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Adama Diomande

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

URL du site internet: http://www.addl-association.info

L'anti RHDP, un défaitisme psychologico-politique... « Ministre Gnamien Konan, Affi N'eguessan, c'est toujours le peuple qui décident de son avenir face aux offres politiques des partis… »

Crier sur tous les toits que le projet RHDP est dangereux ( pour qui?) c'est infantiliser le peuple qui n'est point dupe. Pleurnicher que le.projet RHDP est une tentative de parti unique ,c'est proclamer sa propre défaite aux échéances électorales prochaines, c'est avoir une mentalité de défaitiste. L'anti RHDP, un défaitisme psychologico-politique " Il faut arrêter le RHD..Si vous ne vous réveillez pas maintenant ça va être brutal. Il faut arrêter le RHDP. C’est une machine infernale contre l’oxygène que nous respirons." Le ministre Konan Gnamien, grand pourfendeur du RHDP, parle de Dieu sûrement et non de l'adversaire politique, l'union des partis politiques proposée par ADO et Bédié, une formation qui se veut unie, solide et conquérante face aux autres...

Par: Bakary Cisse

Affi N'guessan ne dit pas autre chose lorsqu'il affirme détenir des preuves ..sic que « A bien y voir, le rêve de Monsieur Alassane Ouattara est de replonger notre pays dans les abysses du parti unique ». Jamais projet de constitution d'une union politique n'a inspiré aux autres, aux adversaires, autant de cris, de pleurs, de déclarations et déclamations à l'emporte pièces, à la limite de l'abdication politique. Ces opposants , c'est bien sûr les partis politiques de l'opposition qui actuellement ont portion bien congrue de l'électorat ivoirien et on peut les comprendre. C'est le FPI émietté en deux mouvements d'une rivalité assez violente et sectariste pour discréditer le parti cher à Gbagbo Laurent de représenter une alternative politique sérieuse aux ivoiriens. C'est la triste situation, mais une aubaine pour le RHDP, d'un parti englué dans une lutte fratricide, cristallisée dans des débats de légitimité aux allures d'enterrement idéologique, c'est l'agonie d'une formation qui a occupé la scène politique pendant plus de 20 ans, 1990-2011 qui ne peut survivre à son créateur...

C'est aussi Lider de Mamadou Koulibaly, un petit laboratoire d'idées inappliquées et inapplicables, tels des chercheurs de sciences fondamentales, sont perdus dans les nuées, incapables de mettre en place un parti de masse adoubé par un grand nombre des 5 à 6 millions d'électeurs potentiels du pays.. L'opposition, c'est aussi Gnamien Konan, volubile à souhait, tenant d'un discours de plus en plus agressif,à la recherche d'un positionnement politique, d'une virginité politique qui consiste à se renier après 5 ans passés dans le giron du RHDP.

Pour le moment, les anathèmes vitupérants ne représentent malheureusement qu'une tempête dans un verre d'eau.... Si depuis 2005, signature de la mise en place du RHDP, tous les adversaires des partis dits Houphouëtistes , PDCI, RDR, UDPCI, MFA et d'autres alliés, n'ont fait que dénoncer un tel projet d'union, il est clair que les craintes résident dans la puissance électorale induite par le projet porté par Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara avec l'appui fidèle de Mabri Toikeuse...

La création par Gbagbo Laurent de la LMP, La Majorité Présidentielle, n'a pu arrêter la puissante vague RHDP en 2010 encore moins lors des différentes élections après l'ère du fondateur du FPI.. Les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, 38% pour le FPI et donc 62% en combinant les voix du PDCI, du RDR et de l'UDPCI expliquent la crainte inspirée par le RHDP.. Alors, les incantations et autres lyrismes imploratoires se succèdent pour diaboliser une machine politique qui vend très cher sa peau...

Qui empêche les deux bouts du FPI, Affi N'gessan et Sangaré Aboudramane de se mettre ensemble ?

Qui empêche Mamadou Koulibaly de Lider, Konan Gnamien, Stéphane Kipré et autres partis politiques à la taille de cabine téléphonique de rue de se mettre ensemble ?

