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Oui, comme le cheval, monsieur Guillaume Kigbafori SORO a marqué l'histoire récente de notre pays et le faisant,il est le vrai catalyseur des progrès initiés par le président Alassane OUATTARA pour lui avoir fait le ménage risqué de la maison ivoire

Spécial Oui, comme le cheval, monsieur Guillaume Kigbafori SORO a marqué l'histoire récente de notre pays et le faisant,il est le vrai catalyseur des progrès initiés par le président Alassane OUATTARA pour lui avoir fait le ménage risqué de la maison ivoire

La diaspora ivoirienne choisit son cheval pour l'aboutissement de ses aspirations : Guillaume Kigbafori SORO! 

(ParDocteur Pascal ROY) / Comme des géants aux yeux futés, fort d’une détermination à tout crin, nous devons afficher toujours un enthousiasme et un verbe fleuri qui forgent et inventent de meilleurs engagements socio-politiques pour nos concitoyens. Il y a un humanisme de la profondeur qui veut que l’homme soit vide quand il ne s’intéresse qu’à son "moi". Et il ne devient profond que quand il met son "moi" au service du bien-être collectif. L’élite humaine en tant qu’elle est celle qui existe a à promouvoir, à faire fructifier et à veiller sur l’édifice commun. Elle en est la ber-gère, pour parodier le philosophe de la Forêt-Noire, Martin Heidegger. Telle semble se des-siner l'ombre qui accompagne l'être de monsieur Guillaume SORO, une figure géométrique à valeur de mission collective et à la forme chevaleresque. En effet, des siècles durant, le cheval est au service des hommes. Considéré comme « la plus noble conquête de l'homme », le cheval est, de tous les animaux, celui qui a le plus marqué l'histoire et les progrès de l'humanité. Oui, comme le cheval, monsieur Guillaume Kigbafori SORO a marqué l'histoire récente de notre pays et le faisant, il est le vrai catalyseur des pro-grès initiés par le président Alassane OUATTARA pour lui avoir fait le ménage risqué de la maison ivoire avec détermination.

Ce qui lui vaut la plénitude de nos égards. En recevant à déjeuner, le 09/05/2015, une forte délégation des ivoiriens de l'extérieur, avec comme Maître d'ouvrage notre valeureux et ingénieux frère Bémitian OUATTARA, l'Ami des associations diasporiques, en marge du premier forum de la diaspora initié par les services du Ministre Ally Coulibaly et présidé par le Chef de l'État, monsieur Alassane OUATTARA, les 7 et 8 mai 2015 au Sofitel Hôtel Ivoire d'Abidjan, dans ce cadre symbolique de l'hémicycle, monsieur Guillaume SORO a fait plus que traduire en réalité le deuxième vers de notre hymne national "Pays de l'hospitalité"; Il a manifesté une étincelle d'attention noble et une gerbe de "GrandHommisme". Les grands hommes, dit-on, sont des individus qui, dans un certain état supérieur, ont été à même de réaliser l’Esprit de leur nation jusqu’à son terme. En ce sens, un grand homme est un héros, qui se fait souvent inconsciemment agent d’un but supérieur, dans notre cas, celui d’un état émergent à forte participation diasporique.

Monsieur Guillaume SORO a marqué l'histoire récente de la Côte d'Ivoire et il ne saurait ne pas être au rendez-vous des défis de sa modernisation institutionnelle et politico-socio-économique. Son histoire personnelle rime avec l'audace révolutionnaire et le courage réparateur; "Révolutionnaire" entendu comme celui qui apporte de grands bouleversements, quelqu'un de très novateur. Les mythes, les encyclopédies et toutes les formes d'art nous enseignent que le cheval fait preuve d'intelligence dans la résolution des problèmes.

C'est pourquoi, les délégations de la diaspora ivoirienne ont eu un coup de génie en lui confiant leurs préoccupations qui se résu-ment, pour l'essentiel, en un réexamen de l'arsenal juridique ivoirien de sorte à rendre possible l'exercice de la double nationalité et une révision du code électoral qui introduit la représentation à l’Assemblée Nationale des Ivoiriens de l’extérieur, comme c’est le cas en France depuis le 23 juillet 2008 et aussi ailleurs notamment en Algérie.

