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Infos Ivoiriennes (974)

CHAPEAU ! ADJOUMANI / « Le RHDP condamne la ridicule tentative d’internationaliser le contentieux électoral Ivoirien dont le traitement est pourtant bien prescrit dans nos textes »

Avant de commencer mon propos introductif, je voudrais au nom du RHDP présenter nos condoléances les plus attristées à la plateforme EDS qui vient de perdre l’une de ses figures les plus illustres, le Professeur Aboudramane Sangaré, qui a été rappelé à Dieu dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Une perte brutale et lourde qui intervient quelques semaines seulement après la disparition du Professeur Abouo N’Dory et de Marcel Gossio. « Yako » à leurs familles respectives, à leurs amis et à la plateforme EDS. Que leurs âmes reposent en paix !

Le samedi 13 octobre 2018, les électrices et électeurs ivoiriens se sont rendus aux urnes en vue d’élire leurs Conseillers Municipaux et Conseillers Régionaux. La Commission Électorale Indépendante CEI, Institution en charge des élections en a proclamé les résultats provisoires. Le RHDP voudrait par la présente déclaration saluer l’esprit civique des ivoiriennes et ivoiriens qui a permis à ces élections de se dérouler dans un climat apaisé, pendant la campagne électorale et le déroulement du scrutin.

Ces résultats donnent une nette victoire au RHDP, qui enregistre 20 Régions sur 30 soit 66,66% et 120 Communes sur 200 soit 60%, avec le ralliement de certains indépendants, en attendant le choix de 2 Régions, celles de LA ME et de la NAWA.

Le RHDP se félicite de ses résultats qui traduisent éloquemment l’adhésion des ivoiriens et ivoiriennes à ses valeurs d’union, de paix, de stabilité et à sa vision d’un développement partagé. Le RHDP salue et félicite ses candidats élus qui ont su présenter au peuple de Côte d’Ivoire des bilans satisfaisants et des projets rassurants quant au développement local. Le RHDP condamne les incidents isolés qui ont malheureusement causé la mort de 3 personnes. Le RHDP s’incline devant la mémoire de ces morts de trop et présente ses condoléances émues à leurs familles respectives.

Les élections terminées et en attendant la proclamation des résultats définitifs par la cour suprême, institution en charge du contentieux électoral, l’on enregistre çà et là des propos, des actes et manifestations de violence de nature à troubler l’ordre public.

Le PDCI-RDA pour sa part, a tenu le mardi 30 octobre à son siège une conférence de presse dont le contenu a consisté à attaquer le RHDP et son Président, le Président Alassane Ouattara et à les incriminer pour justifier sa défaite aux élections couplées du 13 octobre 2018.

En effet, au lendemain du scrutin du 13 octobre 2018, alors que nous étions en plein dans le processus de proclamation des résultats, les dirigeants et certains candidats du PDCI-RDA n’ont eu de cesse de harceler la commission chargée des élections, de crier à la fraude partout où les résultats sortis des urnes leur semblaient ou leur étaient défavorables. Fraude massive à Port-Bouët, braquage électoral à Koumassi, hold up à Yopougon, Adjamé, Cocody, Plateau, Abobo, ou à Grand-Bassam, etc.

A partir de ses officines de fraude et de propagande, le PDCI-RDA a inondé les réseaux sociaux de faux chiffres, de prétendues preuves de fraude. Toutes choses qui ont eu pour effet de préparer, de conditionner les esprits à des manifestations de rue qui ont atteint leur paroxysme à Grand-Bassam, à Tanda dans la région du Gontougo, à Koumassi et à Port-Bouët.

Dans le Gontougo où le candidat du RHDP (votre serviteur) a battu proprement le candidat du PDCI-RDA de plus de 12 500 voix de différence, nos adversaires ont trouvé, à notre grande surprise, prétexte pour crier à la fraude et susciter des manifestations violentes, lesquelles ont occasionné des blessures de nos militants à l’arme blanche.

A Grand-Bassam, le Rubicond a été franchi. Car, les manifestants fidèles au candidat du PDCI-RDA ont poussé l’outrecuidance jusqu’à menacer et humilier le Roi des N’Zima, Nanan Amon Tanoé, en présence d’un hôte de marque venu lui rendre les civilités, la Gouverneur du Canada.

Vous convenez avec moi, chers amis journalistes qu’on est allé trop loin. Ce genre d’attitudes est contraire aux valeurs du PDCI-RDA d’Houphouët-Boigny et cela n’est ni acceptable, ni tolérable. Le PDCI-RDA qui a toujours manifesté un respect quasi sacerdotal à la chefferie et aux anciens est en train de souiller son image et de trahir sa réputation. Humilier un Roi, huer un Roi, de surcroît Président de la Chambre des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire est un sacrilège que le Président Félix Houphouët-Boigny n’aurait jamais toléré.

Mais, nous ne sommes pas surpris car cet acte n’est pas isolé. Je voudrais rappeler qu’à l’occasion du Bureau Politique du PDCI-RDA du 17 juin 2018, de hautes personnalités de l’Etat telles que le Vice-président de la République, des Présidents d’Institution et plusieurs Ministres ont fait l’objet de huées spectaculaires. Le sentiment qui se dégage de tout ce vacarme c’est que quand le PDCI-RDA perd, c’est qu’il y a eu fraude, braquage et que sais-je encore. Mais quand il l’emporte, il savoure la victoire, il est fier de crier partout qu’il a fait trébucher le RHDP auquel il aurait ravi 06 postes de mairie. Oubliant même parfois que c’est la même CEI si décriée qui a proclamé ces victoires. Cela s’appelle simplement de la mauvaise foi. Mesdames et Messieurs les journalistes Le RHDP voudrait profiter de cette tribune pour en appeler à la responsabilité de la classe politique. La Côte d’Ivoire est notre bien à tous. Nul n’a le droit de ruser avec la vie des Ivoiriens, avec la paix et avec la stabilité de notre pays.

Pour mémoire, le RHDP rappelle qu’en Côte d’Ivoire seules sont habilitées à proclamer les résultats de ces élections locales, la CEI pour les résultats provisoires et la chambre administrative de la cour suprême pour les résultats définitifs après avoir vidé le contentieux électoral. En conséquence s’il y a eu des fraudes en certains endroits, seule la cour suprême devra les dénoncer et rétablir la vérité des urnes. Toute autre démarche ou entreprise est contraire au jeu démocratique civilisé et s’apparente à de l’intoxication et à la provocation. Le RHDP rejette catégoriquement toutes les accusations fallacieuses de fraudes proférées par le PDCI-RDA à son encontre.

Le RHDP condamne la ridicule tentative d’internationaliser le contentieux électoral Ivoirien dont le traitement est pourtant bien prescrit dans nos textes, en prétextant que, et je cite : « Avant les élections, des rumeurs avaient déjà indiqué qu’un certain nombre de fraudes étaient envisagées », fin de citation. Ces élections qui constituaient un test ont été brillamment remportées par le RHDP qui affirme ainsi son implantation sur tout le territoire national alors que le PDCI-RDA, dans ses errements, n’a pas été capable de présenter des candidats dans 96 circonscriptions communales ni dans 12 circonscriptions Régionales. C’est cela la réalité du terrain. Mesdames et Messieurs les journalistes Je voudrais à présent me pencher sur certaines accusations proférées par des cadres et dirigeants du PDCI-RDA qui dénoncent des actes de chantage, des pressions, des intimidations ou des achats de conscience exercés sur des élus au PDCI-RDA pour les contraindre à rallier le RHDP après leurs victoires. Certains ont même parlé de « terrorisme intellectuel ».

Là encore je voudrais m’inscrire en faux, parce que d’une part, le PDCI-RDA n’apporte pas la preuve de ces prétendues pressions ou de ces actes de chantage. Je pense qu’il est même insultant de faire prospérer de tels arguments. Tous les élus qui ont accepté de rallier le camp RHDP l’ont fait en toute conscience et volonté. Au demeurant, le PDCI-RDA est mal placé pour parler de pression, d’humiliation et de chantage exercés sur des candidats.

Rappelez-vous qu’avant les élections municipales et régionales, le PDCI-RDA s’est dressé contre la volonté de certains candidats qui ont souhaité compétir en RHDP. Ces hauts cadres ont été soumis à un interrogatoire des plus humiliants. Ils ont été convoqués au domicile du Président Henri Konan Bédié, sis à Cocody, devant un « tribunal » composé du Président Bédié, lui-même, de Monsieur Guikahué et de Monsieur N’Dri Narcisse pour leur demander de choisir leur camp entre le PDCI-RDA et le RHDP. Là, personne n’a parlé de pressions et d’intimidations.

Je voudrais aussi faire observer qu’avant même les élections, des candidats investis par le PDCI-RDA sont allés remettre leur investiture au candidat du RHDP de la localité et se mettre à la disposition de ces derniers. Cela a été le cas pour Didievi.

Je voudrais également faire remarquer qu’après le scrutin, le PDCI-RDA a essayé de démarcher certains candidats indépendants pour leur demander de rejoindre ses rangs. Des exemples existent. Et nos adversaires savent de quoi je parle.

Alors, pourquoi quand le RHDP reçoit sans parfois demander des ralliements, on parle de débauchages ou d’achats de conscience ? Le PDCI-RDA aurait-il des droits que le RHDP ne devrait pas avoir ? Si nous avons enregistré plus de succès à ce niveau, c’est que notre projet de rassembler tous les Ivoiriens, conformément à la vision du Président Félix Houphouët-Boigny, a convaincu et je demanderais au PDCI-RDA d’apprendre à rester digne dans la défaite plutôt qu’à chercher la queue du diable partout. Chacun doit avoir le courage d’accepter ses résultats et d’assumer ses choix.

