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Politique (323)

LA Vidéo de la conférence de presse à PARIS (Le RHDP et le défi de la Côte d'Ivoire Nouvelle)

ABDOU TOURE & LAURENT DONA FOLOGO LES DISCOURS ET TEMOIGNAGES de leurs vécus dans vie politique de notre PAYS, des doyens et sachant . LAURENT DONA FOLOGO, avec des paroles fortes a l'endroit du Président Alassane OUATTARA et aussi du PDCI L’ambassadeur ABDOU TOURE avec son témoignage sur la création du RHDP depuis ACCRA 3 ont ému l’assistance.

                                                                   

LA Vidéo de la conférence de presse à PARIS (Le RHDP et le défi de la Côte d'Ivoire Nouvelle) ABDOU TOURE & LAURENT DONA FOIOGO 

L' HOMMAGE DE GBAGBO A SANGARE DEPUIS LA HAYE « Je tiendrai jusqu’au bout. Je te le dois » « en certains moments, la mort vaut mieux que le déshonneur (Saya Kafissa maloya là)

"Sangaré excuse-moi, pour une fois, une seule fois, j’outrepasse ta volonté. Ce trait singulier de fidélité et de loyauté aux combats justes a dû se forger grâce à notre référent commun, Soundiata Kéïta, le roi du manding qui ne cessait de rappeler à ses sujets que: « en certains moments, la mort vaut mieux que le déshonneur (Saya Kafissa maloya là) Homme très peu bavard et fuyant les honneurs mondains, tu te serais contenté de très peu d’hommages. Peut-être même pas du tout. Mais Homme très peu bavard et fuyant les honneurs mondains, tu te serais contenté de très peu d’hommages. Peut-être même pas du tout. Mais Sangaré excuse-moi, pour une fois, une seule fois, j’outrepasse ta volonté." 

Exclusif/ Gbagbo à Sangaré depuis la Haye : « Je tiendrai jusqu’au bout. Je te le dois »

« Que de combats n’avons-nous pas menés ensemble, que de misère n’avons-nous pas partagée ensemble ; que de souffrances n’avons-nous pas connues ensemble; mais aussi, que de rêves n’avons-nous pas caressés et de joies ne sommes-nous pas communiquées mutuellement. Inséparables, nous sommes unis par un destin commun que notre foi en la démocratie, comme meilleur mode de gestion des contradictions inhérentes à toutes les communautés humaines, nous a imposé. 

Pour cet objectif, nous avons fait esprit ensemble dans une sorte d’osmose qui nous permet de nous transférer nos idées, de façon commutative, même quand nous sommes séparés physiquement. Cette fusion d’esprit, dans deux corps différents, nous a permis, grâce à l’alternance dans l’action, de déjouer les différents et nombreux pièges de l’adversaire. Ainsi, quand je suis ici et que tu n’es pas ici, tu y es aussi.

Quand tu es là-bas et que je ne suis pas là-bas, j’y suis aussi. Nous avons, ensemble, fait dos rond et appris à supporter tous les coups durs afin de minimiser nos peines et nos souffrances pour rester constants sur le chemin vers notre objectif commun, démocratiser notre pays. Comme si c’était le Bon Dieu lui-même qui tenait à nous rappeler le caractère sacerdotal de notre engagement, le lieu de notre première rencontre et le lieu de notre séparation physique définitive coïncident : la prison. La prison nous a unis la première fois en 1971 à Séguéla à cause de nos idées politiques, la prison nous a séparés physiquement depuis le 11 avril 2011 et, une fois encore, pour nos idées politiques.

A cause toujours de la prison, je n’ai pas pu être à tes côtés pour recueillir tes dernières confidences. Je me trouve à des milliers de kilomètres de toi au moment où nous nous séparons physiquement de façon définitive. Entre les deux extrémités de notre parcours, que de brimades, que d’humiliations et de souffrances, mais, par-dessus tout, que d’espérances suscitées en nos concitoyens.

Depuis 1971, tu as été de tous les combats, sans relâche, dans la loyauté et la fidélité à nos idéaux. De la palmeraie de Dabou en 1988 au congrès de Moossou en 2018, tu es resté le gardien fidèle de notre instrument de lutte: le FPI. Après tant de sacrifices, alors que tout t’autorisait à réclamer la primauté, tu t’es toujours refusé de solliciter une quelconque prime particulière. Au contraire, tu as été l’artisan du transfert du pouvoir au sein du parti à la jeune classe.

Cette posture de grande dignité a contribué à te hisser au sommet du parti dans la conscience de tous nos militants qui, à juste titre, t’ont décerné le titre de « gardien du temple ». Tu as, en effet, su garder la maison stable sur les flots malgré les torrents et les tempêtes qui l’ont secouée. Quand tout semblait compromis, ton calme et ta sérénité ont toujours redonné l’espoir. En février 1992, quand la violence étatique s’est abattue à bras raccourcis sur nous, tu as été là pour sauver la maison. En 2014, il a fallu encore toi, pour remettre les choses à l’endroit afin que notre famille politique ne perde pas son âme. Tu es resté l’homme des missions difficiles et ingrates pour notre parti. C’est pourquoi, j’engage toutes les militantes, tous les militants et les sympathisants du FPI ainsi que tous nos compatriotes épris des valeurs de démocratie et de liberté, à te rendre un hommage à la hauteur de tes sacrifices.

Au-delà du parti, c’est toute la nation ivoirienne qui te doit un hommage mérité. De la faculté de droit à l’Inspection générale d’Etat en passant par le ministère des Affaires Étrangères, tu es resté un grand serviteur de l’Etat à la conscience incorruptible. 