Tout près de nous, le Niger a fait voter par son parlement le 02/12/2013, le projet de loi modifiant le code électoral permettant ainsi la création de circonscription électorale pour les Nigériens de la Diaspora dans le cadre des législatives 2016.

Et la Côte d’Ivoire en chantier d’émergence pour l'horizon 2020 ne doit pas rater ce train de la modernisation fonctionnelle de ses Institutions. Qu’il plaise ou non d’en convenir, les ivoiriens de l'extérieur sont comme des plantes qui, s’appuyant sur leurs racines, doivent sortir de terre, pour pouvoir fleurir dans l’éther et y porter ses fruits. En clair, pour paraphraser le poète Johann Peter Hebel, c’est à partir des pro-fondeurs du sol natal que l’homme doit pouvoir s’élever dans l’éther. "Ether" entendu comme l’air libre qui est celui des hauteurs du ciel, le domaine ouvert de l’esprit.

Autrement dit, c’est sur la terre-patrie, dans le pays d’origine, c’est bien là qu’une oeuvre humaine vraiment vigou-reuse et saine, devrait se former et se parfaire. Comme quoi, on peut tout avoir dans une na-tion d’accueil mais tant qu’on ne s’est pas réalisé dans son pays d’origine, notre œuvre reste inachevée. Un message fort bien compris par les populations diasporiques dont des déléga-tions venues de tous les coins du monde ont déferlé sur Abidjan en ce début de mois de mai 2015.

Et la meilleure manière efficace d’organiser un transfert réussi et bénéfique des diverses compétences des populations diasporiques au service socio-économique de la Côte d’Ivoire, c’est de leur donner l’opportunité historique de se choisir des représentants légitimes et lé-gaux, par le biais du suffrage universel. Autoriser les ivoiriens de l’extérieur à désigner li-brement en leur sein des représentants, ce serait leur permettre de mieux se structurer en fé-dérant leurs différents projets en faveur de leur pays d’origine autour de leurs futurs représen-tants au sein d'un Haut Conseil et d'élus siégeant au Parlement, tout en mettant en synergie des pratiques innovantes d’intégration dans les pays d’accueil et qui rehaussent l’image de la Côte d’Ivoire en faisant sa promotion. Car, s'il y a un travail véritable à faire pour que des initiatives privées aient une incidence déterminante sur l’économie ivoirienne, c’est bien au niveau de l’esprit collectif. Le ferment du collectif réside dans la légitimité du ou des meneur (s). Et le milieu associatif peut être un laboratoire grandeur nature pour explorer ce phénomène. Mais l’élection en est le gage im-muable.

Comment se mettre ensemble pour travailler et développer des projets porteurs qui bénéficieront à la collectivité?

Cette question sera l’un des chantiers du prochain Haut Con-seil et des futurs députés des populations diasporiques. Pour peser vraiment sur la vie économique et politique du pays, cette diaspora doit se structu-rer au-delà des clivages politiques, des couleurs ethniques et religieuses. Et cela peut se faire par une représentativité axée sur la légitimité et la légalité, à travers le vote. L’émergence ne se fera pas seulement dans l’attente de l’arrivée massive des investissements étrangers lesquels ne créent pas forcement d’emplois locaux durables et dont les profits ne se réinvestissent pas toujours localement. L’émergence, c’est d’abord la capacité à faire travailler ensemble et durablement dans la paix l’ensemble des Ivoiriens y compris ceux de l’extérieur qui regorgent une belle dose de ressources humaines tant en quantité qu’en qualité.

Et l’un des rôles des députés et du Haut Conseil consistera à créer les conditions pour susciter le retour ou l’implication professionnelle de cette manne humaine. Favoriser une économie de proximité par le développement des capacités productives et l’introduction de contenus technologiques. C’est à ce titre que les diasporas ivoiriennes ont un rôle important à jouer et une chance à saisir dans une Côte d’Ivoire qui reste un creuset de croissance économique durable, de création de valeurs ajoutées et d’emplois, de transformation économique et sociale et de distribution intelligente du pouvoir d’achat.

