Bannière

Log in
Adama Diomande

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

URL du site internet: http://www.addl-association.info

Soutien à Guillaume Soro : Une marée populaire de plus en plus forte en Côte d’Ivoire /Débats & Opinions

Soutien à Guillaume Soro : Une marée populaire de plus en plus forte en Côte d’Ivoire

http://www.fratmatdigital.com/

Au-delà des mensonges, des faits divers, des calomnies ourdies et perpétrées contre lui pour salir son image, Guillaume Soro qui occupe la Une de l’actualité depuis janvier 2017 est de plus en plus choyé et adulé par les populations ivoiriennes de tous âges, de toutes idéologies politiques ou religieuses.

Partout en Côte d’Ivoire on sent une ébullition réelle autour de la marque déposée GKS ! Vous vous souviendrez des ovations et acclamations nourries des populations lors de son entrée au stade Félix Houphouët-Boigny à l’occasion de l’ouverture des 8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan.

Plus son image est galvaudée par ses propres partisans républicains, Guillaume Soro accumule et savoure à pleines dents l’affection des populations ivoiriennes de toutes les régions du pays. Pire, des députés du RDR vont même jusqu’à tronquer le sens originel que Guillaume Soro veut donner à sa vision et son ambition de voir les Ivoiriens se réconcilier et se pardonner mutuellement. Le jeune député Kangbé Charles Lopez Gnaoré dit Gnaoré Charly s’en est illustré récemment sur les réseaux sociaux de la plus mauvaise manière en dévoyant le combat et en dénaturant l’image des Forces nouvelles.

Au lendemain de la Conférence de presse de M. Sékongo Félicien, un certain Fofana inventé par les détracteurs de Guillaume Soro au RDR comme ancien porte - parole des Forces nouvelles France, a pondu une diatribe sur les Forces nouvelles, sans que les Ivoiriens n’y prêtent une petite attention.

Depuis l’appel du 03 avril du Président de l’Assemblée nationale pour le Pardon et la Réconciliation à l’occasion de la rentrée solennelle de la session parlementaire, tous et surtout les cadres du Rassemblement des Républicains, avant leur Congrès, se servent au menu du diner du Guillaume Soro. Qui, lui puise sa force et sa Baraka en Dieu et dans le Peuple qui n’est pas du dupe et dont la jeunesse est de plus en plus exigeante depuis les années de l’avènement du multipartisme en 1990.

Mais qu’à cela ne tienne, avec les réseaux sociaux et les nouvelles technologies de ce 21ème siècle, aucun peuple du monde ne peut être embrigadé ni politiquement, ni religieusement. Les responsables du RDR en occurrence, le porte-parole Joël N’Guessan devrait tourner sept fois la langue avant de chercher à salir politiquement Guillaume Soro et à galvauder l’image des Forces nouvelles qui leur ont tout donné.

Pour matérialiser ce soutien populaire au fils de Lafokpokaha, des mouvements de soutien tous azimuts se créent spontanément sur les réseaux sociaux et à travers toutes les régions du pays, malgré les menaces de licenciement et de radiations brandies par des responsables de certains partis politiques dits de gros calibre. Mais aucun parti politique ne peut menacer ou arrêter la marche d’une génération vers son destin.
.
Et Guillaume Soro, 45 ans révolus depuis le 07 mai 2017 est le seul leader générationnel en qui toute la jeunesse ivoirienne, à cause de toutes ses qualités humaines, spirituelles et même morales, se reconnait.

Il y aura bel et bien un effet Macron avec Guillaume Soro en Côte d’Ivoire.

Konan Louis‎

A lire aussi /  Contribution/ Fofana Ousmane, ex-Porte-parole des FN France: «Guillaume Soro s’est oublié… il veut une sorte de guerre entre les générations… il ne pense pas à nos humiliés et à nos morts»

De retour de Paris Guillaume Soro a fait un discours qui m’a tant agacé qu’ennuyé, ponctué de poncifs sur la nécessité de la réconciliation en côte d’ivoire, « j’irai demander pardon à Gbagbo et à Bédié. »
Guillaume s’est oublié, dans sa repentance devant nos bourreaux d’hier, il nie le sens du combat qui a été le nôtre ! Il ne pense pas à nos humiliés et à nos morts !

