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Politique (340)

SORO GUILLAUME ne peut pas et ne pourra jamais ternir l’image du président Alassane OUATTARA

Quand je pense avoir été sanctionné, par mon propre Parti d’alors, le RDR pour avoir constaté un dysfonctionnement de comportement et de discours politique de SORO Guillaume, j’ai très mal à cette injustice qui m’a été infligé par un lynchage sur les réseaux sociaux. 

https://scontent.fabj1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/72725345_1302599953253965_6757127529737224192_n.jpg?_nc_cat=104&_nc_eui2=AeHPCtyAMzu9YhBUjQaIUEw8oMO6XpMrjYpU_SIedM1TzHquqU4mhaR9TGTv-NNHr_0vk0cJZD333xeOSMnffd8HDsqclxlfmerB1Zw6PZUCdg&_nc_oc=AQkAYEEUEAua1dHSFF4jp2CSXhmbX6EP7iSFP--TtEb4z5IqhG0XDslnRytwmPxT6UU&_nc_ht=scontent.fabj1-1.fna&oh=9d5dc8246fef05a976635c12ba81797c&oe=5E5B9964Moi j’assume ma conviction, Je suis un ALASSANISTE RHDP indécrottable, mon seul mentor c’est lui .  Car il est le seul qui a donné fière allure , politique, démocratique, économique, diplomatique à notre PAYS, après le père fondateur du miracle économique et social Ivoirien. ET son travail sera consolidé en 2020 . 

L’ex-Premier ministre et aussi ex-président de l’assemblée nationale, ravale, sa vomissure de rebelle politico-militaire, sa conviction politique , qu’il nous a fait croire contre l’injustice ,pour qu’une partie de la Côte d'Ivoire le soutienne , avec nous à l’extérieur de nos frontières nous lui avons donné son statut de respectabilité, en le soutenant avec conviction.

Et voilà que, pour une ambition surdimensionnée, une ambition précipitée, pour ça il souhaite la chienlit dans notre PAYS.

Pour ça je peux lui garantir son échec dans le dénigrement du Président Alassane OUATTARA sur le plan international, et son échec cuisant, dans son aventure dans l'élection présidentielle en 2020

"Le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat"

Par / SOUMAREY Pierre Aly /  (En l'absence de telles dispositions spéciales et expresses, le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat, dans le sens qu'elle ne s'oppose pas à une nouvelle candidature de sa part. C'est un fait incontestable qui résulte de l'analyse textuelle de la Constitution. Cette approche de la question est soutenue par la théorie selon laquelle la norme la plus récente abroge la plus ancienne. Dès lors, il n'y a plus renouvellement de mandat, mais nouveau mandat. Il peut donc se représenter en 2020 s'il le souhaite. La société Ivoirienne évolue. Ses exigences sont de plus en plus fortes. Cependant, il n'est ni dans l'intérêt des gouvernants qu'un discrédit général frappe les institutions, ni dans celui des gouvernés que l'insécurité gouverne les rapports juridiques. Il n'est pas bon non plus que la Constitution soit toujours au cour des crises en Côte d'Ivoire (insuffisance de clarté, subsistance de conflit entre les normes, pièges et volonté politique d'instrumentalisation). 

Ado peut-il se porter candidat à l'élection présidentielle de 2020? Pierre Soumarey - Publié le: 31-10-2019 - Mise-à-jour le: 31-10-2019 - Auteur: Pierre Soumarey

 *** 1 - L'article 183 relatif à la continuité législative ne fait pas obstacle aux dispositions de la Constitution elle-même. 

 Cet article stipule : «la législation actuellement en vigueur en Côte d'Ivoire reste applicable, sauf l'intervention de textes nouveaux, en ce qu'elle n'a rien de contraire à la présente Constitution ».La conservation par reconduction des lois n'entrant pas en contradiction avec la nouvelle Constitution, ne veut nullement dire conservation des anciennes dispositions constitutionnelles. La Constitution et la Loi appartiennent à des ordres et des domaines différents, consacrés par deux principes, d'une part la hiérarchie des normes qui organise l'état de droit à travers une conception qui hiérarchise les normes, et d'autre part, le principe de constitutionnalité en vertu duquel les dispositions constitutionnelles d'un État constituent la norme suprême au sein de son ordre juridique. Dès lors, les dispositions de l'ancienne et de la nouvelle Constitution ne sont pas concernées par cette disposition finale qui vise expressément dans son objet les Lois ordinaires et uniquement elles. On ne saurait outrepasser cet objet limitatif et précis. En effet, le régime d'éligibilité du Président de la République relève de la Constitution et non de la Loi ordinaire. Son respect obligatoire, s'impose non seulement à tous les sujets de droit (Citoyens, Institutions, Juges) en tant que norme au-dessus de toutes les normes dans la hiérarchie des normes, mais aux autres normes qui viennent y puiser leur légalité. Elle établit les règles qui organisent les Institutions, dont celle du Président de la République et de l'État. Or, la Loi visée par l'article 183 n'a pas compétence dans ce domaine. Dès lors, pour examiner cette possibilité d'un troisième mandat, il nous faut recourir au principe de la continuité de l'État, autrement dit aux matières traitées par la Constitution, à savoir l'organisation des pouvoirs, des institutions et de l'État. Il est convient enfin d'observer qu'en en adoptant par absurde l'argument d'un obstacle découlant de l'article 183, il est stipulé que dans le cas d'une intervention d'un texte nouveau, contraire au texte ancien, la continuité disparaît au profit du nouveau texte. Dès lors, nous avons affaire à l'entrée en vigueur d'un nouveau texte autonome, qui ne saurait être lié à l'ancien. C'est précisément le cas d'espèce puisque les conditions d'éligibilité du Président de la Républiques sont totalement différentes des dispositions précédentes : « ...Il choisit un vice-Président de la République, qui est élu en même temps que lui. Le candidat à l'élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine.». Aucune de ces dispositions de l'article 55, n'est identique à celles de l'article 35, qu'il remplace dans l'ancienne Constitution. Elles ne sont pas substituables. Dès lors, l'alinéa 1, ne saurait suffire pour s'en prévaloir au titre d'un prolongement ou d'une reconduction des effets de l'ancienne Constitution.

2 - La Constitution de 2016 instaure un nouvel ordre juridique qui s'oppose à la continuité de l'ancien ordre. 

 « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct . Il n'est rééligible qu'une fois... ».Les dispositions de l'ancienne Constitution auront produit tous leurs effets et seront sorties de notre ordonnancement juridique en 2020. Autrement dit, elle ne sont plus aptes à en produire d'autres. Nous sommes dans la théorie selon laquelle la nouvelle norme abroge l'ancienne. La nouvelle constitution formellement adoptée par voie référendaire, conformément aux modalités prévues par l'ancienne Constitution au regard des matières qui y sont traitées (élection du Président de la République) ne saurait être une nouvelle constitution au sens matériel du terme, si toutes ses dispositions n'étaient pas effectivement appliquées. Or, elle est la volonté du constituant originaire, le seul organe dans une République, qui a compétence constitutionnelle. Autrement dit, aucun individu, aucune section du peuple, aucune Institution, ne peut aller contre la volonté du peuple, pris dans son ensemble , telle que exprimée à travers le corps électoral. Il y a eu changement formel du texte constitutionnel et non modification, dès lors, celui-ci entraîne un changement dans son application conformément aux nouvelles dispositions qu'il contient. Or, celles-ci disent clairement dans le régime d'éligibilité et inéligibilité du Président de la République, que celui-ci peut prétendre à deux mandats, sans prononcer d'exclusion ou de limitation ou encore de disqualification, par référence aux éventuels mandats qu'il aurait pu exercer antérieurement ou qu'il a effectivement exercé au titre de l'ancienne Constitution. 

