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Politique (340)

Désormais le divorce est annoncé entre l’ex-Président Laurent Gbagbo et l’ex-première Dame Simone Gbagbo

Sery Jean Bosco est à Abidjan en ce moment.

Lorsque Atebi lui a donné l'information et confirmée par Akpa Corenthin, il est allé rencontrer Michel Gbagbo pour lui demander ce qu'il en est.

Michel Gbagbo, lui a dit qu'il a reçu un coup de fil de son père pour lui dire qu'il a appris que Simone veut aller à Mama.

Il lui a demandé de joindre le chef de village et le chef de terre de Mama pour leur dire que Simone ne doit pas avoir accès à son domicile.

Lorsqu'il a voulu l'en dissuader, il a indiqué que c'est un ordre.

C'est donc ce qu'il a fait. Lorsque Simone est arrivée à Mama elle a demandé aux chefs d'ouvrir la résidence pour qu'elle y passe la nuit.

Les chefs ont répondu que c'est pas eux qui ont la clé. 

Sery Jean Bosco a alors demandé à Michel Gbagbo s'il peut confirmer les rumeurs relatives au divorce de son père d'avec Simone.

Il a répondu que lors de son dernier voyage à la Haye, son père lui a confirmé que entre Simone et lui, il y a longtemps que c'est fini.

Source proche du Village de Gbagbo a MAMA

P S PHOTOS pour Illustrations

INTERVIEW EXCLUSIVE /Après la sortie de Bédié à Daoukro / Adama Diomandé (Cadre du RHDP) cogne le président du PDCI : « Bédié n’est plus crédible aux yeux des Ivoiriens »

"Les Ivoiriens ont confiance au Président de république ils savent qu’il ne permettra pas la chienlit préconisée par l’ancien Président Bédié d’être effective dans notre pays. Et aussi cela est valable pour les partisans du FPI qui pensent à un match retour."

Après la sortie de Bédié à Daoukro / Adama Diomandé (Cadre du RHDP) cogne le président du PDCI : « Bédié n’est plus crédible aux yeux des Ivoiriens »

Adama Diomandé est une figure bien connue des Ivoiriens de France. Ce sexagénaire proche des idées d’Alassane Ouattara est un grand habitué des débats politiques radiotélévisés dans l’hexagone. Dans cet entretien, le président de l’Association pour la défense de la démocratie et des libertés (ADDL) également cadre du RHDP a tiré à boulets rouges sur leurs ex-alliés du PDCI tout en commentant l’actualité brûlante.

Vous étiez présent à Abidjan pour le Congrès constitutif du RHDP unifié. Quelles sont vos attentes après ce grand rassemblement ?

Je vous signale que je suis venu au Pays avant la date du 26 janvier donc j’ai participé aux réunions préparatoires de ce grand rendez-vous avec les Ivoiriens. J’ai pris part au pré-congrès éclaté à Abidjan et aussi à l’intérieur du pays. Pour revenir à votre question, le RHDP va permettre une consolidation de la fraternité entre tous les Ivoiriens. Mais également la solidarité, le progrès sur le plan social et une démocratie pluraliste favorisant un climat politique apaisé. Cela pour booster la perspective du développement en direction de l’émergence cher au Président Alassane Ouattara à l’horizon 2020.

2. Pendant que le parti unifié annonce un nombre record de plus de 200 mille participants, vos détracteurs dénoncent un mensonge grossier, ils parlent toujours de coalition de partis politiques dirigés par le Rassemblement des républicains (RDR), qu’en pensez-vous ?

A D/ Moi je m’arrête aux chiffres que le président du comité d’organisation, Adama Bictogo a donné c’est-à-dire plus 150 mille Ivoiriens ont fait le déplacement. Ils ont répondu à l’appel du Président du RHDP et ils ou elles ont adhéré à ses idées qui est une Côte d’Ivoire ressemblée dans la paix et le progrès sous le nom du plus illustre des Ivoiriens : Feu Félix Houphouët Boigny. Pour ce qui est de la réaction de nos opposants, je ne m’occupe pas de leurs états d’âmes ni de leur chagrin, de leur ‘’Goumin Goumin’’ comme cela se dit ici en Côte d’Ivoire.

3. L’absence du Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro au congrès du 26 janvier dernier anime les causeries dans les rues d’Abidjan et fait des vagues dans la presse. Comment expliquez-vous cette défection à ce grand évènement ?

AD/ Personnellement j’aurais souhaité qu’il soit présent à ce congrès mais hélas ! C’est le contraire qui a été choisi par Guillaume Soro. Je respecte ce choix même si je ne le partage pas.

Et pourquoi vous ne partager pas ce choix ?

A D / Désolé je vous dirais pas plus que ça !

4. Concernant toujours Guillaume Soro, après son directeur de protocole, Souleymane Kamaraté alias Soul To Soul, un autre de ses compagnons, l’ex-ministre des Sports et Loisirs, actuel Député de Fresco, Alain Lobognon a également maille à partir avec la Justice. Cela ne laisse pas croire à une chasse aux sorcières faisant suite au désaccord entre le président Ouattara et son ancien dauphin ?

AD / Le cas de Souleymane Kamaraté alias Soul To Soul, ne peut être comparé au cas du député Alain Lobognon. Je vous rappelle que Soro Guillaume lui-même a souhaité que son directeur de protocole collabore en lui demandant de se mettre à la disposition de notre justice. Donc, ne me demandez pas de commenter une décision de justice. Cela n’ait nullement mon rôle. En ce qui concerne le député Lobognon, je ne commenterais pas non plus la décision de la justice. Mais je donnerais mon avis sur l’acte posé par l’élu de la nation qui a voté les lois qui régissent notre société. En effet, il a affirmé dans un tweet une contre-vérité qui pouvait envenimer les choses après une élection très tendue dans la commune du Plateau. Par arrogance il ne s’est pas ressaisi. Au contraire, il a défié la justice, moi je pense qu’un simple tweet d’excuse ou de rétractation aurait suffi a calmé l’affaire. Un élu de la nation ne défie pas la justice de la nation.

Le cas du député Lobognon ne serait-il pas un acharnement politique ?

Non ! Pas du tout et puis en quoi l’ex-ministre des Sports serait un cas de règlement de compte politique ? Il a été battu dans son propre fief par le RHDP. En plus sa démission du RDR n’a pas gêné le parti dans sa dynamique de création du RHDP. Donc pour moi, ce n’est aucunement un règlement de compte.

L’actualité politique est animée par la déferlante d’attaques verbales entre le PDCI d’Henri Konan Bédié et le RHDP Unifié cher au Président Ouattara au point que certains Ivoiriens craignent le pire en 2020. En tant que défenseur de la démocratie et des libertés, quel commentaire faites-vous ?

AD/ Je vais vous répondre en tant que militant du RHDP car vous me demandez une réaction politique à des propos prononcés par un homme politique important de notre pays, de surcroît un ancien Président de la République, Henri Konan Bédié, qui, à l’occasion d’une rencontre avec la jeunesse du PDCI à Daoukro a traité les Houphouëtistes du RHDP de ‘’bâtards’’ et indignes d’être des héritiers politique du père de notre nation au moment où se tenait le premier congrès du RHDP. Je ne trouve pas cela du tout responsable d’un homme, que la majorité des Ivoiriens a cru qu’il était devenu sage et même jusqu’à lui donné le titre de Président du conseil d’administration (PCA) de la Côte d’Ivoire. Je pense que cette sortie le discrédite aux yeux de bons nombres d’Ivoiriens. Les Ivoiriens ont confiance à Ouattara. Il rassure les Ivoiriens donc les Ivoiriens n’ont aucune crainte pour 2020. C’est l’opposition ou les nouveaux opposants qui n’ont aucun argument ni programme alternative veulent crée la chienlit pour faire peur aux Ivoiriens, en réveillant les souvenirs douloureux de leur souffrance de la crise postélectorale de 2011, mais encore une fois je le répète les Ivoiriens ont confiance au Président de république ils savent qu’il ne permettra pas la chienlit préconisée par l’ancien Président Bédié d’être effective dans notre pays. Et aussi cela est valable pour les partisans du FPI qui pensent à un match retour. En ce qui concerne l’éventualité du retour de l’ex-Président Laurent Gbagbo en temps qu’Ivoirien soucieux de la Paix dans mon Pays, je prends acte de la décision des juges de la CPI.

Nous sortons d’une crise postélectorale qui a fait plus de 3 mille morts. Après 8 ans de détention à La Haye, les juges de la Cour pénale internationale (CPI), ont annoncé l’acquittement pur et simple des principaux accusés, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. A votre avis, justice a été rendue ?