Au lieu de cela, le PDCI-RDA taxe le RHDP et son Président d’ingratitude. Que non ! Il n’y a pas d’ingratitude du côté du RHDP, encore moins de son Président. Il y a que le PDCI-RDA et son Président ont fait un mauvais choix politique en ignorant l’intérêt supérieur du pays, pour se mettre dans la posture d’opposant au régime. Ils doivent l’assumer sans jérémiade ni acrimonie

Mesdames et Messieurs les journalistes, sur la réforme de la CEI, le RHDP s’insurge contre la mise en doute ou la falsification de la parole du Chef de l’ETAT. Le Chef de L’ETAT a été clair dans son message à la nation du 6 aout 2018, en indiquant que la réforme de la CEI interviendra avant la présidentielle de 2020 mais pas avant les élections locales du 13 octobre 2018.

Le Président Alassane Ouattara est un homme de parole. Un homme qui fait ce qu’il dit. Il n’est pas coutumier des rétractations observées au PDCI-RDA. Quand vous rompez unilatéralement une alliance politique vieille de 13 ans à 2 mois d’une échéance électorale, vous ne pouvez pas vous prévaloir de votre propre turpitude, pour faire payer le prix de votre ambition égoïste, à vos anciens alliés restés loyaux.

Mesdames et Messieurs les journalistes

S’il est un autre sujet qui a défrayé la chronique, au sein de la classe politique c’est bien celui du découpage électoral, que le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, Chargé de la Propagande qualifie de « complaisant » et « favorable au pouvoir actuel ».

Il est surprenant que des intellectuels de ce niveau puissent avancer de tels propos, faire des affirmations aussi graves, sans procéder aux vérifications les plus élémentaires, en ce qui concerne un sujet aussi sérieux et délicat que le découpage électoral. Pour mémoire, je voudrais rappeler une bonne fois pour toutes à ces anti-RHDP que depuis l’avènement au pouvoir du Président Alassane OUATTARA en 2011, seules quatre (04) communes ont été créées. Ce sont les communes d’Attiégouakro, de Gbéléban, de N’Douci et d’Assinie. Attiégouakro et Gbéléban constituaient jusqu’alors les seuls chefs-lieux de Département qui n’étaient pas encore érigés en commune. Il fallait corriger cette insuffisance.

Quant à N’Douci et Assinie, ce sont des pôles touristiques et économiques actifs dont l’érection en communes urgeait pour assurer une promotion plus efficiente de leurs potentialités. D’où vient donc cette accusation selon laquelle le Président Alassane Ouattara aurait favorisé les régions du nord au détriment des régions du sud ?

Bien au contraire, le Président Alassane Ouattara a supprimé 1 126 entités décentralisées communales créées de 2001 à 2010, par son prédécesseur, en considération de plusieurs insuffisances constatées et liées essentiellement :

–        à la taille de la population ;

–        au potentiel de développement économique ;

–        aux problèmes de rattachement de villages ou de quartiers, fautes d’études géographiques et socioculturelles poussées ;

–        au manque de ressources nécessaires ;

–        au recrutement et à la mise à la disposition du personnel minimum d’encadrement ;

–        au fait que la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) que l’Etat met à la disposition des collectivités territoriales ne pouvait supporter de charges supplémentaires.

Ainsi, le paysage communal est ramené dans sa structuration à  cent quatre-vingt-dix-sept (197) Communes. Mesdames et Messieurs les journalistes, où est donc la vérité quand Messieurs Billon et Guikahué affirment que 69 communes ont été créées au nord pour une population de 467 000 personnes contre seulement 28 communes au sud pour 2 000 000 d’électeurs ?

 Pour rappel, il faut noter que soixante et une (61) communes ont été créées en 1995, sous le régime du Président Henri Konan Bédié, portant le nombre de communes à 196. Ce nombre va être porté à cent quatre-vingt-dix-sept (197) en 1998 avec, notamment, l’érection du village de Mayo en commune.

Mesdames et Messieurs les journalistes

En conclusion de mon propos liminaire, je voudrais me réjouir du contrat de confiance que le RHDP vient de passer avec la grande majorité du peuple de Côte d’Ivoire. Le RHDP doit répondre à cette confiance du peuple pour emporter son adhésion en 2020. Nous en avons les hommes, les femmes et les jeunes, les arguments et les moyens, sous la très haute autorité du Président du RHDP, le Président de la République S.E.M Alassane Ouattara. Nous en prenons l’engagement aussi.

Je félicite à nouveau nos élus ainsi que les frères et sœurs qui nous ont rejoints et je les invite à se mettre immédiatement au travail pour servir leurs électeurs et servir le développement de la Cote d’Ivoire dans la paix.

Fait à Abidjan le mardi 06 novembre 2018 Le Porte-parole du RHDP Le Ministre KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

Conférence d'Adjoumani Kobenan 2eme séquence pour les questions ayant entraînées des réponses choques. Au PDCI les gens ont lu à l'envers les textes de la création du RHDP. Ils ont lu autres choses aux populations. Quand Guikahue dit que l'indépendant de Dimhokro va rejoindre le PDCI et que le lendemain il rejoint le RHDP. Les gens devraient avoir honte. Ils sont en train de fatiguer le président Bedie. Je pense qu à un moment lui aussi il va comprendre.

Affousiata est allée au Congrès du PDCI ça ne m'effraie pas. On a été dans le gouvernement et chacun se connaît. Quand elle était dans le gouvernement elle ne faisait pas ça. Bassam, vous croyez que ce sont les populations de Bassam? Ils vont chercher des gens à Abidjan pour aller faire la violence à Bassam.

Le PDCI demande à Abinan de donner sa victoire au PDCI et en même temps il est accusé de fraude. Il y a une incohérence.

Il y a des gens qui pensent qu'ils peuvent déstabiliser notre régime.

Faites attention. Ceux qui pensent qu'ils peuvent nous déstabiliser il vont nous trouver sur leur chemin. Au moment où Alassane était au Golf avec son téléphone ils n'ont pas pu nous déstabiliser. C'est pour cela on dit mettons nous ensemble.

 

Côte d’Ivoire : Aboudramane Sangaré, fidèle compagnon de Laurent Gbagbo, est décédé

Hospitalisé depuis plusieurs semaines, Aboudramane Sangaré est décédé ce 3 novembre au matin, à Abidjan. Moins de deux semaines après la disparition de Marcel Gossio, ex-directeur général du port autonome d’Abidjan et pilier du pouvoir de Laurent Gbagbo, décédé d’un arrêt cardiaque le 21 octobre, le Front populaire ivoirien (FPI) est une nouvelle fois en deuil. Aboudramane Sangaré, président par intérim de la frange dirigée par Laurent Gbagbo, est décédé samedi 3 novembre à Abidjan, nous confirment plusieurs sources.

Selon nos sources, souffrant d’un cancer de la prostate, il avait été hospitalisé dans un état critique il y a quinze jours à l’Hôtel-Dieu. Opéré, il a ensuite été transféré à la polyclinique Farah vendredi dans la soirée. Il est décédé samedi au petit matin. Gardien du temple Fidèle camarade de Laurent Gbagbo, Sangaré était surnommé le gardien du temple. Il avait tenu les rênes du FPI lors de l’exil de Gbagbo, et depuis l’incarcération de l’ancien président ivoirien et de son épouse Simone. Sa mort est un nouveau coup dur pour le FPI. Deuxième vice-présidente du parti derrière Sangaré et libérée le 8 août, Simone Gbagbo devrait naturellement lui succéder.

03 novembre 2018 à 11h48 | Par Baudelaire Mieu et Vincent Duhem - à Abidjan Mis à jour le 03 novembre 2018 à 12h05

Source https://www.jeuneafrique.com/657740/politique/cote-divoire-aboudramane-sangare-fidele-compagnon-de-laurent-gbagbo-est-decede/

 

A lire  AUSSI  Côte d’Ivoire : qui est Abou Drahamane Sangaré, ce « gardien du temple » ?

 

 Abou Drahamane Sangaré est l’un des grands personnages de l’histoire politique ivoirienne du Front populaire ivoirien (FPI). Partisan de la première heure de l’ex-Président Laurent Gbagbo avec qui il a participé à créer le parti de la refondation en 1982, il apparaît comme le nouvel homme fort de l’opposition ivoirienne d’où il est sorti de l’ombre.

Abou Drahamane Sangaré est le nouveau « président intérimaire » du Front populaire ivoirien (FPI) nommé en remplacement de Pascal Affi N’Guessan le 5 mars dernier, non reconnu par ce dernier. Ce « gardien du temple » est l’un des membres fondateurs de ce parti aux côtés notamment de l’ex-Président Laurent Gbagbo et de Simone Gbagbo qu’il a nommé première vice-présidente dans le nouvel organigramme qu’il a présenté à la presse, ce jeudi.

« Je suis un Gbagbo ou rien » Le compagnon de route et l’un des plus fervents partisans de Laurent Gbagbo apparaît de nouveau au grand jour en tant que « président intérimaire » du FPI, nommé pour un mandat de 90 jours. Son lien avec l’ancien chef d’Etat, il l’a forgé au combat, dans les luttes politiques qui les ont opposé au père de l’indépendance Félix Houphouët-Boigny et qui les ont mené en prison, une première fois tous les deux en 1971, puis seul en 1994 et en 1995. Il y retourne à partir d’avril 2011 quand il est arrêté dans la résidence de son fidèle compagnon de route, investi par les rebelles des Forces Nouvelles. Il sera libéré en août 2013.

« Je suis un Gbagbo ou rien », a-t-il déclaré au cours d’une réunion avec l’organisation des femmes du FPI, lundi 16 mars. La confiance entre les deux hommes est réciproque. Secrétaire général du FPI en 1987, il devient président du congrès constitutif du parti en 1988 avant d’en devenir le premier vice-président depuis 2001.

Ce diplômé en doctorat d’Etat, option droit public, est ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Président Laurent Gbagbo à partir de 2000, un poste dans l’exécutif que n’a jamais occupé Pascal Affi N’Guessan. Sa légitimité ne vient, pour beaucoup à l’intérieur du FPI, que de sa nomination par l’ancien chef d’Etat actuellement détenu à La Haye.

