Le directoire du parti, autrefois dirigé par Amadou GON Coulibaly (décédé en juillet 2020), serait quant à lui maintenu et confié à un triumvirat.

Ces changements consacreraient l’entrée de ministres de premier plan au sein du directoire, qui échapperaient ainsi de fait à l’autorité d’Adama Bictogo. Ce plan est conforme aux indications qu’Alassane Ouattara avait données lors d’une réunion qui s’est tenue le 15 septembre, au petit palais de la présidence. Ce jour-là, le chef de l’État avait annoncé qu’il comptait dissoudre la direction exécutive du RHDP après l’apparition de tensions entre le Premier ministre,Patrick Achi, et Adama Bictogo.

Le premier reprochait au second de saper son autorité auprès des membres du gouvernement en les convoquant sans son autorisation préalable. Le président avait pris fait et cause pour son chef du gouvernement, en rappelant aux ministres qu’ils étaient tenus de répondre à Patrick Achi en priorité.

Alassane Ouattara séjourné à Paris depuis le 10 novembre. Il devrait, en principe, rentrer à Abidjan le 21.

Source J.A

Par Jeune Afrique

SECURITE ROUTIERE : DEPLOIEMENT DE LA VIDEO-VERBALISATION POUR LUTTER CONTRE L’INCIVISME SUR LES ROUTES IVOIRIENNES

Abidjan, le 6 septembre 2021- Le déploiement de la vidéo-verbalisation pour lutter contre l’incivisme sur les routes ivoiriennes entre dans sa phase active, a annoncé le 6 septembre 2021, le ministre des Transports, Amadou Koné, lors d’une conférence de presse.

Amadou Koné a indiqué qu’après trois semaines de campagne de sensibilisation satisfaisante au respect du code de la route, la répression des infractions va débuter le 7 septembre 2021 par la vidéo-verbalisation dans le Grand Abidjan pour s’étendre progressivement à l’intérieur du pays.

"Dès demain, ceux qui conduisent mal sur les axes routiers équipés de radars et de caméras, seront verbalisés. C’est un pas important que nous venons de franchir qui va servir d’exemple et de modèle à beaucoup de pays de la sous-région", a prévenu le ministre des Transports.

Pour Amadou Koné, l’objectif dans les 12 prochains mois est de réduire le nombre d’accidents de la route.

Le déploiement de la vidéo-verbalisation intègre le système de transport intelligent qui vise à améliorer significativement la sécurité routière. === Les contrevenants au code de la route recevront des notifications des infractions par SMS, sur l’espace digital du centre de gestion intégré et de manière physique. 

La Stratégie nationale pour la sécurité routière 2021-2025 prévoit la réduction de 50% du nombre de morts et de blessés sur les routes.

DROIT DANS LES YEUX | Zoro Epiphane Ballo parle de la l'impact de la corruption sur les ivoiriens

Lutte contre la corruption : Le ministre Zoro Epiphane dévoile la vision de la Côte d’Ivoire en Corée du Sud Le représentant du gouvernement ivoirien, Zoro Epiphane, dans le cadre de sa mission dans ce pays de l’Asie de l’Est, a animé un panel, le mercredi 11 novembre, sur les actions de l’Etat en matière de lutte contre la corruption.

 Le ministre Zoro Epiphane Ballo continue ses échanges et actions en Corée du Sud. Ministre de la Promotion de la bonne gouvernance, du Renforcement des capacités et de la Lutte contre la corruption, il a animé, le mercredi 11 novembre, une conférence sur le thème : « Les plans d’amélioration de la lutte contre la corruption et de la transparence en Afrique ». C’est à l’invitation de l’Ong ‘‘Africa Insight ’’, qu’il a prononcé ce panel devant une cinquantaine d’étudiants, des premiers responsables de cette organisation et le président de son conseil d’administration Donghwan Choi.

A cette occasion, l’autorité ministérielle qui effectue une visite de travail dans ce pays de l’Asie de l’Est, a fait savoir à ses interlocuteurs que la volonté du gouvernement ivoirien est d’atteindre au moins 50 points sur 100 dans l’indice de perception de Transparency International d’ici 2025. « La vision de la Côte d’Ivoire est sans équivoque : faire de la Côte d’Ivoire un pays d’intégrité et faire en sorte que la corruption soit réduite structurellement entre 2021 et 2025. Pour ce faire, quatre axes ont été définis. Il s’agit de créer un climat de stress pour lutter contre la corruption ; protéger les secteurs les plus vulnérables ; insuffler la culture de l’intégrité et renforcer les acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption ». Le ministre ivoirien a déclaré que la corruption est un phénomène mondial. Pour étayer sa thèse, il a informé que la banque mondiale estime chaque année que c’est 5% du Pib mondial qui est perdu par le fait de la corruption soit 142 milliards de dollars.

