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Afrique (169)

Plus de 300 morts à Freetown: Ouattara exprime sa «compassion» au peuple Sierra-Léonais

Le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a exprimé sa compassion à son homologue Sierra-Léonais, Ernest Baï Koroma, suite au glissement de terrain survenu lundi à Freetown et ayant occasionné plus de 300 morts.

«Toute ma compassion au peuple frère de Sierra-Leone et aux familles des nombreuses victimes du glissement de terrain survenu à Freetown », a exprimé lundi soir M. Ouattara à travers une adresse publiée sur le site officiel de la présidence ivoirienne.

Selon le dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale, 312 personnes ont été emportées dans la localité de Régent au Sud de la capitale Sierra-Léonaise suite à un glissement de terrain survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Une partie de la colline surplombant cette localité s'est effondrée sur plusieurs habitations après des pluies diluviennes.

PIG/lb/ls

 

La Côte d’Ivoire projette une contribution de 7% du secteur du tourisme au PIB en 2020

 L’Etat ivoirien projette une contribution de 7% du secteur du tourisme au Produit intérieur brut (PIB) en 2020 contre un taux de 5% en 2015, a indiqué vendredi le vice-président Daniel Kablan Duncan, à l’occasion de l’inauguration d’un réceptif hôtelier au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan.

« La contribution du tourisme dans le Produit intérieur brut a quant à lui progressé de 1,8% en 2011 à 5% en 2015, avec une projection de 7% en 2020 », a dit M. Duncan, lors de l’ouverture officielle de Seen hôtel Abidjan-Plateau.

Le secteur hôtelier en Côte d’Ivoire est en constante évolution en raison d’investissements importants du secteur privé. Dans le Programme national de développement (PND 2016-2020) estimé à 30 000 milliards de Fcfa, 65,5% sont d’ailleurs réservés au secteur privé.

A l’horizon 2020, le gouvernement envisage de faire du tourisme le troisième pôle de l’économie du pays afin de donner une impulsion plus forte à ce secteur avec la mise en œuvre de projets structurants permettant de positionner la Côte d’Ivoire comme un hub touristique régional.

Pour atteindre cet objectif, l’Etat a lancé plusieurs projets d’envergure entre autres la construction d’un parc animalier à Jacqueville (sud ivoirien), l’aménagement du littoral de Port-Bouët sur 10 km (sud Abidjan), le développement d’infrastructures sur le littoral sud-ouest ainsi qu’à Assinie, Grand-Lahou, San-Pedro, Sassandra et Tabou.

La capitale économique ivoirienne fait partie des principales destinations business africaines et figure dans le Top 5 des «destinations prisées», selon le ‘’Hospitality Report Africa 2017’’ publié par les groupes Accor et Julia Travel(APA 29/07/17)

A lire aussi / Tullow Oil choisit le Ghana au détriment de la Côte d’Ivoire

La compagnie pétrolière Tullow Oil vient d’annoncer son intention de lancer de nouveaux forages offshore au Ghana, malgré le conflit frontalier qui touche la zone de prospection. Le géant britannique compte démarrer l’extension à la fin 2017.

En effet, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont en désaccord sur le tracé de la frontière maritime qui sépare les deux pays d’Afrique de l’Ouest.

La zone litigieuse, située au large des côtes ghanéennes et ivoiriennes, est traversée par un gisement de pétrole. ledit gisement est déjà dans le viseur de plusieurs compagnies qui n’attendent que la décision du Tribunal international du droit maritime (prévue pour septembre 2017) afin d’y lancer les travaux d’exploration.

La procédure judiciaire n’a pas toutefois empêché Tullow de programmer l’expansion du projet Tweneboa-Envenra-Notmme, pour la même période. L’entreprise gère actuellement 11 puits offshore situés dans les eaux ghanéennes et compte renforcer davantage sa présence en prévoyant l’installation de 13 autres plateformes. Pour rappel, le litige entre Accra et Yamoussoukro remonte au 6 février dernier, après que les autorités ivoiriennes aient décidé de saisir le Tribunal international du droit maritime.Basé à Hambourg, ce dernier devra émettre un arrêté pour trancher sur la question du tracé frontalier entre les deux pays. Bien que le Ghana souhaite maintenir le tracé actuel issu des découpages coloniaux, la Côte d’Ivoire essaie de changer la ligne frontalière en vigueur depuis près de 50 ans.

En attendant, Tullow maintient ses prévisions de production pour 2017, y compris dans la zone contestée. Le groupe prévoit ainsi de faire passer la capacité de Tweneboa-Envenra-Notmme à quelque 80 000 barils/jours, pour une production de 48 000 barils par jour enregistrée lors du premier semestre de l’année en cours.

Le groupe serait par ailleurs prêt à attribuer des contrats de forage directement après la décision de la Cour. Pour Tullow, l’amélioration des perspectives du marché ghanéen reste conditionnée par la reprise du forage en 2018.  (APA 29/07/17)

A lire aussi / Côte d’Ivoire : Actis lance les travaux de Renaissance Tower, la nouvelle tour d’affaires d’Abidjan

L’image contient peut-être : personnes debout, gratte-ciel et plein air

Le fonds d’investissement britannique Actis, le plus important fonds d’investissement immobilier en Afrique subsaharienne, a lancé ce 26 juillet à Abidjan son projet de centre d’affaires, un joyau architectural dénommée « Renaissance Tower ».

L’infrastructure, fruit d’un partenariat avec une société d’investissement HC Capital Poperties (active en Afrique de l’ouest) et la mairie du Plateau, sera bâti en plein cœur de ce quartier d’affaires, sur le site de l’ancien marché baptisée « Renaissance Plaza » pour un coût de 40 milliards FCFA, soit environ 70 millions de dollars.

