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Interpellé sur le cas Michel Gbagbo – Jean-Philippe Kaboré, « Je n'ai pas d'influence sur des décisions de justice ou de police en Côte d'Ivoire » / « Cas Michel Gbagbo : Blé Goudé interpelle Henriette Diabaté et Jean Philippe Kaboré »

L’interpellation de Charles Blé Goudé sur le silence de la Grande Chancelière Henriette Dagri Diabaté et son fils Jean-Philippe Kaboré, au sujet de l’interdiction de sortir du territoire national de Michel Gbagbo le fils de l’ex-dirigeant ivoirien, fait réagir les mis en causes. Ce vendredi 11 mai, Jean-Philippe Kaboré répond à l’ex-leader de la galaxie patriotique.

 « Je ne suis pas un politique. Je n’ai pas l’intention de me laisser instrumentaliser à des fins politiques. Je ne vois pas l’influence que je pourrais avoir sur des décisions de justice ou de police en Côte d’Ivoire, notamment sur la situation de Monsieur Michel Gbagbo que, par ailleurs, je ne connais pas », réagit le fils de la Grande Chancelière, joint par Poleafrique.info.   Pour Jean-Philippe Kaboré, l’interpellation de Charles Blé Goudé, depuis sa cellule de la CPI à La Haye est une « surprise ».

Dans un courrier rendu public par voie de presse nationale dernièrement, Charles Blé Goudé en détention à la CPI interpelle l’actuelle présidente du RDR, Pr Henriette Dagri Diabaté et son fils Jean-Philippe Kaboré. Il dénonce « un silence complice » de ces derniers sur le cas Michel Gbagbo, qui est interdit de sortir du territoire ivoirien alors qu’il souhaite se rendre à la Haye pour visiter son père Laurent Gbagbo, en procès pour crime contre l’humanité.

Charles Blé Goudé, brandit comme preuve une rencontre fructueuse qu’a eue Jean-Philippe Kaboré en 2009 avec Laurent Gbagbo au palais présidentiel. « Je n’aurais jamais évoqué cette histoire si Jean-Philippe et sa maman ne se rendaient pas coupable d’un silence complice face à l’interdiction de sortir du territoire que le pouvoir Ouattara impose à Michel Gbagbo », explique l’ex-leader de la galaxie patriotique.

« La rencontre avec le Président Gbagbo en 2009, dont parle Monsieur Blé Goudé a bien eu lieu. Elle s’est faite dans un cadre strictement professionnel. Je venais, en tant que directeur général de la chaîne de télévision sur le satellite, Télé sud, informer le chef de l’Etat ivoirien, es-qualité, qu’un documentaire sur la Côte d’Ivoire allait être réalisé par mes équipes, et solliciter son appui. Rien de plus, rien de moins. La même démarche que j’avais engagée au Congo Brazzaville, au Gabon, en Guinée, et j’en passe », réplique le fils de Dagri Diabaté.

En revanche, le mis en cause Jean-Philippe Kaboré interpelle à son tour Charles Blé Goudé sur des sévices qu’il a subis en 2000 alors que sa mère était responsable politique de l’opposition. « Enfin, je n’ai aucune affinité particulière avec ceux qui, en 2000, m’ont arrêté et torturé pendant des jours et des jours, uniquement parce que je suis le fils d’une personnalité politique qui était dans l’opposition au Président Gbagbo. J’en porte encore aujourd’hui les séquelles. Je ne crois pas, alors, avoir beaucoup entendu Charles Blé Goudé. Il a dit quoi, il a fait quoi, quand ses amis me tapaient dessus? », conclut-il à Poleafrique.info.  ::::::: Richard

Yasseu Source : rédaction Poleafrique.info  - Pole Afrique.info 

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Cas Michel Gbagbo : Blé Goudé interpelle Henriette Diabaté et Jean Philippe Kaboré

« Le temps passe, repasse et s’efface, les souvenirs restent ! ». Ainsi chantait le célèbre Julio Iglésias.

2008-2018, cela fait 10 bonnes années. Le temps est passé, et pourtant, le souvenir de ma rencontre avec Jean Philippe Kaboré, le fils de la chancelière Henriette Diabaté, Présidente du RDR me revient. C’était dans la salle d’attente du palais Présidentiel au Plateau, à Abidjan. Nous nous sommes salués et avons échangé quelques mots de courtoisie, pour briser le silence. C’était la première fois que je le voyais, je pense que lui aussi. Ce jour-là, le fils d’Henriette Diabaté était venu voir le Président Laurent Gbagbo, son tonton, l’ami de sa mère, pour solliciter son aide dans le cadre de ses activités à la chaîne de télévision panafricaine Télé-Sud. Jean Philippe a été reçu et bien reçu par le Président Laurent Gbagbo. Il est sorti de cette rencontre satisfait et bien heureux. En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo est connu pour son humanisme et sa générosité, il ne confond pas adversaire politique et ennemi.

Je n’aurais jamais évoqué cette histoire si Jean Philippe et sa maman ne se rendaient pas coupable d’un silence complice face à l’interdiction de sortie du territoire que le pouvoir Ouattara impose à Michel Gbagbo. En effet, alors que Michel Gbagbo a manifesté à plusieurs reprises son désir de visiter son père en prison à La Haye, le pouvoir Ouattara dont Henriette Diabaté est une personnalité importante et influente, l’en a toujours empêché. Ce qui me révolte, c’est l’indifférence de la chancelière Présidente du RDR et de son fils Jean Philippe vis-à-vis de Michel Gbagbo, le fils du bienfaiteur d’hier. Priver Michel Gbagbo de son droit élémentaire de visiter son père en prison procure peut-être au pouvoir Ouattara du bonheur, mais cela ne lui fait guère honneur. Le temps passe, repasse et s’efface, les souvenirs restent.

Fait à La Haye, le 09 Mai 2018 Charles Blé Goudé, Homme politique en transit à La Haye

Amedé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques : Le choix des candidats est important, mais c’est la vision de paix pour la Côte d’Ivoire qui est essentielle. Nos deux mentors, sauront au moment opportun nous indiquer la voie à suivre.

Le RDR vient de tenir son 4ème congrès extraordinaire consacré au parti unifié. Quel est votre commentaire ?

C’est une question importante. Je suis un élu local, secrétaire exécutif du PDCI, délégué régional PDCI et coordonnateur RHDP de Divo. J’étais au congrès extraordinaire du RDR, j’ai vu la ferveur militante de nos frères du RDR. Il faudrait que nous qui sommes issus du PDCI, du RDR et des autres partis membres du RHDP, nous comprenions que l’idée de créer le RHDP a été développée en 2005. Nous sommes sortis de la crise en 2011 et à partir de 2012, vous avez vu le bond qualitatif qu’a fait la Côte d’Ivoire : 9% de taux de croissance de l’économie. C’est grâce au leadership du Président Alassane Ouattara, au président Henri Konan Bédié et au gouvernement, qui est un gouvernement RHDP. Ce sont des éléments forts et il faut que nous puissions, avec tous les partis frères du RHDP, continuer à vivre ensemble. L’union fait la force et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny, c’est que tous ses enfants soient ensemble. C’est ce que le Président Alassane Ouattara et le président Bédié ont compris et nous les militants de ces différents partis, adhérons à cette idée et encourageons nos militants à aller vers le RHDP unifié. Le président Bédié a signé l’accord politique pour le compte du PDCI-RDA et nous, animateurs du PDCI-RRDA au niveau local, nous sommes heureux que le président Bédié se soit engagé dans cette voie. Nous l’encourageons. L’avantage que nous avons d’être ensemble, c’est de penser à demain, à la paix, à la cohésion pour continuer l’œuvre et préserver l’héritage du président Houphouët-Boigny. Entretien avec Amedé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques : « Problèmes d’eau à Bouaké et Abidjan : voici les vraies raisons et les solutions »::::::::: Une partie de la population de la ville de Bouaké, au Centre de la Côte d’Ivoire est privée d’eau potable depuis quelques temps. Amédé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques s’est prononcé sur cette situation, au cours d’un entretien à son cabinet, le lundi 7 mai 2018.

Monsieur le ministre, quelle est la situation de l’eau aujourd’hui à Bouaké ?

Le 1er mai 2018 , lors de la Fête du travail, les travailleurs ont fait cas de la situation de l’eau en Côte d’Ivoire, mais particulièrement à Bouaké. Le chef de l’État, soucieux du bien-être des populations ivoiriennes, nous a instruit de tout faire pour améliorer les conditions de distribution de l’eau à Bouaké. Diverses solutions ont été envisagées. Nous avons 15 camions-citernes dans la région qui distribuent de l’eau à la partie de la population qui n’en a pas. Je tiens à rappeler que ce sont les 2/3 de la population qui sont alimentés à partir de la Loka qui n’ont pas d’eau, mais ils sont alimentés grâce au soutien du chef de l’État et le tiers restant est alimenté à partir du Kan. Il y’a une dizaine de forages qui sont en train d’être réalisés aussi bien à Bouaké que dans la région de Sakassou. À Bouaké, on produisait 24. 000 mètres cubes à partir de la Loka, 6. 000 mètres cubes à partir du Kan, et on a 5 forages qui produisent 1. 000 mètres cubes. Mais comme la Loka a tari, on ne produit que 7. 000 mètres cubes avec un appoint avec les camions-citernes. Ce que le chef de l’État a autorisé, c’est qu’on pose une autre unité de traitement d’eau sur le Kan qui va produire, 6. 000 mètres cubes en plus des 6. 000 mètres cubes qu’il produit déjà. Ensuite, nous allons poser une unité de traitement sur le fleuve Gonfreville où nous allons produire 2. 000 mètres cubes, soit 8. 000 mètres cubes en complément. Avec les 10 forages en construction, le total serait donc ramené à 10. 000 mètres cubes supplémentaires. Il y’a aussi le fait que 91 pompes villageoises vont être réparées pour permettre aux populations de s’alimenter en eau potable. C’est l’ensemble de ces mesures urgentes que la Banque mondiale a accepté de financer à hauteur de 5 milliards de FCFA.

Pourquoi n’y a-t-il plus d’eau dans la Loka ?

