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Infos Ivoiriennes (980)

Arafat DJ et la société ivoirienne / C ’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel.

Par Venance KONAN / « On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. »

Arafat DJ et la société ivoirienne
Qu’il me soit permis à mon tour, à présent que la passion commence à retomber, d’ajouter ma petite voix à toutes celles qui ont analysé et disséqué le phénomène Arafat DJ et tous les évènements qui se sont produits après son décès brutal. Parlons d’abord de sa vie.

Ses parents étaient deux artistes bien connus dans notre pays. Son père, Houon Pierre, un musicien que l’on appelait Wompi, est décédé le 31 octobre 2012 d’un arrêt cardiaque dans une chambre d’hôtel à Yamoussoukro lors d’une tournée. Le fils avait raconté que son père le battait chaque fois qu’il touchait à ses instruments. Etait-ce pour lui éviter de devenir plus tard artiste comme lui ? Sa mère, une chanteuse connue sous les noms de Tina Spencer, puis Tina Spendja et maintenant Tina Glamour, est beaucoup plus célèbre pour ses frasques et les différents scandales qu’elle provoque que pour ses qualités de chanteuse.

Faut-il s’étonner qu’à 14 ans leur enfant Ange Didier se retrouve à la rue ? A cette époque le phénomène du « coupé-décalé» commençait à poindre. Il consistait à gagner beaucoup d’argent par tous les moyens, surtout les plus malhonnêtes, et à le claquer de la façon la plus ostentatoire. Il ne s’agissait surtout pas de réaliser quelque chose avec, mais de le dépenser le plus vite possible, en s’achetant les vêtements les plus coûteux, en le gaspillant dans les boîtes de nuit, en faisant le plus de bruit. Une musique en naît, qui séduit une grande partie de la jeunesse. Le mouvement a ses héros qui fascinent cette jeunesse. A cette époque la Côte d’Ivoire est déchirée par la crise militaro-politique et l’on assiste à de massives violations des droits de l’homme, dans la plus totale impunité. Toutes les valeurs sont foulées au pied. Des grands criminels deviennent des stars, simplement parce qu’ils ont de l’argent.

Le seul dieu qui émerge et que la majorité des Ivoiriens commencent à adorer est le dieu argent. Argent qu’il faut gagner vite, par tous les moyens, et dépenser vite. Naissent alors ceux que l’on appelle les « brouteurs », que l’on accuse de pratiquer des sacrifices humains pour s’enrichir le plus rapidement possible. Et effectivement l’on assiste à des disparitions d’enfants et parfois des personnes sont arrêtées pour des crimes rituels.

Houon Didier Ange rêve de gloire et de richesse. Il y parvient par la musique, le « coupé-décalé », sous le nom d’Arafat DJ. Il sait communiquer sur les réseaux sociaux. Il a de nombreux fans. Il devient une star. Devient-il un modèle pour la jeunesse ? Certainement pas. Il vit une vie de star, avec ses frasques et ses excès. Rares sont les grands artistes qui vivent des vies rangées que l’on pourrait présenter comme des modèles à suivre. A-t-il fait avancer la musique ? Ce n’est pas mon point de vue. Et je sais que mes enfants ne partagent pas mon opinion. Comme de nombreux Ivoiriens de ma génération, j’étais incapable de fredonner un air d’Arafat DJ avant sa mort tragique.

 La musique qu’il faisait était pour moi juste du bruit. Mais je sais que les musiques que j’aime, reggae, rock and roll, blues, jazz, ont été ainsi qualifiées à leur naissance. Arafat DJ finit par mourir de ses excès, dans un accident de moto, une nuit d’août. Il est mort comme beaucoup de grands artistes dans le monde qui ont brûlé leur vie par les deux bouts. Ses nombreux fans sont inconsolables. Le gouvernement décide alors de lui organiser des funérailles grandioses. A-t-il eu raison ?

