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Infos Ivoiriennes (972)

PREPARER LA GUERRE ... POUR AVOIR LA PAIX - Bédié prend le maquis Des confidences jamais livrées sur la guerre OUATTARA - BÉDIÉ

Entre l'ancien et l'actuel président, le divorce est consommé. Le premier refuse de rejoindre le parti unifié cher au second, et s'affiche aux côtés des ténors de l'opposition. Peu importe si les résultats des élections locales ne lui sont pas favorables, le « Sphinx» est en colère. Jusqu'où ira-t-il ?

 Il est un peu plus de 16 heures, ce 15 octobre quand les premiers incidents éclatent à Grand-Bassam, à l'Est d'Abidjan. Les résultats des élections municipales viennent d'être annoncés et donnent la victoire à Jean-Louis Moulot, le candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Les partisans de son principal adversaire (Georges Ézaley, du Parti démocratique de Côte d'Ivoire - Pdci) réagissent immédiatement : par dizaines, ils prennent d'assaut les rues sablonneuses de la ville. La résidence d'un proche de Daniel Kablan Duncan, le vice-président - à qui il est reproché d'avoir soutenu la candidature Rhdp -, est attaquée. La cour royale est même saccagée.

 Presque, au même moment, à 274 km plus au nord, le Pdci est réuni en congrès extraordinaire. Dans son fief de Daoukro, érigé ces derniers temps en capitale de l'ancien parti unique, Henri Konan Bédié s'affiche aux côtés des principaux opposants du chef de l'État, Alassane Dramane Ouattara (Ado), Pascal Affi N'Guessan du Front populaire ivoirien (Fpi), Daniel Aka Ahizi, du Parti ivoirien des travailleurs (Pit) ou Anaky Kobena, du Mouvement des forces d'avenir (Mfa) se succèdent à la tribune ... Le ton est dur. Dans l'assistance, plusieurs autres formations de l'opposition, ainsi que des représentants du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro. Qui aurait pu l'imaginer il y a encore quelques mois ? Pas grand monde, y compris au sein du Pdci dont certains cadres s'avouent surpris devant la virulence des propos.

Attaques frontales

 Ce congrès et les élections locales ont-ils marqué un tournant dans les relations entre les alliés d'hier ? Depuis que le Pdci a claqué la porte de la coalition présidentielle, la tension est allée crescendo. Aujourd'hui, il n'est plus seulement question de « divergences » ou « d'incompréhensions ». On s'attaque frontalement, et l'on s'accuse de fraudes à visage découvert. « Notre parti est en pleine mutation, explique un quadragénaire du Pdci. Sous l'impulsion de la base, nous avons renoué avec notre culture combative. Bédié a compris que, s'il ne s'alignait pas, il risquait d'être déposé »

 Vexé dans son amour-propre, l'ancien président s'est radicalisé à mesure que s'accentuaient les pressions. Il en est arrivé à tenir Alassane Ouattara et son entourage pour responsables de l'immixtion de la justice dans les affaires du Pdci (ses décisions sont régulièrement contestées devant les tribunaux). « Ils sont allés trop loin, il n'y aura plus de cadeau », a-t-il récemment confié à un visiteur du soir. Ces derniers mois, Bédié a renouvelé son cercle. Il reçoit plus qu'avant, semble plus ouvert, plus disposé à écouter les conseils, notamment de personnalités depuis longtemps opposées au parti unifié, comme Charles Konan Banny, Émile Constant Bombet ou le général Gaston Ouassénan Koné. Au lendemain du congrès, l'ancien chef de l'État a réorganisé son secrétariat exécutif, composé désormais d'une équipe de fidèles dévolus à la préparation de la présidentielle de 2020. On y retrouve des proches du chef, des protégés de son épouse, Henriette, mais aussi l'ancien maire de la commune du Plateau, Noël Akossi Bendjo, et Maurice Kacou Guikahué, maintenu au poste de secrétaire exécutif du Pdci.

Les résultats des locales, largement remportées par le Rhdp, n'ont pas entamé la détermination de Bédié. Dans son entourage, on se félicite même des scores du Pdci, qui a obtenu six conseils régionaux et 50 mairies (le Rhdp peut, lui, revendiquer 18 conseils régionaux et 92 mairies). « Mais ces scrutins ont montré que l'ancien parti unique avait encore du travail, notamment pour mobiliser ses partisans, et qu'il ne peut pas continuer à exclure tous ceux dont la loyauté n'est pas certaine. C'est un avertissement », analyse un diplomate ouest-africain.

 Bien qu'il répète qu'on ne peut être à la fois Pdci et Rhdp, Bédié ménage pour le moment le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, ou le ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, tous deux vainqueurs aux régionales avec les deux étiquettes. « Tout le monde reviendra à la maison, affirme un baron du Pdci. Dans sa forme actuelle, le parti unifié est une arnaque. Il s'est construit sur du faux et ne tiendra pas, surtout si son candidat en 2020 est Amadou Gon Coulibaly. Albert Mabri Toikeusse, le ministre de l'Enseignement supérieur, n'a-t-il pas toujours dit qu'il voulait se présenter ? Et croyez-vous que Hamed Bakayoko [le ministre de la Défense] ou Guillaume Soro mouilleront le maillot pour Gon ? »

Le bal des ambitieux

Fétichiste des alliances, le Pdci affirme vouloir mettre en place une plateforme pour contrebalancer sa sortie du parti unifié. Il peut déjà compter sur le soutien d'un certain nombre de personnalités de second plan qui n'ont d'autre choix que de lier leur avenir à celui-ci. En revanche, la tendance du Fpi dirigée par Laurent Gbagbo a préféré ne pas assister au congrès du 15 octobre. Les proches de l'ancien président, qui entretiennent depuis de longs mois des contacts avec le Pdci, ont peu goûté la présence de Pascal Affi N'Guessan à Daoukro. Mais, depuis La Haye, Gbagbo - qui saura d'ici à la fin de l'année s'il peut quitter sa cellule de la Cour pénale internationale - temporise. Il a demandé à ses troupes de poursuivre les discussions, sans formaliser une quelconque alliance. Prudent lui aussi, Bédié s'est pour le moment bien gardé de prendre position publiquement. Sans doute est-il conscient que cette hypothèse divise certains de ses cadres et qu'une partie de la communauté internationale n'y est franchement pas favorable. « Entre le Pdci et le Fpi, c'est un jeu de dupes, estime un avocat proche de l'ex-président. D'un côté, Bédié n'a aucun intérêt à ce que le parti de Gbagbo revienne au premier plan. De l'autre, le Fpi souhaite que le Pdci mène le combat face à Ouattara. Quitte à ce qu'il en sorte affaibli, ce qui pourrait profiter à Gbagbo. »

Le Pdci semble faire front pour sauvegarder son héritage. Mais sera-t-il uni au moment de choisir son candidat pour 2020 ? Le 15 octobre, le parti a annoncé qu'il tiendrait une convention en 2019, sans doute entre juillet et octobre. De Jean-Louis Billon à Jeannot Ahoussou-Kouadio, en passant par Noël Akossi Bendjo, Charles Konan Banny et Charles Diby Koffi, les prétendants ne manquent pas, mais aucun ne fait l'unanimité. Entre ces ambitieux, les rivalités sont très fortes.

Et quid de Bédié ? Un certain nombre de cadres sont persuadés qu'il souhaite se présenter en dépit de son âge avancé (il aura 86 ans en 2020). C'est également ce qu'a confié Alassane Ouattara, fin juillet à Lomé, à ses pairs de la Cedeao. Mais, fidèle à lui-même, l'intéressé entretient le suspense.

« Bédié est sans doute le seul à pouvoir nous mener jusqu'à la présidentielle, résume l'un de ses proches. Mais s'il décidait d'être candidat, il fragiliserait considérablement le parti. »

Des tentatives de rapprocher les deux hommes échouent Entre Alassane Dramane Ouattara (Ado) et Henri Konan Bédié, le contact direct est rompu depuis le 8 août. De nombreux émissaires ont pourtant tenté de les rapprocher. Sur proposition du ministre du Tourisme, Siandou Fofana, et du secrétaire général à la présidence, Patrick Achi, le chef de l'État a dépêché son vice-président, Daniel Kablan Duncan, et l'ancien ministre Lambert Kouassi Konan le 23 septembre, à Daoukro. Plusieurs autres personnalités ont ensuite tenté de convaincre l'ancien président d'assouplir sa position. C'est notamment le cas de l'archevêque Paul Siméon Ahouana ou de l'ancien ministre de Félix Houphouët-Boigny, Camille Alliali, à la veille du congrès du 15 octobre. Mais aucun n'a pu pour le moment obtenir gain de cause.

 Conforté par les résultats des élections locales du 13 octobre, Ado compte poursuivre ses actions visant à affaiblir Bédié en donnant du poids aux membres du Pdci favorables au parti unifié et en limogeant les autres. Le 17 octobre, Adam Kolia Traoré, le gendre de Bédié, tout juste élu président du conseil régional de l'Iffou, et Narcisse N'Dri, porte-parole du Pdci, ont été écartés des postes respectifs de président du conseil d'administration de la Loterie nationale de Côte d'Ivoire (Lonaci) et de la Caisse nationale de prévoyance maladie. Le premier a été remplacé par Leinssongui Coulibaly, l'ex-directeur de cabinet de Bédié, récemment limogé par ce dernier. Et le second par Kramo Kouassi, un ancien proche d'Amara Essy.

 Dans le même temps, Ado continue d'espérer que Bédié puisse être ramené à de meilleurs sentiments. Certains de leurs proches estiment qu'il est encore possible que les deux hommes acceptent de faire des concessions dans l'optique de relancer leur alliance. Plusieurs sources affirment notamment que le chef de l'État n'exclut pas de reporter la création effective du parti unifié, dont le congrès fondateur est prévu avant la fin de l'année, pour revenir à l'esprit du groupement politique. Jérôme N'Guessan, le trublion

 Après avoir contesté devant les tribunaux les décisions prises lors des deux dernières réunions du bureau politique du Pdci, Jérôme N'Guessan a décidé de saisir l'inspection du parti pour tenter de faire annuler le congrès du 15 octobre. Exclu dudit bureau politique, cet administrateur civil est peu connu au sein de la formation, même s'il a gravité autour de plusieurs de ses cadres. « Lorsque Charles Konan Banny était le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), N'Guessan était assis tous les soirs à sa table », raconte un membre du parti.

Source Jeune Afrique n° 3015-du 21 au 27 Octobre 2O18</phttps://www.jeuneafrique.com

 

 

L'instrumentalisation politique de l'Abissa. A Grand-Bassam le droit coutumier de l'ethnie prévaudrait - il sur le droit positif de la République ?