Rôle qui ne peut être bien outillé et porteur que par la représentation et autour de leurs députés et des membres du haut conseil. En effet, à l’instar des grandes Démocraties, des Nations fortes, des États en émergence vi-goureuse, des pays en voie de développement en tentative éprouvante mais fructueuse vers le progrès, la Côte d’Ivoire qui se projette émergente en 2020, ne peut faire l’économie des ré-formes institutionnelles modernisatrices nécessaires devant propulser son développement et sa contenance administrative en bond qualitatif, un peu comme la poussée d’Archimède. Il faut à notre pays une mise à jour de son logiciel juridique et institutionnel. Aujourd’hui, nos compatriotes à travers le monde sont estimés à 1.240.000 âmes, constituant environ 5,4% de notre population, a fait savoir le ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur lors du forum.

Environ 60% résident en France, 21% aux Etats-Unis, 8% en Italie, 8% au Royaume-Uni, 3% au Sénégal et 10% dans le reste du monde avec une population de plus en plus jeune, puisque plus de 55% sont âgés de 20 à 35 ans et le tiers est diplômé de l'enseignement supérieur. En analysant les estimations fournies par l’Institut Na-tional de la Statistique de Côte d’Ivoire lors des dernières législatives, on se rend compte vite que la population diasporique ivoirienne de France qui fait en moyenne 720.000 personnes, est plus importante que la population de la 2ème ville de Côte d’Ivoire, Bouaké avec 695.000 habitants (Bouaké ville ayant 4 députés). Les ivoiriens qui résident en France sont également plus nombreux que l’ensemble des populations de Daloa (261.789 habitants-3 députés), Ya-moussoukro (256.373 habitants-2 députés) et San-Pedro (195.873 habitants-2 députés).

La modernité́ ivoirienne en construction et qui serait centrée sur la satisfaction des besoins du peuple et des individus doit encore relever plusieurs défis majeurs. Les diasporas ivoiriennes à travers le monde, pourront, par le canal de leurs députés et du Haut Conseil, s’investir da-vantage en Côte d’Ivoire pour apporter leurs différentes expertises et construire ensemble une Nation réconciliée, paisible et émergente, dans sa diversité cosmopolite. Ce qui permettra de connaître, reconnaître, valoriser et vulgariser les bonnes pratiques des diasporas ivoiriennes au sein du tissu "Ivoire" pour le co-développement Côte d’Ivoire-Europe, Côte d’Ivoire-Asie, Côte d’Ivoire-Amérique... , l’une des clés du développement propulsif.

La Diaspora ivoirienne est un vivier important de cadres compétents et d’experts dans le secteur informel. Ils ont fait leurs preuves ailleurs et méritent confiance. Le président OUATTARA n’est-il pas lui-même un pur produit de la diaspora pour avoir servi et séduit amplement au FMI et à la BCEAO...? Les populations diasporiques mènent des activités qui sont extrêmement diverses. On fait 1000 choses à la fois, un peu comme dans une épicerie.

Il faut impliquer activement la dias-pora talentueuse dans la gestion et la modernisation de la Côte d’Ivoire afin de rendre vigou-reusement sûre la marche merveilleuse de notre pays vers le développement. Et la seule façon de bien le faire et surtout, le réussir, c’est de lui permettre de se choisir des représentants ca-pables d’organiser, de conduire et de réaliser ses aspirations d’entraide, de développement et de participation socio-économique en Côte d’Ivoire, dans la communion des intelligences, en fédérant ses forces vives. Les ambitions personnelles prennent trop souvent le pas sur les actions communes qui ont fait la force de communautés fortes telles que les communautés juive, chinoise, pakistanaise, malienne et sénégalaise pour ne citer que celles-là.

