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FORUM DE LA DIASPORA - 07 et 08 MAI 2015 : NON ET NON ... LE FORUM DE LA DIASPORA NE DOIT PAS SE TRANSFORMER EN UN FORUM POLITIQUE.

La diaspora ivoirienne, si elle existe vraiment, puisqu'en pleine construction, reste fragile, beaucoup trop fragile, à l'image de la Côte d’Ivoire qui continue de recoller les fragments de la crise fratricide qu’elle a traversée ces 15 dernières années dont le comble a été atteint après les élections présidentielles de 2010. 

Inutile de rappeler que c’est suite à l’instabilité politique, accentuée par une crise sociale et économique majeure, que la Côte d’Ivoire a connu depuis la fin des années 90, un mouvement massif de sa population vers l’extérieur.

Ainsi, autrefois terre d’immigration, la Côte d’Ivoire s’est transformée en terre d’émigration ; avec des ivoiriens peuplant les pays voisins et autres pays d’Afrique (Mali, Burkina Faso, Sénégal, Ghana, Maroc), pour des raisons d’études, ou d’exil ; les plus « chanceux » étant parvenus à regagner le continent européen (France, Allemagne, Espagne, Italie, Angleterre), ou américain (Etats-Unis et Canada). Ce sera d’ailleurs pour la première fois que l’on comptera des ivoiriens candidats à l’immigration clandestine empruntant des bateaux de fortune pour accomplir leurs rêves Européens.

Tous ceux qui côtoient les ivoiriens à l’extérieur savent qu’il y a encore beaucoup de travail à faire en terme de dépassement de soi pour rapprocher les cœurs et constituer ainsi une vrai communauté ivoirienne à l’extérieur, autrement dit une diaspora ivoirienne, c’est-à-dire une dispersion de la population ivoirienne dans les différents pays d’accueil mais dont le leitmotiv restera l’accomplissement d’actions en faveur du développement de la patrie d’origine, la Côte d’Ivoire.

De nombreuses tentatives ont été effectuées dans ce sens, avec la création de fédérations d’associations communautaires (Béra, Cowefe, etc.), de regroupements de compétences (Binkelen, afiprci, etc.), de fédérations plus larges d’associations (Fadiv, Cogid, etc.) ou même de tentatives de désignation de représentants d’ivoiriens dans des pays hôtes, organisées par les représentations diplomatiques et consulaires (États unis, Allemagne, etc.). Mais force est de constater que malgré tout, la question de la représentation de la diaspora subsiste et de nombreuses voix s’élèvent même sur la représentation politique de cette diaspora. Opportune ? Inopportune ?

L’occasion est donnée aux ivoiriens de l’extérieur de venir débattre des questions les concernant ; afin que l’état ivoirien en tienne compte dans la définition d’une politique nationale de gestion des ivoiriens de l’extérieur.

Cependant, il faudra faire attention … très attention … à ne pas transformer cet évènement inédit, en un forum politique politicien, dont les conclusions ne feraient aucunement l’unanimité, puisque personne ne s’y reconnaîtrait finalement.

Oui à un forum de la diaspora, pour débattre de toutes les questions économiques, sociales et politiques de la diaspora.

Non à un forum de la diaspora, avec des concepts tous cuits, déjà connus et largement diffusés sur les réseaux sociaux.

Ouvrons le débat … Creusons la question … Et sortons des recettes innovantes pour une meilleure prise en compte de nos problématiques et l’intégration de la diaspora dans l’atteinte de l’émergence voulue par le Chef de l’État.

Dr DIABY Moussa Abdoul Kader

Dernière modification lelundi, 20 avril 2015 14:06
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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