La tour de 15 étages avec ses 15 000 mètres carrés de bureaux et ses 3 niveaux de parking (de 350 places) va apporter une nouvelle touche contemporaine au centre ville de la capitale economique ivoirienne. Il va abriter des sièges de grandes firmes dont celle de la Standard Chartered Bank. En outre, la Renaissance Tower s’offrira avec une esplanade de 3 000 mètres carrés dédiée aux services avec des commerces et des restaurants (japonais et italien notamment) et un supermarché Casino Mandarine.

Les travaux lancés en présence du vice président ivoirien, Kablan Duncan, sont prévues pour s’achever au second semestre 2019.

JEAN-MERMOZ KONANDI

Après les critiques d’Emmanuel Macron: Les parlementaires africains décident de limiter à trois le nombre d’enfants par femme

Cédéao: objectif de trois enfants maximum par femme d'ici 2030 (parlementaires)/(AFP)

Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé samedi vouloir limiter à trois le nombre d'enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d'ici 2030, le taux de fécondité le plus élevé au monde.

"Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (...) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique", a déclaré le président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l'espace Cédéao se situera, en 2050, autour d’un milliard d'habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies.

"Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation", a martelé M. Diallo.

Selon lui, "il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable".

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des stratégies afin de "faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l'augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l’enfant", a ajouté M. Diallo.

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a estimé que "c'est à (nous) qu’il appartient de définir l’équilibre optimal qu’il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l’amélioration de la qualité de vie de la population active".

Il s'agira de faire "baisser de moitié" le taux de fécondité et d'"arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré", a déclaré le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza.

"La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse, lorsqu’elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe: elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l'immigration clandestine", a-t-il ajouté.

A lire aussi / Après les critiques d’Emmanuel Macron: Publié le mardi 25 juillet 2017 | L’intelligent d’Abidjan

«Les parlementaires de la Cedeao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (…) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique ». Cette déclaration a été faite par le président du parlement burkinabé Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie le samedi 22 juillet 2017, à Ouagadougou au Burkina.

Il a poursuivi en ces termes : «Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation ».

Pour lui donc, «il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cedeao pour promouvoir un réel développement viable et durable ». Cette décision prise par les parlementaires de la Cedeao sonne, selon des observateurs comme une réponse à la déclaration faite par le président français lors du sommet du G20 à Hambourg le 8 juillet 2017. Répondant à une question de Afrikipresse, Emmanuel Macron avait dit : « Le plan Marshal dont vous venez de parler, est aussi un plan qui sera porté par les gouvernements africains et les organisations régionales. C’est par le biais d’une gouvernance rigoureuse, la lutte contre la corruption, d’une lutte pour la bonne gouvernance, de la transition démographique réussie.

Dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien. Le plan de cette transformation que nous devons conduire ensemble doit tenir compte des spécificités africaines par et avec les chefs d’États africains. C’est un plan qui doit prendre en compte nos propres engagements sur l’ensemble des chantiers que je viens d’évoquer, mieux associer public et privé; et il doit se faire parfois plus régional et même national.

Voilà la méthode qui a été retenue et c’est ce que nous faisons partout où nous sommes engagés. J’aurai l’occasion la semaine prochaine d’y revenir beaucoup plus en détail ». Ceci démontre donc que les parlementaires de la Cedeao ont bien appris la leçon d’Emmanuel Macron

Abdoulaye Touré

La Côte d’Ivoire va augmenter de 83 à 90 mégawatts, ses exportations d’énergie électrique vers le Burkina Faso au premier semestre 2018.

L’information a été donnée par le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, à l’issue d’une séance de travail avec son homologue ivoirien Amadou Gon Coulibaly, tenue le vendredi 07 juillet dernier.

Cette rencontre s’est déroulée en prélude à la 6ème Conférence au sommet du traité d’amitié et coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, qui se tiendra du 17 au 18 juillet prochain à Ouagadougou.

A cet effet, plusieurs questions ont été abordées. Il s’agit entre autres : du projet de l’autoroute Yamoussokro–Ouagadougou ; de la réhabilitation du chemin de fer Abidjan–Ouagadougou–Kaya ; et de l’approvisionnement en hydrocarbure et énergie électrique du Burkina Faso par la Côte d’Ivoire.

Concernant l’énergie électrique, il faut relever que les capacités de production nationale et d’importation injectées dans le Réseau national interconnecté du Burkina Faso correspondent à une offre de puissance de 244 MW en 2017. La demande étant estimée à 300 MW, le déficit prévisionnel est de l’ordre de 56 MW. Le taux d’électrification du pays, quant à lui, a été évalué en 2015 à 18,83%, avec une forte disparité entre le milieu urbain et rural.

Ainsi, outre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso envisage d’importer 85 MW à partir du Ghana au terme de la réalisation du projet d'interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou dont l'achèvement des travaux est initialement prévu pour fin 2017.
B.K

A lire aussi / Marcel Amon-Tanoh, ministre des Affaires étrangères /La 44è session du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’OCI s’ouvre lundi à Abidjan
(APA 10/07/17)

La 44è session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’ouvre, lundi, à Abidjan en présence du Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

La rencontre qui va durer deux jours, portera sur nombre de questions notamment les crises régionales et le rôle joué par l’OCI dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Selon la présidence ivoirienne, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara participera à l’ouverture de ce Conseil des ministres à ‘’10h00’’ heure locale et Gmt dans un grand hôtel d’Abidjan, avant de recevoir enfin de matinée au palais présidentiel du Plateau, le Président du Groupe de la banque islamique de développement (BID), Bandar Hajjar .