Soumis aux mêmes souffrances, notre destin commun nous a portés de l’unicité politique à l’unicité familiale. Une fraternité née des épreuves nous unit. Tu me l’as prouvé une fois encore, un jour d’avril 2011, lorsque tu as décidé de venir avec ta mère, que dis-je notre mère, te joindre à nous à la résidence du Président de la République de Côte d’Ivoire, déjà à feu et à sang à cause des bombardements que nous subissions. J’ai encore en mémoire les termes du courrier que tu m’as envoyé, en ces temps incertains pour nos vies, pour me témoigner ta fraternité.

Ce trait singulier de fidélité et de loyauté aux combats justes a dû se forger grâce à notre référent commun, Soundjata Kéïta, le roi du Manding qui ne cessait de rappeler à ses sujets que: « En certains moments, la mort vaut mieux que le déshonneur (saya kafissa maloya lâ). Homme très peu bavard et fuyant les honneurs mondains, tu te serais contenté de très peu d’hommages. Peut-être même pas du tout. Mais Sangaré excuse-moi, pour une fois, une seule fois, j’outrepasse ta volonté. Je me suis permis de parler un peu de toi. Pour le reste, ta réputation d’honnêteté et d’incorruptibilité, qui ne s’éteindra jamais, constitue le plus grand témoignage de ta vie. En effet, une sagesse africaine rappelle, à juste titre, que « la mort enfouit le corps de l’homme mais jamais sa réputation ». 

Je t’entends me dire, Laurent n’abandonne pas. Sang, je te le promets, au nom de notre engagement commun, jamais je n’abandonnerai. Je reste à la tâche même privé de liberté. Je tiendrai jusqu’au bout. Je te le dois. Maintenant, mon cher Sang, repose en paix. Que ton âme ne soit point troublée. Tu as mené le bon combat. Tu as parcouru le chemin sans répits. Tu as droit au repos que méritent tous les combattants des causes justes. Merci Sang, merci pour tout, infiniment merci.

Très fraternellement,». Laurent GBAGBO.

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CÔTE D'IVOIRE  LAURENT GBAGBO Côte d'Ivoire: pluie d'hommages après la mort d'Aboudramane Sangaré Aboudramane Sangaré, fidèle entre les fidèles de Laurent Gbagbo, est décédé samedi 4 novembre 2018. Par RFI Publié le 04-11-2018 Modifié le 04-11-2018 à 23:37

En Côte d'Ivoire, les hommages à la mort d'Aboudramane Sangaré se sont succédé tout le week-end. Le plus fidèle compagnon de route de l'ex-président Laurent Gbagbo s'est éteint des suites d’un cancer de la prostate à 72 ans samedi 3 novembre à Abidjan. La classe politique ivoirienne a rendu hommage au baron du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. La nouvelle de son décès a pris de court l'ensemble de la classe politique ivoirienne, qui semblait tout ignorer de la maladie d’Aboudramane Sangaré.

Le président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro a été le premier à rendre un hommage appuyé à celui que l'on surnommait « le gardien du temple ». Samedi, en fin d'après-midi, le PDCI a dépêché son secrétaire exécutif Maurice Kakou Guikahué à la résidence de Laurent Gbagbo pour présenter ses condoléances à la famille biologique et politique, et saluer la mémoire « d'un homme d'honneur demeuré fidèle à la ligne politique originelle du FPI ».

Depuis sa ville de Daoukro, le président du PDCI, Henri Konan Bédié, a lui-même pris sa plume pour s'incliner devant la mémoire de celui qu'il considère comme « un animateur de premier plan de la vie politique ivoirienne », tout en assurant que son parti sera présent à toutes les étapes du deuil. Sur les réseaux sociaux, Pascal Affi N'Guessan, président de l'aile officielle du FPI dont s'était affranchi Aboudramane Sangaré, met de côté les divisions et déplore la perte de celui qui a été « de tous les combats pour l'avènement d'une démocratie pluraliste dans le pays ».

Mamadou Koulibaly, transfuge du FPI et ancien président de l'Assemblée nationale sous Gbagbo désormais chef du parti Lider, a également rendu hommage à son ancien collègue. Enfin, dans un sobre communiqué, le parti présidentiel RDR, a adressé ses condoléances aux proches du baron de l'opposition.

© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

« Mon ami de tous les jours, Aboudramane Sangaré s’en est allé. Quel drame ! », s’est simplement exclamée Simone Gbagbo.

De bonne source, Aboudramane Sangaré, 72 ans (un an de moins que Laurent Gbagbo, son immanquable mentor) a commencé à éprouver de violents maux, il y a deux semaines, liés à sa prostate. Sa dernière sortie publique remonte au 18 octobre 2018. Il fustigeait les conditions d’organisation des élections locales.  Le président par intérim du FPI (branche des Gbagbo ou rien) avait été conduit à la clinique Hôtel Dieu d’Abidjan, où il avait subi une première opération chirurgicale.

« Quel drame ! »

Dans la nuit de vendredi à samedi, son état de santé s’est dégradé, nécessitant un transfèrement dans une autre clinique, en l’occurrence la Polyclinique Farah. C’est là qu’il a rendu l’âme.