Je vous renvoie à la déclaration de la procureure de la CPI Madame Fatou Bensouda.

Pour la Présidentielle de 2020, il est de plus en plus fait cas d’une alliance entre le PDCI de Bédié et le FPI de Gbagbo. Vous qui êtes très proche du président de la République ne craignez- vous pas une telle coalition ?

La démonstration des 25 et 26 janvier dernier a fini de me convaincre que le RHDP sortira gagnant en 2020. Car le RHDP a des bilans très positifs économiquement, diplomatiquement, politiquement et avec le programme social qui sera déployé en cette année 2019 nous n’avons aucune crainte d’une éventuelle coalition politique de contre-nature qui est seulement politicienne. Et qui a un seul objectif la catégorisation des Ivoiriens et cela les Ivoiriens dans leur majorité n’en veulent pas du tout.

Cela se murmure dans tous les milieux politiques. Dites-nous, Ouattara sera-t-il candidat en 2020 ?

A D / Je ne peux que vous renvoyer aux déclarations du Président de la République lui-même. Pour parler comme lui, attendons 2020. Il a dit aussi que notre chère Côte d’Ivoire est plus importante que ses principes à lui. Sinon, il a plusieurs fois exprimé son souhait. Pour finir sur cette question, même s’il se présentait en 2020, il sera à son premier mandat de la troisième République. 

Des sources proches de la présidence de la République font état de votre prochaine nomination en tant que Sénateur issu de la diaspora. Vous confirmez ?

Je ne réagis pas aux rumeurs et cette décision est à la discrétion du Président de la République

Et si l’information était avérée ?

Merci à vous je serais heureux !

Quels sont vos souhaits à l’endroit de vos concitoyens ?

Paix et pardon mutuelle pour une réconciliation franche et sincère entre tous les Ivoiriens et tous les habitants de notre chère Côte d’Ivoire.

Présidentielles 2020 : Comment BEDIE a verrouillé Billon, Tanoh et les jeunes cadres au Pdci-Rda, ce qu’il a dit

Henri Konan Bédié, candidat aux élections présidentielles de 2020 ? C’est de plus en plus probable, malgré les velléités de jeunes cadres de son parti, contraint de regarder venir les choses. 

Par : Felix BONY  /  

A 21 mois des prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire, les candidats ne se bousculent pas encore au Pdci-Rda pour la convention de ce parti. Les velléités s’expriment encore timidement au sein de la formation septuagénaire dirigée par Henri Konan Bédié. Le ‘’sphinx’’ de Daoukro ne veut laisser les cadres de son parti se disperser autour d’une candidature, quoi qu’il ait été le premier, depuis avril 2017, à réclamer un militant actif du Pdci-Rda pour l’alternance jamais obtenue avec le Rdr de son ex-alliés, Alassane Ouattara, devenu son désormais farouche rival du parti unifié du Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp). 

L’ancien chef de l’Etat, héritier politique de feu Félix Houphouët-Boigny, depuis son décès en 1993, a tout verrouillé. Et ce depuis que les échéances de 2020 ont commencé à pointer. On se souvient, en effet, de ces cérémonies d’hommage sur les places publiques, comme ce fut le cas, à la célébration des martyrs le 30 janvier 2018 à Dimbokro, quand des cadres l’ont proposé comme candidat pour 2020. Le mouvement ‘’Bédié pour tous, tous pour Bédié’’ dirigé par l’ambassadeur, Gnamien Yao, promu Grand Conférencier du Pdci-Rda savait bien ce qu’il faisait, quand à l’issue du Colloque organisé dans la ville dite martyre du vieux parti, il a annoncé : « « Le commissaire générale et les organes du colloque international sur les martyr du PDCI-RDA des années 1950 lui (Henri Konan Bédié) demandent de bien vouloir accepter d’être le candidat pour tous les militants du PDCI-RDA qui iront l’investir à la convention de 2019 ».

Cette sortie, à laquelle le concerné n’a pas donné de suite, a tempéré les ardeurs de jeunes cadres qui se préparaient dans l’ombre, à l’instar du ministre Jean Louis Billon, bombardé au Secrétariat exécutif du ‘’vieux parti’’ avec la charge de l’information, de la communication et de la propagande. Mieux, Henri Konan Bédié continue d’entretenir le flou sur son éventuelle candidature toutes les fois que des confrères étrangers ont eu l’occasion de lui poser la question. Le président du Pdci-Rda, dans ces entretien, n’écarte plus la possibilité pour lui de tenir le flambeau de son parti, et même les alliés avec lesquels il pourrait composer son ticket. Stratégie de diversion ou realpolitik ?

A en croire plusieurs sources proches de la formation septuagénaire, à 85 ans bientôt, l’ancien président ivoirien continue de nourrir sérieusement cette ambition de se présenter comme le candidat de son parti en 2020. « Le président Bédié pense qu’il y a plus de certitude que sa candidature soit validée plutôt que prendre le risque avec un autre cadre. C’est pourquoi, il veut se présenter lui-même, pour garantir les chance du Pdci, car personne n’osera l’écarter de ces présidentielles », lâche un haut cadre du parti, tandis que des intellectuels se réunissent déjà pour préparer un nouveau projet de société à leur président. Le président Bédié, lui-même, ne s’en cache presque plus. De plus en plus, dans ses discours, il semble préparer ses partisans à accepter son éventualité. C’est le cas quand le 26 janvier 2019, il recevait les jeunesses de sa formation politique à Daoukro pour se donner un cadre de réplique au congrès constitutif du parti unifié qui avait lieu, le même jour, à Abidjan.

Affichant sa fierté à ses jeunes, le président du Pdci va saluer leur mobilisation du jour et la traduire comme étant leur ferme volonté à agir comme une jeunesse consciente des grands enjeux et défis à relever au cours de cette année 2019, année qualifiée à juste titre de décisive. « D’abord, les jeunes que vous êtes, vous devez demeurer les artisans de la stabilité du Parti, telle que prônée par le 6ème congrès extraordinaire, tenu le 15 Octobre dernier, ici même à Daoukro. Ensuite, vous devez être les acteurs permanents de la continuité de l’action politique de notre grand Parti pour pérenniser notre œuvre commune sans rupture et conflit entre les générations dans ce Parti qui a su, au cours de son histoire, faire de l’intégration harmonieuse des Jeunes la certitude et la priorité de ses priorités ». Et le président Bédié d’ajouter du haut de ses 85 ans : « Nous sommes une et une seule génération au PDCI-RDA; à savoir celle qui se reconnaît dans les idéaux prônés, et rappelés plus haut, par nos pères fondateurs, dont le plus illustre d’entre eux, de tous les temps, demeure incontestablement Félix Houphouët-Boigny ».

Ces propos sont passés quasi-inaperçus dans le flot d’uppercuts que le président du Pdci-Rda a eu à, donner ce jour à ses ex-alliés du parti unifié. Mais, Henri Konan Bédié transmettait là un message très important à sa jeunesse. Celle-ci, en effet, devra désormais casser les barrières d’âge pour le compter comme une personnalité compétitive pour les échéances à venir. Challenge qu’il présente sous la forme de la nécessité de d’assurer la « protection de ce précieux héritage politique », comme il présente le Pdci-Rda. « Tous ensemble, nous devons agir pour réussir la préparation et l’organisation en 2019, de notre Convention Nationale de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020 ».  Tout est dit. Si bien dit dans ce discours, où indirectement, le probable futur adversaire d’Alassane Ouattara, qui ne cache plus, lui-aussi, son intention de rempiler, s’affiche de plus en plus. De quoi retenir des jeunes loups comme Jean Louis Billon, Thierry Tanoh et autres nouveaux espoirs, qui militeraient pour le passage du flambeau à une « nouvelle génération ». « Génération » à laquelle Henri Konan Bédié n’entend pas être exclu.

Source : F.D.BONY : http://www.linfodrome.com/vie-politique/45623-presidentielles-2020-comment-bedie-a-verrouille-billon-tanoh-et-les-jeunes-cadres-au-pdci-rda-ce-qu-il-a-dit

 

Rhdp, Kandia persiste et signe : « Ouattara est celui qui a le plus appris auprès d’Houphouët », Raymonde Goudou affiche son choix: « On m'a envoyé au Rhdp, J'y suis et j'y serai toujours. Peu importe ce que disent les gens »

La ministre Kandia Camara, a réitéré ses propos au sujet du débat sur les vrais héritiers d'Houphouët-Boigny. Pour elle, seul le président de la République, Alassane Ouattara, qui aura le mieux appris avec le père de la nation ivoirienne.