L'incapacité notoire des opposants à surpasser leurs égos au profit d'une grande formation politique n'est pas à être imputée au RHDP, quelle irresponsabilité ! Qu'elle manque d'ambition politique ! En quoi, s'unir pour conquérir l'électorat face aux autres est un crime politique ou un projet contre le peuple ?

C'est plutôt faire preuve de courage politique, de responsabilité et de nobles ambitions que d'offrir au peuple la stabilité sociopolitique induite par la formation d'une parti politique de masse qui met en berne les égoïsmes haineux et fragilisants qui en Côte d'Ivoire tout comme dans plusieurs pays africains, ont détruit la vie sociopolitique par des crises, des guerres, des coups d'État et autres conflits à caractère ethniques. Le diable se trouve dans la division, dans l'émiettement politique régionaliste, dans l'égocentrisme qui met en avant l'individu-messie, l'individu-sauveur plutôt que la recherche d'unions qui vont au delà des partis liés aux intérêts du leader ou de son groupe.

 Ministre Gnamien Konan, Affi N'eguessan, c'est toujours le peuple qui décident de son avenir face aux offres politiques des partis... Crier sur tous les toits que le projet RHDP est dangereux ( pour qui?) c'est infantiliser le peuple qui n'est point dupe. Pleurnicher que le.projet RHDP est une tentative de parti unique ,c'est proclamer sa propre défaite aux échéances électorales prochaines, c'est avoir une mentalité de défaitiste.

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CIV- Un seul parti, dénommé RHDP: prouve que les « anti » RHDP étaient des voix discordantes et non la voix officielle », estime le conseiller de Konan Bédié

"Le texte, solennel, tient en deux pages (à lire en fin d’article) et dit s’inscrire dans la continuité de l’œuvre de Félix Houphouët-Boigny. Pour la « paix », la « stabilité » et le « développement économique » de la Côte d’Ivoire, les partis disent proclamer « leur volonté de créer un nouveau parti. » Celui-ci s’appellera Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), est-il précisé.

 Côte d’Ivoire : accord politique pour un parti unifié RHDP

 Après des mois de tensions entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, les chefs des partis de la majorité présidentielle se sont engagés à fusionner leurs formations politiques au sein d’une entité dénommée RHDP. De nombreux obstacles restent néanmoins à franchir d’ici à la présidentielle de 2020.

Alors que les tensions entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara étaient vives et alors que leur dernier tête-à-tête, le 10 avril, s’était achevé sans que les deux hommes ne prononcent un mot publiquement, peu nombreux étaient ceux qui imaginaient qu’un accord sur le parti unifié était sur le point d’être scellé.

Maintes fois annoncée, sans cesse repoussée et parfois quasi-enterrée, la création de cette formation politique est finalement officialisée par les six chefs des partis de la majorité présidentielle, qui ont rendu leur « accord politique » public – le nom de « manifeste » a été abandonné.

 Un seul parti, dénommé RHDP

Le texte, solennel, tient en deux pages (à lire en fin d’article) et dit s’inscrire dans la continuité de l’œuvre de Félix Houphouët-Boigny. Pour la « paix », la « stabilité » et le « développement économique » de la Côte d’Ivoire, les partis disent proclamer « leur volonté de créer un nouveau parti. » Celui-ci s’appellera Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), est-il précisé. ::::::: Un choix qui n’a rien d’anodin et qui sonne comme un désaveu pour une frange entière du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). De nombreux caciques plaidaient pour que la nouvelle formation s’appelle RHDP-PDCI ou bien simplement PDCI, afin que le nom de l’ancien parti unique, historique, ne disparaisse pas.

 Selon nos informations, le texte a été signé à Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, ville natale du président Houphouët-Boigny, jeudi 12 avril, en marge de la rentrée du nouveau Sénat ivoirien. En bas de page, figurent ainsi les six signatures des représentants des partis du RHDP : l’UPCI, le PIT, le MFA, l’UDPCI, le PDCI et le RDR. Néanmoins, contrairement aux autres formations, ce n’est pas la présidente du Rassemblement des républicains, Henriette Dagri Diabaté, mais Alassane Ouattara, le chef d’Etat ivoirien et président d’honneur du RDR, qui a apposé son paraphe. Chacun s’engage « à assumer ses responsabilités devant l’histoire. »::::::::: Congrès extraordinaire puis 12 à 18 mois de transition

Désormais, cet accord politique doit être adopté par chacun des six partis, des congrès extraordinaires doivent ainsi avoir lieu. Le RDR a annoncé que le sien se tiendrait le 5 mai, l’UPCI se rassemblera le 28 avril ou encore le 12 mai pour l’UDPCI. Aucune date n’a en revanche été fixée par le PDCI, poids lourd de cette alliance.

