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Adama Diomande

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

URL du site internet: http://www.addl-association.info

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara,"

LE MINISTRE MAMADOU SANGAFOWA COULIBAL Le jugement de l’histoire qui est le plus implacable, pour qu’il soit complet, il importe que les chantiers en cours soient conduits à leurs termes et que ceux achevés soient consolidés.
Monsieur le Ministre, c’est en cela que nous voudrions compter sur vous. Vous qui, fort heureusement, bénéficiez en ce moment d’une totale confiance du Président de la République et du Premier Ministre, aurez certainement les coudées franches pour accélérer la mise en œuvre de ces différents chantiers et consolider les acquis.

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Il s’agit de manière générale, du suivi de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole -PNIA2 et plus spécifiquement:
- de la mise en œuvre du projet structurant des agropoles qui couvre tout le pays ;
- de la Bourse des Matières Premières Agricoles dont nous avions prévu, sous l’égide du Président de la République, l’ouverture en Avril prochain ;
- du projet de mécanisation accélérée de notre agriculture dont le lancement est prévu, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, au prochain SARA avec la mise à disposition des filières de tracteurs ;
- de l’accélération de la mise en œuvre de la politique foncière rurale, maintenant que la loi sur le foncier rural a été modifiée, le cadre institutionnel réformé pour faciliter sa mise en œuvre et que les financements sont disponibles ;
- du projet SOJA en cours dont l’inauguration était prévue le week-end prochain ;
- du projet de réforme structurant de notre système de formation professionnelle agricole comportant des fermes du futur pour l’avènement d’une nouvelle génération de producteurs. Monsieur le Ministre,
La liste est loin d’être exhaustive.

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais je voudrais aussi compter sur la disponibilité de tout un chacun, de tous les agents de la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Car, c’est ensemble dans un esprit d’équipe et de collaboration franche que nous allons travailler, afin de toujours maintenir haut le niveau de l’agriculture dans la création de la richesse du pays.

Je ne suis certes pas ingénieur agronome, mais j’ai la chance de connaître le milieu agricole parce que, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, je suis fils de planteur et j’aime particulièrement le contact avec le milieu rural et agricole. 

Notre devoir est de réussir, nous avons un objectif bien précis. Nous devons nous mettre au service de tous les paysans de Côte d’Ivoire, afin de leur permettre de connaître un lendemain meilleur. Nous allons y travailler pour y arriver, j’en suis persuadé, parce que nous en avons la volonté et parce que le soutien du Président de la République et du Premier Ministre nous sont acquis.

C’est sur cette note d’espoir que je voudrais clore mon propos en réitérant, une fois de plus, mes remerciements au Ministre Mamadou Sangafowa, pour le travail abattu, ainsi qu’à la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Je vous remercie !

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Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. / "Pour en faire quoi ? "Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère".

Par Venance KONAN " 20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple."

« Mettez-vous à ma disposition » avait-il exigé de son peuple le 7 décembre 1993, lorsqu’il accéda au pouvoir suprême. Non, ce n’était pas à lui de se mettre à la disposition de son peuple mais le contraire. Le pouvoir, il n’avait pas fait beaucoup d’effort pour l’avoir. Il s’était juste contenté d’attendre qu’il tombe entre ses mains. N’était-il pas l’héritier ? N’avait-il pas attendu treize longues années ? Et vous auriez voulu qu’il se mette à la disposition de son peuple ? Le peuple se mit donc à sa disposition et il régna en héritier, c’est-à-dire avec désinvolture. Il cassa la maison de son prédécesseur et la transforma pour s’y installer. Alors, avec la même désinvolture, il perdit le pouvoir un jour de ripailles. Alors que sa soldatesque en colère faisait tonner les armes dans sa capitale, il choisit d’aller faire bombance dans son village à la veille de la fête de la nativité. Il ne passa qu’une nuit, la dernière de son règne, dans son nouveau palais.

20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple. Dans un pays où l’on croit qu’un pasteur peut ressusciter un mort, l’on peut tout à fait à 86 ans être l’espoir d’un peuple dont la majorité a moins de 30 ans. Il veut donc reprendre le pouvoir qu’il a imprudemment laissé filer entre ses doigts il y a 20 ans. C’est qu’il doit terminer le tunnel qui devait relier sa maison du village à celle de la ville. 20 ans que cela attend d’être terminé. Tout comme le palais des congrès inachevé de son bel hôtel qui se languit aussi depuis 20 ans. On avait commencé à creuser et à bétonner. L’on avait aussi posé les marbres du palais des congrès. Et puis ce funeste coup d’Etat du zozo est venu transformer les carrosses en citrouilles.