L’OCI est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après les Nations Unies avec 57 Etats membres couvrant quatre continents.

Elle est le porte-voix du monde musulman dont elle assure la sauvegarde et la protection des intérêts dans l’esprit de promouvoir la paix internationale et l’harmonie entre les différents peuples du monde. L’OCI a été créée sur décision du sommet de Rabat (Maroc), le 12 rajab 1389 Hégire (25 septembre 1969), à la suite de l’incendie criminel de la Mosquée al-Aqsa de Jérusalem occupée.

Cette rencontre d’Abidjan sera présidée par le Secrétaire général de l’OCI, Youssef A Al-Othaimeen et enregistrera également la présence du ministre des Affaires étrangères de l’Ouzbékistan, président du 43è Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI.

Le passage de flambeau entre le président du 43è Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI et celui du 44è Conseil des ministres des Affaires étrangères, qui est l’Ivoirien Marcel Amon-Tanoh, ministre des Affaires étrangères, constituera l’un des temps forts de cette cérémonie.
La Côte d’Ivoire a été élue récemment, membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2018-2019.

 

 

Affaire d'apartheid c'est comme affaire de CFA. On crie sur tous les toits qu'on a besoin d'être libre.

On nous libère et on finit par devenir la risée des autres. À cause des mêmes sud-Africains noirs qu'on savait attachés, opprimés et martyrisés hier, l'Afrique a fait son possible et à contribuer à la libération des zulus. Aujourd'hui, Zulu n'est plus Africains, ne se sent plus noir jusqu'à aller assassiner son semblable noir. Le blanc dans sa méchanceté ne s'est jamais attaqué aux étrangers même noirs durant la ségrégation raciale. Eux ils le font à la machette comme nos patriotes locaux comme ci "machette", "gourdin" sont les premiers mots du dictionnaire du panafriconisme! 

Et ce sera ce manque de vision, de sérieux, de consistance et de planification qui nous rattrapera après quelques années de la création d'une monnaie sous fond de crise, dans l'hystérie générale. Ce qui se passe en Afrique du Sud n'arrive qu'à ceux qui ont privilégié une politique revancharde à une politique objective orientée sur les priorités qui valent. L'Africain (le noir) vit au jour le jour et au gre de ses intérêts. Le blanc lui vit avec le futur en tête. Depuis la libération de Mandela, à sa gouvernance, la gestion de Thabo à Zuma, aucun d'eux n'a accepté envisagé ce cas présent: celui de La déconfiture de la société Sud Africaine supposée ou vraie.

Or pourtant, vu La difficulté de la lutte, fallait savoir que toute victoire publique ferait lieu et place à une lutte en sourdine d'avec le même adversaire. Parce que s'ils l'avaient fait, ils auraient compris que tout n'est pas d'avoir le pouvoir politique mais il est important d'associer à la force politique, le pouvoir économique sans oublier de veiller à ce que le pulse social reste à son plus bas niveau consistant à faire en sorte que les fondamentaux d'un peuple ne vole en éclat comme c'est le cas au pays de Mandela. Tous les présidents ont travaillé sur les acquis des blancs en oubliant de redistribuer stratégiquement le pouvoir de chacun sans compromettre l'unité nationale et garder un niveau de vie acceptable pour tous. 

Et donc, pour le blanc, De génération en génération, l'objectif essentiel, reste la domination du monde et des autres peuples. C' est enseignée avec intelligence et comportements exemplaires sans grandes déclarations, dans la discrétion source d'efficacité. Oui, ils consolident leurs avancées avec méthode. Nous nous accentuons notre retard avec idiotie. Aucune continuité dans les objectifs majeures mais assez d'énergie dans les actions qui nous séparent et nous séparerons.

Des pères de l'indépendance à aujourd'hui, il y a aucune cohérence dans notre politique économique et sociale. Dans nos politiques tout court et l'Afrique du Sud en est une illustration parfaite. L'objectif ici était de prouver que ce pays ne peut se passer de ceux qui ont mis en place l'ancien système et ils sont en train de rafler la mise devant ce noir qui a dansé hier, qui danse à présent et qui dansera demain tout le corps trempé de sueur ne sachant que pour lui, sa victoire réside à faire mieux que ceux qui ont bâtit le système précédent tout en faisant en sorte que Mandela même de sa tombe garde le sourire! 

"Les grands hommes (femmes) se reconnaissent dans l'anticipation bien avant l'action"

Par / Tieba Nakouzon Coulibaly

Le Ministre-Conseiller...

 

 

La BCEAO bloque les transferts internationaux d’Orange Money "L’injonction de la BCEAO, confirmée par deux fois par Orange en France et au Mali"

 Alors que M-Pesa, le service de paiement mobile de l'opérateur de téléphonie kényan Safaricom, fête ses 10 ans, Orange Money vient de voir la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) lui interdire les transferts de fonds entre les pays de l'UEMOA et la France, jugeant la pratique non autorisée.

Selon les informations de Jeune Afrique, les directions nationales de la BCEAO en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal ont adressé fin février des injonctions à Orange Finances Mobiles Mali, Orange Money Côte d’Ivoire et Orange Finances Mobiles Sénégal « visant à mettre fin, sans délai, [aux] opérations de transfert international d’argent qui sont hors du champ des activités qu’elles ont été autorisées à effectuer ».

En cause, une mission de surveillance des systèmes et moyens de paiement de la BCEAO qui « a constaté qu’Orange Finances Mobiles Mali, comme Orange Money Côte d’Ivoire et Orange Finances Mobiles Sénégal, propose au public des services de transfert de fonds entre les pays de l’UEMOA et l’extérieur », selon une note explicative transmise par la BCEAO à Jeune Afrique.