3 - Le silence du régime d'éligibilité et inéligibilité et la portée des dispositions de l'Article 55. 

 L'article 55 est une disposition normative impérative et expresse, dont la « juridicité » et le caractère obligatoire ne sont point discutables. Dès lors, nous devons strictement nous en tenir à son énoncé, pour éviter de se retrouver dans le champ de l'indétermination. La Méthode consistant à interpréter le silence de cet article sur le passé (ordre juridique appartenant à l'ancienne Constitution) est un raisonnement juridique basé le plus souvent sur la subjectivité du sujet, plutôt que sur l'objectivité matérielle du texte. Il n'obéit pas à la rationalité juridique. Il ne s'agit pas de susciter, dans la mesure du possible, une adhésion à telle ou telle vision ou compréhension, mais de respecter tout simplement les termes univoques d'un texte explicite de caractère obligatoire. La question juste et rationnelle est: que dit exactement les textes ? Il ne s'agit ni d'opinion, ni de réaction, encore moins de sentiment et de souhait, mais de faits, seulement de faits.On peut lui opposer le principe de clarté, dont le défaut peut créer un désordre normatif, une crise socio-politique et une menace pour l'état de droit, en raison d'une crise de confiance institutionnelle et une crise de la loi. C'est la qualité de l'écriture du texte qui est en cause, mais pas la possibilité de briguer un troisième mandat. Il ne faut pas se tromper de débat. La critique doit porter sur un point de nature totalement différente : l'insuffisance du texte. En effet, celle-ci n'édicte pas dans ses conditions d'éligibilité et d'inéligibilité, ni que les personnes qui ont bénéficié précédemment de deux mandats continus, ne sont pas éligibles, ni qu'il est impossible pour une même personne d'assurer successivement sans discontinuité, plusieurs mandats au-delà de deux mandats. Il n'y a donc aucun rapprochement direct, aucun pont entre les deux normes sous cet angle. Elles sont totalement indépendantes, parce que la nouvelle norme ne prend nullement en compte le passé. Elle ne s'y réfère pas, et ne l'évoque aucunement. Autrement dit, elle ne se préoccupe pas de savoir si les candidats ont exercé ou pas plusieurs mandats sous la régime de l'ancienne norme, et les traite tous à égalité sans distinction. Dès lors, cette carence est confortée par la levée de la limitation d'âge, qui ouvrent de plus fort les portes à une nouvelle candidature du Président OUATTARA. Cependant qu'en est-il dans le régime transitoire ?   

4 - Le silence du régime transitoire et la règle de la continuité de l'État. 

Les dispositions transitoires ont vocation à remplir un double rôle : organiser la rupture entre l'ancienne norme et la nouvelle norme et garantir la sécurité juridique. On ne se débarrasse jamais de manière totale, des sédiments de l'ancien ordre juridique, dont hérite le nouvel ordre qui lui succède. Il existe un cordon ombilical, des passerelles, des amortisseurs dont les modalités sont organisées par la norme transitoire pour assurer le continuité de l'État sans bouleversement et sans friction . C'est la règle de la continuité de l'État.  Le régime transitoire a pour fonction d'assurer en amont la résolution des conflits qui pourraient apparaître dans le temps, du fait de l'existence de deux normes contradictoires ou concurrentes, et de résoudre les problèmes qui pourraient surgir du fait de la succession des ordres ou qui relèvent d'une situation exceptionnelle liée à l'un des ordres. C'est le cas de l'amnistie de la rébellion dans l'ancienne Constitution. Il existe plusieurs théories pour résoudre les conflits qui peuvent surgir lorsque deux normes portant sur le même objet, entrent en compétition ou s'excluent mutuellement. Or, on n'est pas en face d'un conflit entre normes, ni en face d'une rupture brutale de normes. Dès lors, le régime transitoire n'a pas jugé utile d'organiser la succession des normes, considérant qu'il sortait du champ traditionnel de son rôle. Il peut lui être reproché d'avoir omis de le faire, car il aurait pu ou du préciser, c'est selon, par exemple, que compte tenu que le mandat présidentiel issu de l'ancienne norme a été renouvelé, dans des termes identiques à celles de la nouvelle norme, qui prévoient toutes les deux la même limitation, il sera considéré exceptionnellement que celui-ci ayant consommé le bénéfice des dispositions de l'ancienne norme, qu'il ne serait pas équitable et conforme à la volonté populaire, qu'il puisse en bénéficier une seconde fois au titre de la nouvelle. Dès lors, la limitation prévue dans la nouvelle norme, s'applique à lui dans les mêmes conditions que l'ancienne. Peu importe la formulation ou la terminologie utilisée, c'est l'esprit et la portée qui importent ici.

Conclusion   En l'absence de telles dispositions spéciales et expresses, le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat, dans le sens qu'elle ne s'oppose pas à une nouvelle candidature de sa part. C'est un fait incontestable qui résulte de l'analyse textuelle de la Constitution. Cette approche de la question est soutenue par la théorie selon laquelle la norme la plus récente abroge la plus ancienne. Dès lors, il n'y a plus renouvellement de mandat, mais nouveau mandat. Il peut donc se représenter en 2020 s'il le souhaite. La société Ivoirienne évolue. Ses exigences sont de plus en plus fortes. Cependant, il n'est ni dans l'intérêt des gouvernants qu'un discrédit général frappe les institutions, ni dans celui des gouvernés que l'insécurité gouverne les rapports juridiques. Il n'est pas bon non plus que la Constitution soit toujours au cour des crises en Côte d'Ivoire (insuffisance de clarté, subsistance de conflit entre les normes, pièges et volonté politique d'instrumentalisation). En conséquence, la Constitution et les lois qui en découlent pour en assurer l'expression, doivent avoir pour vocation première d'enregistrer et de traduire la volonté nationale, en l'encadrant et en la codifiant fidèlement, pour éviter de renforcer le fossé entre la société politique et le peuple ou de creuser davantage le décalage entre la mentalité ou l'opinion majoritaire de la société et les lois qui la gouvernent. Pareille situation ne peut que déboucher sur des tensions sociales et politiques que le droit ne sera plus en mesure de résorber, en raison des inadéquations précitées. Mais alors pourquoi présumer de la volonté populaire ? Comment la mesurer et l'exprimer, sinon en lui donnant à nouveau la parole en 2020, pour lui permettre de préciser sa volonté dans l'urne. Si le peuple ivoirien dans sa majorité veut du Président Ouattara il votera pour lui, s'il n'en veut plus, il ne votera pas pour lui. Le suffrage universel est la seule source du pouvoir, et non le Droit, comme on a pris la mauvaise habitude pour y accéder ou le conserver en Côte d'Ivoire.