Il a patienté vingt ans. Et cela suffit maintenant. Car malgré les progrès de la médecine, le temps est en train de faire son œuvre. L’année prochaine est la dernière occasion pour pouvoir achever le tunnel et le palais des congrès. Sans oublier les villas des parents paysans des villages du royaume ancestral. Ne recevait-il pas assez d’honneurs de la part de celui qu’il avait contribué à couronner ? Si, mais il préfère être celui qui distribue les honneurs et les maroquins. Pas celui qui reçoit. Il est quand même prince et il a suffisamment rongé son frein comme ça.

L’année prochaine devrait être « l’année de son année » comme dirait le vieux de Mênêkrê. Il gagne ou il gagne. Tchoco-tchoco ! Alors, il ne lésine devant aucun moyen. Il faut se mettre à deux pour gagner dans ce pays ? Gbagbo mon frère, viens dans mes bras ! N’est-ce pas que tu as fait plus de 46% en 2010 ? Donne les moi et en échange je te donnerai quelques strapontins et honneurs. Tu seras l’un de mes suiveurs. Tu le sais bien, je n’ai pas d’amis, je n’ai que des suiveurs. Tu seras mon chef suiveur. Tu pourras amener ton Blé Goudé. Il aura lui aussi son strapontin et sera l’un de mes petits suiveurs. Soro, viens aussi dans mes bras et suis-moi. A trois c’est encore mieux. Je t’aime Soro, puisque tu n’aimes plus l’autre, mon ancien petit frère qui a osé ne pas vouloir me soutenir pour que je reprenne mon héritage. Je le renie. D’ailleurs je l’ai débaptisé. Voilà ! Je lui ai retiré le joli nom qu’on lui avait donné autrefois. Ouatra il est, Ouatra il restera.

 Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. Pour en faire quoi ? Je vous l’ai dit plus haut. Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère. Mais comment parvenir à nouveau à ce pouvoir que l’ancien petit frère n’a pas voulu lui servir sur un plateau comme la première fois ? Les élections, c’est toujours risqué. L’idéal, c’est qu’il n’y en ait pas. Pourquoi pas une bonne transition où les cartes seront redistribuées ? Alors, on commence par récuser la Commission électorale. Quoiqu’il fera, on ne l’acceptera jamais. On fera des marches, ici, en Europe, partout, et on fera tout ce qu’il faut pour qu’il n’y ait pas de Commission électorale. En tout cas pas la sienne. Le président de la Commission de l’Union africaine le félicite ? O honte sur lui ! Honte sur quiconque soutiendrait cette Commission électorale ! Ce n’est qu’un début. Vous allez voir ce que vous allez voir.

Venance Konan

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Arafat DJ et la société ivoirienne / C ’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel.

Par Venance KONAN / « On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. »

Arafat DJ et la société ivoirienne
Qu’il me soit permis à mon tour, à présent que la passion commence à retomber, d’ajouter ma petite voix à toutes celles qui ont analysé et disséqué le phénomène Arafat DJ et tous les évènements qui se sont produits après son décès brutal. Parlons d’abord de sa vie.

Ses parents étaient deux artistes bien connus dans notre pays. Son père, Houon Pierre, un musicien que l’on appelait Wompi, est décédé le 31 octobre 2012 d’un arrêt cardiaque dans une chambre d’hôtel à Yamoussoukro lors d’une tournée. Le fils avait raconté que son père le battait chaque fois qu’il touchait à ses instruments. Etait-ce pour lui éviter de devenir plus tard artiste comme lui ? Sa mère, une chanteuse connue sous les noms de Tina Spencer, puis Tina Spendja et maintenant Tina Glamour, est beaucoup plus célèbre pour ses frasques et les différents scandales qu’elle provoque que pour ses qualités de chanteuse.

