Bannière

Log in

Politique (327)

Droit de réponse du président de l’AJIRD suite à l’attaque du Président MEAMBLY contre le Ministre d’État MABRI

Lors de sa récente visite en France, à laquelle l’AJIRD a pris une part active, le Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, M. Albert Toikeusse MABRI, a déclaré ceci : « L’appel de Daoukro est un appel et non pas un accord. Nous, nous sommes liés au RHDP par un accord signé à Paris. Au-delà de ça, il n’y pas d’autres accords qui nous lient. »  Cette déclaration, n’a pas manqué de provoquer la sortie musclée de l’Honorable Evariste MEAMBLY, Président du Conseil Régional du GUEMON, qui a fait entendre que le Ministre d’Etat avait ainsi déchiré l’appel de Daoukro et que de ce fait les présidents Ouattara et Bédié devaient le sortir du gouvernement !

  Mais que dit donc l’appel historique de Daoukro ?

« Je donne des orientations fermes pour soutenir ta candidature à l’élection présidentielle prochaine… L’objectif d’une telle candidature est double : assurer le succès du RHDP aux élections de 2015 et aboutir à un parti unifié dénommé PDCI-RDR pour gouverner la Côte d’Ivoire, étant entendu que ces deux partis sauront établir entre eux l’alternance au pouvoir dès 2020 ».Résultat de recherche d'images pour "mabri toikeusse et Henri konan bedié"

 Résultat de recherche d'images pour "mabri toikeusse"

 

 

Tel était l’appel lancé par le Président Henri Konan BEDIE, à Daoukro, le 17 septembre 2014.

Cet appel, qui a sonné comme un appel de raison, un appel du cœur, un appel pour la stabilité politique de la Côte d’Ivoire et pour le développement, et favorable à l’action des investisseurs de la Côte d’Ivoire, a motivé la jeunesse ivoirienne en France pour créer l’Alliance pour une Jeunesse Ivoirienne Républicaine et Démocrate (AJIRD).

 Avec toute la lucidité qui nous anime, nous sommes d’avis à affirmer que trois points essentiels sont à retenir dans cet appel du Président Henri Konan BEDIE.

  La candidature du Président Alassane OUATTARA comme candidat unique du RHDP.

Il faut rappeler que depuis le 20 décembre 2013, soit environ un an avant l’appel de Daoukro, l’UDPCI avec à sa tête son Président, le Dr MABRI Toikeusse a fait le choix de soutenir le docteur Alassane Ouattara comme candidat à l’élection présidentielle au vu, des résultats qu’il a faits, de ce qu’il a apporté au RHDP.

 Aboutir à un parti unifié dénommé PDCI-RDR.

S’agit-il d’une réunification des deux partis PDCI et RDR ? Ou s’agit-il d’une réunification de tous les partis qui composent l’alliance RHDP ?

Le Ministre d’Etat, a d’ailleurs signalé lors de la même interview son accord favorable pour un parti unifié dont les conditions seront discutées.

 L’alternance en 2020.

Faut-il parler aujourd’hui d’alternance en 2020 entre le PDCI et le RDR quand nous sommes à quatre mois des élections présidentielles de 2015, élections pour laquelle tous les partis membres de l’alliance RHDP ont apporté leur soutien à la candidature unique du Président Ouattara en 2015 ?

N’est-il pas prématuré d’évoquer cette question d’alternance à l’heure actuelle ?

Ne faut-il pas se concentrer sur la mobilisation des ivoiriennes et des ivoiriens pour la réélection massive du Président de la République en 2015 ?

N’est-il pas effectivement plus sage de mettre en discussions au sein de l’alliance RHDP la question de l’alternance en 2020, notamment dans les clauses qui régiront le futur parti unifié ?

En un mot, n’est-il pas normal, que tant que ces clauses ne sont pas encore définies, que le Président d’un parti qui a vocation à gouverner, nourrisse l’ambition d’être candidat aux élections de 2020, comme ce fut le cas en 2010 avec l’accord du RHDP signé à Paris en 2005 ?/ 

ParM. DIOMANDE Lanciné, Président de l’AJIRD

 Photo M. DIOMANDE Lanciné, Président de l’AJIRD & M. Albert Toikeusse MABRI

  A lire aussi / La récente sortie de Mabri Toikeusse à Paris relativement à l’alternance 2020 n’est pas du goût d’Evariste Méambly. Dans cet entretien, M. Méambly, député, président du Conseil régional du Guemon et membre du Bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), ne fait pas de cadeau au leader de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci).

Résultat de recherche d'images pour "Evariste Méambly"

Comment réagissez-vous à la sortie de Mabri Toikeusse qui a estimé, depuis Paris, que l’appel de Daoukro lancé par Bédié n’est pas un accord ?

 Au cours d’une interview avec le journal « Le Mandat », récemment, on m’a demandé si j’étais prêt à faire la paix avec Mabri, leader du Rhdp. J’ai répondu que j’étais prêt à rencontrer mon grand frère Mabri parce que je suis un fils du Pdci-Rda. Je suis un des petits-fils du 19ème membre fondateur du Pdci-Rda le 9 avril 1946 à Treichville en la personne de Kouisson Keletigui sur les 34 membres. Je fais miennes les vertus qu’incarne ce grand parti créé par le président Houphouët-Boigny. J’ai ajouté que je ferais la paix avec lui à condition qu’il ne menace pas les intérêts du Pdci et du Rhdp à l’ouest. Tant que Mabri dira qu’il est candidat contre le Pdci en 2020, il me trouvera sur son chemin. Bédié l’a déjà dit en 2020, c’est le retour du Pdci au pouvoir. Aujourd’hui, il est avéré que le ministre d’Etat Mabri attaque le Pdci et surtout son leader charismatique, le président Henri Konan Bédié et le Rhdp par la suite.

N’êtes-vous pas d’avis quand Mabri dit que l’appel de Daoukro n’est pas un accord ?

Il n’a pas raison. C’est l’appel de Bédié en 2010 qui lui a permis d’être ministre, d’avoir des postes de Dg (Directeur généraux, Ndlr), de Pca (Présidents de conseils d’administration, Ndlr), d’être le gouverneur de la Côte d’Ivoire à la Bad (Banque africaine de développement, Ndlr) d’avoir des immeubles sur les montagnes dans le Tonkpi. Tous ces postes juteux, c’est parce que le président Bédié a lancé un appel. S’il est partant pour la vision qu’en 2015, c’est le président Ouattara, il doit savoir que la seconde face de cet appel, c’est qu’en 2020, ça sera pour le Pdci. Il est en train de nous démontrer aujourd’hui, une fois de plus, qu’il n’a plus confiance en cet appel qu’il est en train de décrier. Parce que diantre ! Il faut d’abord voir les élections de 2015. Il faut accepter que ces élections se tiennent d’abord. Et, que le président Ouattara puisse gagner ces élections pour appliquer éventuellement tout autre schéma. Mais, nous ne sommes pas encore là. Mais Mabri est en train de distraire les populations de l’ouest, de certaines contrées de la Côte d’Ivoire en disant qu’il est candidat en 2020. Mais, la candidature en 2020 ne se justifie pas aujourd’hui. Et, Bédié n’est pas quelqu’un avec qui il faut jouer un double jeu. Et, s’il veut jouer un double jeu, nous allons demander au président Bédié et au président Ouattara de décharger ceux qui veulent préparer leur casquette de 2020. Parce que, l’objectif, c’est comment faire pour gagner en 2015 d’abord. Ceux qui préparent 2020, qu’ils les sortent du gouvernement pour qu’ils aillent préparer leur élection. Ceux qui veulent aller en commando pour permettre au président Ouattara de gagner ces élections et que le Pdci se porte mieux, il faudrait qu’on mette ces gens au travail.

Voulez-vous dire que Mabri maintient sa position, il faut le sortir du gouvernement ?

Aujourd’hui, il faut que les présidents Bédié et Ouattara prennent leurs responsabilités en l’enlevant du gouvernement. Parce qu’ils ne peuvent pas être à la même table avec quelqu’un qui est en train de scier la branche sur laquelle il est assis. A eux de prendre leurs responsabilités. Et, je les interpelle à ce niveau...

Voici ce qu'Amara ESSY a dit pendant son meeting dans son village à KOUASSI DATEKRO, "Je vais capter les voix de tous les déçus, au PDCI comme au FPI "Je pars pour être gagnant", a-t-il lancé...