C’est tout simplement du fait de la faible pluviométrie ; ainsi la Loka n’a pas pu se remplir convenablement. Mais pire, les populations y prélèvent du sable, ce qui crée des excavations, de sorte que l’eau reste dans les cavités creusées au lieu de parvenir à la source de traitement. Ce que nous proposons avec la Banque mondiale, c’est de trouver des solutions définitives. Nous allons donc poser une canalisation au niveau du lac de Kossou pour récupérer les 24. 000 mètres cubes que nous prenions dans la Loka. Une fois que ce sera fait, nous allons construire une grosse unité de traitement d’eau sur le lac Kossou qui va produire 30. 000 mètres cubes d’eau que nous allons distribuer directement à Bouaké et ses environs. C’est dire que sur Bouaké, nous aurons une diversité de sources, de sorte que si une source tarit nous aurons un remplacement. Je voudrais donc profiter pour dire merci à la Banque mondiale qui a accepté de nous accompagner.

Pourquoi des mesures d’anticipation n’ont pas été prises pour éviter ces pénuries ?

Comme je l’ai dit tantôt, des forages sont en construction, et sur le 10 forages, 7 sont pratiquement achevés. Dans les trois mois à venir, les deux unités de traitement sur le Kan et sur le fleuve Gonfreville seront terminées. Pour ce qui est de la canalisation sur le lac Kossou, il faut commander tout le matériel qu’il faut, mais nous en avons discuté avec la Banque pour que d’ici à un an, cette canalisation soit posée. Et si déjà on peut traiter l’eau du lac Kossou à Bouaké, cela va soulager les populations. Bouaké est une grande ville, mais les canalisations sont vieilles, elles datent de 1958. Nous avons convenu avec la Banque mondiale de réhabiliter ces canalisations, faire de l’extension de réseau. Pour les nouvelles constructions dans le District d’Abidjan, je peux vous dire que l’accès à l’eau est une préoccupation. En termes de production, si on prend Bonoua I et II, Saint-Viateur et l’ensemble des unités de production d’eau pour la ville d’Abidjan, et si les canalisations sont correctement faites pour atteindre tous ces quartiers, on doit pouvoir assurer les besoins en desserte en eau des populations. C’est vrai qu’on pouvait faire mieux, mais il faut que les populations sachent que toutes les mesures que nous avons prises visent à éviter que ce qui s’est passé, ne se reproduise plus.

Pourquoi, monsieur le ministre, les problèmes d’eau perdurent dans certains quartiers comme Abobo, N’dotré… ?

Abobo devait être alimenté par l’unité de production d’eau de Songon. Mais nous avons quelques petits problèmes à résoudre à Songon. À Abobo, il y avait de vieilles canalisations que nous venons de remplacer. Un ensemble d’investissements a été fait, et nous avons demandé à la SODECI de nous faire un point précis, quartier par quartier, pour que nous puissions savoir les vraies raisons et résoudre les problèmes quartiers par quartiers. Ce point nous sera fait dans quelques jours et les populations abidjanaises verront que les problèmes seront abordés au cas par cas. Pour ce qui est de la rue ministre à la Riviera , lorsqu’il pleut l’eau s’écoule sur la route. Nous avons donc décidé de faire une chaussée en béton. Les études sont presque terminées et dans quelques jours les travaux vont commencer.

Le RDR vient de tenir son 4ème congrès extraordinaire consacré au parti unifié. Quel est votre commentaire ?

C’est une question importante. Je suis un élu local, secrétaire exécutif du PDCI, délégué régional PDCI et coordonnateur RHDP de Divo. J’étais au congrès extraordinaire du RDR, j’ai vu la ferveur militante de nos frères du RDR. Il faudrait que nous qui sommes issus du PDCI, du RDR et des autres partis membres du RHDP, nous comprenions que l’idée de créer le RHDP a été développée en 2005. Nous sommes sortis de la crise en 2011 et à partir de 2012, vous avez vu le bond qualitatif qu’a fait la Côte d’Ivoire : 9% de taux de croissance de l’économie. C’est grâce au leadership du Président Alassane Ouattara, au président Henri Konan Bédié et au gouvernement, qui est un gouvernement RHDP. Ce sont des éléments forts et il faut que nous puissions, avec tous les partis frères du RHDP, continuer à vivre ensemble. L’union fait la force et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny, c’est que tous ses enfants soient ensemble. C’est ce que le Président Alassane Ouattara et le président Bédié ont compris et nous les militants de ces différents partis, adhérons à cette idée et encourageons nos militants à aller vers le RHDP unifié. Le président Bédié a signé l’accord politique pour le compte du PDCI-RDA et nous, animateurs du PDCI-RRDA au niveau local, nous sommes heureux que le président Bédié se soit engagé dans cette voie. Nous l’encourageons. L’avantage que nous avons d’être ensemble, c’est de penser à demain, à la paix, à la cohésion pour continuer l’œuvre et préserver l’héritage du président Houphouët-Boigny. Le Président Ouattara, dans son discours de clôture a dit que le RDR ne disparaîtra pas. Le président Bédié a dit que le PDCI-RDA ne disparaitra pas et qu’il proposera un candidat en RHDP pour 2020.

Parlent-il pas, selon vous, le même langage ?

Le choix des candidats est important, mais c’est la vision de paix pour la Côte d’Ivoire qui est essentielle. Nos deux mentors, sauront au moment opportun nous indiquer la voie à suivre. En tant que soldats du développement, militants actifs de nos partis respectifs, la mission c’est de sensibiliser nos bases, leur dire que l’essentiel aujourd’hui c’est la paix, la cohésion. Rien ne se construit dans la division. Nous sommes aujourd’hui ensemble grâce au Président Alassane Ouattara et au président Bédié, il faut continuer à travailler ensemble pour le bonheur des Ivoiriens.

Assé Alaphé 09/05/2018. http://www.lintelligentdabidjan.info/ voici-les-vraies-raisons-et-les-solutions/Olivier Dion

Réponse d'un ainé à Karim OUATTARA / mon cher jeune Frère "cadet" Karim ton analyse et ta statistique sont caducs après le congrès extraordinaire du RDR le 5 mai 2018

Car le ticket RHDP sortira gagnant dans toutes les quatre figures même avec des candidatures distantes du PDCI aussi du RDR avec les soutiens des frondeurs des deux partis politiques. Les militants du RDR ont adopté a l'unanimité le texte de l'accord politique concernent la création du PARTI unifié . Jeune Frère Karim OUATTARA permet moi de te livrer quelques extraits du contenu du discours du Président de la République qui est aussi le Président d'honneur du RDR ce discours s'adresse à votre génération .

 Mesdames et Messieurs, chères militantes, chers militants du RDR, Notre Parti est à un autre grand rendez-vous de son histoire. En effet, à l’occasion de ce 4ème Congrès Extraordinaire de notre Parti qui porte sur le thème : « Le RDR mobilisé pour le RHDP unifié », nous venons de concrétiser, au niveau du RDR, un vœu qui m’est très cher : celui de transformer notre alliance avec le PDCI, l’UDPCI, le MFA, le PIT et l’UPCI en un Parti unifié ; c’est à dire en un grand rassemblement politique qui favorisera l’épanouissement de chaque Ivoirienne et de chaque Ivoirien pendant plusieurs décennies. Comme je l’ai indiqué ici-même, à l’occasion du 3ème Congrès Ordinaire de notre Parti, nous devons tous, mettre notre beau pays, au-dessus des intérêts partisans. Oui, la Côte d’Ivoire doit être au-dessus des intérêts personnels. Comme mentionné ce matin par le Premier ministre Amadou Gon, l’idée de la mise en place du RHDP ne date pas d’aujourd’hui. C’est une idée qui a germé à Accra en 2004, qui s’est matérialisé à Paris en 2005 et  qui a pu s’appliquer à l’occasion de l’élection présidentielle de 2010 et de 2015. Et moi je suis particulièrement fier et je le dis partout où je vais, que je suis président élu du RHDP.

Merci à chacune et à chacun de vous car si j’ai obtenu ce score  exceptionnel de 83% en 2015, c’est parce que tous les partis membres du RHDP se sont mobilisés, autrement ce score parait à la soviétique pour ne pas dire coréenne. En tout cas, je vous remercie de la confiance. Aujourd’hui je considère que cette volonté de créer un parti unifié est la résultante de cette expérience. Ensemble nous pouvons gagner. C’est ainsi que nous avons gouverné ensemble, dans le cadre du RHDP.  Depuis 2010, nous avons été ensemble et nous avons gouverné ensemble. Et c’est ce que je souhaite que nous puissions continuer de faire. C’est de continuer de gouverner la Côte d’Ivoire ensemble, pas seulement jusqu’en 2020, mais au-delà de 2020 dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Depuis huit ans, notre pays connaît des avancées remarquables, dans tous les domaines. Et pour un pays qui sort de crise, il est tout de même  exceptionnel que la Banque mondiale qui est connue pour sa rigueur puisse dire que la Côte d’Ivoire est aux portes du paradis. Et nous n’avons qu’à faire quelques pas bientôt pour être au paradis terrestre.

Hamed Bakayoko, Guillaume Soro et Amadou Gon Coulibaly, au congrès extraordinaire

Ces résultats, nous les avons obtenus parce que nous sommes ensemble, parce que nous avons fait confiance les uns dans les autres. Nous avons considéré que gouverner la Côte d’Ivoire ensemble est la chose la plus importante pour les concitoyens. Et les résultats sont là. Et si nous avons obtenus ces résultats exceptionnels, c’est  grâce au courage, à la solidarité et à la détermination de chacune et chacun d’entre nous. Nous avons obtenu ces résultats aussi et surtout  parce que nous avons décidé, avec les partis frères du PDCI, de l’UDPCI, du MFA, du PIT et l’UPCI, de nous rassembler afin de bâtir une nation forte et prospère pour les générations futures.

Chers militants, chères militantes du RDR, merci pour votre solidarité. Je reçois vos messages. Je sais que beaucoup m’ont suggéré que le RDR devrait gouverner seul et aller seul de l’avant. Et ce n’est pas ma conception. Le RDR est un grand parti et le RDR a dû avoir dans ce rassemblement le soutien de tous les partis frères. Nous devons continuer ainsi. C’est ensemble que nous devons gouverner la Côte d’Ivoire. Le parti unifié RHDP, est véritablement une chance pour nous et pour les générations à venir. C’est dans le parti unifié que nous consoliderons la paix et que nous préserverons durablement les acquis de notre gouvernance, le développement de notre pays et l’unité nationale. L’égoïsme ne mène nulle part. La solidarité donne toujours des résultats satisfaisants. Je sais que certains parmi vous ont encore des doutes. Je sais aussi que d’autres sont réticents quant à l’idée RHDP. Mais je vous demande de me faire confiance.