Or, juge le régulateur, « comme le précisent les dispositions pertinentes du Règlement relatif aux relations financières extérieures des États membres de l’UEMOA, ces opérations relèvent exclusivement de la compétence des établissements de crédit installés sur le territoire d’un État membre de l’UEMOA ayant reçu la qualité d’intermédiaires agréés ».

Ce dont ne dispose pas Orange. L’opérateur, en mars 2016, avait obtenu de la BCEAO trois agréments pour devenir établissement émetteur de monnaie électronique au Sénégal, au Mali et en Côte d’Ivoire.

Pour des raisons réglementaires au Mali, les transferts vers ce pays sont temporairement suspendus.

L’injonction de la BCEAO, confirmée par deux fois par Orange en France et au Mali, explique notamment les messages d’erreurs adressés aux usagers qui essayent des transferts d’argent via Orange Money depuis la France vers le Mali par exemple. « Pour des raisons réglementaires au Mali, les transferts vers ce pays sont temporairement suspendus », pouvaient-ils lire.

Contactés, les équipes d’Orange au Mali ont confirmé la suspension « depuis une semaine après une décision de la BCEAO qui considère que nous n’avons plus le droit d’exercer ». Les transferts au sein de la zone UEMOA sont en revanche maintenus car effectués en franc CFA.

L’agrément ne couvrant pas les transferts en devises étrangères. L’extension à la France, en juin 2016, de l’offre de mobile money d’Orange initialement introduite en Afrique de l’Ouest en 2008, par la Côte d’Ivoire, pose donc problème.

Le service permet aux abonnés de transférer de l’argent depuis l’Hexagone vers la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, ce que l’opérateur, confie-t-on en interne, pensait autorisé sans agrément du fait notamment de la garantie du F CFA de l’UEMOA par la Banque de France.

Une lecture erronée

« C’est une lecture erronée. La France au titre de la réglementation bancaire ouest-africaine est un pays étranger. Si un usager envoie 20 euros depuis Paris, et que la somme est payée en F CFA au Sénégal, c’est bien un débit pour la banque et donc un débit de devises pour la zone UEMOA », dit un cadre de la BCEAO à Dakar, interrogé sous couvert d’anonymat par Jeune Afrique.

La BCEAO explique n’avoir aucune visibilité sur le volume des transferts internationaux avec la zone UEMOA ayant transité par Orange Money. « Pour le seul Sénégal, les transferts annuels de la diaspora atteignent 200 milliards de F CFA. Que se passerait-il s’ils transitaient tous par Orange Money ? », s’interroge notre source.

De son côté, l’opérateur estime les flux entre l’UEMOA et l’international encore marginaux et plaide pour une solution à l’amiable avec la Banque centrale. Une réunion s’est tenue à Dakar le 9 mars, à laquelle Thierry Millet, directeur des services financiers mobiles du groupe Orange s’est rendue et au cours de laquelle lui a été signifié les raisons de l’injonction de la BCEAO et les manières d’y remédier.

« Ils doivent renoncer à ce service en l’état, sauf à créer une banque », estime encore notre cadre de la BCEAO.

Les grandes ambitions d’Orange

Le groupe télécoms français fait partie des nombreux opérateurs à s’être positionnés sur le très porteur marché du transfert d’argent mobile, qui explose dans un contexte de téléphonie mobile effervescente et de bancarisation encore marginale. En Afrique, l’application Orange Money comptait 12,6 millions de clients en 2014, contre 8,9 en 2013.

La multinationale française espère booster à 200 millions d’euros d’ici 2018 les revenus générés par cette offre. Là où il a réalisé environ 80 millions d’euros de revenus en 2015.

Selon une étude du cabinet Boston Consulting Group, en Afrique subsaharienne, les services financiers sur mobile pourraient rapporter au moins 1,5 milliard de dollars d’ici à 2019 et viser un marché de 250 millions de personnes.

Par Benjamin Polle / (Jeune Afrique 11/03/17)/ www.jeuneafrique.com

BURKINA FASO /les problèmes de cœur de Djibrill Bassolé inquiètent ses partisans. Le MPP, par la bouche du Président Roch Kaboré en personne, a répondu :l’arrestation de Djibril BASSOLE s’est opérée avant l’avènement du parti au pouvoir »

**La NAFA le parti de Djibrill Bassolé exige « la cessation immédiate de l’instrumentalisation politique du dossier et la libération ‘’immédiate’’ de Djibrill Bassolé en attendant son procès **

Djibrill Bassolé, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré souffrirait du cœur. Emprisonné à la Maison d'arrêt de Ouagadougou pour son implication présumée dans la tentative de coup d'Etat de septembre 2015, Djibrill Bassolé s'est rendu lundi à la clinique du cœur de Ouagadougou pour y subir des examens. Il y avait été une première fois fin janvier pour 24h avant de regagner sa cellule. Ses partisans exigent sa mise en liberté provisoire afin qu'il puisse se soigner convenablement.

Ses amis et ses partisans sont inquiets. Djibrill Bassolé souffre du cœur et ils redoutent que son état de santé se détériore. Samedi dernier, l'ancien ministre des Affaires étrangères avait préféré annuler les visites qu'il reçoit à la Maca, la maison d'arrêt et de correction des armées, afin de se reposer.

L'un de ses amis affirme même qu'il aurait fait un malaise, la veille. L'ancien ministre a demandé la possibilité d'aller voir son cardiologue, ce qu'il a pu faire ce lundi en milieu de journée en compagnie du médecin de la pison. Il a ensuite regagné sa cellule.