 

Ce qui représente, à l’en croire, environ 2,4% du Pib de la Côte d’Ivoire. Monsieur Zoro Epiphane Ballo a poursuivi pour dire que l’Etat ivoirien a perdu 1400 milliards de FCFA en 2019. Ce déficit, selon lui, représente 64% du service de sa dette soit 4 fois le montant des dettes reçus par le pays en 2019, c’est-à-dire 300 milliards de Fcfa. Face à cette situation, l’autorité ministérielle a indiqué que le gouvernement ivoirien a déclaré la « guerre » contre la corruption. Et que le ministère qu’il dirige, créé dans cette perspective, entend pleinement jouer cette mission. Légende : Le ministre Zoro Epiphane Ballo avec des étudiants et des responsables de l’Ong ’Africa Insight’’ après la conférence.

Par Mamadou Kanate Le 13/11/21 

Vidéo 7 Info / sur YOUTUBE.COM

La Côte-d’Ivoire participe au 9e Symposium sur le café africain et à la 61e AG de L’Organisation interafricaine de café (OIAC) à Kigali/Rwanda

Les 25 pays-membres de l’Organisation Interafricaine de Café (OIAC) se réunissent à Kigali (RWANDA) du 16 au 20 Novembre 2021, en vue de prendre part au 9ème Symposium sur le Café Africain avec pour thème :

<< Renforcer la Chaine de Valeur du Café pour un développement durable de l’économie et l’amélioration des revenus des producteurs africains>> suivi de la 61ème Assemblée Générale de leur Organisation.

En effet, l’OIAC qui existe depuis 1960, est un organisme intergouvernemental dont l’objectif est de montrer le rôle prépondérant du Café dans le développement socio-économique de l’Afrique. Il s’agit par conséquent d’un instrument d’éradication de la pauvreté auquel la Côte d’Ivoire a adhéré depuis 1960. 

La délégation de la Cote d’Ivoire, troisième producteur africain de Café, et par ailleurs membre fondateur de l’OIAC, est conduite par S.E.M. Aly TOURE, Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base et composée des fonctionnaires du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, ainsi que du Conseil Café Cacao.

Un forum politique de haut niveau sur la durabilité de la caféiculture en Afrique a été présidé par l’Ambassadeur Aly TOURE.

A la faveur du symposium, les délégués auront à débattre sur la promotion de la consommation intérieure du café africain, le financement du secteur caféier, et l’amélioration de la valeur ajoutée.

Après la campagne internationale menée pour l’amélioration des revenus des producteurs de cacao, la Cote d’Ivoire entend donner de la voix pour les producteurs de café.

La Cote d’Ivoire (l’Ambassadeur Aly TOURE) qui assure le porte parolat des pays africains producteurs de Café au sein de l’Organisation Internationale du Café(OIC) devra faire des consultations en vue d’harmoniser les positions des différents états membres sur l’élection du prochain Directeur Exécutif de l’Organisation Internationale du Café(OIC) en Mai 2022 ainsi que du Forum des Investisseurs sur la durabilité mondiale du Café

Enfin, il faut souligner que le Comité des Finances de l’OIAC est présidé par l’Ambassadeur Aly TOURE.

Fait à Kigali, le 16 Novembre 2021. Une correspondance particulière de Stéphane Dubois

Par Venance Konan (Le temps des réformes)"Ma conviction est que le jour où nous libèrerons nos femmes et nos paysans du pilon, de la machette et de la daba, nous ferons un grand bond en avant.

Dans une récente chronique, j’avais parlé de la nécessité pour nous de changer de logiciel si nous voulions sortir de notre situation de pays sous-développé cherchant à émerger. Permettez-moi de continuer de partager avec vous mes réflexions sur le sujet. A mon avis, dans le même mouvement de changement de logiciel, qui consiste surtout à inculquer le goût du travail et de l’effort à nos populations, nous devrions procéder à deux importantes réformes. Celles de l’école et de l’agriculture. 