 Jeune Frère Karim OUATTARA je te prie de croire a mes considérations sincère a ton égard . Par ton ainé DIOMANDE Adama President d'ADDL FRANCE militant RDR

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Alternance / 3ème mandat, ...., Karim Ouattara au Rdr: «Face à un candidat du Pdci, Ouattara tombe en 2020, laissez-tomber l'affaire....» Félix D. Bony

 Ancien Conseiller de Charles Konan Banny, et cadre dans une société de la place, Karim Ouattara fait partie des jeunes loups aux longues dents que compte la Côte d'Ivoire. Ce quadra, qui n'a pas la langue dans la poche, quand il s'agit de dire les choses comme elles se présentent, a décrypté l'actualité politique ivoirienne, en son volet portant sur les rivalités entre le Pdci-Rda et le Rdr. Dans une note épistolaire adressée à un aîné imaginaire, il crache des vérités. Des vérités qui peuvent choquer, mais qu'il a choisi de dire avec ses mots. Ci-desssous en intégralité, sa contribution intitulée : ''Rdr et la perspective de 2020, Ado ne doit pas décevoir la confiance placée en lui'' ou " Lorsque l'on prépare le lit de la chute de Ouattara’’.:::::::: Un aîné a voulu savoir ma position concernant le 3ème Mandat du Pr. OUATTARA.

Avant tout propos, j'ai voulu savoir si l'aîné voulait que je lui dise ce qu'il souhaitait entendre ou s'il voulait ma part de vérité. Car c'est deux choses différentes. Sur son insistance à entendre mon point de vue sincère, j'ai été direct afin qu'il ouvre bien les oreilles pour entendre, et les yeux pour voir.

Chers aîné, en l'état actuel des choses, face à un candidat du Pdci soutenu par la machine du Pdci, Ouattara tombe au second tour en 2020, quoique cela ne soit pas mon souhait. Chers aîné, que vous disent vos stratèges et vos statisticiens au sein du parti? Si vous n'avez personne au sein du parti qui travaille sur les statistiques et la stratégie, alors laissez tomber l'affaire, le parti n'est pas prêt pour 2020, et s'il y a des personnes en charge de cela et qu'elles encouragent une candidature de OUATTARA en 2020, en l'état actuel des choses c'est qu'elles sont méchantes. Chers aîné, penses-tu en toute sincérité que le RDR, même avec OUATTARA comme candidat en 2020, puisse mobiliser plus qu'en 2010 où tous les militants et sympathisants du RDR étaient gonflés à bloc, prêts à en découdre avec les frontistes au pouvoir? Moi je ne pense pas cela, en tout cas pas dans l'état actuel des choses.

 2010, l'année des mobilisations records du RDR, avec son charismatique président ADO, n'a recueilli que 1.488.079 voix sur 5.784.490 électeurs inscrits soit 25,60% par rapport au nombre d'inscrits et 32,07% par rapport aux suffrages exprimés qui étaient de 4.617.821, là où l'électorat cumulé des adversaires de ADO enregistrait 3.136.730 voix soit 67,93% par rapport aux suffrages exprimés au 1er tour. (Ref.: CEI). Ce qui veut dire en français simple que le RDR mobilisé et gonflé à bloc dans les CNTP (conditions normales de température et de pression) ne représente qu'environ 1,5 millions d'électeurs sur 6 millions inscrits. Chers aîné, penses-tu sincèrement qu'en l'état actuel des choses, l'effectif des électeurs du RDR ait considérablement évolué par rapport au 1er tour de 2010 au point de passer de 1,5millions à plus de 2,5millions? Alors que soutenu par le regroupement politique RHDP, Ouattara a réalisé un score de 2.483.164 voix au 2nd tour de 2010 et 2.618.229 en 2015.  Chers aîné, arrêtons de faire la politique de l'autruche, l'on n'a pas besoin de faire des sciences politiques ou Harvard pour comprendre:    - que tous les militants et sympathisants du FPI rêvent de la chute déshonorante de OUATTARA,    - que tous les militants et sympathisants du PDCI rêvent de l'alternance en 2020,   - que plusieurs familles autrefois va-t'en-guerre pour le RDR, sont tombées dans l'indifférence, voire le dédain du parti. Remplir une salle de réunion ou un stade de meeting ne fait pas élire un Président en Côte d'Ivoire. Sinon en 2010, soit OUARTARA, soit GBAGBO serait élu au premier tour.  Ne tombons pas dans l'auto-satisfecit borné. Ouvrons les frontières de notre vision et poussons la réflexion. Visiblement, les pouvoirs se suivent et se ressemblent en Côte d'Ivoire.

Le RDR est en train de préparer le lit de sa chute, et par la même occasion les conditions de sa traversée du désert à l'image de tous les partis qui l'ont précédé au pouvoir. C'est à croire que le pouvoir rend supra-intelligent.

Chers aîné, sache que ce n'est pas de gaieté de cœur que le PDCI a accepté les seconds rôles depuis 2010, c'était juste pour se refaire après la chute et la traversée du désert. Chers aîné, peux-tu revisiter les albums photos d'avant 2010, et tu verras le nombre d'anciens barons du PDCI qui flottaient dans leur costume, où alors essaie de compter le nombre de décès par AVC parmi les barons du FPI présentement.

L'on ne peut s'aventurer dans un combat avec une armée moribonde et cela le Pr. BEDIE l'a compris très tôt, ou alors la traversée du désert le lui a enseigné.  Chers aîné, rassure toi, le FPI ne crachera pas sur l'occasion d'être le faiseur de roi avec le PDCI au second tour en 2020, juste pour le simple plaisir de fêter la chute de OUATTARA. D'ailleurs, en cette option se trouve le salut du FPI, car c'est un véritable oasis dans le désert qu'il traverse depuis la chute de GBAGBO.

 Dans cette éventualité, j'imagine déjà les premiers convois d'exilés en provenance du Ghana et du Liberia, le jubilé des parents des prisonniers et les conciliabules politiques pour faire les propositions de listes en remplacement des cadres RDR qui occupent les fonctions administratives présentement. Bref j'imagine la grande fête du FPI qui renoue avec le pouvoir sans être à la présidence.

Chers aîné, mon défunt père m'a donné ce conseil un jour: « Fils, n'hypothèque jamais la valeur pour laquelle les gens croient en toi ». Ceci pour dire au Président OUATTARA que ce pourquoi le monde entier a cru en lui, c'est la confiance en sa parole. Alors, qu'il n'hypothèque pas cette valeur pour laquelle les gens croient en lui. Sinon le RDR connaîtra son épisode de traversée du désert pendant un bon moment avant d'apprendre de ses erreurs et revenir à de meilleurs sentiments peut être 10ans plus tard comme faiseur de roi pour le FPI, qui aura suffisamment pris du souffle sous l'ombre du PDCI pour réclamer l'alternance en 2030. Chers aîné, en espérant que mes propos ne t'ont pas blessé, sinon pardonne ma maladresse juvénile, je te prie de ne pas tomber dans le camps des trompeurs d'ADO qui n'hésiteront pas pour la sauvegarde de leurs investissements à devenir militants du PDCI à l'heure venue sous le slogan du "retour à la maison" après 2020.

Chers aîné, ne perdons pas la raison, la logique des choses voudrait que le RDR reste dans le regroupement politique actuel pour soutenir une candidature du PDCI, même s'il n'y a aucune promesse faite, ainsi l'on préservera le pays d'un retard certain, et le RDR d'une déconfiture inévitable en cas de perte du pouvoir.

Chers aîné, être au pouvoir et être président, ce n'est pas pareil, mais ça peut produire le même résultat si le système est bien monté. À vouloir trop courir derrière la présidence, on peut perdre le pouvoir. Je viens de te donner mon point de vue en toute sincérité en espérant que cela n'équivaille le coût de mon ticket pour Ivosep.

De toute façon, celui qui abat son coq sous prétexte qu'il l'empêche de faire la grâce matinée, ne devra pas se plaindre si à son réveil tout le village a déménagé. Je dépose ça ici, à très bientôt.

NB: Les titres et le chapeau sont de la Rédaction

Guillaume Soro persiste : « J’irai au congrès du RDR parce qu’il ne faut pas fuir le débat »

Guillaume Soro persiste : « J’irai au congrès du RDR parce qu’il ne faut pas fuir le débat » Rendez-vous le 5 mai 2018.

Une précision que le président de l’assemblée nationale fait, alors qu’il boucle une visite privée à Fresco, chez son fidèle ami et député-maire Alain Lobognon.

 Guillaume Soro compte bien défendre sa position au congrès extraordinaire du RDR Guillaume Soro compte bien défendre sa position au congrès extraordinaire du RDR « J’irai au congrès (du Rassemblement des républicains, RDR, parti présidentiel, prévu pour le 5 mai prochain, NDLR) parce qu’il ne faut pas fuir les débats. J’irai pour exposer mon point de vue sur les questions qui seront posées. Mes points de vue sont déjà connus mais, j’irai les défendre au congrès », a expliqué Guillaume Soro, au micro d’un journaliste.

La vidéo de l’entretien a été publiée sur la page Facebook du président de l’assemblée nationale.

 Cette précision intervient, alors que l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI) d’un autre Soro, Me Brahima Soro a rejeté, ce samedi 28 avril 2018, lors d’un congrès, à Abidjan, dans une grande majorité (plus de 94%), le projet de parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle de six partis politiques), projet politique majeur d’Alassane Ouattara.

Congrès extraordinaire RDR et « dialogue inclusif »

L’annonce persistante de Guillaume Soro qui avait boycotté le congrès ordinaire de septembre 2017, fait craindre un retournement de situation au RDR. Au cours de ce congrès extraordinaire qui devrait permettre au parti de valider le projet de parti unifié, dont le principe a été adopté, en son nom, par le président Alassane Ouattara (alors qu’il n’en avait pas le droit, la présidente de ce parti étant Henriette Dagri-Diabaté), deux blocs vont s’affronter. 

« L’autre camp est conduit par le premier ministre Amadou Gon Coulibaly, tenant de la thèse de l’infaillibilité d’Alassane Ouattara »

Celui conduit par Soro est favorable à un « dialogue inclusif » et comprend les anciens rebelles des Forces nouvelles, ainsi que des réformateurs au RDR. L’autre camp est conduit par le premier ministre Amadou Gon Coulibaly, tenant de la thèse de l’infaillibilité d’Alassane Ouattara et qui estime que la mise en place dudit projet ne saurait attendre. Rendez-vous le 5 mai 2018.

La source </phttps://www.ivoiresoir.net/apres-le-non-de-lupci-guillaume-soro-persiste-jirai-au-congres-du-rdr-parce-quil-ne-faut-pas-fuir-le-debat/

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L’accord d’unification du RHDP est-il une tentative de rétablir le parti unique en Côte d’Ivoire?  