On peut parler de réconciliation, on peut pardonner, on peut demander pardon pour ceux qui en ont souffert, on devrait même demander pardon prioritairement à la famille de nos propres éléments qui sont morts étouffés dans un conteneur à Korhogo, sous les ordres de qui on imagine. Mais jamais nous ne pouvons demander pardon ni à Gbagbo ni à Blé Goudé encore moins a Bédié qui a inventé le discours de division avec lequel on a marqué les nôtres au fer rouge dans ce pays ! En les indexant comme des sous ivoiriens avec l’étoile jaune du discours ivoiritaire.

Nous autres avons accepté l’humiliation, la perte de nos privilèges et de notre honorabilité ; accepté qu’on nous qualifié de rebelle ou d’assaillants ;
Nous avons accepté d’être fichés sur des listes de terroristes, et même accepté de mourir pour défendre notre dignité d’Hommes dans notre propre pays où nous étions pointés du doigt par le discours dominant comme des sous-hommes, comme des citoyens de seconde zone . Nous étions les insectes qu’il fallait « baygonner » ou désinfecter de la liste électorale. Réconciliation d’accord, mais jamais s’humilier auprès de nos bourreaux d’hier, dans des repentances honteuses et des reniements qui frisent la félonie et la trahison de la cause pour laquelle on s’est battu hier. Nous ne suivrons pas dans leurs égarements des personnes sans dignités qui sont prêtes à vendre père et mère, à fouler au pied la lutte de toute une génération juste pour le pouvoir, pour leurs intérêts personnels et pour garder des privilèges.

Leader générationnel !

J’entends çà et là que Guillaume serait le « leader générationnel » et que nous devrons taire nos querelles, et comme un seul homme le soutenir dans son ambition présidentielle. Là encore je dis que cet homme est faux, Guillaume, comme un opportuniste est prêt à tout pour le pouvoir. Il a non seulement usurpé une lutte qu’il a rejoint pour se réaliser politiquement et financièrement, mais il a ensuite foulé au pied l’idéal de ce combat en opposant les combattants entre eux comme il tente aujourd’hui d’opposer les jeunes à leurs ainés en parlant de génération . Derrière son auto-proclamation comme « leader générationnel » Guillaume veut créer une opposition entre jeunes désargentés et sans avenir contre les vieux (Ado, Bédié, Amadou Gbon ….) riches et arrogants, une sorte de guerre larvée entre les générations. Tout se résumant à sa personne dans sa bulle onirique, il faut dégager ceux qu’il présente comme vieux pour lui donner le pouvoir (le dégagisme à la sauce Soro) Diviser pour chopper le pouvoir, attention cet homme est faux, cet homme est opportuniste. Passez le message à cet homme faux que nous ne sommes pas dupes. Guillaume a été Premier ministre et ensuite PAN ; à part se plaindre pour des postes réservés à sa petite personne et pour son clan de cleptomanes, Soro n’a jamais poser le moindre problème social pour les jeunes et les pauvre de notre pays. Il n’a jamais posé le problème de l’éducation des jeunes ; c’est même pendant qu’il était premier ministre que l’inscription à l’université a subi l’augmentation la plus forte de l’histoire de la CI (plus de 200%). Soro n’a jamais posé le problème de l’employabilité des jeunes ; pour cet homme faux le chômage des jeunes est complètement inconnu de son vocabulaire, seul compte pour quel poste lui et ses amis occuperont.

Alors, qu’est ce qui lui donne le droit de s’auto proclamer leader générationnel ? Ah cet homme est vraiment faux. Allez dire à Soro que le fondement de notre contrat social est basé sur cette solidarité inter générationnelle, notre éducation nous oblige au respect de nos ainés, nous veillerons sur nos ainés et eux nous transmettront leur expérience de la vie. Nous le savons maintenant, pour Guillaume tout est permis, pas de retenu, ni de limite pour donner vie à son rêve narcissique d’être un jour le président de la Côte d’Ivoire.

Fofana Ousmane, ex porte-parole des FN France

  • 0

Attentat à Ouagadougou : Alassane Ouattara ’’solidaire" avec le président Kaboré et le peuple burkinabé

Le chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a assuré, lundi, son homologue burkinabé Christian Marc Roch Kaboré, de son ''entière solidarité avec le peuple burkinabé'', après l'attaque terroriste qui a fait une vingtaine de morts, dimanche, à Ouagadougou.