L’école, telle que nous la connaissons, nous est arrivée avec la colonisation. Son objectif premier était de faire de nous de bons agents subalternes au service des maîtres blancs. A cette époque l’idée ne traversait la tête de personne que nous pourrions un jour avoir la responsabilité de nos pays. On nous a donc plaqué l’enseignement tel qu’il était fait en France, pour nous pays colonisés par la France, étant entendu que nous ne pourrions pas dépasser un certain niveau. Au Congo dit belge d’avant l’indépendance, il n’était pas question pour un Africain d’entrer à l’université et le lycée était réservé à une petite élite.

Dans un pays comme la Côte d’Ivoire l’université est venue après l’indépendance. Houphouët-Boigny avait dû payer de sa poche pour envoyer des jeunes Ivoiriens étudier en France en 1946. Ainsi donc, pour prendre quelques exemples, au niveau des langues, nous étudions l’anglais, l’espagnol et l’Allemand, et nos enfants prennent leurs grandes vacances aux mois de juin, juillet et août. Pourquoi ? Parce que c’est le système en France. Les trois langues citées sont enseignées aux petits Français parce que ce sont les langues des pays voisins de la France. Et les mois de grandes vacances correspondent aux mois de l’été. 

Pendant longtemps la majorité de nos enseignants furent des Français pour qui les mois de vacances d’été étaient sacrés.

L’étude de ces langues-là correspond-elle à nos besoins d’aujourd’hui ?

Avons-nous besoin, nous, de prendre des vacances à la même période qu’en France ?

Quand nous autres étions à l’école primaire, l’histoire que l’on nous enseignait était essentiellement celle de la France. Enseigne-t-on aujourd’hui l’histoire de notre pays ou de notre continent à nos enfants ? 

A mon avis, nous devrions nous asseoir et réfléchir sérieusement à l’enseignement que nous devrions donner à nos enfants, en tenant compte de nos réalités et de nos besoins. Aujourd’hui dans une grande partie de l’Afrique, nos femmes passent des heures et des heures à piler le riz, le mil, le foutou, le maïs...

Nos paysans ont pour uniques outils de travail la machette et la daba. Ma conviction est que le jour où nous libèrerons nos femmes et nos paysans du pilon, de la machette et de la daba, nous ferons un grand bond en avant. Et je me demande s’il est vraiment impossible aux ingénieurs que nous formons à grands frais de trouver des machines peu coûteuses qui permettraient cette libération.

Pourquoi la femme africaine doit-elle se muscler tous les jours les bras pour faire à manger à sa famille ?

Pourquoi le paysan africain est-il le seul au monde à ne pas utiliser de machine ?

Sans doute parce que les Africains attendent que ce soit les autres qui répondent à ces questions. Or elles ne sont plus celles des autres peuples qui ont d’autres problèmes propres à eux à résoudre. Notre école doit d’abord servir à nous aider à trouver des réponses à nos problèmes. Réfléchissons à tout cela, calmement, tranquillement. Et dans le même élan, nous pourrions aussi réfléchir à notre agriculture. Tout comme l’école, l’agriculture que nous pratiquons n’a pas été conçue pour répondre à nos besoins, mais plutôt à ceux de ce que l’on appelait la métropole. Chaque pays colonisé a été spécialisé dans certaines cultures en fonction de son climat et de son sol, mais uniquement pour répondre aux besoins du colonisateur. C’est ainsi donc que nous consommons très peu de ce que nous produisons, tandis que nous sommes obligés d’importer pratiquement tout ce que nous consommons. Nous consommons par exemple du pain de blé, et pourtant nous ne produisons pas un seul épi de blé. Par contre nous consommons très peu de cacao, de café, d’anacarde, d’hévéa.

Houphouët-Boigny disait qu’un homme qui a faim n’est pas un homme libre. On peut dire la même chose d’un pays. Un pays qui n’arrive pas à se nourrir n’est pas un pays libre. Nous n’avons aucun mot à dire sur les prix de ce que nous produisons et ce que nous consommons.

Parfois, lorsque l’on veut faire tomber un régime, on s’arrange simplement à ce que le prix du pain augmente. N’oublions pas que les grands pays industriels sont avant tout des pays agricoles qui produisent d’abord ce qui leur permet de se nourrir. L’Inde et la Chine qui ont plus d’un milliard d’habitants chacun arrivent à les nourrir et à exporter même de la nourriture vers l’Afrique dont on dit pourtant qu’elle a les dernières terres arables. N’oublions pas non plus que le souci premier des pays qui consomment ce que nous produisons est de les avoir aux prix les plus bas. Et le mécanisme est tout simple. Il suffit d’augmenter l’offre. C’est ainsi que lorsque les prix du cacao avaient commencé à flamber à une certaine époque, on a incité les pays asiatiques à produire aussi du cacao, ce qui a fait chuter les prix.