Réduisant l’alternance démocratique du pouvoir à une appropriation du pouvoir par un parti, assimilant le pouvoir d’État ivoirien à une propriété patrimoniale, personnelle ou de classe, obsédés par sa reconquête, certains dirigeants et militants partisans en Côte d’Ivoire et leurs filiales dans les diasporas, en viennent à perdre la capacité de juger au point de s’adonner à des affirmations qui heurtent la raison et le sens commun.

Ils accusent depuis plusieurs mois le Président de la République Alassane Ouattara et le gouvernement de vouloir rétablir le parti unique en Côte d’Ivoire. Ils accusent le Président Henri Konan Bédié d'avoir trahi les intérêts du PDCI. Ils soutiennent que l’accord d’unification du RHDP serait une tentative de rétablir le parti unique en Côte d’Ivoire. Ils dénoncent une prétendue dérive dictatoriale du pouvoir. Mobilisant l’argumentaire de la sédition et de l’insurrection, ils appellent à la révolte populaire.

Le RHDP Parti unifié peut-il être assimilé à un Parti unique ? Est-il justifié d’accuser le gouvernement ivoirien de vouloir rétablir le parti-unique en Côte ?  L’équation RHDP Parti-unifié=Parti unique est selon toute évidence ridicule et malveillante. L’argumentaire qui soutient cette assertion est démagogique et assurément fausse. La Côte d’Ivoire est une démocratie républicaine pluraliste. Les coalitions politiques y sont coutumières.

Le spectre de l’échiquier politique ivoirien s’étend légalement de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par le centre-droit et le centre gauche. La problématique ivoirienne en cette question consiste en ce que les acteurs politiques et les militants aient conscience de leur positionnement idéologique et consentent à l’assumer publiquement. Ils sont tenus de présenter leur carte d’identité au peuple ivoirien et aux électorats qu’ils prétendent représenter. (cf Partis politiques ivoiriens, présentez-nous vos cartes d’identités » cedea.net. Novembre 2017)

 Dans le cas d’espèce ivoirien caractérisé par le flou et la confusion des identités partisanes, la faction identitaire et nationaliste du PDCI doit se définir et s’assumer comme fraction d’un parti politique. Cette fraction du PDCI-RDA ne saurait représenter le peuple ivoirien en totalité dans le système multi-partisan ivoirien. L’électorat ivoirien est partagé par la multitude des partis politiques ivoiriens. Située à l’extrême droite du PDCI, la faction identitaire  doit se reconnaître et s’affirmer comme telle. Elle ne doit pas prétendre représenter le PDCI-RDA en totalité qui compte, en son sein, une majorité de démocrates républicains soucieux de cioyenneté. Elle ne saurait non plus incarner l’houphouëtisme qui se caractérise par l’alliance de la nation et de la raison économique moderne. Le RHDP Parti unifié en Côte d'Ivoire est un bloc libéral construit à partir de la coalition RHDP. Il existera   aux côtés d'autres partis politiques tels par exemple ceux de l'opposition dans le système politique multipartisan ivoirien.

Le parti unifié RHDP ne sera donc pas un parti unique. Dans un régime de parti-unique, il n'existe qu'un parti politique et l'opposition n'est ni tolérée, ni reconnue juridiquement. Or la Côte d'Ivoire vit actuellement sous un régime de démocratie républicaine multi-partisane dans lequel le pluralisme partisan est constitutionnellement reconnu. Tout laisse penser qu’il en sera ainsi après 2020 en regard de la profession de foi démocratique du RHDP Parti-unifié et s’il advenait que cette coalition durable voyait le jour et conquérait la majorité du vote comme l’on peut raisonnablement l’espérer.

L’affirmation selon laquelle le RHDP Parti unifié est un parti unique est donc un mensonge destiné à désinformer l’opinion publique ivoirienne à des fins politiques. L’affirmation concomitante selon laquelle ce bloc libéral  voudrait rétablir le régime de parti unique en Côte d'Ivoire est aussi mensongère. Estimant être idéologiquement et programmatiquement opposé en tant que parti démocratique républicain et libéral aux partis identitaires d’extrême droite et aux partis populistes d’extrême gauche ivoiriens, le RHDP Parti unifié n’aspire nullement à les intégrer à soi. C’est le lieu de souligner que la propension d’un certain nombre d’acteurs politiques ivoiriens à désinformer, à instrumentaliser sans vergogne les identités ethniques et les confessions,  à stigmatiser les adversaires politiques comme des ennemis du peuple,  à tenir des propos outranciers qui excitent les pulsions primaires, à appeler à la révolte populaire, est hautement condamnable. On a vu ainsi certains responsables politiques appeler ouvertement à la chasse aux étrangers. On a vu d’autres accuser le chef de l’Etat et le gouvernement ivoirien d’être des agents de l’étranger. Cette affirmation n’est pas anodine dans le contexte ivoirien.  En d'autres pays ces déclarations dangereuses et ces affirmations scandaleuses  auraient entamé la crédibilité politique de leurs auteurs. Le sens du Bien commun et de l’intérêt général, la volonté commune de coexistence et de reconnaissance réciproque des altérités,  semblent être la cible des déclarations fracassantes de certains politiciens. Ces derniers semblent avoir entrepris de l'émousser, de semer la division entre les ivoiriens, d'exciter les pulsions primaires des masses  et d'entretenir l'ignorance publique pour y asseoir leur domination en vue de la présidentielle 2020. La prégnance de la représentativité communautaire aidant, l’électorat ivoirien est manifestement instrumentalisé et utilisé comme ressource politique par les prétendants au pouvoir.  Il est démocratiquement vital de parer à ces tentatives de capture  des consciences,  de viol permanent des masses par la propagande politique en Côte d’Ivoire. Il importe de contrer pied à pied cette tentative multiforme de désinformation et d’intoxication mentale. Il est essentiel de déconstruire argumentativement et conceptuellement ces mensonges. La sauvegarde de  présidentielle 2020  et de la démocratie républicaine pluraliste ivoirienne est à ce prix.

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Du jamais vu dans aucun Etat du monde ! Sous ce titre grandiloquent et ampoulé, « Guillaume Soro et la métaphore du fleuve, des rivières et des ruisseaux : la pédagogie nautique d’un grand navigateur politique »,  Franklin Nyamsi, fidèle à sa jactance et à son pédantisme habituels, vient de recadrer son chef en réinterprétant le propos de ce dernier à l’aune de son propre agenda et de ses ambitions personnelles. Les centaines de conseillers de Ministres et de Président d’institution exerçant leur office dans l’Etat ivoirien ne se sont jamais permis de franchir les limites de leurs périmètres respectifs. Sauf un : le conseiller du Président de l’Assemblée nationale. Avant de déserter l’espace public ivoirien après en avoir été chassé sous des volées de bois verts par le vaillant peuple ivoirien,  il s’était déjà livré à ce genre de jeu dangereux.

 Sortant de son périmètre de conseiller du Président de l’Assemblée Nationale, il s’autorisait des commentaires publics sur les rencontres officielles et non-officielles des plus hauts personnages de l’Etat,  ouvrant par cette intrusion des risques de conflits politiques. Interpellant avec arrogance le Président de la République en personne, agonisant de grossièretés les ministres de la République, le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, le Ministre de la Défense Hamed Bakayoko, Franklin Nyamsi,  simple citoyen conseiller du Président de l’Assemblé Nationale,  s’était arrogé le droit de piétiner les vertus civiques. Contraint au silence après que ses mensonges et sa vanité aient été dévoilés aux yeux du public il s’était, telle une bête malfaisante poursuivie par la colère et la vindicte populaire, refugié dans la forêt de ses passions ténébreuses et bouillantes.

Affamé d’arrogance et de scandales auxquels le poussent sa psychè spéciale, il ne s’était pas résolu à se taire pour de bon.  On le voyait donc rôder autour de la maison Ivoire  ces derniers jours, cherchant une faille pour s’immiscer dans l’espace public,  afin de l’occuper par sa vanité et y répandre ses pestilences verbales. Artificier verbal  de la désintégration, ce personnage vide, à l’égo enflé, prospère sur la division. Les dissensions et les brèches ouvertes dans le RHDP lui en ont donné l’occasion.  Il profite des conflits politiques locaux  pour  s’adonner à ce qu’il aime le plus : les excès langagiers, la truculence verbale de l’individu suffisant et sans surmoi, qui aime se donner des airs. Franklin Nyamsi, le "conseiller", se permet de contredire Guillaume Soro, le Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire, de corriger et de réinterpréter son propos selon son propre agenda personnel et ses ambitions.

Il y a donc quelque chose d’anormal dans le rapport étrange qui lie ce fameux « conseiller » à la moralité si douteuse, un individu dangereux et sans scrupule (cf «  L’outrage infligé à la mémoire du Professeur Assalé Aka Dominique par Franklin Nyamsi », cedea.net. Septembre 2017) et le Président de l’Assemble Nationale qui n’a jamais osé le remettre à sa place. Les citoyens ivoiriens dont je suis, ont le droit légitime de s’inquiéter de ce rapport car, dans ces discussions politiques entre élus où ce personnage (un non élus) peu recommandable intervient de manière intempestive, il est question de l’avenir de notre pays.

Dans un rapport de collaboration normale, c'est l'employeur, dans le cas d'espèce, le chef d'une institution de République qui recadre son conseiller, corrige ses excès langagiers qui peuvent mettre à mal l'institution. Or Franklin Nyamsi,  le « conseiller » décidément spécial, se permet d’occuper le rôle du maître devant l’élève. En sa qualité de professeur de Lycée, et non d’Université titre que sa nature  de menteur né et d'esbroufeur le pousse à afficher, il corrige la copie de son élève, y rature les fautes, redresse les phrases, les réinterprète à l’intention du public à l’aune de ses désidératas !

 La question que l’on est en droit de se poser est donc celle-ci : Qu’est-ce qui permet à ce personnage de se livrer à ses excès ?

La réponse est évidente, et les Ivoiriens sont en droit de s’inquiéter de l’autonomie réelle du Président de l’Assemblée nationale face à cet hagiographe et encenseur gourou, qui semble décider de tout, et par-dessus tout, de la ligne politique de sa faction en lieu et place de son chef. 