Voici la conclusion de l'AFP : « La Coalition nationale pour le changement (CNC), qui regroupe des frondeurs de ces deux partis, dont l'ex-Premier ministre Charles Konan BANNY surfe sur un credo identique. Mais ses chances de l'emporter paraissent faibles, tout comme celles de M. Essy. Côte d'Ivoire sort d'une décennie de crise politico-militaire, marquée par une partition du pays, dont les violences postélectorales de 2010-2011 ont constitué l'épilogue sanglant. Plus de 3 000 personnes ont péri en cinq mois du fait du refus de l'ex-chef de l'État Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son adversaire Alassane Ouattara à la présidentielle de décembre 2010.M. Ouattara, doté d'un bon bilan économique, marqué par une croissance annuelle de 9%, mais critiqué pour les faibles avancées de la justice durant son mandat, est le grand favori du scrutin d'octobre, qualifié de crucial pour la stabilisation du pays.

Côte d'Ivoire : Amara Essy, ancien ministre des Affaires étrangères, candidat à la présidentielle

(AFP 11/07/15) Amara Essy, ancien ministre des Affaires étrangères (1990-1999) de Côte d'Ivoire, s'est déclaré vendredi candidat à la présidentielle d'octobre avec comme leitmotiv de "réconcilier" les Ivoiriens après une décennie de crise politico-militaire.

"J'ai annoncé ma candidature", a déclaré M. Essy, joint par l'AFP par téléphone, alors qu'il venait de clore un meeting à Kouassi-Datèkro (nord-est), sa ville d'origine. "J'étais venu voir mes parents afin d'obtenir leur assentiment" pour l'élection, a-t-il commenté.

"Ma campagne est basée sur la réconciliation, car depuis quatre ans, les autorités, au lieu de cimenter le socle national, ont approfondi les divisions", a affirmé Amara Essy, 71 ans, longtemps diplomate.

"En divisant les partis politiques à droite et à gauche à coups de millions du gouvernement" pour "des raisons électoralistes", le régime a encore "divisé les populations dans les villages", a-t-il poursuivi.

Ses opposants accusent le président sortant Alassane Ouattara d'avoir provoqué des luttes internes dans deux des trois grands partis, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (majorité) et le Front populaire ivoirien (opposition), pour favoriser sa réélection.

M. Ouattara vise une victoire dès le premier tour en octobre prochain.

"Il y a trois maux qui minent l'Afrique: la corruption, le népotisme et l'injustice. Quand le trois sont réunis, on va vers les problèmes. Or on les retrouve tous les trois en Côte d'Ivoire", a dénoncé Amara Essy, qui dit n'avoir "aucun doute quant à (ses) chances".

"Je vais capter les voix de tous les déçus, au PDCI comme au FPI. Je pars pour être gagnant", a-t-il lancé.

La Coalition nationale pour le changement (CNC), qui regroupe des frondeurs de ces deux partis, dont l'ex-Premier ministre Charles Konan Banny, surfe sur un crédo identique. Mais ses chances de l'emporter paraissent faibles, tout comme celles de M. Essy.

La Côte d'Ivoire sort d'une décennie de crise politico-militaire, marquée par une partition du pays, dont les violences postélectorales de 2010-2011 ont constitué l'épilogue sanglant.

Plus de 3.000 personnes ont péri en cinq mois du fait du refus de l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son adversaire Alassane Ouattara à la présidentielle de décembre 2010.

M. Ouattara, doté d'un bon bilan économique, marqué par une croissance annuelle de 9%, mais critiqué pour les faibles avancées de la justice durant son mandat, est le grand favori du scrutin d'octobre, qualifié de crucial pour la stabilisation du pays.

 

-

Côte d'Ivoire Touré Mamadou a cogné très fort ce vendredi 3 juillet 2015 sur Banny, Sangaré, Koulibaly, KKB et Anaky

Touré Mamadou, ce vendredi 3 juillet 2015 à l'invitation de jeunes qui veulent s'orienter vers de nouveaux objectifs à travers l'Union panafricaine des élites pour le développement (UPE D).

L’invité de l’UPE D a profité de la tribune offerte pour démonter les arguments et contrevérités de Banny, à Mamadou Koulibaly, à Sangaré, à Laurent Akoun et plus particulièrement à KKB et à Anaky Kobénan Chacun en a eu pour son grade de la part de Mamadou Touré dont l'objectif était présenté le vrai bilan de la gouvernance d'Alassane Ouattara l'homme providentiel qui a fait ses preuves alors qu'il était l'objet de toutes les médisances autrefois. Banny, un opportuniste.

À l'égard de Charles Konan Banny, Touré Mamadou dira : « Ceux qui n'ont pas d'ambition veulent surfer sur la crise pour dire qu'Alassane Ouattara ne peut pas réconcilier les Ivoiriens. Mais tu as eu la Cdvr. Honnêtement, sortons des considérations politiques, quand tu présidais la CDVR, il y avait des détenus politiques, il y avait des Ivoiriens en exil.

Combien de fois es-tu allé voir ces détenus en prison ? Combien de fois es-tu allé dans les pays de la sous-région pour aller voir des réfugiés ivoiriens, voir quelles sont leurs conditions de vie ? Le président Ouattara, à cause de qui ils sont partis, chaque fois qu'il a eu l'occasion d'être dans ces pays, a toujours rencontré ces réfugiés pour leur dire de rentrer. Il a envoyé des missions avec le ministre Hamed Bakayoko pour leur dire de rentrer. Tu étais président de la CDVR, il fallait essayer d’aller rencontrer Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo pour qu’on t’empêche et là tu pouvais dire qu’on m’a empêché.

La politique, ce, n'est pas de l'opportunisme ! Parce que ce qu’ils sont en train de faire c’est de l’opportunisme. On surfe sur des choses parce que l'on pense pouvoir blaguer des jeunes que l'on prend pour des instruments. » KKB a pourtant tout gagné, selon TM Autre leader épinglé, Kouadio Konan Bertin dit KKB, député Pdci et candidat déclaré à la présidentielle. Pour Touré Mamadou, ce dernier traîne trop de casseroles pour être crédible et se présenter comme une poche de moralité. Morceau choisi : « KKB parle et quand il rencontre des gens en aparté, il dit que c’est parce qu’il n’a rien eu. Or il a tout eu, c’est vous qui n’avez rien eu. Charles Blé Goudé lui donnait 1,5 million par mois et il y a des témoins ici.

J’attends que KKB me dise que c’est faux ! C'est vous les jeunes qui n'avez rien eu et vous avez été victimes de vos convictions, c'est pourquoi le président ne vous condamne pas. » Mamadou Koulibaly, ô honte ! Le président de Lider a également eu sa part de quolibet dans cet autre morceau : « Mamadou Koulibaly dit que Ouattara investit dans le béton et les Ivoiriens ne mangent pas.

Ô honte ! Comme dirait quelqu’un. Je dis que ces propos venant de quelqu'un comme lui m'étonnent. S'il n'y a pas de route, comment nos parents à l'intérieur du pays peuvent-ils écouler leur production ? La route précède le développement et la Côte d’Ivoire est ce qu’elle est parce que Houphouët a fait des routes. » ‘’Ouattara n’est pas éligible ! Ils rêvent debout’’ L'orateur a également profité du micro pour s'inviter dans le débat sur l'inéligibilité d'Ouattara évoqué souvent par l'opposition de la CNC. Pour lui, ceux qui mènent ce débat ne font qu’amuser la galerie, considérant que ce débat date de Mathusalem.

« Ouattara n’est pas éligible. On en est encore à ce débat pour des gens qui veulent gouverner la Côte d’Ivoire ?

Qu’on ne nous ramène pas en arrière. Ces gens sont en train de faire la démonstration parfaite qu’ils n’ont pas de vision politique. Si votre seul problème est de dire que le président Ouattara ne peut pas réconcilier les Ivoiriens, si votre seul problème, c'est de dire que le président Ouattara n'est pas éligible, qu'allez-vous faire s'il n'est plus là ? Des gens qui ont occupé de hautes fonctions même à l’international ne sont même pas capables de dire quel est leur programme pour diriger la Côte d’Ivoire. Mais nous allons parler parce que 2005 est, certes, loin derrière nous, mais ce n'est pas si loin. Banny sait ce qu'il a fait contre Gbagbo, en 2005. Il sait et il y a des acteurs parmi mes collaborateurs qui étaient impliqués dedans.