Certains acteurs politiques activant sur toute l'étendue du territoire (dans les localités où leur chapelle politique a perdu l’élection) des foules manipulées tentent, de manière complètement irresponsable, d'ébranler la stabilité politique et la paix civile du pays en faisant prévaloir le droit coutumier sur le droit positif qui permet d'unifier la soixantaine d'ethnies peuplant le territoire ivoirien.

N'appartient -il pas au Conseil constitutionnel de trancher les contentieux électoraux selon le droit positif dans un État moderne?

Tenter de recourir à la révolte ethnique pour imposer la volonté d'une communauté en lieu et place de celle des urnes démocratiques, substituer à la souveraineté du peuple, une souveraineté des ethnies et des communautés, c'est vouloir détruire et détricoter le contrat social républicain, c'est vouloir détruire l'unité nationale et la Démocratie dans un pays.

Cette tentative de fissuration ethno-nationaliste et populiste est une brèche grave ouverte dans le corps social et politique ivoirien. Le FPI de Laurent Gbagbo lui-même, au fait de sa puissance entre 2000 et 2010, n'avait pas osé franchir ce rubicond en officialisant par le discours le séparatisme et la rébellion ethnique comme vient de le faire le PDCI d'Henri Konan Bédié par la bouche de son chef.

Imaginons l'abscès bassamois faisant florès dans notre pays, autrement dit, que s'appuyant sur le droit coutumier et les solidarités tribales, d'autres ethnies revendiquent leurs prérogatives coutumières en activant des contentieux géopolitiques précoloniales ( il y en beaucoup) enfouis sous le boisseau depuis la prévalence du droit positif dans l'État post-coloniales Ivoirien! Que s'ensuivrait - il ?

Inconscients de ce danger qu'ils viennent d'inaugurer, les fumeurs de cigares et les buveurs de champagne, comme des enfants attendant un jouet, ont le regard rivé sur le pouvoir d'État qu'ils espèrent pouvoir conquérir en Côte d'Ivoire en 2020 à coup de discours désintégrants et de propagandes subversives et débilitantes.

 On ne peut conquérir le pouvoir d'État que si État central existe en conservant son autorité et le droit positif qui le constitue comme pouvoir politique commun ayant priorité sur les chefferies et les droits coutumiers particuliers. On peut déplorer cette inconscience des ethnonationalistes ivoiriens, des responsables politiques irresponsables qui jouent de manière infantile avec le feu en étant soutenus par leurs intellectuels organiques et médiatiques qui, tout aussi de manière irresponsable et infantile, noient ces actions incendiaires sous le boisseau de la personnalisation des problématiques politiques dans notre pays. Le bas niveau du débat politique dans notre pays est leur oeuvre organique.

Il faut espérer pouvoir en sortir, en situant les responsabilités des dérives subversives afin de sauvegarder la démocratie dans notre pays à travers un affrontement politique honnête et une élection présidentielle apaisée en 2020. Nos États multi-ethniques en essai de développement du sud du Sahara ne peuvent tout simplement pas se permettre le luxe des agitations nationalistes et populistes des États-nation européens sans risquer la désintégration nationale.

Par Alexis DIETH

SOURCE https://www.facebook.com/alexis.dieth

CISSÉ Ibrahima BACONGO. "L’adversaire crie à la fraude parce que son système de fraude a été découvert."

 (L’éminent juriste, le député et ancien ministre vient de remporter de haute lutte l’élection à la mairie de la commune de KOUMASSI (Abidjan-sud) devant plusieurs candidats et une équipe sortante en totale léthargie et groggy par le choc de cette défaite inattendue. Pendant 17 ans, N’DOHI Raymond (PDCI-RDA) a été le 1er magistrat de cette commune qui jadis, faisait la fierté de la capitale économique ivoirienne par sa modernité et son allure. Pendant les 17 années de la gouvernance N’DOHI, restée l’ombre d’elle-même, Koumassi a fini par symboliser le désastre urbain.)

"Concernant les accusations de fraude, j’ai envie de demander au maire sortant de se tourner vers son propre camp. C’est de son propre côté que toutes les tentatives et velléités de fraude ont été signalées et déjouées. C’est tout un réseau de fraudes qui a été démasqué, dénoncé et démantelé par les populations, elles-mêmes, au Campement, au quartier Divo, au «32», au «05», dans les 3 Sicogi et en face de la mairie. Nous avons vu la fraude et l’avons touchée du doigt du côté du maire sortant. Son chef de la sécurité a été pris en flagrant délit de tentative d’écoulement de procès-verbaux de dépouillement pré-remplis et revêtues de fausses signatures et d’urnes bourrées à l’Epp Bélier."

Q / Vous avez été proclamé maire élu de la commune de Koumassi. Votre adversaire crie à la fraude et brandit des arguments et des preuves. Il annonce même un recours en annulation devant la Cei. Qu’en dites-vous ?

R / CISSÉ Ibrahima BACONGO : Cette élection a été, pour nous, une occasion de remise en cause de nos moyens d’actions, de nos méthodes de travail, de l’ensemble de notre stratégie, au regard du résultat de l’élection d’avril 2013. D’autant plus que le projet pour lequel nous nous sommes battus en 2013 était en lien ou, si vous préférez, en phase avec les aspirations, les attentes, les besoins, en somme le quotidien des populations de Koumassi, sans distinction d’origine ethnique ou raciale, de confession religieuse ou d’appartenance politique. Il visait à améliorer les conditions de vie et de travail de ces populations martyrs. C’est pourquoi, elles y avaient adhéré.

Malheureusement, au soir de l’élection, nous avons constaté que notre résultat n’avait pas été ce que nous avions espéré, autant qu’une bonne partie des populations ayant pris part aux votes. Il en a résulté des difficultés sur le terrain, des actes de mécontentement que l’adversaire s’est précipité de nous attribuer. C’est ainsi que nous avons exercé notre droit de recours auprès des autorités judiciaires compétentes. Parce que nous croyions que nous avions gagné. La suite, vous la connaissez.

Nous avons été déboutés par la Chambre administrative de la Cour suprême. Après donc la défaite de 2013, nous nous sommes remis au travail, de 2013 à 2018, en étant plus proche des populations, en étant à leur écoute, en menant diverses actions sur le terrain, en engageant différents travaux, grâce à de nombreuses bonnes volontés que nous avons sollicitées et mobilisées. Ainsi, nous avons réhabilité, entre autres, les deux lycées municipaux, qui sont quasiment au bas de la résidence du maire sortant.

Nous avons refait le tronçon de voie bitumée menant de la Pharmacie Fanny au quartier «05» et que le maire sortant pratique, lui-même, quotidiennement. Nous avons réhabilité, à quelques mètres de la Mairie, la mosquée principale de la commune, qui s’écroulait, etc.

C’est fort de ce bilan, qui ne saurait être le bilan attendu d’un député, que nous avons fait campagne. Pour nous, les résultats obtenus ne sont que justice rendue par les populations. Avant les élections, elles nous ont exprimé leur sympathie, leur admiration. Elles nous ont aussi dit qu’elles nous l’exprimeraient de la plus belle manière lors des élections à venir. Nous ne sommes donc pas surpris. Nous tenons à leur exprimer notre profonde gratitude et à les assurer que nous ne trahirons pas les attentes, leurs espoirs. Ce n’est pas ce que dit votre adversaire….

Quant à l’adversaire, il prétend que des fraudes ont été commises et des actes de violence commis. Concernant les accusations de fraude, j’ai envie de demander au maire sortant de se tourner vers son propre camp. C’est de son propre côté que toutes les tentatives et velléités de fraude ont été signalées et déjouées. C’est tout un réseau de fraudes qui a été démasqué, dénoncé et démantelé par les populations, elles-mêmes, au Campement, au quartier Divo, au «32», au «05», dans les 3 Sicogi et en face de la mairie. Nous avons vu la fraude et l’avons touchée du doigt du côté du maire sortant. Son chef de la sécurité a été pris en flagrant délit de tentative d’écoulement de procès-verbaux de dépouillement pré-remplis et revêtues de fausses signatures et d’urnes bourrées à l’Epp Bélier.

Lui et son complice, qui est le conducteur et en même temps responsable de la sécurité d’une députée de la commune, ont été pris par les forces de l’ordre présentes sur les lieux, sur dénonciation des populations et leur véhicule, une fourgonnette, pris et remorqué au Commissariat du 20e arrondissement, le conducteur a pris la poudre d’escampette avec la clé du véhicule. Partout, des réseaux ont été découverts grâce à la vigilance des populations, dont la détermination ne pouvait exprimer que leur besoin de changement à la tête de la commune. Au surplus, le maire devrait se souvenir du contenu de la déclaration qu’il a faite le jeudi 25 avril 2013, suite à son élection aux municipales de cette année ? Je le cite «On ne cherche pas la fraude après les élections. C’est avant et pendant les élections qu’on constate les tentatives de fraude. Comme mon adversaire n’a pas gagné, il veut fabriquer aujourd’hui des fraudes alors que tous les candidats à l’élection de Koumassi ont salué le bon déroulement du scrutin», fin de citation. Sans commenter cette citation, je veux me contenter de demander au maire sortant de méditer ses propres propos.

 Q/ Vous révélez des faits. Pourtant votre adversaire soutient mordicus que c’est vous qui avez triché ?

 CIB /L’adversaire crie à la fraude parce que son système de fraude a été découvert. Il revient ensuite sur des actes de violence. Je ne sais pas si les violences dont parle le maire sortant se sont produites dans la stratosphère ou sur une autre planète. J’avoue que je ne sais pas de quoi il parle. Koumassi avait été déclarée zone rouge par rapport au climat de tension artificielle entretenue par l’autre camp. Cet état de fait a été instauré sous le prétexte que des gens violents seraient prêts à mettre le feu à la commune. A Koumassi, tous les districts de police d’Abidjan étaient représentés. Le CCDO, la Gendarmerie de Koumassi (Camp Commando et Brigade du «32» et d’autres venus d’ailleurs avaient été déployés sur toute l’étendue du territoire communal. Aucune de ces forces n’a attesté d’une quelconque violence. Rien du tout. ;;;;;;;;; Le maire sortant, en mauvais perdant, le sachant, a commencé par accuser la CEI de s’être rendue complice d’une parodie d’élection, avant de s’attaquer, dans les colonnes d’un journal, à la police et la gendarmerie. Je voudrais dire que les quatre (4) Commissions Electorales Locales ou communales de Koumassi sont présidées par des hommes de mains du maire sortant, puisque c’est lui qui les a tous proposés aux postes de Président qu’ils occupent et a contribué à les faire élire, généralement en violation flagrante des usages observés par les partis en présence…

Q / Puisqu’il conteste fortement les résultats de cette élection. Serez-vous disposé à aller éventuellement à un second tour ?