Par Alexis DIETH  /web.facebook.com/cedea.net/?hc_ref=ARTISL-KivQaL5WUfJfs3xDu2id0288lcZc1tlQBzO2YpSKiroTQJCRkRvJ73YGJtm8&fref=nf

Côte d’Ivoire : le document qui dessine les contours du futur RHDP "Symboles : un bélier et les couleurs nationales"

 "Le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État"

Jeune Afrique s’est procuré le document remis par le comité de haut niveau au président Alassane Ouattara et à Henri Konan Bédié, le président du PDCI. Le texte, qui doit encore être validé, dessine les contours du futur parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont « adopté le principe de l’accord politique pour la création d’un parti unifié », à l’issue de leur rencontre, ce mardi, au palais présidentiel du Plateau, à Abidjan. Dans deux documents fondateurs – le manifeste et les statuts –, qui ont été adoptés « en première lecture » par le comité de haut niveau, le futur parti unifié, qui prendra le nom de RHDP, se dévoile. Ces textes ne sont pas définitifs : ils devront être précisés, et éventuellement amendés, avant d’être validés par les représentants des six partis du RHDP. Ils seront ensuite paraphés par les chefs respectifs de chacun de ces partis, mais aucune date de signature n’a pour l’instant été annoncée.

 Jeune Afrique a eu accès à ces documents. Voici ce qu’il faut en retenir : 

Idéologie : libérale, républicaine et laïque Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix – nom du futur parti unifié –, qui était jusque-là un groupement politique, devrait être, dans un premier temps, une fédération entre ses six partis fondateurs : le Rassemblement des républicains (RDR d’Alassane Ouattara), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI de Henri Konan Bédié), l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI d’Albert Toikeusse Mabri), l’Union pour la paix en Côte d’Ivoire (UPCI de Brahima Soro), le Parti ivoirien des travailleurs (PIT de Joseph Séka Séka) et le Mouvement des forces d’avenir (MFA d’Azoumana Moutayé).  Le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État

Ce n’est qu’au terme d’un processus compris entre douze et dix-huit mois que le RHDP doit se transformer effectivement en un parti unifié. Selon ces statuts, qui doivent être signés par les présidents des partis fondateurs, « le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État et à son contenu démocratique ».

Symboles : un bélier et les couleurs nationales Toujours selon les statuts, le RHDP aura pour symbole un bélier – une référence à Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire, dont le nom, Boigny, signifie « bélier » en baoulé – dont se réclame la mouvance présidentielle du RHDP, créée en mai 2005.

Les couleurs du futur parti seront le blanc, le vert et l’orange, comme celles du drapeau national. Organisation calquée sur le PDCI

 Le comité de haut niveau présidé par Daniel Kablan Duncan, vice-président de la République et vice-président du PDCI, et co-présidé par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, premier vice-président du RDR, a proposé la mise en place de divers organes, généralement copiés sur l’organisation du PDCI.

À la base, on trouve ainsi les comités de quartier ou de village, les sections, les délégations sous-préfectorales ou communales, les délégations départementales, les coordinations régionales – ou de district – et enfin la délégation extérieure pour les adhérents de la diaspora.

Les organes centraux, quant à eux, seront le congrès, désigné comme l’organe suprême ; la convention ; le(s) président(s) d’honneur ; le président ; le secrétariat général ; le bureau politique et le grand conseil. Un comité de direction, calqué sur le modèle du RDR, jouera le rôle de « gouvernement » du RHDP. Ce comité sera composé, notamment, du président, des vice-présidents, du secrétaire général et de ses adjoints.

Discipline et sanctions Tirant sans doute des leçons des victoires de plusieurs candidats indépendants face aux candidats du RHDP lors des législatives de 2016 et des sénatoriales de 2018, ainsi que des déclarations hostiles au RHDP de la part de personnalités politiques issues du PDCI, tel Jean-Louis Billon, les rédacteurs des textes du parti unifié ont introduit un article sur la discipline.

« Sont interdits et sanctionnés, notamment, les actes ci-après : déclarations contre le parti ou les décisions prises par le parti dans la presse écrite ou audiovisuelle ou à l’occasion d’un rassemblement de militants, au nom du parti et sans son aval ».

Une interdiction qui pèse sur tous les membres du parti : « Peu importe que ces déclarations émanent d’un responsable d’une instance dirigeante ou d’un militant de base, candidatures indépendantes contre des candidats investis par le parti, manquement à l’honneur et à la probité », précise le document. Les contrevenants s’exposeraient à un avertissement, un blâme, une suspension ou même une exclusion temporaire, voire définitive.

 Des questions en suspens

Si le comité de haut niveau a adopté les différents textes – manifeste, statuts et règlement intérieur –, plusieurs questions restent posées. Sur le plan idéologique, l’adhésion de partis de gauche comme le PIT aux principes du libéralisme économique semble ainsi surprenante. Sur le plan de la composition du bureau politique, les textes n’ont pas tranché. De même que pour le nombre de personnalités issues de chaque parti politique devant siéger dans les structures de base et les organes de direction.

La question de la présidence du futur RHDP continue de fâcher Bédié

L’absence de précision sur ces points dans les documents inquiète les « petits partis » composant la coalition. L’UPCI, qui a des élus au Parlement, avait ainsi souhaité disposer d’au moins un poste de sénateur, sans avoir été entendue. Le parti d’Albert Toikeusse Mabri souhaite que les deux grands partis, le RDR et le PDCI, soient les premiers à prononcer leur dissolution avant que les « petits partis » ne leur emboîtent le pas. De son côté, le MFA reproche à certains de ses alliés d’entretenir la division interne à des fins personnelles. En effet, alors qu’Azoumana Moutayé, le président du MFA, soutenu par Alassane Ouattara, a paraphé le manifeste, le Premier ministre Gon Coulibaly porte son choix sur un dissident du parti.

Enfin, la question de la présidence du futur RHDP continue de fâcher Henri Konan Bédié, en dépit de l’accord qu’il a signé avec Alassane Ouattara le 10 avril. Il serait en effet confiné dans un rôle, taillé sur mesures, de président d’honneur « attribué aux anciens présidents de la République ».

De son côté, ADO pourrait prendre la présidence du parti et aurait alors la possibilité de « nommer, après accord du bureau politique, un président délégué pour le suppléer dans ses attributions et tâches quotidiennes ». Autant de questions qui devraient animer les discussions d’ici à la signature de la version définitive du texte.

12 avril 2018 à 19h45 — Mis à jour le 12 avril 2018 à 19h47

http://www.jeuneafrique.com/551104/politique/cote-divoire-le-document-qui-dessine-les-contours-du-futur-rhdp/

 

Bureau politique du RDR – ce que vous devez savoir : « le PDCI est d’accord pour aller au parti unifié ».

Le rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire ira à un congrès extraordinaire le 5 Mai 2018 tel qu’annoncé par son porte-parole, le secrétaire général délégué Mamadou Toure à la suite d’une réunion du Bureau Politique réuni ce jour. Inscrivant cette action dans le « respect des engagements » pris au sein du RHDP, le porte-parole du RDR s’est voulu claire. Pour son parti, Il s’agit d’exécuter une volonté commune des acteurs majeurs de la coalition au pouvoir. « Le patri unifié est la fusion des partis membres du RHDP » a-t-il dit. Le porte-parole du RDR a précisé que : « le PDCI est d’accord pour aller au parti unifié ». Pour preuves, les documents signés par le Secrétaire Exécutif le Professeur Maurice Kacou Guikahue à savoir le manifeste et les statuts relatifs au nouveau parti. Documents issus des travaux du comité de haut niveau dont sont membres le vice-président Daniel Kablan Duncan et le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Sur le délai, il a rappelé que ce sont les présidents des partis membres du RHDP qui ont demandé la mise en place de la nouvelle formation politique avant 2020.

 Il est important de rappeler que les partis membres du RHDP après les travaux du comité de haut niveau ont décidé de valider le parti unifié au sein de leurs instances respectives ou de donner quitus à leurs présidents pour la validation des textes. Le MFA l’a fait avec l’appel de Bondoukou lancé il y a de cela deux semaines. L’UDPCI quant à lui a donné mandat à son président de s’inscrire dans la droite ligne qui devrait aboutir à un parti unifié tout en lui demandant de convoquer incessamment un congrès extraordinaire à cet effet. Il est aussi important de savoir que l’UPCI envisage un bureau politique dans ces jours. C’est dans cette veine que le RDR organisera un congrès extraordinaire afin d’être en conformité d’avec ces engagements pris au sein du comite de haut niveau. Le PDCI devrait donc emboiter le pas à ses alliées en appelant ces instances à la validation de la mise en place du parti unifié. Il est aussi crucial de souligner que l’attitude du RDR est conforme aux vœux des présidents Ouattara et Bédié lors de leur dernière rencontre sur la question.

Entre autres points, le porte-parole du gouvernement a apporté quelques éclaircis sur la nomination du grand médiateur hier par le président de la république. Perçue comme une violation par certains animateurs du débat politique nationale en ces termes : «si une disposition de la constitution a prévu que pour la nomination du médiateur de la république le président consulte le président de l’assemblée nationale et le président du sénat ; une autre disposition de la constitution prévoit que avant la mise en place du sénat, l’assemblée nationale a les prérogatives du Senat ». Et donc la nomination du grand médiateur Mr Adama Toungara est en conformité avec les textes régissant la gestion de notre pays.

Enfin, le porte-parole du RDR a informé son assistance de la démission de l’ex premier ministre Ahoussou Jeannot Kouadio, désormais président sénat, de son poste de député depuis le 30 Mars 2018.

Cette élection à la tête de la deuxième chambre de notre parlement a aussi pour conséquence la fin de sa mission auprès du gouvernement Ivoirien.

La rédaction. Lementor.net</phttp://www.lementor.net/?p=25412

 

L’interdiction des manifestations de l’opposition pose un énorme problème à la démocratie

(Par : SOUMAREY Pierre Aly) La liberté de manifester connaît aujourd’hui une très forte actualité dans le monde. Elle est devenue par le fait de la mondialisation une norme de la qualification démocratique. En dépit de ce mouvement de progrès, il est un autre fait établi par l’expérience : celle-ci continue de subir des limitations un peu partout, particulièrement très fortes dans les pays en transition démocratique. En Côte d’Ivoire, depuis l’époque lointaine du Parti Unique, le Pouvoir d’État, détenteur du monopole de la violence légitime, n’a jamais renoncé à y recourir pour interdire et s’opposer aux manifestations de contestation, par reflexe défensif et par habitude, et ce, malgré la restauration du multipartisme et du tout relatif progrès démocratique enregistré par le pays. La constance de cette attitude s’observe auprès de tous les régimes que nous avons connus, du Président Houphouet-Boigny au Président Alassane Ouattara en passant par les Présidents Bédié, GuéÎ et Gbagbo, avec une intensité de violence répressive, variable selon les régimes. Ce constat ne veut pas dire que les Chefs d’États précités soient unanimes en cette question ou partagent la même philosophie politique sur les questions de droit relatives aux libertés fondamentales.