A chacun d’apprécier. Pour ma part, je pense que le gouvernement avait voulu faire plaisir à cette frange de la société trop souvent oubliée, et surtout veiller à ce que leur douleur ne dégénère pas en actes de vandalisme incontrôlés dans la ville. Mais c’est là que le malentendu s’installe. Plus le pouvoir en faisait pour l’artiste décédé, et plus il était suspecté. C’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel. On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. De nombreuses personnes qui semblent avoir la tête bien posée sur les épaules ont trouvé anormal que Arafat DJ meure ainsi. Puis un pasteur est venu annoncer qu’il pouvait ressusciter le mort. Et des personnes y ont cru. Il y a eu débat dans ce pays pour savoir s’il fallait laisser ce pasteur tenter sa résurrection ou non. Ensuite, des soi-disant religieux, « hommes de dieu » et autres farfelus ont annoncé urbi et orbi que les francs-maçons étaient venus chercher le corps de l’artiste, pour on ne sait quel œuvre satanique, qu’ils tenaient une réunion sous le stade au moment même de la cérémonie d’hommage. Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à n’importe quel demi-analphabète d’énoncer des stupidités que d’autres demi-analphabètes prendront pour la vérité.

Des messes ont été organisées un peu partout pour contrer les prétendues actions mystiques de ces francs-maçons. Pour bon nombre de nos concitoyens, et pour de nombreux fans d’Arafat DJ, si le gouvernement en faisait autant pour lui, il y avait forcément anguille sous roche. Pourquoi s’étonner par la suite que les fans d’Arafat DJ aient voulu s’assurer que le corps de leur idole n’avait pas été subtilisé pour servir à des pratiques démoniaques ?

Qui sont-ils, ces jeunes qui ont profané la tombe de Houon Ange Didier ? Des enfants de la rue pour la plupart, sans aucune éducation, à qui personne n’a inculqué la moindre éthique morale, pour qui la vie humaine n’a aucune valeur, qui parfois tuent pour quelques billets de banque.

 Nous sommes scandalisés ? Mais pourquoi donc, dans ce pays où des personnes apparemment saines d’esprit croient qu’un pasteur peut ressusciter un mort, que les francs-maçons boivent du sang humain, que le meurtre d’un enfant peut rendre riche ?

La société ivoirienne est malade depuis longtemps. Mais elle refuse de se soigner, préférant attendre une guérison miraculeuse. Alors des malandrins se sont proclamés « hommes de Dieu » et font les poches à tous les malades naïfs qui tombent entre leurs mains.

Que faire pour ces jeunes ?

Rien. Comme le dit mon ami le docteur David Koffi, on ne peut pas redresser l’ombre d’un bâton tordu. Ces jeunes sont notre ombre. C’est nous qui devons être redressés. Et tant que nous ne chercherons pas sérieusement à soigner notre société, tant que notre obsession restera l’argent ou le pouvoir, nos enfants ne cesseront pas de nous étonner. Désagréablement. 

Par Venance KONAN 

 

ACCUSÉ D’AVOIR TUÉ DJ ARAFAT, LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO RÉPOND ENFIN

Je suis désolé mon fils, pardonne-moi de t'avoir autant aimé. Peut-être ainsi, les gens t'auront laissé te reposer en paix

Ils m'ont traité d'avoir tué le seul fils que j'ai aimé comme mon propre enfant biologique, de l'avoir sacrifié pour des élections. Ils m'ont accusé d'avoir interdit à sa propre mère de voir son corps. Puis ensuite, ils m'ont accusé de faire des incantations maléfiques avec son corps en faisant venir des esprits démoniaques la veille de ses funérailles jour et qu'à cause de ça, que je n'allais pas faire exposer son corps, même au profit de sa propre famille.

https://scontent.fabj1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/69806548_1242325669281394_5499758725503647744_n.jpg?_nc_cat=111&_nc_eui2=AeH5MQEem2QslJ8ugAUn9vimV3niFbgyihShIHZWwEdWcai3pm7LUONa7AGk034ivpawib91Oa6_ufNS5DZCRwvLKxzP_B6w8Re58AJpRlaqJw&_nc_oc=AQlff4t1hvbXYGs2Tqv5vyHLMJOYFmKU3B1bwyTEyyFRozZlXlxIeLl6CWeI6wzj8o0&_nc_ht=scontent.fabj1-1.fna&oh=e065e27ca691427eefedbc517e2a0836&oe=5E0BE604Et enfin, ils m'ont accusé de vouloir faire enterrer quelqu'un d'autre que lui. En conséquence de quoi et sur la base de ces accusations farfelues, des gens se sont octroyés le droit de profaner la tombe de notre héros, de piétiner sa dignité. Je pleure mon fils depuis son décès mais aujourd'hui, je suis abattu, meurtri car je ne sais que dire à Máel, à ses enfants, à sa Mère, à Carmen, à sa Famille. Je ne sais pas. Eux qui m'ont pourtant vu me battre jour et nuit pour élever leur père, fils, frère à la dignité qu'il mérite. Eux qui m'ont pourtant vu mettre tout en œuvre pour lui donner le 1/1000 de ce qu'il a donné à la CI. Eux qui m'ont pourtant vu tout mettre en œuvre pour leur enlever ses lourdes responsabilités, ce lourd fardeau que constituait son enterrement. Que faut-il leur dire pour enlever de leur tête l'humiliation que leur père vient de subir ? Je ne sais pas, parce que je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si l'on faisait ça à mon père biologique qui vient de perdre la vie. Était-ce un crime de l'aimer autant ? De donner autant d'amour à quelqu'un qui semblait en manque ? Oui, il n'était pas parfait, comme chacun de nous d'ailleurs, mais n'avait-il pas droit aussi à sa part d'amour ? de respect ? de dignité ? d'honneur ? de considération ? Pourquoi faut-il que tout soit politique ? Pffff... Dégoûté !!! Je suis désolé mon fils, pardonne-moi de t'avoir autant aimé. Peut-être ainsi, les gens t'auront laissé te reposer en paix