La flamme du Gbagboisme Cette éminence grise du FPI est le gardien du temple chargé de maintenir la flamme du « Gbagboisme » au sein du parti. Laurent Gbagbo « n’est pas un nom, c’est un comportement, un idéal des valeurs », déclare-t-il à son sujet. Alors que les dissensions apparaissaient au sein de son parti, depuis plusieurs mois, il est longtemps resté en retrait. Certains militants expliqueront que Pascal Affi N’Guessan ne prenait pas une seule décision sans le consulter. Sûr de lui, Abou Drahamane Sangaré savait que son heure allait sonner. La majorité des cadres du parti se tournent vers lui, le 5 mars dernier, au cours d’un comité central extraordinaire. Ils le nomment « président intérimaire » pour une période de 90 jours, le temps de reprendre en main le parti et d’organiser des élections internes afin d’élire un nouveau président. « Le FPI authentique » « Reprenons le FPI authentique et originel.

Un FPI qui n’est pas dans la compromission et le compromis de toute sorte.

Un FPI qui n’est pas encore frelaté. Si moi je vais à un congrès, c’est pour demander que le Président Gbagbo soit mon candidat et reprenne le parti. Le FPI est toujours là et résiste », a-t-il récemment indiqué. Sa ligne directrice est claire. « Tant qu’il n’est pas là, on ne peut pas se réconcilier », assène-t-il au sujet de son fidèle compagnon de route. Convoqué devant les tribunaux, ce vendredi, à la suite d’un recours en justice de Pascal Affi N’Guessan qui qualifie d’ « illégitime » la nomination d’Abou Drahamane Sangaré, l’avenir politique de celui qui a été condamné à 5 ans de prison dans un procès aux côtés de Simone Gbagbo est encore incertain.

PREPARER LA GUERRE ... POUR AVOIR LA PAIX - Bédié prend le maquis Des confidences jamais livrées sur la guerre OUATTARA - BÉDIÉ

Entre l'ancien et l'actuel président, le divorce est consommé. Le premier refuse de rejoindre le parti unifié cher au second, et s'affiche aux côtés des ténors de l'opposition. Peu importe si les résultats des élections locales ne lui sont pas favorables, le « Sphinx» est en colère. Jusqu'où ira-t-il ?

 Il est un peu plus de 16 heures, ce 15 octobre quand les premiers incidents éclatent à Grand-Bassam, à l'Est d'Abidjan. Les résultats des élections municipales viennent d'être annoncés et donnent la victoire à Jean-Louis Moulot, le candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Les partisans de son principal adversaire (Georges Ézaley, du Parti démocratique de Côte d'Ivoire - Pdci) réagissent immédiatement : par dizaines, ils prennent d'assaut les rues sablonneuses de la ville. La résidence d'un proche de Daniel Kablan Duncan, le vice-président - à qui il est reproché d'avoir soutenu la candidature Rhdp -, est attaquée. La cour royale est même saccagée.

 Presque, au même moment, à 274 km plus au nord, le Pdci est réuni en congrès extraordinaire. Dans son fief de Daoukro, érigé ces derniers temps en capitale de l'ancien parti unique, Henri Konan Bédié s'affiche aux côtés des principaux opposants du chef de l'État, Alassane Dramane Ouattara (Ado), Pascal Affi N'Guessan du Front populaire ivoirien (Fpi), Daniel Aka Ahizi, du Parti ivoirien des travailleurs (Pit) ou Anaky Kobena, du Mouvement des forces d'avenir (Mfa) se succèdent à la tribune ... Le ton est dur. Dans l'assistance, plusieurs autres formations de l'opposition, ainsi que des représentants du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro. Qui aurait pu l'imaginer il y a encore quelques mois ? Pas grand monde, y compris au sein du Pdci dont certains cadres s'avouent surpris devant la virulence des propos.

Attaques frontales

 Ce congrès et les élections locales ont-ils marqué un tournant dans les relations entre les alliés d'hier ? Depuis que le Pdci a claqué la porte de la coalition présidentielle, la tension est allée crescendo. Aujourd'hui, il n'est plus seulement question de « divergences » ou « d'incompréhensions ». On s'attaque frontalement, et l'on s'accuse de fraudes à visage découvert. « Notre parti est en pleine mutation, explique un quadragénaire du Pdci. Sous l'impulsion de la base, nous avons renoué avec notre culture combative. Bédié a compris que, s'il ne s'alignait pas, il risquait d'être déposé »

 Vexé dans son amour-propre, l'ancien président s'est radicalisé à mesure que s'accentuaient les pressions. Il en est arrivé à tenir Alassane Ouattara et son entourage pour responsables de l'immixtion de la justice dans les affaires du Pdci (ses décisions sont régulièrement contestées devant les tribunaux). « Ils sont allés trop loin, il n'y aura plus de cadeau », a-t-il récemment confié à un visiteur du soir. Ces derniers mois, Bédié a renouvelé son cercle. Il reçoit plus qu'avant, semble plus ouvert, plus disposé à écouter les conseils, notamment de personnalités depuis longtemps opposées au parti unifié, comme Charles Konan Banny, Émile Constant Bombet ou le général Gaston Ouassénan Koné. Au lendemain du congrès, l'ancien chef de l'État a réorganisé son secrétariat exécutif, composé désormais d'une équipe de fidèles dévolus à la préparation de la présidentielle de 2020. On y retrouve des proches du chef, des protégés de son épouse, Henriette, mais aussi l'ancien maire de la commune du Plateau, Noël Akossi Bendjo, et Maurice Kacou Guikahué, maintenu au poste de secrétaire exécutif du Pdci.

Les résultats des locales, largement remportées par le Rhdp, n'ont pas entamé la détermination de Bédié. Dans son entourage, on se félicite même des scores du Pdci, qui a obtenu six conseils régionaux et 50 mairies (le Rhdp peut, lui, revendiquer 18 conseils régionaux et 92 mairies). « Mais ces scrutins ont montré que l'ancien parti unique avait encore du travail, notamment pour mobiliser ses partisans, et qu'il ne peut pas continuer à exclure tous ceux dont la loyauté n'est pas certaine. C'est un avertissement », analyse un diplomate ouest-africain.

 Bien qu'il répète qu'on ne peut être à la fois Pdci et Rhdp, Bédié ménage pour le moment le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, ou le ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, tous deux vainqueurs aux régionales avec les deux étiquettes. « Tout le monde reviendra à la maison, affirme un baron du Pdci. Dans sa forme actuelle, le parti unifié est une arnaque. Il s'est construit sur du faux et ne tiendra pas, surtout si son candidat en 2020 est Amadou Gon Coulibaly. Albert Mabri Toikeusse, le ministre de l'Enseignement supérieur, n'a-t-il pas toujours dit qu'il voulait se présenter ? Et croyez-vous que Hamed Bakayoko [le ministre de la Défense] ou Guillaume Soro mouilleront le maillot pour Gon ? »

Le bal des ambitieux

Fétichiste des alliances, le Pdci affirme vouloir mettre en place une plateforme pour contrebalancer sa sortie du parti unifié. Il peut déjà compter sur le soutien d'un certain nombre de personnalités de second plan qui n'ont d'autre choix que de lier leur avenir à celui-ci. En revanche, la tendance du Fpi dirigée par Laurent Gbagbo a préféré ne pas assister au congrès du 15 octobre. Les proches de l'ancien président, qui entretiennent depuis de longs mois des contacts avec le Pdci, ont peu goûté la présence de Pascal Affi N'Guessan à Daoukro. Mais, depuis La Haye, Gbagbo - qui saura d'ici à la fin de l'année s'il peut quitter sa cellule de la Cour pénale internationale - temporise. Il a demandé à ses troupes de poursuivre les discussions, sans formaliser une quelconque alliance. Prudent lui aussi, Bédié s'est pour le moment bien gardé de prendre position publiquement. Sans doute est-il conscient que cette hypothèse divise certains de ses cadres et qu'une partie de la communauté internationale n'y est franchement pas favorable. « Entre le Pdci et le Fpi, c'est un jeu de dupes, estime un avocat proche de l'ex-président. D'un côté, Bédié n'a aucun intérêt à ce que le parti de Gbagbo revienne au premier plan. De l'autre, le Fpi souhaite que le Pdci mène le combat face à Ouattara. Quitte à ce qu'il en sorte affaibli, ce qui pourrait profiter à Gbagbo. »

Le Pdci semble faire front pour sauvegarder son héritage. Mais sera-t-il uni au moment de choisir son candidat pour 2020 ? Le 15 octobre, le parti a annoncé qu'il tiendrait une convention en 2019, sans doute entre juillet et octobre. De Jean-Louis Billon à Jeannot Ahoussou-Kouadio, en passant par Noël Akossi Bendjo, Charles Konan Banny et Charles Diby Koffi, les prétendants ne manquent pas, mais aucun ne fait l'unanimité. Entre ces ambitieux, les rivalités sont très fortes.

Et quid de Bédié ? Un certain nombre de cadres sont persuadés qu'il souhaite se présenter en dépit de son âge avancé (il aura 86 ans en 2020). C'est également ce qu'a confié Alassane Ouattara, fin juillet à Lomé, à ses pairs de la Cedeao. Mais, fidèle à lui-même, l'intéressé entretient le suspense.