Les statuts proposés par le Comité de haut niveau sur le parti unifié prévoient que chacune des formations entre ensuite dans une période de transition de 12 à 18 mois avant de s’auto-dissoudre pour rejoindre le RHDP, comme l’a révélé Jeune Afrique. Cela devra donc être fait avant la prochaine présidentielle, qui doit se tenir en octobre 2020, du moins théoriquement. « Nous ne sommes pas à quelques mois près », prévient déjà un proche d’Henri Konan Bédié. « Ce texte est la preuve que le débat est tranché. Nous allons bel et bien aller au parti unifié », s’est félicité Mamadou Touré, le porte-parole du RDR. :::::::: Cet accord prouve que les « anti » étaient des voix discordantes et non la voix officielle », estime le conseiller d’Henri Konan Bédié

 Depuis de longs mois, de nombreux remous accompagnent le processus de création de ce parti unifié. Les réticences sont fortes au sein des deux poids lourds, et plus encore au sein du PDCI, divisé entre partisans et détracteurs du parti unifié. « Cet accord prouve que les « anti » étaient des voix discordantes et non la voix officielle », estime le conseiller d’Henri Konan Bédié. Alors qu’il semblait s’être rangé du côté des réfractaires à cette alliance avec le RDR, le Sphinx de Daoukro ne dément pas sa réputation d’homme insondable et imprévisible.

 Points de blocage

Reste que de nombreux points de blocage demeurent en suspens, notamment celui du choix du candidat du futur RHDP à l’élection présidentielle, prévue en 2020. À plusieurs reprises, Henri Konan Bédié a affirmé qu’il ne transigerait pas : pour lui, cela doit être un homme issu des rangs du PDCI, en vertu d’un accord « d’alternance », scellé à Daoukro en 2014.

 Un pacte que son allié du RDR ne reconnait pas. Alassane Ouattara et son entourage plaident ainsi pour des primaires afin, dit le président ivoirien, que soit choisi « le meilleur d’entre nous. »

Si cet accord est une nouvelle étape, de nombreux obstacles restent à franchir pour le RHDP d’ici à la présidentielle de 2020.

Accord Politique pour la création du RHDP by jeuneafrique on Scribd

 Anna Sylvestre-Treiner 17 avril 2018 à 16h39 — Mis à jour le 17 avril 2018 à 17h29À lire aussi

 Côte d'Ivoire : Ouattara et Bédié adoptent le « principe de l’accord politique pour la création d’un parti unifié » Côte d'Ivoire : le parti unifié nommé RHDP et acté avant août ? Côte d'Ivoire : la création du parti unifié suscite des tensions  www.jeuneafrique.com/552147/politique/cote-divoire-les-partis-de-la-majorite-signent-un-accord-politique-pour-un-parti-unifie

 

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ASSALÉ TIEMOKO, DG DE "L'ÉLÉPHANT DÉCHAÎNÉ":Quand je pense qu'en 1990, ces gens là nous ont mis dans les rues pour crier "Houphouët voleur".

"Jamais je n'aurais imaginé que les dirigeants du FPI, du moins ceux qui sont sur le territoire ivoirien, placeraient leur personne et leurs humeurs, au dessus des intérêts du peuple de côte d'Ivoire. 
Au point d'abandonner toutes les institutions du pays aux mains d'un seul groupement politique, le RHDP.