Le 23 janvier dernier déjà, il avait brièvement quitté la prison pour des examens cardiaques. Pourtant, les partisans de l'ancien ministre affirment que la justice s'obstine à l'empêcher de se faire soigner, ce que le procureur militaire dément formellement.

Selon lui, la justice et l'administration pénitentiaire font ce qu'il faut pour qu'il se maintienne en bonne santé. Les militants de la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), le parti fondé par Djibrill Bassolé, exigent sa remise en liberté immédiate afin qu'il puisse partir se faire soigner à l'étranger. Djibrill Bassolé est détenu depuis octobre 2015. Par RFI Publié le 27-02-2017 Modifié le 27-02-2017 à 23:06

A lire aussi / La Nouvelle alliance du Faso (NAFA), parti de Djibrill Bassolé a, dans un communiqué parvenu à APA, exigé que leur leader, qui a été victime ce week-end d’un malaise en prison, soit transféré à l’étranger pour des soins appropriés.

 Les partisans de Djibrill Bassolé exigent son évacuation à l’étranger pour des soins médicaux

« Djibrill Bassolé a été une nouvelle fois victime d’un malaise ce samedi 25 février. Par ce communiqué la NAFA tient à rappeler que la privation de soins à des personnes détenues est inacceptable dans un état de droit et constitue une violation flagrante des droits de la personne humaine », a indiqué le texte.

Le président de la NAFA, Rasmané Ouédraogo, signataire du communiqué, exige sans ‘’délais et sans condition’’ « l’évacuation à l’étranger du prisonnier politique Djibrill Bassolé pour des soins médicaux ».

Le parti a par ailleurs exigé « la cessation immédiate de l’instrumentalisation politique du dossier Djibrill Bassolé et la libération ‘’immédiate’’ de Djibrill Bassolé en attendant son procès ». La NAFA rappelle que c’est « suite aux informations persistantes sur la fragilisation progressive de l’état de santé et les manœuvres de privation de soins médicaux dont est victime, le prisonnier politique Djibrill Bassolé de la part des autorités judicaires militaires burkinabè , la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) exprime ses vives inquiétudes pour la vie de son candidat aux élections présidentielles de novembre 2015 ».

Bassolé avait déjà été transféré de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) le 23 janvier 2017 dans une clinique de Ouagadougou où il avait fait un séjour de 24 heures et selon la NAFA, « Djibrill Y Bassolé devait y retourner pour des soins et examens complémentaires le 1er février ». La NAFA rappelle « aux autorités judiciaires et politiques du MPP (parti au pouvoir ) qu’elles seront tenues pour seules responsables pour tout dommage irréversible ou qui adviendrait sur l’état de santé de Djibrill Bassolé ». APA 28/02/17)

A lire aussi Le parti au pouvoir (MPP) au Burkina-Faso est froid face au dossier Djibrill Bassolé.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 1er Mars 2017, le parti au pouvoir, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) n’a pas reçu l’argument du camp Djibrill Bassolé selon lequel son dossier subirait une quelconque « instrumentalisation » de la part de la Justice burkinabè.

Cette bataille entre partis politiques, notamment entre le MPP et l’opposition, la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), avait débuté le lundi 27 février 2017, sur le cas Djibrill Bassolé. Candidat à la présidentielle de 2015, et soutenu par la NAFA, l’officier supérieur Djibrill Bassolé n’a pu aller au bout de sa randonnée politique, parce épingler dans une affaire qui le maintient en ce moment dans les geôles du Burkina-Faso.

Ces partisans de la NAFA ‘’accuse expressément le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) d’être responsable de cette situation du Général Bassolé’’ et demande la ‘’cessation immédiate de l’instrumentalisation du dossier Djibril Bassolé par le pouvoir du MPP’’.

En revanche, le MPP, par la bouche du Président Roch Kaboré en personne, a répondu ainsi: ‘’Cette affirmation accusant notre parti est gratuite et sans fondement’’ a t-il réagi calmement, avant d’ajouter ‘’Le MPP n’a de cesse d’affirmer son principe d’attachement à l’indépendance de la justice. Faut-il le rappeler si besoin en était que l’arrestation de Djibril BASSOLE s’est opérée avant l’avènement du parti au pouvoir’’, a t-il précisé.

‘’Aussi, tient-il à réaffirmer qu’il n’est ni de près ni de loin concerné par son arrestation et encore moins par son état de santé’’, par conséquent, le MPP ‘’rejette catégoriquement les allégations mensongères et outrancières de la NAFA’’. Par ailleurs, le parti dit souhaiter ‘’un prompt rétablissement au Général Djibril Bassolé’’, ‘’en dépit de nos divergences politiques et idéologiques avec la NAFA’’, a t-il conclu.

Selon la Nafa, la santé de M. Bassolé s’est dégradée suite à de malaises récurrents, nécessitant une évacuation sanitaire à l’étranger pour des soins plus appropriés.  (Afrique sur 7 /  01/03/17)

A lire aussi / Burkina: un parti exige la libération de Bassolé, un proche de Compaoré

(AFP 28/02/17) Un parti d'opposition burkinabè a exigé lundi la "libération immédiate" pour raisons de santé de Djibril Bassolé, un proche de l'ex-président Blaise Compaoré, détenu depuis 15 mois dans une affaire de putsch raté.

"Suite aux informations persistantes sur la fragilisation progressive de l'état de santé et les privations de soins médicaux dont est victime le prisonnier politique Djibril Bassolé de la part des autorités judicaires militaires burkinabè", la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) exige "sans délais et sans conditions (sa) libération immédiate en attendant son procès".

Dans un communiqué, la Nafa dénonce une "situation de non-droit où la vie de Djibril Bassolé est en danger", réclamant son "évacuation à l’étranger (…) pour des soins médicaux appropriés".

