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Politique (335)

(Adjoumani) Il ne viendra jamais à l’esprit du Président Ouattara de « débaptiser » le pont HKB

"Les grands hommes d’État ne volent jamais bas. C’est pourquoi, en dépit de toutes les attaques dont il est la cible de la part du Président Bédié, il ne viendra jamais à l’esprit du Président Alassane Ouattara de « débaptiser » le pont HKB. Un grand homme doit rester un grand, dans l’âme. Être un nouvel opposant n’est pas une licence pour s’en prendre à tort à tous ses alliés d’hier...

« Tout se passe comme si dans la tête du Président Bédié, les vrais baoulé, ce sont ceux qui sont avec lui et les faux Baoulé, ce sont tous ceux qui ne partagent plus ses orientations politiques », déplore le président du mouvement sur les traces d’Houphouët-Boigny, dans cette déclaration suite à la sortie du Président Bédié mercredi 6 mars 2019 à Yamoussoukro. Le mercredi 6 mars 2019, à l’occasion d’une rencontre improvisée avec des chefs traditionnels Baoulé à Yamoussoukro, le Président Henri Konan Bédié s’est illustré, encore une fois, à travers des propos haineux, tribalistes et choquants.

En effet, dans son adresse aux chefs, le président du PDCI-RDA a osé demander à ces gardiens de nos us et coutumes, ces têtes couronnées qui sont l’incarnation de la noblesse de nos traditions ancestrales, de huer certains de leurs enfants, comme le Ministre Amédée Kouakou, tout simplement parce que ceux-ci auraient commis le sacrilège de défendre des opinions politiques différentes de la sienne.

Pourquoi, veut-on faire jouer à nos distingués chefs traditionnels un rôle aussi vil que déshonorant pour leur statut ? Pourquoi vouloir à tout prix obliger des chefs traditionnels qui sont en réalité des vecteurs d’unité et de rassemblement, à adopter une telle posture, si ce n’est de les rendre ridicules ?

Non Monsieur Bédié, le rôle d’un chef, ce n’est pas de huer, ce n’est pas d’insulter, de chasser ou de rejeter un fils, tout simplement parce qu’il pense et réfléchit différemment de vous. Que deviendrait en effet la Côte d’Ivoire si l’on demandait aux chefs des autres régions non acquises au PDCI-RDA de huer les envoyés du Président du PDCI-RDA si ces derniers s’aventureraient pour des besoins politiques dans leurs zones ?

Comment quelqu’un qui prétend prôner le rassemblement de tous les Ivoiriens sans exclusive, à travers une nouvelle plateforme peut-il tenir des propos aussi choquants ?

Aujourd’hui, nous comprenons mieux ce qui s’est passé lors du Bureau Politique du 17 juin 2018 où les plus hautes autorités de l’État, à savoir le Vice-président de la République, SEM Daniel Kablan Duncan, les présidents d’Institutions Jeannot Ahoussou Kouadio, Charles Diby Koffi et plusieurs ministres ont essuyé des huées au siège du PDCI-RDA, en présence du Président Bédié.

En réalité, cet acte n’était pas le fait des jeunes instrumentalisés comme on l’avait pensé. Ils ont plutôt agi sur recommandation du Président Bédié qui a affiché ce jour-là, un sourire et un silence approbateur devant ces agissements qui avaient choqué plus d’un.

Pour rappel, au moment où le Président Alassane Ouattara était baptisé « Allah Gnissan » en 2010, il y avait plus de 2000 chefs réunis dans la cour du Président Félix Houphouët-Boigny.

Hier, c’est devant, à peine 150 chefs Baoulés convoyés de toute part que le Président du PDCI-RDA aurait cassé ce baptême, signe que nos têtes couronnées du Centre n’ont pas adhéré à son acte. Pis, c’est dans une salle de la mairie de Yamoussoukro qu’il s’est exprimé en lieu et place de la cour du Président Houphouët-Boigny comme c’était le cas en 2010. Tout se passe en effet, comme si dans la tête du Président Bédié, les vrais baoulé, ce sont ceux qui sont avec lui et les faux Baoulé, ce sont tous ceux qui ne partagent plus ses orientations politiques.

Ainsi, après avoir inoculé le virus de la division dans le corps de la nation Ivoirienne à travers le concept de l’ivoirité, voilà que M. Bédié veut aujourd’hui créer une autre ségrégation entre les Baoulé, en distinguant les vrais Baoulé des faux Baoulé. Jusqu’où ira-t-il ? En demandant aux chefs Baoulé de huer le Ministre Amédé Kouakou qui est le premier Vice-président du Mouvement SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY, le Président Henri Konan Bédié demande aussi à ces derniers de nous huer tous. En d’autres termes, si moi, un Abron, je me rends au pays Baoulé, les chefs doivent me huer. Or, en vertu de l’alliance qui unit nos deux peuples, un Baoulé ne peut pas huer un Abron et Vice-versa. Là encore, M. Bédié, dans son obsession à préserver son prétendu bastion, veut fouler aux pieds cette alliance entre Baoulé et Abron. Et cela est grave pour la cohésion pacifique scellée depuis des générations par nos ancêtres.

Le nouveau concept « Un Baoulé reste un Baoulé » exprimé en son nom selon son porte-parole, pour renforcer l’idée selon laquelle les Baoulé, les vrais sont ceux qui épousent de façon inconditionnelle sa ligne de pensée et sa trajectoire politique. Le RHDP ne fait rien d’autre que promouvoir l’Houphouétisme et ses valeurs. Le RHDP veut immortaliser Houphouët-Boigny et ses œuvres. Le Président Houphouët-Boigny n’a jamais fait du peuple Baoulé son bastion pour gouverner la Côte d’Ivoire. Il a toujours œuvré à rassembler les Ivoiriens de toutes les origines.

Les grands hommes d’État ne volent jamais bas.

C’est pourquoi, en dépit de toutes les attaques dont il est la cible de la part du Président Bédié, il ne viendra jamais à l’esprit du Président Alassane Ouattara de « débaptiser » le pont HKB. Un grand homme doit rester un grand, dans l’âme. Être un nouvel opposant n’est pas une licence pour s’en prendre à tort à tous ses alliés d’hier.

Au moment où le Ministre Amédé Kouakou a choisi d’emprunter les traces d’Houphouët-Boigny, pour le développement initié par le Président Alassane Ouattara, le Président Bédié décide d’être sur les traces des opposants d’Houphouët-Boigny dont il se réclame digne héritier.

Dans tous les cas, pour prouver que nous aussi, nous sommes liés au peuple Baoulé à travers Houphouët-Boigny, je lui donne rendez-vous le 23 mars 2019 à Bouaké, au cœur du pays Baoulé.

KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

Porte-Parole Principal du RHDP

Patrick Achi "Les circonstances de la vie politique m’ont conduit depuis à faire le choix, en tant que SG du PDCI-Renaissance, de la famille des Houphouëtistes (RHDP)...

Dans une déclaration officielle faite depuis Adzopé, le Secrétaire général de la Présidence et désormais secrétaire général de PDCI-Renaissance. 

Lors des élections régionales d’octobre 2018, la liste que nous avons conduite à la victoire, a été une liste que nous avons volontairement voulue être consensuelle. Les circonstances de la vie politique m’ont conduit depuis à faire le choix, en tant que SG du PDCI-Renaissance, de la famille des Houphouëtistes (RHDP). 