En prélude au Grand meeting du dimanche 03 février 2019, qu'elle animera, une délégation du Rhdp composée des ministres Anne Oulotto, Raymonde Goudou, du maire de la commune Félix Anoblé Miezan avec à sa tête la secrétaire générale du Rassemblement des Houphouetistes pour la paix et la democratie (Rhdp), Kandia Camara, a rencontré les militants de cette famille politique à son siège au quartier Seweké. Apres avoir traduit la reconnaissance de la direction du parti aux militants de la cité pétrussienne pour leur forte mobilisation à l'occasion du congrès du 26 janvier dernier, les membres de la délégation se sont, les uns après les autres, prononcé sur certains sujets de l'actualité en Côte d'Ivoire sur la question des "vrais Houphouetistes" et les raisons de la création du parti unifié, le Rhdp. 

« Quand on voit les hommes et les femme réunis pour le Rhdp, on se rend compte que, le vœu de Félix Houphouët-Boigny est en train de se réaliser grâce à Alassane Ouattara », a indiqué d’entrée Kandia Camara.

Poursuivant, elle a fait savoir que le président Ouattara est le véritable disciple du père fondateur de la nation ivoirienne. « On peut avoir plusieurs enfants, mais il y en a toujours un qui apprend le plus du père et de la mère. Et Alassane Ouattara est lui-là qui a le plus appris du père. Et il est en train de mettre en pratique ce qu'il a appris de lui. C'est la raison pour laquelle nous sommes fiers de lui et de l'avoir comme président de notre grand parti le Rhdp », a-t-elle souligné.

La secrétaire générale du Rhdp a ensuite expliqué qu'avec le président Ouattara, c'est l'union de tous les Ivoiriens. « Avec le président Alassane Ouattara, il n'y pas d'Ivoirien du Nord, du Sud, du centre, de l'Ouest et de l'Est, mais il n'y a que, les Ivoiriens et les Ivoiriens un point un trait », a-t-elle martelé. Avant elle, responsables du Rhdp à San Pedro ont évoqué la nécessité pour les Ivoiriens de militer au sein du parti unifié. « Le Rhdp est le parti de la paix et du développement », a fait savoir le coordonnateur communal, Attié Yeya. Le maire de la commune de San-Pedro, Anoblé Miezan Félix a, lui, indiqué que sa commune a amorcé son développement grâce au président Ouattara. 

A cet effet, il a appelé sa population à marquer son soutien au président de la République. Emboîtant le pas aux autres intervenants, les ministres Raymonde Goudou et Anne Oulatto sont également revenues sur les raisons pour les Ivoiriens d'appartenir au Rhdp.

« Je ne peux pas faire de plate-forme avec le FPI que le président Henri Konan m'a demandé de combattre par le passé. On m'a envoyé au Rhdp, J'y suis et j'y serai toujours.

Peu importe ce que disent les gens », a souligné Raymonde Goudou. Et la ministre Anne Oulotto d'ajouter : « Je demande aux Ivoiriens de soutenir le président Alassane Ouattara.

Car, aujourd'hui en Côte d'Ivoire, nous n'avons pas deux personnalités de ce genre. Si le président n'avait pas été là, le nom de Félix Houphouët serait enterré à jamais ».

Au terme de la rencontre, la ministre Kandia Camara a pris rendez-vous avec les militants pour la grand'messe, ce dimanche 03 février 2019, à la place ADO. Source http:

//www.linfodrome.com/vie-politique/45570-rhdp-kandia-persiste-et-signe-

 

Côte d’Ivoire : Balle à terre , par venance Konan / " Il ne s'agit pas de savoir qui a commencé, mais de ne plus répondre".  Que tous les hommes et femmes qui ont encore de l’autorité morale dans ce pays invitent les uns et les autres à mettre ...

1999. Nous étions à un an de l’élection présidentielle. Les principaux leaders politiques qui animaient la vie politique étaient Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Bédié faisait face à la coalition formée par Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. 

Les passions étaient alors à leur paroxysme. Les injures fusaient de part et d’autre. Des journaux avaient été créés spécialement pour insulter l’adversaire, ou plutôt l’ennemi. Le débat politique était réduit uniquement à cela : insulter, démontrer que l’adversaire n’est pas ivoirien, qu’il est un malhonnête qui a détourné des deniers publics, répliquer aux insultes en descendant chaque jour un peu plus bas dans la poubelle. On jeta des journalistes, ainsi que des hommes et femmes politiques en prison. A la veille de l’an 2000, ce grand tournant dans l’histoire de l’humanité, l’atmosphère était totalement pourrie en Côte d’Ivoire. Et tout cela se conclut le 24 décembre de l’année 1999 par un coup d’Etat presqu’annoncé. 

Après dix mois d’une gestion chaotique et sanglante du pays par une junte militaire, le parti de Laurent Gbagbo dribbla tout le monde et s’accapara le pouvoir pendant dix longues années toutes aussi chaotiques et marquées par le sang. C’est lorsque Bédié et Ouattara se réconcilièrent qu’ils vinrent à bout du régime de Gbagbo. Et pendant sept courtes années, le pays connut la paix et la croissance économique. 2019. Vingt ans plus tard. Les mêmes acteurs politiques que sont Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sont toujours à la tête de leurs troupes. Même si Laurent Gbagbo est encore en prison à la Haye au moment où nous écrivons ces lignes, son ombre a toujours plané sur la vie politique ivoirienne, et sa libération, tout comme son retour dans l’arène politique ivoirienne ne sont plus à exclure. Bédié et Ouattara se sont brouillés, et le premier tente de se rapprocher de Laurent Gbagbo.

Et comme en 1999, les passions sont à nouveau à leur paroxysme, les insultes fusent de partout. Les réseaux sociaux ont remplacé les journaux, même si ces derniers ne sont pas en reste. On déshabille l’adversaire qui est devenu un ennemi sur la place publique, on lui jette de la boue, on pose à nouveau la question de la nationalité de tel ou de tel, etc. Un député est actuellement en prison. La suite ? Croisons les doigts pour que les choses ne s’achèvent pas comme en 1999.Il n’y a vraiment pas de quoi être fier d’être Ivoirien en ce moment. Lorsque l’offre politique se réduit à des injures envers l’adversaire et à son dénigrement systématique, sans aucune proposition de projet ou de programme alternatif, il y a de quoi désespérer d’une telle vacuité intellectuelle. 

Que tous les hommes et femmes qui ont encore de l’autorité morale dans ce pays invitent les uns et les autres à mettre balle à terre. Parce que nous courons à la catastrophe. Même si l’histoire ne se répète pas toujours exactement de la même façon, on ne peut pas semer actuellement de la haine, des injures, de la division, et espérer récolter la paix au temps de la moisson. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, n’importe qui peut s’autoriser à insulter les chefs. Quelle fierté leurs militants peuvent-ils en tirer ? Quelle sera notre gloire lorsque nos chefs seront tous nus, couverts de boue dans les rues ?

Dépêchons-nous de refermer cette boîte de Pandore que l’on vient imprudemment d’ouvrir et comportons-nous en citoyens civilisés. Notre pays ne mérite vraiment pas un tel débat aussi puant qui donne à penser que nous n’avons ni mémoire, ni même de l’intelligence. Parce que ce que nous avions vécu après le coup d’Etat de 1999 aurait dû nous assagir un peu. Non, nous n’avons tiré aucune leçon de cette tragédie qui s’est étendue sur une bonne dizaine d’années et qui avait failli emporter notre pays. Aurions-nous donc oublié le pays coupé en deux, les familles séparées, les milliers de morts, les blessés, les vies brisées, les biens détruits, le pays fracturé, l’immense retard pris sur le chemin du développement ? 

Il ne s’agit plus de savoir qui a commencé, mais de ne plus répondre. Chacun trouvera les arguments pour démontrer que c’est l’autre qui a commencé, ce qui l’oblige à répondre. Il est bon de savoir que ne pas répondre à une injure n’est pas du tout un signe de faiblesse, mais au contraire la preuve d’une force de caractère et d’une grandeur d’âme. Si l’une des parties se tait maintenant et que l’autre continue, on saura tous qui ne veut pas de la paix dans ce pays, et à force de s’égosiller toute seule, elle finira par se ridiculiser et à se taire.

