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Adama Diomande

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

URL du site internet: http://www.addl-association.info

Au regard de la gravité des faits, Jacques Ehouo pourrait ainsi voir son immunité parlementaire levée

Comme pour son oncle Bendjo, poursuivi mais en fuite depuis juillet.

Après avoir révélé dimanche l'affaire, hier le dossier de la police économique et la plainte déposée par le maire intérimaire du Plateau contre Jacques Ehouo, KOACI a reçu, une nouvelle fois en exclusivité, le rapport d'audit à l'origine du scandale qui frappe la commune des affaires du pays.

Rédigé en octobre 2018 par la société d'avocat BKA (Bazie, Koyo, Assa, ndlr), il révèle, en 33 pages, comment Jacques Ehouo, qui prendra fonction demain jeudi à 11H (premier conseil municipal depuis son élection, ndlr), a détourné, en complicité de son oncle Noël Akossi Bendjo, 10 millions d'euros entre 2004 à 2018.

 Alors que le pays s'est engagé vis à vis de ses bailleurs et la communauté internationale à être sans pitié avec qui sera pris la main dans le sac des biens publics, l'audit, après consultation, nous apprend que les contrats passés en 2004 entres lesdites entreprises et la mairie du Plateau, à l'origine des détournements de 6 milliards de Fcfa, sont nuls car illégaux.

Un protocole d'accord signé en 2004 entre Neg-Com (SARL crée en 2002 avec jusqu'en 2016, Ehouo comme associé unique avant la cession de toutes ses parts en 2016 à Madame Christine Mélanie Brah Laubhouet, ndlr) et la mairie du Plateau comprenait une "ristourne" de 30% (70% pour la mairie, ndlr) de la perception des taxes relatives à l'occupation du domaine public et à la publicité.

Rien que sur la validité de la forme, l'audit rappelle au sujet dudit protocole conclu entre Neg-com et la Mairie, que suivant la loi, seule la commune à la responsabilité juridique et non la Mairie qui ne sont que les bureaux du maire et du conseil municipal.

De fait, au delà du fait que le protocole fut conclu sans libération du conseil municipale, la mairie ne peut être une autorité contractante par ce que n'ayant pas la personnalité juridique.

Ce protocole d'accord, en ce qu'il confiait à Neg-com la mission de procéder à l'émission des états de recouvrement des taxes relatives à l'occupation du domaine public et à la publicité pour tous les espaces, apparait donc en totale violation des dispositions du régime financier des communes dans lequel seul le trésorier municipal en est légalement habilité.

Il ressort, en synthèse qu'au delà de n'avoir reversé que 614 millions de Fcfa entre 2004 et 2017, alors que l'actuelle équipe (maire intérimaire, ndlr) récolte depuis son arrivée (révocation de Bendjo, ndlr) 50 millions de Fcfa par mois, que l'ensemble du reste (6 milliards de Fcfa, ndlr) a été détourné à des fins personnelles.

C'est dans ce contexte crapuleux que Jacques Ehouo, par ailleurs député, qui pourrait faire l'objet de poursuite sous peu (plainte déposée hier au procureur de la République, temps que la procédure soit ouverte et le dossier traité ndlr), présidera son premier conseil municipal jeudi à la Mairie du Plateau.

Au regard de la gravité des faits, Jacques Ehouo pourrait ainsi voir son immunité parlementaire levée et son poste de maire logiquement révoqué comme pour son oncle Bendjo, poursuivi mais en fuite depuis juillet.

 Source Jean Chrésus : KOACI

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La vidéo ! Instant vérité : "Je suis un soldat éclairé qu'on refuse d'écouter et de suivre" (KKB)

Un beau paquet de KKB destiné à la Troïka ce matin !!!!

« Je ne suis pas un soldat perdu bien au contraire je suis un soldat éclairé »

« Les gens ont mangé et veulent que les autres digèrent à leur place »

« Je n'ai jamais été nommé grand Conférencier au PDCI » « Qui est le candidat du PDCI en 2020 ? »

« La cacophonie et le désordre règne au Pdci parce qu'il n'y a pas de ligne claire... Il est temps que le PDCI présente un candidat.. »

« Billon dit que le pdci présentera une nouvelle génération en 2020, le conférencier Niamien dit que BEDIE est le candidat en 2020...