Par Elvire Ahonon

La suite et source https://www.ivoiresoir.net/voici-le-mal-qui-a-emporte-aboudramane-sangare-recit-de-ses-dernieres-heures/?fbclid=IwAR1pZ9P3bzeOzaMtBpF-pmcQ-

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Elections locales 2018, situation au Pdci-Rda, Rhdp, 2020,…: Yasmina Ouégnin sans détours, ce qu’elle pense d’une alliance entre le Pdci et le Fpi (Félix D. Bony)

Elections locales 2018, situation au Pdci-Rda, Rhdp, 2020,… : Yasmina Ouégnin sans détours, ce qu’elle pense d’une alliance entre le Pdci et le Fpi Elle fait partie de la délégation de leaders ouest-africains invités de la Fondation Konrad Adenauer en Allemagne du 14 octobre au 20 octobre dernier dans le cadre du programme d'étude et de dialogue intitulé ''Le développement et la démocratie, un regard actuel sur les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest''. La députée de la commune Cocody, Yasmina Ouégnin, au terme de ce voyage, s’est confiée à linfodrome.ci. Sans détours, l’élue de la nation répond à toutes les questions se rapportant à la mission mais également à l’actualité socio-politique en Côte d’Ivoire.

Honorable, vous venez de participer à une mission en Allemagne, qui vous a permis de découvrir plus ou moins les priorités des Allemands, de la reconstruction à la renaissance. Que retenez-vous de cette mission à laquelle vous avez été associée par la Fondation Konrad Adenauer ?

J’ai eu la chance de venir en Allemagne à deux reprises, à l’invitation de la Fondation Konrad Adenauer. La première fois, en 2016, j’ai pu me rendre à Saarbruck, dans l’Etat de Saarland, un Etat fédéral proche de la frontière française, et cette fois nous avons été plutôt du côté Est de l’Allemagne, à Erfurt dans l’état de Thuringe. Je remercie donc la Fondation KONRAD ADENAUER qui a bien voulu m’associer à ces différents voyages au cours desquels les nombreuses rencontres et séances de travail m’ont permis d’échanger sur la coopération germano-africaine et surtout sur la consolidation de nos démocraties. Pour moi, ce sont à chaque fois des expériences très enrichissantes. Et j’en retiens que l’Allemagne appréhende favorablement une intensification de sa coopération tant politique qu’économique avec l’Afrique.

L’Allemagne est justement un pays qui est sorti d’une situation difficile. Que vous a inspiré son modèle de la réunification, de la renaissance et de la reconstruction par rapport à la situation en Côte d’Ivoire ?

 L’Allemagne, dans les frontières que nous lui connaissons actuellement, a été construite il y a, approximativement, deux siècles. Devant ce nombre d’années, traverser une période difficile de 20, 30 ou même 50 ans reste relativement un court moment dans la vie d’une nation. Cela nous situe sur le relativisme que l’on doit avoir quant à l’évolution que peut connaître un pays. L’exemple allemand nous prouve qu’on peut encore espérer pour la Côte d’Ivoire. Et pour la plupart des pays africains qui ne sont qu’à 50 ans voire 60 ans d’existence. Il peut y avoir des écueils dans nos progressions, mais quand un peuple sait ce qu’il veut, il avance. Comme vous l’avez constaté, il est mentionné sur de nombreux panneaux et dans de nombreux bâtiments publics ‘’Wir sind ein volk’’ c’est-à-dire ‘’Nous sommes un peuple’’. Comme nous aimons dire, chez nous, ‘’Une Côte d’Ivoire, une et indivisible’’, il faut que nous intégrions définitivement cette notion, afin qu’elle s’enracine profondément dans notre subconscient.

 Pendant ce voyage, il a été question de coopération, et des conditions pour que l’Allemagne puisse coopérer avec l’Afrique. Pensez-vous que les idées que se font les Allemands de l’Afrique sur le cadre juridique ou la corruption et autres sont fondées ? 

La plupart de nos interlocuteurs dans le domaine politico-économique nous ont quasiment exhortés à consolider les cadres légaux et juridiques de nos différents pays à travers des institutions stables, permettant ainsi aux investisseurs étrangers d’avoir confiance. Je peux bien comprendre ces préoccupations. Néanmoins, je les ai invités à ne pas en faire un facteur bloquant, à chaque fois que j’en ai eu l’occasion. Je n’ai pas manqué de leur rappeler qu’ils investissent dans certains pays en Europe de l’Est, en Asie ou en Amérique latine où les cadres légaux sont également discutables, car les opportunités de ces marchés et les bénéfices envisagés rapportés au risque, le minimise. Cela témoigne qu’à un moment donné, ils ont cru en ces pays, sont allés les explorer pour jauger de leur rentabilité, et c’est ce que je leur demande de faire au niveau de l’Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire dont les potentialités économiques offrent de réelles opportunités d’investissements étrangers que l’économie et l’industrie allemandes pourraient capitaliser.

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L'Honorable Yasmina échangeant au siège de la CDU avec la Secrétaire Générale du parti de Angela Merkel (Ph: KAS)

 Les Allemands parlent également de textes existants qui ne seraient pas mis en œuvre, notamment celui de la libre circulation des biens dans l’espace CEDEAO, où la création même de la CEDEAO, est ce que ce ne sont pas des réalités quand même justifiables ?

Je peux comprendre l’impatience d’un pays comme l’Allemagne au regard de cette problématique. Pour rappel, Allemands et Français ont su dépasser leurs antagonismes pour créer dans un 1er temps la Communauté économique du charbon et de l’acier, qui est devenue progressivement l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui. Alors, même si on ne peut calquer exactement le modèle qui a cours en Europe, il me plaît d’indiquer qu’avec nos regroupements régionaux tels que la CEDEAO, pour ce que je sais, nous parvenons graduellement à réduire les difficultés liées à la libre circulation des biens et des personnes, à évoluer sensiblement vers une zone de libre-échange africaine. Il nous faut toutefois poursuivre la sensibilisation à faire appliquer par tous, les textes communautaires que nous adoptons.