Par / Venance Konan 

 

La réaction du ministre Sidiki Konate  /  " Il ne s'agit pas de savoir qui a commencé, mais de ne plus répondre".  Exact ! 

Mais si nous regardons profondément au-delà des émotions et de certains dérapages contre-productifs, nous constatons avec amertume ceci:

• l’histoire retient que celui qui a engagé le pays dans cette tragique mésaventure de 1999 a un nom et un schéma politique. Et il est triste de constater que c’est le même personnage qui nous réouvre la boite de Pandore et crée ce climat de haine et de tension sur fond toujours de l’ivoirité.  Injures mépris et volonté de redéfinir la nationalité de l’adversaire au gré des débats... 

On pourrait aussi dire que le même personnage produit toujours les mêmes effets, malgré les vicissitudes de l’histoire. 

• Or si l’histoire doit être une répétition alors l’amour triomphera encore de la haine. Comme hier en 1999...et même après. En conclusion il ne s’agit pas de ne pas répondre, il s’agit plutôt de savoir répondre autrement en tirant vers le haut. Là où d’autres parlent de ‘match retour’, il nous appartient de parler du ‘match de la paix et du développement’.

Et les arguments ne manquent point.

CIV/ Politique: attaques de Bédié contre le RHDP, Adjoumani répond au président du PDCI

Le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, était face à la presse ce mardi 29 janvier à Abidjan. Le porte-parolat du tout nouveau parti politique RHDP tenait a réagir "aux attaques portées par le président du PDCI-RDA à l’encontre de son parti". L’intégralité de son intervention.

Mesdames et Messieurs les journalistes 

Le samedi 26 janvier dernier, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a organisé au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Plateau, son premier Congrès Ordinaire. Ce rassemblement d’envergure exceptionnelle a connu un succès franc, à tous les niveaux. Le RHDP a, en effet, enregistré à l’occasion une mobilisation extraordinaire qui dépasse de loin tout ce que nous avons pu voir de pareille dans notre pays depuis des années. Une mobilisation gigantesque à faire pâlir de jalousie tous ceux qui avaient parié sur l’échec du RHDP et particulièrement de ce grand rendez-vous historique.

Les Ivoiriens se sont levés comme un seul homme. Ils sont venus de toutes les contrées du pays et même de l’extérieur, pour répondre à l’appel au rassemblement, à l’unité nationale, à la paix, à la stabilité et au développement lancé par le Président Alassane Ouattara.

Le RHDP voudrait profiter de l’opportunité que lui offre cette conférence de presse pour leur manifester toute son admiration, son infinie reconnaissance et ses très vifs remerciements.

Ils ont démontré de manière fort éloquente qu’ils sont un peuple viscéralement attaché au Président Félix Houphouët-Boigny et aux valeurs de la paix, de l’unité, de la stabilité, du dialogue et de la concorde qui incarnent sa philosophie politique. 

Mesdames et Messieurs les journalistes, 

S’adressant aux militants de son parti réunis le samedi 26 janvier dernier à Daoukro, le Président Bédié a dit entre autre :

« L’esprit de Félix Houphouët-Boigny se trouve ici et nulle part ailleurs

Les membres du RHDP sont des fils adultérins de l’houphouétisme

Le RHDP est le rassemblement des détourneurs de deniers publics ». 

Le RHDP a tenu à organiser la présente conférence de presse pour se pencher spécifiquement sur ces propos tenus par le Président Henri Konan Bédié, en réaction à son congrès ordinaire.

Des propos choquants et d’une gravité inouïe qui n’honorent pas celui que nous avons toujours considéré comme un sage.

Certes, nous sommes en politique, mais le jeu politique n’autorise pas toutes les dérives langagières, les discours haineux et mensongers qui traduisent tout le mépris qu’un homme d’Etat de la stature du Président Henri Konan Bédié peut avoir pour le peuple Ivoirien.

En effet, comment le président du PDCI-Daoukro que nous avons toujours placé sur un piédestal, que nous considérions comme un sage, un référent politique, un homme respecté, peut-il descendre dans l’arène en disant que cette mobilisation a été possible parce qu’on aurait distribué de l’huile, du riz et des chiffons aux congressistes ?

L’utilisation du mot « chiffon » à la place de « pagne » est l’expression la plus achevée du mépris qu’il a pour le peuple Ivoirien.

Si tant est que l’huile, le pain, les chiffons et le riz, cités plus haut, constituent la panacée pour mobiliser le peuple Ivoirien, pourquoi le Président Bédié n’en avait-il pas fait usage, au moment où il lançait son appel en 1999, pour emmener les Ivoiriens à descendre dans la rue quand il avait été débarqué du pouvoir ? 

Alors, que le Président Bédié sache que le RHDP n’a forcé personne à faire le déplacement du stade Félix Houphouët-Boigny. C’est fort de leur conviction et de leur foi en la paix en Côte d’Ivoire, que tous les militants, militantes et sympathisants du RHDP ont effectué ce grand pèlerinage qui suscite déjà la jalousie chez nos adversaires. 

Devrions-nous nous taire, face aux attaques perpétrées par le Président Bédié, qui deviennent de plus en plus récurrentes ces derniers temps ?

Non, chers amis de la presse, le président du PDCI-Daoukro ne devrait pas descendre aussi bas.

Mais qu’il sache, comme aimait à le rappeler le Père fondateur, le crachat jeté en l’air vous retombe toujours sur le front.

Quand on aspire à reconquérir le pouvoir d’Etat, on prend de la hauteur. Quand on s’autoproclame dépositaire authentique de l’Houphouétisme, on ne tient pas des propos qui ne sont pas dignes du Président Houphouët-Boigny et de sa philosophie politique, surtout quand on s’adresse à une assemblée constituée de la jeunesse de son parti. Le Président Henri Konan Bédié a le devoir d’éduquer les jeunes du PDCI-RDA au respect des valeurs qui incarnent cette philosophie politique.

En outre, dans sa volonté de faire mal, il va jusqu’à tenir des propos offensants pour la mémoire du Président Houphouët-Boigny, en taxant ce dernier d’avoir laissé à la postérité des « fils adultérins ». Le dire, c’est accuser implicitement le Père-fondateur, cette illustre personnalité de notre pays, d’avoir entretenu des relations politiques extraconjugales ou parallèles desquelles seraient issus des « fils adultérins ». 

Mesdames et Messieurs les journalistes, le RHDP s’interroge.

Entre un prétendu fils légitime qui a commis le parricide, dès son avènement au pouvoir, en retirant les posters d’Houphouët-Boigny de tous les bureaux, en supprimant les pensées du jour publiées par Fraternité Matin et diffusées sur les antennes de la RTI, en laissant tomber en ruine et dans la broussaille, la maison du PDCI-RDA de Yamoussoukro, en poussant le rubicon jusqu’à vouloir remplacer le PDCI-RDA par le Cercle National Bédié et un « fils adultérin » qui a choisi d’immortaliser Houphouët-Boigny en créant un parti qui porte son nom, entre les deux dis-je, qui est, en réalité le fils légitime ?

En d’autres termes, ce prétendu fils légitime d’Houphouët-Boigny, qu’a-t-il fait de l’héritage à lui légué par le père ?

De grâce, que le Président Bédié n’engage pas la Côte d’Ivoire dans un autre concept nocif, plus dangereux que celui de l’ivoirité dont il est le père légitime et qui a fait tant de mal au pays. En effet, Houphouët-Boigny a toujours été le père de la nation toute entière. Il ne faisait aucune distinction entre ses enfants, qu’ils soient du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest en passant par le centre.

Une telle façon de faire de la part du Président Bédié en parlant « d’héritiers légitimes » et de « fils adultérins » est révélatrice de sa volonté de réveiller encore les vieux démons de la division en catégorisant les Ivoiriens. En effet, en traitant les membres du RHDP de « fils adultérins », c’est une véritable insulte que M. Bédié leur administre. Car, si l’on se réfère au concept d’ « enfant adultérin », il est conçu comme enfant né hors mariage, donc un enfant illégitime.

Mais, qui a dit que l’esprit d’un père ne se trouve pas sur l’enfant qu’il a conçu hors mariage ?

Qu’il soit entendu du Président Bédié et de ses suiveurs que dans le contexte qui nous préoccupe, les enfants de Félix Houphouët-Boigny ne sont pas ceux qui sont issus de sa famille biologique, mais plutôt ceux qui se réclament de son héritage spirituel dont n’ont jamais fait partie, les militants du Front Populaire Ivoirien (FPI) qui sont aujourd’hui adulés par M. Bédié. 