Ce qu’il a préparé contre Gbagbo au moment des déchets toxiques, il le sait. En 2010, au moment où la Bad devait venir, rappelez-vous ! Qui a appelé à l’insurrection contre Laurent Gbagbo ? C’était KKB ! Mangou les a menacés devant tout le monde parce qu’il appelait à l’insurrection. Dans sa folie KKB a trompé beaucoup de gens de bonne fois. Certains qui voulaient marcher pour faire évoluer le processus électoral.

Il était dans des schémas avec des militaires, lui et Banny soutenus par Anaky Kobénan. Mais les présidents Ouattara et Bédié ont fait preuve de courage politique pour dire que la marche n’aura pas lieu. Bédié et Ouattara ont préservé la vie des Ivoiriens. Et ce sont ces gens (KKB) qui aujourd'hui qui veulent gouverner, mais on parlera parce que l'on a pensé que cette élection-là devait être le lieu d'un débat projet contre projet. Mais ils nous ramènent à ‘'Ouattara ne sont pas éligibles ". Mais ils rêvent ! Laurent Akoun est perdu. Jeunes désolidarisez-vous des projets de la CNC. Ils veulent faire une révolution, mais la seule révolution qui mérite d'être faite dans notre pays, c'est de transformer le quotidien des jeunes. »

Touré Mamadou a terminé en révélant que le président du MFA, Innocent Anaky Kobénan est victime de son égoïsme, car il voulait d'abord sa nomination avant la nomination de tout autre cadre de son parti. Anaky Kobénan pendant ce temps, confie M. Touré, avait le salaire d'un ministre d'État assuré tous les mois par Alassane Ouattara. À ses hôtes du jour, notamment au président de l'Uped Kéby Maxime ancien secrétaire général de l'organisation « Nouvelle majeure pour Laurent Gbagbo », Touré Mamadou a promis du travail avant la fin juillet tout comme il en a promis à dix membres de son bureau. Rendez-vous a été pris le 5 septembre prochain pour d’autres déballages.

Côte d’Ivoire: l’Assemblée vote une loi antiterroriste en pleine menace jihadiste

Les députés de la Côte d’Ivoire ont approuvé vendredi soir une loi antiterroriste, qui permet des écoutes et des perquisitions, alors que le pays est sous la menace d’un groupe jihadiste opérant au Mali voisin, a-t-on appris auprès de l’Assemblée nationale.

 La loi, votée à l’unanimité des 197 députés présents, punit d’"un emprisonnement de dix à 20 ans" le recrutement ou l’affiliation à "un groupe criminel organisé en vue de participer à la commission (d’)actes terroristes", d’après les termes de ce texte communiqué à l’AFP.

La loi autorise "les interceptions de correspondances", l’enregistrement de paroles, d’images et de dossiers électroniques "sans le consentement des intéressés", ou encore les perquisitions "à toute heure de la nuit et en tout lieu".

Les suspects d’actes terroristes peuvent par ailleurs subir deux gardes à vue de 96 heures chacune, la deuxième n’intervenant que sur demande écrite du parquet, souligne le texte, déjà adopté en Conseil des ministres en février dernier.

Le vote de la loi intervient alors que le groupe jihadiste Ansar Dine, dont les combattants ont étendu leurs attaques aux frontières maliennes avec la Mauritanie et la Côte d’Ivoire, a menacé de frapper ces deux pays, accusés de coopérer avec "les ennemis de l’islam".

Alliée de la France en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, qui sort d’une longue décennie de crise politico-militaire (2002-2011), a pour le moment été épargnée par les actes terroristes.

Le gouvernement ivoirien, qui a annoncé lundi avoir envoyé des renforts sur la frontière malienne, a appelé mercredi sa population à la "vigilance".

L’armée malienne ratissait mercredi les alentours de Fakola, ville malienne proche de la Côte d’Ivoire où trois jihadistes ont été tués et des armes saisies durant l’opération.

Deux habitants ivoiriens de villages proches de la frontière malo-ivoirienne ont affirmé à l’AFP avoir entendu d’intenses tirs à l’arme lourde côté malien dans la matinée de jeudi.

L’actuelle majorité politique dispose de plus de 90% des sièges à l’Assemblée, où ne figure aucun membre de l’opposition, qui avait boycotté le scrutin.

Les 40% de musulmans et les 35% de chrétiens ivoiriens vivent aujourd’hui en harmonie dans ce pays, bien qu’ils aient connu une décennie de crise politico-militaire, dont les violences postélectorales de 2010-2011 - plus de 3.000 morts en cinq mois - ont constitué l’épilogue sanglant.

(AFP)

Le Parlement ivoirien a adopté, vendredi, 11 projets de loi dont celui portant répression du terrorisme, pour "consolider la sécurité'' dans le pays, selon la 1ère Vice-présidente Fadika Sacko Sarra.

Le Parlement ivoirien a adopté, vendredi, 11 projets de loi dont celui portant répression du terrorisme, pour "consolider la sécurité'' dans le pays, selon la 1ère Vice-présidente Fadika Sacko Sarra.

8 projets de loi de ratification d'ordonnances, 2 projets de loi (portant statut des greffiers et répression du terrorisme) ainsi qu'un projet de loi organique, déterminant les règles de fonctionnement de la Cour des Comptes ont été adoptés à l'unanimité des 197 députés présents, sous la présidence de Mme Fadika Sacko Sara, 1ère Vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Pour les parlementaires ivoiriens, la loi portant répression du terrorisme qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre, au plan interne, des mesures préconisées au niveau international en matière de lutte contre le terrorisme, constitue une ‘'réponse efficace à la prévention des actes de terrorisme''.

La nouvelle loi ‘'punit d'un emprisonnement de dix à vingt ans et d'une amende de 5.000.000 à 50.000.000 FCFA quiconque, dans l'intention soit de provoquer une situation de terreur ou d'intimider la population, soit de promouvoir une cause politique, religieuse ou idéologique…'', stipule l'article 3 du texte qui autorise, désormais, "les interceptions de correspondances, l'enregistrement de paroles, d'images et de dossiers électroniques sans le consentement des intéressés", ainsi que ‘'les perquisitions à toute heure de la nuit et en tout lieu".

‘' En adoptant ce projet de loi, il s'agit de consolider la sécurité dans le pays. De même que la loi portant statut des greffiers, tant attendue, a été adoptée pour l'amélioration du système judiciaire ivoirien'', a commenté Mme Sacko.

(APA)

 

Adama DIOMANDE : Oui je suis militant du futur grand parti unifié PDCI-RDR. Je le suis depuis 2012 (lires mon interview dans La Dépêche Diplomatique Publié le mardi 10 avril 2012)

"La corruption est le cancer qui ronge le développement et l’économie de notre pays au profit d’une poignée de personnes égoïstes. Les Ivoiriens acceptent la corruption comme une fatalité et la subissent...

POLITIQUE/ Politique africaine : Grande interview accordée à la Dépêche diplomatique par M. Adama Diomandé, Président de l’Association pour la Défense de la Démocratie et de Libertés (ADDL) : « L’élection de Soro Guillaume à la tête de l’Assemblée nationale est tout à fait démocratique, même s’il était candidat unique»

Publié le mardi 10 avril 2012   |  La Dépêche Diplomatique /http://news.abidjan.net/h/431152.html

Q : Le Président Ouattara est à la tête de la CEDEAO et doit faire face à la crise Malienne inquiétante pour la Sous-région. Comment jugez-vous l’implication du Président Alassane Ouattara pour la résolution de cette crise?

Adama Diomandé : Tout d'abord un grand soutien au Président Alassane Ouattara. Il y a très longtemps en Afrique qu’on n’a pas vu un dirigeant assumer une telle responsabilité sur notre continent et d’avoir pris une vraie décision pour résoudre une crise de telle nature. Notre président est en train de faire montre de sa capacité de grand homme d’État dans notre Sous-régions Ouest-africaine. Je souhaite très sincèrement que cette crise malienne se résolve rapidement pour la tranquillité des Malien d’abord, et ensuite pour la stabilité de la démocratie en Afrique.