 CIB / Nous sommes dans un Etat de droit. Il n’appartient pas à Cissé Bacongo, ni à N’Dohi Yapi Raymond de faire sa loi ou d’appliquer sa loi. La loi, c’est la loi de la République. Ce qui est prescrit, c’est qu’en pareille situation, celui qui prétend avoir été lésé porte sa réclamation les autorités judiciaires compétentes, qui apprécient les mérites des arguments développés au soutien de la plainte ou du recours statuent et tranchent. Bien évidemment, je ne pourrai que me plier devant la décision prise par les autorités judiciaires. Il faudrait un miracle, un véritable déni de justice, pour que la décision qui pourrait être prononcée conduise à une reprise de l’élection municipale à Koumassi. N’étant pas capable d’apporter le moindre début de preuve de tout ce qu’il avance, concernant les fraudes et les actes de violence commis lors des opérations de vote, sur quoi et sur la base de quoi la justice pourrait se prononcer en sa faveur et pour une reprise du scrutin. Je serais bien curieux de le savoir.

Q/ Vous êtes désormais député-maire de Koumassi, quelles sont vos ambitions pour cette commune ?

CIB / Nos ambitions peuvent se résumer en un mot : redonner aux populations de Koumassi leur dignité et leur fierté d’hommes et de femmes, les réhabiliter psychologiquement et moralement. 

La commune de Koumassi est associée au désordre entropique, à l’insalubrité, à la précarité, au mal-être ou au mal-vivre, avec ses caniveaux à ciel ouvert bouchés, les eaux usées qui donnent un aspect glauque à un environnement totalement austère, la vie sociale rythmée par les rumeurs qui s’appuient sur l’état de pauvreté des habitants. C’est sur ce terreau que tous les pêcheurs en eau trouble trouvent des cibles ou des proies faciles. Il s’agit donc de faire en sorte que les populations de Koumassi recouvrent leur dignité et leur fierté. Cela va se traduire par des actions concrètes qui vont s’inscrire dans un plan stratégique que nous allons mettre en œuvre au pas de course.

D’ores et déjà, avant la mise en œuvre de ce plan, nous envisageons la reprise dans les jours qui suivent des travaux d’aménagement du carrefour dénommé «Kahira», avec la construction d’une fontaine géante intégrant des jeux de lumière. Nous voulons faire de cet espace aménagé un point ou un pôle d’attraction. Il s’agit-là d’un projet dont la réalisation va modifier l’environnement concerné, les comportements et les habitudes des populations riveraines. Nous envisageons également d’aménager la place Inch Allah pour en faire un pôle d’attraction. Il y a aussi le complexe sportif, dont les travaux de rénovation avec construction de tribunes, vont démarrer le 6 novembre prochain sous la houlette du ministère des Sports et des Loisirs.

Rassemblement Webtv - Publications  / SOURCE https://www.facebook.com/RassemblementWebTV/posts/580899468995186?__tn__=K-R

A lire aussi : Par Mamadou Habib Karamoko #Municipales2018

S’il était footballeur, il aurait évolué au Réal de Madrid ou au FC Barcelone; S’il était basketteur, il aurait été coéquipier de #Jordan chez les Chicago Bulls; S’il était cycliste, il aurait toujours été maillot jaune; S’il était athlète, il aurait été un excellent coureur de fond; S’il était tennisman, il aurait réalisé le grand chelem, mais le destin lui a réservé une toute autre vie: SE METTRE AU SERVICE DE LA PATRIE ET DES POPULATIONS; Quelle belle destinée!

Il s’appelle CISSÉ Ibrahima BACONGO. Résilience et Bonhomie faites chair, l’éminent juriste, le député et ancien ministre vient de remporter de haute lutte l’élection à la mairie de la commune de KOUMASSI (Abidjan-sud) devant plusieurs candidats et une équipe sortante en totale léthargie et groggy par le choc de cette défaite inattendue. Pendant 17 ans, N’DOHI Raymond (PDCI-RDA) a été le 1er magistrat de cette commune qui jadis, faisait la fierté de la capitale économique ivoirienne par sa modernité et son allure. Pendant les 17 années de la gouvernance N’DOHI, restée l’ombre d’elle-même, Koumassi a fini par symboliser le désastre urbain.

En saison des pluies, du fait de ses canalisations bouchées et de son système de drainage totalement défaillant, la commune se transforme en #VENISE_DES_TROPIQUES. N’DOHI aurait effectivement dû penser à un jumelage entre sa belle commune et Venise tellement les deux cités ont parfois des similitudes. Mais à la différence de la ville italienne qui attire chaque année des millions de touristes, Koumassi l’insalubre quant à elle attire tous les jours des millions de moustiques vecteurs de maladies.

 Aussi, depuis quelques jours et plus de 4 jours après le scrutin, là où la décence, la maturité politique, l’honnêteté, la sagesse et le sens de la démocratie l’auraient forcé à la retenue et à l’humilité, le maire sorti, doté d’une nouvelle énergie qu’il n’a malheureusement pas pu mettre au service de ses populations pendant 17 ans, ne cesse désespérément d’arpenter les couloirs de quelques ambassades et ONG, pour dit-il, montrer les preuves de «violences et autres nombreuses irrégularités qui ont émaillé le scrutin du 13 Octobre 2018 ». Pendant ce temps, aucun rapport de police n’a fait cas de violence et mieux, les autres adversaires du maire élu n’arrêtent de le féliciter et sont même prêts à travailler avec lui, pour le bonheur des populations de Koumassi!

 En définitive, N’DOHI Raymond et son équipe d’incompétents qui ont pendant 17 ans travaillé pour eux-mêmes et non pour Koumassi devrait se rendre à l’évidence ! La victoire de BACONGO est sans ambages; elle reflète le résultat des urnes. Mieux, elle exprime un ardent désir de CHANGEMENT, de RECONNAISSANCE des populations à un homme d’actions et leur ferme volonté de SANCTIONNER l’immobilisme. Après les recours des MAUVAIS PERDANTS, vivement que le DROIT soit dit et que la nouvelle équipe se mette rapidement à la tâche pour redonner à la cité, toute sa dignité et son éclat.

Que tous ceux qui tapis dans l’ombre veulent, au travers de cette période post électorale, inciter à la haine et porter atteinte à la cohésion sociale, sachent que nos vaillantes populations aspirent enfin au VIVRE-ENSEMBLE véritable; elles ne se laisseront par conséquent plus berner par ces politiciens machiavéliques, qui dans un dernier baroud d’honneur s’agitent bruyamment pour camoufler leur propre forfaiture. En tout état de cause, l’ÉTAT fera son travail de défense de la RÉPUBLIQUE !

Je suis Mamadou H. KARAMOKO et je l’ai dit...

Mais au fait, comment traduire “fake news” en français ? Faut-il dire “fausse info”, “bobard”, contre-vérité ?

"Certaines masses ou des hommes et femmes politiques se fichent qu’une chose soit vraie ou pas, pourvu que le fait satisfasse leurs passions."

 Avec le déferlement du phénomène, les médias français n’ont pas pris le temps de traduire l'expression, comme de nombreux lecteurs de “Télérama” nous l’ont déjà fait remarquer. Une traductrice, un historien et un linguiste se penchent sur la question.

Fake news partout... mais surtout français nulle part. L’expression, en provenance directe du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, est arrivée telle quelle dans les médias français, sans que personne n'ait vraiment pris le temps de la traduire dans la langue de Molière. D’ailleurs, quand Télérama se saisit de la question de la prolifération des fake news, il n’est pas rare que nos lecteurs nous alpaguent, à juste titre, et nous demandent de nous pencher sur une concordance francophone. Mais elle n’est pas si simple. Comment traduire une pratique qui relève, selon les cas, à la fois du pastiche humoristique (Le Gorafi en France, sur le modèle de The Onion aux Etats-Unis), d’articles franchement orientés (Breitbart News aux Etats-Unis, soutien ouvert à Trump, Sputnik ou Russia Today à fort tropisme russe) ou de publications issues des sites qui reprennent le nom ou le graphisme de vrais médias (NBC.com.co, par exemple, qui n’a rien à voir avec le site de la chaîne américaine). 

D’ailleurs, le terme « fake news » n’est-il pas en lui-même une appellation trop étriquée pour autant de concepts ? Une traductrice, un historien spécialiste de la désinformation et un linguiste tentent l’expérience de l’adaptation en VF.

 Bérengère Viennot, traductrice : “Il n’est pas choquant de parler de fake news à condition de connaître le contexte”

 « Pour traduire le terme “fake news”, tout dépendra évidemment du contexte dans lequel on parle et dans lequel se trouve le lecteur, selon le vieux principe du traducteur de “non-imbécillité du récepteur”. Aussi, il y a plusieurs choix : “fausse information” serait une traduction littérale qui ne couvrirait pas le concept dans sa globalité. Cette expression laisse entendre que l’info est erronée, une faute commise, par exemple, par le journaliste. Dans ce cas, on parlerait plutôt de “wrong news” dans la langue d’origine. Or, le terme anglais compte la notion de tromperie délibérée. “Information fallacieuse” pourrait être une bonne alternative, mais l’expression est trop soutenue pour un contexte journalistique. Un peu comme pour le terme “désinformation” : proche du sens – car il y a l’idée de tromper délibérément – mais difficile à placer syntaxiquement dans une phrase. En outre, pour ce qui est de l’expression “faits alternatifs”, apparue dans la bouche de Kellyanne Conway, la conseillère en communication de Donald Trump, on s’éloigne alors du contexte des médias pour se rapprocher d’une “réalité alternative”, qui engloberait un système, la politique… une autre société, persuadée d’être dans le vrai. L’important, alors, serait de traduire avec une expression qui fait réagir le lecteur de la même façon que son homologue étranger. Notre métier consiste à traduire une culture plus que des mots. Si dans la culture d’arrivée (en l’occurence le français), les mots n’existent pas pour retranscrire une idée aussi complexe, alors il n’est pas choquant de laisser le terme anglais – quitte à l’expliciter par une périphrase. Bérengère Viennot est l'auteure de “Traduire Trump, un casse-tête inédit et désolant” pour Slate.

François-Bernard Huyghe, historien  : “Si on a du mal à le traduire, c’est peut-être parce que ce genre de pratiques n’existe pas encore”

« Que l’on parle de “fact checking”, “fake news” ou “hoax”, les anglicismes pullulent quand il s’agit de ces tendances au mensonge ou à leur vérification ou démontage. C’est notamment à cause d’événements et de tensions dans le monde anglosaxon, comme le Brexit ou l’élection de Donald Trump.