Force est d’observer que leurs prises de position procèdent néanmoins d’une sensibilité, d’une crainte, de pratiques et d’un héritage culturel communs. Toute manifestation dont l’initiative ne provient pas de la proximité du pouvoir, est par nature suspecte. Il faut la contrôler, à défaut, l’interdire, voire la combattre, chacun selon sa méthode, brutale ou subtile. Ils ne vont pas jusqu’à nier ou rejeter les droits constitutionnels de la liberté d’expression dans le discours ou les actes administratifs. Ils préfèrent manipuler ou utiliser le droit pour arriver à leur fin, en créant des conditions dissuasives qui permettent, sinon d’en détourner le sens, du moins de le soumettre à leurs exigences et à leurs intérêts politiques propres. D’un côté, ils déclarent s’interdire le recours à la menace ou à l’emploi de la force dans les relations politiques entre majorité et opposition, et dans leurs rapports avec la société civile, conformément aux droits qui leur sont garantis par la Constitution ; d’un autre coté, ils légitiment leur attitude répressive en prétendant faire respecter l’ordre public, l’application des règles de droit, l’autorité de l’État, ou en prétendant défendre la souverainetés nationale et les Institutions de la République contre une menace intérieure (mouvements subversifs de déstabilisation) ou extérieure (intelligence visant un renversement de régime). Nous savons tous qu’il n’en est rien la plupart du temps.

 C’est même souvent un prétexte. Cette attitude mérite d’autant plus qu’on y réfléchisse que cette contrariété au droit, fait apparaître une confrontation sociale et des enjeux politiques de première importance, qui à terme, peuvent menacer la civilité, la cohésion et la paix sociales. La question est en effet beaucoup plus complexe qu’il ne paraît de prime abord. D’une part, il s’agit en réalité de la fragilité de nos jeunes États et de nos institutions face aux exigences de ce mouvement démocratique. D’autre part, le droit applicable en ces domaines est d’origine extérieure. Il intègre une historicité et des réalités socio-culturelles totalement différentes des nôtres (mémoire traumatique de la crise militaro-politique et ses réminiscences, culture du Chef, culture de l’ordre générationnel, culte de la personnalité, prégnance de la violence dans la société ivoirienne, niveau de la maturité et de la culture politique, etc. …). 1 – De la fragilité de nos États et de nos Institutions à la violence de nos sociétés. Fragiles, nos États et ceux qui les dirigent cherchent constamment à se prémunir contre la violence que peuvent exercer à leur encontre d’autres forces (opposition, société civile, syndicats), surtout lorsque celles-ci peuvent aussi recourir à la violence. Il existe non seulement la conscience aigue de cette faiblesse institutionnelle chez nos dirigeants (capacité à contenir des mouvements de masse, solidité des Institutions face à ces fortes pressions populaires), mais aussi un défit de confiance (préjugé défavorable) à l’endroit des forces qui veulent s’exprimer, tant sur leurs intentions réelles, que sur leur capacité à respecter le droit, les biens publics et les Institutions, lors de leurs manifestations de protestation ou de revendication. Dès lors, les Pouvoirs Publics mettent en avant des règles limitatives et très restrictives. Ils multiplient et augmentent les difficultés et obstacles administratifs. Encore et toujours, du fait de cette même fragilité ils sont peu enclins à s’interdire le recours à la violence sous toutes ses formes, dès lors que la survie de leur régime est en jeu. C’est, de toute évidence, ici que s’expriment le plus nettement les préoccupations de nos dirigeants. Ils sont alors tentés d’enfreindre une réglementation trop contraignante qui les lie ou peut leur faire prendre des risques importants. Cette contradiction peut être aussi saisie à travers l’adaptation de nos règles juridiques aux évolutions de notre époque globalisée, et non à celle de notre propre société, sans se soucier de savoir si elles sont en adéquation avec nos moyens, nos capacités réelles et nos réalités socio-culturelles.

 Pour preuve, le renforcement des capacités dispensé ici et là par des organisations étrangères. Pire, certains services publics et certaines institutions vivent de l’aide extérieure, tant pour leur fonctionnement que pour leurs investissements (CEI, Justice, etc.). Pour d’autres encore, nous avons du mal à les animer et à les faire fonctionner correctement. Ce hiatus dans les constructions que nous nous définissons à nous mêmes, démontre bien souvent leur irréalisme et leur décalage à la réalité, bien que pour leur défense, il faille considérer que leur portée procède d’une projection dans l’avenir. Ces efforts ou progrès vont d’ailleurs dans des directions parfois opposées aux intérêts de la conservation du pouvoir, qui reste la préoccupation majeure de nos dirigeants. En effet, cet emprunt au droit des grandes démocraties occidentales, va jusqu’à développer, dans son volet humanitaire, la protection due à des hommes qui ont recouru à la violence ou qui s’attaquent aux institutions de la République et à l’autorité de l’État, alors que cette dimension n’est pas encore intégrée dans nos mœurs et nos pratiques politiques. Cette situation, explique, les écarts au droit, que nous déplorons continuellement à juste raison.

La violence, alimentée par le fanatisme partisan, une culture délinquante, l’indiscipline, la radicalisation des antagonismes politiques et la prolifération des armes, prend dans notre société des formes multiples, sans cesse renouvelées. Elles placent les responsables politiques et les juristes devant des problèmes tout à fait nouveaux. Il s’agit de réprouver et de faire condamner toutes les techniques subtiles, avouées ou inavouées, de subversion et de diffamation visant à perturber l’ordre politique, social économique ou visant à déstabiliser le Gouvernement et les Institutions ou encore à « diaboliser » le Président de la République et à ternir l’image de son régime, bien qu’ils s’y prêtent d’eux-mêmes assez volontairement. Le système de contrôle et de coercition, mis en place par le Pouvoir actuel pour mettre en échec cette volonté et ces manœuvres, trouve son origine dans la crise post-électorale, qui est elle-même un phénomène de violence massive dont les conséquences se ressentent encore dans les conduites sociales et politiques. Dès lors, il peut s’analyser, à raison ou à tort, comme une contre-réaction pour se protéger, à travers une attitude défensive, de repli et de fermeture. Les manifestations de contestation et de revendication peuvent être perçus et se ranger au nombre des moyens contribuant à cette finalité. Ce type de reflexe et d’obsession a conduit de nombreux régimes à leurs pertes. Nous avons la mémoire du printemps arabe, du mouvement citoyen Burkinabès, des insurrections populaires ici et là ailleurs dans le monde. Ce qui se passe en Côte d’ivoire, s’est passé ou se passe hors de nos frontières. On pourrait en faire une lecture judicieuse et en tirer des enseignements. La contestation implique certes des problématiques sociétales et sécuritaires, mais sa prohibition contrarie gravement la transition démocratique. Le droit est le droit. Nous devons nous en tenir. La liberté de manifester ne saurait être niée plus longtemps à l’opposition en Côte d’Ivoire. La liberté publique est la valeur cardinale d’une République démocratique.

La Constitution offre aux citoyens la garantie que le Gouvernement qui administre leurs vies, le fasse dans les termes qu’ils lui ont imposés (souveraineté du peuple) et non comme un maître absolu, échappant à tout contrôle et pouvant décider souverainement de ce qu’il veut, comme il veut, en fonction de considérations politiques ou de ses intérêts. La légitimité du Gouvernement à agir ainsi repose sur l’élection, alors que la démocratie élective est non seulement réductrice, mais inapte à protéger le peuple contre la domination et les abus de la Puissance Publique sur la base de l’élection. Celle-ci n’est pas un critère pertinent de démocratie. Aussi, à l’instar du pouvoir que lui confère les urnes, la démocratie doit donner au peuple le pouvoir de contestation. Pour jouir du pouvoir de contestation, le peuple doit se trouver, dans une posture constitutionnelle solide et effective qui lui permette de faire entendre sa voix sans crainte et sans déférence à l’Autorité, d’exprimer ses griefs contre le gouvernement, d’exercer sur lui des pressions sans violence, de mobiliser l’opinion publique en faveur d’une cause quelconque. En résumé, il doit pouvoir contrôler et sanctionner de manière permanente les actions des élus et les autorités pour leur action. L’urne est une sanction intermittente et périodique. Elle n’offre pas la même possibilité démocratique : contrôle et au besoin contestation de l’action gouvernementale.

2 – Sauvegarde du droit de manifester et limites :

À partir de quel moment sortons-nous du droit positif pour tomber dans l’insurrection. La sollicitation excessive de la rue peut être nuisible, car le pouvoir de la rue court-circuite les mécanismes traditionnels de la démocratie représentative. C’est donc une question à la lisière du droit administratif et du droit constitutionnel, non seulement parce qu’elle mobilise les notions d’ordre public, de liberté publique, mais aussi parce que la manifestation, l’occupation de l’espace public peuvent être le moteur de changements importants, dont l’impact pour les populations peut s’avérer significatif sur leurs conditions de vie. C’est donc un enjeu fondamental qui nécessite une réflexion approfondie et exige que les mesures d’interdiction soient valablement motivées, avec un contrôle confié au Pouvoir Judiciaire, pour qu’elles ne soient pas des mesures discrétionnaires. On observe sur les enjeux des manifestations en Côte d’Ivoire, que dans chacun des camps qui se font face (Pouvoir, majorité, opposition, prétendants au pouvoir d’état), les leaders d’opinion et les dirigeants politiques qui les représentent, s’autoproclament défenseurs de la démocratie, et considèrent leurs partisans comme les représentants du «vrai peuple» par opposition aux partisans de l’autre camp et aux élites qui les soutiennent. Ils mobilisent leurs partisans sous cette identité en générant une hystérie populiste à l’encontre des « autres ». :::::::::: Cette différence se confine parfois en une fracture sociale sur fond nationaliste. Les uns considérant les autres comme xénophobes, les autres considérant les uns comme des ivoiriens par défaut ou imparfaits. Il n’y a qu’à se référer aux récents propos très allusifs et évocateurs de Mme Marie-odette LAUROUGNON. Ceux-ci sont tout à fait inadmissibles.