« Bédié est sans doute le seul à pouvoir nous mener jusqu'à la présidentielle, résume l'un de ses proches. Mais s'il décidait d'être candidat, il fragiliserait considérablement le parti. »

Des tentatives de rapprocher les deux hommes échouent Entre Alassane Dramane Ouattara (Ado) et Henri Konan Bédié, le contact direct est rompu depuis le 8 août. De nombreux émissaires ont pourtant tenté de les rapprocher. Sur proposition du ministre du Tourisme, Siandou Fofana, et du secrétaire général à la présidence, Patrick Achi, le chef de l'État a dépêché son vice-président, Daniel Kablan Duncan, et l'ancien ministre Lambert Kouassi Konan le 23 septembre, à Daoukro. Plusieurs autres personnalités ont ensuite tenté de convaincre l'ancien président d'assouplir sa position. C'est notamment le cas de l'archevêque Paul Siméon Ahouana ou de l'ancien ministre de Félix Houphouët-Boigny, Camille Alliali, à la veille du congrès du 15 octobre. Mais aucun n'a pu pour le moment obtenir gain de cause.

 Conforté par les résultats des élections locales du 13 octobre, Ado compte poursuivre ses actions visant à affaiblir Bédié en donnant du poids aux membres du Pdci favorables au parti unifié et en limogeant les autres. Le 17 octobre, Adam Kolia Traoré, le gendre de Bédié, tout juste élu président du conseil régional de l'Iffou, et Narcisse N'Dri, porte-parole du Pdci, ont été écartés des postes respectifs de président du conseil d'administration de la Loterie nationale de Côte d'Ivoire (Lonaci) et de la Caisse nationale de prévoyance maladie. Le premier a été remplacé par Leinssongui Coulibaly, l'ex-directeur de cabinet de Bédié, récemment limogé par ce dernier. Et le second par Kramo Kouassi, un ancien proche d'Amara Essy.

 Dans le même temps, Ado continue d'espérer que Bédié puisse être ramené à de meilleurs sentiments. Certains de leurs proches estiment qu'il est encore possible que les deux hommes acceptent de faire des concessions dans l'optique de relancer leur alliance. Plusieurs sources affirment notamment que le chef de l'État n'exclut pas de reporter la création effective du parti unifié, dont le congrès fondateur est prévu avant la fin de l'année, pour revenir à l'esprit du groupement politique. Jérôme N'Guessan, le trublion

 Après avoir contesté devant les tribunaux les décisions prises lors des deux dernières réunions du bureau politique du Pdci, Jérôme N'Guessan a décidé de saisir l'inspection du parti pour tenter de faire annuler le congrès du 15 octobre. Exclu dudit bureau politique, cet administrateur civil est peu connu au sein de la formation, même s'il a gravité autour de plusieurs de ses cadres. « Lorsque Charles Konan Banny était le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), N'Guessan était assis tous les soirs à sa table », raconte un membre du parti.

Source Jeune Afrique n° 3015-du 21 au 27 Octobre 2O18</phttps://www.jeuneafrique.com

 

 

L'instrumentalisation politique de l'Abissa. A Grand-Bassam le droit coutumier de l'ethnie prévaudrait - il sur le droit positif de la République ?

Certains acteurs politiques activant sur toute l'étendue du territoire (dans les localités où leur chapelle politique a perdu l’élection) des foules manipulées tentent, de manière complètement irresponsable, d'ébranler la stabilité politique et la paix civile du pays en faisant prévaloir le droit coutumier sur le droit positif qui permet d'unifier la soixantaine d'ethnies peuplant le territoire ivoirien.

N'appartient -il pas au Conseil constitutionnel de trancher les contentieux électoraux selon le droit positif dans un État moderne?

Tenter de recourir à la révolte ethnique pour imposer la volonté d'une communauté en lieu et place de celle des urnes démocratiques, substituer à la souveraineté du peuple, une souveraineté des ethnies et des communautés, c'est vouloir détruire et détricoter le contrat social républicain, c'est vouloir détruire l'unité nationale et la Démocratie dans un pays.

Cette tentative de fissuration ethno-nationaliste et populiste est une brèche grave ouverte dans le corps social et politique ivoirien. Le FPI de Laurent Gbagbo lui-même, au fait de sa puissance entre 2000 et 2010, n'avait pas osé franchir ce rubicond en officialisant par le discours le séparatisme et la rébellion ethnique comme vient de le faire le PDCI d'Henri Konan Bédié par la bouche de son chef.

Imaginons l'abscès bassamois faisant florès dans notre pays, autrement dit, que s'appuyant sur le droit coutumier et les solidarités tribales, d'autres ethnies revendiquent leurs prérogatives coutumières en activant des contentieux géopolitiques précoloniales ( il y en beaucoup) enfouis sous le boisseau depuis la prévalence du droit positif dans l'État post-coloniales Ivoirien! Que s'ensuivrait - il ?

Inconscients de ce danger qu'ils viennent d'inaugurer, les fumeurs de cigares et les buveurs de champagne, comme des enfants attendant un jouet, ont le regard rivé sur le pouvoir d'État qu'ils espèrent pouvoir conquérir en Côte d'Ivoire en 2020 à coup de discours désintégrants et de propagandes subversives et débilitantes.

 On ne peut conquérir le pouvoir d'État que si État central existe en conservant son autorité et le droit positif qui le constitue comme pouvoir politique commun ayant priorité sur les chefferies et les droits coutumiers particuliers. On peut déplorer cette inconscience des ethnonationalistes ivoiriens, des responsables politiques irresponsables qui jouent de manière infantile avec le feu en étant soutenus par leurs intellectuels organiques et médiatiques qui, tout aussi de manière irresponsable et infantile, noient ces actions incendiaires sous le boisseau de la personnalisation des problématiques politiques dans notre pays. Le bas niveau du débat politique dans notre pays est leur oeuvre organique.

Il faut espérer pouvoir en sortir, en situant les responsabilités des dérives subversives afin de sauvegarder la démocratie dans notre pays à travers un affrontement politique honnête et une élection présidentielle apaisée en 2020. Nos États multi-ethniques en essai de développement du sud du Sahara ne peuvent tout simplement pas se permettre le luxe des agitations nationalistes et populistes des États-nation européens sans risquer la désintégration nationale.

Par Alexis DIETH

SOURCE https://www.facebook.com/alexis.dieth

CISSÉ Ibrahima BACONGO. "L’adversaire crie à la fraude parce que son système de fraude a été découvert."

 (L’éminent juriste, le député et ancien ministre vient de remporter de haute lutte l’élection à la mairie de la commune de KOUMASSI (Abidjan-sud) devant plusieurs candidats et une équipe sortante en totale léthargie et groggy par le choc de cette défaite inattendue. Pendant 17 ans, N’DOHI Raymond (PDCI-RDA) a été le 1er magistrat de cette commune qui jadis, faisait la fierté de la capitale économique ivoirienne par sa modernité et son allure. Pendant les 17 années de la gouvernance N’DOHI, restée l’ombre d’elle-même, Koumassi a fini par symboliser le désastre urbain.)

"Concernant les accusations de fraude, j’ai envie de demander au maire sortant de se tourner vers son propre camp. C’est de son propre côté que toutes les tentatives et velléités de fraude ont été signalées et déjouées. C’est tout un réseau de fraudes qui a été démasqué, dénoncé et démantelé par les populations, elles-mêmes, au Campement, au quartier Divo, au «32», au «05», dans les 3 Sicogi et en face de la mairie. Nous avons vu la fraude et l’avons touchée du doigt du côté du maire sortant. Son chef de la sécurité a été pris en flagrant délit de tentative d’écoulement de procès-verbaux de dépouillement pré-remplis et revêtues de fausses signatures et d’urnes bourrées à l’Epp Bélier."

Q / Vous avez été proclamé maire élu de la commune de Koumassi. Votre adversaire crie à la fraude et brandit des arguments et des preuves. Il annonce même un recours en annulation devant la Cei. Qu’en dites-vous ?

R / CISSÉ Ibrahima BACONGO : Cette élection a été, pour nous, une occasion de remise en cause de nos moyens d’actions, de nos méthodes de travail, de l’ensemble de notre stratégie, au regard du résultat de l’élection d’avril 2013. D’autant plus que le projet pour lequel nous nous sommes battus en 2013 était en lien ou, si vous préférez, en phase avec les aspirations, les attentes, les besoins, en somme le quotidien des populations de Koumassi, sans distinction d’origine ethnique ou raciale, de confession religieuse ou d’appartenance politique. Il visait à améliorer les conditions de vie et de travail de ces populations martyrs. C’est pourquoi, elles y avaient adhéré.

Malheureusement, au soir de l’élection, nous avons constaté que notre résultat n’avait pas été ce que nous avions espéré, autant qu’une bonne partie des populations ayant pris part aux votes. Il en a résulté des difficultés sur le terrain, des actes de mécontentement que l’adversaire s’est précipité de nous attribuer. C’est ainsi que nous avons exercé notre droit de recours auprès des autorités judiciaires compétentes. Parce que nous croyions que nous avions gagné. La suite, vous la connaissez.

Nous avons été déboutés par la Chambre administrative de la Cour suprême. Après donc la défaite de 2013, nous nous sommes remis au travail, de 2013 à 2018, en étant plus proche des populations, en étant à leur écoute, en menant diverses actions sur le terrain, en engageant différents travaux, grâce à de nombreuses bonnes volontés que nous avons sollicitées et mobilisées. Ainsi, nous avons réhabilité, entre autres, les deux lycées municipaux, qui sont quasiment au bas de la résidence du maire sortant.

Nous avons refait le tronçon de voie bitumée menant de la Pharmacie Fanny au quartier «05» et que le maire sortant pratique, lui-même, quotidiennement. Nous avons réhabilité, à quelques mètres de la Mairie, la mosquée principale de la commune, qui s’écroulait, etc.

C’est fort de ce bilan, qui ne saurait être le bilan attendu d’un député, que nous avons fait campagne. Pour nous, les résultats obtenus ne sont que justice rendue par les populations. Avant les élections, elles nous ont exprimé leur sympathie, leur admiration. Elles nous ont aussi dit qu’elles nous l’exprimeraient de la plus belle manière lors des élections à venir. Nous ne sommes donc pas surpris. Nous tenons à leur exprimer notre profonde gratitude et à les assurer que nous ne trahirons pas les attentes, leurs espoirs. Ce n’est pas ce que dit votre adversaire….