Ce regroupement souhaité n’est-il pas pour les Allemands une façon de briser le pré-carré français qui alourdit le processus de coopération avec bien de pays Africains ?

Je ne le pense pas, parce que le pré-carré français est lui-même une figure de style. Ceux qui le pensent se laissent malheureusement induire en erreur par une perception obsolète. Moi, je sais que la Côte d’Ivoire est ouverte à tous les investisseurs. Toute entreprise pourrait venir s’installer et trouver des partenaires locaux. De tout temps, des firmes chinoises, libanaises, israéliennes, françaises ou allemandes, ont toujours prospérer, car dans nos marchés, il y a de la place pour tout le monde.

Pendant que vous êtes en Allemagne, en Côte d’Ivoire se sont tenues les élections locales, qui ont fait beaucoup de bruits. Comment de l’extérieur vous avez vécu tous ces bruits qu’a suscité ce scrutin ?

J’ai quitté Abidjan le soir du 13 octobre, jour de vote. J’ai donc eu le temps d’accomplir mon devoir citoyen. Par contre, et cela est déplorable, nos élections, qu’elles soient, locales, législatives, ou présidentielles sont toujours émaillées de violences, de doutes quant à la légalité et la légitimité des scrutins. Je suis peinée de voir que nous ne parvenons pas à apprendre de nos erreurs. Il faut que nous arrivions à faire cesser cela par une prise de conscience collective, ainsi que par la confiance en nos institutions inspirée par plus de transparence et de bonne gouvernance dans lesquelles elles sont appelées à s’illustrer.

Eu égard à ce qui s’est passé à ces élections locales, y a-t-il lieu de craindre pour 2020 ?

La plupart des acteurs politiques ivoiriens ont effectivement le regard tourné vers 2020. Ils sont tellement obnubilés par cette échéance qu’ils en oublient les urgences quotidiennes. Me concernant, je ne pourrai pas vous dire que ces élections 2018 me plongent automatiquement dans une grande réflexion pour 2020. Par contre, ces scrutins me rappellent à quel point il importe que le pays avance. Mais qu’il avance dans la bonne direction, avec toutes ses filles et tous ses fils, chaque jour, et c’est cela qui devrait être notre préoccupation à tous. Et j’aimerais que nous soyons plus nombreux à comprendre que les efforts doivent-être faits, pas seulement en période électorale, ou à des fins électoralistes. Mais plutôt, à tout moment, par le citoyen lambda, à travers les activités des ONG, l’engagement de la Société Civile, les Associations de femmes, de jeunes, et même par les précieuses contributions de nos chefs religieux, coutumiers et traditionnels. Il nous appartient donc à tous d’être les garants des prochaines élections, sinon nous risquons fort de tous le regretter.

Vous attendiez-vous à ces échauffourées post-électorales en décidant de ne pas vous présenter à ces élections locales alors que beaucoup semblaient vous attendre aux municipales à Cocody?

Honnêtement, moi je n’ai jamais préjugé ni présagé le pire pour mon pays. Donc, je ne souhaitais pas que ces élections locales se passent dans la violence. Cependant, cela ne me surprend guère dans la mesure où nous avons décrié depuis de nombreuses années, diverses insuffisances de la commission chargée de l’organisation des élections, car elle ne garantissait nullement la transparence et l’équité nécessaire à la tenue d’un scrutin apaisé.

Pour ma non-participation aux municipales, elle s’explique par le fait que je sois contre le cumul des postes. Tout le monde le sait, je ne l’ai jamais caché. Je pourrais naïvement croire que dans les années 1970 - 80 et même 90, qu’il n’y avait pas assez d’Ivoiriens compétents, prêts à occuper des postes de responsabilités. Mais, aujourd’hui, c’est une certitude, la Côte d’Ivoire regorge d’hommes et de femmes expérimentés et d’une population qui a atteint une maturité politique, forgée par toutes ces différentes crises. Je suis honnêtement convaincue que nous pouvons être plus nombreux à servir chacun à des postes différents. Dans une saine concurrence et une saine émulation, avec pour objectif unique et final, de faire de la Côte d’Ivoire, ce havre de paix et de prospérité tel que connu à l’époque du Président Félix Houphouët-Boigny.

Après quelques frasques avec votre parti, le Pdci-Rda, quels sont vos relations aujourd’hui avec cette famille politique ?

 D’abord, je n’accepterai pas le mot ‘’frasque’’ qui est négativement connoté, je dirais plutôt, incompréhension ou divergence d’opinion. Je suis toujours membre du Bureau Politique du Pdci-Rda, à jour de mes cotisations. Je me félicite donc de voir que la direction du parti, quatre ans après que j’ai attiré son attention, se désolidarise de cette conception « démocratique » qui veut imposer un retour à la pensée unique avec un parti unique. Déjà, au lendemain de mon élection pour mon 1er mandat, lors d’une interview que j’ai accordée, en mars 2012, à un media local, l’ex-quotidien Nord-Sud, j’invitais les Présidents Ouattara et Bédié à ne pas nous entraîner dans une logique de parti unique et de pensée unique dont, à peine élue, j’entrevoyais les prémices. Depuis quelques mois, je me réjouis donc que le Pdci-Rda revienne à ses fondamentaux, retrouve les valeurs d’union, de travail, de lien générationnel… Ce que j’ai toujours souhaité pour ce parti qui m’est cher est qu’il recommence à retrouver son identité.

Malgré tout, on note un Pdci en pleine division, avec la naissance de mouvements tel ‘’ Sur les traces d’Houphouët-Boigny’’, qui a réussi, avec le Rhdp, à gagner des localités aux élections locales. Comment jaugez-vous, à l’aulne de ces divisions, l’ambition du Pdci de reconquérir le pouvoir en 2020 ?