Ce choix, je voudrais vous dire à tous ici, à vous mes parents, proches et intimes, que je l’assume pleinement. 

On peut ne pas partager ces choix, mais pour ceux qui me connaissent vraiment, on ne peut pas remettre en cause le fait qu’ils ont été le fruit de réflexions mûres et de convictions profondes. 

Patrick Achi

ÉDITORIAL DE VENANCE KONAN / ÇA RESSEMBLE À LA DOT QUE SORO GUILLAUME APPORTE EN VUE DE SON PROCHAIN MARIAGE AVEC LE " SPHINX " DE DAOUKRO

Les anciens de la fédération estudiantine et scolaire de côte d'Ivoire ( FESCI ) sont allés rencontrer le président BÉDIÉ mercredi dernier chez lui à DAOUKRO pour lui demander pardon, pour toutes les misères qu'ils lui ont causées du temps où il était président de la République . (Près de 22 ans après , c'est pas trop tôt hein...). 

Et nous apprenons par notre confrère le Nouveau réveil , que le premier secrétaire général de la FESCI , Ahipeaud Martial , << la gorge nouée par l'émotion de cette rencontre, a , au nom de tous les anciens de la fédération , sollicité du président Henri Konan Bédié , d'être leur porte - voix auprès de tous les Ivoiriens dans leur démarche >> . << Monsieur le Président , je dois l'avouer , que c'est le retour des enfants prodiges ( sic)( vraiment ??? Si le ridicule pouvait tué....) , Car , je le reconnais , nous avons été parfois difficiles à gérer et têtus . >>
Difficiles à gérer et têtus , c'est peu dire . 

La FESCI , pour ceux qui ne la connaissent pas , était le bras armé de l'opposition constituée par le FPI de Laurent Gbagbo pour semer la terreur dans les écoles et universités . Gbagbo avait compris que c'était l'école et l'Université qui pouvaient réellement gêner le pouvoir dans ce pays . Au temps du parti unique d' houphouet - Boigny , la véritable opposition était constituée par les étudiants et enseignants. Ce sont les élèves , étudiants et enseignants dont les grèves peuvent susciter beaucoup d'émotions dans le pays , parce que tout le monde a , un parent proche ou lointain , enseignant , élève ou étudiant .

Lorsque Bédié était président de la République , c'étaient les grèves a répétition , et c'est d'ailleurs a partir de cette époque que notre système éducatif a commencé a prendre la forme qu'il a aujourd'hui , c'est - a - dire n'importe quoi . C'est sous Bédié que Blé Goudé , fut photographié enchaîné sur un lit d'hôpital pour l'empêcher de s'échapper et cette photo fit le tour du monde lorsqu'un musicien l'utilisa pour illustrer son album . Lorsqu'il est devenu président , Laurent Gbagbo a laissé la FESCI continuer à régenter l'école et l'Université , pour les mêmes raisons . Il lui fallait absolument contrôler l'école dont il connaissait la capacité de nuisance . Sous Laurent Gbagbo la FESCI était chouchoutée et elle ne permettait à aucun autre syndicat d'élèves ou d'étudiants de s'exprimer , et quiconque tentait de le faire , était tout simplement tué .

La FESCI , qui était devenue un vrai monstre , a commis de nombreux crimes sur le campus , en toute impunité . 

Des étudiants ont été rackettés , tués ; des filles violées , sans que la justice lève le plus petit doigt . Et pourtant , les tueurs et violeurs étaient connus . Le crime odieux dont nous avons eu connaissance , fut celui du jeune étudiant Habib Dodo , qui a voulu créer un autre syndicat estudiantin . Il fut " jugé " publiquement sur le campus de Cocody , condamné à mort , pendu publiquement et son corps , enfermé dans un sac , fut jeté dans la brousse au pied de la clôture de l'Université de Cocody . Un étudiant qui avait assisté à toutes ces scènes donna ces informations . Le corps d' Habib Dodo fut retrouvé mais , jusqu'à présent , personne n'a été inquiété pour ce crime . ( Dommage... ) 

C'est cette organisation dont soro et Blé Goudé furent des dirigeants , qui vient de se mettre au service de Bédié .( Donc vigilance... ) . Rappelons qu'elle s'était mise auparavant au service de l'ancien président de l'Assemblée nationale , soro Guillaume . 

ÇA RESSEMBLE À LA DOT QUE SORO GUILLAUME APPORTE EN VUE DE SON PROCHAIN MARIAGE AVEC LE " SPHINX " DE DAOUKRO , qu'il vient de rencontrer . 

<< Tu me prends sous ta protection , on fait chemin ensemble , peut être même le ticket commun , et je mets la FESCI à ta disposition pour mener la vie dure à l'autre ( Ado ) . >>

EST - CE UN HASARD SI LES ENSEIGNEMENTS , QUI SONT POUR LA PLUPART ISSUS DE LA FESCI , SONT EN GRÈVE EN CE MOMENT ET QUE LE FRONT SOCIAL EST EN ÉBULLITION ? 

( Encore une fois vigilance ).

Dans tous les cas , Bédié a accordé son pardon aux anciens de la FESCI ( a t'il le choix ? ) pour les " actes de jeunesse " selon lui , qu'ils ont posés . Bédié invite les anciens de la FESCI à s'inscrire sur la plateforme qu'il à mise en place et qui doit regrouper " tous les fils et filles qui partagent une vision de paix pour le développement du pays " . Le parti démocratique de côte d'Ivoire ( PDCI ) tendance Bédié vient donc de se doter de son bras armé. Sans doute que le PDCI se dit que la bataille pour accéder au fauteuil présidentiel risque d'être rude et qu'il n'est pas exclu que l'on se cogne un peu fort . Le PDCI dont on disait qu'il n'avait pas l'habitude des bagarres , parce qu'il était un parti de paix , EST ENTRAIN DE FAIRE SA MUE . 

On le sentait déjà a travers un certain langage entendu récemment . Lorsque LES ARGUMENTS POLITIQUES SONT FAIBLES , L'AGITATION DU FRONT SOCIAL ET LA VIOLENCE SONT D'EXCELLENTES ARMES QUI ONT DÉJÀ FAIT LEURS PREUVES DANS CE PAYS . IL RESTE AU POUVOIR EN PLACE ACTUEL A TROUVER LES MOYENS DÉMOCRATIQUES POUR Y FAIRE FACE . IL EST CEPENDANT BON DE SAVOIR QUE BON NOMBRES D'ANCIENS FESCISTES NE TRAVAILLENT PAS , SONT FATIGUÉS ET PRÊTS À ALLER VERS LE PLUS OFFRANT . PLUSIEURS D'ENTRE EUX SONT ALLÉS CHEZ BÉDIÉ , A N'EN POINT DOUTER , TOUT JUSTE POUR LUI SOUTIRER UN PEU D'ARGENT . 

Par ✍️ Venance Konan

Côte d'Ivoire : L'étrange démarche des anciens de la Fesci :c'est une perversion, pire que la précédente par son caractère opportuniste,vis à vis du Général GUEI, alors qu'il venait de prendre le pouvoir

Auteur: Pierre Soumarey /

(Le témoignage de certains sachant de cette génération, dont le Dr. DOUMBIA Major). "Le Président BEDIE ne s'y est pas d'ailleurs totalement trompé".