Or, l’économie ivoirienne ne sera impactée efficacement que si des projets porteurs sont soutenus par un collectif de personnes aux compétences diverses pour réduire les risques individuels et renforcer l’endurance dans l’effort et dans un élan de cohésion patriotique professionnelle et projective. Lorsqu'il s’agit de projets de développement, il est question de se définir une vision de long terme, de fédérer des forces vives et de penser collectif, se sentir citoyen. La citoyenneté ne se définit pas uniquement d’un point de vue juridique par la possession de la nationalité ; Le citoyen doit pouvoir jouir de tous ses droits civiques et politiques. La citoyenneté, aujour-d'hui, c'est fondamentalement la participation à la vie de la cité, de la Nation, de l'État.

Ce-pendant, les citoyens n’ont aucun rôle obligatoire à jouer. En ce sens, le statut juridique de citoyen est un statut de liberté. Un citoyen peut choisir de participer (citoyen actif) ou non (citoyen passif) à la vie publique. Toutefois, un citoyen actif a un rôle essentiel à jouer, qui prend tout son sens avec l’exercice du droit de vote. C’est à ce moment que le citoyen apporte sa contribution majeure à la socié-té. En votant, mais aussi en faisant acte de candidature à une élection, il fait valoir son point de vue, change ou confirme les gouvernants, ou encore (dans le cadre du référendum) décide des grandes orientations de la politique nationale.

En dehors des élections, les citoyens peu-vent également, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans la société. Par exemple, ils peuvent adhérer à une association, un syndicat ou un parti politique et, ainsi, tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent, de venir en aide aux autres ou d’influencer la politique nationale. De même, l’attitude individuelle des citoyens est importante. Les compor-tements de civisme (politesse, respect des biens publics...) sont pour beaucoup dans le caractère apaisé d’une société. Pour que la diaspora ivoirienne puisse jouer un rôle défini, dans le cadre de fenêtres de finan-cement avec comme exemple les obligations-diaspora, il doit y avoir au niveau étatique un minimum de confiance dans les institutions gouvernementales; d'où la nécessité du toilettage juridique et institutionnel afin de faire sauter tous les verrous administratifs, diplomatiques et politiques.

C'est pourquoi, il faut saluer avec élégance l'engagement citoyen remarquable pris par le Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire en ce sens. Être engagé, en effet, c'est aller au-delà de l'individualisme pour oeuvrer concrètement à l'amélioration de la socié-té et au développement de la collectivité à divers niveaux: local, régional, national ou inter-national. Un citoyen engagé, c'est donc quelqu'un qui a le souci des autres et conscience d'ap-partenir à une communauté. Il s'investit dans des actions ayant pour but de contribuer à l'évolution et l'amélioration de la société en jouant un rôle actif dans la définition des enjeux, l'examen des solutions possibles, la détermination des ressources ou des priorités pour orienter l'action, influencer les décisions et changer les choses: tel est l'engagement pris par Monsieur Guillaume SORO en faveur des populations diasporiques.

Je voudrais souhaiter à notre diaspora d'avoir une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, le regroupement ou le rassemblement au-delà des diffé-rences politiques, ethniques et religieuses en vue d'une participation citoyenne efficace en Côte d'Ivoire ! J’ose croire que c’est aussi le vœu secret du docteur Alassane OUATTARA. Monsieur notre président, posez l’acte nécessaire de toilettage de l'arsenal juridique de notre pays pour que les ivoiriens de l’extérieur rentrent avec vous dans l’histoire émergente de la Côte d’Ivoire en y contribuant décisivement.

Œuvrons ensemble pour traverser ce défi avec le sentiment que nous savons où nous allons. Car, nous avons su démontrer lors de ce 1er forum que pour changer les choses, il faut être à l'intérieur à défaut de faire partie des initiateurs. Sortons ensemble de l’immersion pour aller à l’émergence, peuple diasporique!

Docteur Pascal ROY Philosophe-Juriste-Politiste-Coach politique-Analyste des Institutions, expert des droits de l'Homme et des situations de crises-Médiateur dans les Organisations-Enseignant à l'Université-Consultant en RH-Écrivain

Dernière modification lejeudi, 28 mai 2015 14:37
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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