Or, sur la base des résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, 38% et du deuxième tour, 46%, le Fpi apparait comme le plus grand parti politique de Côte d'Ivoire, bien loin devant le RDR et le PDCI.
Mais qu'ont-ils fait de cet atout? Rien du tout. Sinon la célébration de la haine des uns contre les autres, au sein du même parti. Avec l'aimable approbation de Laurent Gbagbo lui-même. 
En quoi aimer Laurent Gbagbo et se battre pour sa libération empêche -t-il le FPI, d'affronter le RHDP dans toutes les élections sur le terrain? C'est quoi le bilan de la stratégie de Sangaré et autres?

7 ans plus tard, Gbagbo est encore en prison, de nombreux militants du FPI sont encore détenus, des milliers d'autres sont encore en exil, le RHDP est toujours au pouvoir, etc. 
Pourquoi tout ce gâchis ? Comment des gens comme Affi N'guessan et Sangaré peuvent-ils accuser le régime Ouattara de ne pas vouloir la réconciliation quand, dans leur propre parti, ils sont incapables de s'asseoir pour se parler ? Où est leur crédibilité ?


Quand je pense qu'en 1990, ces gens là nous ont mis dans les rues pour crier "Houphouët voleur". Les voilà aujourd'hui incapables de démontrer, devant l'épreuve, leur amour pour la Côte d'Ivoire et son peuple. 
En 1990, j'étais en classe de 6e. Mais mon Dieu, ce que je regrette d'avoir prêté mon petit cri d'Innocent mineur, à ces gens qui, aujourd'hui, préfèrent se haïr, au lieu de se battre pour la Côte d'Ivoire et les Ivoiriens. 

Président Houphouët, de là où tu observes le terrible spectacle qui se déroule dans ton pays, pardonne moi mes insultes à ton égard. Ces gens-là m'ont abusé, m'ont escroqué, ont corrompu mon innocence.
Voici ce que m'inspire, en tant que simple citoyen, ce 11 avril 2018, jour anniversaire de la chute brutale du régime FPI."

ASSALÉ TIEMOKO, DG DE "L'ÉLÉPHANT DÉCHAÎNÉ":

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Côte d’Ivoire : le document qui dessine les contours du futur RHDP "Symboles : un bélier et les couleurs nationales"

 "Le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État"

Jeune Afrique s’est procuré le document remis par le comité de haut niveau au président Alassane Ouattara et à Henri Konan Bédié, le président du PDCI. Le texte, qui doit encore être validé, dessine les contours du futur parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont « adopté le principe de l’accord politique pour la création d’un parti unifié », à l’issue de leur rencontre, ce mardi, au palais présidentiel du Plateau, à Abidjan. Dans deux documents fondateurs – le manifeste et les statuts –, qui ont été adoptés « en première lecture » par le comité de haut niveau, le futur parti unifié, qui prendra le nom de RHDP, se dévoile. Ces textes ne sont pas définitifs : ils devront être précisés, et éventuellement amendés, avant d’être validés par les représentants des six partis du RHDP. Ils seront ensuite paraphés par les chefs respectifs de chacun de ces partis, mais aucune date de signature n’a pour l’instant été annoncée.

 Jeune Afrique a eu accès à ces documents. Voici ce qu’il faut en retenir : 

Idéologie : libérale, républicaine et laïque Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix – nom du futur parti unifié –, qui était jusque-là un groupement politique, devrait être, dans un premier temps, une fédération entre ses six partis fondateurs : le Rassemblement des républicains (RDR d’Alassane Ouattara), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI de Henri Konan Bédié), l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI d’Albert Toikeusse Mabri), l’Union pour la paix en Côte d’Ivoire (UPCI de Brahima Soro), le Parti ivoirien des travailleurs (PIT de Joseph Séka Séka) et le Mouvement des forces d’avenir (MFA d’Azoumana Moutayé).  Le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État

Ce n’est qu’au terme d’un processus compris entre douze et dix-huit mois que le RHDP doit se transformer effectivement en un parti unifié. Selon ces statuts, qui doivent être signés par les présidents des partis fondateurs, « le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État et à son contenu démocratique ».

Symboles : un bélier et les couleurs nationales Toujours selon les statuts, le RHDP aura pour symbole un bélier – une référence à Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire, dont le nom, Boigny, signifie « bélier » en baoulé – dont se réclame la mouvance présidentielle du RHDP, créée en mai 2005.