« L'association des anciens de la FESCI n'a pas qualité pour s'exprimer au nom d'un syndicat qui continue d'exister et qui a une représentation légale pour le faire lui-même, car l'entité morale dont il est question, subsiste et demeure toujours la même sans que l'on ne puisse opérer de distinction de périodes ou de dirigeants ».

L'activité d'un syndicat consiste à prendre en compte l'intérêt général d'une collectivité donnée en vue de corriger des dysfonctionnements, des inégalités et des injustices, de négocier l'obtention d'une amélioration des conditions de vie et de travail, et non pas de mener des actions individuelles sur le plan syndical, parce que subordonnées à des ambitions personnelles et des intérêts politiques extérieurs à la collectivité qu'on prétend défendre (monde du travail ou vie estudiantine), pour les imposer par la suite, à cette même collectivité, au besoin à la machette, à tout le moins par des moyens violents, et à la société toute entière, y compris contre les intérêts de ces dernières. C'est ainsi, que nous avons réussi à détruire l'école ivoirienne et continuons de la démolir avec la complicité passive de l'État (absence de volonté politique forte, défaillance inadmissible d'un service public prioritaire depuis de longues années). C'est la tare ou la perversion de ce type de syndicalisme que je dénonce ici avec force.

Aussi, l'association des anciens de la FESCI n'a pas qualité pour s'exprimer au nom d'un syndicat qui continue d'exister et qui a une représentation légale pour le faire lui-même, car l'entité morale dont il est question, subsiste et demeure toujours la même sans que l'on ne puisse opérer de distinction de périodes ou de dirigeants. C'est une continuité juridique formant un tout indissociable, intégré et global, et non une agrégation de personnalités distinctes. De la même façon, Il ne peut avoir de superposition de structures ou de concurrence déloyale entre elles, sans déroger aux dispositions légales qui donnent monopole et compétence aux syndicats d'étudiants, de représenter la population estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire. Les actions posées par leurs anciens dirigeants ont été engagées au nom de ces syndicats et non à titre personnel. Dès lors, seuls les syndicats concernés, dont la FESCI, peuvent collectivement se remettre en cause et demander pardon pour ses actions passées, non pas à des individus, à des personnalités politiques, comme en l'espèce, mais à la collectivité estudiantine et à la Nation, à qui appartient en définitive l'école ivoirienne et la République qui a été combattue pour des motifs démocratiques légitimes, bien qu'excédant l'objet strictement corporatiste d'un syndicat. En l'occurrence, Il ne s'agit pas d'un conflit interpersonnel qui aurait fait naître des ressentiments entre un individu, qui a été un organe incarnant l'État, et une section du peuple, comme d'une affaire individuelle, mais de l'histoire des contradictions qui se sont opposées dans la construction d'un état démocratique, dans laquelle ce syndicat a eu à participer par sous-traitance et procuration. C'est consacrer ici, un changement radical sur le plan de l'idéologie, de la méthode et de la vision de la FESCI. Ceci relève de la responsabilité des actuels dirigeants de ce syndicat et non de ses anciens dirigeants. Le cadre juridique d'une telle initiative est ignoré.

Dès lors, la démarche de l'ANA-FESCI est incompréhensible au regard du statut apolitique de cette association, en tant qu'amicale des anciens d'une structure donnée visant la fraternité et la solidarité sociale de ses membres. En sortant de ce périmètre, elle s'avère contraire à la logique juridique, et contredit à postériori l'esprit de neutralité qui devait animer le syndicat qu'ils ont représenté à un moment donné de son histoire. L'aveu postérieur de cette inféodation politique ne surprend guère les esprits avertis et les observateurs, mais c'est le caractère personnel des modalités de la caporalisation syndicale qui choque encore. Sous couvert de cette nouvelle structure, il s'agit en réalité de l'instrumentalisation et du prolongement politique d'un syndicat par des anciens syndicalistes qui n'en méritaient pas du tout le nom. Peut-être attachés aux bénéfices qu'ils en tiraient à titre personnel et politique, ils souhaitent continuer à diriger en réalité une officine destinée à assurer exclusivement la représentation d'une école de pensée pour la monnayer auprès de différentes chapelles politiques, contre la promotion d'ambitions personnelles, en construisant un outil politique avec le label de la FESCI comme produit d'appel, en vue d'assurer une base sociale à un groupement ou légalement une personnalité politique.

Il serait malsain de ma part, de douter de la sincérité de l'objectif de réconciliation poursuivi, mais il est une évidence, les éléments constitutifs de la démarche posent de nombreux problèmes. :::::: En effet, c'est une perversion, pire que la précédente par son caractère opportuniste, qui réédite une démarche antérieure menée vis à vis du Général GUEI, alors qu'il venait de prendre le pouvoir (Cf. le témoignage de certains sachant de cette génération, dont le Dr. DOUMBIA Major). Le Président BEDIE ne s'y est pas d'ailleurs totalement trompé. Premièrement en datant la création de la structure qui les regroupe tous aujourd'hui, à plus de sept ans, deuxièmement en précisant l'objet de la démanche qui guide cette organisation " ......le pardon que vous demandez pour tous les actes de jeunesse que vous avez posés tout au long de l'existence de la FESCI...", alors que ce syndicat continue d'exister et est légalement représenté par d'autres personnes. On ne saurait mieux faire dans l'art de la confusion.

Par : Pierre Soumarey -

Si Ouattara et Bédié se retrouvent face-à-face, où se situera Soro? « Il n’est pas exclu qu’il retourne à la maison ». Le Didiga» de Venance Konan:

"Tout comme il n’est pas exclu que MM. Bédié et Ouattara se réconcilient."   Le Didiga» de Venance Konan: « Si Bédié est candidat, Ouattara sera aussi candidat » pour un 3e mandat

Recomposition

Tiens ! Cela fait plus de dix jours que nous n’avons pas entendu d’insultes publiques. Aurions-nous été gagnés par la sagesse ?

Espérons-le.

Le débat politique peut être dur, âpre, sans pour autant que l’on perde la bonne éducation et le bon ton. Croisons donc les doigts pour qu’il en soit définitivement ainsi, car le spectacle que nous avions donné de nous-mêmes les semaines passées ne nous avait guère honorés. Mais si le bon ton commence à régner en Côte d’Ivoire, c’est à Paris que nous avons assisté à une scène pitoyable.

Des personnes, présentées comme des supporters de Laurent Gbagbo, ayant vu des employés de la Présidence ivoirienne débarquer des bagages devant un appartement à Paris, ont décrété qu’il s’agissait de valises d’argent et décidé de s’en emparer. Elles en ont été empêchées et ont été arrêtées. Il ne s’agit ni plus, ni moins que de la misère morale dans laquelle vivent certains de nos frères et sœurs émigrés en Europe et qui y ont raté leurs vies. Ayons… une pensée pieuse pour ces personnes. Cela dit, pour parler de choses plus sérieuses, nous assistons à une nouvelle recomposition de notre paysage politique. Guillaume Soro, l’ancien président de l’Assemblée nationale, a créé, semble-t-il, son parti et tout indique qu’il se lancera dans la bataille pour le fauteuil présidentiel en 2020, même s’il dit attendre que le peuple l’appelle d’abord. On le sait, le peuple finira par l’appeler. Parfois le peuple en question se résume à quelques amis ou parents.