Cela dit, j’ai des critiques à l'endroit des dirigeants politiques et intellectuels de ce Pays frère, berceau de la civilisation de notre sous-région. Par exemple, le silence de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré et de Madame Adam BA Konaré. Ou encore, Madame Aminata Traoré et autres, qui ont souvent des prises de position très tranchées sur tout ce qui se passe sur notre continent. Un coup d'État absurde et vraiment inutile vient d’être perpétré, qui anéantit 20 ans de démocratie malienne. Il est surprennent pour les Africains de s’être totalement tu su sur cette forfaiture. Je m'interroge aussi sur le silence de plus de 10 jours du Président (ATT) Amadou Toumani Touré qui est l’un des premiers militaires, avec le capitaine ghanéen John Jerry Rawlings, à avoir établi la démocratie en Afrique. Il serait malheureux pour son image de faire une sortie qui anéantirait la démocratie dans son Pays. 

Je souhaite que la classe malienne prenne ses responsabilités et dénonce ce coup d'État sans aucun calcul politicien. Pour sauver l’une des démocraties affirmées en Afrique après la démocratie Sénégalaise que je salue au passage. La France doit venir en aide à la CEDEAO pour ne pas permettre l’amputation du Nord du Mali par des islamistes illuminés et des bandes armées en connexion avec des narco trafiquants qui veulent créer un état de non-droit pour leurs sales besognes.

Q : Quel est votre avis sur la démission du PM Soro de la primature? 

AD : Le départ du Premier ministre Soro Guillaume n’a été une surprise pour aucun Ivoirien. Si le transfert des charges de l’État était fait normalement par l’ancien président battu, Laurent Gbagbo, au nouveau Président élu Alassane Ouattara, Guillaume Soro n’aurait pas été reconduit pour un long moment. Donc ceux qui étaient pressés au RHDP avaient une idée derrière la tête. En oubliant que le Président Bédié et Le Président Alassane Ouattara se sont mis d’accord pour sauver notre pays avant leurs promesses politiques. 

Q : L’élection de Soro Guillaume à la présidence de l’assemblée nationale a suscité des commentaires. Quel est votre avis sur ce choix? De plus, ne pensez-vous pas que les suppléants ne seront que de simples exécutants des titulaires ?

AD : Le fait que Soro Guillaume ait été désigné par le RHDP comme unique candidat pour briguer la présidence de l’assemblée nationale ne veut pas dire qu’il n'a pas été élu démocratiquement. A ma connaissance, le RHDP n’a interdit personne dans son camp de se porter candidat librement. Si quelqu'un le faisait, je ne pense pas que ce député serait exclu du RHDP. Au contraire, il aurait rendu service à l’expression démocratique au sein du RHDP, En démocratie, on ne force personne à être candidat à un poste. En ce qui concerne la branche politique des Forces Nouvelles, je n’en suis pas membre quand bien –même j’ai compris leur combat.

Ce que j’ai constaté, c’est que tous leurs cadres politiques se sont présentés sous la bannière du RDR. Moi je demande simplement aux Ex-FN de clarifier cette situation politiquement. Que Soro Guillaume dissolve officiellement la branche politique de la rébellion et annonce aussi officiellement leurs adhésions au RDR et assumer politiquement leurs rôles dans ce parti. Pour son élection au perchoir fortement commentée, de toute façon l’opposition joue son rôle d’éveil de la démocratie cela est normal qu’elle dénonce ce qu’elle croit anormal.

Mais ce que je souhaite dire à cette opposition surtout au FPI et au LIDER de Mamadou Koulibaly c’est qu'ils ont géré notre pays d’une manière anormale pendant 10 ans. Sans la volonté du Président Alassane Ouattara de se battre juste qu’au bout pour récupérer sa victoire que Gbagbo a voulu confisquer pour ne pas dire usurper, s’en était finie pour la démocratie dans notre pays. Donc faire tout un plat pour deux mois de différence d’âge, j’ai trouvé cela vraiment ridicule pour la paix et la cohésion d’un pays.

De toutes les façons, cela ne m'a pas étonné moi, pour des gens qui ont créé des paragraphes conflictuels pour l’incérer dans notre constitution rien que pour écarter des adversaires politiques ; donc leur protestation ne m'a pas surpris. Pour l’autonomie des députés suppléants à l’Assemblée nationale, normalement ils doivent être totalement députés dans leurs têtes et ils doivent l'être aussi dans leurs actions au parlement. Ils ne doivent avoir aucune pression sur eux de la part de leurs colistiers nommés ministres et cela pour les biens de la démocratie et au nom de la séparation des pouvoirs.

Q : Quel commentaire faites-vous sur le remaniement du gouvernement et le nombre de 40 ministres dont un est le jeune frère du Président de la République surnommé Photocopie pour sa ressemblance physique d’avec le Président Alassane Ouattara ?

AD : Je n’ai aucun commentaire à faire sur ce qui est exclusivement du domaine du Président et son Premier ministre, sauf trois remarques sur votre question. D’un : il n’y a pas eu de remaniement de gouvernement. Il y a eu le remplacement du ministre de la Justice nommé Premier ministre. De deux, il n’y a pas 40 ministres au gouvernement dont le chef est Ahoussou Jeannot. Il y a le même nombre de ministres que sous le gouvernement de Soro guillaume. D’ailleurs le Premier Ministre Ahoussou lui-même s’est exprimé là-dessus. De trois, les ministres nommés à la présidence sont les collaborateurs du Président de la République depuis de longues années à son cabinet. Le fait que le président leur donne le titre de ministre à la présidence ne change rien dans leurs fonctions à la présidence.

En ce qui concerne son jeune frère Ibrahim Ouattara sa nomination peut prêter à confusion dans beaucoup d’esprit. Il est aussi vrai qu'Ibrahim Ouattara est un citoyen comme les autres. La fonction qu’il occupe en ce moment, il l’a toujours occupée aux côtés de son frère même quand il était opposant. Même si sa nomination de ministre à la présidence dans l’esprit de beaucoup est un sujet qui peut prêter à diverses controverses. Souvenez-vous aussi que le frère de John Kennedy, Bob Kennedy a été membre du gouvernement des U.S.A. Pour la ressemblance physique, je n’ai aucun commentaire à faire.

Q : Le PDCI ne semble pas satisfait du partage des postes. Quel est votre avis ?

AD : Vous savez, dans une alliance des partis politiques au moment des répartitions des postes, aucun parti n’est entièrement satisfait. Car le souhait des partis en alliance est d’avoir la plus grande part de la victoire. Mais quand on mène le combat politique pour le bien de son pays, on arrive à surmonter cette frustration politiquement.

Q : Le procès des acteurs des détournements de grosses sommes d’argent du café Cacao est en cours en ce moment à Abidjan après que certains accusés aient déjà passé plusieurs années en prison sans jugement. Il semblerait que plusieurs membres de l’actuel gouvernement qui était déjà membres du gouvernement sous l’ancien président Gbagbo soient impliqués dans ce dossier de café Cacao. Quel est votre sentiment sur ce sujet? 

AD : Le week-end dernier, j’ai regardé l’interview du Chef de l’État à télévision. J’ai vu la volonté affichée d’un président de combattre la corruption, les détournements de l’argent public, les voleurs en costume-cravate. Que ceux-là soient dans le gouvernement où dans le privé, vous citez les cas des ministres impliqués ou cités dans ce dossier. A ma connaissance, aucun ministre n’est encore impliqué par la justice. Le jour où un ministre sera impliqué dans ce dossier, j’exprimerai clairement mon sentiment. Cela pose aussi l’indépendance de la justice face au pouvoir politique, Là aussi, le président est en train de donner les moyens pour que notre justice soit indépendante et sereine.

En ce qui concerne les représentants des planteurs, cela est scandaleux de prendre des personnes qui ne sont pas planteurs et de les nommer à des postes où ils devaient être sensés défendre les planteurs. En réalité, ces personnes ont été utilisées au détriment des intérêts de nos parents paysans par des cadres du pays en cols blancs cravatés pour sortir des colossales sommes d’argent et mettre notre économie dans cette situation grave.

Le mal de notre pays est souvent causé par ses intellectuels ou par ses cadres souvent bien formés pour détourner les biens à leurs propres profits égoïstes ; et cela est dommage pour notre développement.

Il faudra que le gouvernement face un travail choc contre les corruptions trop ancrée dans nos mentalités. En général, la plupart d’entre nous Ivoiriens a la mentalité de corrompu ou de corrupteur.

La corruption est le cancer qui ronge le développement et l’économie de notre pays au profit d’une poignée de personnes égoïstes. Les Ivoiriens acceptent la corruption comme une fatalité et la subissent.

Q : Vous qui êtes un alassaniste actif bien connu, votre sentiment sur la visite d’État du Président ADO à Paris. D'aucuns ont trouvé l’accueil qui lui a été réservé par la France de son ami N. Sarkozy disproportionné par rapport à l’intérêt de la France en Côte d'Ivoire.