SOUMAREY Pierre Aly

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara,"

LE MINISTRE MAMADOU SANGAFOWA COULIBAL Le jugement de l’histoire qui est le plus implacable, pour qu’il soit complet, il importe que les chantiers en cours soient conduits à leurs termes et que ceux achevés soient consolidés.
Monsieur le Ministre, c’est en cela que nous voudrions compter sur vous. Vous qui, fort heureusement, bénéficiez en ce moment d’une totale confiance du Président de la République et du Premier Ministre, aurez certainement les coudées franches pour accélérer la mise en œuvre de ces différents chantiers et consolider les acquis.

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Il s’agit de manière générale, du suivi de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole -PNIA2 et plus spécifiquement:
- de la mise en œuvre du projet structurant des agropoles qui couvre tout le pays ;
- de la Bourse des Matières Premières Agricoles dont nous avions prévu, sous l’égide du Président de la République, l’ouverture en Avril prochain ;
- du projet de mécanisation accélérée de notre agriculture dont le lancement est prévu, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, au prochain SARA avec la mise à disposition des filières de tracteurs ;
- de l’accélération de la mise en œuvre de la politique foncière rurale, maintenant que la loi sur le foncier rural a été modifiée, le cadre institutionnel réformé pour faciliter sa mise en œuvre et que les financements sont disponibles ;
- du projet SOJA en cours dont l’inauguration était prévue le week-end prochain ;
- du projet de réforme structurant de notre système de formation professionnelle agricole comportant des fermes du futur pour l’avènement d’une nouvelle génération de producteurs. Monsieur le Ministre,
La liste est loin d’être exhaustive.

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais je voudrais aussi compter sur la disponibilité de tout un chacun, de tous les agents de la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Car, c’est ensemble dans un esprit d’équipe et de collaboration franche que nous allons travailler, afin de toujours maintenir haut le niveau de l’agriculture dans la création de la richesse du pays.

Je ne suis certes pas ingénieur agronome, mais j’ai la chance de connaître le milieu agricole parce que, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, je suis fils de planteur et j’aime particulièrement le contact avec le milieu rural et agricole. 

Notre devoir est de réussir, nous avons un objectif bien précis. Nous devons nous mettre au service de tous les paysans de Côte d’Ivoire, afin de leur permettre de connaître un lendemain meilleur. Nous allons y travailler pour y arriver, j’en suis persuadé, parce que nous en avons la volonté et parce que le soutien du Président de la République et du Premier Ministre nous sont acquis.

C’est sur cette note d’espoir que je voudrais clore mon propos en réitérant, une fois de plus, mes remerciements au Ministre Mamadou Sangafowa, pour le travail abattu, ainsi qu’à la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Je vous remercie !

Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. / "Pour en faire quoi ? "Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère".

Par Venance KONAN " 20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple."

« Mettez-vous à ma disposition » avait-il exigé de son peuple le 7 décembre 1993, lorsqu’il accéda au pouvoir suprême. Non, ce n’était pas à lui de se mettre à la disposition de son peuple mais le contraire. Le pouvoir, il n’avait pas fait beaucoup d’effort pour l’avoir. Il s’était juste contenté d’attendre qu’il tombe entre ses mains. N’était-il pas l’héritier ? N’avait-il pas attendu treize longues années ? Et vous auriez voulu qu’il se mette à la disposition de son peuple ? Le peuple se mit donc à sa disposition et il régna en héritier, c’est-à-dire avec désinvolture. Il cassa la maison de son prédécesseur et la transforma pour s’y installer. Alors, avec la même désinvolture, il perdit le pouvoir un jour de ripailles. Alors que sa soldatesque en colère faisait tonner les armes dans sa capitale, il choisit d’aller faire bombance dans son village à la veille de la fête de la nativité. Il ne passa qu’une nuit, la dernière de son règne, dans son nouveau palais.

20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple. Dans un pays où l’on croit qu’un pasteur peut ressusciter un mort, l’on peut tout à fait à 86 ans être l’espoir d’un peuple dont la majorité a moins de 30 ans. Il veut donc reprendre le pouvoir qu’il a imprudemment laissé filer entre ses doigts il y a 20 ans. C’est qu’il doit terminer le tunnel qui devait relier sa maison du village à celle de la ville. 20 ans que cela attend d’être terminé. Tout comme le palais des congrès inachevé de son bel hôtel qui se languit aussi depuis 20 ans. On avait commencé à creuser et à bétonner. L’on avait aussi posé les marbres du palais des congrès. Et puis ce funeste coup d’Etat du zozo est venu transformer les carrosses en citrouilles.

Il a patienté vingt ans. Et cela suffit maintenant. Car malgré les progrès de la médecine, le temps est en train de faire son œuvre. L’année prochaine est la dernière occasion pour pouvoir achever le tunnel et le palais des congrès. Sans oublier les villas des parents paysans des villages du royaume ancestral. Ne recevait-il pas assez d’honneurs de la part de celui qu’il avait contribué à couronner ? Si, mais il préfère être celui qui distribue les honneurs et les maroquins. Pas celui qui reçoit. Il est quand même prince et il a suffisamment rongé son frein comme ça.

L’année prochaine devrait être « l’année de son année » comme dirait le vieux de Mênêkrê. Il gagne ou il gagne. Tchoco-tchoco ! Alors, il ne lésine devant aucun moyen. Il faut se mettre à deux pour gagner dans ce pays ? Gbagbo mon frère, viens dans mes bras ! N’est-ce pas que tu as fait plus de 46% en 2010 ? Donne les moi et en échange je te donnerai quelques strapontins et honneurs. Tu seras l’un de mes suiveurs. Tu le sais bien, je n’ai pas d’amis, je n’ai que des suiveurs. Tu seras mon chef suiveur. Tu pourras amener ton Blé Goudé. Il aura lui aussi son strapontin et sera l’un de mes petits suiveurs. Soro, viens aussi dans mes bras et suis-moi. A trois c’est encore mieux. Je t’aime Soro, puisque tu n’aimes plus l’autre, mon ancien petit frère qui a osé ne pas vouloir me soutenir pour que je reprenne mon héritage. Je le renie. D’ailleurs je l’ai débaptisé. Voilà ! Je lui ai retiré le joli nom qu’on lui avait donné autrefois. Ouatra il est, Ouatra il restera.

 Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. Pour en faire quoi ? Je vous l’ai dit plus haut. Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère. Mais comment parvenir à nouveau à ce pouvoir que l’ancien petit frère n’a pas voulu lui servir sur un plateau comme la première fois ? Les élections, c’est toujours risqué. L’idéal, c’est qu’il n’y en ait pas. Pourquoi pas une bonne transition où les cartes seront redistribuées ? Alors, on commence par récuser la Commission électorale. Quoiqu’il fera, on ne l’acceptera jamais. On fera des marches, ici, en Europe, partout, et on fera tout ce qu’il faut pour qu’il n’y ait pas de Commission électorale. En tout cas pas la sienne. Le président de la Commission de l’Union africaine le félicite ? O honte sur lui ! Honte sur quiconque soutiendrait cette Commission électorale ! Ce n’est qu’un début. Vous allez voir ce que vous allez voir.

Venance Konan

BEOUMI / Docteur SARAKA, le Lion de BEOUMI fait tomber la citadelle Kodè au RHDP

Dans le cadre de la grande mission initiée par le RHDP de la région du Gbèkè, Docteur Saraka Konan Adolphe, PCA de l’ARRE et par ailleurs, Membre Fondateur, Membre du Conseil Politique et Coordonnateur Régional Associé du RHDP du Gbèkè a sillonné les villages pour aller rencontrer ses parents Kodè des Sous-préfectures de Kondrobo, Andokékrénou et Béoumi les 16, 17 et 18 Août 2019 afin d’échanger avec eux sur les réalités de leur vécu et sur le RHDP. 