Le nouveau parti, le Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI), pourra-t-il rassembler une majorité d’Ivoiriens autour de l’ancien chef de la rébellion?

Pour le moment, on y retrouve surtout des personnalités dont l’ancrage politique sur le terrain reste encore à démontrer. Il est vrai que Guillaume Soro a une bonne équipe de communication sur les réseaux sociaux, et se donne en ce moment l’image de la victime d’une grande ingratitude, mais cela nous semble plutôt insuffisant pour fabriquer des électeurs. Sans doute que sa cible est constituée des jeunes dont on dit qu’ils représentent la majorité dans le pays, qui sont plus accrochés aux réseaux sociaux et qui, a priori, ne se retrouvent pas nécessairement dans les partis traditionnels de leurs parents.

Il est possible que le parcours et l’ascension de Guillaume Soro fascinent une partie de la jeunesse de notre pays et qu’elle se retrouve en lui. Mais il existe une autre frange de cette jeunesse qu’un tel parcours rebute, parce qu’il est marqué par le sang et surtout parce que ces jeunes en ont souffert, comme en témoigne la lettre ouverte adressée par une jeune journaliste à M. Soro. Oui, quoi que l’on puisse en dire, la rébellion de 2002 a foudroyé de nombreuses vies, disloqué bien des familles et brisé les ambitions de bon nombre de jeunes gens. Au-delà des jeunes, celui que ses supporters appellent le «Leader générationnel » lorgne aussi les militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et il ne cache pas sa volonté de faire alliance avec Henri Konan Bédié, le Sphinx de Daoukro.

Les ennemis de mes ennemis font souvent de bons amis. Le temps de faire tomber l’ennemi.

Verra-t-on un ticket Bédié-Soro lors de la prochaine présidentielle, avec le plus jeune dans le rôle du candidat à la vice-présidence ?

Cela n’est pas impossible.

 Et s’il arrivait à ce ticket d’emporter la mise, Soro pourrait espérer devenir président de la République avant une prochaine élection, compte tenu de l’âge de son colistier. J’ignore si une telle perspective enchanterait les militants du Pdci pour qui soutenir un tel ticket équivaudrait à envoyer directement M. Soro à la Présidence. J’ignore aussi si des militants du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) originaires de la région de Soro se laisseraient séduire par ce dernier, au point de le suivre chez Bédié dont le contentieux avec une partie de la population ivoirienne vient d’être réveillé par son ambition présidentielle.

Avec qui d’autre l’ancien président de notre parlement pourrait-il faire ticket en dehors du président du Pdci?

Laurent Gbagbo ou un candidat issu du parti de ce dernier?

Cela semble a priori irréaliste mais, ne l’oublions pas, la politique ivoirienne est du « Didiga », c’est-à-dire l’art de l’impensable.

L’autre inconnue reste la candidature du Président Ouattara à un nouveau mandat. Rappelons-nous ce que le Chef de l’Etat a dit le 16 juillet 2018 lors de l’assemblée générale constitutive du Rhdp : « Je peux vous assurer que je ferai en sorte que le Rhdp continue de gagner ces élections pour nous permettre, en 2020, de transférer le pouvoir à une nouvelle génération. C’est important que les générations se renouvellent. Nous devons, le président Bédié et moi, travailler la main dans la main pour transférer le pouvoir à une nouvelle génération.» Et plus tard, dans son discours à la nation du 6 août 2018, il a précisé ceci : « Comme je l’ai déjà souligné, nous devons travailler pour transférer le pouvoir à une nouvelle génération, de manière démocratique en 2020.

Notre pays est riche d’hommes et de femmes, jeunes et compétents, qui ont reçu une formation de qualité, qui ont appris à nos côtés comme nous avons appris aux côtés de nos aînés. N’ayons pas peur de passer le témoin. Faisons confiance à nos jeunes, tout comme nos aînés nous ont accordé leur confiance. »

Je crois que tout dépend de M. Bédié. Je pense que s’il renonce à être candidat, M. Ouattara n’aura aucune difficulté pour revenir sur ce qu’il a déclaré. Mais si M. Bédié persiste à vouloir être candidat, M. Ouattara le sera aussi. Et je serais étonné que Gbagbo ne cherche pas à l’être également. Mais lui, il a quelques obstacles à franchir avant de pouvoir prétendre être candidat. Mais en tout état de cause, si Ouattara et Bédié se retrouvent face-à-face, où se situera Soro? Il n’est pas exclu qu’il retourne à la maison.

Tout comme il n’est pas exclu que MM. Bédié et Ouattara se réconcilient. Ne sommes-nous pas en plein Didiga ?

Venance Konan

Côte d’Ivoire : à Paris, deux pro-Gbagbo interpellés pour avoir tenté de voler une valise de l’ambassade

Deux partisans de Laurent Gbagbo ont été interpellés, dimanche, devant la résidence parisienne d'Alassane Ouatara. Ils sont accusés d'avoir agressé des agents de l'ambassade de Côte d'Ivoire en France et tenté de voler une valise.

Les faits se sont déroulés ce dimanche. Vers 18 h 30, trois individus se présentent devant un immeuble du XVIe arrondissement, abritant la résidence parisienne d’Alassane Ouattara. L’une, Naomie Tiédé – bien connue dans le milieu des « patriotes » pro-Gbagbo -, sort son smartphone et lance un live vidéo sur Facebook, alors que des fonctionnaires de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris s’affairent à charger des valises dans un véhicule. Les mots hostiles à l’endroit d’Alassane Ouattara et de son épouse Dominique fusent, certains grossiers. Course-poursuite et agression

Soudain, les choses dégénèrent : l’un des trois activistes se jette sur un membre du protocole et tente de lui arracher la valise qu’il transporte. « C’est notre argent ! », entend-t-on crier sur la vidéo. La valise  – qui contenait des vêtements, à en croire un membre de la délégation présidentielle – est violemment arrachée.

S’en suit une course-poursuite en pleine rue. Le fuyard est finalement rattrapé par deux agents, et la valise lui est reprise des mains. Mais l’homme n’en démord pas. Il tente de reprendre la valise, avec violence, cette fois. « L’homme agressé par l’activiste est le chef du protocole de l’ambassade. Il a eu une triple fracture de la rotule du genou », affirme une source au sein du service de communication de l’ambassade.

Arrivée sur les lieux, des policiers ont procédé à l’interpellation de l’agresseur et de celle a filmé l’agression. Le troisième membre du groupe présent au moment des faits a pour sa part pris la fuite. Les deux activistes ont été placés en garde à vue et ont passé la nuit au commissariat, avant d’être entendus pour des faits d’agression et de tentative de vol. Le chef de l’État ivoirien, en visite en France depuis quelques jours, a été reçu vendredi en audience par le président français Emmanuel Macron. Alassane Ouattara et son épouse n’étaient pas présents au moment de l’incident. Ils étaient dans leur résidence familiale de Mougins, dans le sud-est de la France, où ils comptent passer quelque temps avant de retourner en Côte d’Ivoire.