AD : Comme vous dites, je suis Alassaniste et j’en suis fière! Mais entre nous, pour un homme exceptionnel comme Alassane Ouattara, se battre à ses côtés pour défendre la démocratie et la liberté est un honneur pour moi. En ce qui concerne la visite d’État en France du président Alassane Ouattara, cela a été un honneur pour les Ivoiriens et aussi pour beaucoup d’Africains, contrairement à ce que des personnes de mauvaises fois voulaient faire répandre. D’abord pour notre pays, reconsolider l’amitié Franco-ivoirienne après temps d’années de malentendus crées consciemment et inutilement par le régime de Gbagbo entre lui, je dis oui !

La majorité des Ivoiriens n’avait rien contre La France, y compris le propre camp de Gbagbo. La visite d’État du Président de République a permis de renouer avec des relations solides économiquement et politiquement. La confiance a repris avec Alassane Ouattara, après Houphouët Boigny et Konan Bédié, pour le développement de notre pays qui cette fois-ci sera bien géré par Alassane Ouattara.

Ceux qui trouvent que l’accueil réservé au Président Alassane Ouattara était trop grandiose, s’ils sont Français, c’est qu’ils sont de véritables racistes. Car dans leur esprit un président africain ne peut avoir l’honneur d’être accueilli en visite d’État. Souvent ce sont les mêmes qui critiquent ou qui font des procès d’intention inutiles. Si cette critique vient d’un Africain, c’est simplement un complexé.

Q : Au moment de l’ouverture du procès de l’ancien président Laurent Gbagbo à la CPI, vous avez été le seul Ivoirien invité sur le plateau de France 24 et vous avez été très dur dans vos propos contre Gbagbo. N’est-ce pas du favoritisme de France 24 à votre égard ?

AD : Non point du-tout ! Vous allez vite en besogne en parlant de seul Ivoirien ! Je vais vous dire, plusieurs Ivoiriens ont été invités, mais ils ont décliné l’invitation par peur. Quant à moi, je ne connais pas la peur lorsqu’il s’agit de défendre ma conviction. Et ma conviction est que l'ancien président a commis des crimes graves contre son pays et contre l’humanité. Pour ça, il doit être jugé par une justice équitable et impartiale. Je pense que la CPI est impartiale. Vous m’avez trouvé très dur ? Vous oubliez l’acte de déni de la démocratie que Gbagbo a posé contre le résultat très clair de l’élection présidentielle. Vous oubliez cet acte posé par Gbagbo qui a eu pour conséquence plus de 3000 morts.

Q : Il y a des accusations graves aussi contre les militaires de Ouattara, les anciennes Forces Nouvelles de Soro devenues FRCI sous Ouattara. Ses accusations émanent d’Amnesty International et d’autres. D’ailleurs Amnesty International renvoie les deux camps dos-à-dos. Quel est votre sentiment, vous qui dirigez une association de Défense de la démocratie et des libertés?

AD : Merci de me donner l’opportunité de parler de mon association je vous invite à visiter mes pages sur les réseaux sociaux Face book ou autres. Cela dit, vous me posez une question pertinente en ce qui concerne Amnesty International. Cette organisation est dans son rôle de dénoncer toutes atteintes aux droits humains quels que soient les régimes en place. Je ne vais pas me mettre à critiquer aujourd’hui l’action d'Amnesty en Côte d'Ivoire. En son temps, le camp du président actuel Alassane Ouattara que je soutiens à bénéficier des dénonciations d'Amnesty pour les crimes de Gbagbo, notamment la dénonciation du charnier de Yopougon.

Quand je dis ça, cela ne veut pas dire que je n'ai rien à dire sur les critiques d’Amnesty International. Amnesty met en balance les morts pour cause de combats pour arracher le résultat de l’élection que Gbagbo a voulu confisquer, les tueries que l’ancien président, en voulant conserver le pouvoir quoiqu'il ait été battu, a planifiées. Sur ces faits-là, je suis en désaccord avec Amnesty International. Je l’ai fais savoir à Amnesty par l’intermédiaire de mon association, lors d’une visite d’un conseiller du Président chargé des organisations des défenses des droits humains, maître Diané Mamadou. J’ai eu à l’accompagner à une rencontre avec Amnesty International représentée par Salvator Saguès. Il a expliqué à cette occasion les démarches et les actions du Président de la République en faveur des droits humains.

Quant aux tueries dans l’Ouest de la Côte d'Ivoire et notamment la confusion qui est faite par inadvertance par Amnesty international qui souvent confond les FRCI aux anciennes Forces nouvelles. Sous Gbagbo, les deux forces étaient reconnues après l’élection du président Ouattara, les deux forces ont été confondues en une et même force républicaine.

Q : Les partisans de l’ancien président Gbagbo Laurent sont très actifs en France et en Hollande dans la dénonciation de l’arrestation et l’emprisonnement de Gbagbo et de ses anciens compagnons. Qu’est-ce que vous leur répondez?

AD: Ils osent qualifier l’arrestation des personnes qui ont plongé notre pays dans la situation catastrophique sur le plan social et économique, perpétrer des crimes contre l'humanité d’arbitraire. Il faut vraiment être amnésique avec une grande dose de mauvaise foi. Les crimes perpétrés par le clan Gbagbo pour conserver le pouvoir bien qu'il ait perdu ce pouvoir par les urnes ne doivent pas restez impunis. En ce qui concerne l’activisme des pros-Gbagbo en France et en Hollande, ils crient tout simplement leurs désarrois. Ils ou elles peuvent faire cela d'une manière digne. Faire une opération Kodjo rouge au Trocadéro est dégradante pour leur image et par ricochet pour l’image de notre pays. D’ailleurs, j’ai constaté le grand découragement des meneurs de ces mouvements sur une vidéo que j’ai fais partager sur les réseaux sociaux.

Q : L’Ambassadeur Ally Coulibaly est critiqué en ce moment dans les rangs du RHDP-France. Quel est votre avis sur la relation des Ivoiriens qui se dégraderaient avec l'ambassadeur Ally Coulibaly?

AD : Non ! N’exagérons pas ! Je reconnais qu'il y a de l’impatience au RHDP d’avoir une grande rencontre avec l’ambassadeur. Cela peut se comprendre. Dire que la relation ne passe pas ou qu’elle se dégrade est un mensonge. Oui, les militants expriment souvent leurs mécontentements en voyant toujours les personnes qui se sont rendues complices de l’ancien Ambassadeur Pierre Kipré dans sa forfaiture occupées des postes encore. Ils sont en colère, mais il nous revient de leur demander de patienter. Souvenons-nous des casses diplomatiques faits par les ambassadeurs nommés par Gbagbo en France. Soustraire plus de 4000 cartes d’identité et cartes d’électeur, les bradages des biens immobiliers de l’Etat, des relations assez tendues avec le gouvernement français. Recoller tout ça avec l’Ambassadeur Ally Coulibaly n’est pas choses aisée.

Les protestations les plus sonorisées au RHDP proviennent des militants de la 25e heure. Mais votre question me donne l’opportunité de faire savoir aux autorités ivoiriennes que les Ivoiriens de la diaspora ressentent une grande frustration face à l’effort économique qu’ils font pour notre pays et qui n’est pas reconnu à sa juste mesure. Les immigrés ivoiriens en Europe sont les pourvoyeurs de devises en euros à destination de notre pays. Ils contribuent au développement de leurs villes et villages notamment par les constructions ou améliorations d’établissements sanitaires et scolaires. J’ai assisté une fois à une réunion à notre ambassade du directeur de l’immigration. J’ai été franchement déçu car ce directeur ne maîtrisait rien de l’immigration ivoirienne en Europe. Si le gouvernement pouvait résoudre cette faiblesse, cela pourrait faciliter le retour de bonnes initiatives pour notre développement avec nos expériences acquises au cours de nos longs séjours en Europe.

Q : Personnellement, à quand votre nomination, car toutes les personnes proches du président ont été nommées. En plus, vous aviez prévu vous présenter à la députation à Zikisso et finalement vous ne l’aviez pas fait. Est-ce le RDR qui a refusé votre candidature ?