Une fois de plus son Parti n’a rien trouvé à dire pour l’interpeller et la recadrer. Qu’est ce que l’appartenance du sol a à voir avec la réforme de la CEI ou la confiscation des libertés publiques ? Ce type de discours fait écho à des souvenirs douloureux qui ont divisé la Nation de manière violente. Comment entretenir cet esprit et ce discours, alors que la Nation qui se relève péniblement de cette crise ne s’est pas encore totalement réconciliée ? Cette attitude politique est la pire ennemie de la cohésion sociale et de la République. Cela laisse sous- entendre que la démocratie ne reposerait que sur l’élection «d’un bon ivoirien de souche (sol et sang). Et que si « le bon parti » est élu, il suffira que « le bon peuple » soit placé aux commandes de l’État pour que la démocratie fonctionne mieux. Ce registre implicite du discours est inadmissible et dangereux. Ce postulat est totalement contredit par l’histoire. C’est de la « bêtise » et de la « haine » à l’état brut. Il est important de défendre la liberté de manifestation, et en la circonstance, contre la CEI, parce que cette liberté publique exige une démocratie électorale de meilleure qualité. Cependant, celle-ci ne saurait être détournée de son objet, pour mettre en péril la paix sociale, par ce type de discours. La liberté est consubstantielle de la responsabilité, son corollaire. L’opposition n’est pas non plus un « fourre-tout ». Elle doit avoir des revendications claires et pertinentes.

Il nous faut aussi constater que la liberté d’expression, à laquelle la liberté de manifester peut se rattacher, ne se limite pas seulement à l’accès aux espaces et aux voies publics. Or, la contestation s’exprime abondamment dans les médias et les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. On ne peut donc pas parler de dictature, mais tout au plus de dérive autoritaire et sécuritaire. Celle-ci doit être également contextualisée par rapport à notre propre histoire, et non à des standards « universels ». D’ailleurs, pour que la contestation soit véritablement crédible et produise des effets en conséquence, les citoyens doivent pouvoir bénéficier en toute transparence, neutralité (pluralité des sources) et sécurité d’une information fiable sur l’action gouvernementale.

Il faut éviter la déformation, « l’intoxication », et les imaginaires. Autant dire que le système audio-visuel et les médias doivent jouer un rôle positif et non négligeable dans l’expression et la qualité de cette contestation. Les organisateurs de ces manifestations disposent également d’un libre accès aux cours de justice, pour attaquer les décisions qui s’opposent à l’exercice de ce droit. Il est surprenant de constater qu’aucune interdiction de manifester n’ait encore été contestée devant les tribunaux jusque là. On préfère se répandre dans la presse et faire des déclarations. C’est plus facile. Les organisateurs de ces manifestations doivent eux-mêmes avoir la capacité de se conformer au droit, en utilisant toutes les ressources légales qu’offre la Loi pour faire triompher leur cause, plutôt que de s’engager dans la défiance de l’Autorité et dans un rapport de force infructueux. L’exercice de cette liberté requiert de la responsabilité. La protection de la liberté de manifestation dans ses fondements, est un acquis de l’ordre juridique.

 C’est donc sur ce terrain qu’il faut orienter la lutte démocratique, et non sur le terreau de la haine, de l’irresponsabilité, du désordre, de la violence et du populisme. Faute de le faire, les réunions et les manifestations peuvent être jugées par le Pouvoir, comme potentiellement subversives et dangereuses pour la paix sociale et l’ordre public, en raison des discours qui les précèdent et les nourrissent.

L’exercice de ce droit ne nécessite pas d’autorisation préalable en Côte d’Ivoire. Il est seulement demandé une communication préalable à l’autorité administrative. Les manifestations y sont donc en principe libres. Toutefois, quelle que soit l’importance que la Constitution accorde à la liberté de manifestation, il y a le fait que cette liberté, comme toutes les libertés du reste, n’est pas absolue et qu’elle peut par conséquent connaître des limites. Il y a d’une part le champ de l’illicéité (objet, organisation matérielle impliquant des manifestations pacifiques et sans armes, délais de communication, etc.) et d’autre part, l’existence de motifs sérieux de craindre une altération de l’ordre public (trouble à la circulation publique ou au voisinage), ou un danger pour les personnes et les biens (informations des renseignements généraux, infiltration de casseurs ou de criminels, risques d’affrontement, insuffisance de moyens sanitaires et de sécurité sur les lieux et parcours prévus). Cette dernière limitation peut ouvrir sur de l’arbitraire et une spéculation interprétative. Elle doit être fondée et faire l’objet d’un contrôle juridictionnel. Il n’y a que la négociation et les tribunaux pour trancher.

 Conclusion :

Le Gouvernement doit reconsidérer son attitude restrictive et sélective. Celle-ci est profondément injuste et déséquilibrée. On ne voit et n’entend que le RDR et le PDCI s’exprimer et manifester. Cet état de fait est totalement anormal et inacceptable. Faut-il rappeler que nous sommes dans une démocratie pluraliste. Il doit recréer la confiance pour faire avancer la démocratie et laisser la compétition politique se faire pleinement et librement. L’attitude contraire est contre-productive. Prenons le droit pour boussole, quoi qu’il nous en coûte. Au final tout le monde y gagnera, et en premier la démocratie et les populations.

SOUMAREY Pierre Aly

Côte d’Ivoire/sénatoriales: écrasante victoire de la coalition malgré quelques surprises (50 des 66 sièges de sénateurs)le RHDP remporte 26 circonscriptions contre 7 indépendants vainqueurs

Abidjan - La Commission électorale indépendante a proclamé dans la soirée de samedi les résultats provisoires des premières élections sénatoriales de Côte d’Ivoire tenue le même jour, qui donnent, sans surprise, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) largement vainqueur avec 26 circonscriptions remportées, contre 7 pour les listes indépendantes. Ces résultats ont été livrés sur les antennes de la télévision nationale RTI1, Alley Victoire. Le RHDP remporte ainsi 52 sièges sur les 66 à pourvoir au terme de ce scrutin, contre 14 pour les listes indépendantes qui se sont imposé, entre autres, dans les régions du Gbèkè (Centre), Béré (Nord-ouest), Gbôklè, ainsi que dans le district autonome de Yamoussoukro. Ces élus constituant les 2/3 des membres du sénat, le tiers restant sera nommé par le président de la République Alassane Ouattara avant l’entrée en fonction de de cette institution prévue le 10 avril. L'opposition a boycotté cette élection au suffrage indirect, dont le collège électoral comprends les députés, conseillers municipaux et régionaux, ainsi que les conseillers de districts élus. Le sénat, qui constituera la deuxième chambre du parlement ivoirien à côté de l’Assemblée nationale, sera logé pour ses débuts à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussokro. (AIP°)tm

Abidjan - La coalition au pouvoir Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a logiquement remporté, en l'absence de l'opposition qui boycottait le scrutin, une écrasante victoire aux premières élections sénatoriales de Côte d'Ivoire, remportant 50 des 66 sièges en jeu. Ce pointage a été réalisé par l'AFP à partir de l'annonce des résultats, circonscription par circonscription, par la Commission électorale indépendante (CEI). L'issue générale ne faisait pas de doute avec des listes du RHDP face à des indépendants. Une grosse surprise est toutefois venue de Bouaké, fief traditionnel du pouvoir et ancienne capitale de la rébellion qui soutenait le président Alassane Ouattara. Le RHDP y a été battu par la liste des indépendants qui récolte 157 voix contre 105 au RHDP. Le pouvoir paie sans doute là son incapacité à régler le problème des fréquentes mutineries récurrentes dans l'armée qui ont secoué le pays en 2017 et dont Bouaké était l'épicentre. Une claque pour le RHDP qui n'a donc pas convaincu ses propres élus de voter pour sa listes. "C'est la déception la plus totale. Nous n'avons pas compris comment certains ont pu nous lâcher pour aller voter pour les indépendants. C'est dur mais nous allons acceptons cette défaite, mais les conséquences risquent d'être graves" a reconnu Bazoumana Barro, conseiller municipal à Bouaké. "C'est la base qui vient de s'exprimer", s'est quant à lui félicité Christophe Koffi, membre du parti de Ouattara qui a soutenu la liste des indépendants, des dissidents. Le RHDP a aussi été battu dans une autre circonscription hautement symbolique, celle de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l'ancien président Felix Houphouet-Boigny dont le RHDP se réclame. A Abidjan, le RHDP n'a toutefois pas fait de détail, récoltant 100% des bulletins exprimés. - "Sénat monocolore" - L'opposition ainsi que la société civile avaient critiqué le scrutin et demandé son report, soulignant notamment que, l'opposition ayant boycotté les élections locales de 2013, il aurait été plus juste de tenir l'élection de ce premier Sénat après les élections locales qui doivent avoir lieu cette année également, à une date restant à fixer. "On pourrait dire que le gouvernement veut un Sénat monocolore", a déclaré Bamba Sindou, coordonnateur de la Poeci, la Plateforme des Organisations de la société civile pour l'Observation des Elections en Côte d'Ivoire. L'opposition demande surtout une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) qu'elle accuse d'être en faveur du pouvoir, avant toute élection sénatoriale ou municipale mais surtout avant la présidentielle de 2020. Le Sénat a été créé par la nouvelle Constitution de 2016, approuvée par référendum. Les conseillers municipaux et régionaux des actuelles mairies et régions ainsi que les députés constituent le collège électoral du scrutin au suffrage universel indirect qui s'est tenu dans chacune des 31 régions et 197 communes du pays. Le président Alassane Ouattara doit encire nommer 33 autres sénateurs. L'opposition accuse le président Alassane Ouattara d'avoir succombé au "clientélisme" en créant ce Sénat qui, selon elle, sera "budgétivore". "Il n'y a que l'air qu'on respire qui est gratuit. On a besoin de ce Sénat qui va représenter les élus" et les collectivités locales, estime quant à lui Felicien Legré, conseiller municipal de Bingerville, membre de la coalition présidentielle, après avoir déposé son bulletin dans l'urne à Abidjan. Le Sénat, "c'est le développement et la démocratie. Cela participe aussi à la cohésion, à l'union, à la paix entre les peuples. C'est une très bonne chose", assure Michel Loukou Kouadio, conseiller municipal à Bouaké. pgf/lpt/AFP

Côte d’Ivoire: la coalition au pouvoir remporte 50 des 66 sièges de sénateurs APA -

Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et pour la paix ( RDHP- coalition au pouvoir), a raflé la majorité des sièges du premier scrutin sénatorial de la Côte d'Ivoire qui s'est déroulé samedi dans le pays en remportant l'élection dans 25 circonscriptions contre 8 pour les listes indépendantes, soit 50 sénateurs élus pour la coalition au pouvoir contre 16 sur les listes indépendantes. Selon les résultats provisoires de ce scrutin communiqués samedi soir par la porte-parole de la Commission électorale indépendante ( CEI, organe chargé d'organiser ces élections), Me Victoire Alley sur les antennes de la radio télévision ivoirienne (RTI, service public) l'Alliance au pouvoir s'est imposée dans la grande majorité des circonscriptions du pays dont les régions du Hambol, de la Nawa, du Tchologo, de l'Indenié-Djuablin et dans le district autonome d'Abidjan où la liste RHDP a obtenu 415 voix, soit 100%. Les listes indépendantes ont créé la surprise dans plusieurs grandes circonscriptions en battant leurs adversaires de la coalition au pouvoir. Ces indépendants ont remporté le scrutin dans les régions du Gkêkê, de l'Agbeby-Tiassa, du Béré, du Boukani, dans le district autonome de Yamoussoukro, le Guémon, le Haut-Sassandra et le Gbôklê. Un collège électoral de 7011 électeurs composés de députés ainsi que d'élus locaux ont pris part à ce scrutin qui a fait élire 66 sénateurs sur les 99 qui doivent composer le sénat, la chambre haute du parlement ivoirien. Les 33 autres sénateurs seront nommés par le président ivoirien Alassane Ouattara. Cette élection s'est déroulée dans 33 circonscriptions électorales où 2 deux sénateurs ont été élus par circonscription. Le siège du Sénat sera basé à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne. LB/ls/APA

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 La défiance du peuple face à la plate-forme de l’opposition en Côte d’Ivoire.