Aussi, la banalisation du terme “fake news” est particulièrement récente même si les mensonges, bobards ou canulars ont toujours existé. Ce terme aux frontières floues comporte de nombreuses nuances, allant de l’affabulation (un faux inventé, une variante de la diffamation), à l’ironie (le plus gros possible pour jouer sur la crédulité) en passant par la simple rumeur (où un fond de vérité est possible). Si la pratique est ancienne, le terme, lui, est nouveau, tout comme son processus de fabrication (très rapide à réaliser), sa facilité à y accéder (partout sur les réseaux sociaux) et son succès potentiel (face à l’incrédulité ou la défiance face aux grands médias).

Dans le terme “désinformation”, on retrouve la volonté de tromper via des sources neutres. Or, il est difficile de qualifier Breitbart, par exemple, de désinformer, car ce site est très partisan. Il y a dans la fake news une dépendance à la réalité : la première n’existe pas sans l’autre. Cette réalité est mise à mal dans cette période dite de post-vérité, où le statut du vrai est en crise.

Certaines masses ou des hommes et femmes politiques se fichent qu’une chose soit vraie ou pas, pourvu que le fait satisfasse leurs passions. Cela rejoint la notion de "faits alternatifs" qui traduit une lutte poussée jusqu’à la caricature des soutiens à Trump. Si en France on a du mal à traduire ce terme de “fake news”, c’est peut-être qu’ici, nous n’avons pas encore de personnes qui, tranquillement face caméra, assènent des propos à la fausseté évidente sitôt qu’on passe cinq minutes à les vérifier. Il y a certes des délires dans la presse, des approximations de politiques, mais qui restent de l’ordre de l’interprétation ou de l’opinion. Des affirmations aussi mensongères n’existent pas encore. Cela veut-il dire que nous sommes moins menteurs ? Nos médias plus sérieux ? Je n’ai pas de réponse ! » François-Bernard Huyghe, spécialiste de la désinformation est l'auteur de La désinformation, les armes du faux (Armand Colin).

 Louis-Jean Calvet, linguiste : “Ce terme est désormais présent dans l’inconscient collectif.”

« En général, on opte pour le terme “vérité alternative”. Mais celui-ci implique qu’il y ait des vérités différentes et qu’on changerait de monde. On se rapproche d’Orwell ! Or, ce n’est pas ce que signifie “fake” en anglais. On pourrait rapprocher “fake news” de “bobard”, mot du registre populaire, comme “fake” en anglais –, ou “contre-vérité”. “Fallacieux” est peut-être un peu gentil, tandis qu’“erroné” ne colle pas vraiment au plus près. Dans “fake”, il y a la notion à la fois du langage courant et d’une histoire fabriquée, tel un faux tableau.

Ce terme est désormais présent dans l’inconscient collectif. Faut-il pour autant le laisser tel quel, sans traduction comme on le fait avec certains titres de film ? Si on ne l’adaptait pas, on entendrait que les fake news sont un fait entièrement anglophone – puisqu’il semble assez cohérent de ne pas traduire ce qui est typiquement anglosaxon, comme des corn flakes, par exemple. Mais ces fake news ne sont pas spécifiquement américaines. Lorsque François Fillon parle du suicide de sa femme annoncé à la télévision, c’est un cas typique de fake news. La traduction est une science difficile et pas toujours exacte… 

On dit que la honte du traducteur est la note de bas de page. C'est-à-dire laisser un mot dans sa langue d’origine, sans chercher à le traduire. Il serait dommage de ne pas laisser à disposition du lecteur le plus d’expressions qui retranscrivent le concept. »

Par Jérémie Maire Source : https://www.telerama.fr/medias/mais-au-fait-comment-traduire-fake-news-en-francais,156068.php

 

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ .

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ.

• Depuis le dimanche 14 octobre 2018, à l’appel de certains candidats, des manifestations de rues sont organisées dans des localités du pays suite à la proclamation des résultats des élections municipales et régionales.

• Ces manifestations ont donné lieu à des agressions physiques ainsi qu’à des actes de vandalisme et de pillage.

• Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité met en garde tous les auteurs de ces actes et rappelle que, toute contestation de résultats des élections doit être portée devant les juridictions compétentes.

• Tout contrevenant à cette disposition s’expose à des poursuites judiciaires.

Fait à Abidjan, le 17 octobre 2018 Sidiki DIAKITE

Me Benoit et Me Mignard, les avocats de la Côte d’Ivoire dans l'affaire Gbagbo et Blé Goudé : "La CPI n’est aux ordres de personne."

 Me Jean-Pierre Mignard (à gche) et Me Jean-Paul Benoit (à droite), les deux avocats de l'Etat de Côte d'Ivoire dans l'affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la CPI

Accueillie favorablement par la CPI, la demande d’acquittement formulée par les avocats de Laurent Gbagbo exaspère les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire. Avant la reprise de l’audience, le 12 novembre prochain, Me Jean-Pierre Mignard et Me Jean-Paul Benoit dénoncent la multiplication des recours dilatoires qui prolongent la procédure. Interview conjointe…

Propos recueillis par Clément Yao 

Vous êtes tous les deux les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI). Où en sommes-nous avec ce procès ouvert depuis le 28 janvier 2016 ?

Me Jean-Paul Benoit :

 Ce procès doit être replacé dans son contexte : Il faut à la fois se garder de réécrire l’histoire et de l’écrire à l’avance. L’ancien chef de l’Etat ivoirien a sollicité un non-lieu avant même que le procès soit achevé. C’est une tactique procédurale et un coup de communication. La compétence de la CPI a été demandée à l’origine par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Nous avons déposé un premier mémoire pour réclamer l’ouverture d’une enquête par le procureur.  La phase préliminaire a donc permis de confirmer les charges. Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire de la CPI a retenu contre Laurent Gbagbo quatre chefs de crimes contre l’humanité commis entre 2010 et avril 2011. Ce sont des procédures minutieuses, exigeantes respectant rigoureusement les droits de la défense. Ce n’est pas une justice expéditive. Laurent Gbagbo est jugé loin des tensions politiques avec sérénité et impartialité. Les témoins du procureur et de l’association des victimes ont été entendus. Un nouveau délai a été accordé à la défense. Les audiences reprendront le 12 novembre. Tel est la situation objective à ce jour.

Me Jean-Pierre Mignard : 

Au fond, c’est une procédure qui est suivie avec beaucoup de moyens, d’attention de la part de la CPI, notamment de son parquet. Il a fallu un long travail sur place en lien avec les services judiciaires ivoiriens pour l’audition d’un nombre considérable de témoins, en l’occurrence les témoins de l’accusation et ceux de la défense. La surprise est qu’il y a une demande d’acquittement formulée par cette dernière, avant même d’avoir entendu ses témoins. Ce qui peut sembler bizarre.

Est-ce qu’elle n’attend pas grand-chose des témoins ?

S’agit-il d’un coup de bluff ?

Ce serait assez classique d’ailleurs lorsque l’on a l’habitude des audiences pénales ou des audiences criminelles. Quelque fois pour marquer les imaginaires y compris des juges, pour surestimer son dossier, un peu comme un athlète montre ses muscles, pour un plan de communication tout simplement, on demande un non-lieu.  Ici on demande l’acquittement avant même que la procédure soit terminée comme pour dire : « ce n’est même pas la peine d’aller plus loin, nous sommes en bonne position. » C’est un classique d’audience, une tactique rodée et bien connue. Peut-être ne faut pas lui attacher plus d’attention que cela. Quand les avocats de la défense avancent comme argument que le dossier est vide, leur demande d’acquittement n’est-elle pas tout de même fondée ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Tous les avocats de la défense du monde entier, depuis l’origine même des procès, plaident que les dossiers de leurs clients sont vides (rires !)

Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de ce procès, l’avocat de M. Gbagbo a toujours prétendu que le dossier était vide. Donc rien de nouveau. A l’entendre, M. Gbagbo était une sorte de chef d’Etat fantôme sans pouvoirs, sans capacité d’agir, étranger à tout ce qui se passait en Côte d‘Ivoire, tel un somnambule balloté par les évènements. Soyons précis et rappelons objectivement les faits ! Laurent Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle, violant ainsi la loi électorale et précipitant son pays dans un enchaînement de violences meurtrières dont il est le premier responsable. La communauté internationale, c’est-à-dire le Conseil de sécurité de l’ONU, et son Représentant spécial, l’Union africaine, l’Union européenne, la quasi-totalité des Etats ont reconnu la validité de l'élections présidentielle en Côte d’Ivoire et condamné les crimes de masse perpétrés dans la période post-électorale. Il était le chef suprême des armées, chef de la police. C’est bien lui qui gérait le pays. Dire qu’il était étranger à tout ce qui s’était passé est une sinistre supercherie. A partir du moment où M. Gbagbo a été transféré à La Haye, les exactions et les violences ont cessé. Preuve s’il en était besoin de sa responsabilité dans la guerre civile qui meurtrissait le pays. M. Gbagbo est à la CPI car il a fait le malheur du peuple ivoirien.

La justice ivoirienne avait requis contre Mme Simone Gbagbo une peine d’emprisonnement de 20 ans pour « atteinte à la sûreté de l'Etat ». Elle a été amnistiée par le chef de l’Etat ivoirien alors que la CPI réclamait son extradition à La Haye pour les mêmes charges que son mari.

 "On arrive à la toute fin de ce procès" Me Jean-Pierre Mignard :

Comprenez que la grâce est une décision politique du Président de la République. La CPI n’a pas à entrer dans ces considérations. Elle est saisie des faits. Les charges ont été retenues au bout de trois ans après des enquêtes suffisamment minutieuses. S’il y a eu 3 000 morts, il a bien fallu des exécutants, et des donneurs d’ordres. Lorsqu’une Cour pénale internationale compétente pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité se penche sur le sort des victimes, cela est normal et justifié. Qu’est-ce qu’on dirait d’une Cour pénale qui déciderait soudain de tout arrêter en plein procès ? Je dois constater que jusqu’ici les demandes de mise en liberté avaient été refusées. Aujourd’hui, on arrive à la toute fin de ce procès. Les témoins de la défense doivent être entendus sauf si les avocats de M. Laurent Gbagbo redoutent leurs témoignages. Vous savez, la Cour est très respectueuse des droits de tout le monde. La Cour pénale internationale est indépendante et souveraine, il convient de le rappeler. Si le procès a duré aussi longtemps, c’est parce que M. Gbagbo a utilisé tous ses recours possibles. Lui et son avocat sont à l’origine de ce long délai. C’est son droit. On ne peut pas à la fois multiplier les recours dilatoires, ce qui allonge les procédures, et puis s’en plaindre après.

Me Jean-Paul Benoit :

Mme Gbagbo a été graciée sur des faits économiques et non sur des faits de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mme Gbagbo n’avait aucun pouvoir exécutif. Elle n’était ni ministre ni vice-présidente. Elle était parlementaire. Il se raconte qu’elle avait de l’influence sur son mari. Les relations au sein du couple Gbagbo ne relèvent pas de la compétence de la Cour pénale internationale mais plutôt d’un conseiller conjugal ! N’oublions jamais que M. Gbagbo était le chef de l’Etat. C’est lui qui décidait in fine.