EX DEPUTE / Docteur Saraka Konan Adolphep (photo d'archive)

Les différentes rencontres ont enregistré la présence effective des chefs, des présidents de jeunes, des présidentes de femmes et des populations des villages desdites Sous-préfectures. 

En introduction de chaque rencontre, le Docteur Saraka Adolphe a précisé : « je suis venu devant vous aujourd’hui, sur instruction du Président de la République son Excellence Alassane Ouattara, du Président du RHDP, pour vous dire son Yako, sa compassion suite aux évènements malheureux survenus au mois de mai dernier et surtout échanger avec vous sur le RHDP et également recueillir vos difficultés et vos besoins pour les lui transmettre ». De Kondrobo à Béoumi, passant par Andokékrénou, les besoins et attentes des populations sont réels mais surtout identiques et se résument aux infrastructures essentielles de base, à savoir les constructions de châteaux d’eau, de centres de santé, d’écoles primaires, de collèges de proximité et surtout d’électrifications villageoises. 

Je constate que le président Alassane Ouattara et le RHDP ont électrifié 61 des 80 villages des trois sous-préfectures de Béoumi ; Comment peut-on trouver solutions à toutes vos difficultés et préoccupations évoquées, si nous ne réfléchissons pas ensemble pour nous déterminer sur la voie que je vous propose a demandé Docteur Saraka Adolphe à ses parents ? 

« Pour moi, dira-t-il, il est maintenant temps que le peuple Kodè pense au développement de son département car le RHDP est l’océan dans lequel affluent les fleuves et les rivières. Une digue sur une rivière n’empêchera l’océan d’étendre son envergure. Si telle est que notre volonté est le développement de Béoumi, n’avons-nous pas l’obligation de nous inscrire dans la vision du président Alassane Ouattara avec le RHDP qui fait ses preuves par la réalisation de nombreuses et grandes infrastructures modernes et criardes depuis 2011, à travers tout le pays ?»

Puis de rappeler avec émotion, cet épisode douloureux de l’histoire politique de Béoumi à ses parents en ces termes : « le peuple Kodè a été délaissé du développement de la Côte d’Ivoire depuis toujours parce que taxé de progressiste et non aux côtés du PDCI-RDA en ses débuts. Réfléchissons !»

C’est pourquoi je vous demande, conclura-t-il, de nous engager tous ensemble et dès maintenant aux côtés du Président Alassane Ouattara et du RHDP pour tracer les nouveaux sillons de développement de la côte d’Ivoire nouvelle et de Béoumi en particulier, en restant toujours sur les traces d’Houphouët-Boigny. Par des applaudissements nourris, toutes les populations rencontrées lui ont témoigné leur soutien effectif pour le RHDP. Elles ont salué et remercié vivement le Président Alassane Ouattara et son Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et encouragé leur fils de renouveler cette initiative.

Il est à noter pour la circonstance que la délégation qui accompagnait le Docteur Saraka était composée de Konan Germain dit Trankpa ex député suppléant, Nzi Sébastien, Yao Samuel dit Gnaklé, Mathias Gossé, Kouassi Norbert, M’Bra Marcel, Addih Bénoit, Guédé Gba Jeannot et le Député Yao, tous membres des instances du RHDP.

Par : Venance KONAN / L’art de mal poser les problèmes "On a vu ce que ce genre de propos a produit en Afrique du sud où de véritables pogroms ont été organisés contre les étrangers africains, accusés de tous les maux qui minent le pays de N Mandela"

Mon premier reportage sur l’orpaillage en Côte d’Ivoire date de 1994. C’était dans les environs d’Odienné. Un peu avant cela, j’en avais réalisé un au Burkina Faso.

Depuis cette date il y a eu beaucoup de reportages sur l’orpaillage dans nos journaux. Ces dernières années, Fraternité Matin a consacré de nombreuses pages à cette activité qui est source de nombreux problèmes dans nos régions.

Non seulement elle détruit les terres agricoles, pollue les cours d’eau, mais elle entraîne aussi dans son sillage la prostitution et toutes sortes de criminalités. Dans la région de Daoukro par exemple où cette activité est très présente, de nombreux cas de viols et d’agressions sur les biens des populations sont régulièrement signalés. Et il est vrai qu’il y a beaucoup d’armes sur les sites d’orpaillage. Là où l’on cherche de l’or, il y a toujours des aventuriers et des armes, sous tous les cieux. Parce qu’il y a toujours des personnes qui veulent voler leur or à ceux qui en trouvent, et ces derniers ne veulent pas se laisser voler.

 Le phénomène de l’orpaillage existe partout où l’on soupçonne la présence de l’or, à savoir, dans notre région ouest-africaine, au Burkina Faso, au Mali, en Guinée, au Ghana, partout.

 Les différents reportages que nous avons réalisés sur ce sujet visaient à attirer l’attention, non seulement de nos autorités, mais aussi des populations et des forces de l’ordre qui souvent, pour un peu d’argent, se rendent complices de ces orpailleurs.


Peut-on pour autant dire que des personnes ont fait venir ces orpailleurs pour préparer un hold-up sur la Côte d’Ivoire, une guerre ou quelque chose de ce genre ?

C’est à voir. Doit-on en parler ?

 Bien sûr ! Mais sereinement.

 Y a t-il un trafic sur les pièces d’identité ivoiriennes ?

De nombreux journaux en ont plusieurs fois fait état. Et depuis très longtemps. Depuis la réinstauration du multipartisme pour être plus précis.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avait été accusé d’organiser ce genre de trafic lorsqu’il était au pouvoir, et aujourd’hui c’est au tour du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qui est au pouvoir d’en être accusé. Il est certain qu’en raison de nos mentalités, de certaines tracasseries policières et du sésame que la nationalité ivoirienne représente dans de nombreuses situations, on ne peut douter qu’il existe un tel trafic.

 Cela se passe-t-il seulement à Abobo ?

 On peut en douter. Est-ce pour fausser nos futures élections ?

 La question alimente beaucoup de fantasmes. Mais un observateur a fait remarquer que depuis que l’on agite le chiffon rouge des étrangers qui s’enrôleraient sur nos listes électorales, on n’a pas constaté un accroissement significatif des électeurs au fil de nos différents scrutins. Selon lui, si des gens cherchent à acquérir illégalement la nationalité ivoirienne, c’est surtout pour circuler et vivre sans subir des tracasseries, pour des raisons administratives ou économiques, ou simplement pour émigrer.

 Mais il n’est pas impossible que des fraudeurs participent aussi à nos élections. Doit-on en parler ?

 Bien sûr ! Mais sereinement.

 Il y a aussi la très vieille question des travailleurs étrangers dans nos plantations. Cette question a été le sujet de trois de mes livres, à savoir « Robert et les Catapila », publié en 2005, « les Catapila ces ingrats » et « Catapila chef du village » qui a obtenu le prix Rabelais en France. La question des terres ne concerne pas que les étrangers.

 Elle touche aussi aux relations entre Ivoiriens ayant émigré dans certaines parties du pays et populations du terroir. Elle provoque régulièrement des conflits parfois meurtriers entre populations dites autochtones et celles appelées allogènes ou allochtones. Tous les pouvoirs depuis Houphouët-Boigny ont tenté de trouver des solutions définitives à ces conflits, mais le problème persiste.