Interview / Le grand retour du Docteur Saraka Konan Adolphe, PCA de l’ARRE et par ailleurs, Membre Fondateur, Membre du Conseil Politique et Coordonnateur Régional Associé du RHDP du Gbèkè, EX DEPUTE

« J’ai toujours été Alassaniste bien que non militant du Rdr et je suis heureux de militer activement aujourd’hui au Rhdp à ses côtés, lui qui aspire au rassemblement de tous les Houphouétistes de manière inclusive. » Le challenge du LION sur le terrain politique a BEOUMI dans le pays du peuple Kodè

**Depuis un moment, on vous voit beaucoup sur le terrain ici à Béoumi. Est-ce le grand retour du vieux "lion"? 

La vie politique est comme une sinusoïde, elle a des hauts et des bas. Le silence n’est pas la mort politique mais plutôt un retrait stratégique dans la chambre noire pour méditer et reprendre des énergies nouvelles afin de mieux faire. Contrairement à ce que vous dites je suis le cadre politique de Béoumi qui connaît le mieux le terrain politique tant géographiquement que sociologiquement pour l’avoir parcouru énormément. Aussi, plus régulier que moi à Béoumi, sans vantardise aucune, je peux affirmer que je ne suis pas le dernier sinon que le tout premier.

**Béoumi est réputée être un des bastions du PDCI-RDA. Croyez-vous en la percée du RHDP ? 

Je ne sais pas si Béoumi est le bastion du PDCI tant depuis plus d’une décennie les élus de Béoumi sont quasiment tous indépendants tant les candidats PDCI sont tous battus. Il est vrai que le peuple de Béoumi est fermement Houphouetiste bien que Béoumi ait malheureusement toujours été délaissé par les animateurs du Pdci dans son développement. Figurez-vous que jamais le Pdci-Rda n’a décoré un seul militant de Béoumi de son vivant. Incroyable ! Je dis cela sans animosité aucune pour des politiques mais la vérité est têtue. J’ai été battu aux élections législatives dernières à Béoumi par une coalition PDCI-RDR-Udpci fortement soutenue par les dirigeants de mon parti d’alors, le PDCI-RDA ; c’est dire que ma popularité est réelle et vivante puisque non altérée. Cela s’est constaté lors de mes récentes tournées à travers tous les villages du pays Kodè. A terme ce serait idiot pour nous cadres de Béoumi de ne pas vouloir conduire nos populations paysannes vers un mieux-être égoïstement par dogmatisme politique et ethnique. J’ai confiance au peuple Kodè qui a pris conscience lui-même de ce que son développement est au Rhdp et nulle part ailleurs. Mon retour en politique au niveau local s’explique par ma volonté de contribuer d’une part à recréer un vrai climat de paix observé jadis à Béoumi dans le respect des différences et la considération des us et coutumes. D’autre part, à apporter ma pierre à l’édification d’une Côte d’Ivoire inclusive et rassemblée pour transformer ensemble notre pays.

***Béoumi, votre "fille ainée" se meurt. Quel regard portez-vous sur la cité du Goli et comment comptez-vous vous y prendre pour la sortir de ce coma? 