La décision de la Côte d’Ivoire a été de ne pas déférer Mme Gbagbo devant la CPI. C’est la position du gouvernement que nous avons défendue d’autant plus qu’il y a eu une réforme du Code pénal ivoirien avec les deux incriminations : crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La justice nationale prime. Mme Gbagbo a pu être jugée dans un climat plus serein bien après les traumatismes post-électoraux. La justice a été reconstruite et les tribunaux fonctionnent. Après l'élection présidentielle, ce n’était pas le cas. Il était plus sécurisant pour M. Gbagbo d’être jugé devant la CPI avec la certitude d’avoir un procès équitable et la garantie du respect scrupuleux de ses droits. En tant qu’avocats, nous sommes très attentifs à l’équité des procédures où les parties au procès sont sur un pied d’égalité. C’est notre éthique.

Que pensez-vous des images à charge contre Gbagbo versées par erreur dans le dossier par le bureau de la Procureure ?

 Jean-Paul Benoit :

Il a pu se produire quelques erreurs. La Procureure et ses équipes sont respectueuses des règles du droit et de la vérité. C’est à elle de répondre et elle l’a d’ailleurs fait.

"Ce n’est pas un procès trafiqué. Vous voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement" Jean-Pierre Mignard :

 Vous savez, si les vidéos ne correspondent pas aux évènements, aux faits ou si elles ont été par erreur ou négligence versées au dossier, la Cour les écarte tout simplement. Ce n’est pas un procès trafiqué. D’ailleurs voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement. Il y a eu les réquisitions de la Procureure, maintenant on donne du temps, beaucoup de temps à l’avocat de M. Gbagbo pour répondre. Franchement, s’il y a une juridiction qui accorde tout le temps et tous les moyens nécessaires pour examiner les demandes, c’est bien la Cour pénale internationale. Je défie beaucoup d’autres juridictions dans le monde entier d’être aussi minutieuses dans le respect des droits.

Inversement certains pays du continent menacent de se retirer de la CPI qui est considérée, à tort ou à raison, comme un tribunal réservé aux Africains alors même que des crimes sont commis ailleurs sur d’autres continents ?

Jean-Pierre Mignard :

Je sais par exemple qu’une dizaine de pays, appuyés par la France, demandent à ce que la Cour se saisisse des questions du Venezuela et de la Palestine. La Cour pense notamment que les crimes qui ont été commis par les militaires américains en Afghanistan seraient de sa compétence. Vous avez enregistré la réaction du Président Trump. L’Afrique a majoritairement ratifié le Statut du traité de Rome. Sur ce point, elle a une attitude de grande correction quant aux stipulations de ce traité. Il y a aussi un certain nombre de dirigeants de par le monde, y compris africains, qui n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait une justice internationale. Vous avez remarqué que la Chine, qui est un grand pays, n’a pas ratifié le Statut de Rome. Idem pour la Russie et les Etats-Unis qui menacent d’ailleurs de couper les vivres aux juges de la Cour pénale internationale.

 Que dites-vous de ceux qui pensent que l’ancien président français Nicolas Sarkozy devrait être traduit devant la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’armée française a agi en Côte d'Ivoire sous mandat de l’ONU en accord avec l’Union africaine. Arrêtons de raconter n’importe quoi. Pourquoi les mêmes ne demandent-ils pas par exemple que le président en exercice de l’UA de l’époque soit lui aussi traduit devant la Cour ainsi que l’ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme ? Tout ça n’est pas sérieux !

 Me Jean-Pierre Mignard :

Jean-Paul Benoit a raison, l’armée française était sous mandat de l’ONU et elle a agi sous son mandat. On peut contester le mandat, on peut contester ceux qui ont demandé le mandat et les raisons de ce mandat. Mais il y a une chose qu’il faut retenir, au lendemain de l’arrestation de M. Gbagbo, les massacres ont cessé. Ce n’est ni un discours ni une opinion, ce sont les faits. Croyez-moi, pour tous les survivants de la crise ivoirienne, l’arrestation de M. Gbagbo a été leur salut.

L’affaire Jean-Pierre Bemba, relaxé par la CPI, n’est-elle pas pour quelque chose dans la demande d’acquittement de Laurent Gbagbo ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de la procédure, les avocats de Laurent Gbagbo répètent à satiété  qu’il n’est pour rien dans ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. L’affaire Jean-Pierre Bemba est toute autre. Il n’était pas chef de l’Etat et n’était pas présent en République centrafricaine au moment où des milices ont pu commettre des exactions.  Contrairement à Bemba, M. Gbagbo était chef de l’Etat, chef suprême des armées, chef de la police, chef de l’administration. Il était le patron. Il faut répéter inlassablement, qu’à partir du moment où Alassane Ouattara a accédé au pouvoir à l’issue de l’élection, les violences et les exactions avaient cessé. La Procureure est libre et indépendante. Je rappelle qu’elle a diligenté une enquête sur ce qu’on appelle « le camp Ouattara ». Le président Ouattara a toujours indiqué qu’il n’y aurait pas de justice à deux vitesses. Nous allons voir comment tout cela va évoluer. Mais on ne peut pas dire qu’une décision est rendue quand un procès n’est pas terminé.

"La Cour n’est aux ordres de personne" Techniquement, à quoi peut-on s’attendre ?  

Me Jean-Pierre Mignard : C’est à la Cour de décider. La Cour est indépendante, souveraine. Personne ne le sait.

Me Jean-Paul Benoit :

On ne peut préjuger de la décision de la Cour. Nous souhaitons que la procédure aille à son terme. Avec l’audition des témoins de la défense, les réquisitions finales et les plaidoiries finales. La Cour n’est aux ordres de personne.

 On ne peut pas non plus nier que, pour l’opinion, il y a un lien entre l’affaire Laurent Gbagbo-CPI et l’agenda politique de la Côte d’Ivoire ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’emploi du temps, les travaux de la CPI ne dépendent pas des échéances politiques. Les séquences de la justice n’ont pas de lien avec le calendrier politique. Dans les régimes démocratiques, les opinions publiques doivent s’habituer à ce que la justice ne marche pas aux coups de sifflet des responsables politiques. Les décisions de justice peuvent avoir des conséquences politiques. La politique n’a pas d’influence sur le déroulement des procédures et ne doit pas avoir non plus d’influence sur ses décisions. Les pays qui ont ratifié le Statut de Rome l’ont fait pour ces raisons de principe.

Une question plus personnelle : l’affaire Laurent Gbagbo devant la CPI a-t-elle été une des affaires les plus compliquées de votre carrière d’avocats ?

Me Jean-Pierre Mignard :

 Non, pas du tout. J’en ai connues d’autres. C’est une affaire dans laquelle nous n’intervenons pas et la Côte d’Ivoire non plus. Nous ne sommes jamais à l’audience et nous n’entrons pas dans la salle d’audience. Les magistrats du siège ne nous attendent pas. Nous ne plaidons pas, nous ne faisons pas de notes écrites. Nous renseignons seulement la République de Côte d’Ivoire sur l’évolution de la procédure. Nous aidons à ce que la Côte d’Ivoire transmette des documents qui peuvent aider les procureurs à travailler quand cela est nécessaire. Nous n’avons jamais aucun contact avec les juges du siège. D’ailleurs, on les croiserait dans les couloirs et ils ne nous reconnaîtraient pas, et nous non plus. C’est très particulier, nous sommes des observateurs actifs, nous ne sommes pas des acteurs. La République de Côte d’Ivoire n’est pas actrice dans ce dossier. C’est important de le souligner pour que les gens le sachent. A la Cour, il y a le procureur, les juges, les accusés et les victimes, et c’est tout.

 Me Jean-Paul Benoit :

Nous sommes intervenus au début de la procédure lorsque la Haut-commissaire aux droits de l’Homme a souhaité que la CPI soit saisie. Dans la mesure où la Côte d’Ivoire avait ratifié le Statut de Rome, nous avons déposé le premier mémoire pour demander l’ouverture de l’enquête du procureur. Le Procureur et ses équipes ont conduit leur enquête en toute indépendance. La Côte d’Ivoire a apporté sa coopération en tant qu’Etat partie au Statut de Rome.

 A bien comprendre, à aucun moment vous n’intervenez directement auprès de la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Je le répète nous avons déposé le premier mémoire. Nous sommes des observateurs engagés. Nous ne sommes pas des acteurs du procès.

D’aucuns parlent de collusion entre les juges et vous ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Ils disent n’importe quoi. Ils ne savent rien. C’est une polémique d’ailleurs injurieuse pour la Cour. Je dirai plutôt que la Cour est très attachée aux droits de M. Gbagbo. Voyez-vous, aux trois quarts du procès, comment la Cour accueille sa demande avec beaucoup de soin. C’est rare. Je ne connais pas de juridictions qui, en cours de procès, accepteraient de statuer sur une demande de relaxe.

En cas d’acquittement de Laurent Gbagbo, auriez-vous le sentiment d’avoir échoué dans votre mission ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Non pas du tout. Après tout, ce sera aux historiens de faire le travail et de dire qui a pu bien donner l’ordre de bombarder le marché d’Abobo et de tirer sur des civils. Il y aurait une vérité judiciaire sur laquelle nous aurons notre opinion. La Côte d’Ivoire, dans tous les cas, souhaiterait que soient reconnus les crimes contre l’humanité. C’est à la Cour de décider et à elle seule.  La Côte d’Ivoire signataire du Traité de Rome sera, dans tous les cas, respectueuse de la décision de la Cour, et nous aussi, bien évidemment.

 Me Jean-Paul Benoit :

A titre personnel et en tant qu’avocat, il ne s’agit pas de satisfaction personnelle. La justice sera rendue. C’est à la Cour de décider. Il faut que la vérité soit dite. On ne peut ignorer les faits et les dirigeants anciens et actuels ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités. Ce sera aussi aux journalistes de faire également leur travail. Ils ont un rôle important à jouer dans les débats d’idée et la consolidation du droit. Les slogans et les polémiques caricaturales n’ont pas leur place dans une procédure de cette nature. Pensons aux victimes et aux milliers d’êtres humains dont la vie a été saccagée.