Je ne pense pas que le mouvement ‘’Sur les traces d’Houphouët-Boigny’’ ait présenté des candidats à ces élections. Je ne comprends donc pas tout à fait la question, mais le Pdci a également présenté des candidats et le Pdci a eu une performance plus qu’honorable. En tout état de cause, le militantisme est une libre adhésion, on choisit d'appartenir à un parti et on décide d’en sortir. Je pense que c’est aux créateurs de ce mouvement qu’il faut poser cette question.

Peut-on dire du Pdci qu’il est en danger présentement avec débauchage de cadres ?

Je ne le crois pas. Qui connaît l’histoire du PDCI saura que ce parti a toujours pu se mettre en ordre de bataille quand il s’agit de défendre ses idéaux. Il parvient encore et toujours à s’appuyer sur sa base, et je pense que sa base est toujours aussi disposée et disponible pour l’aider à reconquérir le pouvoir d’Etat. 

Pourquoi vous tenir encore loin du président Bédié au moment où il épouse la vision que vous défendez depuis plusieurs années ? 

Qu’entendez-vous par « se tenir encore loin ». Ma posture, comme celle de tout un chacun, est dictée par un certain nombre de circonstances. Toutefois, je reste convaincue qu’à chaque fois que le Parti m’a fait appel, j’ai répondu présente.

KAS Bundestag

L'immersion à la Deutsche Bunderstag, le siège du Parlement fédéral (Ph: KAS)

Comment entrevoyez-vous l’avenir du Pdci dans ce contexte trouble?

L’avenir du PDCI n’est pas plus important que le devenir de la Côte d’Ivoire, dans son unité et son intégrité. Nous sommes à un tournant décisif de notre jeune nation et cela demande que nous fassions preuve d’un sens des responsabilités. Nous devons chercher à aller de l’avant avec des formations politiques qui optent pour des débats constructifs, privilégient le dialogue inclusif et la démocratie en leurs seins. Ces entités peuvent même faire ponctuellement des alliances selon les intérêts du moment, à condition que celles-ci aient pour objectif de servir les aspirations légitimes des populations. Il est impérieux qu’une place de choix soit réservée, à la formation de leurs leaders, de leurs jeunesses, de leurs militants afin qu’ils n’instrumentalisent pas les populations. Si les Ivoiriens comprennent finalement qu’il n’y a pas plus important que la Nation, alors tous les groupements politiques pourraient avoir un avenir.

Que pensez-vous, en définitive au Pdci, d’une possibilité d’Alliance qui se profile entre ce parti et le Fpi ?

 J’ai eu à le dire précédemment, la vie politique de la Côte d’Ivoire a été et sera toujours ponctuée d’alliances. Rappelez-vous, le PDCI est né de l’alliance des forces vives qui luttaient pour l’indépendance. Après nous en avons eu plusieurs autres alliances tel que le Front Républicain durant les années 90 qui regroupait le FPI et le RDR ainsi que le Groupement RHDP, créé en 2005, La Majorité Présidentielle (LMP) qui a vu le jour à l’occasion des élections de 2010,... Alors, ce ne sera pas nouveau si face aux enjeux imminents, ces deux partis, voire plus, décident de s’unir pour impulser un changement.

Revenons à l’Allemagne, en tant que député de la nation, le modèle allemand que vous avez côtoyé vous a-t-il laissé des idées ?

Si je devais résumer en une phrase mon impression à la fin de ce voyage, ce serait que le plus souvent la Politique serait participative, c’est-à-dire le plus souvent les citoyens seront interrogés, consultés, et on leur rendra des comptes, le mieux une nation se portera.

Que feriez-vous de tout ce que vous avez appris ici en tant que parlementaire ?

Pour ma part, je vais faire ce que j’ai toujours fait depuis mon élection en 2011. A savoir continuer de faire de mon mieux, consciente du rôle que j’ai, qui est de me saisir en permanence des préoccupations des populations. Bien sûr, les acquis de ce voyage permettront d’enrichir la méthodologie que je retiens en vue de la pleine expression de la démocratie en Côte d’Ivoire.

Entretien réalisé depuis l’Allemagne

 Par Félix D.BONY  / SOURCE </phttp://www.linfodrome.com/vie-politique/42985-elections-locales-2018-situation-au-pdci-rda-rhdp-2020-yasmina-ouegnin-sans-detours

 

Hamed BAKAYOKO (Hamback ) refuse d’évoquer ses ambitions. « Je ferai ce qu’Alassane Ouattara me dira de faire »

Déjà, Hamed est un homme de mission. Intuitif, il a le contact facile et des connaissances dans tous les milieux. Durant la rébellion, alors que les relations sont tendues entre Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Soro, il est l’un des messagers du RDR auprès des FN.

Ces dernières années, c’est lui qui devait «gérer » Pascal Af N’Guessan. En se rapprochant du leader du Front populaire ivoirien (FPI), il est parvenu à diviser l’opposition. Ces derniers mois, il discutait ardemment avec la frange la plus dure des pro-Gbagbo, notamment avant l’annonce de l’amnistie accordée à 800 prisonniers politiques.

Il est désormais en première ligne dans les négociations avec le PDCI depuis qu’Henri Konan Bédié a décidé de mettre fn à son alliance avec le RDR. «Ce n’est que passager, ça va s’arranger», assure Hamed Bakayoko, partisan de la négociation avec les anciens alliés.

« Il est peu à peu devenu indispensable », estime un cadre du RDR. Même Amadou Gon Coulibaly, l’une des rares personnes pouvant prétendre être plus proche que lui du président, n’a pas eu gain de cause quand il a souhaité le sortir du gouvernement, en janvier 2017. Le Premier ministre voyait-il en lui un rival pour la présidentielle de 2020? Hamback refuse d’évoquer ses ambitions.