BEDIÉ est-il cette nouvelle génération ? Qui croire maintenant au PDCI ?

« je ne sais pas être hypocrite, je ne suis pas un instrument, on ne m'instrumentalise pas, je ne suis pas non plus un suiveur »

« Quand je regarde le ballet (du PDCI) chez Mme GBOGBO c'est de la comédie humaine, la dame a fait 7 ans ici en prison vous avez vu qui là bas...? »

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5ème Forum des organes de gestion des élections / Youssouf Bakayoko (Président de la CEI) : « Les critiques varient au gré des résultats recueillis par leurs auteurs »

(Les partis politiques, après avoir fortement souhaité la création des Organes de Gestion des Elections, les soupçonnent lorsqu’ils perdent ou, à tout le moins, ne croient guère à leur indépendance. Les populations endoctrinées par les propos de leurs dirigeants naviguent entre soutiens et critiques.)

La Côte d’Ivoire a abrité les 6 et 7 décembre 2018 le 5ème Forum des organes de gestion des élections organisé par la Commission de l’Union africaine, en collaboration avec l’Association des Autorités Electorales Africaines et la Commission électorale indépendante (CEI), sous le thème: « Vers des Processus Électoraux sans Corruption: Renforcer l’intégrité Électorale en Afrique ». Ci-dessous le discours d’ouverture de Youssouf Bakayoko, Président de la CEI.

« C’est un honneur et un réel plaisir pour moi et la Commission Electorale Indépendante de Côte d’Ivoire d’accueillir, à Abidjan, le cinquième forum des Organes de Gestions des Elections de l’Union Africaine. Je suis sûr que chacun apprécie à sa juste mesure, l’importance et la portée de cette rencontre. Par ma voix, toute la Commission Electorale de Côte d’Ivoire vous salue et vous exprime sa gratitude pour votre présence nombreuse et qualitative.

Monsieur le Vice-Président de la République, Votre présence à nos côtés, pour y représenter Son Excellence Monsieur le Président de la République, est pour nous certes un motif de joie, mais elle nous rassure particulièrement. Elle témoigne, je n’en doute pas, de l’intérêt du Président de la République pour la chose électorale, mais aussi et surtout, de son attachement à la démocratie et à sa consolidation sur le continent. Monsieur le Vice-Président de la République, à vous-même, ainsi qu’aux hautes personnalités qui vous accompagnent, je voudrais dire infiniment merci pour votre présence et pour votre soutien. Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants Diplomatiques, Mesdames et Messieurs les Représentants d’Organisations internationales, Régionales et sous régionales, Votre présence particulièrement remarquée à la présente cérémonie ne nous surprend guère, car de tout temps vous avez été à nos côtés.

Madame la Commissaire aux Affaires Politiques de l’Union Africaine, Permettez-moi de vous adresser nos chaleureux remerciements pour avoir décidé de tenir ici à Abidjan, le 5ème forum des Organes de Gestion des Elections Africaines et pour l’intérêt constant que vous ne cessez de porter à notre Commission Electorale.

L’organisation à Abidjan de ce forum, après celui de Kigali, au Rwanda, témoigne de la confiance et de la crédibilité que notre union panafricaine accorde à mon pays, et en particulier à la Commission Electorale Indépendante (CEI). Je voudrais vous en remercier et vous rassurer de notre disponibilité pour faciliter le bon déroulement de ce grand évènement.

Mesdames et Messieurs, Le thème choisi pour ce forum « vers des processus électoraux sans corruption : renforcer l’intégrité électorale en Afrique », constitue un défi majeur pour nos institutions. C’est une thématique qui traite à la fois deux sujets antinomiques car l’intégrité s’arrête là où la corruption commence.