Clément Yao / 15 Octobre 2018 à 23:26 Droit et Justice Côte dIvoire

CIV / VIDEO - Interview du secrétaire National aux renforcements des Capacités le ministre Epiphane ZORO a accordé à une télévision COREENNE après la signature d’accord de partenariat entre la structure (SNRC)qu’il dirige et IYF

OCK SOO PARK Fondateur de  IYF en COREE DU SUD / Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

LES PAYS QUI SAVENT ÉDUQUER LEUR JEUNESSE DIRIGERONT LE MONDE DEMAIN En Corée du Sud, le nombre de participants au Camp Mondial peut atteindre 4 000 personnes. Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. À ces Jeunes on apporte la Paix, la Joie et nous leur montrons la vie de Jésus-Christ, afin qu’ils s’en inspirent. Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

 Il y a trois jours de cela (27 juillet 2016), le président de la République de l’Ouganda m’a invité au Palais présidentiel et m’a demandé de mettre sur pied un programme qui permettra à toute la Jeunesse Ougandaise de changer positivement sa mentalité.

Quelques jours plus tôt, je rencontrais le président du Malawi qui m’a confié la même mission. Il y a quelques mois, c’est le président du Kenya qui m’accueillait à son palais et qui me demandait de sillonner les universités et de former les étudiants à la bonne mentalité. Ainsi ce sont plusieurs gouvernements qui confient leur Jeunesse à IYF. Les problèmes de la Jeunesse touchent tous les gouvernements du monde entier. Les Jeunes sont devenus très violents. Ce n’était pas le cas en Afrique il y a une dizaine d’années en arrière. Lorsque je quittais le Kenya il y a quelques mois, les élèves menaient une grève assez violente, c’était vraiment malheureux de voir ces Jeunes dans un tel état.

Dans le passé, les jeunes réfléchissaient, aujourd’hui ce n’est vraiment plus le cas. Ils vivent à leur guise et ne courent que vers un sens. Ils ne pensent pas au résultat. En Corée du Sud, les Jeunes se suicident pour une raison qui n’existe presque pas. La Zambie, l’Inde et le Bénin nous ont gracieusement offert des hectares de terrains l’an passé pour construire des centres de formation, des écoles pour leur Jeunesse. :::::::::: Ce soir (pendant le Camp 7ème jour du Camp Mondial IYF de la Côte d’Ivoire), j’ai présenté comment le cœur peut changer à travers l’histoire biblique de la femme surprise en flagrant délit d’adultère. Il y a un mois j’ai publié un livre dont le titre est ''Le grand supermarché des cœurs’’. Dans ce livre, je montre la voie du véritable changement du cœur. Lorsque nos habits sont usés nous les changeons, n’est-ce pas ? On en fait de même lorsque nos chaussures se gâtent.

Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. La différence entre IYF et les autres organisations se situe au niveau du résultat du changement véritable des personnes qui la rencontre. À l’occasion du Camp Mondial IYF, je vais m’entretenir avec la Jeunesse de Côte d’Ivoire et je vais essayer de leur montrer ce que c’est que le cœur véritable d’un leader. Ne vous inquiétez plus pour vos jeunesses. Envoyez les tous à IYF.


"Nous sommes petit à petit des relatons avec les autorités Ivoiriennes pour travailler ensemble pour la Jeunesse. Les problèmes politiques que rencontre la Côte d’Ivoire ne permettent pas au gouvernement de se pencher sérieusement sur les questions liées à la Jeunesse et un mandat de 5 ans n’est pas suffisant pour faire un travail efficace. Si l’on plante le blé, on pourra récolter dans six mois, en trois mois on récolte la pomme, mais la culture des Jeunes prend beaucoup plus de temps. Nous voulons former les présidents d’universités, nous voulons donner des cours sur le changement de mentalité dans les écoles, etc. la Jeunesse ivoirienne peut devenir le fer de lance du développement de la Côte d’Ivoire. Faites venir vos enfants à IYF et ils changeront le pays."

LES LIGNES BOUGENT DANS LE MICROCOSME POLITIQUE IVOIRIEN, MAIS SANS REMISE EN CAUSE FONDAMENTALE.

Par : Pierre SOUMARAY

« Les Présidents Alassane OUATTARA et Konan BÉDIÉ, observent les évolutions du contexte national et scrutent le comportement de leurs alliés respectifs. Ils n’ont pas abattu toutes leurs cartes. En apparence, le Président BÉDIÉ, tient le bon bout (force d’attraction à gauche et renversement des moyens de pression à son profit), mais le Président OUATTARA possède deux Jokers en mains. Il peut changer de fusil d’épaule avant 2020 et abattre ses JOKERS en 2019. »

Les lignes bougent dans le microcosme politique en Côte-d’Ivoire, mais sans remise en cause fondamentale

Contrairement à une idée largement répandue, faisant davantage écho à des calculs politiques et des sentiments, le Président Bédié ne s'est pas encore prononcé définitivement sur les deux questions qui agitent le RHDP, à savoir d’une part, la candidature unique de 2020 de ce parti en construction, et d’autre part, l’aboutissement effectif de celui-ci au plan statutaire. Face à ces enjeux, il est dans une position, où il ne peut pas, ne pas entendre sa base et répondre aux velléités des cadres de son parti. Il leur a donc lâché du lest. Ainsi, le PDCI gardera son identité et aura son candidat en 2020. Néanmoins, il a pris soin de se réserver toutes les marges de manoeuvre pour l'avenir, tant à l'égard de son propre Parti, que vis à vis de son principal partenaire ( la désignation du candidat PDCI, qui fait de lui un “ faiseur de roi ” et le maître du jeu ; la mise à l’épreuve probatoire du RDR pour tester sa loyauté, avant de se prononcer définitivement sur le projet du Parti Fédéré ou Unifié ; Congrès reporté à bon escient, pour conserver une hypothèque sur les élections de 2020). D'une part, il s'est posé en maître du jeu politique en occupant le juste milieu, et d'autre part, il a résolu les contradictions qui se déchainaient, tant au PDCI qu’au RHDP, pour éviter qu'elles n'explosent et s'affrontent au sein de ces formations, dont il a la responsabilité. C’est habile.

 Sur la dynamique de la construction du RHDP en parti fédéré ou unifié (subsistance de l'autonomie et de l'identité des partis en son sein), il a confirmé sa volonté de poursuivre cette entreprise "en faisant sa part " (sous-entendu que les autres devront faire la leur, suivant la règle de la réciprocité, de la solidarité et de l’intérêt mutuel). Celle-ci n'est plus une décision personnelle et isolée, résultant de l’accord des deux Présidents. Elle est désormais un acte régulier, adopté collectivement par sa formation, qui l’engage. Le vocable « d’endossement » utilisé dans le communiqué final de la dernière réunion de son Bureau Politique, ne pouvait pas être plus juste pour rendre la complexité de cette réalité subtile (initiative personnelle imposée/adoptée à/par un collectif). Tout est précisément dans celle-ci, avec la proposition d'un régime transitoire raisonnable pour donner un meilleur équilibre à l’édifice en construction. Sa bonne foi est donc dégagée vis à vis des uns et des autres, et la porte leur reste grandement ouverte. Elle invite au compromis. Compromis sur la candidature d'un ticket PDCI/RDR, dans la perspective de la poursuite de leur collaboration. Compromis sur le calendrier de la réalisation de leur fusion. Ces compromis appellent à des concessions réciproques, mais constituent également un moyen de rapprocher les différences (position, prétentions, ambitions, appréciations).

L’axe du rapprochement s’accentuera davantage dans le moyen terme, sous la pression de contraintes, souvent extérieures à la volonté des uns et des autres (assurance à donner en direction des investisseurs étrangers, co-responsabilité de la gestion du pouvoir devant la communauté nationale, convergence voire identité idéologique et programmatique, influences diplomatiques, évolution du contexte national au regard de la reconfiguration de l’opposition générique, exigence de la stabilité du cadre macro-économique, exigence qualitative du meilleur profil pour la fonction présidentielle, nécessité d’avoir des alliés solides évaluation des risques de la perte du pouvoir de manière totale et définitive). C'est ici, que prend tout son sens, la fameuse formule du Président Ouattara, lorsqu'il dit que le Président Bédié et moi-même (parlant de lui), aurons notre mot à dire sur le processus et la désignation d’un candidat commun. La négociation est donc loin d’être terminée. Elle est certes difficile et délicate, mais elle reste plus que jamais ouverte. Il s’agit en définitive d’aller plus loin qu’une alliance de circonstance, à visée électoraliste. En vertu de la profondeur de cette démarche, la construction du parti unifié RHDP, s’avère plus un jeu d'échec, pour parvenir l’équilibre des principales forces en son sein, qu'un “long fleuve tranquille”. On assiste donc a des manoeuvres de positionnement et à des rapports de force dans celle-ci, mais rien de fondamental n'a réellement changé. L’opposition en a une expérience avec ses tentatives de regroupement, plusieurs fois avortées. Ni le Président OUATTARA, ni le Président Bédié, comme certains le croient et le proposent même (sans sourire), ne sont concernés personnellement par 2020. Ils le sont par personnes interposées. Dès lors, les va-t'en guerre peuvent aller se coucher ou aller hurler dans les bois avec les loups. Ceux qui lorgnent vers le Président Bédié de l'extérieur, en seront pour leurs frais, car le PDCI ne se compromettra pas sous sa direction. Il a de la mémoire et sa culture est aujourd’hui à la paix et non à l’affrontement.

La réaction incendiaire du RDR à travers le Ministre N'GUESSAN est émotionnelle, excessive et disproportionnée. Il y a tout lieu de penser qu'il se fera ou doit se faire fermement recadrer par la Direction de son Parti. Pour l’histoire, quand le Ministre Balla KEITA avait utilisé cette formule à l'emporte pièce, il a été repris par le Président Lanzéni COULIBALY, au motif que bien que séduisante pour certains (extrémistes), elle ne correspondait pas à la philosophie Houphouetiste, car lorsque l'on a affaire à quelqu'un qui possède "un pied dedans, et un pied dehors", l'on fait tout pour ramener le pied qui est dehors, dedans, et non le contraire. Le Président Houphouet-Boigny, a, lui-même, confirmé cette approche devant la persistance de son Ministre dans cette attitude, en le rappelant solennellement à l'ordre. Même son opposant, mon ainé, le Président Laurent GBAGBO a compris et intégré ce principe dans sa démarche politique, au point de se faire reprocher ses compromis. Comment alors être ou se prétendre Houphouetiste (RHDP), lorsqu’on s’inscrit à l'opposé de la pensée politique de son concepteur ? L’une des caractéristique du système Houphouet-Boigny était sa force de récupération (séduction, compromis, inclusion), comme me l'a concédé en privé, mon aîné, Bernard ZADI Zaourou , un soir que nous devisions en famille. Il lui reconnu aussi cette habilité, voire cette qualité. Cette remarque vaut aussi pour les militants de base du RDR, qui réagissent de manière épidermique, extrémiste et violente. Ils doivent comprendre que la vie politique est basée sur des compromis, tant qu'il n'y a pas compromission.