"Les autorités judiciaires militaires ne lui ont pas permis d'honorer, dans des conditions adéquates, des rendez-vous médicaux, son état de santé s'est détérioré et (…) Djibrill Bassolé, a été une nouvelle fois, victime d'un malaise le samedi 25 février", ajoute le texte.

Incarcéré depuis octobre 2015, l’état de santé de M. Bassolé s'est aggravé à la suite de malaises récurrents, selon la Nafa, qui avait soutenu sa candidature à la présidentielle de novembre 2015, avant qu'il n'en soit exclu en vertu d'une loi empêchant les membres du dernier gouvernement de Compaoré de se présenter aux élections.

Selon lui, "la privation de soins à des personnes détenues est inacceptable dans un Etat de droit et constitue une violation flagrante des droits de la personne humaine".

M. Bassolé a été inculpé de "trahison", "attentat à la sûreté de l’Etat", "complicité d’assassinat, de blessures volontaires", sur la base d'enregistrements d’une conversation téléphonique présumée qu'il aurait eue avec Guillaume Soro (président de l’Assemblée nationale ivoirienne), dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch du général Diendéré (septembre 2015). En octobre dernier, plus de 5.000 personnes étaient descendues dans la rue à Réo (130 km, centre-ouest), sa ville natale, pour réclamer "justice et liberté pour Bassolé".

PhotoA lire aussi/ L'ancien ministre de Blaise Compaoré, inculpé dans l'enquête sur la tentative de coup d’État de septembre 2015, a été brièvement admis lundi à la polyclinique internationale de Ouagadougou en raison d'un nouveau malaise cardiaque.

Les soucis de santé de Djibrill Bassolé semblent persister. Lundi 27 février, l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré a été admis pendant quelques heures à la Polyclinique internationale de Ouagadougou après avoir fait un malaise cardiaque ce week-end à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), où il est retourné en fin de journée après avoir effectué différents examens.

Suspecté de soutien à la tentative de coup d’État en septembre 2015 et inculpé, entre autres, d’attentat à la sûreté de l’État, Bassolé, 59 ans, avait déjà effectué un premier séjour dans cet établissement fin janvier en raison de problèmes cardiaques. Il y avait été brièvement hospitalisé avant de retourner en détention préventive à la Maca.

Demande de remise en liberté

Selon ses proches, le cardiologue qui l’avait soigné avait ensuite rédigé un rapport médical dans lequel il préconisait des examens supplémentaires, tout en expliquant que son service ne disposait pas du matériel technique nécessaire pour traiter la pathologie de cet ancien fidèle de Blaise Compaoré.

Sur la base de ce document, sa défense a déposé début février une demande de remise en liberté pour urgence médicale au tribunal militaire de Ouagadougou, chargé de l’enquête sur le putsch manqué, afin de permettre à son client d’aller se soigner à l’étranger.

« Vu la gravité de ses problèmes cardiaques, la question est désormais très simple : soit la justice militaire lui permet d’aller se soigner correctement à l’étranger, soit elle prend le risque de le tuer », assène Me Varaut, l’avocat français de Djibrill Bassolé.

Les soutiens de Bassolé montent au créneau

De son côté, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), le parti de Bassolé, a diffusé un communiqué ce lundi pour réclamer sa libération. Dans ce texte, Rasmané Ouédraogo, le président de la Nafa, estime que la vie de Djibrill Bassolé est « en danger » et exige son « évacuation à l’étranger pour des soins médicaux appropriés ».

Depuis son inculpation dans le dossier du putsch manqué, la défense de Djibrill Bassolé a réclamé à plusieurs reprises sa remise en liberté, en dénonçant sur le fond comme sur la forme une procédure à charge contre son client. Toutes ces demandes sont pour l’instant restées lettres mortes. Quant au procès – très attendu – de la tentative de coup d’État de septembre 2015, aucune date n’a pour l’instant été fixée.

Benjamin Roger/www.jeuneafrique.com/407801/societe/burkina-djibrill-bassole-confronte-a-problemes-cardiaques-persistants

 

 

 

 

 

 

 

BURKINA FASO / UNE URGENCE MÉDICALE POUR DJIBRIL BASSOLE ! ALERTE! A LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE PLUS PARTICULIÈREMENT A LA FRANCE

Djibril BASSOLE  a eu un malaise ce vendredi. Le 1er février, les autorités lui ont refusé une consultation auprès du Professeur, le colonel Cardiologue NIAKARA mais avec l'alerte et la pression des réseaux sociaux et le concours de certains amis de la presse locale, un médecin a pu pouvoir l'ausculter. Mais son état de santé reste très fragile et préoccupant.

PhotoUn rendez-vous semble être pris avec le cardiologue ce lundi matin à 11 h. Ce rendez-vous lui avait été refusé, le 1er février par les autorités burkinabé. (Par Un témoignage anonyme )

PhotoA LIRE AUSSI /  BURKINA FASO: LA LIBÉRATION DE L’INNOCENT DJIBRIL BASSOLÉ DEVIENT UNE URGENCE MÉDICALE! ALERTE!

Résultat de recherche d'images pour "djibril bassolé sur rfi"Incarcéré injustement au Burkina Faso, mon ami et frère Djibril Bassolé voit sa santé décliner chaque jour plus dangereusement dans sa cellule de la Maca de Ouagadougou. J’en appelle une fois de plus aux autorités burkinabé et à l’ensemble des organisations judiciaires internationales, mais aussi à toutes les personnalités amies du Burkina Faso, afin que le Général Djibril Bassolé, dont l’innocence a été établie depuis de longs mois, retrouve sa pleine liberté d’existence et d’action. En ma qualité d’intellectuel engagé pour la démocratisation de l’Afrique, j’assume l’entière responsabilité de ce nouvel appel, car la vie de mon ami et frère Djibril Bassolé est plus que jamais menacée.