Et un pays comme le nôtre en a énormément souffert. Il en a été de même pour l’hévéa. Il fut un moment où dans ce pays, tout le monde chercha à faire de l’hévéa. Certains paysans détruisirent leurs plantations de cacao ou de café pour faire de l’hévéa à la place. Et lorsque leurs plantations entrèrent en production, les prix s’effondrèrent. Parce qu’il y avait trop d’offres. Et les consommateurs se frottèrent les mains.

Un pays comme la Côte d’Ivoire a largement les moyens de produire de quoi nourrir toute l’Afrique de l’ouest en riz, banane ou mil, sans forcément cesser de produire du cacao ou de l’anacarde. Réfléchissons-y.

Venance Konan

  • Publié dans Afrique

Dans une interview accordée à RFI et France 24, le colonel Mamady Doumbouya, président de la République de Guinée, explique les raisons qui l’ont poussé à faire le putsch du 05 septembre 2021.

 

"Ma vie entière je la donnerai à ce peuple-là, qui mérite ça. Et si on a décidé le 5 septembre d’aller à la mort, c’est parce qu’on avait vu l’état de notre pays.

RFI · [vidéo] Mamadi Doumbouya, le président de la transition de Guinée, accorde son premier entretien post-coup d’Etat à un média international. Il revient notamment sur les récentes sanctions de la CEDEAO et sur le sort de son prédécesseur Alpha Condé...

Selon les dires du soldat, il y avait depuis plusieurs années des « dysfonctionnements dans (les institutions du pays), des dysfonctionnements liés souvent à la tension sociopolitique et les guinéens ne se regardaient plus comme des frères. Ils se regardaient comme des adversaires politiques ». A cela s’est ajoutée la gabegie financière, selon ses dires. 

C’est ce cocktail qui a poussé Mamady Doumbouya et ses hommes à « prendre leurs responsabilités ». Une responsabilité qui du point de vue du soldat est grande, parce qu’il est important que les guinéens « commencent par s’aimer ». Ce qui n’était plus le cas d’après lui. Quand on lui oppose sa redevabilité à l’ancien chef de l’Etat, pour l’avoir nommé à la tête des forces spéciales guinéennes, il explique que sa mission n’était pas de servir un homme mais la République. « La loyauté entre le pays et un homme, le choix est vite fait. J’étais venu servir la République de Guinée » , a-t-il clairement fait savoir. De plus, ce n’est pas Alpha Condé qui l’a fait revenir au pays.

« Ça fait plus de 10 ans que j’ai décidé de laisser l’occident pour venir servir mon pays. J’ai décidé tout seul de venir en Guinée » a-t-il déclaré, écartant toute proximité avec Alpha Condé qu’il dit n’avoir vu que deux fois. En ce qui concerne le sort de ce dernier, en résidence surveillée depuis le putsch, il pense qu’on devrait laisser la justice faire son travail. « Je suis président de la transition et non ministre de la justice. La justice guinéenne aura toute son indépendance, tout mon accompagnement pour que ce peuple assoiffé de justice puisse vraiment se retrouver » a t-il déclaré. 

En ce qui concerne la durée de la transition, il pense que c’est au Conseil national de transition (Cnt) de le décider. Un conseil qui d’après lui renferme toutes les composantes de la société guinéenne. Voici les morceaux choisis de cet entretien à coeur ouvert avec notre confrère Alain Foka. 

« J’ai décidé que les guinéens puissent prendre leur destin en main…

Il faut qu’on soit en cohérence avec ce qu’on dit. Nous avons dit qu’on donne le pouvoir au peuple de Guinée, parce que nous voulons mettre en place un système qui pourra résister aux tentations des hommes. Et pour se faire, nous laisserons au peuple de Guinée où le CNT aura toutes les composantes…