Quant à l’adversaire, il prétend que des fraudes ont été commises et des actes de violence commis. Concernant les accusations de fraude, j’ai envie de demander au maire sortant de se tourner vers son propre camp. C’est de son propre côté que toutes les tentatives et velléités de fraude ont été signalées et déjouées. C’est tout un réseau de fraudes qui a été démasqué, dénoncé et démantelé par les populations, elles-mêmes, au Campement, au quartier Divo, au «32», au «05», dans les 3 Sicogi et en face de la mairie. Nous avons vu la fraude et l’avons touchée du doigt du côté du maire sortant. Son chef de la sécurité a été pris en flagrant délit de tentative d’écoulement de procès-verbaux de dépouillement pré-remplis et revêtues de fausses signatures et d’urnes bourrées à l’Epp Bélier.

Lui et son complice, qui est le conducteur et en même temps responsable de la sécurité d’une députée de la commune, ont été pris par les forces de l’ordre présentes sur les lieux, sur dénonciation des populations et leur véhicule, une fourgonnette, pris et remorqué au Commissariat du 20e arrondissement, le conducteur a pris la poudre d’escampette avec la clé du véhicule. Partout, des réseaux ont été découverts grâce à la vigilance des populations, dont la détermination ne pouvait exprimer que leur besoin de changement à la tête de la commune. Au surplus, le maire devrait se souvenir du contenu de la déclaration qu’il a faite le jeudi 25 avril 2013, suite à son élection aux municipales de cette année ? Je le cite «On ne cherche pas la fraude après les élections. C’est avant et pendant les élections qu’on constate les tentatives de fraude. Comme mon adversaire n’a pas gagné, il veut fabriquer aujourd’hui des fraudes alors que tous les candidats à l’élection de Koumassi ont salué le bon déroulement du scrutin», fin de citation. Sans commenter cette citation, je veux me contenter de demander au maire sortant de méditer ses propres propos.

 Q/ Vous révélez des faits. Pourtant votre adversaire soutient mordicus que c’est vous qui avez triché ?

 CIB /L’adversaire crie à la fraude parce que son système de fraude a été découvert. Il revient ensuite sur des actes de violence. Je ne sais pas si les violences dont parle le maire sortant se sont produites dans la stratosphère ou sur une autre planète. J’avoue que je ne sais pas de quoi il parle. Koumassi avait été déclarée zone rouge par rapport au climat de tension artificielle entretenue par l’autre camp. Cet état de fait a été instauré sous le prétexte que des gens violents seraient prêts à mettre le feu à la commune. A Koumassi, tous les districts de police d’Abidjan étaient représentés. Le CCDO, la Gendarmerie de Koumassi (Camp Commando et Brigade du «32» et d’autres venus d’ailleurs avaient été déployés sur toute l’étendue du territoire communal. Aucune de ces forces n’a attesté d’une quelconque violence. Rien du tout. ;;;;;;;;; Le maire sortant, en mauvais perdant, le sachant, a commencé par accuser la CEI de s’être rendue complice d’une parodie d’élection, avant de s’attaquer, dans les colonnes d’un journal, à la police et la gendarmerie. Je voudrais dire que les quatre (4) Commissions Electorales Locales ou communales de Koumassi sont présidées par des hommes de mains du maire sortant, puisque c’est lui qui les a tous proposés aux postes de Président qu’ils occupent et a contribué à les faire élire, généralement en violation flagrante des usages observés par les partis en présence…

Q / Puisqu’il conteste fortement les résultats de cette élection. Serez-vous disposé à aller éventuellement à un second tour ?

 CIB / Nous sommes dans un Etat de droit. Il n’appartient pas à Cissé Bacongo, ni à N’Dohi Yapi Raymond de faire sa loi ou d’appliquer sa loi. La loi, c’est la loi de la République. Ce qui est prescrit, c’est qu’en pareille situation, celui qui prétend avoir été lésé porte sa réclamation les autorités judiciaires compétentes, qui apprécient les mérites des arguments développés au soutien de la plainte ou du recours statuent et tranchent. Bien évidemment, je ne pourrai que me plier devant la décision prise par les autorités judiciaires. Il faudrait un miracle, un véritable déni de justice, pour que la décision qui pourrait être prononcée conduise à une reprise de l’élection municipale à Koumassi. N’étant pas capable d’apporter le moindre début de preuve de tout ce qu’il avance, concernant les fraudes et les actes de violence commis lors des opérations de vote, sur quoi et sur la base de quoi la justice pourrait se prononcer en sa faveur et pour une reprise du scrutin. Je serais bien curieux de le savoir.

Q/ Vous êtes désormais député-maire de Koumassi, quelles sont vos ambitions pour cette commune ?

CIB / Nos ambitions peuvent se résumer en un mot : redonner aux populations de Koumassi leur dignité et leur fierté d’hommes et de femmes, les réhabiliter psychologiquement et moralement. 

La commune de Koumassi est associée au désordre entropique, à l’insalubrité, à la précarité, au mal-être ou au mal-vivre, avec ses caniveaux à ciel ouvert bouchés, les eaux usées qui donnent un aspect glauque à un environnement totalement austère, la vie sociale rythmée par les rumeurs qui s’appuient sur l’état de pauvreté des habitants. C’est sur ce terreau que tous les pêcheurs en eau trouble trouvent des cibles ou des proies faciles. Il s’agit donc de faire en sorte que les populations de Koumassi recouvrent leur dignité et leur fierté. Cela va se traduire par des actions concrètes qui vont s’inscrire dans un plan stratégique que nous allons mettre en œuvre au pas de course.

D’ores et déjà, avant la mise en œuvre de ce plan, nous envisageons la reprise dans les jours qui suivent des travaux d’aménagement du carrefour dénommé «Kahira», avec la construction d’une fontaine géante intégrant des jeux de lumière. Nous voulons faire de cet espace aménagé un point ou un pôle d’attraction. Il s’agit-là d’un projet dont la réalisation va modifier l’environnement concerné, les comportements et les habitudes des populations riveraines. Nous envisageons également d’aménager la place Inch Allah pour en faire un pôle d’attraction. Il y a aussi le complexe sportif, dont les travaux de rénovation avec construction de tribunes, vont démarrer le 6 novembre prochain sous la houlette du ministère des Sports et des Loisirs.

Rassemblement Webtv - Publications  / SOURCE https://www.facebook.com/RassemblementWebTV/posts/580899468995186?__tn__=K-R

A lire aussi : Par Mamadou Habib Karamoko #Municipales2018

S’il était footballeur, il aurait évolué au Réal de Madrid ou au FC Barcelone; S’il était basketteur, il aurait été coéquipier de #Jordan chez les Chicago Bulls; S’il était cycliste, il aurait toujours été maillot jaune; S’il était athlète, il aurait été un excellent coureur de fond; S’il était tennisman, il aurait réalisé le grand chelem, mais le destin lui a réservé une toute autre vie: SE METTRE AU SERVICE DE LA PATRIE ET DES POPULATIONS; Quelle belle destinée!

Il s’appelle CISSÉ Ibrahima BACONGO. Résilience et Bonhomie faites chair, l’éminent juriste, le député et ancien ministre vient de remporter de haute lutte l’élection à la mairie de la commune de KOUMASSI (Abidjan-sud) devant plusieurs candidats et une équipe sortante en totale léthargie et groggy par le choc de cette défaite inattendue. Pendant 17 ans, N’DOHI Raymond (PDCI-RDA) a été le 1er magistrat de cette commune qui jadis, faisait la fierté de la capitale économique ivoirienne par sa modernité et son allure. Pendant les 17 années de la gouvernance N’DOHI, restée l’ombre d’elle-même, Koumassi a fini par symboliser le désastre urbain.

En saison des pluies, du fait de ses canalisations bouchées et de son système de drainage totalement défaillant, la commune se transforme en #VENISE_DES_TROPIQUES. N’DOHI aurait effectivement dû penser à un jumelage entre sa belle commune et Venise tellement les deux cités ont parfois des similitudes. Mais à la différence de la ville italienne qui attire chaque année des millions de touristes, Koumassi l’insalubre quant à elle attire tous les jours des millions de moustiques vecteurs de maladies.

 Aussi, depuis quelques jours et plus de 4 jours après le scrutin, là où la décence, la maturité politique, l’honnêteté, la sagesse et le sens de la démocratie l’auraient forcé à la retenue et à l’humilité, le maire sorti, doté d’une nouvelle énergie qu’il n’a malheureusement pas pu mettre au service de ses populations pendant 17 ans, ne cesse désespérément d’arpenter les couloirs de quelques ambassades et ONG, pour dit-il, montrer les preuves de «violences et autres nombreuses irrégularités qui ont émaillé le scrutin du 13 Octobre 2018 ». Pendant ce temps, aucun rapport de police n’a fait cas de violence et mieux, les autres adversaires du maire élu n’arrêtent de le féliciter et sont même prêts à travailler avec lui, pour le bonheur des populations de Koumassi!

 En définitive, N’DOHI Raymond et son équipe d’incompétents qui ont pendant 17 ans travaillé pour eux-mêmes et non pour Koumassi devrait se rendre à l’évidence ! La victoire de BACONGO est sans ambages; elle reflète le résultat des urnes. Mieux, elle exprime un ardent désir de CHANGEMENT, de RECONNAISSANCE des populations à un homme d’actions et leur ferme volonté de SANCTIONNER l’immobilisme. Après les recours des MAUVAIS PERDANTS, vivement que le DROIT soit dit et que la nouvelle équipe se mette rapidement à la tâche pour redonner à la cité, toute sa dignité et son éclat.