Le président ivoirien présente ses ''sincères condoléances au peuple frère du Burkina Faso ainsi qu'aux familles des victimes suite à l'attaque terroriste perpétrée à Ouagadougou ce dimanche'', écrit-il sur la page Facebook de la présidence ivoirienne, consultée par APA.

''Je tiens à assurer le Président Kaboré de notre entière solidarité avec le peuple burkinabè, et de notre ferme engagement dans la lutte contre ce fléau'', conclut M. Ouattara.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des terroristes ont attaqué le café Aziz Istanbul sur l’Avenue Kwamé N’krumah en plein cœur de Ouagadougou, faisant 18 morts et 8 blessés.

Le 15 janvier 2016, sur cette même avenue, des terroristes avaient attaqué le Cappuccino et l’hôtel Splendid tuant une trentaine de personnes.

  • 0

Plus de 300 morts à Freetown: Ouattara exprime sa «compassion» au peuple Sierra-Léonais

Le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a exprimé sa compassion à son homologue Sierra-Léonais, Ernest Baï Koroma, suite au glissement de terrain survenu lundi à Freetown et ayant occasionné plus de 300 morts.

«Toute ma compassion au peuple frère de Sierra-Leone et aux familles des nombreuses victimes du glissement de terrain survenu à Freetown », a exprimé lundi soir M. Ouattara à travers une adresse publiée sur le site officiel de la présidence ivoirienne.

Selon le dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale, 312 personnes ont été emportées dans la localité de Régent au Sud de la capitale Sierra-Léonaise suite à un glissement de terrain survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Une partie de la colline surplombant cette localité s'est effondrée sur plusieurs habitations après des pluies diluviennes.

PIG/lb/ls

 

  • 0

Le langage en politique ou quand la parole emphatique d’Hamed Bakayoko enflamme le web

Dans une formule célèbre, Esope, fabuliste de la Grèce Antique, résumait ainsi la fonction et les effets du langage : « La langue (1) est la meilleure et la pire des choses. » Pour reprendre complètement l’argumentaire d’Esope, lisons ce qu’il en disait : «- Eh ! Qu’y a-t-il de meilleur que la langue ? reprit Ésope. C'est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison : par elle on bâtit les villes et on les police ; on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées... » Mais, il dit aussi : « C'est la mère de tout débat, la nourrice des procès, la source des divisions et des guerres. Si on dit qu'elle est l'organe de la vérité, c'est aussi celui de l'erreur et, qui plus est, de la calomnie. Par elle on détruit les villes, on persuade de méchantes choses. »

Le langage est bien une arme. Peut-on imaginer une société sans langage ? En politique, la « guerre » des mots a remplacé la guerre avec les armes. Mais, c’est une arme à double tranchant. On assiste ainsi, devant des salles de convertis, à des prises de paroles dont la fonction n’est pas toujours de convaincre, mais d’enflammer la foule des militants. Les discours tenus, dont les effets sont renforcés par toutes les figures de style (lyrisme, emphase, exagération, métaphore, comparaison, etc.), peuvent alors donner le sentiment de sortir du cercle de la raison pour celui de l’émotion.
L’emphase est définie notamment comme exagération pompeuse dans le ton, le geste, dans les termes employés ; enflure, grandiloquence. Parler avec emphase, c’est la mise en relief d'un des constituants de la phrase par l'intonation ou par l'ordre des mots.
Tout un programme ou un art, qui n’est pas sans risque face à la vigilance de ceux à qui le discours emphatique n’est pas destiné, mais qui peut aussi être mal compris par ceux à qui l’on s’adresse.
Voulant marquer les esprits des militants et les soutiens de son camp, surtout de la jeunesse, lors d’un meeting de soutien au Président ivoirien Alassane Ouattara, le 5 août 2017 à Abidjan , Hamed Bakayoko est entré dans les subtilités que le langage offre aux hommes politiques : il a lancé un univers de mots qui vise à s’imposer comme réalité, affirmant : « Avant Alassane Ouattara (…) il n’y avait même pas d’hôtels (…), il n’y avait même pas d’avions ».