La différence est l’expression de la liberté. Elle incarne un principe démocratique, et non une ligne de rupture. Si le RDR peut avoir des attentes, des ambitions et des desiderata, il doit pouvoir aisément concevoir qu'il est légitime que les autres partis puissent en avoir également. Le second principe à prendre en compte ici, est l’égalité. D'où la nécessité du compromis qui nous renvoie au premier principe précité. Un partenariat solide et une alliance forte se conçoivent sur la base de ces trois principes (liberté, égalité, compromis). La négociation intègre un quatrième principe : l’intérêt réciproque (équilibre, profit, concession). Elle ne peut pas se concevoir sur la base d’une domination ou d’une subordination. Ce serait brutal et maladroit. Les invectives et les menaces sont non seulement improductives, mais elles génèrent des effets pervers.

En d’autres termes, les difficultés et les obstacles que rencontre le RDR pour atteindre le résultat qu’il escompte, ne doivent pas conduire ses cadres et ses responsables à poser des actes contraires au but recherché. D’ailleurs, pourquoi perdre son sang froid, s’exciter ou paniquer, lorsqu’on a confiance en ses propres forces ?

Plutôt que de minimiser un malaise interne, on l’amplifie. On ne dira jamais assez que le RDR est nul en communication (image, gestion des perceptions, pédagogie de l’action). Dans tous les cas, ces réactions inadéquates et ce discours belliqueux, sont inadmissibles au plan de l’efficacité et de la communication (faire aimer une cause et faire agir en sa faveur), mais aussi au plan moral et de la culture démocratique. Il faut renouer avec la civilité dans les rapports sociaux et politiques. La démocratie n’est pas une guerre civile. Ceci vaut également pour les nouveaux démocrates, frappés d’amnésie de type rétrograde, qui parlent de Parti Unique ou de menace grave sur la démocratie parlant de la constitution du Parti RHDP, pourtant identique à la LMP (2010) et à ses autres plates-formes (CNC 2015, EDS 2018). On pourrait parler de domination dans les rapports de force démocratiques et de l’accentuation de la bipolarisation de la vie politique, mais pas de dictature comme je le lis ici et là. C’est l’urne qui en établit les rapports, et ceci s’appelle la démocratie. Nous avons le souvenir et l’expérience de plusieurs régimes, donc nous disposons désormais d’éléments comparatifs. Chacun sait ce qu’il en est des uns et des autres. On ne saurait se construire la vertu de la virginité aussi facilement. Du reste cette configuration libère un espace démocratique situé à équidistance des extrémités, donc au centre, d’où pourrait apparaître de nouvelles forces, marquées par un renouvellement du personnel politique, et animées par une vison novatrice de la manière de faire la politique en Côte d’Ivoire, de concevoir et gérer l’intérêt général.

 J'entends dire aussi que le PDCI a été bien servi (Gouvernement, Administration Centrale, Diplomatie, internationalisation de ses cadres), mais je me dis à moi-même, heureusement qu’il en est ainsi, sinon nous aurions eu une Gouvernance totalement, clanique, fermée et tribale. Caractéristique déjà décriée par une majorité d’Ivoiriens, qui, tôt ou tard, conduit toujours au rejet (Cf. Histoire juive). Le PDCI dit aussi avoir fait des sacrifices, car effectivement il n’a jamais été aussi proche du pouvoir qu’en 2015. Cependant, il ne saurait nier, sans être de mauvaise foi, qu’il a été, plus ou moins, bien récompensé en retour. La querelle ne doit pas être organisée autour de la table de festin, mais à la hauteur de l’appel de DAOUKRO. Celui-ci avait une triple vocation : 1 - Permettre à l’action gouvernementale, qui a eu dans ses premières années, à gérer les effets négatifs de la crise post-électorale, qui a sérieusement contrarié son programme initial, de s’inscrire dans la durée pour produire des fruits et ne pas briser son élan, surtout qu’il y avait similitude et complémentarité de programme entre celui du PDCI (version BÉDIÉ : les 12 travaux de l’éléphant d’Afrique ) et celui du RDR ( version OUATTARA : redéploiement du pays et émergence) 2 - Lancé dans un contexte de paix fragile (courbe de belligérance encore haute), il était inutile d’y rajouter de nouvelles tensions, suscitées par des querelles intestines ou de personnes, alors que la Côte d’Ivoire avait plutôt besoin de rassurer ses investisseurs, de consolider sa paix sociale et de relever ses défis sécuritaires (population carcérale jetée dans la rue pendant la crise post-électorale, harcèlement des frontières et des forces de sécurité, tentatives de déstabilisation, réforme et maîtrise de l’Armée). 3 - Permettre à une opposition décapitée de reconstituer ses forces pour rentrer dans le jeu politique et y prendre sa place avant 2020.

Si sacrifice cet appel demandait, il était consenti au bénéfice de la l’intérêt général, donc de la Nation, et non d’un individu (M. OUATTARA) ou du RDR, même si ces derniers en ont bénéficié du meilleur avantage. Cette vision du Président Bédié était bien inspirée, et est à mettre au crédit de sa qualité indéniable d’homme d’État, qui a su regarder à un moment crucial de notre histoire, l’intérêt général au détriment de considérations subalternes. Cette initiative a été accueillie dans un brouhaha indescriptible, chacun allant de sa plus belle musique, entre louanges dithyrambiques et accusations hystériques. Le seul reproche qui peut lui être valablement adressé, est la contrariété du règlement intérieur qui a autorité de loi au sein de sa formation. En la circonstance, celui-ci a été effectivement forcé ou contourné (Congrès Extraordinaire) ou malmené (Congrès Ordinaire), c’est selon. Dans tous les cas, ce n’est pas un mesquin calcul qui a guidé cet appel, mais des considérations de haute politique. En retour, son souhait était que son Parti n’en porte pas tout seul le poids, mais que celui-ci soit partagé par toute la société politique, à commencer par son principal partenaire, le RDR. Ce n’est pas l’exigence d’une contrepartie contractuelle, mais d’une obligation morale. Il nous faut rester dans ce registre, et comme le disait le Président Houphouët-Boigny, pour la Côte d’Ivoire nous ne serons jamais assez ambitieux, et aucun sacrifice n’est assez grand. Sa soeur aînée Mamie FAITAIH me tint en 1986, à peu près le même discours “ tant que vous aurez le bien de la Côte d’Ivoire pour ambition, il n’y a pas d’opposition. Nos différences aident le Père la Nation dans son action et profitent à la construction de notre pays. Passez donc par le dialogue, pour vous faire entendre. C’est le mieux, car c’est pour vous qu’il travaille ”. C’est aussi la fameuse formule de mon ainé, le Président GBAGBO “asseyons-nous et discutons” ( sans préalable cher à une certaine école, qui n’a rien compris).

CONCLUSION :

 Les Présidents Alassane OUATTARA et Konan BÉDIÉ, observent les évolutions du contexte national et scrutent le comportement de leurs alliés respectifs. Ils n’ont pas abattu toutes leurs cartes. En apparence, le Président BÉDIÉ, tient le bon bout (force d’attraction à gauche et renversement des moyens de pression à son profit), mais le Président OUATTARA possède deux Jokers en mains. Il peut changer de fusil d’épaule avant 2020 et abattre ses JOKERS en 2019.

A) - En surprenant tout le monde par une démission avant le terme de son mandat. Cette manoeuvre d’anticipation lui permettra de mettre en scelle son ticket gagnant DUNCAN (PDCI) en sa qualité de Vice-Président et son choix (RDR) à la tête de l’État. Non seulement, il couperait ainsi l’herbe aux pieds à de nombreux prétendants qui ont basé toute leur stratégie sur une opposition à sa personne, mais placerait également le PDCI devant le fait accompli. Dès lors, ce dernier se retrouvant au Pouvoir de fait, ne pourrait plus le réclamer en 2020. Il ne pourra pas non plus s’opposer décemment à la candidature/reconduction de l’un de ses membres actifs, du reste son premier vice-président sans risque d’implosion. D’ici l’échéance de 2020, les résistances à une telle candidature PDCI/RDR de fait, pourront être plus faciles à dissoudre, par l’effet de la force gravitationnelle du Pouvoir. Les critiques, personnellement adressées au Président Ouattara, seront du coup diluées, faute d’objet ou de point focal. Il aura ainsi joué un rôle de fusible et de parapluie pour protéger les siens et sa formation politique (risque d’isolement et d’une perte de pouvoir totale, avec ses fâcheuses conséquences). Dès lors, le RDR pourra triompher de cette épreuve sans avoir à combattre, et le RHDP pourra se construire désormais sans encombre, sous la houlette des deux ex-présidents. C’est un scénario identique à celui de sa possible candidature en 2020, pour laquelle il abandonnerait le pouvoir en cours de mandat s’il était élu (limites physiques), au profit de son Vice-Président (nécessairement PDCI en raison de l’alliance).

Dans le présent scénario, il ne prend pas de risque, et il n’y qu’un décalage temporel, tandis que le schéma reste le même. Pour le réaliser, il faut qu’il soit animé d’un esprit de sacrifice, mais que représentent une ou trois années dans la vie politique d’un homme, destiné à entrer dans l’histoire ? Pour la réussite du scénario, le Vice-Président Daniel K. DUNCAN devra avoir les épaules solides et faire preuve d’une poigne de fer pour s’imposer et convaincre. Il pourra compter sur le soutien de l’un (le Président OUATTARA), qui lui est déjà acquis, et de l’autre (le Président BÉDIÉ, du même Parti que lui), qui sera bien obligé de satisfaire à une demande forte, tant de la part de ses partenaires, que de la communauté nationale dans l’intérêt général, à savoir la désignation du meilleur profil pour la fonction présidentielle (expérience, compétence, honnêteté, capacité de travail, vision, image et relations internationales).

Pour s’aménager une belle sortie et faciliter la tâche à son suppléant ou successeur temporaire, le Président OUATTARA devra au 1er Janvier 2019 prononcer la grâce présidentielle en faveur de tous les détenus de la crise post-électorale, dont Mme Simone GBAGBO, pour réduire les tensions avant 2020. Pour ce faire, Il doit dès à présent sommer la Justice, d’achever pour fin 2018, toutes les procédures en cours, avec diligence avec célérité. On ne dira jamais assez que la Justice prolonge inutilement la crise et freine la réconciliation. Cet acte non seulement rassurera les investisseurs qui ont besoin de visibilité et de stabilité programmatique, mais dégonflera la tension suscitée autour de la possibilité qui lui est ouverte par la Constitution de pouvoir se représenter. Ainsi, les deux futurs ex-Présidents auront participé à la résolution de cette “intrigue politique” sans perdre la face, bien au contraire, ils pourront, se poser dans un rôle de sages et de conseillers de la République. Nous les regretterons certainement un jour pour leur apport, comme nous regrettons aujourd’hui le Président Houpouet-Boigny sous certains aspects, alors que nous l’avons constamment vilipendé. Évitons la construction abusive d’un monde manichéen.