En tout état de cause, quel qualificatif le Président Bédié trouvera-t-il pour la dénomination de ces opposants irréductibles d’Houphouët-Boigny avec lesquels il négocie, par opportunisme, une plateforme politique ? 

Acceptera-t-il de brader l’héritage d’Houphouët-Boigny avec ses nouveaux alliés qu’il appelait naguère des « hypocondriaques endurcis », au détriment de ses supposés frères « adultérins » ? 

N’est-ce pas une façon de s’attaquer à l’héritage d’Houphouët-Boigny que le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix veut sauvegarder ?

Nous comprenons aujourd’hui que le Président Henri Konan Bédié voulait être un autre Houphouët qu’il n’a jamais été. Que le Président Bédié sache qu’il a échoué et c’est ce qui explique son agacement.

Poursuivant son envolée, le Président du PDCI-Daoukro a osé déclarer, par ailleurs que la mobilisation exceptionnelle du stade Félix Houphouët-Boigny serait le fait d’un « rassemblement des détourneurs de deniers publics ».

Pour le respect que le RHDP manifeste au Président Bédié qu’il continue de considérer comme un acteur essentiel de la vie politique en Côte d’Ivoire, il s’est toujours abstenu de lui répondre du tac au tac. Toutefois, face à la gravité singulière des propos qu’il a tenu à Daoukro et compte tenu du fait que la plupart des Ivoiriens ont une parfaite connaissance de l’histoire récente de notre pays, le RHDP voudrait ici élever juste quelques interrogations. 

Mais avant, dire que le RHDP est le « rassemblement des détourneurs de deniers publics » nous semble un peu fort et n’est même pas digne d’un militant lambda du PDCI-RDA, à plus forte raison sortant de la bouche de son chef pour qui chaque mot, en son temps, avait une valeur pédagogique. 

Pour en venir aux questions, est-ce de cette façon que le Président Bédié entend rassembler tous les fils de Félix Houphouët-Boigny en traitant ceux qui refusent de le suivre dans sa nouvelle aventure, de voleurs et de « détourneurs de deniers publics » ?

Pourquoi en 1977, le Président Houphouët-Boigny a-t-il bruyamment relevé le Président Henri Konan Bédié de ses fonctions de ministre de l’économie et des finances ?

Pourquoi au soir de son règne, en 1998-1999, avant le coup d’Etat, tous les bailleurs de fonds lui avaient fermé tous les robinets ? 

Que dire de cette scabreuse affaire des 18 milliards de l’Union Européenne ?

M. Guikahué qui était tout heureux lorsque le Président Bédié prononçait son discours à Daoukro, oublie-t-il qu’il était l’épicentre de ce scandale financier, qui a fait trembler le Gouvernement Bédié ?

Est-ce le même Président Bédié qui hier réclamait un second mandat pour le Président Alassane Ouattara, au regard de ses prouesses de grand bâtisseur à la tête de l’Etat, lors de l’inauguration du pont qui porte son nom ?

Est-ce encore le même Bédié, qui faisait l’éloge de la bonne gouvernance du Président Alassane Ouattara dans tous ses discours ? Depuis qu’il est passé du statut d’allié à celui d’opposant, a-t-il subitement changé les lunettes avec lesquelles il ausculte désormais la gouvernance du Président Alassane Ouattara, au point de voir en noir aujourd’hui ce qui était blanc hier ? 

Manifestement, ces propos qui transpirent la haine et la rancune relèvent d’un adversaire politique en déroute qui dit et se dédit. 

Pour le RHDP, le Président Henri Konan Bédié dont le parti, le PDCI-RDA a pris une part effective à la gestion des affaires de l’Etat, de 2011 à juin 2018, ne saurait se dérober de celle-ci, en taxant, le RHDP de « rassemblement des détourneurs de deniers publics ». En d’autres termes, si par extraordinaire, il y a eu détournement effectif de deniers publics, comme il le prétend, le PDCI-RDA et son président doivent accepter d’assumer leur part de responsabilité. Ils sont co-auteurs ou à tout le moins receleurs, surtout que c’est le Président Henri Konan Bédié, lui-même, qui avait affirmé que « le parti unifié est dénommé RHDP ». 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Au regard de ce qui précède, le RHDP voudrait élever ici une vive protestation contre toutes ces attaques et accusations gratuites qui relèvent de la seule imagination de M. Bédié et de ses suiveurs, comme il se plaît à les qualifier. 

Le RHDP en appelle à la responsabilité du Président Henri Konan Bédié qui doit éviter d’inoculer le venin de la violence, de la division et de la stigmatisation à la jeunesse.

Pour le RHDP, la paix est une œuvre, une construction perpétuelle. Comme le dit le Président Félix Houphouët-Boigny, « la paix, ce n’est pas un mot mais un comportement ». Tachons donc d’agir en homme de paix en désarmant nos langues. Cultivons l’amour et la concorde malgré nos divergences politiques et religieuses, pour nous rendre dignes des héritiers du Président Félix Houphouët-Boigny qui n’a jamais fait de différence entre ses enfants, parce que pour lui, la Côte d’Ivoire, une et indivisible, doit demeurer le pays de la vraie fraternité. 

Pour terminer, le RHDP voudrait spécialement féliciter et encourager le Président Alassane Ouattara dans sa quête inlassable de rassemblement de tous les Ivoiriens, de toutes les forces vives de la nation, autour de l’idéal de paix, de pardon et de réconciliation, dans le droit fil des enseignements du Père-fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, le Président Félix Houphouët-Boigny dont il est aujourd’hui, le digne héritier. 

Le RHDP voudrait enfin remercier les militantes, militants et sympathisants du RHDP qui ont eu foi en notre chef et qui ont adhéré de façon délibérée à ce parti.

Le RHDP prie le Président Alassane Ouattara de poursuivre ses efforts en faveur du développement, de la paix et de la cohésion sociale et de ne point se laisser distraire par ces agitations et attaques, qui n’ont pour seul but que de le détourner des objectifs nobles qu’il s’est fixés. ///// Vive le RHDP, parti créé pour servir et bâtir la Côte d’Ivoire. 

Pour le RHDP 

Le Porte-parole Principal

KOBENAN Kouassi Adjoumani

La vidéo intégrale du discours pour du Président de la République président du RHDP pour ceux d’entre nous qui avons souffert de la mauvaise sonorisation de ce grand moment.

Extrait des Propos du Président de la République, Président du RHDP  « C’est le jour de notre jour, c’est notre moment. Aujourd’hui, le 26 janvier, c’est notre jour. Nous sommes dans une alliance politique et cette alliance qui nous a permis de gagner les élections de 2010. Je me rappelle les moments que nous avons passé à l’hôtel du Golf. C’est à ce moment que l’union et le vivre ensemble se sont resserrés. Mais aujourd’hui nous avons décidé le vivre ensemble et c’est ensemble nous avons remporté les élections démocratiquement en 2015.  Depuis la mort d’Houphouët, nous n’avons pas eu de tranquillité jusqu’à ce que je vienne au pouvoir. Nous avons donné la parole aux ivoiriens pour qu’il soit ensemble, toujours ensemble, hier ensemble, aujourd’hui ensemble et ensemble pour toujours. Je veux vous remercier et vous dire que vous êtes formidable. Je félicite le comité d’organisation avec à sa tête adama bictogo. » 

’’pas moins de 150.000 personnes étaient attendues’’ à ce ’’Rassemblement pour la paix et la cohésion sociale’’

une page de notre Chère Côte d'Ivoire est tournée J'y étais et j’ai participé et j'ai apporté ma modeste contribution je suis fier d'être Alassaniste vive le RHDP dans une Côte d'Ivoire réconcilier et paisible je reste serein et confiant pour 2020 dans la perceptive de l'émergence en horizon 2020

Ce sont plusieurs dizaines de milliers de militants qui ont pris d’assaut le Stade Félix Houphouët Boigny d’Abidjan et ses abords pour participer au 1er Congrès du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), ce samedi 26 janvier 2019.

Venus d’Abidjan et de toutes les régions du pays, ces militants pour certains ont passé la nuit aux abords du stade Félix Houphouët Boigny, afin d’être parmi les premiers à avoir accès au stade. Contrairement au dernier meeting du RHDP dans le cadre de la campagne pour le OUI à la Constitution de la 3eme République, en 2016, c’est un stade Houphouët Boigny archi-comble refusant du monde qu’il a été donné de voir ce samedi. Débordés les organisateurs ont dû fermer les portes du stade pour empêcher que ne surviennent des incidents.