L’emphase, qui se nourrit ici d’un enthousiasme militant, vient trahir une pensée que l’on peut résumer ainsi, car proche de la réalité selon les Ivoiriens eux-mêmes : avant avril 2011, si l’on regarde les années 1999-2010, la Côte d’Ivoire, sur la pente du déclin, était en train de devenir un État failli, incapable de participer aux échanges commerciaux internationaux, d’attirer les investisseurs et de jouer un rôle sur la scène internationale, à cause des interminables crises politiques et militaires vécues depuis la disparition du père fondateur de la Nation.
Les hôtels existaient déjà, les avions atterrissaient sur l’aéroport international FHB, les bateaux déversaient des marchandises sur le port autonome d’Abidjan, des universités publiques fonctionnaient, la Côte d’Ivoire exportait son cacao ; car en réalité pour Hamed Bakayoko, l’histoire de la Côte d’Ivoire ne commence pas du tout en avril 2011.
Cependant , en avril 2011, c’est une histoire nouvelle de la Côte d’Ivoire qui commence à s’écrire avec l’élection d’Alassane Ouattara, puis sa réélection en 2015.
Lorsqu’il s’exprime, ce 5 août 2017, devant les militants et la jeunesse du RDR, Bakayoko quitte le cercle de la raison discursive pour le chemin de la parole emphatique militante, pour redevenir un militant enflammé et le soutien indéfectible du Président de la République de Côte d’Ivoire.
La politique redevient une religion et l’engagement politique un sacerdoce avec deux constantes : la thématique de l’avant/après et l’utilisation de l’emphase, l’exagération, car il s’agit non pas de convaincre, mais de ramener les contempteurs, ou d’éventuels esprits « égarés », ou chagrins, qui étaient dans le doute, sur le chemin de l’ADOration, dans l’adoration du Chef, en faire des ADOrateurs, comme on ferait des GOR ( Gbagbo ou rien).


[La thématique de l’avant/après]
Cette thématique revient constamment dans les argumentaires de propagande. Tout le monde se souvient de la phrase de Jack Lang, le 10 mai 1981, à la suite de l’élection de François Mitterrand : « On est passé de l’ombre à la lumière », l’exemple même de la phrase emphatique. Nous sommes ici dans une logique de propagande, dont le but est d'influencer l'opinion en modifiant la perception des événements. Le « socialisme » est, pour Jack Lang, synonyme de « lumière » et 1981 la date d’entrée dans une ère de « lumière », comme le communisme était, pour les mouvements de libération africains, une clef pour entrer dans une ère de liberté et de prospérité.
« Le changement, c’est maintenant », avait dit François Hollande au peuple de France. Cinq années après, le Parti socialiste est mort, victime d’annonces présomptueuses comme « l’inversion de la courbe du chômage ».
Même les plus grands démocrates se font victimes des discours qu’ils tiennent, lorsque ces derniers sortent du cercle de la raison. La propagande, ou la parole emphatique, peut se moquer de la réalité en jouant sur l’imaginaire. Hamed Bakayoko est dans un registre , qui ne devrait pas être perçu littéralement et au simple premier degré, comme c’est le cas depuis quelques jours.


[ L’emphase, l’exagération et le lyrisme en politique ]
Deux types de discours se nourrissent d’emphase, d’exagération et de lyrisme : les discours de politique générale et ceux destinés aux militants. Souvent même ces discours peuvent s’apparenter à l’art de parler pour ne rien dire avec des invariants : rupture avec les prédécesseurs, ère nouvelle, etc.
Aux États-Unis, les discours radicaux de l’ultra droite souvent endossés par Donald Trump, les discours des extrêmes en Europe, et la « méthode » Hugo Chavez et Nicolas Maduro en sont des parfaites illustrations : de Paris à Moscou, en passant par Washington, Pékin, Santiago, Athènes…, le ministre ivoirien n’a pas réinventé l’eau chaude.
La prise de parole du ministre d’État ivoirien, Hamed Bakayoko, du 5 août 2017, s’adresse volontairement à l’imaginaire, les mots ayant ici une fonction émotive, au-delà de la raison.
Bien sûr, comme indiqué plus haut, les hôtels existaient avant 2011, les avions atterrissaient à Abidjan avant 2011. Toutefois la réalité est que depuis avril 2011, la Côte d’Ivoire est redevenue le fer de lance de l’économie de l’Afrique de l’Ouest, que l’activité diplomatique est redevenue intense, que la BAD est revenue à Abidjan, le pays se transforme.
Une étude récente montre que l’économie ivoirienne est l’une des plus prometteuses en Afrique (le pays vient de lever 2 milliards d’eurobonds sur les marchés financiers), même si tout ce qui est croissance peut rester une pure abstraction, pour le panier de la ménagère.
Il s’agit pour l’orateur de sortir du cercle de la raison discursive afin de frapper l’imagination des militants qui n’attendent surtout pas qu’il leur raconte que tout va mal, et qu’ils ont tort de croire en Alassane Ouattara. N’est-ce pas un talent que de savoir parler à un public ?