 Y aurait-il actuellement des étrangers qui tenteraient d’arracher leurs terres à des Ivoiriens en les agressant ?

 C’est à voir. Doit-on en parler ?

 Bien sûr, mais sereinement.

Lorsque dans un discours de quelques minutes l’on aligne les problèmes évoqués plus haut les uns après les autres en accusant à chaque fois les étrangers, et que l’on conclue que tout est fait pour que les Ivoiriens se sentent étrangers chez eux, on veut clairement livrer les étrangers à la vindicte populaire.

 On a vu ce que ce genre de propos a produit en Afrique du sud où de véritables pogroms ont été organisés contre les étrangers africains, accusés de tous les maux qui minent le pays de Nelson Mandela.

On en a vu un aspect dans notre pays durant la crise postélectorale de 2010-2011. Nous avons eu beaucoup de chances à cette époque. Il n’est pas certain qu’une seconde chance nous soit accordée si nous embouchons à nouveau la même trompette qui nous avait conduits à cette situation. Mais ce qui est intéressant à noter est que celui qui boit du petit lait en ce moment est le Front populaire ivoirien (FPI). Pendant qu’il tente de résoudre ses contradictions internes, à savoir les dissidences et antagonismes entre différents courants (courant Affi, courant Assoa Adou, courant Simone Gbagbo, courant Don Mello qui pointe le bout du nez), les palabres entre les différents foyers du grand chef, la question de son retour, le FPI a trouvé quelqu’un pour porter son message.

« Comme tu es très occupé et que je tiens à faire alliance avec toi, prête moi ta palabre. » C’est ce que le PDCI semble avoir dit au FPI. Et ce dernier compte les points en soufflant de temps en temps sur les braises allumées par le PDCI.

 En attendant de ramasser la mise. Le PDCI n’a pas encore compris que si le FPI l’aide à faire tomber le pouvoir actuel, ce ne sera certainement pas pour l’y installer. Affaire à suivre.

Venance Konan

Par / Pierre Aly SOUMAREY : Le PDCI de DAOUKRO (celui-ci n’a plus rien à voir désormais avec le PDCI-RDA d’Houphouët-Boigny dont il a trahi les principaux idéaux)

« Les derniers propos du Président Henri Konan Bédié interpellent notre conscience collective. »

J’ai longtemps hésité à réagir aux derniers propos du Président Bédié, parce que je ne souhaite pas participer à leur publicité. J’avais déjà dit précédemment qu’il s’était discrédité moralement et disqualifié politiquement en laissant prospérer au sein du PDCI de Daoukro (celui-ci n’a plus rien à voir désormais avec le PDCI-RDA d’Houphouët-Boigny dont il a trahi les principaux idéaux) un ensemble de discours de forme ethno-nationaliste, xénophobe et populiste.

Par ce silence approbateur et cette attitude compromettante, on pouvait le soupçonner d’adhérer à nouveau à la version politique de l’idéologie ivoiritaire dont il est l’initiateur du reste. Finalement, l’histoire le rattrape, en confirmant par des actes de langage positifs sa position à travers ses dernières déclarations. Emmuré dans un système de pensée qui s’oppose au rassemblement de tous les fils de la Côte d’Ivoire et dessert la paix, contrairement à l’humanisme social et à la philosophie politique du Président Houphouët-Boigny, le Président Henri Konan Bédié se trompe d’époque, de stratégie et de vision.

L’idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes ethniques en Côte d’Ivoire suivant l’antériorité de leur implantation sur son territoire, nie la dynamique de l’histoire des migrations et la sociologie de la carte culturelle des populations qui le peuplent, en la fixant artificiellement à la post-colonialité, aux seules populations présentes sur le territoire conformément au tracé des frontières coloniales, au moment du transfert des compétences de “souveraineté” auxdites populations (accession à l’indépendance). Cette compréhension est d’une part erronée, car l’histoire ne se fige pas à cette date, elle ne s’arrête pas à cet instant, et d’autre part, dangereuse, parce qu’elle inspire un comportement de mépris à l’endroit de certains groupes ethniques venus tardivement sur son territoire et nourrit un complexe de supériorité chez d’autres, alors qu’en réalité il n’en est rien objectivement sur un plan strictement scientifique.

Ce concept globalisant mal fondé, mal compris et surtout instrumentalisé par des politiques faillis, peut conduire des esprits faibles, ignorants et haineux, dans un pays comme la Côte d’ivoire, où le taux d’analphabétisme est encore très élevé (43 %) à fabriquer des préjugés, des stéréotypes et des rumeurs défavorables à l’égard des étrangers internes (allogènes) et externes (extra-nationaux), sur la simple base d’une différence de mœurs, d’appartenance politique, d’origine géographique, d’époque d’installation, ou encore d’une homonymie lexicale de patronymes, alors que la notion de nationalité est exclusivement juridique et que la notion d’identité est strictement culturelle.

L’identité d’un individu est celle définie sur sa Carte d’Identité Nationale, selon les mentions qui y figurent, et rien d’autre, et le caractère commun de toutes ces individualités est d’abord la nationalité Ivoirienne. Le lieu géographique de naissance (village comme on dit chez nous) et la filiation (de père et de mère ivoiriens) sont secondaires, pour parvenir à définir la nationalité d’un individu. (Exemple BOLI Basile, est né à Abidjan, appartient à l’ethnie Béthé, mais est Français).Toute autre définition de l’identité ivoirienne est inopérante, et le Code de la Nationalité, voté par la représentation nationale, prévoit plusieurs conditions et modes d’acquisition de la Nationalité.

Dès lors, les critères xénophobes de la nationalité sont très restrictifs, réducteurs et déformateurs de la réalité. Toute autre démarche constituerait la négation des autres liens (juridiques, culturels, géographiques et historiques) que nous pouvons avoir en commun avec ces personnes stigmatisées d'”étrangers”, et nierai notre histoire commune avec des peuples voisins, qui ne formaient naguère qu’une seule entité socio-culturelle. Exemple: un mongole d’origine mongolienne par filiation, né en Côte d’Ivoire, n’ayant du reste rien à voir avec la Mongolie, qui a acquis la nationalité ivoirienne, et qui a pour univers culturel et pour cadre de vie la Côte d’Ivoire, est Ivoirien au plan juridique, culturel, géographique et de son histoire, de notre histoire commune avec lui. 

Exemple Sam l’Africain, Barack Obama de père Kenyan, hier Duvallier en Haïti d’origine martiniquaise, ou encore plus près de nous, le nouveau ministre de la forêt du Gabon, Lee White, britannique d’origine, naturalisé gabonais en 2008. Nous avons changé d’époque et de monde. De nombreux Ivoiriens ont la nationalité d’autres pays. D’où nous vient notre réticence aux évolutions du temps, notre volonté passéiste et d’immobilisme.

De la même manière, le Baoulé en pays Wê n’est pas étranger, pourtant il connait aussi des conflits fonciers. Le Wê en pays Sénoufo n’est pas étranger, et vice versa et ainsi de suite. Un Coulibaly, un Koffi, un Doh ont des patronymes qu’on retrouve dans des pays voisins parce qu’ils ont la même histoire, la même culture, et peut-être la même origine lointaine. Il n’y a pas de début absolu en matière de migration et les peuplements se font à raison de ce mouvement continu. Preuve les Yacouba (venant de YACUB en langue sémitique, pour dire JACOB) ont une origine juive, en tant que afro-descendant de la tribu des Dan (dannite) ou encore l’existence d’une diaspora Africaine ou des Ivoiriens de l’étranger.