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AU SUJET DU PROCUREUR OCAMPO... : DÉBAT SUR LE FCFA.LA RÉPONSE DU PRADO.

« Je confirme, je ne le connaissais pas avant que ce problème se pose. J’étais à l’hôtel du Golf, comment voulez-vous que je connaisse Ocampo, alors que j’étais prisonnier à l’hôtel du Golf pendant 4 mois et demi ?

Mais évidemment, quand il a décidé d’amener la Côte d’Ivoire à la CPI avec le transfèrement de Gbagbo, bien sûr qu’il me fallait prendre des contacts avec monsieur Ocampo et c’est en ce moment là que je l’ai connu »

SEM Alassane OUATTARA depuis le Palais de l’Elysée

DÉBAT SUR LE FCFA.LA RÉPONSE DU PRADO. « Je ne veux pas faire manque d’humilité, moi j’ai été directeur des études de la banque centrale de l’Afrique centrale qui émet le Franc CFA, j’ai été vice-gouverneur, j’ai été gouverneur de la BCEAO, j’ai été directeur général adjoint du fond monétaire international, alors je crois qu’il faut que ce  débat cesse. Que des gens en parlent sans savoir de quoi ils parlent. Le Franc CFA est notre monnaie, c’est la monnaie des pays qui ont librement consentis et qui l’ont mis en place de manière souveraine et ce, depuis l’indépendance. Le Franc CFA est plus ancien que l’euro et personne ne parle de l’euro et cela ne semble pas poser problème. Je ne comprends pas ce faux débat sur le franc CFA. Je tenais à le préciser », a affirmé Alassane Ouattara Rechercher Alassane Ouattara depuis Paris.

Cei, Cpi, Ouattara candidat en 2020 : ce qu’a dit le secrétaire d’État américain David Hale à Abidjan

Suite à des propos attribués au sous le Sous-Secrétaire américain David Hale, lors de sa rencontre avec des étudiants à l’Ecole nationale d’administration, nous publions la transcription transmise par par Daniel Langenkamp, Conseiller de Presse et des Affaires Culturelles, à l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, à Abidjan.

[ Les élections municipales ]

Le monde suit de près la Cote d’Ivoire. Nous sommes intéressés par le progrès de la démocratie et de la bonne gouvernance. Les élections municipales visaient à tester les institutions, tester l’attitude de divers éléments de la société civile.

Nous sommes inquiets parce que nous avons constaté des intimidations de votants, des irrégularités, et des cas de violence et cela est particulièrement néfaste pour la Côte d’Ivoire qui a connu des violences liées au élections.

Donc notre avis est que la Côte d’Ivoire tire des leçons de cette expérience au moment où vous préparez 2020, et que les hommes politiques s’engagent à ne pas accepter la violence sous toutes ses formes, travailler à la réconciliation pour surmonter le passé et cela est important, s’assurer que tout citoyen qui en a le droit est inscrit sur la liste électorale et peut voter, car si vous n’êtes pas inscrits, vous ne pouvez voter et votre voix ne peut être entendue. C’est l’essence de la démocratie.

[ La Corruption ]

Je ne connais aucun pays qui soit immunisé contre la corruption. La question est donc de savoir quelles sont les mesures pour lutter contre la corruption lorsque celle-ci se produit ?

Est-ce des standards de transparence, des enquêtes agressives ou de juger et punir ceux qui y sont impliqués ?

Le public a-t-il une attitude cynique ou est-il plutôt choqué lorsqu’il entend un cas de corruption ?

Ce sont ce genre de question clés. Pensez-vous que vous avez ce genre d’attitude et des institutions qui peuvent les empêcher de se reproduire, ou les gens disent tout simplement qu’il n’a rien que l’on puisse faire ?

C’est plutôt terrible car il a y a des choses que peuvent être faites. J’ai servi dans ma carrière au Moyen-Orient dans plusieurs pays avec des sérieux problème de corruption. Et certains dirigeants me posaient la question, « en tant qu’ami que conseillez-vous ? Car nous voulons faire quelque chose contre ça ». 

Et ma réponse a toujours été : poursuivez en justice les auteurs, faites des enquêtes, jugez-les justement, sur la base de preuves. Il y a des cas où nous voyons l’engagement des dirigeants à lutter contre cela et j’espère que vous pourriez en trouver ici en Côte d’Ivoire.

Il est aussi important de garder à l’esprit le coût de la corruption. L’un des coûts le plus évident est moins d’argent pour le gouvernement, l’argent du contribuable allant ailleurs, alors qu’il aurait pu aller à l’éducation, à la santé ou autre. Il y a un autre coût – celui de l’érosion de confiance vis à vis du gouvernement.

C’est terrible lorsque le peuple n’a plus confiance au gouvernement. Il se trouve alors ailleurs vers d’autres pouvoirs. En troisième lieu, c’est un frein aux investissements étrangers, surtout américains. Nous avons une loi qui dit que les entreprises américaines ne peuvent pas payer des pots-de-vin à des dirigeants étrangers pour faire des affaires et les entreprises américaines quitteront tout pays où la corruption est endémique, et c’est pareil pour tout gouvernement étranger.

[ Réforme de la CEI ]

Je pense c’est absolument essentiel. Si la Commission électorale elle-même n’est pas perçue comme juste, en dehors du contrôle de toute faction en course dans les élections, si la commission semble être influencée par le pouvoir, tout le processus manquera de crédibilité, et dans ce cas pourquoi avoir des élections ?

Qui d’autre qu’une commission indépendante peut garantir la crédibilité des élections ? Il y’a plusieurs modèles dans le monde donc nous n’avons pas la réponse parfaite, mais la Cote d’Ivoire devra s’en trouver une. ;;

[ La question du 3ème mandat du chef de l’État ]

Vous savez que ce n’est pas une décision américaine. C’est au peuple ivoirien de faire ces choix, mais je dirai quelques mots. Je sais que le président Ouattara a fait une déclaration – je crois en août- dans laquelle il a appelé à une transition du leadership vers une nouvelle génération, et je pense que c’est une déclaration louable.

Nous avons eu une expérience dans notre propre pays. Vers 1945 ou 1944, lorsqu’un président vénéré de notre pays, le Président Roosevelt, a été élu pour un quatrième mandat, cela a brisé toutes les traditions. Il n’y avait pas de loi, mais il y’avait une tradition de deux mandats.

Notre pays était en crise, et il a remporté une victoire écrasante pour un troisième et quatrième mandat. Et il est décédé peu de temps après son élection pour un quatrième mandat. Il y’avait une atmosphère bipartisane après cela. Pas contre lui, mais un bipartisme [des deux principaux partis politique aux États-Unis] contre le concept d’un président qui siégerait dans un environnement démocratique aussi longtemps.

Ce n’était pas sain. Il fallait du sang frais, des idées neuves, un leadership nouveau. Donc nous avons modifié la constitution, ce qui est inhabituel dans notre pays. Ce qui nécessite un très haut niveau de soutien, mais il y avait un assez fort soutien pour revenir à la tradition et la rendre loi. Qu’il n’y aurait que deux mandats dans notre pays. 