[La politique comme religion pour les « noyaux durs »]
Hamed Bakayoko s’était déjà plaint qu’il n’existait plus- ou pas en ce moment -, au RDR, cette ferveur quasi mystique à l’endroit du Chef, comme ce fut le cas avant l’accession au pouvoir. Aujourd’hui il y’a une tentation d’alternance à Alassane Ouattara, un fort soupçon de désir d’après-Ouattara, une volonté de tourner la page d’un Président qui a pourtant encore trois années à passer à la tête de l’État.
La parole emphatique d’Hamed Bakayoko vise à balayer cette perception, dans un contexte de débats avant-terme sur la présidentielle de 2020, poussant déjà à effacer Ouattara. S’il faut laisser , sans réagir, enterrer son Chef de son vivant, alors qu’il est toujours au pouvoir, qu’en restera-t-il alors après ?
Au PDCI, il semble exister une ferveur quasi religieuse pour Bédié, au FPI, pour Gbagbo, dans le « Soroland », pour Soro présenté comme le « gourou » de la transition générationnelle.
Dans la gestion du pouvoir d’État, loin du discours électoraliste pouvant souvent être populiste, la personnalité de Ouattara et son profil de grand économiste, ajoutés à l’usure du pouvoir, peuvent appeler à plus de modération, de rationalité, à moins de passion autour de lui.


Or l’emphase d’Hamed Bakayoko vise à recréer, au RDR, cette ferveur quasi messianique pour le Chef. Il n’est pas question d’adhésion à un programme, mais d’amour, d’affection.
Le fanatisme n’est certes pas loin, et il faut assurément -et à raison- se méfier des logorrhées verbales que déversent, dans les meetings populaires, certains hommes politiques. Hamed Bakayoko n’est absolument pas dans ce cas.
[Le rôle des réseaux sociaux]
Comme la langue d’Esope, les réseaux sociaux sont la pire et la meilleure des choses. La pire, lorsqu’ils déversent des flots d’insultes, la meilleure, lorsqu’ils interviennent comme contre-pouvoir. On peut donc s’amuser des « détournements » ou « détourement » critiques engendrés par la toile des propos enflammés d’Hamed Bakayoko, comme des challenges pour démontrer qu’il à bien raison. Lui-même doit en sourire…
Mais, il ne faut pas oublier, en politique, que le pire ennemi de l’homme politique, c’est souvent lui-même, les pires ennemis du Chef (Chef d’État, chef de parti), peuvent souvent être ses soutiens inconditionnels.
Hamed Bakayoko le sait ! C’est pourquoi dans toutes ses postures ( d’avant comme de maintenant ), il reste un enfant du peuple, nullement coupé du vécu de la majorité des populations du pays : un enfant d’Adjamé, qui a grandi en Côte d’Ivoire , qui a connu les petits « gôglô» de la capitale et du pays , qui danse sans façon ni calcul le « coupé-décalé », qui peut chanter avec DJ Arafat et porter ce filleul sur le dos, qui danse avec aise le « bastchegué » , ou le N’dombolo, qui peut chanter avec l’orchestre Kitoko ( des habitudes ou talents qui ne lui ont pas toujours rendu service dans la création d’une figure d’homme politique policé et respectable) ; un homme qui fut même perçu à tort comme un loubard ( ce qui ne fait pas lui, un acteur politique issu de l’élite, et coupé des réalités ).
L’homme politique ne peut sortir, sans risquer de perdre part de crédibilité, du cercle de la réalité, et de la vie quotidienne des populations. Si jamais Hamed Bakayoko avait pu un seul instant en douter, le « pastichage », et les « détour-n-ements » faits de son « fouka fouka » verbal du 5 août 2017, sont là, pour le rappeler à l’incontournable pesanteur du réel…
Sans doute dira-t-il, si l’occasion lui était donnée, ceci : « Je vous ai compris, vous aussi comprenez-moi !».

Charles Kouassi

  • 0
S'abonner à ce flux RSS

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px