Bannière

Log in

PDCI-RDA / Un véritable souci de méthode. Je m’attendais à quelque chose de plus costaud et carré pour un potentiel candidat à la magistrature suprême. Mais bon…

Spécial PDCI-RDA / Un véritable souci de méthode. Je m’attendais à quelque chose de plus costaud et carré pour un potentiel candidat à la magistrature suprême. Mais bon…

Source : Yves Roger Claver / Lu pour vous sur un forum du PDCI : La Conférence de Presse du PDCI / CR d’un néophyte. J’ai pris la conférence de presse en cours. J’avais essayé de la suivre via le net. Quasi impossible. Son exécrable. Pensais trouver mieux sur place. Malheureusement ce ne fut pas le cas.

Le premier sentiment qui se dégage c’est à priori une sorte de grande précipitation quant à l’organisation de cette conférence de presse. La conséquence immédiate était une piètre qualité d’écoute. Pour un sujet aussi important, c’était me semble-t-il, une des premières choses à gérer convenablement. Même installé à l’intérieur de salle de conférence, entendre ce qui était dit, relevait de l’exploit.

Pourquoi un tel rush qui se ressentait tant, dans l’organisation de cette conférence ?

À mon arrivée, une projection sur un écran se faisait. Le sujet l’orpaillage. Je reconnu des éléments de F24 que j’avais vus sur les réseaux. Un extrait du rapport de l’ONU sur l’orpaillage datant de 2014 ou 2015 fut également en projection. Ces infos, je les avais déjà lues et vues sur les réseaux sociaux. A priori rien de bien nouveau. Après la diffusion de ce rapide reportage, la parole fut donnée aux journalistes présents. 

 

Que pouvons-nous retenir ? 

L’orpaillage clandestin ?

Je ne sais pas si nous pouvons véritablement parler de clandestinité de cette activité dans la mesure où les installations vues à l’écran pour cette activité sont de l’ordre du visible. Du très visible. Du matériel fabriqué pour je crois, nettoyer les retours de terre ramenée des orpailleurs, pour sans doute séparer la matière première voulue de celle à rejeter. 

Des installations en file indienne. Difficile que des autorités locales, toutes confondues, n’en soient pas informées. On pourrait même penser que cela se fait forcément avec un certain aval.

Aval de qui?

Je ne saurai vous le dire. Certainement pas clandestin. Sur ces terrains d’exploitation du minerai, il semblerait qu’il y ait aussi bien des acteurs locaux que des non-locaux pour ne pas dire non-ivoiriens. Ces groupes seraient armés et instaureraient leurs propres règles. D’après les conférenciers, lorsque les populations locales ne sont pas armées, ce sont des groupes que nous appellerons ici étrangers qui étaient les véritables maîtres terriens. 

En usurpation. Une expropriation selon les règles du maquis. Ces expropriations, toujours d’après les conférenciers, se révèleraient plus délicates ou difficiles lorsque les populations locales étaient armées. Imaginez les conflits possibles et leur déroulé. Brrrrrr.... 

J’avoue être resté un peu perplexe quant à la banalisation des armes à feu sur ces territoires du pays. Notre pays. De la part aussi bien des groupes étrangers que des populations locales. Un peu comme on le verrait dans des westerns américains d’époque. La ruée vers l’or avec ses règles particulières. Aucun élément de preuves de ces assertions n’a été cependant fourni aux personnes assistant à la conférence. A priori ce serait un phénomène su de tous. Pas par moi à priori.

Les propos de HKB sur « les ivoiriens qui ne se retrouveraient plus chez eux », d’après les conférenciers faisaient référence à ces expropriations forcées.

Quid de la fraude sur la nationalité ? 

Je n’aurais pas appris grand-chose sur le sujet. Pas d’éléments de preuve fournis. D’après ce que j’ai pu comprendre, il y aurait des dénonciations de l’ONI sur le sujet. J’ai peut-être raté cette partie de l’intervention. Nous le saurons assez vite avec les retours qui seront faits. 

Le PDCI souhaiterait-il remettre en question les accords de la CEDEAO quant à la libre circulation et l’installation des populations étrangères? A priori non. Simplement, le PDCI voudrait un strict respect de ces accords. Je passe volontairement sur les questions relatives aux raisons de ces dénonciations aujourd’hui par le PDCI. Les réponses données étaient d’un grand flou. Politiciennes, je les qualifierai. Me suis éclipsé avant la fin de cette conférence de presse. Nous tournions visiblement en rond sur les raisons véritables de cette convocation de la presse. Pour résumer, le PDCI selon les conférenciers à le droit d’évoquer le vocable « étranger » sans pour autant être taxé de xénophobe ou être accusé de détester les étrangers. 

J’avoue avoir été surpris lorsque Mr Billon a laissé clairement entendre que le gouvernement devrait s’occuper des vrais problèmes des ivoiriens.

L’augmentation du prix de la viande de bœuf, du chômage est... au lieu de vouloir détourner le débat en taxant le PDCI de xénophobe ou nationaliste outrancier, pour résumer. Comme si, le lièvre qu’avait levé le président HKB était de moindre importance.

Permettez-moi de penser qu’une élection présidentielle truffée d’électeurs non nationaux ne paraît pas un simple petit problème.

Il fausse les volontés des nationaux d’un pays. Un pays dans lesquelles il faut une autorisation pour être porteur d’une arme à feu, ne peut logiquement pas laisser des groupuscules s’armer impunément. Il en va de notre sécurité à tous. Je trouve personnellement cette façon de vouloir minimiser ces sujets de la part du PDCI et de ses représentants à cette conférence, un peu incohérente. 

Pour être franc, je suis sorti cette conférence un peu dépitée. Comme si les vraies questions liées à l’acquisition frauduleuse de la nationalité ivoirienne, la sécurité des populations et aux éventuelles propositions du PDCI sur ces sujet, avaient été éludées. 

Pour quelles raisons? 

Insuffisance voire absence de preuves formelles?

Distraction?

Je n’en sais trop rien. Je garde de la part de Mr Billon et accessoirement d’une dame métisse ( casting métis pour casser l’idée d’un nationalisme exacerbé) dont j’ignore l’identité, avec qui se tenait cette conférence, un grand sentiment d’impréparation et d’amateurisme.

Un véritable souci de méthode. Je m’attendais à quelque chose de plus costaud et carré pour un potentiel candidat à la magistrature suprême. Mais bon, ça c’est moi avec mes idées de conférences de presse rondement menées et travaillées de la Maison Blanche ou de l’Élysée. Vues à la télé.

 

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
Connectez-vous pour commenter

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px