Votre image me fait être le père de Béoumi alors que je ne suis bien qu’un des dignes fils de Béoumi qui ne rêve que de son évolution et de sa transformation radicale. Depuis mon repli de la politique locale, très peu de choses ont été menées dans le sens du bien-être de nos populations. Il faut donc rassembler et taire nos égoïsmes et notre égo pour promouvoir nos cadres et aider nos parents. J’ai beaucoup souffert personnellement des événements communautaires de Béoumi qui ont opposé les Baoulés et les malinkés avec une récupération non moins politique des clans adverses des deux côtés pourtant supposés amis. En effet en 2011, j’étais en campagne électorales aux élections législatives dans un village et sur le chemin de retour de ma campagne, des jeunes ont été commis pour retirer les planches sur le pont en bois de la rivière pour que je ne puisse pas le traverser en voiture. J’ai dû abandonner mon véhicule pour enjamber la rivière. Première Violence politique à Béoumi ! En décembre 2016, aux élections législatives, des jeunes abreuvés et manipulés par mes adversaires politiques m’ont empêché de tenir meeting puis lapidé mes véhicules et brisé les vitres des véhicules 4x4 de mon cortège sans aucune réaction. Deuxième violence politique à Béoumi!! Ce n’est donc pas étonnant que des violences naissent en octobre 2018 après les élections municipales tant les ingrédients, les récipients et les cuisiniers étaient et réunis. Le reste n’est qu’une suite logique. 

**** Elu souvent sous la bannière indépendante et candidat malheureux aux dernières législatives, aujourd’hui, vous militez pour le Rhdp. Pourquoi ce changement de cap, est-ce un nouveau challenge ?

Je suis politiquement correct et reconnais ma défaite non moins inélégante et non probe aux précédentes élections législatives. En effet, une coalition circonstancielle, expéditive, vindicative du Pdci-Rda -Rdr-Udpci, comme je l’ai dit, m’a vaincu par tous les moyens et, élégamment, je me suis plié. J’ai toujours été Alassaniste bien que non militant du Rdr et je suis heureux de militer activement aujourd’hui au Rhdp à ses côtés, lui qui aspire au rassemblement de tous les Houphouétistes de manière inclusive. Paradoxalement, au moment où j’adhère à la volonté de mon parti, le Pdci-Rda, de venir au RHDP pour lequel il m’a vigoureusement et violement combattu, celui-ci quitte le bateau pour se réfugier au Fpi. Rires ! Moi, je me sens mieux au RHDP que m’a recommandé le Pdci-Rda et j’ai la conviction que dans l’union, nous ferons triompher le candidat du RHDP aux prochaines élections présidentielles partout en Côte d’Ivoire et particulièrement à Béoumi, c’est pourquoi, je demande aux acteurs locaux qui ont des agendas individuels cachés, de taire leurs ambitions afin de ne pas contrarier notre volonté forte de conquérir les militants du Pdci-Rda en grande majorité proches du mouvement sur les traces d’Houphouët-Boigny créé par le Ministre Adjoumani Kobenan Kouassi. J’entends dire qu’on va au RHDP pour se restaurer.

En fait, cela s’adresse à des personnes sans conviction sinon que j’ai été écarté du Bureau Politique du Pdci-Rda depuis 2016 tout simplement parce qu’élu indépendant, J’ai créé et présidé le groupe parlementaire Dialogue. Madame le député et ma sœur Aka Véronique, première vice-présidente de mon groupe parlementaire, élue dans les mêmes conditions que moi, n’a pas été écartée. Ce n’est donc pas une sélection discriminatoire. Seulement que je ne suis pas membre de la cour royale du Pdci-Rda tant bien même que, de sang je le sois au royaume des Baoulés Ashanti Oyoko. Pour achever cet acharnement, devenu simple militant de base, j’ai subi encore le courroux du chef par ma radiation inédite d’un parti dans lequel je n’étais plus qu’un simple sympathisant au motif que j’ai adhéré au Rhdp via le mouvement de Sur les Traces d’Houphouët-Boigny du Ministre Adjoumani. 

En conclusion, c’est un challenge pour moi et pour nous tous d’œuvrer ensemble pour une Côte d’Ivoire nouvelle, pluri ethnique, de dialogue, tolérante, pacifique et travailleuse. C’est pourquoi, je lance un appel solennel et filial à l’endroit du président Bédié pour lui dire que malgré tout son ressenti, qu’il reconsidère sa position pour la stabilité et la paix de sa chère Côte d’Ivoire et pour la philosophie de dialogue, de pardon et de tolérance prônée par le père fondateur Felix Houphouët-Boigny.