« Je ferai ce qu’Alassane Ouattara me dira de faire », répond-il. (Jeune Afrique )

Dominique Ouattara et Henriette Konan Bédié, soutiendront toute initiative visant à les rapprocher.

ADO-HKB : ambiance polaire Entre le chef de l’État, Alassane Ouattara, président du RHDP, et Henri Konan Bédié, le patron du PDCI, les relations restent tendues.

Au point qu’ils ne s’adressent toujours pas la parole. Selon nos sources, HKB se plaint, dans son cercle restreint, des « humiliations » que lui inflige son ancien allié, qui n’hésite pas à limoger des membres de sa famille de leurs postes à responsabilités. De son côté, ADO reproche à son « grand frère Bédié » de chercher lui aussi à l’« humilier », à le « narguer », voire à le « défier ». Si elles ne se sont pas encore prononcées sur les médiations en cours, leurs épouses, Dominique Ouattara et Henriette Konan Bédié, soutiendront toute initiative visant à les rapprocher.

 A lire aussi « TRACTEUR » DANS LE VISEUR

Soutien de Tehfour Koné, candidat aux municipales du 13 octobre à Abobo, Salif Traoré, alias Commandant Tracteur, a été convoqué le 15 octobre par la brigade de recherche de la gendarmerie d’Abidjan. L’ex-chef de guerre, proche de Guillaume Soro, a préféré se faire représenter par son avocat. Les enquêteurs, qui s’inter- rogent sur le rôle qu’il aurait joué le jour du vote, se sont rendus à son domicile le 19, sans succès. Cinq de ses proches ont été déférés à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) le 23, pour trouble à l’ordre public et détention illégale d’arme.

EHOUO REMERCIE BENDJO

De passage à Paris du 22 au 25 octobre, Jacques Ehouo

Le nouveau maire du Plateau (commune d’Abidjan), a rendu visite à Noël Akossi Bendjo, son oncle et prédécesseur. Le tombeur du communicant Fabrice Sawegnon était accompagné de plusieurs cadres du PDCI, dont le banquier Léon Konan Koffi, ancien conseiller de Charles Konan Banny, et le député Yah Touré.

SOURCE jeuneafrique no 3016-3017 du 28 octobre au 10 novembre 2018 11

COTE D'IVOIRE / GNAMIEN KONAN : propose un appel à candidatures pour la commission électorale indépendante C E I pour l'élection présidentielle en 2O2O

“Quand on veut le meilleur pour son pays à savoir un développement harmonieux inclusif et durable, on construit d’abord pour lui, le meilleur système démocratique.

C’est pourquoi je parle d’appel à candidature pour choisir le prochain Président de la Commission Électorale INDÉPENDANTE. Car dans ce mode de sélection, les candidats sont appelés à convaincre le jury ou les jurys et les Ivoiriens de leur capacité à organiser des élections transparentes et crédibles en Côte d’Ivoire.

A savoir, proposer une nouvelle loi électorale et une organisation résiliente à la fraude sous toutes ses formes. Mettre en place un fichier électoral qui reflète réellement le niveau de la population ivoirienne, réduire autant que possible les phénomènes de corruption et autres achats de conscience, assurer la sécurité des candidats et des électeurs, assurer un dépouillement crédible et sécurisé etc…Il Ya du boulot.

Ainsi avant, il faudrait choisir le ou les jurys. Je propose un cabinet privé pour choisir les trois meilleures propositions de procédures.

Un deuxième jury issu du Secrétariat Général de la Francophonie choisirait les deux meilleurs procédures et projets de code électoral. Dernier jury issu des différents partis présents au parlement pour choisir le meilleur c’est à dire le Président de la CEI.

C’est pourquoi, j’appelle le gouvernement à lancer à présent, sans attendre, le processus de la réforme et de la désignation du futur Président de la CEI pour préserver notre pays d’une deuxième crise post-électorale. Le temps file.

PS : Je ne suis pas candidat à la Présidence de la CEI.”

Source : Gnamien Konan Président de L@ Nouvelle Côte d’Ivoire

Le débat politique ivoirien passe de la critique à l’aigreur éhontée ! "Par : Bakary Cisse"

« Avec la grande victoire du RHDP, près de 60% des votes lors des élections locales, les calculs pour 2020 se compliquent pour les opposants au projet de grand parti du président Ouattara. Alors la mauvaise fois fait place à l'aigreur, il passe d'opposant à aigrie. Oui, le mot est désobligeant, presque blessant, et plein de connotations pénibles mais il sonne juste. »

Par : Bakary Cisse

Le débat politique ivoirien passe de la critique à l’aigreur éhontée ! Toute démocratie a besoin de débats publiques, d'échanges parfois passionnés sur les affaires, toutes "les affaires de la Cité" selon l'étymologie du mot "Politique" qui justement, on le sait tous maintenant, vient du grec "politikè" ou "science des affaires de la Cité". Mais pour cela , il faut bien-sûr, la participation, en tous lieux et à tout moment, des citoyens qui doivent porter le manteau d’esprits critiques, des hommes et des femmes qui argumentent sur la gestion de la chose publique, sur la vie sociopolitique. La critique est une arme citoyenne intellectuelle, intelligente de bonne gouvernance pour relever les failles, combler les déficits, débusquer des lièvres et de corriger les tirs. Le pouvoir citoyen individuel, le contre pouvoir politique pour faire avancer la société, un instrument de progrès social. Mais ce qu'il est donné de voir, de lire, surtout sur les réseaux sociaux, à l'aune de l'actualité politique, les élections locales, s'apparente plus ou moins à l'oeuvre d’esprits aigris.