Faut-il s’étonner qu’à 14 ans leur enfant Ange Didier se retrouve à la rue ? A cette époque le phénomène du « coupé-décalé» commençait à poindre. Il consistait à gagner beaucoup d’argent par tous les moyens, surtout les plus malhonnêtes, et à le claquer de la façon la plus ostentatoire. Il ne s’agissait surtout pas de réaliser quelque chose avec, mais de le dépenser le plus vite possible, en s’achetant les vêtements les plus coûteux, en le gaspillant dans les boîtes de nuit, en faisant le plus de bruit. Une musique en naît, qui séduit une grande partie de la jeunesse. Le mouvement a ses héros qui fascinent cette jeunesse. A cette époque la Côte d’Ivoire est déchirée par la crise militaro-politique et l’on assiste à de massives violations des droits de l’homme, dans la plus totale impunité. Toutes les valeurs sont foulées au pied. Des grands criminels deviennent des stars, simplement parce qu’ils ont de l’argent.

Le seul dieu qui émerge et que la majorité des Ivoiriens commencent à adorer est le dieu argent. Argent qu’il faut gagner vite, par tous les moyens, et dépenser vite. Naissent alors ceux que l’on appelle les « brouteurs », que l’on accuse de pratiquer des sacrifices humains pour s’enrichir le plus rapidement possible. Et effectivement l’on assiste à des disparitions d’enfants et parfois des personnes sont arrêtées pour des crimes rituels.

Houon Didier Ange rêve de gloire et de richesse. Il y parvient par la musique, le « coupé-décalé », sous le nom d’Arafat DJ. Il sait communiquer sur les réseaux sociaux. Il a de nombreux fans. Il devient une star. Devient-il un modèle pour la jeunesse ? Certainement pas. Il vit une vie de star, avec ses frasques et ses excès. Rares sont les grands artistes qui vivent des vies rangées que l’on pourrait présenter comme des modèles à suivre. A-t-il fait avancer la musique ? Ce n’est pas mon point de vue. Et je sais que mes enfants ne partagent pas mon opinion. Comme de nombreux Ivoiriens de ma génération, j’étais incapable de fredonner un air d’Arafat DJ avant sa mort tragique.

 La musique qu’il faisait était pour moi juste du bruit. Mais je sais que les musiques que j’aime, reggae, rock and roll, blues, jazz, ont été ainsi qualifiées à leur naissance. Arafat DJ finit par mourir de ses excès, dans un accident de moto, une nuit d’août. Il est mort comme beaucoup de grands artistes dans le monde qui ont brûlé leur vie par les deux bouts. Ses nombreux fans sont inconsolables. Le gouvernement décide alors de lui organiser des funérailles grandioses. A-t-il eu raison ?

A chacun d’apprécier. Pour ma part, je pense que le gouvernement avait voulu faire plaisir à cette frange de la société trop souvent oubliée, et surtout veiller à ce que leur douleur ne dégénère pas en actes de vandalisme incontrôlés dans la ville. Mais c’est là que le malentendu s’installe. Plus le pouvoir en faisait pour l’artiste décédé, et plus il était suspecté. C’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel. On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. De nombreuses personnes qui semblent avoir la tête bien posée sur les épaules ont trouvé anormal que Arafat DJ meure ainsi. Puis un pasteur est venu annoncer qu’il pouvait ressusciter le mort. Et des personnes y ont cru. Il y a eu débat dans ce pays pour savoir s’il fallait laisser ce pasteur tenter sa résurrection ou non. Ensuite, des soi-disant religieux, « hommes de dieu » et autres farfelus ont annoncé urbi et orbi que les francs-maçons étaient venus chercher le corps de l’artiste, pour on ne sait quel œuvre satanique, qu’ils tenaient une réunion sous le stade au moment même de la cérémonie d’hommage. Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à n’importe quel demi-analphabète d’énoncer des stupidités que d’autres demi-analphabètes prendront pour la vérité.

Des messes ont été organisées un peu partout pour contrer les prétendues actions mystiques de ces francs-maçons. Pour bon nombre de nos concitoyens, et pour de nombreux fans d’Arafat DJ, si le gouvernement en faisait autant pour lui, il y avait forcément anguille sous roche. Pourquoi s’étonner par la suite que les fans d’Arafat DJ aient voulu s’assurer que le corps de leur idole n’avait pas été subtilisé pour servir à des pratiques démoniaques ?