Voilà donc notre loi depuis lors. Vous avez votre propre expérience. Nous vous souhaitons bonne chance, mais je pense que ce sont là les points que je voudrais aborder.

[ La question sur la décision de la CPI à propos de l’ancien President Gbagbo ]

La CPI a bien pris sa décision après une longue période et c’est là où ils se trouvent. J’espère, et je pense que c’est important, c’est que nous évaluions tous notre avenir. Pour la Côte d’Ivoire, vous avez un processus de réconciliation, c’est vrai, et c’est absolument essentiel, c’est ce qui est arrivé. La CPI a rendu son jugement et c’est bien. Où est-ce que vous voulez aller? Comment approfondissez-vous la réconciliation? Parce que c’est la vraie réponse.

Ce n’est pas ce que disent ou ne disent pas les forces extérieures. Qu’est-ce qui se passe dans ce pays? Quelles sont les personnes qui ont un passé – comment vont-elles interagir les unes avec les autres dans le futur ? Et encore une fois, il y a tellement de sociétés qui ont abordé cette question de tant de manières différentes.

L’Afrique du Sud est souvent citée comme un très bon exemple de vérité et de réconciliation après ses nombreuses années de conflits internes et d’inégalités – et même pire. J’ai vécu au Liban pendant de nombreuses années. Le Liban n’a jamais mis en place un processus de réconciliation et continue de se battre même si sa guerre est finie. Ils sont toujours comme ça [gestes avec les mains] et ils sont constamment en tension les uns avec les autres et ils courent toujours le risque de guerre.

J’espère mieux pour la Côte d’Ivoire. Je pense que mieux se passe. C’est donc là que je concentrerais l’attention sur l’avenir. Alors, comment pouvez-vous aller au-delà de ce point vers un processus de réconciliation réel et approfondi ?

Source : Assé Alaphé11/02/2019 :

L'Intelligent d'Abidjan Dernère publication 11/02/2019 à 23:01 min NB : le titre et le chapeau sont de la rédaction

INVITÉ AFRIQUE Alassane Ouattara: «Il n’est pas question d’empêcher la candidature de qui que ce soit» / Par : Christophe BoisbouvierDiffusion : lundi 11 février 2019

Alassane Ouattara: «Il n’est pas question d’empêcher la candidature de qui que ce soit» :

(Podcas) : http://www.rfi.fr/emission/20190211-alassane-ouattara-il-est-pas-question-empecher-candidature-soitAlassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire: «C’est très clair. Je peux me représenter si je...

Exclusif: le président ivoirien Alassane Ouattara, présent au 32e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, est l'invité Afrique de RFI. Pour la première fois, il revient sur la démission de Guillaume Soro à la présidence de l'Assemblée nationale ivoirienne, sur l'acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI, ainsi que sur l'élection controversée de Félix Tshisekedi en RDC.

La démission de Guillaume Soro de la présidence de l’Assemblée nationale, est-ce la fin d’une longue amitié entre lui et vous ?

Alassane Ouattara : Ah non, pas du tout. Guillaume Soro estimait qu’il était plus d’une idéologie politique qui n’était pas celle du RHDP [Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix], puisque le RHDP, les Houphouëtistes, nous sommes un parti libéral ; libéral social, lui se considère marxiste. Donc, je comprends que de ce fait ce ne soit pas compatible avec ses convictions.

Vous êtes des compagnons de longue date, depuis les années 2000, depuis notamment la crise postélectorale de 2010-2011. Guillaume Soro a été votre premier Premier ministre après votre arrivée au pouvoir. Ce n’est quand même pas rien cette brouille aujourd’hui.

Tout à fait. J’ai beaucoup d’estime pour Guillaume Soro. C’est un jeune homme que je considère comme un de mes fils. Vous savez, j’en ai beaucoup. Au niveau de mon parti, il a été courageux. Il a fait un travail important. Et il était engagé contre l’ivoirité, c’était la chose, je pense, qui l’a amenée vers moi comme beaucoup de jeunes qui considéraient que cette politique d’ivoirité dans les années 1990 allait totalement détruite la Côte d’Ivoire. Et je pense d’ailleurs que cela a été le cas. Tous les maux de la Côte d’Ivoire peuvent être rattachés à cette politique d’ivoirité. Maintenant que ces problèmes sont derrière nous, évidemment s’il veut mener une carrière politique conformément à ses convictions politiques, nous ne sommes pas de convictions libérales sociales. Mais écoutez, il est libre de le faire.

En fait, c’est cela : vous avez souhaité qu’il entre dans le nouveau parti unifié RHDP. Il n’y est pas entré. Vous en avez tiré les conséquences ?

Non. Il est entré à la formation du parti. Mais un peu plus tard, après réflexion, il a estimé que peut-être sa place n’était pas au RHDP et qu’il préférait engager une nouvelle aventure. Il l’a dit lui-même. Donc je n’ai pas besoin de répéter ce qu’il a dit.

Et pour vous, il y a une certaine logique à ce que le président de l’Assemblée nationale soit membre du RHDP, c’est cela ?

Mais, est-ce que le président de l’Assemblée nationale française est du Parti socialiste ? 

Donc, il y a une logique parlementaire ?

Mais évidemment. C’est la majorité présidentielle qui désigne son président qui doit être de la majorité. Le RHDP est largement majoritaire, pratiquement les deux tiers du Parlement. Il faut bien que le président du Parlement soit issu du RHDP.

Est-ce que de facto, depuis sa démission que l’on dit un petit forcée par vous-même…

Non, non. Je ne suis pas homme à forcer qui que ce soit. Nous avons eu de bons entretiens. Il m’a confirmé tout cela. Il m’a dit qu’il voulait prendre un peu de temps. Il envisage d’aller faire des études de MBA à Harvard. Et puis après, on verra, je n’exclus pas qu’il revienne à la maison d’ailleurs.

Est-ce que de facto Guillaume Soro, qui est un jeune homme politique, c’est un quadragénaire, il ne va pas être tenté de se présenter à la présidentielle de 2020 ?

Mais, je considère que c’est son choix, c’est sa liberté. J’ai dit que tout le monde peut être candidat. Par conséquent, la Constitution l’autorise à le faire et il n’est pas question pour moi d’empêcher la candidature de qui que ce soit, comme certains ont tenté de le faire par le passé.

Est-ce que de facto, il n’est pas devenu désormais pour vous un adversaire politique ? 

Ah, non. Je le considère comme un jeune qui s’était attaché à ma personne, à mon combat, à mes idées, qui m’a dit qu’il est impressionné par la manière dont nous avons géré ce pays, les transformations qui sont visibles. Et par conséquent, non, c’est un jeune homme avec qui je maintiendrai les rapports que j’ai toujours eus. Je pense qu’au niveau de la presse, vous exagérez un peu. Il n’y a pas de problème relationnel. Guillaume, je suis tout de même à un niveau où on ne peut pas considérer que Guillaume puisse avoir un problème avec moi. C’est un jeune homme qui se dit très attaché à ma personne. 

Un autre allié politique est parti. C’était au mois d’août 2018. Ce n’est pas n’importe qui. C’est l’ancien président Henri Konan Bédié.

Il est parti où ?

Il est parti apparemment dans l’opposition ?

J’entends parler d’une plateforme stratégique, mais on verra. Mais je ne sais pas qui est dans cette plateforme.