Les couleurs du futur parti seront le blanc, le vert et l’orange, comme celles du drapeau national. Organisation calquée sur le PDCI

 Le comité de haut niveau présidé par Daniel Kablan Duncan, vice-président de la République et vice-président du PDCI, et co-présidé par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, premier vice-président du RDR, a proposé la mise en place de divers organes, généralement copiés sur l’organisation du PDCI.

À la base, on trouve ainsi les comités de quartier ou de village, les sections, les délégations sous-préfectorales ou communales, les délégations départementales, les coordinations régionales – ou de district – et enfin la délégation extérieure pour les adhérents de la diaspora.

Les organes centraux, quant à eux, seront le congrès, désigné comme l’organe suprême ; la convention ; le(s) président(s) d’honneur ; le président ; le secrétariat général ; le bureau politique et le grand conseil. Un comité de direction, calqué sur le modèle du RDR, jouera le rôle de « gouvernement » du RHDP. Ce comité sera composé, notamment, du président, des vice-présidents, du secrétaire général et de ses adjoints.

Discipline et sanctions Tirant sans doute des leçons des victoires de plusieurs candidats indépendants face aux candidats du RHDP lors des législatives de 2016 et des sénatoriales de 2018, ainsi que des déclarations hostiles au RHDP de la part de personnalités politiques issues du PDCI, tel Jean-Louis Billon, les rédacteurs des textes du parti unifié ont introduit un article sur la discipline.

« Sont interdits et sanctionnés, notamment, les actes ci-après : déclarations contre le parti ou les décisions prises par le parti dans la presse écrite ou audiovisuelle ou à l’occasion d’un rassemblement de militants, au nom du parti et sans son aval ».

Une interdiction qui pèse sur tous les membres du parti : « Peu importe que ces déclarations émanent d’un responsable d’une instance dirigeante ou d’un militant de base, candidatures indépendantes contre des candidats investis par le parti, manquement à l’honneur et à la probité », précise le document. Les contrevenants s’exposeraient à un avertissement, un blâme, une suspension ou même une exclusion temporaire, voire définitive.

 Des questions en suspens

Si le comité de haut niveau a adopté les différents textes – manifeste, statuts et règlement intérieur –, plusieurs questions restent posées. Sur le plan idéologique, l’adhésion de partis de gauche comme le PIT aux principes du libéralisme économique semble ainsi surprenante. Sur le plan de la composition du bureau politique, les textes n’ont pas tranché. De même que pour le nombre de personnalités issues de chaque parti politique devant siéger dans les structures de base et les organes de direction.

La question de la présidence du futur RHDP continue de fâcher Bédié

L’absence de précision sur ces points dans les documents inquiète les « petits partis » composant la coalition. L’UPCI, qui a des élus au Parlement, avait ainsi souhaité disposer d’au moins un poste de sénateur, sans avoir été entendue. Le parti d’Albert Toikeusse Mabri souhaite que les deux grands partis, le RDR et le PDCI, soient les premiers à prononcer leur dissolution avant que les « petits partis » ne leur emboîtent le pas. De son côté, le MFA reproche à certains de ses alliés d’entretenir la division interne à des fins personnelles. En effet, alors qu’Azoumana Moutayé, le président du MFA, soutenu par Alassane Ouattara, a paraphé le manifeste, le Premier ministre Gon Coulibaly porte son choix sur un dissident du parti.

Enfin, la question de la présidence du futur RHDP continue de fâcher Henri Konan Bédié, en dépit de l’accord qu’il a signé avec Alassane Ouattara le 10 avril. Il serait en effet confiné dans un rôle, taillé sur mesures, de président d’honneur « attribué aux anciens présidents de la République ».

De son côté, ADO pourrait prendre la présidence du parti et aurait alors la possibilité de « nommer, après accord du bureau politique, un président délégué pour le suppléer dans ses attributions et tâches quotidiennes ». Autant de questions qui devraient animer les discussions d’ici à la signature de la version définitive du texte.

12 avril 2018 à 19h45 — Mis à jour le 12 avril 2018 à 19h47

http://www.jeuneafrique.com/551104/politique/cote-divoire-le-document-qui-dessine-les-contours-du-futur-rhdp/

 

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