Que tous ceux qui tapis dans l’ombre veulent, au travers de cette période post électorale, inciter à la haine et porter atteinte à la cohésion sociale, sachent que nos vaillantes populations aspirent enfin au VIVRE-ENSEMBLE véritable; elles ne se laisseront par conséquent plus berner par ces politiciens machiavéliques, qui dans un dernier baroud d’honneur s’agitent bruyamment pour camoufler leur propre forfaiture. En tout état de cause, l’ÉTAT fera son travail de défense de la RÉPUBLIQUE !

Je suis Mamadou H. KARAMOKO et je l’ai dit...

Mais au fait, comment traduire “fake news” en français ? Faut-il dire “fausse info”, “bobard”, contre-vérité ?

"Certaines masses ou des hommes et femmes politiques se fichent qu’une chose soit vraie ou pas, pourvu que le fait satisfasse leurs passions."

 Avec le déferlement du phénomène, les médias français n’ont pas pris le temps de traduire l'expression, comme de nombreux lecteurs de “Télérama” nous l’ont déjà fait remarquer. Une traductrice, un historien et un linguiste se penchent sur la question.

Fake news partout... mais surtout français nulle part. L’expression, en provenance directe du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, est arrivée telle quelle dans les médias français, sans que personne n'ait vraiment pris le temps de la traduire dans la langue de Molière. D’ailleurs, quand Télérama se saisit de la question de la prolifération des fake news, il n’est pas rare que nos lecteurs nous alpaguent, à juste titre, et nous demandent de nous pencher sur une concordance francophone. Mais elle n’est pas si simple. Comment traduire une pratique qui relève, selon les cas, à la fois du pastiche humoristique (Le Gorafi en France, sur le modèle de The Onion aux Etats-Unis), d’articles franchement orientés (Breitbart News aux Etats-Unis, soutien ouvert à Trump, Sputnik ou Russia Today à fort tropisme russe) ou de publications issues des sites qui reprennent le nom ou le graphisme de vrais médias (NBC.com.co, par exemple, qui n’a rien à voir avec le site de la chaîne américaine). 

D’ailleurs, le terme « fake news » n’est-il pas en lui-même une appellation trop étriquée pour autant de concepts ? Une traductrice, un historien spécialiste de la désinformation et un linguiste tentent l’expérience de l’adaptation en VF.

 Bérengère Viennot, traductrice : “Il n’est pas choquant de parler de fake news à condition de connaître le contexte”

 « Pour traduire le terme “fake news”, tout dépendra évidemment du contexte dans lequel on parle et dans lequel se trouve le lecteur, selon le vieux principe du traducteur de “non-imbécillité du récepteur”. Aussi, il y a plusieurs choix : “fausse information” serait une traduction littérale qui ne couvrirait pas le concept dans sa globalité. Cette expression laisse entendre que l’info est erronée, une faute commise, par exemple, par le journaliste. Dans ce cas, on parlerait plutôt de “wrong news” dans la langue d’origine. Or, le terme anglais compte la notion de tromperie délibérée. “Information fallacieuse” pourrait être une bonne alternative, mais l’expression est trop soutenue pour un contexte journalistique. Un peu comme pour le terme “désinformation” : proche du sens – car il y a l’idée de tromper délibérément – mais difficile à placer syntaxiquement dans une phrase. En outre, pour ce qui est de l’expression “faits alternatifs”, apparue dans la bouche de Kellyanne Conway, la conseillère en communication de Donald Trump, on s’éloigne alors du contexte des médias pour se rapprocher d’une “réalité alternative”, qui engloberait un système, la politique… une autre société, persuadée d’être dans le vrai. L’important, alors, serait de traduire avec une expression qui fait réagir le lecteur de la même façon que son homologue étranger. Notre métier consiste à traduire une culture plus que des mots. Si dans la culture d’arrivée (en l’occurence le français), les mots n’existent pas pour retranscrire une idée aussi complexe, alors il n’est pas choquant de laisser le terme anglais – quitte à l’expliciter par une périphrase. Bérengère Viennot est l'auteure de “Traduire Trump, un casse-tête inédit et désolant” pour Slate.

François-Bernard Huyghe, historien  : “Si on a du mal à le traduire, c’est peut-être parce que ce genre de pratiques n’existe pas encore”

« Que l’on parle de “fact checking”, “fake news” ou “hoax”, les anglicismes pullulent quand il s’agit de ces tendances au mensonge ou à leur vérification ou démontage. C’est notamment à cause d’événements et de tensions dans le monde anglosaxon, comme le Brexit ou l’élection de Donald Trump.

Aussi, la banalisation du terme “fake news” est particulièrement récente même si les mensonges, bobards ou canulars ont toujours existé. Ce terme aux frontières floues comporte de nombreuses nuances, allant de l’affabulation (un faux inventé, une variante de la diffamation), à l’ironie (le plus gros possible pour jouer sur la crédulité) en passant par la simple rumeur (où un fond de vérité est possible). Si la pratique est ancienne, le terme, lui, est nouveau, tout comme son processus de fabrication (très rapide à réaliser), sa facilité à y accéder (partout sur les réseaux sociaux) et son succès potentiel (face à l’incrédulité ou la défiance face aux grands médias).

Dans le terme “désinformation”, on retrouve la volonté de tromper via des sources neutres. Or, il est difficile de qualifier Breitbart, par exemple, de désinformer, car ce site est très partisan. Il y a dans la fake news une dépendance à la réalité : la première n’existe pas sans l’autre. Cette réalité est mise à mal dans cette période dite de post-vérité, où le statut du vrai est en crise.

Certaines masses ou des hommes et femmes politiques se fichent qu’une chose soit vraie ou pas, pourvu que le fait satisfasse leurs passions. Cela rejoint la notion de "faits alternatifs" qui traduit une lutte poussée jusqu’à la caricature des soutiens à Trump. Si en France on a du mal à traduire ce terme de “fake news”, c’est peut-être qu’ici, nous n’avons pas encore de personnes qui, tranquillement face caméra, assènent des propos à la fausseté évidente sitôt qu’on passe cinq minutes à les vérifier. Il y a certes des délires dans la presse, des approximations de politiques, mais qui restent de l’ordre de l’interprétation ou de l’opinion. Des affirmations aussi mensongères n’existent pas encore. Cela veut-il dire que nous sommes moins menteurs ? Nos médias plus sérieux ? Je n’ai pas de réponse ! » François-Bernard Huyghe, spécialiste de la désinformation est l'auteur de La désinformation, les armes du faux (Armand Colin).

 Louis-Jean Calvet, linguiste : “Ce terme est désormais présent dans l’inconscient collectif.”

« En général, on opte pour le terme “vérité alternative”. Mais celui-ci implique qu’il y ait des vérités différentes et qu’on changerait de monde. On se rapproche d’Orwell ! Or, ce n’est pas ce que signifie “fake” en anglais. On pourrait rapprocher “fake news” de “bobard”, mot du registre populaire, comme “fake” en anglais –, ou “contre-vérité”. “Fallacieux” est peut-être un peu gentil, tandis qu’“erroné” ne colle pas vraiment au plus près. Dans “fake”, il y a la notion à la fois du langage courant et d’une histoire fabriquée, tel un faux tableau.

Ce terme est désormais présent dans l’inconscient collectif. Faut-il pour autant le laisser tel quel, sans traduction comme on le fait avec certains titres de film ? Si on ne l’adaptait pas, on entendrait que les fake news sont un fait entièrement anglophone – puisqu’il semble assez cohérent de ne pas traduire ce qui est typiquement anglosaxon, comme des corn flakes, par exemple. Mais ces fake news ne sont pas spécifiquement américaines. Lorsque François Fillon parle du suicide de sa femme annoncé à la télévision, c’est un cas typique de fake news. La traduction est une science difficile et pas toujours exacte… 

On dit que la honte du traducteur est la note de bas de page. C'est-à-dire laisser un mot dans sa langue d’origine, sans chercher à le traduire. Il serait dommage de ne pas laisser à disposition du lecteur le plus d’expressions qui retranscrivent le concept. »

Par Jérémie Maire Source : https://www.telerama.fr/medias/mais-au-fait-comment-traduire-fake-news-en-francais,156068.php

 

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ .

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ.

• Depuis le dimanche 14 octobre 2018, à l’appel de certains candidats, des manifestations de rues sont organisées dans des localités du pays suite à la proclamation des résultats des élections municipales et régionales.

• Ces manifestations ont donné lieu à des agressions physiques ainsi qu’à des actes de vandalisme et de pillage.

• Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité met en garde tous les auteurs de ces actes et rappelle que, toute contestation de résultats des élections doit être portée devant les juridictions compétentes.

• Tout contrevenant à cette disposition s’expose à des poursuites judiciaires.

Fait à Abidjan, le 17 octobre 2018 Sidiki DIAKITE

Me Benoit et Me Mignard, les avocats de la Côte d’Ivoire dans l'affaire Gbagbo et Blé Goudé : "La CPI n’est aux ordres de personne."

 Me Jean-Pierre Mignard (à gche) et Me Jean-Paul Benoit (à droite), les deux avocats de l'Etat de Côte d'Ivoire dans l'affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la CPI

Accueillie favorablement par la CPI, la demande d’acquittement formulée par les avocats de Laurent Gbagbo exaspère les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire. Avant la reprise de l’audience, le 12 novembre prochain, Me Jean-Pierre Mignard et Me Jean-Paul Benoit dénoncent la multiplication des recours dilatoires qui prolongent la procédure. Interview conjointe…

Propos recueillis par Clément Yao 

Vous êtes tous les deux les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI). Où en sommes-nous avec ce procès ouvert depuis le 28 janvier 2016 ?