Tout est faux, toute victoire de la formation au pouvoir est tricherie, vol et viol électoral, mais toute victoire contre le RHDP est vérité des urnes. Pourtant c'est la même structure, la CEI, qui proclame les mêmes résultats. Mieux encore, le ralliement de plusieurs élus au RHDP est marchandage financier, les héros d'hier, ceux qui ont bravé le parti le pouvoir en place pour se porter candidats indépendants et faire mordre la poussière électorale aux cadres fidèles à Alassane Ouattara, deviennent du jour au lendemain des " achetés ", des prostitués politiques. Mais ceux qui se rallient au PDCI aujourd'hui, des traitres au parti pendant la période électorale, deviennent subitement des parangons de vertus. D'incorruptibles héros, des hommes aux convictions politiques solides. Tant que çà nous profite, les épithètes mélioratives s'accumulent.

 D'ailleurs, en allant plus loin, avec Alassane Ouattara, toute la gestion du pays, depuis 2011, est " subitement " catastrophique, tout est mauvais, rien n'est bon, tous les projets de reconstruction du pays sont inutiles, sont des échecs, rien n'a jamais été fait dans les règles de l'art... Rien n'a d'ailleurs jamais été fait, rien. Pas de ponts, pas de routes, pas de barrage hydroélectrique, pas d'électrification, pas d'écoles construites, pas d'université, pas de centres de santé, pas CHU, pas d'investissement en eau potable. Rien, absolument rien !

Le binarisme aveuglant, cette classification en deux groupes distincts, (nous) les bons et (eux) les mauvais, détruit toute lucidité intellectuelle chez ceux qui sont convaincus de détenir, eux seuls, la vérité, l'unique vérité politique.

Dans notre chère Eburnie, les opinions l'emportent sur les faits sociaux, l'opinion est le fait, le fait opposé à l'opinion est chimère, construction mentale donc mensonge, propagande. Si vous étés un brillant étudiant, si vous êtres RHDP, alors vous étés médiocres, si vous êtes manager à succès, c'est un montage, vous ne pouvez être RHDP et excellent, RHDP et populaire, RHDP et gentil, RHDP et homme de bien. La dichotomie implacable, le nombrilisme abject de ceux qui ont la science infuse. L'aigreur, l'infâme aigreur pourra-t-on dire. L’aigreur est d’un ton plein de fiel, d'amertume, de méchanceté aiguë, sans concession, haineux ! L'aigreur est le totalitarisme fait idéologie politique, venant d’un esprit désabusé, revanchard et vindicatif. Il n’y a plus d’éclairage à ce niveau, mais juste des désillusions et des constructions mentales de pseudo intellectuels hors sol, déconnectés puisque désabusés par le fait électoral.

Avec la grande victoire du RHDP, près de 60% des votes lors des élections locales, les calculs pour 2020 se compliquent pour les opposants au projet de grand parti du président Ouattara.

Alors la mauvaise fois fait place à l'aigreur, il passe d'opposant à aigrie. Oui, le mot est désobligeant, presque blessant, et plein de connotations pénibles mais il sonne juste. Une opposition incapable de construction d'arguments, incapable de reconnaître ses faiblesses électorales, incapable de se poser en alternative crédible pour le peuple, une opposition qui vivote dans l’aigreur, la mauvaise foi et la rancœur, une opposition qui ne "fabriquent" que des mensonges, des fake news et critiques systématiques, une opposition qui va jusqu'à nier que ses propres élus le sont avec cette CEI-là, est dans une posture de défaitiste avant 2020.

Bon vendredi même si nous rendons Houphouët-Boigny triste par nos aigreurs haineuses !

Côte d’Ivoire : 26 élus locaux indépendants se rallient au RHDP

 "Selon le Vice-président du RHDP, Albert Toikeusse Mabri, il s’agit d’une première vague de ralliement constitué de 25 maires et d’un président de Conseil régional. Avec ces premiers ralliements, le RHDP obtient désormais 136 élus locaux dont 117 maires et 19 présidents de conseils régionaux sur les 232 (201 communes et 31 régions) que compte le pays."

 Côte d’Ivoire : 26 élus locaux indépendants se rallient au RHDP Côte Quelque vingt-six élus locaux dont vingt-cinq maires et un président de conseil régional élus sous l’étiquette d’indépendants lors des élections municipales et régionales du 13 octobre dernier se sont ralliés, mercredi, au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir), a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon le Vice-président du RHDP, Albert Toikeusse Mabri, il s’agit d’une première vague de ralliement constitué de 25 maires et d’un président de Conseil régional. Avec ces premiers ralliements, le RHDP obtient désormais 136 élus locaux dont 117 maires et 19 présidents de conseils régionaux sur les 232 (201 communes et 31 régions) que compte le pays.

 « Je voudrais vous souhaiter la bienvenue dans une famille qui en réalité est la vôtre », a poursuivi M. Mabri, s’adressant à ces élus locaux. Parmi ces ralliés, figure un élu sous la bannière du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), celui de Tortya.

Ces élus sont notamment : Doumbia Yacouba (Tienko), Dr Diomandé Manga (Sipilou), Dion Remi (Sangouiné), Diomandé Salimata (Djibrosso), Klaibé Julien (Tabou), Bamba Abou (Kongasso), Sylla Ousmane (Tiémé), Inza Bamba (Booko) , Bamba Mamadou (Guinteguela), Bamba Boiké (Worofla), Baou Doué Jean Joël (Bloléquin), Diomandé Adama (Borotou), Ouattara Mamadou (Diawala), Diakité El Hadj Mory (Minignan), Youan Bi Athanase (Gohitafla), Ouattara Daouda (Sandégué), Soro Gola Ali (Komborodougou), Ouattara Lacina (Danané), Doumbia Issouf (Bingerville), Coulibaly Blaise (PDCI, Tortiya), Diabaté Yssouf (Gagnoa).