Au plan sociologique le concept de l’ivoirité dans sa version politique et populiste, est pernicieux et xénophobe en considération de son discours implicite et de son influence sur les instincts grégaires, qui tend ” …à désigner de façon injustifiée l’étranger comme un problème, un risque ou une menace pour la société d’accueil et à le tenir à l’écart de celle-ci, que l’étranger soit au loin et ou susceptible d’y venir, ou y est déjà arrivé ou encore y soit depuis longtemps installé” (J. Valluy, “Rejet des exilés – Le grand retournement du droit de l’asile”, Éditions Du Croquant, 2009. P. 2.).

Autrement dit, ce discours véhicule techniquement dans le subconscient collectif des représentations implicites, des associations, des imaginaires et une charge psychologique qui entrainent des préjugés négatifs (idées d’agression, de dépossession, d’envahissement et de criminalité), des discriminations dans les actes quotidiens de la vie communautaire nationale (conflits inter-communautaires, réticences à des unions), des accusations infondées ( exemple il y a des Ivoiriens impliqués dans les activités clandestines de l’or et du diamant, en tant qu’acteurs et complices). 

En effet, cette situation est grave lorsque de tels discours sont tenus par des partis de gouvernement, des élites morales et intellectuelles, des leaders politiques et d’opinion dans un pays. Lorsque l’ethno-nationalisme et la la xénophobie deviennent les éléments centraux d’un discours politique, de la vie nationale, ils ouvrent la perspective d’un programme gouvernemental, plus ou moins avoué à mettre à place dans l’éventualité d’une élection gagnante. 

L’histoire nous a démontré l’existence effective de ces “pratiques et attitudes” en Côte d’Ivoire, sous différents gouvernements, notamment sous celui du PDCI de Daoukro et du FPI, aux fins d’un succès populaire, de conquérir ou de conserver le pouvoir. L’ostracisme et la catégorisation ethnique qui en découlent s’accompagne d’une dévalorisation symbolique des populations concernées. Ce sont celles-ci qui ont été contestées et ont permis à la révolte qui en a résultée de s’organiser sous la forme d’une rébellion armée. Ensuite, nous avons fait rentrer dans le champ politique toutes sortes de justifications intellectuelles et théoriques, pour tenter de justifier l’injustifiable, mais le tort était hélas déjà fait. 

C’est pourquoi nous ne devons pas jouer avec le feu, sinon les phénomènes dénoncés par le Président Bédié (l’orpaillage clandestin avec toute son économie mafieuse, ses méfaits sur les mœurs, l’écologie et la santé publique; ainsi que la fraude à la nationalité avec sa corruption, son commerce lucratif et ses implications politiques) sont réels, mais ne datent pas d’aujourd’hui, ni de 2011.

Pourquoi ne les a-t-il pas combattu ainsi que ses “alliés” d’aujourd’hui quand ils étaient au pouvoir ?

Pourquoi ne les a-t-il pas dénoncé quand il était le tout-puissant PCA du pays et au RHDP ?

Qu’est-ce qui explique objectivement que c’est toujours dans certaines configurations socio-historiques, socio-politiques, seulement que la xénophobie réinvestit le registre du langage politique ivoirien et tend à redevenir le point focal de la vie politique ?

Deux choses : la manipulation et la mauvaise foi.

Ces phénomènes sont plus complexes qu’il ne les décrit et ne sont pas le fait uniquement de l’étranger.

Pour finir avec cette thématique frelatée de l’ivoirité, il faut dire la nouvelle version politique qu’il introduit en cette circonstance, a le mérite de faire se rencontrer, frères jumeaux, le PDCI de Daoukro et le FPI-Canal historique. C’est une ligne de démarcation et un programme commun. 

Pour revenir à l’aspect juridique, qui me paraît essentiel dans le traitement de cette affaire, le Président Bédié affirme au moins cinq choses dans sa déclaration :

1) – L’entrée clandestine et le stockage d’armes de guerre sur le territoire national. 

2) – La volonté des étrangers de déposséder les Ivoiriens de leurs biens, notamment de leurs terres

3) – La distribution frauduleuse et massive de la nationalité à des non ayant-droits.

4) – La complicité ou l’implication du Gouvernement dans l’accomplissement de ces actes faisant courir un risque et une menace à la communauté nationale.

5) – L’invitation lancée aux Ivoiriens de ne pas accepter cela et de se tenir prêt à se mobiliser et à répondre à ses mots d’ordre le moment voulu, pour un soulèvement populaire en vue d’un changement par la force et le désordre public.

Premièrement, les propos xénophobes sont constitutifs d’une violation des droits de l’homme et réprimés, comme tels au même titre, que les attitudes racistes et discriminatoires, par la Loi Ivoirienne qui interdit toute forme de discrimination fondée sur la race, le sexe, la religion, l’origine ou l’ethnie (Cf. Constitution Art.4, mais également l’Art. au regard la reconnaissance de la personnalité juridique des individus. 

Par ailleurs, la déclaration et le programme d’action de Vienne admis par l’Assemblée générale des Nations unies en 1993, au visa de son Article 15, indique que « Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales sans distinction aucune est une règle élémentaire du droit international en la matière. Dès lors, l’éradication de ces comportements et propos est une tâche prioritaire de la communauté internationale qui invite instamment tous les gouvernements nationaux à prendre des mesures fermes et efficaces pour les prévenir et les combattre. 

A ce titre le Président Bédié, contre qui je ne nourrit aucune hostilité, devrait faire l’objet d’une procédure compte tenu de son statut, visant à l’entendre sur la responsabilité pénale des propos qu’il a tenu.

Deuxièmement, dans la mesure où les faits visés dans la déclaration du Président Bédié sont passibles de sanctions judiciaires de la part des commettants et de leurs complices, il s’agirait de dénonciations calomnieuses, si les faits étaient totalement ou partiellement inexacts.

Dès lors, le Gouvernement doit inviter l’intéressé à démontrer la véracité de ses déclarations, sous peine de plainte et de sanction, fusse-t-elle symbolique.

On ne peut pas accuser un Gouvernement de faits aussi graves sans en avoir la moindre preuve, et le Gouvernement ne peut pas se contenter seulement de taxer l’intéressé de xénophobe, sans s’expliquer sur l’inexactitude des faits qui lui sont reprochés, ou plus exactement sans démontrer à l’opinion publique, qu’il combat ces phénomènes et n’y est nullement associé, de près ou de loin. 

Troisièmement, l’incitation à la haine et au trouble à l’ordre public sont condamnés par notre Code Pénal. Certaines personnalités ont été poursuivies pour ces motifs.

La loi n’étant pas individuelle, sélective et variable, il convient de la mettre en œuvre dans le cas qui nous occupe. Il faut des symboles forts et des signaux clairs à envoyer à la société, pour bien montrer qu’il n’y aura pas d’impunité et d’irresponsabilité politique dans la perspective de 2020, afin que la dissuasion joue pleinement et que faute de raison, que les velléités incendiaires soient brisées très tôt pour préserver la paix publique.

Il est temps que la société politique soit responsabilisée, car nous avons connu une crise qui a fait près de 20.000 morts sans responsables au sens juridique du terme et cela doit s’arrêter. 