Me Jean-Paul Benoit :

 Ce procès doit être replacé dans son contexte : Il faut à la fois se garder de réécrire l’histoire et de l’écrire à l’avance. L’ancien chef de l’Etat ivoirien a sollicité un non-lieu avant même que le procès soit achevé. C’est une tactique procédurale et un coup de communication. La compétence de la CPI a été demandée à l’origine par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Nous avons déposé un premier mémoire pour réclamer l’ouverture d’une enquête par le procureur.  La phase préliminaire a donc permis de confirmer les charges. Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire de la CPI a retenu contre Laurent Gbagbo quatre chefs de crimes contre l’humanité commis entre 2010 et avril 2011. Ce sont des procédures minutieuses, exigeantes respectant rigoureusement les droits de la défense. Ce n’est pas une justice expéditive. Laurent Gbagbo est jugé loin des tensions politiques avec sérénité et impartialité. Les témoins du procureur et de l’association des victimes ont été entendus. Un nouveau délai a été accordé à la défense. Les audiences reprendront le 12 novembre. Tel est la situation objective à ce jour.

Me Jean-Pierre Mignard : 

Au fond, c’est une procédure qui est suivie avec beaucoup de moyens, d’attention de la part de la CPI, notamment de son parquet. Il a fallu un long travail sur place en lien avec les services judiciaires ivoiriens pour l’audition d’un nombre considérable de témoins, en l’occurrence les témoins de l’accusation et ceux de la défense. La surprise est qu’il y a une demande d’acquittement formulée par cette dernière, avant même d’avoir entendu ses témoins. Ce qui peut sembler bizarre.

Est-ce qu’elle n’attend pas grand-chose des témoins ?

S’agit-il d’un coup de bluff ?

Ce serait assez classique d’ailleurs lorsque l’on a l’habitude des audiences pénales ou des audiences criminelles. Quelque fois pour marquer les imaginaires y compris des juges, pour surestimer son dossier, un peu comme un athlète montre ses muscles, pour un plan de communication tout simplement, on demande un non-lieu.  Ici on demande l’acquittement avant même que la procédure soit terminée comme pour dire : « ce n’est même pas la peine d’aller plus loin, nous sommes en bonne position. » C’est un classique d’audience, une tactique rodée et bien connue. Peut-être ne faut pas lui attacher plus d’attention que cela. Quand les avocats de la défense avancent comme argument que le dossier est vide, leur demande d’acquittement n’est-elle pas tout de même fondée ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Tous les avocats de la défense du monde entier, depuis l’origine même des procès, plaident que les dossiers de leurs clients sont vides (rires !)

Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de ce procès, l’avocat de M. Gbagbo a toujours prétendu que le dossier était vide. Donc rien de nouveau. A l’entendre, M. Gbagbo était une sorte de chef d’Etat fantôme sans pouvoirs, sans capacité d’agir, étranger à tout ce qui se passait en Côte d‘Ivoire, tel un somnambule balloté par les évènements. Soyons précis et rappelons objectivement les faits ! Laurent Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle, violant ainsi la loi électorale et précipitant son pays dans un enchaînement de violences meurtrières dont il est le premier responsable. La communauté internationale, c’est-à-dire le Conseil de sécurité de l’ONU, et son Représentant spécial, l’Union africaine, l’Union européenne, la quasi-totalité des Etats ont reconnu la validité de l'élections présidentielle en Côte d’Ivoire et condamné les crimes de masse perpétrés dans la période post-électorale. Il était le chef suprême des armées, chef de la police. C’est bien lui qui gérait le pays. Dire qu’il était étranger à tout ce qui s’était passé est une sinistre supercherie. A partir du moment où M. Gbagbo a été transféré à La Haye, les exactions et les violences ont cessé. Preuve s’il en était besoin de sa responsabilité dans la guerre civile qui meurtrissait le pays. M. Gbagbo est à la CPI car il a fait le malheur du peuple ivoirien.

La justice ivoirienne avait requis contre Mme Simone Gbagbo une peine d’emprisonnement de 20 ans pour « atteinte à la sûreté de l'Etat ». Elle a été amnistiée par le chef de l’Etat ivoirien alors que la CPI réclamait son extradition à La Haye pour les mêmes charges que son mari.

 "On arrive à la toute fin de ce procès" Me Jean-Pierre Mignard :

Comprenez que la grâce est une décision politique du Président de la République. La CPI n’a pas à entrer dans ces considérations. Elle est saisie des faits. Les charges ont été retenues au bout de trois ans après des enquêtes suffisamment minutieuses. S’il y a eu 3 000 morts, il a bien fallu des exécutants, et des donneurs d’ordres. Lorsqu’une Cour pénale internationale compétente pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité se penche sur le sort des victimes, cela est normal et justifié. Qu’est-ce qu’on dirait d’une Cour pénale qui déciderait soudain de tout arrêter en plein procès ? Je dois constater que jusqu’ici les demandes de mise en liberté avaient été refusées. Aujourd’hui, on arrive à la toute fin de ce procès. Les témoins de la défense doivent être entendus sauf si les avocats de M. Laurent Gbagbo redoutent leurs témoignages. Vous savez, la Cour est très respectueuse des droits de tout le monde. La Cour pénale internationale est indépendante et souveraine, il convient de le rappeler. Si le procès a duré aussi longtemps, c’est parce que M. Gbagbo a utilisé tous ses recours possibles. Lui et son avocat sont à l’origine de ce long délai. C’est son droit. On ne peut pas à la fois multiplier les recours dilatoires, ce qui allonge les procédures, et puis s’en plaindre après.

Me Jean-Paul Benoit :

Mme Gbagbo a été graciée sur des faits économiques et non sur des faits de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mme Gbagbo n’avait aucun pouvoir exécutif. Elle n’était ni ministre ni vice-présidente. Elle était parlementaire. Il se raconte qu’elle avait de l’influence sur son mari. Les relations au sein du couple Gbagbo ne relèvent pas de la compétence de la Cour pénale internationale mais plutôt d’un conseiller conjugal ! N’oublions jamais que M. Gbagbo était le chef de l’Etat. C’est lui qui décidait in fine.

La décision de la Côte d’Ivoire a été de ne pas déférer Mme Gbagbo devant la CPI. C’est la position du gouvernement que nous avons défendue d’autant plus qu’il y a eu une réforme du Code pénal ivoirien avec les deux incriminations : crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La justice nationale prime. Mme Gbagbo a pu être jugée dans un climat plus serein bien après les traumatismes post-électoraux. La justice a été reconstruite et les tribunaux fonctionnent. Après l'élection présidentielle, ce n’était pas le cas. Il était plus sécurisant pour M. Gbagbo d’être jugé devant la CPI avec la certitude d’avoir un procès équitable et la garantie du respect scrupuleux de ses droits. En tant qu’avocats, nous sommes très attentifs à l’équité des procédures où les parties au procès sont sur un pied d’égalité. C’est notre éthique.

Que pensez-vous des images à charge contre Gbagbo versées par erreur dans le dossier par le bureau de la Procureure ?

 Jean-Paul Benoit :

Il a pu se produire quelques erreurs. La Procureure et ses équipes sont respectueuses des règles du droit et de la vérité. C’est à elle de répondre et elle l’a d’ailleurs fait.

"Ce n’est pas un procès trafiqué. Vous voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement" Jean-Pierre Mignard :

 Vous savez, si les vidéos ne correspondent pas aux évènements, aux faits ou si elles ont été par erreur ou négligence versées au dossier, la Cour les écarte tout simplement. Ce n’est pas un procès trafiqué. D’ailleurs voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement. Il y a eu les réquisitions de la Procureure, maintenant on donne du temps, beaucoup de temps à l’avocat de M. Gbagbo pour répondre. Franchement, s’il y a une juridiction qui accorde tout le temps et tous les moyens nécessaires pour examiner les demandes, c’est bien la Cour pénale internationale. Je défie beaucoup d’autres juridictions dans le monde entier d’être aussi minutieuses dans le respect des droits.

Inversement certains pays du continent menacent de se retirer de la CPI qui est considérée, à tort ou à raison, comme un tribunal réservé aux Africains alors même que des crimes sont commis ailleurs sur d’autres continents ?

Jean-Pierre Mignard :

Je sais par exemple qu’une dizaine de pays, appuyés par la France, demandent à ce que la Cour se saisisse des questions du Venezuela et de la Palestine. La Cour pense notamment que les crimes qui ont été commis par les militaires américains en Afghanistan seraient de sa compétence. Vous avez enregistré la réaction du Président Trump. L’Afrique a majoritairement ratifié le Statut du traité de Rome. Sur ce point, elle a une attitude de grande correction quant aux stipulations de ce traité. Il y a aussi un certain nombre de dirigeants de par le monde, y compris africains, qui n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait une justice internationale. Vous avez remarqué que la Chine, qui est un grand pays, n’a pas ratifié le Statut de Rome. Idem pour la Russie et les Etats-Unis qui menacent d’ailleurs de couper les vivres aux juges de la Cour pénale internationale.

 Que dites-vous de ceux qui pensent que l’ancien président français Nicolas Sarkozy devrait être traduit devant la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’armée française a agi en Côte d'Ivoire sous mandat de l’ONU en accord avec l’Union africaine. Arrêtons de raconter n’importe quoi. Pourquoi les mêmes ne demandent-ils pas par exemple que le président en exercice de l’UA de l’époque soit lui aussi traduit devant la Cour ainsi que l’ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme ? Tout ça n’est pas sérieux !

 Me Jean-Pierre Mignard :

Jean-Paul Benoit a raison, l’armée française était sous mandat de l’ONU et elle a agi sous son mandat. On peut contester le mandat, on peut contester ceux qui ont demandé le mandat et les raisons de ce mandat. Mais il y a une chose qu’il faut retenir, au lendemain de l’arrestation de M. Gbagbo, les massacres ont cessé. Ce n’est ni un discours ni une opinion, ce sont les faits. Croyez-moi, pour tous les survivants de la crise ivoirienne, l’arrestation de M. Gbagbo a été leur salut.