AD : Le Président de La République décide des personnes qu’il nomme. Donc ne me demandez aucune date d'une éventuelle nomination ; vous voyez que cela ne touche en rien à mon enthousiasme à soutenir les actions du Président de la République et celles du gouvernement. Non, le RDR n'a pas refusé ma candidature. Je n’ai même pas fait un dépôt de candidature, je vais vous dire pourquoi. Vous savez, le souhait du président de la République Alassane Ouattara était qu’il y’ait le plus de candidats RHDP et ce projet a été saboté au PDCI et même disons-le franchement au RDR aussi pour des calculs de positionnement.

Chacun voulant prendre la grosse part du gâteau électoral. Le souci aussi du président était que le FPI se présente et gagne quelques députés dans les bastions où le FPI se trouvait majoritaire pour qu'à l’assemblée nationale, la voix de l’opposition FPI soit entendue. Chez moi à Zikisso, le FPI est majoritaire. Donc priorité était donnée à une candidature commune RHDP. Vu que je n’étais pas sur place auparavant, j’ai préféré ne pas faire acte de candidature. Je voudrais dire aussi que j’ai toujours une ambition de développement pour cette sous-préfecture qui est mon village natal Zikisso et qui m’est cher. Cela pourrait passer si Dieu le veut par un poste électif dans l’avenir car ce village était très cher à mon Père.

Q : Quel est votre souhait pour vos deux pays la Côte d'Ivoire et la France, car vous avez la double nationalité?

AD : Je ne m’en cache pas. D’ailleurs, j’en suis fier. La Côte d'Ivoire m'a mis au monde et la France m'a fait homme et m’a formé. Pour la Côte d’Ivoire, je prie pour la réconciliation dans la paix entre les Ivoiriens.

Sur le plan politique je souhaite que le RHDP se transforme en un parti unifié d’Houphouétistes, pour consolider la réconciliation et casser la méfiance entre les héritiers politiques d’Houphouët. Cela permettra de démasquer les personnes qui font le double jeu politique dans l’ombre. Ceux-là le font dans le but de réactiver les querelles politiciennes revanchardes par égoïsme personnel ; ceux-là se trouvent dans les deux camps d’ailleurs. Pour la France je souhaite la victoire de Nicolas Sarkozy pour maintenir cette France dans sa grandeur et sa place de pays puissant au bénéfice de la paix dans le monde.

Interview réalisée par IBSON Jean Valery / La Dépêche Diplomatique, Paris

 

DAGO-KOUAME Paul, délégué général MFA France : prend position. "Nous ne pouvons pas sortir du Rhdp"

« Le Mfa est toujours membre du Rhdp. Les militants du Mfa France sont sous l’autorité des nouveaux responsables du parti désignés, à la suite du congrès du 12 avril 2015. A l’issue du récent congrès extraordinaire, M. Moutayé a été élu président du Mfa »

Dans la crise qui secoue le Mouvement des forces d’avenir (Mfa), le délégué général de France, Paul Dago Kouamé, prend position. Comment va le Mfa dans l’hexagone? Le Mfa se porte bien. Nos adhérents sont toujours à la tâche. Sauf que nous avons été quelque peu perturbés par ce qui se passe à Abidjan, avec cette guéguerre entre le Président Anaky et Moutayé. Néanmoins, force est de reconnaître que Azoumana Moutayé a pris le pouvoir.

Récemment, Anaky a fait une déclaration pour se désolidariser du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Quelle est votre position face à cette situation ?

Notre position est claire. Le Mfa est un parti membre du Rhdp, (un parti) signataire des statuts de ce mouvement. L’objectif du Rhdp était l’accession au pouvoir d’État. Aujourd’hui, c’est chose faite avec l’élection du Président Ouattara. C’est vrai qu’il s’est passé un certain nombre de choses qui n’ont pas toujours été en faveur du Mfa, dans la mesure où ce qui avait été décidé et accepté n’a pas été entièrement respecté. Nous n’en savons ni les raisons ni les complications entre Anaky et le pouvoir. Mais nous ne pouvons pas nous désolidariser de ce que nous avons construit ensemble. Tout en acceptant les idées de Anaky, nous ne pouvons pas sortir du Rhdp. Vous dites bien que je suis le délégué général du Mfa en France, et non le représentant de Anaky en France. Dès lors qu’Aanaky n’est plus notre premier responsable, il ne peut, de façon unilatérale, prendre une décision aussi importante. Le Mfa est toujours membre du Rhdp. Les militants du Mfa France sont sous l’autorité des nouveaux responsables du parti désignés, à la suite du congrès du 12 avril 2015.

A l’issue du récent congrès extraordinaire, M. Moutayé a été élu président du Mfa. Avez-vous un message à l’endroit des militants ?

Notre position est non seulement factuelle, mais ce qu’il convient de retenir, c’est que la légalité est avec M. Moutayé. Nous nous alignons derrière cette légalité. A cet effet, les militants doivent retenir que le Mfa est un parti, une structure. Nous sommes dans la structure et non derrière une personne. Je pense que les choses s’arrangeront avec le temps et que M. Anaky reviendra certainement à la raison. Pour l’instant, M. Moutayé a la légalité du Mfa. Et donc nous devons nous mettre derrière cette légalité. La première force d’un parti politique est la discipline de ses membres. M. Moutayé est notre président statutaire, donc nous sommes à sa disposition, pour lui apporter notre sincère collaboration, pour le conseiller et pour suivre ses instructions. Nous devons donc nous mettre derrière cette légalité.

Le nouveau chef a-t-il la carrure pour faire du Mfa, le parti dont vous rêviez ?

Un parti, ce n’est pas l’affaire d’un homme. Pour qu’il aille de l’avant et atteigne les objectifs qui peuvent participer à sa croissance et permettre à ce parti d’exister sur le plan national et international, le Mfa regorge de cadres et de gens qui pourront accompagner M. Moutayé. Il ne sera pas le seul à diriger le parti. Il y aura certainement autour de lui des personnes qui pourront l’encadrer.

Il a été ministre après son élection à la tête du Mfa. Cela ne jette-t-il pas le discrédit sur le parti?

Si on prend la chose sentimentalement, cela peut dénoter d’un certain nombre de choses. Je ne veux pas y revenir. Mais en politique, ce n’est pas le sentiment personnel qu’il faut prévaloir. Il fallait que le Mfa revienne dans ses droits au sein des partis signataires du Rhdp. Je trouve tout à fait normal que le Mfa ait un ministre. Que ce soit Moutayé ou une autre personne, je suis content que notre parti participe au gouvernement. Le Mfa est un parti membre du Rhdp, et, à ce titre, il est normal que notre parti participe à la gestion du pouvoir d’Etat. S’il se trouve que le premier responsable de notre parti est d’accord avec la direction du Rhdp au point qu’on l’appelle à la tâche gouvernementale, nous ne pouvons que nous en féliciter. Je ne vois pas de quel discrédit vous voulez parler. Sortons du jeu des egos et des querelles de personnes et allons à l’essentiel.

Comme si justice était faite ?

Oui, c’est comme si justice était faite. Après, nous réglerons nos problèmes en famille. Mais pour l’instant je crois que justice est faite. Alors un mot à l’endroit du chef de l’Etat pour ce geste de reconnaissance ? Je tiens véritablement à remercier le chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara, d’avoir tenu parole. Même si c’est avec beaucoup de retard. Mais je le disais tantôt, je ne voulais pas rentrer dans les détails qui ont provoqué ce retard pendant que le Président Anaky avait les rênes du parti. Ce qu’il faut saluer, c’est que l’homme a reconnu que le Mfa fait partie intégrante de l’alliance Rhdp, et je ne peux que lui dire merci.

Comment voyez-vous l’avenir du Mfa, du gouvernement, et votre réaction face à l’Appel de Daoukro?

L’Appel de Daoukro, c’est vrai qu’on peut le critiquer. Il y a plusieurs raisons pour qu’il soit critiqué. Mais il faut être conséquent avec soi même. A partir du moment où on fait partie d’une alliance et que la majorité accepte de partir dans une direction, je pense qu’il faut la suivre. Il faut faire absolument confiance, non seulement à la sagesse du Président Bédié, mais également à ce dont le Président Ouattara a fait preuve depuis qu’il est à la tête du pays. Je pense que mes camarades et moi ne pouvons que leur emboîter le pas. Le Président Bédié est la sagesse politique à la tête du Rhdp.