Il s’agit bien évidemment en ce qui concerne le Président Bédié d’envisager une procédure symbolique pour aboutir à un rappel à la Loi et calmer ses ardeurs, alors qu’il y sera représenté par son conseil. La haine, le désordre et la violence ne constituent pas un horizon viable pour un peuple. 

Pierre Aly SOUMAREY

PDCI-RDA / Un véritable souci de méthode. Je m’attendais à quelque chose de plus costaud et carré pour un potentiel candidat à la magistrature suprême. Mais bon…

Source : Yves Roger Claver / Lu pour vous sur un forum du PDCI : La Conférence de Presse du PDCI / CR d’un néophyte. J’ai pris la conférence de presse en cours. J’avais essayé de la suivre via le net. Quasi impossible. Son exécrable. Pensais trouver mieux sur place. Malheureusement ce ne fut pas le cas.

Le premier sentiment qui se dégage c’est à priori une sorte de grande précipitation quant à l’organisation de cette conférence de presse. La conséquence immédiate était une piètre qualité d’écoute. Pour un sujet aussi important, c’était me semble-t-il, une des premières choses à gérer convenablement. Même installé à l’intérieur de salle de conférence, entendre ce qui était dit, relevait de l’exploit.

Pourquoi un tel rush qui se ressentait tant, dans l’organisation de cette conférence ?

À mon arrivée, une projection sur un écran se faisait. Le sujet l’orpaillage. Je reconnu des éléments de F24 que j’avais vus sur les réseaux. Un extrait du rapport de l’ONU sur l’orpaillage datant de 2014 ou 2015 fut également en projection. Ces infos, je les avais déjà lues et vues sur les réseaux sociaux. A priori rien de bien nouveau. Après la diffusion de ce rapide reportage, la parole fut donnée aux journalistes présents. 

 

Que pouvons-nous retenir ? 

L’orpaillage clandestin ?

Je ne sais pas si nous pouvons véritablement parler de clandestinité de cette activité dans la mesure où les installations vues à l’écran pour cette activité sont de l’ordre du visible. Du très visible. Du matériel fabriqué pour je crois, nettoyer les retours de terre ramenée des orpailleurs, pour sans doute séparer la matière première voulue de celle à rejeter. 

Des installations en file indienne. Difficile que des autorités locales, toutes confondues, n’en soient pas informées. On pourrait même penser que cela se fait forcément avec un certain aval.

Aval de qui?

Je ne saurai vous le dire. Certainement pas clandestin. Sur ces terrains d’exploitation du minerai, il semblerait qu’il y ait aussi bien des acteurs locaux que des non-locaux pour ne pas dire non-ivoiriens. Ces groupes seraient armés et instaureraient leurs propres règles. D’après les conférenciers, lorsque les populations locales ne sont pas armées, ce sont des groupes que nous appellerons ici étrangers qui étaient les véritables maîtres terriens. 

En usurpation. Une expropriation selon les règles du maquis. Ces expropriations, toujours d’après les conférenciers, se révèleraient plus délicates ou difficiles lorsque les populations locales étaient armées. Imaginez les conflits possibles et leur déroulé. Brrrrrr.... 

J’avoue être resté un peu perplexe quant à la banalisation des armes à feu sur ces territoires du pays. Notre pays. De la part aussi bien des groupes étrangers que des populations locales. Un peu comme on le verrait dans des westerns américains d’époque. La ruée vers l’or avec ses règles particulières. Aucun élément de preuves de ces assertions n’a été cependant fourni aux personnes assistant à la conférence. A priori ce serait un phénomène su de tous. Pas par moi à priori.

Les propos de HKB sur « les ivoiriens qui ne se retrouveraient plus chez eux », d’après les conférenciers faisaient référence à ces expropriations forcées.

Quid de la fraude sur la nationalité ? 

Je n’aurais pas appris grand-chose sur le sujet. Pas d’éléments de preuve fournis. D’après ce que j’ai pu comprendre, il y aurait des dénonciations de l’ONI sur le sujet. J’ai peut-être raté cette partie de l’intervention. Nous le saurons assez vite avec les retours qui seront faits. 

Le PDCI souhaiterait-il remettre en question les accords de la CEDEAO quant à la libre circulation et l’installation des populations étrangères? A priori non. Simplement, le PDCI voudrait un strict respect de ces accords. Je passe volontairement sur les questions relatives aux raisons de ces dénonciations aujourd’hui par le PDCI. Les réponses données étaient d’un grand flou. Politiciennes, je les qualifierai. Me suis éclipsé avant la fin de cette conférence de presse. Nous tournions visiblement en rond sur les raisons véritables de cette convocation de la presse. Pour résumer, le PDCI selon les conférenciers à le droit d’évoquer le vocable « étranger » sans pour autant être taxé de xénophobe ou être accusé de détester les étrangers. 

J’avoue avoir été surpris lorsque Mr Billon a laissé clairement entendre que le gouvernement devrait s’occuper des vrais problèmes des ivoiriens.

L’augmentation du prix de la viande de bœuf, du chômage est... au lieu de vouloir détourner le débat en taxant le PDCI de xénophobe ou nationaliste outrancier, pour résumer. Comme si, le lièvre qu’avait levé le président HKB était de moindre importance.

Permettez-moi de penser qu’une élection présidentielle truffée d’électeurs non nationaux ne paraît pas un simple petit problème.

Il fausse les volontés des nationaux d’un pays. Un pays dans lesquelles il faut une autorisation pour être porteur d’une arme à feu, ne peut logiquement pas laisser des groupuscules s’armer impunément. Il en va de notre sécurité à tous. Je trouve personnellement cette façon de vouloir minimiser ces sujets de la part du PDCI et de ses représentants à cette conférence, un peu incohérente. 

Pour être franc, je suis sorti cette conférence un peu dépitée. Comme si les vraies questions liées à l’acquisition frauduleuse de la nationalité ivoirienne, la sécurité des populations et aux éventuelles propositions du PDCI sur ces sujet, avaient été éludées. 

Pour quelles raisons? 

Insuffisance voire absence de preuves formelles?

Distraction?

Je n’en sais trop rien. Je garde de la part de Mr Billon et accessoirement d’une dame métisse ( casting métis pour casser l’idée d’un nationalisme exacerbé) dont j’ignore l’identité, avec qui se tenait cette conférence, un grand sentiment d’impréparation et d’amateurisme.

Un véritable souci de méthode. Je m’attendais à quelque chose de plus costaud et carré pour un potentiel candidat à la magistrature suprême. Mais bon, ça c’est moi avec mes idées de conférences de presse rondement menées et travaillées de la Maison Blanche ou de l’Élysée. Vues à la télé.

 

Côte d’Ivoire : Le gouvernement condamne les dernières déclarations du PDCI, Henri Konan Bédié

DECLARATION DU PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT 

Recevant une délégation de son parti politique, en sa résidence de Daoukro, le mercredi 5 juin 2019, Monsieur Aimé Henri KONAN BEDIE, ancien Chef de l’Etat et Président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a tenu les propos suivants :

- « … on fait venir des étrangers armés qui sont stationnés maintenant dans beaucoup de villages… » ; 

- « … il faut simplement que nous soyons conscients, car le moment venu, nous agirons, pour empêcher ce hold-up sur la Côte d’Ivoire, sous le couvert de l’orpaillage … » ; 

- « d’autres ont fait venir clandestinement … surtout dans la commune d’Abobo ; les gens rentrent, on leur fait faire des papiers … » ;

- « … nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de café, de cacao ; et ensuite, les gens se sont installés à leur propre compte, et aujourd’hui, ils agressent les planteurs ivoiriens et se disputent même la propriété des terres » ;

- « … il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement on fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui. Mais les Ivoiriens n’accepteront jamais cela… ».