Propos receuillis par Noelle Glagla

KONE Amadou / "Moi, ministre des transports, je ferai prendre les décisions suivantes": Par Yves Roger Claver

1: La mise en place d'une commission d'agrément pour la création d'une gare routière, présidée par un magistrat ou commissaire de police appuyée par une brigade mixte (police, gendarmerie et police municipale)

Par Yves Roger Claver

2: L'instauration d'une licence (obligatoire) de chauffeur professionnel, renouvelable chaque année. Ce qui permet d'identifier l'ensemble des chauffeurs transporteurs de voyageurs et marchandises en cote d'Ivoire. En cas d'accident ou manquements à la réglementation routière, la licence (pas le permis) peut-être retirée pour suspension allant de 3 mois à 1 an de privation selon l'infraction. 

3: la création d'une carte professionnelle d'agents routiers pour tous les agents et intermédiaires du secteur des transports, délivrée par la commission d'agrément sur présentation d'un contrat de travail signé de l'employeur d'un casier judiciaire et de la copie d'identité du requérant

4: la création par décret d'une fonction routière en charge de réglementer la profession de chauffeurs, convoyeurs, bagagistes, billetistes, agents d'exploitation et techniciens de maintenance... 

5: la création d'une base de données en liaison avec la police judiciaire aux fins d'identification de tous les acteurs des transports.

6: la création d'un tribunal des transports pour connaître et juger les infractions routières.

7: la suppression des taxi woroworo intercommunaux - qui sont sources de créations de gares illégales - au profit des taxis compteurs, lesquels sont en réalité les seuls à transporter les usagés intercommunaux par Taxi. Au titre des mesures exceptionnelles, nous créerons des gares communales pour les usagers intercommunaux ouvertes aux seuls taxis compteurs qui voudraient charger en gare. Dans ce cas, chaque Taxi devra payer une taxe communale dans les guichets de perception ouverts dans chaque gare communale. Le montant de la taxe communale sera fixée par arrêté du ministre des transports pour éviter les abus. Cette activité va générer des emplois directs et indirects et créer d'autres activités secondaires (gardiens, agents de sécurité, commerces, étales, ventes à la criée, restauration rapide...). La construction des gares communales se fera par appel d'offres afin de matérialiser l'unicité des sites. Par ailleurs, l'État pourrait concéder la création de ces gares intercommunales à des investisseurs privés, lequel seront tenus pas un délai de concession ne pouvant pas excéder 20 ans.

8: En vue d'un renouvellement du parc auto adossé aux mesures sécuritaires et à la protection des usagers, nous fixerons la limitation d'âge des véhicules de transport à 15 ans. 

9: l'âge requis pour l'exercice de la profession de chauffeur professionnel de transport sera fixé à 25 ans et à 60 ans pour la retraite.

10: la création d'une caisse de retraite et de pension pour les chauffeurs professionnels et agents du secteur des transports dont les prélèvements, en terme de pourcentage, seront perçus sur les polices d'assurances payées par les transporteurs. La quote-part des employés des transports sera fixées selon un pourcentage perçu sur le salaire.

11: la création d'un guichet unique d'assurances auto pour tous les transporteurs à l'exception des taxis compteurs affiliés à la matca

12 : l'harmonisation et la création d'une grille salariale pour tous les chauffeurs professionnels des transports et agents du secteur en vue de la professionnalisation du secteur.

Merci de partager...

SOURCE / https://web.facebook.com/yvesrogerclaver?_

 

Béa Koukougnon / Les vociférations et élucubrations d’une xénophobe et Ivoiritaire

Béa Koukougnon / Les vociférations et élucubrations d’une xénophobe et Ivoiritaire de BEA KOUKOUGNON dans ma boîte de messagerie Facebook concernent TIDJANE THIAM, une partisane de GBAGBO ET BEDIE parce qu’elle est bété elle se croie plus Ivoirienne que d'autres Ivoiriens, et en plus elle est en résidence en France depuis des années .

CÔTE d’IVOIRE : UN IVOIRIEN NOUVEAU / le rattrapage ! mythe ou réalité .

Le vrai rattrapage du Président de la République son Excellence Alassane Ouattara et son gouvernent diriger par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

C’EST UN IVOIRIEN NOUVEAU Mais au-delà de ces arguments de pur bon sens, analysons plus en profondeur la réalité du rattrapage, à travers des faits et non sur la base de simples impressions, de procès d'intention et de jérémiades c'est la consolidation de la démocratie et avec la création des nouvelles institutions pour renforcer notre jeune démocratie ç'aussi la construction de nouvelles infrastructures.