Chers amis des réseaux sociaux, si vous partagez mon appel, prière bien vouloir le partager le plus amplement possible!

Professeur Franklin Nyamsi  Rouen, ce 26 février 2017



NÉCROLOGIE RDC : l’opposant historique Etienne Tshisekedi est mort / Né le 14 décembre 1932 à Luluabourg (actuel Kananga)

Etienne Tshisekedi n’avait jamais cessé de rêver diriger un jour le plus grand pays d’Afrique francophone. Il est décédé d’une embolie pulmonaire à Bruxelles à l’âge de 84 ans, mercredi 1er février.

Afficher l'image d'origineJusqu’au bout de sa vie, Etienne Tshisekedi a cultivé son image de mythe politique. L’infatigable opposant, bien que vieillissant et malade, n’a jamais cessé de rêver diriger un jour le plus grand pays d’Afrique francophone. Son visage rond et fermé surmonté d’un béret de révolutionnaire était devenu une icône, celle de la résistance et de l’espoir d’une alternance politique pacifique que n’a encore jamais connu la RDC. Il s’est éteint dans un hôpital de Bruxelles le 1er février, d’une embolie pulmonaire, à 84 ans.

Ces derniers temps, sa parole publique s’est faite rare. Lorsqu’il n’était pas en Europe ou en Afrique du Sud pour des soins, il vivait reclus dans sa résidence de Limeté, un quartier populaire de Kinshasa, la capitale, son fief. Il aimait à recevoir, à être consulté par les personnalités politiques et des diplomates, à partager ses vues et analyses autour d’une bouteille de champagne. Limeté était comme le micro-Etat de celui qui aimait à se faire appeler « président ».

Un brin mégalomane / A quelques pas de sa villa se trouve le siège de son parti politique, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sa créature qu’il anime depuis 34 ans. Ses sympathisants, les « combattants » et les « parlementaires debout » transmettaient oralement les nouvelles du jour, les consignes et les mots d’ordre du chef. De sa voix métallique, Etienne Tshisekedi pouvait mobiliser des dizaines de milliers de jeunes des quartiers délaissés de Kinshasa prêts affronter les forces de sécurité, à mourir pour leur idole. Un brin mégalomane, autoritaire avec ses troupes et populiste, la manifestation était son arme ultime. Il aimait à en user pour intimider les régimes successifs qu’il n’a néanmoins jamais réussi à faire vaciller.

A 84 ans, affaibli, le vieil opposant avait fini par accepter le dialogue, sous l’égide de l’église catholique congolaise, avec les stratèges du président Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat s’était achevé le 19 décembre 2016. Son fils, Félix, a été l’un des négociateurs de l’opposition qui ont arraché pour Etienne Tshisekedi un dernier rôle, celui de dirigeant du Conseil national de suivi d’une transition incertaine jusqu’à la tenue d’élections sans cesse repoussées. Les négociations se poursuivaient lorsque sa santé l’a contraint à quitter une nouvelle fois Kinshasa le 24 janvier pour des soins en Belgique. Sur la scène de la grande comédie politique congolaise où les idées comptent moins que les intrigues, les arrangements, les alliances et les trahisons, le « sphynx de Limete » était devenu une sorte de totem, usé mais toujours debout.

Né le 14 décembre 1932 à Luluabourg (actuel Kananga), dans une famille modeste du Kasaï, province du centre de ce qui était alors une colonie belge, il vibre au moment de l’indépendance du Congo en 1960. Il a 27 ans, décroche son diplôme de droit l’année suivante et s’initie à la politique dans ce qui deviendra le Zaïre de Mobutu Sese Seko. Le jeune Etienne Tshisekedi s’accommode bien de ce régime dictatorial qui le propulsera ministre de l’intérieur dès 1965. En ce temps-là, il ne trouvera rien à redire à la répression et aux exécutions comme la pendaison de quatre politiciens dont le premier ministre d’alors, les « martyrs de la Pentecôte ».

Résultat de recherche d'images pour "Étienne Tshisekedi"Une mue radicale et rapide  / Le jeune homme brillant et ambitieux gravit les échelons du pouvoir, contribue à la rédaction de la Constitution de 1967, amendée trois ans plus tard, pour instaurer le régime du parti unique. Le futur démocrate sert la dictature de Mobutu, un temps seulement.  Au début des années 1980, sa mue d’opposant est rapide, radicale et périlleuse. Il n’est plus ministre ou ambassadeur mais l’un de ces treize députés qui co-signent une lettre ouverte au vitriol adressée au chef d’Etat à qui ils reprochent la mainmise absolue de son parti sur la vie politique et suggèrent une démocratisation.

Afficher l'image d'originePuis ses dénonciations des violations des droits de l’homme lui vaudront d’être traqué, arrêté, emprisonné par Mobutu qui le considère comme un « aigri », nostalgique des privilèges de ministre ou d’ambassadeur qu’il fut autrefois. Au lieu de le détruire, le maréchal renforce son plus coriace détracteur, devenu populaire et charismatique. C’est désormais lui le « martyr ». Dans un contexte de crise politique et de colère du peuple, Mobutu le nomme premier ministre en 1991. Une fonction qu’il n’assumera que quelques jours avant d’y revenir pour trois mois l’année suivante, à l’issue de la Conférence nationale souveraine (1990-1992) qui ouvre la voie au multipartisme. Mobutu tarde à signer l’ordonnance de nomination, use de la ruse pour le piéger et pour l’empêcher de gouverner. Il approche une dernière fois le pouvoir comme premier ministre durant huit jours, en avril 1997. Le Zaire vit alors ses dernières heures. Le mois suivant, les troupes rebelles venues de l’est du pays s’empareront de Kinshasa et leur chef Laurent-Désiré Kabila s’autoproclame président de la République démocratique du Congo.