Ces propos, d’une extrême gravité, appelant à la haine de l’étranger, sont de nature à mettre en péril, au-delà de la paix et de la cohésion sociale, l’unité nationale et la stabilité du pays. 

Cette déclaration intervient à un moment où plusieurs localités du pays sont secouées par des violences intercommunautaires qui se sont soldées par des morts, des blessés, des dégâts matériels importants, ainsi que par des déplacements de populations en détresse humanitaire.

Le Gouvernement tient à rappeler que l’instrumentalisation de la haine de l’étranger par le Président Henri Konan BEDIE et les dérives qui en ont résulté ont été à la base des différentes crises que notre pays a connues depuis le décès du Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, en décembre 1993.

C’est pourquoi, le Gouvernement condamne cette sortie qui n’honore pas son auteur qui ne doit pas méconnaître les obligations liées à son statut. 

Le Gouvernement tient à rappeler à tous que le racisme, la xénophobie, le tribalisme et la discrimination raciale ou religieuse sont constitutifs d’infractions prévues et punies par la loi pénale.

Fait à Abidjan, le 08 juin 2019 

Sidi Tiémoko TOURE

Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

INTERVIEW - JEUNE AFRIQUE « ADJOUMANI dit ses vérités : On ne peut pas empêcher les uns et les autres de rêver »

Le RHDP dit être majoritaire. Dans ce cas, pourquoi le gouvernement ne s'engage-t-il pas à réformer en profondeur la commission électorale indépendante (CEI) afin que les résultats des prochains scrutins soient incontestables ? 

Qu'entendez-vous par «réforme en profondeur » de la CEI ? Les négociations sont en cours pour rendre la Commission électorale conforme aux recommandations de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. C'est ce qui avait été réclamé au départ. En cours de chemin, l'opposition demande autre chose et veut qu'on se soumette à ses exigences. Se soumettre à la volonté de la minorité, ce n'est pas cela la démocratie. Les partisans de Laurent Gbagbo et ceux de Guillaume Soro semblent confiants pour la présidentielle de 2020. Qu'en pensez-vous ?

On ne peut pas empêcher les uns et les autres de rêver … 

Ministre des Ressources animales et halieutiques depuis 2011(portefeuille qu'il avait déjà dirigé de 2002 à 2005), membre depuis 2001 du bureau politique du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), dont il fut longtemps le porte-parole, Kobenan Kouassi Adjoumani n'a pas voulu suivre Henri Konan Bédié dans sa rupture avec Alassane Ouattara. Après avoir créé Sur les traces d'Houphouët-Boigny (qu'il préside), un mouvement de soutien au Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le professeur de français a été exclu du PDCI en aoüt2018.Il a définitivement tourné le dos à son ancienne formation le 26 janvier, en rejoignant, lors de son congrès constitutif, le RHDP Parti unifié, dont il est désormais le porte-parole.

Jeune Afrique: À un an et demi de la fin du deuxième mandat d'Alassane Ouattara, quelles sont, selon vous, les actions qui resteront dans l'Histoire commune des symboles de sa présidence?

Kobenan Adjoumani : J'ai l'embarras du choix. Le président Alassane Ouattara a construit des infrastructures modernes et a posé des actes qui auront un impact sur la vie des Ivoiriens pendant longtemps. Je crois qu'il faut davantage parler du leadership, de la capacité de cet homme d'État exceptionnel à transformer un pays totalement affaissé, à tous les niveaux, au moment où il a accédé au pouvoir, en 2011, en un pays qui fait aujourd'hui rêver. Quels sont les principaux chantiers à mener à bien d'ici à octobre 2020 ?

Pour avoir une idée précise des actions que le chef de l'État doit mener d'ici à 2020, il faut consulter le Plan national de développement (PND) 2016-2020. C'est la matrice. Le président Alassane Ouattara est un homme organisé, méthodique, travailleur, tout comme son Premier ministre, Amadou Gan Coulibaly, qui fait preuve d'une évidente maîtrise dans la coordination des activités du gouvernement. Avant la fin de 2020, il y a en effet encore d'importants projets à réaliser ou à parachever, notamment la paix à consolider, et un programme social d'envergure conduit par le gouvernement sur la période 2019-2020. 

Comprenez-vous les critiques d'une partie des Ivoiriens, qui remettent en question le bilan du président Ouattara, notamment en ce qui concerne la répartition des fruits de la croissance ? Critiquer est une chose tout à fait normale, surtout dans une démocratie. Par ailleurs, tout le monde veut être candidat, mais personne n'a encore proposé de projet de société aux Ivoiriens... Pour ce qui est de la répartition des fruits de la croissance, depuis l'élection du président Alassane Ouattara, les investissements dirigés vers les populations les plus démunies ont connu un bond remarquable, puisque, de 2012 à 2019, ils sont passés de 1080,3 milliards à 2505 S milliards de F CFA [de plus de 1,65 milliard à près de 3,8milliards d'euros]. La redistribution des fruits de la croissance est donc une réalité.

En tant que dissident du PDCI, pourquoi refusez-vous d'intégrer le mouvement PDCI-Renaissance du vice-président, Daniel Kablan Duncan?

Le mouvement Sur les Traces d'Houphouët-Boigny, que je préside, a été créé avant l'avènement de PDCI-Renaissance. Dès lors, je ne vois pas comment je pour¬ rais intégrer un mouvement qui nous emboîte le pas dans la promotion du RHDP. Il y a juste une divergence au niveau de notre démarche: notre mouvement Sur les Traces d'Houphouët Boigny a rompu les amarres avec le PDCI; le PDCI¬ Renaissance, lui, garde un certain lien avec le PDCI. 

Vous déclarez vouloir soutenir le président Alassane Ouattara s'il se portait candidat à la présidentielle de 2020 pour un troisième mandat. Est-ce réellement souhaitable ? 

Le président Ouattara ne s'est pas encore prononcé dans ce sens. Il a le dernier mot, et nous sommes prêts à le soutenir quelle que soit sa décision. 

Le RHDP dit être majoritaire. Dans ce cas, pourquoi le gouvernement ne s'engage-t-il pas à réformer en profondeur la commission électorale indépendante (CEI) afin que les résultats des prochains scrutins soient incontestables ? 

Qu'entendez-vous par «réforme en profondeur » de la CEI ?  Les négociations sont en cours pour rendre la Commission électorale conforme aux recommandations de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. C'est ce qui avait été réclamé au départ. En cours de chemin, l'opposition demande autre chose et veut qu'on se soumette à ses exigences. Se soumettre à la volonté de la minorité, ce n'est pas cela la démocratie. 

Les partisans de Laurent Gbagbo et ceux de Guillaume Soro semblent confiants pour la présidentielle de 2020. Qu'en pensez-vous ?

On ne peut pas empêcher les uns et les autres de rêver. 

©Source : Jeune Afrique N° 3047 du 2 au 8 juin 2019 #KKA #RHDP

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