Le rattrapage c’est la construction des ponts, des routes, c’est l’électricité sur toute l’étendue de la Côte d'Ivoire Le rattrapage c’est l’Éducation Nationale et l'accès à l'école dans tous les hameaux et campements, le rattrapage c’est les centres de santé dans toutes les sous-préfectures de notre Pays et gros villages .

Merci au Président de l'ASCAD; Professeur Antoine ASSEYPO HAUHOUOT pour sa brillante conférence face au Ministre KAFANA Gilbert et aux Présidents de nos institutions et aussi face à des milliers d'étudiants Ivoiriens.

On peut pardonner à nos enfants et petits frères de moins de quarante ans de ne pas savoir où ils mettent les pieds en engageant aujourd'hui ce débat nauséabond, mais certainement pas toi, Bédié !

Par Venance KONAN /

En avril 2011, c'est-à-dire il y a environ huit ans, prenait fin ce qui ressemblait à une guerre civile dans notre pays. Au finish, l'Onu a dénombré trois mille morts. Je ne sais plus combien de blessés il y a eu, combien de maisons ont été détruites, et quelle est l'ampleur des blessures psychologiques. Sur le plan économique, nous savons tous que notre pays a fait un formidable bond en arrière à cause de cette crise qui avait duré plus de dix ans. 

Aujourd'hui nous avons oublié comment toute cette histoire est arrivée et nous avons recommencé à agiter des foulards rouges pour exciter des sots. Essayons de faire un devoir de mémoire. A la mort de Félix Houphouët-Boigny, le premier président de notre pays, M. Henri Konan Bédié devint son successeur. 

On prêta à M. Alassane Ouattara qui était le Premier ministre d'Houphouët-Boigny d'avoir voulu conserver le pouvoir en dépit de la constitution qui prévoyait qu'en cas de décès c'était au président de l'Assemblée nationale, en l'occurrence M. Bédié, que devait revenir le pouvoir. M. Ouattara partit travailler au Fonds monétaire international (FMI) en faisant toutefois savoir qu'il pourrait revenir briguer le pouvoir plus tard. M. Bédié fit alors adopter une loi qui réservait la présidence aux Ivoiriens nés de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens de naissance. M. Ouattara était soupçonné d'avoir un de ses parents originaire d'un autre pays. 

Dans le même temps se développa un concept appelé ivoirité qui se voulait un concept culturel pour désigner ce qui était spécifiquement ivoirien. Mais ce concept, et cette loi se télescopèrent, se fondirent, se mélangèrent pour donner quelque chose qui fit que nous commençâmes à nous distinguer entre « vrais » et « faux » Ivoiriens, entre Ivoiriens de « souche multiséculaire » et Ivoiriens « de circonstance », entre Ivoiriens « 100% » et autres Ivoiriens, etc. Et de fil en aiguille, on en vint à faire la chasse aux populations du nord, accusées globalement de venir d'ailleurs, mais surtout de soutenir M. Ouattara.

On les accusa d'avoir des papiers falsifiés, d'avoir fraudé sur la nationalité. Ils étaient harcelés à tous les barrages de police et certains virent leurs papiers déchirés par des policiers. Il y eut des conflits intercommunautaires un peu partout, dans les zones forestières, sur les lacs Kossou et Ayamé. On parla de ces étrangers qui voulaient voler notre belle nationalité et nos si riches terres.

Chacun sortit son anecdote sur tel pan de notre économie occupé par tel groupe d'étrangers, et sur tel pays où l'Ivoirien n'avait même pas le droit de conduire un taxi. On parla de ces gens que l'on enrôlait pour fausser notre élection, et aussi de ces hommes armés que l'on convoyait chez nous. Dans la région de Tabou, l'on chassa des dizaines de milliers de paysans Burkinabé, Lobi et d'autres ethnies assimilées à des Burkinabés, au motif que l'un des leurs aurait tué un autochtone. Et qu'une loi tribale prescrivait le bannissement du coupable pendant sept ans. Là, on choisit de punir toute une collectivité pour un crime imputé à une seule personne, et l'Etat ne réagit pas. 