L’affaire Jean-Pierre Bemba, relaxé par la CPI, n’est-elle pas pour quelque chose dans la demande d’acquittement de Laurent Gbagbo ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de la procédure, les avocats de Laurent Gbagbo répètent à satiété  qu’il n’est pour rien dans ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. L’affaire Jean-Pierre Bemba est toute autre. Il n’était pas chef de l’Etat et n’était pas présent en République centrafricaine au moment où des milices ont pu commettre des exactions.  Contrairement à Bemba, M. Gbagbo était chef de l’Etat, chef suprême des armées, chef de la police, chef de l’administration. Il était le patron. Il faut répéter inlassablement, qu’à partir du moment où Alassane Ouattara a accédé au pouvoir à l’issue de l’élection, les violences et les exactions avaient cessé. La Procureure est libre et indépendante. Je rappelle qu’elle a diligenté une enquête sur ce qu’on appelle « le camp Ouattara ». Le président Ouattara a toujours indiqué qu’il n’y aurait pas de justice à deux vitesses. Nous allons voir comment tout cela va évoluer. Mais on ne peut pas dire qu’une décision est rendue quand un procès n’est pas terminé.

"La Cour n’est aux ordres de personne" Techniquement, à quoi peut-on s’attendre ?  

Me Jean-Pierre Mignard : C’est à la Cour de décider. La Cour est indépendante, souveraine. Personne ne le sait.

Me Jean-Paul Benoit :

On ne peut préjuger de la décision de la Cour. Nous souhaitons que la procédure aille à son terme. Avec l’audition des témoins de la défense, les réquisitions finales et les plaidoiries finales. La Cour n’est aux ordres de personne.

 On ne peut pas non plus nier que, pour l’opinion, il y a un lien entre l’affaire Laurent Gbagbo-CPI et l’agenda politique de la Côte d’Ivoire ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’emploi du temps, les travaux de la CPI ne dépendent pas des échéances politiques. Les séquences de la justice n’ont pas de lien avec le calendrier politique. Dans les régimes démocratiques, les opinions publiques doivent s’habituer à ce que la justice ne marche pas aux coups de sifflet des responsables politiques. Les décisions de justice peuvent avoir des conséquences politiques. La politique n’a pas d’influence sur le déroulement des procédures et ne doit pas avoir non plus d’influence sur ses décisions. Les pays qui ont ratifié le Statut de Rome l’ont fait pour ces raisons de principe.

Une question plus personnelle : l’affaire Laurent Gbagbo devant la CPI a-t-elle été une des affaires les plus compliquées de votre carrière d’avocats ?

Me Jean-Pierre Mignard :

 Non, pas du tout. J’en ai connues d’autres. C’est une affaire dans laquelle nous n’intervenons pas et la Côte d’Ivoire non plus. Nous ne sommes jamais à l’audience et nous n’entrons pas dans la salle d’audience. Les magistrats du siège ne nous attendent pas. Nous ne plaidons pas, nous ne faisons pas de notes écrites. Nous renseignons seulement la République de Côte d’Ivoire sur l’évolution de la procédure. Nous aidons à ce que la Côte d’Ivoire transmette des documents qui peuvent aider les procureurs à travailler quand cela est nécessaire. Nous n’avons jamais aucun contact avec les juges du siège. D’ailleurs, on les croiserait dans les couloirs et ils ne nous reconnaîtraient pas, et nous non plus. C’est très particulier, nous sommes des observateurs actifs, nous ne sommes pas des acteurs. La République de Côte d’Ivoire n’est pas actrice dans ce dossier. C’est important de le souligner pour que les gens le sachent. A la Cour, il y a le procureur, les juges, les accusés et les victimes, et c’est tout.

 Me Jean-Paul Benoit :

Nous sommes intervenus au début de la procédure lorsque la Haut-commissaire aux droits de l’Homme a souhaité que la CPI soit saisie. Dans la mesure où la Côte d’Ivoire avait ratifié le Statut de Rome, nous avons déposé le premier mémoire pour demander l’ouverture de l’enquête du procureur. Le Procureur et ses équipes ont conduit leur enquête en toute indépendance. La Côte d’Ivoire a apporté sa coopération en tant qu’Etat partie au Statut de Rome.

 A bien comprendre, à aucun moment vous n’intervenez directement auprès de la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Je le répète nous avons déposé le premier mémoire. Nous sommes des observateurs engagés. Nous ne sommes pas des acteurs du procès.

D’aucuns parlent de collusion entre les juges et vous ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Ils disent n’importe quoi. Ils ne savent rien. C’est une polémique d’ailleurs injurieuse pour la Cour. Je dirai plutôt que la Cour est très attachée aux droits de M. Gbagbo. Voyez-vous, aux trois quarts du procès, comment la Cour accueille sa demande avec beaucoup de soin. C’est rare. Je ne connais pas de juridictions qui, en cours de procès, accepteraient de statuer sur une demande de relaxe.

En cas d’acquittement de Laurent Gbagbo, auriez-vous le sentiment d’avoir échoué dans votre mission ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Non pas du tout. Après tout, ce sera aux historiens de faire le travail et de dire qui a pu bien donner l’ordre de bombarder le marché d’Abobo et de tirer sur des civils. Il y aurait une vérité judiciaire sur laquelle nous aurons notre opinion. La Côte d’Ivoire, dans tous les cas, souhaiterait que soient reconnus les crimes contre l’humanité. C’est à la Cour de décider et à elle seule.  La Côte d’Ivoire signataire du Traité de Rome sera, dans tous les cas, respectueuse de la décision de la Cour, et nous aussi, bien évidemment.

 Me Jean-Paul Benoit :

A titre personnel et en tant qu’avocat, il ne s’agit pas de satisfaction personnelle. La justice sera rendue. C’est à la Cour de décider. Il faut que la vérité soit dite. On ne peut ignorer les faits et les dirigeants anciens et actuels ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités. Ce sera aussi aux journalistes de faire également leur travail. Ils ont un rôle important à jouer dans les débats d’idée et la consolidation du droit. Les slogans et les polémiques caricaturales n’ont pas leur place dans une procédure de cette nature. Pensons aux victimes et aux milliers d’êtres humains dont la vie a été saccagée.

Clément Yao / 15 Octobre 2018 à 23:26 Droit et Justice Côte dIvoire

CIV / VIDEO - Interview du secrétaire National aux renforcements des Capacités le ministre Epiphane ZORO a accordé à une télévision COREENNE après la signature d’accord de partenariat entre la structure (SNRC)qu’il dirige et IYF

OCK SOO PARK Fondateur de  IYF en COREE DU SUD / Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

LES PAYS QUI SAVENT ÉDUQUER LEUR JEUNESSE DIRIGERONT LE MONDE DEMAIN En Corée du Sud, le nombre de participants au Camp Mondial peut atteindre 4 000 personnes. Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. À ces Jeunes on apporte la Paix, la Joie et nous leur montrons la vie de Jésus-Christ, afin qu’ils s’en inspirent. Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

 Il y a trois jours de cela (27 juillet 2016), le président de la République de l’Ouganda m’a invité au Palais présidentiel et m’a demandé de mettre sur pied un programme qui permettra à toute la Jeunesse Ougandaise de changer positivement sa mentalité.

Quelques jours plus tôt, je rencontrais le président du Malawi qui m’a confié la même mission. Il y a quelques mois, c’est le président du Kenya qui m’accueillait à son palais et qui me demandait de sillonner les universités et de former les étudiants à la bonne mentalité. Ainsi ce sont plusieurs gouvernements qui confient leur Jeunesse à IYF. Les problèmes de la Jeunesse touchent tous les gouvernements du monde entier. Les Jeunes sont devenus très violents. Ce n’était pas le cas en Afrique il y a une dizaine d’années en arrière. Lorsque je quittais le Kenya il y a quelques mois, les élèves menaient une grève assez violente, c’était vraiment malheureux de voir ces Jeunes dans un tel état.

Dans le passé, les jeunes réfléchissaient, aujourd’hui ce n’est vraiment plus le cas. Ils vivent à leur guise et ne courent que vers un sens. Ils ne pensent pas au résultat. En Corée du Sud, les Jeunes se suicident pour une raison qui n’existe presque pas. La Zambie, l’Inde et le Bénin nous ont gracieusement offert des hectares de terrains l’an passé pour construire des centres de formation, des écoles pour leur Jeunesse. :::::::::: Ce soir (pendant le Camp 7ème jour du Camp Mondial IYF de la Côte d’Ivoire), j’ai présenté comment le cœur peut changer à travers l’histoire biblique de la femme surprise en flagrant délit d’adultère. Il y a un mois j’ai publié un livre dont le titre est ''Le grand supermarché des cœurs’’. Dans ce livre, je montre la voie du véritable changement du cœur. Lorsque nos habits sont usés nous les changeons, n’est-ce pas ? On en fait de même lorsque nos chaussures se gâtent.

Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. La différence entre IYF et les autres organisations se situe au niveau du résultat du changement véritable des personnes qui la rencontre. À l’occasion du Camp Mondial IYF, je vais m’entretenir avec la Jeunesse de Côte d’Ivoire et je vais essayer de leur montrer ce que c’est que le cœur véritable d’un leader. Ne vous inquiétez plus pour vos jeunesses. Envoyez les tous à IYF.


"Nous sommes petit à petit des relatons avec les autorités Ivoiriennes pour travailler ensemble pour la Jeunesse. Les problèmes politiques que rencontre la Côte d’Ivoire ne permettent pas au gouvernement de se pencher sérieusement sur les questions liées à la Jeunesse et un mandat de 5 ans n’est pas suffisant pour faire un travail efficace. Si l’on plante le blé, on pourra récolter dans six mois, en trois mois on récolte la pomme, mais la culture des Jeunes prend beaucoup plus de temps. Nous voulons former les présidents d’universités, nous voulons donner des cours sur le changement de mentalité dans les écoles, etc. la Jeunesse ivoirienne peut devenir le fer de lance du développement de la Côte d’Ivoire. Faites venir vos enfants à IYF et ils changeront le pays."

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