Notre pays a connu des moments difficiles dont il se relève à peine, grâce à la bonne gouvernance mise en œuvre par M. Ouattara. Au Rhdp, nous devons rassembler nos forces pour servir la nation, plutôt que de nous diviser à l’approche des élections. Nous nous battrons pour un second mandat à Ouattara, afin qu’il puisse donner encore de son expérience à l’Etat. Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas voir la différence entre la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui et celle des années avant avril 2011, faites de désordre, d’insécurité et de dégradation sociétale. Nous nous engagerons dans la campagne de Ouattara, conformément à l’Appel de Daoukro que le Mfa soutient sans réserve…

Les élections approchent. Il est absolument nécessaire que nous faisions bloc pour les regagner. Je souhaite également que le camarade, président et ministre Moutayé gère le Mfa afin que tout soit remis sur les rails et que ses cadres aient aussi leur place au sein du pouvoir du Rhdp, parce que nous l’avons gagné ensemble. Nous devons faire bloc pour gagner les élections de 2015.

Réalisée par Eugène Yobouet à Paris, Correspondance particulière: M. Dago-Kouamé.

Alassane Ouattara: réaffirme sa volonté de voir Simone Gbagbo jugée en Côte d'Ivoire (AFP): cette élection présidentielle sera «transparente» (RFI) Côte d’Ivoire : l’ONUCI reste (BBC)

Comme le réclame la Cour pénale internationale, le président ivoirien Alassane Ouattara a réaffirmé sa volonté de voir l'ex-première dame, Simone Gbagbo, jugée en Côte d'Ivoire, pays qui, selon lui, "répond aux normes internationales", a-t-il déclaré aujourd'hui lors d'une interview accordée à plusieurs médias nationaux et internationaux. La Côte d'Ivoire dispose désormais d'"un code pénal qui est totalement conforme à tout ce que nous voulons pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité", a poursuivi le chef de l'Etat ivoirien lors de cet entretien. "Il n'est pas question de remettre en cause notre coopération avec la CPI", a toutefois précisé le chef de l'Etat. Simone Gbagbo a été condamnée en mars à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'État, au terme d'un procès à Abidjan critiqué pour ses "insuffisances préoccupantes" par la Fédération internationale des droits de l'Homme.

Mais elle demeure citée dans une enquête judiciaire en Côte d'Ivoire pour crimes de sang tandis que la Cour pénale internationale (CPI) la réclame pour des "crimes contre l'humanité". La CPI, qui a lancé un mandat d'arrêt contre l'ex-Première dame, qu'elle soupçonne de crimes contre l'humanité commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011, a de nouveau demandé fin mai son transfert à La Haye. La Côte d'Ivoire a de son côté soulevé une "exception d'irrecevabilité" pour contester la compétence de la CPI, qui ne peut poursuivre un suspect que si la justice nationale ne veut ou ne peut pas le poursuivre. Les juges de la CPI avaient estimé en décembre, dans une décision confirmée fin mai, que les autorités ivoiriennes "ne prenaient pas de mesures tangibles" pour juger Simone Gbagbo pour les mêmes crimes que ceux allégués par la CPI. L'ex-président Laurent Gbagbo, lui, est emprisonné depuis trois ans à La Haye en attente de son procès pour crimes contre l'humanité, qui doit s'ouvrir en novembre. (AFP 26/06/15) Alassane Ouattara: cette élection présidentielle sera «transparente» (RFI 26/06/15)

A quatre mois de la présidentielle en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a accepté de répondre aux questions de la presse internationale et nationale. Il répond aux questions d’Anna Sylvestre (RFI et France 24) de Valérie Bony de la BBC, de David Mobio de la Radio-télévision ivoirienne (RTI) et de Venance Konan de Fraternité Matin.

« Cette décision du RHDP[1] donne de la stabilité à la Côte d’Ivoire sur les 10, 15, 20 ans à venir. Avec la paix et la stabilité sur une génération, la Côte d’Ivoire sera totalement transformée. Et donc, je rends hommage au président Bédié parce qu’il aurait pu dire : “Mais après tout, je n’ai pas été élu en 2010, je vais être candidat en 2015”, rien ne l’en empêchait, mais il a décidé de me soutenir. Moi, j’en suis très heureux, mais cela ne veut pas dire que l’élection est gagnée d’avance. Nous allons faire campagne et ces élections devraient avoir lieu à bonne date. Et je suis persuadé qu’elles seront apaisées, qu’elles seront démocratiques, qu’elles seront transparentes et vous pourrez considérer que cette fois-ci, je pense qu’il n’y aura pas de difficulté d’acceptation des résultats. […] Oui, mon objectif c’est d’être élu dès le premier tour pour que l’on puisse continuer le travail. Parce que s’il y a un deuxième tour, cela fait un mois de moins. J’ai déjà perdu 4 mois et demi avec la situation passée. »[1] Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Côte d’Ivoire : l’ONUCI reste (BBC 26/06/15) A quatre mois de la présidentielle d’octobre 2015 en Côte d'Ivoire, l’ONU y proroge ses opérations jusqu'au 30 Juin 2016. Le conseil de sécurité a décidé d’étendre le mandat de l'opération de l’ONU en Côte d'ivoire pour un an, et d’ajouter à cette mission un volet assistance électorale. Les autorités ivoiriennes ont indiqué que la sécurisation des élections demeure une de leurs grandes préoccupations. Le conseil de sécurité a également décidé de renforcer la coopération entre l’ONUCI et la mission des Nations Unies au Liberia (MINUL) pour une surveillance plus accrue de I’embargo sur les armes légères et de petit calibre. Les autorités ivoiriennes se sont engagées à être plus attentives aux questions des droits de l'homme, au dialogue politique, et à parvenir à la réconciliation nationale.

Le gouvernement ivoirien réitère son engagement à créer les conditions pour permettre à l'opposition de mener "librement" ses activités politiques sur le terrain.

L'information a été donnée lundi par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, au sortir d'une rencontre avec des leaders de partis de l'opposition réunis au sein de la Coalition nationale pour le changement (CNC). "J'ai dit à la délégation de la CNC notre engagement afin qu'ils puissent faire librement leurs activités", a déclaré Hamed Bakayoko. La rencontre fait suite à un meeting de la CNC encadré par les forces de l'ordre et mené sans casses et sans violences samedi à Abidjan.

Une dizaine de jours plus tôt, des manifestations éclatées de jeunes se réclamant de cette coalition à Abidjan et à l'intérieur du pays, non autorisées par le gouvernement, avaient été marquées par des arrestations, des blessés et un mort. Le ministre de l'intérieur a insisté sur l'obligation pour les partis politiques d'organiser leurs manifestations publiques selon "les règles".

"Ces manifestations se déroulent dans des cités gérées par des maires et des préfets et il faut des échanges pour s'assurer que la place est disponible et que les services de sécurité aient des réunions avec les organisateurs pour voir le cadre et l'environnement de la manifestation afin d'avoir un plan de sécurité approprié", a-t-il expliqué. Pour Hamed Bakayoko, le gouvernement doit favoriser "à travers le dialogue politique, l'animation au sein de la classe politique afin que chacun puisse porter son message".

Le porte-parole de la délégation de la CNC, Mamadou Koulibaly, a dit son espoir de "pouvoir continuer ces discussions pour que les élections se déroulent sans qu'aucune goutte de sang ne soit versée, sans qu'il n'y ai de crise post-électorale". La Côte d'Ivoire organise en octobre une élection présidentielle cruciale pour le retour de la paix et la normalisation de la vie politique après la meurtrière crise post-électorale de 2010.

"C'est dans ce cadre que nous continuons de parler, c'est notre première option, le dialogue, la négociation", a souligné le porte-parole de la délégation de la CNC. La CNC regroupe des "petits" partis politiques tels que Liberté pour la démocratie et la république (Lider) de Mamadou Koulibaly, ex président de l'Assemblée nationale sous Laurent Gbagbo, mais également des opposants à Pascal Affi N'guessan, le président statutaire du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo), des cadres du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, principal allié du parti au pouvoir), Charles Konan Banny et le député Bertin Kouadio Konan dit KKB, farouches opposants à la candidature unique d'Alassane Ouattara pour l'alliance au pouvoir à la présidentielle d'octobre. Mamadou Koulibaly, Charles Konan Banny, Pascal Affi N'guessan sont des candidats déclarés à l'élection présidentielle d'octobre face à Alassane Ouattara qui part favori pour un second mandat. La CNC annonce un autre meeting samedi dans la commune abidjanaise de Koumassi avant une "grande" manifestation au Plateau, le quartier administratif et des affaires de la capitale économique ivoirienne. (Xinhua)

Côte d’Ivoire : tiraillements à la CNC (Jeune Afrique)

Alors qu'elle vient d'annoncer une première série de meetings à Abidjan, la Coalition nationale pour le changement (CNC), la plateforme d'opposition lancée le 15 mai, qui regroupe plusieurs cadres de l'opposition et les « frondeurs » du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) d'Henri Konan Bédié et du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, est en proie à des divergences.