Qui sont-ils, ces jeunes qui ont profané la tombe de Houon Ange Didier ? Des enfants de la rue pour la plupart, sans aucune éducation, à qui personne n’a inculqué la moindre éthique morale, pour qui la vie humaine n’a aucune valeur, qui parfois tuent pour quelques billets de banque.

 Nous sommes scandalisés ? Mais pourquoi donc, dans ce pays où des personnes apparemment saines d’esprit croient qu’un pasteur peut ressusciter un mort, que les francs-maçons boivent du sang humain, que le meurtre d’un enfant peut rendre riche ?

La société ivoirienne est malade depuis longtemps. Mais elle refuse de se soigner, préférant attendre une guérison miraculeuse. Alors des malandrins se sont proclamés « hommes de Dieu » et font les poches à tous les malades naïfs qui tombent entre leurs mains.

Que faire pour ces jeunes ?

Rien. Comme le dit mon ami le docteur David Koffi, on ne peut pas redresser l’ombre d’un bâton tordu. Ces jeunes sont notre ombre. C’est nous qui devons être redressés. Et tant que nous ne chercherons pas sérieusement à soigner notre société, tant que notre obsession restera l’argent ou le pouvoir, nos enfants ne cesseront pas de nous étonner. Désagréablement. 

Par Venance KONAN 

 

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ACCUSÉ D’AVOIR TUÉ DJ ARAFAT, LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO RÉPOND ENFIN

Je suis désolé mon fils, pardonne-moi de t'avoir autant aimé. Peut-être ainsi, les gens t'auront laissé te reposer en paix

Ils m'ont traité d'avoir tué le seul fils que j'ai aimé comme mon propre enfant biologique, de l'avoir sacrifié pour des élections. Ils m'ont accusé d'avoir interdit à sa propre mère de voir son corps. Puis ensuite, ils m'ont accusé de faire des incantations maléfiques avec son corps en faisant venir des esprits démoniaques la veille de ses funérailles jour et qu'à cause de ça, que je n'allais pas faire exposer son corps, même au profit de sa propre famille.

https://scontent.fabj1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/69806548_1242325669281394_5499758725503647744_n.jpg?_nc_cat=111&_nc_eui2=AeH5MQEem2QslJ8ugAUn9vimV3niFbgyihShIHZWwEdWcai3pm7LUONa7AGk034ivpawib91Oa6_ufNS5DZCRwvLKxzP_B6w8Re58AJpRlaqJw&_nc_oc=AQlff4t1hvbXYGs2Tqv5vyHLMJOYFmKU3B1bwyTEyyFRozZlXlxIeLl6CWeI6wzj8o0&_nc_ht=scontent.fabj1-1.fna&oh=e065e27ca691427eefedbc517e2a0836&oe=5E0BE604Et enfin, ils m'ont accusé de vouloir faire enterrer quelqu'un d'autre que lui. En conséquence de quoi et sur la base de ces accusations farfelues, des gens se sont octroyés le droit de profaner la tombe de notre héros, de piétiner sa dignité. Je pleure mon fils depuis son décès mais aujourd'hui, je suis abattu, meurtri car je ne sais que dire à Máel, à ses enfants, à sa Mère, à Carmen, à sa Famille. Je ne sais pas. Eux qui m'ont pourtant vu me battre jour et nuit pour élever leur père, fils, frère à la dignité qu'il mérite. Eux qui m'ont pourtant vu mettre tout en œuvre pour lui donner le 1/1000 de ce qu'il a donné à la CI. Eux qui m'ont pourtant vu tout mettre en œuvre pour leur enlever ses lourdes responsabilités, ce lourd fardeau que constituait son enterrement. Que faut-il leur dire pour enlever de leur tête l'humiliation que leur père vient de subir ? Je ne sais pas, parce que je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si l'on faisait ça à mon père biologique qui vient de perdre la vie. Était-ce un crime de l'aimer autant ? De donner autant d'amour à quelqu'un qui semblait en manque ? Oui, il n'était pas parfait, comme chacun de nous d'ailleurs, mais n'avait-il pas droit aussi à sa part d'amour ? de respect ? de dignité ? d'honneur ? de considération ? Pourquoi faut-il que tout soit politique ? Pffff... Dégoûté !!! Je suis désolé mon fils, pardonne-moi de t'avoir autant aimé. Peut-être ainsi, les gens t'auront laissé te reposer en paix

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