B) - Il peut aussi, dès à présent, mettre en orbite (fourniture de moyens et connexion à son réseau de relations), un parfait inconnu du monde politique, qui tranche avec le paysage actuel, tout en protégeant son anonymat jusqu’en 2020. Il mettrait dans cette perspective tout l’appareil du RDR à la disposition de ce dernier, à cette échéance, dans le cadre d’une candidature indépendante située au centre d’un champ de forces, destinées à rester antinomiques ou clivées entre des directions contraires, sans véritable offre politique alternative. Cette issue permettrait une compétition des compétences, ouverte et transparente. L’avantage de cette manoeuvre, est toujours de protéger son régime et d’assurer la survie du RDR, par une alliance objective, qui peut s’avérer gagnante et faire mordre la poussière au PDCI, car la Côte d’Ivoire est désabusée de sa classe politique, le plus souvent prédatrice et querelleuse. Elle aspire a un profond changement. Dans un tel contexte social et électoral, favorisé par une mutation générationnelle, une forte croissance de son intelligentsia et l’importance démographique de sa jeunesse, la rente de situation n’est ni profitable aux barrons d’un système (bourgeoisie politique surfaite), ni au pouvoir sortant (usure). La Côte d’Ivoire a besoin d’un visage neuf, et non d’une figure recyclée et marquée par les péripéties de la crise de notre récente histoire.

Les oppositions (déclarée, orpheline et non assumée) devront dans un tel scénario dont la probabilité n’est pas nulle, revoir leur copie, pendant qu’une nouvelle force pourra apparaître avec une ligne de rupture et une vision totalement novatrice, pour permettre de tourner définitivement la page des années de crise et de tâtonnements (démocratie, état de droit, modèle économique et social).

Ce sera un véritable bouleversement de l’échiquier politique avec la conservation d’un noyau dur (RHDP, fort et équilibré, car les perdants n’auront plus de raison de se quereller, le pouvoir leur ayant échappé) et d’une stabilité institutionnelle et macro-économique. Il ne restera plus qu’à travailler sur la transparence et la crédibilité du processus électoral. C’est le lieu de rappeler que ce qui est reproché à la CEI actuelle est strictement le même défaut que possédait l’ancienne CEI (la prépondérance de la présence de l’État à travers une pléthore de représentations ministérielles et d’Institutions et la politisation de la structure), si l’on excepte le mandat anormal à tout point de vue, de son Président, qui doit avoir maintenant l’élégance de démissionner pour sortir le Gouvernement de l’embarras, débloquer la situation politique et permettre à la compétition démocratique de s’exercer pleinement.

 

"Franklin Nyamsi, la perversité du goujat qui éprouve un besoin irrépressible de s’enfler pour faire illusion"

Par : Alexis DIETH

« Dans une forme d’impudeur, qui s’apparente à de la pornographie, il expose son ego en alignant ses titres et qualités universitaires usurpés ». (L’agrégation est l’instrument dont il escomptait se servir pour venir manger aux râteliers les plus garnis en Afrique. C’est aussi chez ce personnage frustre, une limousine symbolique. Détournant, en un péché contre l’Esprit,  l’agrégation de sa fonction académique, il l’utilise en Afrique  pour impressionner les foules qu’il aspire dominer. L’agrégation est, en sa main profanatrice  qui salit tout, un instrument d’ostentation, de frime, de « m’as-tu vu ? ».)

Franklin Nyamsi, un danger public en Côte d’Ivoire : la goujaterie et l’enflure de l’ego.  

Est-il besoin de le souligner ?

L’intelligence est à l’homme, ce que l’instinct est à l’animal. C’est un dispositif organique d’adaptation vitale aux conditions d’existence. Son rôle est de permettre à l’animal humain de poursuivre et d’atteindre avec efficacité les buts vitaux qui assurent sa conservation de soi dans l'espace et dans le temps. L’intelligence n’est rien de plus que cela.

Ce ne sont donc ni l’intelligence, ni les diplômes académiques qui définissent et constituent l’excellence de l’homme en tant qu’animal doué de raison. Les architectes des différentes barbaries et des différents génocides de par le monde se recrutèrent souvent parmi les docteurs de l'Université et les ingénieurs de haut vol des grandes Ecoles. L'histoire récente de la Côte d'Ivoire qui vit certaines sommités de l'Université mettre en forme le mythe populiste et ethno-nationaliste le prouve.

 Au-dessus de l’entendement, c’est la conscience qui fait l’Homme en libérant l’intellect de son asservissement naturel à l’ego.  C’est la conscience en tant que pure raison pratique qui humanise l’intelligence organique. C’est elle qui oriente l'entendement vers le service des fins universelles et vers le souci d’Autrui dont dépend la constitution des cités humaines.

L’intelligence en tant qu’instinct assisté par la réflexion est fondamentalement égoïste. Elle devient potentiellement dangereuse quand elle se combine avec une nature frustre. Elle devient une arme de destruction des cités quand elle tombe dans un homme rustre et grossier, un individu sans éducation, autrement dit un goujat.

Dans les mains d’un goujat ambitieux qui s’avise de l’utiliser pour gravir les échelons de la société afin de se hisser à son sommet pour en prendre le commandement, l’intelligence devient un fléau des cités quand sévit une guerre de succession dans le contexte d’un national-populisme qui fait prédominer les passions et abaisse la lucidité du bon sens populaire.

De ce point de vue, Monsieur Franklin Nyamsi incarne en Côte d’Ivoire cette combinaison dangereuse de la goujaterie et de l’intelligence instinctuelle. Il matérialise toutes les catastrophes politiques, sociales et morales qui peuvent peuvent en découler. En quelques années d’un activisme politique effréné pour se pousser au sommet de l’Etat ivoirien en utilisant comme  échelle, un jeune politicien local,  Franklin Nyamsi a avili l’autorité de l’agrégation, un diplôme d’excellence au plan académique. Il a  porté atteinte à l’autorité de la Nation et de l’Etat ivoiriens. Il a saboté l’autorité du Président de l’Assemblée Nationale dont il se sert ouvertement comme d’une vulgaire mule au service de ses propres ambitions de pouvoir absolu. Il a injurié la dignité personnelle de l’ex-ministre de l’Intérieur maintenant Ministre de la Défense Hamed Bakayoko. Il a agressé l’honorabilité du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Il s’en est pris à l’excellence du Président de la République en personne.

Engagé par conviction dans un projet satanique de destruction de toutes les autorités terrestres, cet égrégore luciférien s’en prend aujourd’hui à l’honorabilité de la  Ministre de L’Education nationale de Côte d’Ivoire, Mme Kandia Camara. Dans cette nième agression, l’incarnation personnalisée du non-être tente de se donner les apparences du "quelque chose" en s’attaquant aux dignités de la République.

A l’attitude normale du parvenu, venu de très bas,  qui pour prendre une revanche sur la vie, s’attache à écraser, à piétiner tout ceux qui se trouvent en dessous de lui, s’ajoute, chez Franklin Nyamsi, la perversité du goujat qui éprouve un besoin irrépressible de s’enfler pour faire illusion, d’afficher ses parchemins et de les renforcer par l’imposture et la tricherie pour impressionner les masses et les dominer.

Dans une forme d’impudeur, qui s’apparente à de la pornographie, il expose son ego en alignant ses titres et qualités universitaires usurpés. Il donne le change au soupçon populaire sur sa vacuité intellectuelle et morale. Je suis bien placé pour dire que sa jactance prétendument savante est une confuse logorrhée. J’en ai démonté les failles béantes, chaque fois que j’ai visité ses « écrits » pour en faire ressortir la vanité et les contradictions. Je suis bien placé pour dire que son agrégation de Lycée, dont je pourrais raconter, par le menu, les péripéties est une agrégation à destination alimentaire qui ne fut guère passée pour servir la Science.

L’agrégation est l’instrument dont il escomptait se servir pour venir manger aux râteliers les plus garnis en Afrique. C’est aussi chez ce personnage frustre, une limousine symbolique. Détournant, en un péché contre l’Esprit,  l’agrégation de sa fonction académique, il l’utilise en Afrique  pour impressionner les foules qu’il aspire dominer. L’agrégation est, en sa main profanatrice  qui salit tout, un instrument d’ostentation, de frime, de « m’as-tu vu ? ». En son abyssale vacuité morale, il a formé le projet de s’en servir comme arme politique ici en Côte d’Ivoire pour prendre possession de l’Etat Ivoirien par devers son employeur. Dressé sur ses ergots Monsieur Franklin Nyamsi s’y campe pour fanfaronner, insulter, agonir de grossièretés ceux qui débusquent ses mensonges, attaquer l’honorabilité des acteurs politiques en lesquels il flaire, de manière animale, des obstacles dressés sur le chemin de sa volonté de puissance.

A ce niveau de mon propos, Monsieur Franklin Nyamsi, je m’adresse à vous directement en qualité de citoyen soucieux du civisme républicain. Je dois vous rappeler ces principes qui furent à l’origine de la fondation de notre Cité : la Côte d’Ivoire. La Paix, la Pondération, le souci de l’Honorabilité et de la Dignité de la personne, le Respect de l’Autre et surtout de l’Etranger, les mots d’ordre du Père de la Nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny sont pour nous des principes sacrés. Ils le demeurent et demeureront malgré la parenthèse honteuse des années 1995 à 2010 que nous évertuons à fermer.

L’extrême violence récurrente de vos propos qui divisent, clivent, sèment la discorde, mobilisant au besoin le filon national-populiste, incitent à une guerre fratricide au RDR, entre le RDR et le PDCI. Par vos propos injurieux et vos comportements bellicistes et vindicatifs, vous incarnez l’antithèse radicale de cette paix sociale, de cette considération de l’Autre. Vous êtes devenu un ennemi de la Côte d’Ivoire.

Votre objet ultime est de prendre le pouvoir d’Etat ivoirien par devers votre mule pour imposer sur la Côte d’Ivoire la domination de votre ego boursouflé. Monsieur Franklin Nyamsi, malgré votre position, une monstrueuse usurpation, vous n’avez pas su utiliser votre équerre et votre compas personnel pour  vous imposer, comme il se doit, une limite intérieure et vous orienter dans la direction du service des impératifs de la Raison et des valeurs de la Démocratie républicaine. Croyez-moi, Monsieur Franklin Nyamsi, la Côte d’Ivoire parviendra à se débarrasser démocratiquement de vous et vous lui rendrez judiciairement des comptes. Ce n’est qu’une question de temps. J'ai dit.

Par / Alexis Dieth : SOURCE http://www.cedea.net/wp/?p=3192

 

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