Il appelle justement Guillaume Soro à entrer dans cette plateforme ? 

Je pense que ce n’est pas dans l’intérêt de Guillaume Soro de le faire. Et je lui ai dit. 

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? 

Non, pas plus. Il sait ce que j’en pense et il pense la même chose que moi.

Vous pensez que la proposition d’Henri Konan Bédié n’est pas pertinente, c’est cela ? 

En tout cas elle n’est pas cohérente. Un Houphouétiste est quelqu’un qui est pour le dialogue, qui est pour la tolérance, qui fait de la politique économique libérale, sociale. Et là, une plateforme avec des partis de gauche et des partis marxistes, je ne sais pas à quoi cela correspond.

Est-ce que Henri Konan Bédié n’est pas en train d’essayer de fédérer tous les gens qui ne sont pas satisfaits de votre politique ? 

Je pense que vous devriez poser cette question à monsieur Henri Konan Bédié. Moi, j’ai été élu en 2015 à 83% dans des élections transparentes et démocratiques. Donc il reste très peu de gens qui ne soient pas satisfaits de ma politique. 

Henri Konan Bédié, c’est tout de même un ancien président. C’est tout de même le patron d’un parti puissant, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI).

Ah bon ? (rires) 

Vous ne pensez pas que les troupes soient nombreuses derrière Henri Konan Bédié ? 

Le PDCI d’aujourd’hui n’est pas le PDCI d’hier. 

Pensez-vous que les gens du PDCI, qui ont rejoint le RHDP, peuvent affaiblir le PDCI Bédié, c’est cela ?

Ce n’est pas mon intention, mais je constate qu’ils sont les plus nombreux : présidents de région, députés, maires, conseillers municipaux, conseillers régionaux, cadres, et j’en passe. 

Donc votre pari, c’est cela. C’est que le RHDP unifié, qui a été créé il y a quelques jours, fin janvier, c’est qu’il garde l’esprit de l’alliance Ouattara-Bédié de 2005 ? 

Mais bien évidemment. Nous avons été d’accord sur cela avec d’autres partis. Nous avons signé un accord politique. Nous sommes engagés sur un calendrier. Et c’est ce calendrier que je suis en train d’appliquer. Donc il n’y a pas de changement de cap en ce qui me concerne. Je pense que le temps fera son effet, on verra bien. 

Dans l’opposition, certains parient sur l’usure du pouvoir et sur le fait qu’il y a des constats qui ne sont pas toujours positifs. On pense notamment au dernier rapport de l’Union européenne en juillet 2018 qui a dénoncé certaines mauvaises gouvernances…

Mais ce rapport par un groupe de gens, d’«experts» ne peut pas faire le meilleur rapport que le Fonds monétaire, la Banque mondiale, le gouvernement américain avec le MCC [Millenium challenge corporation], la Fondation Mo Ibrahim et ainsi de suite. C’était tout simplement du n’importe quoi. Et je l’ai dit à l’Union européenne.

Laurent Gbagbo acquitté par la Cour pénale internationale. Quand vous avez appris cette nouvelle, c’était il y a quelques semaines, comment avez-vous réagi ?

Aucune réaction de ma part. C’est un procès qui continue. 

Sur le fond, il y a plus de 3 000 morts pendant la crise postélectorale.

Exactement. Quelqu’un doit bien être responsable de ces 3 000 morts. J’espère que la justice fera la lumière sur cela. C’est ce que les victimes demandent. 

Est-ce que vous vous êtes dit, c’est un jugement injuste. Comment avez-vous réagi ? 

Non, vous savez j’ai fait toute ma carrière à l’international. La Cour pénale internationale est une structure internationale. Je n’ai pas d’avis. Ils ont donné une décision, en première instance, je vous signale. Et maintenant, il y aura sans doute appel au niveau du procureur. Mais attendons de voir comment les choses vont se terminer.

Christophe Boisbouvier, à gauche et Alassane Ouattara, à droite. RFI

 Ce que beaucoup disent dans le Front populaire ivoirien (FPI), c’est qu’en fait la Cour pénale internationale a été instrumentalisée par la Côte d’Ivoire ? 

Eh bien, dites donc, nous sommes vraiment puissants (rires). Mais au moins, ils reconnaissent que la Côte d’Ivoire est maintenant un pays puissant, moderne qui a des relations, mais interférer avec la justice internationale ou nationale, ce n’est pas comme ça que je gère mon pays.

Est-ce que de fait il n’y a pas eu des liens très forts entre le premier procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, Nicolas Sarkozy et vous-même et que cela a abouti à l’inculpation de Laurent Gbagbo, et qu’aujourd’hui, il y a des juges qui disent : finalement le dossier est difficile à prouver ? 

Je ne le connaissais pratiquement pas. Je l’ai eu au téléphone une ou deux fois.

Moreno Ocampo ? 

Moreno Ocampo. Je me suis même fâché une fois avec lui. Laissons la justice faire son travail. Ce serait plus simple. Et pensons aux victimes, à leurs proches. Pensons à ces 3 000 morts, ces 3 000 Ivoiriens qui ont quand même été massacrés. Nous, nous continuons nos enquêtes pour voir quels sont ceux qui sont responsables de ces crimes.

Et si demain, Laurent Gbagbo est acquitté également en appel, et s’il rentre en Côte d’Ivoire. Que va-t-il se passer ?

Si, si, si… C’est que des châteaux en Espagne. Attendons de voir. 

Il a été condamné il y a un an dans une affaire de braquage de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), c’était par la justice ivoirienne. Est-ce qu’il risque d’être arrêté à son retour en Côte d’Ivoire, en pratique ?

La Côte d’Ivoire est un Etat de droit. On avisera à ce moment-là.

Et est-ce que des discussions peuvent être envisagées entre les autorités ivoiriennes et le FPI pour que le retour de Laurent Gbagbo se passe sans encombre ? 

Pour le moment, il n’y a aucune discussion.

C’est trop tôt ?

Non, je n’ai pas été contacté par qui que ce soit. Mais je suis disponible pour discuter de toute chose concernant la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Sans exclusivité je suis pour la paix, je suis pour que la Côte d’Ivoire continue dans la tranquillité, que les progrès importants que nous avons vus ces sept dernières années puissent se consolider dans tous les domaines économique, social, sur le plan de la gouvernance démocratique, etc.

Quand les amis de Laurent Gbagbo disent que si demain il rentre en Côte d’Ivoire, ce sera dans un esprit de réconciliation. Y croyez-vous ?

Mais je le souhaite. Ce serait une très bonne chose.

Même si demain, il se présente à la présidentielle de 2020 ? 

Posez-lui la question. 

2020, vous y pensez monsieur le président ?

Bien sûr que j’y pense. Il s’agit de l’avenir de mon pays. On a fait de bonnes élections en 2015, après les problèmes que nous avons vécus en 2010. Je souhaite que 2020 se passe comme en 2015.

Alors en 2015, vous étiez candidat.

Bien sûr.

Vous avez gagné dès le premier tour… 

A 83%.

Est-ce que vous serez candidat en 2020 ?

On verra en 2020. Je répondrai à cette question. 

Certains disent que, dans la Constitution ivoirienne, il n’est pas très clair de savoir si vous pouvez vous représenter ou pas ? 