Le Conseil national de la transition. Il y aura toutes les composantes de la nation qui seront représentées au CNT. Le CNT pour nous est l’organe législatif qui pourra décider du chronogramme, c’est-à-dire faire le point, le diagnostic, à savoir les problèmes qu’on a, et comment trouver des remèdes à ces problèmes-là… parce que les problèmes sont connus, c’est la personnalisation de la chose publique. Nous êtres humains nous allons tous disparaître, mais c’est le système qui restera, c’est le pays qui va rester. D’où le CNT a pour mission de réécrire le texte, c’est-à-dire la Constitution. Une nouvelle Constitution, ça ne se sera plus une Constitution copiée-collée du pays. Nous allons mettre à plat tous nos problèmes et réécrire une Constitution adaptée aux problèmes de la Guinée pour trouver toutes les solutions nécessaires pour l’émergence de notre pays. ===== Je pense que j’ai été clair, et je vais l’être aujourd’hui encore avec vous : ni moi ni aucun membre de cette transition ne sera candidat à quoi que ce soit. Nous allons mener la transition à bon port avec tous les Guinéens.

Nous allons partir de la base au sommet par les communales, après les législatives, la présidentielle pour permettre au président qui viendra après ne soit pas là à vouloir s’éterniser, car le peuple n’acceptera plus jamais qu’on personnalise la chose publique. Donc, pour moi, la durée de la transition doit être définie. Le chronogramme de la transition doit l’être aussi par l’organe législatif… 

En tant que soldat, nous tenons beaucoup à la parole donnée. Et en même temps, nous avons fait un état des lieux de toutes les expériences qui n’ont pas marché dans notre pays. Et nous ne voulons vraiment pas faire les erreurs du passé. C’est pourquoi nous sommes déterminés là-dessus à ce que les choses soient inclusives, le calendrier, le chronogramme, le délai de la transition. Je ne peux pas vouloir dire au peuple de Guinée que je lui donne sa liberté par la voix de tout ce qui est organe législatif et en même temps imposer un délai au peuple de Guinée. Si vous avez un remède de deux semaines pour régler les problèmes guinéens, je pense que ce sera la meilleure chose pour nous, parce que quand on voit l’état de nos populations, quand on voit l’état de nos routes, l’état de nos hôpitaux, je pense qu’après 63 ans, nous avons besoin d’un bon coup de réveil pour prendre en main notre destin et de laisser les choses correctement.

Ma vie entière je la donnerai à ce peuple-là, qui mérite ça. Et si on a décidé le 5 septembre d’aller à la mort, c’est parce qu’on avait vu l’état de notre pays.

Et nous avons pensé tous ensemble qu’il fallait sauver le pays en donnant notre vie. Et je pense que c’est notre devoir en tant que soldat, en tant que patriote, de se battre et d’aller à la mort encore une fois que ça soit sur le plan politique ou physique pour sauver le pays, pour sauver la patrie, et pour sauver les Guinéens en leur donnant l’espoir bien sûr et en changeant leurs conditions de vie parce que, après 63 ans, après tout ce qu’on a en Guinée comme économie, comme mines, comme tout ce qui va avec…Comme richesses si j’ose dire, je pense que ce peuple mérite mieux que l’état dans lequel nos aînés l’avaient mis.

J’ai fait don de moi, cela fait des années que je n’ai pas pu sortir de la Guinée. Je suis en Guinée, je me sens mieux en Guinée que n’importe où. Je n’ai pas besoin de voyager. Ce dont j’ai juste besoin maintenant, c’est de me concentrer en Guinée sur nos problèmes, pouvoir trouver des solutions à nos problèmes. Et en ce qui concerne les avoirs, nous les membres du CNRD, nous n’avons rien à gérer. Donc, ça pour moi, ce sont juste des principes. Mais à savoir s’il y avait quelque chose à gérer, vous pouvez chercher. Vous ne trouverez pas. Maintenant, nous faisons tout quand même pour arrêter l’hémorragie dans notre pays. Et depuis notre arrivée, nous avons essayé de fermer tous les robinets, parce que, pour moi, les deniers publics ne sont pas quelque chose avec quoi on peut jouer. Le voyage, je pense que nous avons besoin de voyager bien sûr en Guinée pour voir nos problèmes en face et trouver les solutions à nos problèmes. » 

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La Côte d’Ivoire a commémoré, lundi 15 novembre 2021, la 25e édition de la Journée nationale de la paix (JNP) autour du thème, « la Côte d’Ivoire face aux défis de la cohésion nationale et de la paix ». Les festivités officielles de cette commémoration se sont déroulées à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative du pays.

C'était en présence de Téné Birahima Ouattara, ministre de d’Etat, ministre de la Défense, représentant le Premier ministre, Patrick Achi, de plusieurs membres du gouvernement, de présidents d’institution et de diplomates.