Les partisans des candidats déclarés à la présidentielle (Charles Konan Banny, Amara Essy, Kouadio Konan Bertin, Mamadou Koulibaly) avancent leurs pions et tentent de prendre le leadership du mouvement. Mais les uns et les autres s’opposent surtout sur des questions de fond et de méthode. Par exemple sur le nom de la coalition, auquel certains voudraient ajouter le terme « démocratique ».

D’autres s’y opposent, parce qu’ils voient là une référence trop explicite au vieux PDCI. Autre sujet de discorde : l’article 35 de la Constitution relatif aux conditions d’éligibilité à la présidence de la République. Certains, les membres du FPI en premier lieu, voudraient attaquer le pouvoir en place sur ce point.

D’autres, comme l’ancien ministre d’État Amara Essy (qui n’a d’ailleurs toujours pas signé la charte de la coalition), ne voient pas l’intérêt de relancer ce débat.

Guillaume SORO: Quand courtoisie républicaine rime avec fraternité religieuse!

En politique, les symboles ne manquent pas. Mais celui-là est spécial dans sa configuration car teinté de spontanéité humaine, de discrétion savante, d'humilité sincère, de respect culturel et j'allais dire, de fraternité religieuse et de courtoisie républicaine.

 Le dimanche 21 juin 2015 restera une date historique et vraisemblablement le plus beau souvenir pour le Doyen de la communauté ivoirienne du Nord de France, le patriarche Touré et à travers lui, un message d'or pour tous les musulmans de la diaspora ivoirienne en ce début de mois de ramadan.

 En effet, de passage à Paris, le Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire, S.E.M Guillaume SORO, a posé un acte d'une grandeur immuable en rendant une visite de courtoisie au doyen de la communauté du Nord de la Côte d'Ivoire en France au quatrième jour du mois de ramadan, bien que chrétien de confession. Et il l'a fait en toute discrétion sauf qu'une caméra discrète et cachée d'Addl- IvoirSgoma  Informations était présente.

 Ce fut une immense surprise et un bonheur incommensurable pour le patriarche de la Diaspora ivoirienne de France de voir monsieur Guillaume SORO franchir le seuil de son domicile dans un enthousiasme pieux et naturel, quelques instants avant la rupture du jeûne. Visite quil a su apprécier à juste mesure, sans pouvoir dissimuler son émotion débordante, un peu comme on se réveille d'un rêve joyeux.

 Ne dit-on pas que la qualité la plus importante d'un leader c'est cette spontanéité qui lui permet de très vite juger les situations et surtout de savoir chercher à pénétrer dans les pensées des autres afin de déchiffrer leur caractère et leurs attentes...? Oui, le bon leader a un véritable intérêt pour les gens et c'est ce que monsieur Guillaume SORO vient encore de nous démontrer et de façon inédite, en France.

 Ce monsieur est vraiment une sentinelle: qu'Allah veille sur lui et guide ses pas pour qu'il soit davantage au service de la Côte d'Ivoire...!

Guillaume SORO: Quand courtoisie républicaine rime avec fraternité religieuse!

 Adama Diomandé

 

Editorial: Démonstration de force : Par Venance Konan

L’opposition au Président Alassane Ouattara a donc montré ses muscles, samedi dernier, lors d’un meeting organisé à la place Ficgayo de Yopougon, commune réputée être le fief de Laurent Gbagbo, l’ex-Chef de l’Etat dont l’électorat est très courtisé par cette opposition. Les images de ce meeting qui ont circulé sur les réseaux sociaux nous montrent une mobilisation plutôt maigrichonne, quand Radio France internationale (Rfi), que l’on peut difficilement accuser de partialité en faveur du pouvoir ivoirien, nous parle de 3000 à 5000 personnes. Sur ces mêmes réseaux sociaux, les opposants à M. Ouattara se montrent plutôt satisfaits de leur démonstration de force. Alors, tant mieux ! L’essentiel est que l’opposition ait pu s’exprimer librement, sans que le pouvoir lui ait opposé aucune entrave et qu’elle ait atteint ses objectifs.

Mais si cette opposition, réunie en une coalition, ne réussit à mobiliser, tout au plus, que 5000 personnes dans le fief de Laurent Gbagbo, elle devrait s’interroger sur sa représentativité et sur sa stratégie de conquête du pouvoir. Mamadou Koulibaly qui, malgré tout, a les pieds sur terre, a tout de même reconnu que ce n’est pas avec une telle mobilisation que l’opposition fera peur au Président Ouattara. C’est peut-être les têtes d’affiche de cette coalition qui ne captivent pas beaucoup les foules… Essy Amara, qui avait, lui aussi, annoncé sa candidature à la présidentielle, n’était pas présent à ce meeting du samedi. D’ailleurs, on ne l’entend plus guère.

Il a dû comprendre que cette histoire risquait de finir en eau de boudin. Je le soupçonne d’être en train de rétropédaler, en ce moment, et je ne serai pas surpris de le revoir parmi les soutiens au Président Ouattara. Charles Konan Banny, qui croyait jusque-là que les fameux 44% de voix de Laurent Gbagbo lui étaient automatiquement acquis, simplement parce qu’il s’appelle Banny et avait rendu visite à Gbagbo dans sa prison, doit être en train de réaliser que les choses ne sont pas aussi simples. Les partisans de Gbagbo ne sont pas aussi dupes que cela. Ils savent très bien de quel parti vient Banny et pourquoi il en est parti. Ce n’est certainement pas pour les beaux yeux des militants du Front populaire ivoirien (Fpi), tendance « Gbagbo ou rien ». S’il tient vraiment à avoir leurs voix, il devrait commencer par démissionner de son parti et prendre la carte du Fpi. Banny a dit aussi, lors du meeting du samedi, qu’il faudrait tout faire pour libérer Gbagbo. On pourrait se demander pourquoi il n’a pas eu de phrase aussi forte lors du transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye, surtout qu’il était alors le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), et aussi ce qu’il compte faire concrètement pour le libérer.

Qu’est-ce qui peut faire libérer Gbagbo avant qu’il n’ait été jugé et éventuellement acquitté ? Rien. Banny le sait, les militants du Fpi aussi. S’ils ne se sont pas déplacés en masse pour aller l’écouter, samedi dernier, c’est sans doute parce qu’ils ne veulent pas qu’on les prenne pour des idiots. Banny devrait aussi savoir que parmi ceux qui avaient voté pour Gbagbo en 2010, beaucoup disent qu’il n’y a pas de mal à reconnaître que le lièvre court vite. Cela dit, l’un des points sur lesquels l’on accuse le Président Ouattara d’avoir échoué est celui de la réconciliation. Chaque fois que je rencontre un confrère étranger, il me parle toujours des succès du Président Ouattara sur le plan économique et de la construction du pays, mais aussi de son échec sur le plan de la réconciliation. Et c’est ce point que nos opposants brandissent, de leur côté, pour fustiger le pouvoir. J’avoue que ce débat me laisse toujours perplexe, parce que je n’ai pas encore compris le critère ou l’élément à partir duquel l’on pourra dire que la réconciliation est une réussite. Banny et Essy disent qu’ils sont candidats pour réconcilier les Ivoiriens.

Je leur dis bravo et leur adresse tous mes encouragements. Mais quand saurons-nous que nous sommes réconciliés ? Quel élément me permettra-t-il de dire que mon pays est réconcilié ? Les partisans de Gbagbo dont Banny traque les voix clament partout qu’il n’y aura pas de réconciliation dans ce pays tant que leur mentor sera en prison. Est-ce de cela qu’il s’agit ? Faut-il donc libérer Gbagbo et tous ceux qui ont provoqué la crise post-électorale de 2010 pour qu’il y ait réconciliation ? La réconciliation viendra-t-elle automatiquement aussitôt qu’ils auront été libérés ? Est-ce vraiment de cela qu’il s’agit, messieurs Banny et Essy ? Dites-le nous pour que nous soyons fixés.

Venance Konan

S'abonner à ce flux RSS

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px