Longs séjours médicaux

Jamais, Etienne Tshisekedi n’aura réussi à conquérir le pouvoir. Alors, il s’est contenté de dénoncer les dérives dictatoriales de Laurent-Désiré Kabila puis de Joseph Kabila qui a succédé à son père assassiné en 2001. L’opposant professionnel dit ne plus reconnaître l’autorité du président, convoque des manifestations d’ampleur, s’emporte lors de discours enflammés. Les laissés-pour-compte de Kinshasa adulent leur « sphinx » qui se dit persuadé d’avoir remporté l’élection présidentielle contestée de 2011. En vain. Joseph Kabila est reconduit à la tête de l’Etat et Etienne Tshisekedi continue de régner sur une opposition fragilisée et divisée. Avant de se retirer en 2014 dans sa maison de Wolowue-Saint-Pierre, une commune huppée de Bruxelles, pour un long séjour médical de près de deux ans interrompu par des négociations secrètes avec le pouvoir. A Ibiza ou à Venise, des émissaires des deux camps ont discuté d’arrangements politique et financier en vue de l’organisation d’un dialogue à Kinshasa et d’un report des élections. Puis Etienne Tshisekedi, bien que très amoindri, rompt brusquement les négociations et rereprend la lutte. Au grand dam du pouvoir qui pensait enfin l’apprivoiser.

A ceux qui doutaient de sa popularité, il s’est contenté de rentrer à Kinshasa le 27 juillet 2016. Des dizaines de milliers de ses sympathisants l’y attendaient comme le messie, persuadés que le retour du vieil opposant devrait accélérer le départ du jeune président Kabila. Le premier s’est éteint. Le second est toujours au pouvoir.

Joan Tilouine / LE MONDE Le 01.02.2017 à 20h45 • Mis à jour le 01.02.2017 à 21h16

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/01/etienne-tshisekedi-l-opposant-historique-de-rdc-est-mort_5073043_3212.html#lpBy6xG1rcAmKgcH.99

 

 

 

Monsieur Aly TOURE, Vice-Président du Conseil International du Café (OIC) a assumeé le lundi 23 janvier 2017 la suppléance de Madame Tanya Menchi, Présidente du Conseil et représentante des Etats-Unis.

La 118 ème session extraordinaire de l’organisation internationale du café présidée par la côte d’ivoire

Le Conseil de l’Organisation Internationale du Café (OIC) a tenu récemment une réunion extraordinaire, suite au décès tragique et soudain du Directeur Exécutif, Monsieur Robério Oliveira Silva, le 30 décembre 2016. Monsieur Silva était originaire du Brésil, premier pays producteur de café, et dirigeait cette organisation intergouvernementale depuis le 1er novembre 2011.

Cette 118ème session extraordinaire s’est déroulée le lundi 23 janvier 2017, sous la présidence de Monsieur Aly Touré, Vice-Président du Conseil International du Café, qui assurait la suppléance de Madame Tanya Menchi, Présidente du Conseil et représentante des Etats-Unis.

Dès l’ouverture de la rencontre, le président de séance a invité les membres présents à observer une minute de silence, non sans avoir rappelé le parcours exceptionnel de Monsieur Oliveira Silva au service de l’économie caféière mondiale. A sa suite, la délégation ivoirienne a regretté le départ brusque et prématuré d’un ami de la Côte d’Ivoire. Pour rappel, Monsieur Silva avait été décoré dans l’Ordre national du Mérite en 1995. 

Plusieurs pays ont également pris la parole pour présenter leurs sincères condoléances au Gouvernement du Brésil ainsi qu’aux proches du défunt. Il s’agissait en l’occurrence de la Côte d’Ivoire, le Honduras, la Colombie, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, les Etats-Unis, l’Indonésie, le Mexique, le Pérou, la Suisse, l’Union Européenne, le Nicaragua, l’Inde, le Japon, le Vietnam, l’Equateur, Cuba, la Papouasie Nouvelle Guinée, El Salvador, la Bolivie et la Russie.

Tout en rappelant que la meilleure façon d’honorer la mémoire de Monsieur Silva est de s’inscrire, de façon collective, dans la durabilité de l’Organisation Internationale du Café, Monsieur Touré s’est attelé à mener à bien les travaux de cette réunion de crise. Ainsi, après plusieurs heures de délibérations, les pays membres ont décidé d’annoncer la vacance du poste de Directeur Exécutif, dès le lendemain, dans le souci de préserver le fonctionnement efficace de l’OIC. En outre, un cadre de référence pour la nomination du futur Directeur Exécutif a été élaboré et un comité de présélection chargé de passer en revue les différentes candidatures a été mis en place. Le futur premier responsable de l’Organisation Internationale du Café devrait être nommé le 17 mars 2017, lors des prochaines assises du Conseil de l’OIC. 

Dans l’intervalle, le Chef des finances et de l’administration, Monsieur David Moorhouse, assurera la gestion quotidienne de l’Organisation jusqu’au 31 mars 2017. L’on retiendra par conséquent que, malgré la crise que traverse cette instance internationale, c’est sur une note d’espoir que s’est achevée la 138ème session extraordinaire de l’Organisation Internationale du Café. 

Londres le 25/01/2017

Service de Communication de la RPPB

 

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