Pour le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, ces ralliements viennent « consolider l’action de rassemblement et de développement initiée par le Président de la République » qui recevra prochainement tous les élus du RHDP.

 « C’est un acte extrêmement fort », s’est-il félicité, apportant un démenti formel à propos d’une rumeur faisant croire que chaque élu aurait reçu 100 millions FCFA pour son ralliement. « Nous les laissons avec leurs propos », a ajouté M. Coulibaly, promettant que « nous ferons en sorte que ceux qui veulent diviser la Côte d’Ivoire n’y parviennent pas ».

« Ce sont des femmes et des hommes de grande conviction, de tous les horizons du territoire national, qui croient en des valeurs que sont la fraternité et le rassemblement », a expliqué le ministre Amadou Soumahoro qui a conduit les discussions avec ces élus indépendants, ajoutant qye « c’est la preuve que le RHDP est implanté sur l’ensemble du territoire national ».

« Notre adhésion au RHDP est libre et sincère », a renchéri le porte-parole de ces élus locaux, Jean-Joël Doué Baou par ailleurs, maire de la commune de Bloloquin, dans l’extrême ouest du pays.

Les élections municipales et régionales couplées du 13 octobre 2018 constituent un test avant les échéances de 2020. Selon les résultats provisoires communiqués par la Commission électorale indépendante (CEI), pour les conseillers municipaux, le RHDP a obtenu 92 communes (46% des conseils) contre 50 communes pour le Parti démocratique de Côte d'Ivoire PDCI (ex-allié), soit 25%, quand les indépendants ont obtenu 56 sièges.

Quant aux élections des conseillers régionaux, le RHDP a remporté le scrutin dans 18 régions soit un taux de 60% des conseils, devant le PDCI qui affiche six listes de candidatures pour un taux de 20%. Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), le parti de Laurent Gbagbo, lui, a obtenu une région soit 03,33%, là où les indépendants sont sortis avec 3 régions.

Source / LS/APA

Fraudes et irrégularités à Port-Bouët : La représentante A La C E I du PDCI Hortense Koudouho prise la main dans le sac

« Je reconnais les faits de fraudes avec préméditation qui me sont reprochés. Je demande pardon. Je suis une des leurs. C’est grâce au candidat PDCI que je suis à la tête de la CEI 1. Je leur avais promis de les aider pour gagner. Tout ceci était fait à dessein afin que tous les PV falsifiés servent à mon allié, le candidat PDCI », a-t-elle avoué. Elle risque 3 mois à 5 ans de prison.

 ET POURTANT MALGRÉ CETTE FORFAITURE A. Port-Bouët, Sylvestre Emmou revendique sa victoire. Il demande à Siandou Fofana d’assumer sa défaite en soutenant qu’on ne lui dérobera pas sa victoire. Déclaration.

 La Côte d’Ivoire a organisé un scrutin couplé ( municipale et régional) le samedi 13 octobre 2018.
À Port-Bouët dans le District autonome d’Abidjan, tout ne s’est pas passé comme il se devait. Prévu pour commenacer à 8 heures locales, le processus électoral a démarré dans des centres de vote en début de l’après-midi du 13 octobre. Par exemple le centre du Groupe Scolaire La Sirène de la cité SI- PIM près de l’aéroport international d’Abidjan, a ouvert ses portes après 13 heures.

C’est dans ce centre que le Ministre Siandou Fofana, candidat à ces élections, a voté aux environs de 14 heures alors qu’on l’y avait annoncé pour 11 heures. D’autres bureaux de vote ont ouvert leurs portes après 16 heures, à cause d’un retard dans l’acheminement du matériel électoral. En plus de clore qu’on l’y avait annoncé pour 11 heures.

 D’autres bureaux de vote ont ouvert leurs portes après 16 heures, à cause d’un retard dans l’acheminement du matériel électoral. En plus de ces cas de retard constatés, plusieurs sites de Port-Bouët n’ont pas pu voter. Plus grave encore, il y a eu même des villages entiers où le scrutin ne s’est pas tenu.

On peut citer les villages d’Amangoua-koi, d’Abèkro et de Bakro. La responsabilité de tout ceci est imputée à la Commission électorale indéendante (CEI), à travers sa représentante locale. Informé, Gervais Coulibaly 2è Vice-Président de la CEI est arrivé sur les lieux. Il a constaté malheureusement que le vote dans certains centres de vote et villages ne démarrait pas à cause de Mme Hortense Koudouho, la présidente CEI locale. Prise en flagrant délit de fraudes sur des PV par M. Gervais Coulibaly, dame Koudouho passe rapidement aux aveux au cours de son interroga- toire. Mme Hortense Koudouho, la présidente CEI 1 de Port-Bouët, est aussi la représentante du camp adverse notamment, le PDCI-RDA.

 
« Je reconnais les faits de fraudes avec préméditation qui me sont reprochés. Je demandepardon. Je suis une des leurs. C’est grâce au candidat PDCI que je suis à la tête de la CEI 1. Je leur avais promis de les aider pour gagner. Tout ceci était fait à dessein afin que tous les PV falsifiés servent à mon allié, le candidat PDCI », a-t-elle avoué. Elle risque 3 mois à 5 ans de prison.

Source Auteur : Lementor Par Deepview -

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