Selon le président du Comité d’organisation du Congrès, Adema Bictogo, ’’pas moins de 150.000 personnes étaient attendues’’ à ce ’’Rassemblement pour la paix et la cohésion sociale’’.

De nombreux écrans géants ont été installés aux abords du stade Houphouët Boigny et dans plusieurs artères de la commune du plateau pour permettre aux militants n’ayant pas eu accès au stade de pouvoir suivre le déroulement du Congrès. 

CÔTE DIVOIRE/L’ÉDITORIAL DE VENANCE KONAN: VOEUX ET ALLÉGEANCE / J’ai cru comprendre à travers ses propos et ceux de certains de ses proches qu’il veut être candidat en 2020 ...

J’ai cru comprendre à travers ses propos et ceux de certains de ses proches qu’il veut être candidat en 2020 et il en voudrait beaucoup au Président de la République de ne pas le soutenir dans ce projet.

"Je persiste à croire et à dire que c’est une erreur de la part de M. Bédié, et que cela risque d’être le combat de trop. Et sur ce chemin-là, je ne le suivrai jamais. Que les choses soient bien claires. J’estime qu’avec le parcours qui est le sien, sa place n’est plus dans l’arène, mais au-dessus de la mêlée. J’aurais voulu qu’il fût celui qui réconcilie Alassane Ouattara et Guillaume Soro, Affi N’Guessan et Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, plutôt que celui qui prend position pour l’un contre l’autre. " 

CÔTE DIVOIRE/L’ÉDITORIAL DE VENANCE KONAN: VOEUX ET ALLÉGEANCE

Le 1er janvier dernier, j’ai eu la surprise de recevoir un sms du président Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda), qui me souhaitait la bonne année. J’étais surpris, parce que c’était la première fois de ma vie que je recevais ses voeux de cette façon. Je l’en ai remercié et lui ai dit que je viendrais volontiers lui présenter les miens de vive voix. Il m’a répondu : « Tu es le bienvenu. » Plus tard, son service de communication m’a convié au déjeuner qu’il offrait à la presse le jeudi 10 janvier à Daoukro. À Daoukro, rappelons-le, vivent ma mère et plusieurs autres membres de ma famille. Aussi, me suis-je retrouvé dans cette ville le jeudi 10 janvier, et ai-je présenté mes vœux au président Bédié, avec des présents comme je le fais chaque année. J’ai également participé au repas qu’il a offert à la presse auquel il m’avait lui-même convié à la fin de notre rencontre. Le lendemain matin, j’ai constaté que son service de communication avait envoyé la photo de notre rencontre à plusieurs personnes et journaux, et certains se sont demandé si j’étais allé faire allégeance au président Bédié.

J’ai un grand respect pour le président Bédié, en raison de tous les postes qu’il a occupés dans ce pays, et aussi parce que je suis ressortissant de Daoukro dont il est quelque peu le patriarche. Je fais partie de la première promotion à avoir passé le baccalauréat au lycée moderne de Daoukro en 1978, et notre promotion s’appelait justement Henri Konan Bédié. Il était notre parrain. Lorsqu’il était Président de la République, je fus l’un de ses plus grands laudateurs, pour ne pas dire l’un de ses sofas. Je l’avais suivi dans son combat contre Alassane Ouattara et avais soutenu son concept d’ivoirité. Je me suis démarqué de lui lorsque j’ai constaté tout le mal que ce concept faisait à notre pays. Plus tard, j’ai applaudi lorsqu’il s’est réconcilié avec Alassane Ouattara. J’ai versé une petite larme à Yamoussoukro en novembre 2010, lorsqu’il a appelé ses partisans à voter pour Alassane Ouattara. Et j’ai constaté avec joie, comme beaucoup de nos compatriotes, que le tandem qu’il formait avec le Président de la République avait permis à notre pays de retrouver sa stabilité et de renouer avec la croissance. Et j’ai été malheureux, et je le suis toujours, lorsque j’ai vu M. Bédié devenir un irréductible opposant à M. Ouattara.

J’ai cru comprendre à travers ses propos et ceux de certains de ses proches qu’il veut être candidat en 2020 et il en voudrait beaucoup au Président de la République de ne pas le soutenir dans ce projet. Je persiste à croire et à dire que c’est une erreur de la part de M. Bédié, et que cela risque d’être le combat de trop. Et sur ce chemin-là, je ne le suivrai jamais. Que les choses soient bien claires. J’estime qu’avec le parcours qui est le sien, sa place n’est plus dans l’arène, mais au-dessus de la mêlée. J’aurais voulu qu’il fût celui qui réconcilie Alassane Ouattara et Guillaume Soro, Affi N’Guessan et Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, plutôt que celui qui prend position pour l’un contre l’autre. J’aurais voulu qu’il fût celui qui rassemble tous les fils du Pdci-Rda, même les plus turbulents, plutôt que celui qui exclut. J’aurais voulu qu’il fût l’homme des discours apaisants, et non celui aux violentes diatribes. J’aurais voulu qu’il s’entourât de colombes plutôt que de faucons. Au fait, avec qui le Pdci-Rda compte-t-il reprendre le pouvoir lorsqu’il chasse tous ses cadres ? Je pense que la place du Pdci-Rda est dans le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qu’il soit unifié ou pas. L’houphouétisme, c’est l’union, pas la division. Je voudrais rappeler que c’est le président Bédié qui a, le premier, parlé de la nécessité de créer un parti unifié dans son « appel de Daoukro. » Relisez bien son discours.

Je pense aussi que dans la vie, il arrive toujours un moment où il faut passer la main

Lorsque l’on est déjà entré dans l’histoire, il faut savoir y rester. Le Chef de l’État a invité le Président Bédié à deux reprises à passer le relais à une autre génération, en citant les exemples de plusieurs dirigeants occidentaux qui sont à peine quadragénaires. La Côte d’Ivoire a changé. Les Ivoiriens aussi. Dans leur grande majorité, ils ont moins de trente ans. Notre pays a une histoire particulière que nous avons tous contribué à écrire, et qui nous a amenés à nous battre il n’y a pas très longtemps.

Nous devons impérativement tourner cette page en passant le relais à une autre génération. Faisons attention à ne pas réveiller de vieux démons comme nous le faisons actuellement. Que tout le monde, dans tous les camps, garde en mémoire que nous avons un pays encore fragile, que des mots, de simples mots peuvent faire beaucoup de mal.

Venance Konan

Un papier de. Mamadou Habib Karamoko à l’adresse d’Alassane OUATTARA & d’Henri KONAN BEDIE / Oui, l’esprit de FHB est porteur de paix !

« Chers aînés, Je remarque aussi que lorsque l’esprit de FHB vous est revenus et que vous avez enterré la hache de guerre, la Côte d'Ivoire a retrouvé la paix, la stabilité et la croissance. »

Par : Mamadou Habib Karamoko #MonPays 

Chers aînés,

Vous avez eu chacun, la chance et le privilège d’être des proches collaborateurs du Président Félix Houphouët-Boigny auprès de qui, vous avez certainement beaucoup appris. Voyez-vous, toute sa vie, le sage de Yamoussoukro a prôné la PAIX et le DIALOGUE. C’est pourquoi, en témoignage de ses actions devant Dieu et pour la postérité, il a fait bâtir dans son village natal, notre DAME DE LA PAIX, cette œuvre architecturale dont le gigantisme et le raffinement se la disputent à la splendeur. Aussi, l’UNESCO, pour perpétuer l’esprit, les efforts et la philosophie de FHB, a créé un prix international pour la recherche de la paix. Et il vous plaît chacun, d’assister fièrement à la remise de cette distinction. N’est-ce pas ? Chers aînés,

Je remarque comme de nombreux ivoiriens que dans un passé récent, alors que l’esprit du père de la nation vous avait quittés, vos divergences et vos incompréhensions avaient profondément divisé les enfants du même pays. Certains parmi ceux-ci continuent malheureusement encore à se regarder en chiens de faïence, au lieu de s’accepter comme des frères et sœurs ayant la même communauté de destin. Oui, vos divergences avaient fini par exposer le pays à la haine, l’insécurité et au désordre. 

Je remarque aussi que lorsque l’esprit de FHB vous est revenus et que vous avez enterré la hache de guerre, la Côte-d’Ivoire a retrouvé la paix, la stabilité et la croissance.

Oui, l’esprit de FHB est porteur de paix !

Mais depuis quelques temps, des sons de cloche stridents et de plus en plus discordants se font entendre ; ils me disent que l’esprit de FHB est en train de vous quitter ; ils me rappellent les heures sombres de notre jeune histoire.