C'est à cette époque que l'on connut les mots autochtone, allogène, allochtone. Notre pays se trouva divisé. Des amis arrêtèrent de se parler parce que l'un soutenait l'ivoirité et l'autre pas. La haine se répandit dans tout le pays. De nombreuses personnes nous mirent en garde contre la destruction de notre nation que nous étions en train d'orchestrer ; mais nous étions devenus sourds et aveugles. Et un jour de Noël, il y a vingt ans, un coup d'Etat balaya le pouvoir de M. Bédié. Il n'y eut pas grand monde à l'extérieur pour le regretter. Le général Guéï qui prit le pouvoir fustigea l'ivoirité dans un premier temps, puis l'endossa lorsqu'il décida de conserver le pouvoir. Nous avons oublié tout cela aujourd'hui.

Laurent Gbagbo balaya le général Guéï en 2000, mais continua d'appliquer l'ivoirité sans employer le mot. Deux ans après son avènement, une rébellion éclata au nord. De nombreux jeunes gens qui s'estimaient exclus par l'ivoirité la rejoignirent. Elle dura huit longues années et s'acheva après l'élection présidentielle de 2010 qui fut suivit d'une guerre. Une guerre qui nous coûta au moins trois mille morts. Nous avons oublié tout cela ! Ô peuple amnésique, quel sera ton châtiment ? Celui qui ne tire aucune leçon de sa propre histoire se condamne à la revivre. Oui, plus de vingt ans après, nous voici en train de rééditer la même histoire. Le même Bédié, celui qui inventa l'ivoirité, nous parle à nouveau de hold-up sur la Côte d'Ivoire.

Il nous parle sans avancer le moindre élément de preuve, de personnes à qui l'on confectionnerait des papiers dans la commune d'Abobo, certainement pour fausser notre future élection. Il nous parle également de ces étrangers que l'on a fait venir dans nos plantations et qui se sont installés à leur propre compte et agressent même les planteurs ivoiriens à qui ils disputent la propriété des terres. Et il conclut en affirmant que l'on fait en sorte que l'Ivoirien soit étranger chez lui, ce que les Ivoiriens « n'accepteront jamais ».

Pauvre peuple de Côte d'Ivoire qui ignore que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Les mêmes débats d'il y a plus de 25 ans ont refait leur apparition sur les réseaux sociaux.

On nous ressort les mêmes vieilles histoires pour nous démontrer que les autres pays sont pires que nous en matière de xénophobie. Notre pays est à nouveau en train de se diviser, et la haine pointe encore une fois le bout de son nez.

Des conflits intercommunautaires éclatent à nouveau un peu partout. Pauvres de nous !

On peut pardonner à nos enfants et petits frères de moins de quarante ans de ne pas savoir où ils mettent les pieds en engageant aujourd'hui ce débat nauséabond, mais certainement pas toi, Bédié !

On peut pardonner à ceux qui avaient mené ce débat il y a vingt-cinq ans de n'avoir pas su où il allait conduire le pays. Aujourd'hui personne ne peut dire qu'il ne le sait pas.

Venance Konan

JAK / D’autres cadres quitteront, les prochaines semaines, cette formation politique. / Mes vérités: Lucidité, raison et amour ...

« Pas pour protéger un quelconque tabouret, mais parce que le Pdci-Rda d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. La fraternité, le rassemblement et la capacité à se remettre en cause ont foutu le camp. » 

Mercredi 22 mai, le président du Sénat, Jeannot Kouadio-Ahoussou, au cours d’un séminaire de formation des 33 nouveaux sénateurs, a annoncé qu’il rejoignait le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Dans une interview accordée à Jeuneafrique.com, celui qui avait été détaché par le Pdci-Rda pour être le co-directeur de campagne du Président Ouattara au second tour de la présidentielle en 2010 et lors de celle de 2015 a donné les raisons de son ralliement à la grande famille des Houphouétistes. 

Pour lui, ce sont les ‘’enfants’’, ‘’les héritiers’’ de Félix Houphouët-Boigny qui peuvent reconstruire, main dans la main, la Côte d’Ivoire. Ils l’ont d’ailleurs si bien démontré.

Pour nous, ce choix, le président du Sénat l’a fait en toute lucidité. Il a pris le temps de la réflexion. Comme le dit un proverbe baoulé : ‘’La vieille femme ne voyage pas de la même manière que la jeune fille’’. Après avoir fait le tour de la question, il a décidé d’embarquer dans le train du développement. 