Cette thématique soulève également d’importantes questions relevant du comportement moral attendu des décideurs des processus électoraux : l’éthique et le rapport entre la politique, l’argent et les conflits d’intérêts. D’une manière générale, l’intégrité est à la base de toute confiance sur le plan électoral, elle constitue la condition sine qua non pour créer un environnement propice à des élections apaisées, justes transparentes et démocratiques. L’intégrité accroit la confiance, la participation et l’inclusion des processus électoraux ; la confiance à la démocratie et aux Organes de Gestion des Elections.

La corruption est malheureusement un fléau de nos jours qui menace, au quotidien, chacun de nous dans nos rapports avec le monde extérieur. Dans le domaine des élections, elle expose toute la crédibilité des Organes de Gestion des Elections, détruit la confiance établie avec les populations ainsi que les partenaires et peut être source de conflits électoraux.

Certes la corruption relève du comportement et la responsabilité individuels de chacun des membres des Organes de Gestion des Elections, mais elle prospère sur les failles de nos législations et règles de fonctionnement. Comment renforcer les capacités des Organes de Gestion des Elections à faire face aux pressions extérieures? Cette question appelle des réponses transversales qui vont au-delà de la problématique électorale. Elles concernent, par exemple, le respect des règles, le financement de la vie politique, l’importance des Experts dans les processus électoraux, etc.

Les partis politiques, après avoir fortement souhaité la création des Organes de Gestion des Elections, les soupçonnent lorsqu’ils perdent ou, à tout le moins, ne croient guère à leur indépendance. Les populations endoctrinées par les propos de leurs dirigeants naviguent entre soutiens et critiques. Vous constaterez que ces critiques ou appréciations varient au gré des résultats recueillis par leurs auteurs lors des différents scrutins. Exprimées timidement dès les débuts ces critiques se sont affermies au rythme de l’évolution du temps et de la vulgarisation des moyens d’expression et de développement des réseaux sociaux, pour atteindre, ces derniers temps, un volume et une intensité qui ne pouvaient manquer d’interpeller. En 2019 et 2020, plusieurs de nos pays auront à renouveler leurs cycles électoraux.

J’ose espérer que ce forum permettra d’explorer les orientations politiques ainsi que les mesures pouvant être mises en œuvre pour favoriser des processus électoraux fiables et crédibles sur le continent, d’examiner toutes les voies nécessaires pour renforcer la sécurité autour des scrutins, rechercher les causes de faiblesse des taux de participation à l’effet d’organiser partout des élections intègres et crédibles en s’appropriant tous les instruments indispensables pour parvenir à organiser des élections « intègres et sans corruption ».

Chers Collègues et chers amis, Je vous souhaite, encore une fois, la bienvenue en Côte d’Ivoire et vous remercie.  

Abidjan, le 07 Décembre 2018

 Youssouf BAKAYOKO Président de la Commission Electorale de Côte d’Ivoire 

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"Il serait temps que cette population se lève et dise « ça suffit maintenant ! Nous ne voulons plus revivre ce que nous avons déjà connu...

 Par Venance Konan : (Tolérance, dialogue, paix. Trois mots qui caractérisent la politique et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Trois mots que le président du PDCI-RDA et le Chef de l’État ont utilisés dans leur hommage à leur mentor commun olérance, dialogue et paix)

Je suis de ceux qui avaient rêvé de voir le Chef de l’Etat, M. Alassane Ouattara, et le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), M. Henri Konan Bédié, se rencontrer à la basilique de Yamoussoukro ou sur la tombe de Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre dernier, à l’occasion de la commémoration du 25ème anniversaire de son décès, se serrer la main, se faire l’accolade, et se retirer dans une pièce pour en ressortir en se tenant par la main, en souriant. Oui, j’ai fait ce rêve en même temps que de nombreux Ivoiriens qui ne supportent pas de savoir que les deux grands hommes de la politique ivoirienne sont en froid. Malheureusement, un malaise, nous a-t-on dit, a empêché le président Bédié de se rendre à Yamoussoukro.

Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et prions pour que le Dieu qu’il adore et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny lui donnent la force de pouvoir aller vers son cadet qu’est le président Ouattara, ou de l’appeler auprès de lui en sa qualité d’ainé, afin qu’ils se parlent franchement pour que ce qui les divise ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Le 7 août dernier, le président Bédié a pu néanmoins rendre hommage au président Félix Houphouët-Boigny à travers une vidéo dans laquelle il a affirmé que ce dernier fut le plus grand des présidents de notre pays, un apôtre de la paix, que ses vrais disciples se trouvent au PDCI-RDA et que ceux qui militent dans d’autres partis politiques en prétendant être du PDCI ne sont pas ses vrais héritiers. Il a ajouté par ailleurs que lui, est son héritier politique (l’unique ?) et qu’il se bat pour que son parti demeure éternel.

Le Chef de l’État a pour sa part salué « l’œuvre gigantesque de Félix Houphouët-Boigny à la tête de notre pays qu’il a dirigé dans la fraternité et l’ouverture », avant de nous inviter à suivre les idéaux de tolérance, de dialogue et de paix du père de la nation.

Tolérance, dialogue, paix. Trois mots qui caractérisent la politique et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Trois mots que le président du PDCI-RDA et le Chef de l’État ont utilisés dans leur hommage à leur mentor commun, et que nous aimerions tant voir en action en ce moment. Parce que ce que nous voyons en ce moment est l’intolérance, le refus du dialogue et nous savons tous que cela est de nature à compromettre la paix que connaît notre pays et nous conduire à la guerre.

En affirmant cela, nous ne faisons pas qu’énoncer une simple théorie ou émettre une simple hypothèse, mais nous parlons bien de quelque chose que nous avons déjà expérimenté.

Oui, il y a vingt ans, avec les mêmes acteurs, nous avions refusé de nous parler, nous avions pratiqué l’intolérance et cela nous a conduit d’abord à un coup d’Etat, puis, à une rébellion qui a occupé la moitié du pays pendant huit ans avec ce que tout cela nous a coûté en vies humaines et en pertes économiques, puis l’apothéose fut une vraie guerre entre nous, avec des acteurs étrangers. Il a été dénombré au finish plus de trois mille morts, nous nous sommes retrouvés avec un pays divisé, une économie en lambeaux, et notre ancien président dans une prison en Hollande. Ce dernier disait que le chien qui avait vu le lion ne courait plus de la même façon que celui qui ne l’avait jamais vu. Nous avons rencontré le lion, il nous a même griffés. Nous ne pouvons plus courir de la même façon qu’avant cette rencontre.

Les présidents Bédié et Ouattara, les principaux protagonistes de la crise qui nous a conduits à la guerre ne peuvent pas à nouveau adopter des attitudes qui sont de nature à nous y replonger.

Qui fuit le dialogue ?

Qui est devenu intolérant ?

Qui chasse ceux de son camp qui parlent de dialoguer, de tendre la main, de tout faire pour préserver la paix ?

Bien sûr les partisans de chacun pointeront le doigt sur l’autre. Mais gardons en mémoire cette phrase de feu Zadi Zaourou : « lorsque vous pointez un doigt accusateur sur l’autre, n’oubliez pas que trois de vos propres doigts sont dirigés vers vous. »

 D’un côté comme de l’autre il y a toujours des faucons et des extrémistes inconscients pour souffler sur les braises. La population, elle qui le plus souvent ne comprend rien aux vrais enjeux des crises mais en paie néanmoins toujours le prix le plus fort regarde, entend, lit et voit les déclarations et comportements des uns et des autres. Il serait temps que cette population se lève et dise « ça suffit maintenant ! Nous ne voulons plus revivre ce que nous avons déjà connu, nous voulons que nos enfants grandissent dans un pays en paix. Comme au temps d’Houphouët-Boigny. Et il est temps que vous passiez le relais à une autre génération. » 

Apparemment c’est la dernière phrase que quelqu’un ne veut pas entendre et il semble que ce soit ce qui a amené la palabre.

Venance Konan

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