Ces sons de cloche ne sont pas ceux de NOTRE DAME DE LA PAIX....mais plutôt de vos différentes chapelles où les officiants ne sont que de vulgaires opportunistes et des lugubres sicaires !

Chers aînés,

Pendant qu’il est encore temps, faites revenir en vous l’esprit de FHB et renouer le fil du dialogue pour le bonheur de la Côte-d’Ivoire. Rentrez-en vous-même et revenez-nous avec la cohésion sociale et la quiétude.

Ne succombez point aux boniments des sycophantes, et ne cédez pas aux machinations des extrémistes de vos camps qui n’ont que faire de la patrie et de l’intérêt collectif.

Si les ambitions de pouvoir sont légitimes, la vie des ivoiriens l’est davantage ! La Côte-d’Ivoire renaît et nous devons tous l’aider à vivre, grandir et à être à nouveau notre fierté.

Je suis Mamadou H. KARAMOKO et je l’ai dit...

Récit exclusif / Dans la tête de Laurent Gbagbo :Cette nuit-là, « Seplou » est seul dans son bureau...

"Un maître d’hôtel lui a apporté un verre d’eau et un sandwich jambon-beurre. Sa large chemise Pathé’O flotte un peu" 

L’ex-président ivoirien n’a jamais envisagé sa défaite. Battu dans les urnes, dos au mur, il s’est retrouvé sans plan B. Si ce n’est le passage en force.

Récit exclusif.

Les hommes de pouvoir n’ont de secrets ni pour leur valet de chambre ni pour leur graphologue. Ceux qui pensaient que Laurent Gbagbo allait se soumettre au verdict des urnes et qui s’étonnent de le voir, quinze jours plus tard, vissé à son fauteuil présidentiel comme une huître à son rocher, submergé par la marée des condamnations internationales, en seraient moins surpris s’ils avaient en tête cette analyse graphologique, réalisée il y a quatre ans sur la base d’un manuscrit échappé du Palais de Cocody. Il y est question d’un homme qui « s’identifie complètement à son personnage sans se dévoiler pour autant à titre personnel », qui répond au doute par « l’attaque » et « l’orgueil », sur qui « l’affectif et la sensibilité n’ont pas de prise », qui ne « s’avoue jamais vaincu », qui « joue sur son autoritarisme et son besoin de puissance », dont l’ego et la détermination composent « une personnalité de style paranoïaque » avec un mode de conduite à la fois profondément structuré et définitivement inamovible. Se ment-il à lui-même, lui qui entretient avec la vérité des rapports fluctuants maintes fois dénoncés par ses adversaires et partenaires ? Rien n’est moins sûr. Mais, même s’il sait que ses probabilités de survie au pouvoir sont à terme totalement hypothétiques, cette posture de « Gbagbo contre le monde entier » est sans doute celle où il puise le plus de ressources intimes.

Dos au mur réapparaît alors Gbagbo le Bété, héritier de six siècles d’enracinement en terre d’Éburnie et d’une longue histoire de résistance minoritaire à la conquête puis à l’occupation coloniale françaises. Gbagbo l’opposant, persuadé d’incarner un « nouvel ordre » et la seconde indépendance, la seule vraie, de la Côte d’Ivoire. Gbagbo le nationaliste, contraint comme il le dit de « faire la révolution de 1789 sous le contrôle d’Amnesty International » et qui, face aux « candidats de l’étranger », aux blindés blancs de l’ONU et aux injonctions de la communauté internationale, clame que son pays « n’est pas recolonisable ». Réapparaît « Seplou », son surnom du village, l’oiseau qui avertit du danger et annonce la guerre. Comme Robert Mugabe, comme la plupart des chefs d’État quand ils sont confrontés aux diktats politiques, économiques ou judiciaires du Nord – Cour pénale internationale, critères démocratiques de la bonne gouvernance, biens mal acquis… –, Laurent Gbagbo joue donc, mi-sincère mi-calculateur, sur le registre d’un patriotisme afrocentriste qui est loin d’être obsolète auprès d’une partie de l’opinion continentale. Le problème évidemment est que plus d’un Ivoirien sur deux ne se reconnaît pas dans cette démarche, que même s’il ne s’y est résigné qu’à contrecœur, il a bien accepté que cette élection se tienne sous étroite observation extérieure, et que la Commission électorale indépendante (CEI), dont il prévoyait à l’avance qu’elle avaliserait une mesure « inévitable » mais néanmoins « acceptable » de fraudes, en dise les résultats. Le problème enfin est qu’en cas de défaite, inenvisageable à ses yeux tant cette humiliation lui est insupportable, le phacochère blessé qu’il est devenu n’a jamais eu d’autre plan B à sa disposition que le passage en force… 

Waterloo électoral Comment Laurent Gbagbo a-t-il bu le calice de son Waterloo électoral ?

Pourquoi a-t-il décidé de s’enfermer dans son Fort Chabrol de Cocody et de tenir tête à l’Histoire ?

Jusqu’où ira-t-il ?

Le récit exclusif des cinq jours qui ont fait basculer la Côte d’Ivoire, vu de l’intérieur du bureau présidentiel et reconstitué à partir du témoignage des proches du chef de l’État sortant, éclaire d’un jour singulier une fin de règne lugubre et parfois surréaliste.

>>> Dimanche 28 novembre, 23 heures. Dans son QG de campagne du quartier d’Adoban, à Abidjan, Laurent Gbagbo a le sourire. Selon les informations en sa possession, la clé du scrutin – le report des voix de l’électorat d’Henri Konan Bédié – tourne dans le bon sens. Les chiffres, tout au moins ceux qui lui parviennent, le donnent en tête avec 52 % des voix, contre 48 % à Alassane Ouattara. « Vous voyez bien, lâche le président. Je savais que la greffe n’allait pas prendre. » Ce qu’il ignore, bien sûr, c’est qu’au même moment son rival a en mains des estimations radicalement inverses en provenance de la CEI (57 % en sa faveur). Et que, dans sa suite du Golf Hôtel, le Premier ministre, Guillaume Soro, est en train de basculer. Soro, qui a pourtant cru en Laurent Gbagbo avant le premier tour du 31 octobre et peut-être voté pour lui, puis senti la montée en puissance de Ouattara, est très remonté contre celui qui le qualifiait pourtant, il y a à peine deux mois, de « meilleur de [ses] Premiers ministres ». Motif : le brusque durcissement de la campagne électorale du président sortant entre les deux tours. Simone Gbagbo, qui a pris les rênes, a cru bon de fustiger à longueur de discours les « fauteurs de guerre » des Forces nouvelles, qui ont voulu « éliminer » son mari pour le compte de Ouattara. Or, les FN, c’est la base et la matrice de Guillaume Soro, lequel n’a en outre pas apprécié la proclamation unilatérale du couvre-feu. « Rien qu’en annonçant cela à la télévision, Gbagbo s’est tiré une balle dans le pied : il a perdu quatre points en cinq secondes ! » fulmine-t-il.

>>> Lundi 29 novembre, 20 heures. Devant ses proches, Gbagbo paraît un peu moins sûr de lui. Tout le monde, à l’extérieur, commente la victoire annoncée de son adversaire, mais nul n’ose lui en parler. « On devrait gagner, confie-t-il. Mais il y a des fraudes, plus graves que ce que j’avais prévu. » Un peu plus tard, il téléphone à son voisin et facilitateur de la crise, le président burkinabè, Blaise Compaoré, puis raconte sa conversation : « Je lui ai dit : “Blaise, on me signale des mouvements de tes troupes à nos frontières.” Il me répond : “Ah bon ? Quelles troupes ?” Je rétorque : “Tu n’es pas au courant ?” Il réfléchit un peu, puis me dit : “Oui, je vois ce que c’est, ce sont des petites manœuvres avant les célébrations de notre cinquantenaire le 11 décembre à Bobo-Dioulasso.” Je réponds : “Tu ne pourrais pas les faire ailleurs ? Ça m’arrangerait.” On a rigolé. » Vers 22 heures, un visiteur informel, go-between entre les deux camps, glisse à l’oreille du président que Guillaume Soro a décidé de le quitter et de rallier Alassane. « C’est impossible, il ne peut pas ! Ce serait trahir ! s’exclame Gbagbo. Dites-lui de venir me voir immédiatement.

» Trente minutes plus tard, le Premier ministre arrive et s’engouffre dans le bureau présidentiel. Rien ne filtre, mais tout laisse à penser qu’aucun des deux hommes n’a véritablement crevé l’abcès.