 L’échec de la  manifestation de la plate-forme de l’opposition  contre le Sénat, et contre la CEI, n’a pas été causé par l’intervention des forces de l’ordre. Les revendications et les contestations engagées par  la plateforme de l’opposition ne mobilisent pas la majorité des Ivoiriens. Elles ne semblent mobiliser que le carré de leurs militants. Le caractère clairsemé des rangs des manifestants du mouvement de contestation de la CEI et du Sénat en est l’attestation contextuelle.

Certes, l’intervention répressive des forces de l’ordre doit être dénoncée car elle heurte le principe démocratique de la liberté de manifester. Le gouvernement ivoirien doit s’interdire de transiger avec les principes de la démocratie qui fondent sa légitimité. La molestation d’un journaliste par les forces de l’ordre est éminemment condamnable. Néanmoins, cette dénonciation ne doit pas servir à cacher l’échec politiquement significatif de la manifestation du groupe  EDS de Armand Ouégnin.

EDS n’est que la nouvelle formule 2018 de la CNC de 2015, et du Front du Refus de 2016. C’est la succursale à laquelle a été confiée la contestation du Sénat pendant que la maison-mère FPI se réservait celle de la CEI. Surjouant une popularité largement entamée par la trahison des attentes de sa base sociale, et des valeurs de son obédience idéologique, le FPI semble avoir perdu sa représentativité. Il est en crise de légitimité démocratique comme l’attestent ses reculs électoraux successifs qui résultent de son inaptitude à élaborer des offres politiques alternatives répondant aux besoins sociaux concrets de son électorat en particulier, et de la société globale ivoirienne en général. Ces besoins existentiels ne sauraient s’identifier à la libération de Laurent Gbagbo. Cette offre politique étrange répond à une stratégie d’appareil. Elle démontre que le FPI est déconnecté du vécu concret des populations. Il n’est plus au service des intérêts sociaux. Il se sert lui-même. Le FPI a déserté sa fonction institutionnelle qui consiste à représenter  les intérêts des catégories  des plus fragiles de la société.  Il est au service des intérêts particuliers de ses dirigeants. Il soumet sa base aux stratégies internes de l’appareil du parti. Cette subversion est un viol de la logique démocratique, qui voudrait que le parti soit le médiateur politique  des intérêts sociaux de la catégorie sociologique qu’il représente. Le FPI, maître d’œuvre de la plateforme EDS est donc, depuis longtemps, engagé  dans une logique autocratique qui consiste à soumettre les forces de la société civile  à ses objectifs de pouvoir. Cette logique structurelle oblige à douter de l’indépendance des associations de la société civile qui se pressent à  ses côtés dans la contestation du pouvoir. Elles y seraient plutôt les relais de ses mots d’ordre d’appareil. Soutenu par un microcosme d’associations incorporées de la société civile, et par un conglomérat de réseaux médiatiques nationaux et internationaux, il fait diversion. Adoptant la posture de l’opposition démocratique, qui fédère toutes les demandes sociales et les frustrations du peuple, il organise une amnésie collective sur son passé pour servir ses objectifs autocratiques de pouvoir absolu.

Au cœur du dispositif de la plateforme qui souscrit à son idéologie anti-démocratique, le parti national-populiste est médiatiquement campé en gardien intransigeant, maltraité et réprimé d’une démocratie menacée par un pouvoir dictatorial. Il n’est pas indifférent que le mot « dictature », accolé à RDR  et non RHDP (la nuance n’est pas innocente), soit un des éléments de langage apparu ces temps derniers pour soutenir l’offensive médiatique du bloc identitaire ivoirien qui monte à l’assaut de l’État.

Camouflée sous cette propagande, l’imposture EDS s’apparente à une tentative de manipulation délibérée de l’opinion publique ivoirienne. Sous la posture de l’interpellation démocratique du gouvernement,  git la revendication identitaire et l’intention de substituer à l’État démocratique un État communautaire dirigé par des autochtones. Sous la posture du souverainisme national, se camoufle l’appel au renversement d’un pouvoir prétendument détenu par un étranger  au service  d’intérêts étrangers. Un certain nombre de micro-partis en gestation et un certain nombre d’Ivoiriens  sont  tombés dans le panneau.

Pour la majorité des Ivoiriens, la posture démocratique  de ce bloc identitaire ne fait plus illusion. Le caractère clairsemé des rangs des manifestants en ce mouvement de contestation, initié par ce parti contre la CEI et le Sénat, est le signe d’une maturité démocratique de la majorité du peuple ivoirien. Il importe de soutenir cette clairvoyance populaire par le débat programmatique critique et l’argumentation rationnelle. Il faut soustraire l’affrontement politique ivoirien  aux émotions auxquelles s’adresse la propagande sommaire de la plate-forme de l'opposition. Il faut transformer l’espace public ivoirien en un empire de la raison et stimuler l’aptitude du peuple ivoirien à déceler les contradictions des pratiques et des discours partisans  et à exiger des explications à ses acteurs politiques.

 24 mars 2018  Alexis

Eurobond 2018 : Le gouvernement ivoirien réussit une exceptionnelle mobilisation de ressources de 1115 milliards FCFA

La République de Côte d’Ivoire a achevé le 15 mars 2018 à Paris (France) une exceptionnelle mobilisation de ressources de 1 milliard 700 millions d’euros sur les marchés de capitaux internationaux afin d’accélérer le développement socio-économique en faveur des populations.

L’opération, dénommée Eurobond 2018, qui visait initialement à capter 850 millions d’euros, s’est repartie en deux tranches de 850 millions d'euros chacune, alors même que l’offre faite au gouvernement s’établissait à près de 5 milliards d’euros. Ce qui traduit une grande demande de la part des investisseurs étrangers, confirmant ainsi la qualité de signature du gouvernement ivoirien. « Ces performances très fortes, alliées à un rôle majeur et croissant de moteur économique sous-régional, sont le produit du leadership du Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane OUATTRA, et de l’engagement de tous les Ivoiriens», a indiqué le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly.

Le road show mené du 9 au 15 mars 2018, et dirigé par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, a sillonné les places financières de Londres, New York, Francfort et Paris. La délégation comprenait, entre autres, le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Patrick Achi, le ministre de l'Economie et des Finances, Adama Koné, le Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, et le Conseiller Spécial du Président de la République, Abdourahmane Cissé.

Cette mobilisation de ressources historique souligne le haut degré de confiance de la communauté financière en Europe et aux Etats-Unis. Elle a permis d'obtenir des maturités jamais atteintes en euro par un Etat d'Afrique subsaharienne et à des taux historiquement bas. Ceux-ci sont de 5.250% pour un montant de 850 millions d’euros à 12 ans et de 6.625% pour un montant de 850 millions d’euros à 30 ans. Ces résultats préservent les équilibres budgétaires du pays sur le long terme.

L’opération constitue un accélérateur clé, par l'importance de son volume financier, pour le développement du pays dans sa marche vers l'Emergence et le progrès pour le plus grand nombre. Elle n’impacte pas les équilibres budgétaires qui demeurent parmi les meilleurs de la sous-région. « Nous réalisons annuellement une analyse de viabilité à long terme (20 ans) de la dette. La dernière qui a été réalisée, avant l’Eurobond 2018, confirme que le risque de surendettement de notre pays demeure modéré. Cela signifie que tous les indicateurs de solvabilité et de liquidité de la Côte d’Ivoire demeurent en dessous de leurs seuils respectifs, dans le scénario de base. », a soutenu le Chef du gouvernement.

L’Eurobond 2018 a été l'occasion pour le gouvernement ivoirien de démontrer, une fois de plus, aux places financières internationales la robustesse de la croissance économique du pays et ses perspectives de développement ambitieuses. Elle a été également l’opportunité de présenter les réformes structurelles et investissements clés mis en œuvre dans le cadre du Plan National de Développement 2016-2020, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'énergie, des infrastructures, de l'éducation et de la santé. Le gouvernement a aussi fait valoir les progrès accomplis quant à l'attractivité réglementaire et fiscale pour les entreprises comme pour les investisseurs étrangers.

 La croissance de la Côte d'Ivoire a atteint 8.1% en 2017, soit le taux le plus élevé de la région UMEOA et le 2ème d'Afrique après l'Ethiopie, tout en conservant l'un des ratios d'endettement public les plus faibles de la région (42.6% du PIB en 2017, contre 70% pour la norme communautaire).

La Côte d'Ivoire est ainsi aujourd’hui la 3ème économie du monde par sa croissance et l'un des rares pays d'Afrique subsaharienne à conserver une balance commerciale excédentaire (à comparer aux déficits de pays tels que le Sénégal, l'Ethiopie, le Nigéria et le Ghana). Elle a connu une progression importante du PIB/habitant depuis 2012 pour atteindre aujourd'hui un seuil de près de 1600 dollars.

Ces performances très fortes, alliées à un rôle majeur et croissant de moteur économique sous régional, sont le produit de l'action résolue du gouvernement sous la conduite du Président de la République Alassane Ouattara, et de l'engagement de tous les Ivoiriens pour l'avenir du pays.

Elles permettent aujourd'hui à la Côte d'Ivoire de trouver avec crédibilité et aisance, sur les marchés internationaux, les financements nécessaires pour encore accélérer son développement, le renforcement de son agriculture, l'industrialisation et la diversification de son économie et un partage plus inclusif de la croissance et du progrès socio-économique.

 (Fraternité Matin 22/03/18)

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