C’est très clair. Je peux me représenter si je le souhaite. C’est une nouvelle Constitution qui a touché non seulement à l’exécutif, avec un poste de vice-président, qui a touché au législatif avec la création d’un Sénat, qui a touché au judiciaire, avec la création de nombreuses cours plutôt que des chambres. C’est une toute nouvelle Constitution. Et tous les avis juridiques que j’ai consultés me confirment que si je veux être candidat en 2020, je peux l’être. Et ce serait conforme à la Constitution.

Est-ce qu’avec les opposants qui se multiplient, Konan Henri Bédié, peut-être Laurent Gbagbo, peut-être Guillaume Soro. Est-ce qu’il ne va pas falloir que ce soit vous le candidat du RHDP ?

Non, mais vous savez en réalité je donnerai ma réponse en 2020. Il y a beaucoup d’hypothèses que vous imaginez, mais il y a une recomposition politique qui se déroule en Côte d’Ivoire. En tant que démocrate, j’estime que c’est une excellente chose. Et je souhaite d’ailleurs qu’il y ait une clarification, que ceux d’entre nous qui sommes des libéraux sociaux, soyons d’un côté et les autres qui sont d’une autre tendance soient de l’autre côté. Et que les Ivoiriens aient un choix très clair de faire les choses en fonction des attentes de nos concitoyens. Une chose est certaine, j’ai un bilan qui est inattaquable. Cette année, une croissance moyenne par an de 8%, parmi les quatre pays du monde avec le plus fort de croissance ; un taux d’inflation de 1 à 2% quasiment jamais inégalé, pas seulement en Afrique, mais en Europe ; un déficit budgétaire autour de 3 à 4% ; une dette publique de moins de 40% du PIB. Et je pourrais continuer. Nous avons un bilan qui est remarquable. Et tout à l’heure d’ailleurs, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) l’a confirmé. Nous sommes à 82% aujourd’hui de fourniture d’eau, de fourniture d’électricité, etc. C’est dans tous les secteurs qu’il y a eu des progrès ces 7 dernières années. Donc la Côte d’Ivoire va bien. La Côte d’Ivoire est en sécurité et nous avons reformé l’armée après les problèmes que nous avons vécus en 2017.

Une mutinerie...

C’est un pays qui est tenu, c’est une économie qui va. Et les taux de croissance continueront d’être entre 7 et 8 % sur les deux, trois, cinq prochaines années. Sans hésitation, je peux vous le dire et, quelle que soit l’évolution des taux de change, parce que nous avons une bonne politique macroéconomique, nous assurons que ce soit la base de l’attraction des investissements et de l’épargne nationale. Moi, je suis confiant quant à l’avenir de mon pays. 

Et justement, pour défendre ce bilan, beaucoup disent aujourd’hui en Côte d’Ivoire, que comme il n’y a pas au RHDP de dauphins qui s’affirment vraiment en dessous de vous, le meilleur pour défendre le bilan en 2020, ce sera vous…

Non, cela n’est pas vrai. Je peux vous citer deux, trois, quatre noms, de jeunes de grande qualité… 

Vous pouvez nous les citer ?

on, je ne le ferai pas. J’ai quand même mon opinion. Mais nous avons une très bonne équipe avec des gens compétents. Et c’est pour cela, j’ai toujours insisté sur le transfert du pouvoir à une nouvelle génération. Mais le moment viendra pour cela.

Quand prendrez-vous votre décision pour 2020 ? L’année prochaine. 

Début 2020. 

En 2020. Je crois que je peux prendre ma décision conformément à la Constitution fin juillet 2020, pour être plus précis. Puisque les élections auront lieu le 28 octobre 2020. Normalement, le dépôt de candidatures c’est 90 jours avant, c’est qui nous amène au 28 juillet 2020. Vous voyez que j’ai bien calculé tout ce qu’il faut.

Oui, mais si jamais vous vous voulez préparer un dauphin, il faudra le préparer avant le mois de juillet 2020 ?

Oui, le dauphine, on a vu dans d’autres pays que je ne nommerai pas, le dauphin a été nommé six semaines avant l’élection. 

Vous pensez à la République démocratique du Congo… Que vous inspire cette élection très controversée, au terme de laquelle Félix Tshisekedi a été officiellement proclamé vainqueur ? 

Non, je n’ai pas de commentaire. Nous, nous avons au niveau de la Cédéao [Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest] comme principe que les questions régionales doivent être réglées par les structures régionales. Donc il appartient à la communauté d’Afrique de l’Est [EAC] et la SADC [Communauté de développement d'Afrique australe] de régler ce problème. Je connais bien le président Kabila. Nous avons d’excellentes relations. Je connais bien également le président Tshisekedi que je recevrais d’ailleurs pendant ce sommet, et il appartient aux Congolais de trouver les arrangements pour que ce pays demeure en paix. 

Quel bilan faites-vous de la présidence Kagame à la tête de l’Union africaine ?  Ne craignez-vous pas un coup de frein à ses réformes par le futur président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi ?

Non, je ne le pense pas. D’abord, je crois que le président Kagame a un bilan exceptionnel. La réforme des institutions, la réforme du financement de l’Union africaine, ce qui nous permettra quand même de pouvoir nous financer nous-mêmes. 

Avec cette fameuse taxe…

Avec la taxe de 0,2%. Et nous, nous l’avons soutenu pour cela puisque c’est une formule que nous appliquons déjà au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine [UEMOA], au niveau de la Cédéao. Moi, je suis heureux que nous l’ayons appliquée. La Côte d’Ivoire l’applique déjà. Et nous sommes le dixième contributeur au niveau de l’Union africaine. Et le président Kagame est venu en visite officielle en Côte d’Ivoire en décembre. Nous avons eu un très bon échange. Je le félicite pour le travail qu’il a fait.

Et je n’ai pas de doute que le président al-Sissi continuera sur la même voie. 

 

Désormais le divorce est annoncé entre l’ex-Président Laurent Gbagbo et l’ex-première Dame Simone Gbagbo

Sery Jean Bosco est à Abidjan en ce moment.

Lorsque Atebi lui a donné l'information et confirmée par Akpa Corenthin, il est allé rencontrer Michel Gbagbo pour lui demander ce qu'il en est.

Michel Gbagbo, lui a dit qu'il a reçu un coup de fil de son père pour lui dire qu'il a appris que Simone veut aller à Mama.

Il lui a demandé de joindre le chef de village et le chef de terre de Mama pour leur dire que Simone ne doit pas avoir accès à son domicile.

Lorsqu'il a voulu l'en dissuader, il a indiqué que c'est un ordre.

C'est donc ce qu'il a fait. Lorsque Simone est arrivée à Mama elle a demandé aux chefs d'ouvrir la résidence pour qu'elle y passe la nuit.

Les chefs ont répondu que c'est pas eux qui ont la clé. 

Sery Jean Bosco a alors demandé à Michel Gbagbo s'il peut confirmer les rumeurs relatives au divorce de son père d'avec Simone.

Il a répondu que lors de son dernier voyage à la Haye, son père lui a confirmé que entre Simone et lui, il y a longtemps que c'est fini.

Source proche du Village de Gbagbo a MAMA

P S PHOTOS pour Illustrations

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