>>> Mardi 30 novembre, 19 heures. Nady Bamba, la seconde épouse du chef, n’en démord pas. Elle a rencontré secrètement un collaborateur très proche de Soro et en a retiré l’impression que « Guillaume ne va pas [les] lâcher. » En pleurs, elle ajoute : « Ils vont arranger les choses, Allah est avec nous ! » Arranger ? Entre nuit et brouillard, l’heure est aux intermédiaires de l’ombre. Un riche homme d’affaires de la région installé à l’hôtel Pullman, qui a ses entrées à la primature comme à la présidence, fait ainsi d’étranges propositions de compromis entre les deux hommes. « Tout est négociable », répète-t-il, et le plus étonnant est qu’il est apparemment mandaté pour le faire. Informé, Gbagbo refuse : « C’est un piège ! » Gbagbo qui, désormais, hésite et semble douter. « Nous sommes à 50-50, confie-t-il, mais je m’accrocherai. » Sans doute pense-t-il désormais à mettre en œuvre son plan de sauvetage : tout faire pour empêcher la CEI de proclamer les résultats « biaisés » et passer la main au Conseil constitutionnel. Au Golf Hôtel, Soro, lui, ne doute plus. Avec ses proches, il choisit le nom de son futur parti : ce sera le FND, Forces nouvelles démocratiques.

>>> Mercredi 1er décembre, 19 heures. Dans la cour de la présidence, à Cocody, l’entourage de Laurent Gbagbo arbore des mines renfrognées, limite agressives. Ici, l’étranger au carré des fidèles n’est pas le bienvenu. « L’Angola a connu vingt-sept ans de guerre civile, nous n’en sommes qu’à la huitième, nous tiendrons encore dix-neuf ans », lâche un officier. Il est 20 heures quand un visiteur livre enfin au chef ce que nul depuis deux jours n’a eu la volonté de lui dire : les chiffres que la CEI s’apprête à rendre publics le donnent battu : « Tu as 46 %. » Gbagbo accuse le coup, puis se reprend : « Cela ne m’étonne pas. La CEI a toujours été contre moi.

Choi et l’Onuci vont passer l’éponge sur les fraudes parce que la fraude est du bon côté, celui de Ouattara. Mais la CEI n’est qu’un outil technique. L’outil juridique, c’est le Conseil constitutionnel.

La loi prime, et la loi ce sont les Blancs qui l’ont faite. Je ne céderai pas. » Puis il décroche son téléphone : « Appelez-moi le Premier ministre. » Gbagbo à Soro : « Viens, je t’attends. » Soro : « Mais je suis avec Choi. » Gbagbo : « Laisse-le et viens me voir. » Soro est en route. Prévenue, la garde à l’extérieur fait savoir qu’elle ne le laissera pas approcher : « Pas question qu’il voit le chef ! » Laurent Gbagbo doit réitérer ses ordres. L’entretien qui suit entre les deux hommes est tendu. Ils parlent des fraudes et le président fait savoir qu’il est hors de question à ses yeux que la CEI proclame les résultats avant minuit : « Je ne les reconnaîtrai pas. » Derrière la porte entrebâillée, des proches de Gbagbo ne perdent pas une miette de la conversation et, comme s’ils doutaient de la détermination de leur chef, font non de la tête dès que Soro prend la parole. Plus tard dans la nuit, de retour à l’hôtel, Guillaume Soro expliquera que Laurent Gbagbo lui est apparu « fatigué, désorienté », et que, dans ces conditions, il n’a pas eu le courage de lui confirmer qu’il avait bel et bien perdu la partie. Les ponts sont coupés. Ils ne se reverront plus.

>>> Jeudi 2 décembre, 14 heures. Le délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats étant théoriquement expiré depuis la veille, une course de vitesse s’est engagée entre les deux camps. Alassane Ouattara téléphone au chef de l’Onuci, Choi Young-jin, pour lui demander d’abriter dans ses locaux la conférence de presse de Youssouf Bakayoko, le président de la CEI, qui doit proclamer les résultats provisoires. Refus de Choi : « Non, pas chez moi, ce ne serait pas opportun. » Ce sera donc au Golf Hôtel – pas le meilleur endroit, symboliquement et politiquement, mais tout de même en « territoire ivoirien ». En début de soirée, on apprend que le Conseil constitutionnel va proclamer ses propres résultats le lendemain.

Ouattara à un émissaire : « Dis à Gbagbo que s’il revient à la raison il ne lui arrivera rien ; je le protégerai jusqu’au bout. » Autre pensionnaire prestigieux du Golf, Henri Konan Bédié est, lui, beaucoup plus tranchant : « Gbagbo est devenu fou ; il ne tiendra pas. Dans quelques jours, l’armée et l’Onuci l’auront balayé. » L’armée… Tard dans la soirée, Laurent Gbagbo confie à un visiteur : « Je sais que Soro et ses rebelles préparent une offensive pour prendre Yamoussoukro et descendre sur San Pedro. Ils comptent sur des divisions au sein des Forces de défense et de sécurité. Mais je n’ai aucune crainte. L’armée et moi, nous avons scellé un pacte. Pour le reste, qu’ils prennent le Nord, on peut vivre sans ! »

>>> Vendredi 3 décembre, au cœur de la nuit. Au palais de Cocody, l’atmosphère est à la mobilisation et au recueillement. Des exhortations s’échappent de petits groupes de prière réunis çà et là : « Dieu protège la Côte d’Ivoire ! » La Bible et le fusil. Laurent Gbagbo, dont l’entretien téléphonique avec Nicolas Sarkozy s’est très mal passé, reçoit l’ambassadeur de France Jean-Marc Simon. « Sarkozy, c’est Chirac II ! », tonne-t-il, « Vous devez savoir que dans le droit ivoirien, c’est le Conseil constitutionnel qui prime ! Le droit, c’est vous qui l’avez inventé n’est-ce pas ? » Même s’il se dira plus tard « impressionné » par l’extrême résolution de son interlocuteur, Simon se montre ferme. « Pas de violences, pas de sang versé, aucun Français ne doit être touché », répète-t-il. Depuis le milieu de l’après-midi, le président ivoirien a brûlé ses vaisseaux. Le Conseil constitutionnel l’a déclaré élu sans même tenir compte de l’article 64 du code électoral ivoirien, révisé en 2008 et qui prévoit qu’au cas où le Conseil « constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble », il doit prononcer « l’annulation de l’élection présidentielle » (et non pas l’identité du vainqueur), un nouveau scrutin devant être organisé « au plus tard quarante-cinq jours » à compter de la date de cette décision.

Non au Prix Nobel de la soumission 

Cette nuit-là, « Seplou » est seul dans son bureau. Un maître d’hôtel lui a apporté un verre d’eau et un sandwich jambon-beurre. Sa large chemise Pathé’O flotte un peu. Il est fatigué, amaigri, mais ses yeux s’animent d’une étrange lumière quand il se lance, devant un proche qu’on vient d’introduire, dans un long monologue.

« Eh bien quoi ?

Pourquoi céder ?

Pourquoi partir ?

Pour qu’on me décerne le prix Nobel de la soumission ?

Pour qu’on me cite en exemple devant les écoliers de France et que l’on dise : voilà la preuve que la démocratie à la française ça marche jusqu’au fin fond de l’Afrique ?

Eh bien non.

Cette élection démontre que la démocratie ici, ça ne marche pas encore.

Où est le vote moderne, quand l’imam donne des consignes à la mosquée et que tous ses fidèles le suivent comme un seul homme ?

Où est la démocratie, quand tout le monde triche ?

La Côte d’Ivoire est en phase d’apprentissage démocratique et c’est à moi, Laurent Gbagbo, de la guider jusqu’à ce que la leçon soit apprise. Alors, bien sûr, on va me condamner. Les Américains, les Français vont me condamner. Je ne suis pas Israël, je ne suis pas Moubarak, je ne suis pas Karzaï. Je ne suis qu’un Africain. Mais je résisterai. J’ai le cuir épais. Bédié s’est couché. Moi, je ne laisserai jamais Alassane Ouattara diriger la Côte d’Ivoire. S’il veut mon fauteuil, il faudra d’abord qu’il me passe sur le corps !

» Dehors, les crapauds-buffles qui hantent les rives glauques de la lagune Ébrié coassent à l’unisson.

La messe est dite.

Jeune Afrique 18 décembre 2010 à 17h44 Par François Soudan

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