Pouvait-il en être autrement ?

La raison ne comprendra pas qu’on ne puisse pas s’engager avec le Rhdp, lorsqu’on regarde les pas de géant posés par les Houphouétistes depuis 2011. Le Pdci-Rda qui s’est retiré du mouvement des Houphouétistes a lancé, depuis le 28 mai, une guerre contre celui qui, il n’y a si pas longtemps, était présenté comme le porte-étendard de la résistance au Rhdp. On a encore en mémoire la célébration des 73 ans du Pdci-Rda. 

Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif en chef, avait, si on peut le dire, brandi trois personnes comme des trophées. Il y avait l’ancien ministre Thierry Tanoh, le président du Conseil économique, social, culturel et environnemental, Charles Koffi Diby et celui du Sénat, Jeannot Kouadio-Ahoussou. Les deux derniers cités ont aujourd’hui adhéré au Rhdp. 

Dans des cercles proches du président Bédié, on affirme que ces deux personnalités, en réalité, ne pèsent pas, pour dire qu’elles ont adhéré sans la base au Rhdp. Et au Pdci-Rda, c’est le refrain. Après l’adhésion de Daniel Kablan Duncan et Kobenan Kouassi Adjoumani, pour les proches d’Henri Konan Bédié, c’était encore : ‘’Ils ne pèsent pas’’. 

Même rengaine, après l’adhésion de Patrick Achi, Alain Richard Donwahi, Albert François Amichia, Amedé Kouakou, Emile Ebrottié et bien d’autres cadres de valeur et proches collaborateurs d’Henri Konan Bédié.

Comment un parti peut-il avoir autant de cadres qui ne ‘’pèsent pas’’ ? 

Qui sont ceux qui pèsent au sein de ce parti ?

Soyons sérieux, même si on est libre de faire des commentaires pour parler des ‘’terribles oublis de Ahoussou Jeannot’’, il faut reconnaître que c’est un leader qui fédère. C’est ici qu’intervient la raison, cette faculté propre à l'homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire, selon des principes. Ce qui nous amène à reconnaître qu’il y a bien un problème au Pdci-Rda.

Quel est donc ce parti qui se vide quasiment tous les jours ?

D’autres cadres quitteront, les prochaines semaines, cette formation politique. Pas pour protéger un quelconque tabouret, mais parce que le Pdci-Rda d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. La fraternité, le rassemblement et la capacité à se remettre en cause ont foutu le camp.

Aujourd’hui, dans ce parti, on surfe sur des certitudes, sur une majorité sociologique, car on croit pouvoir absorber le Fpi de Pascal Affi N’Guessan et le camp Laurent Gbagbo ou encore le camp Guillaume Soro parce que, tout simplement, Henri Konan Bédié serait le plus ancien des leaders. Le concernant, il faut dire que bien souvent, il a commis des erreurs de jugement. Mais nous lui reconnaissons le rôle joué dans la réunification des ‘’héritiers’’ et à travers l’Appel de Daoukro.

Nous l’avions alors tous encensé, tout comme ceux qui nous reprochent de l’accabler avaient encensé, hier, le Président Ouattara, ‘’bâtisseur hors pair’’, qu’ils attaquent aujourd’hui. Nous avions encensé Henri Konan Bédié parce que nous croyions qu’il avait été définitivement visité par la lucidité, la raison et l’amour du pays. 

Aujourd’hui qu’il rame à contre-courant, nous devons avoir la force de lui dire qu’il se trompe de chemin. Avoir le courage de lui dire de faire un aggiornamento du Pdci-Rda. Il faut s’interroger sur les nombreux départs au sein de cette formation politique depuis 1993. 

Dire que quand ‘’quelqu’un part, quelqu’un arrive’’, ce ne sont pas, pour nous, des propos d’hommes responsables. Il faut également s’interroger sur le coup d’Etat de 1999. 

Pourquoi le Pdci-Rda a-t-il perdu le pouvoir ?

Cela pourrait être l’objet d’une grande conférence au sein de parti. 

Pourquoi Henri Konan Bédié a-t-il terminé troisième à la présidentielle de 2010 ?

Un autre sujet pour une autre grande conférence. Exit ici l’idée de vol des voix. Une réflexion en profondeur et l’on comprendra tout.

Par / ETIENNE ABOUA   https://www.fratmat.info/index.php/focus/la-matinale/mes-verites-lucidite-raison-et-amour?fbclid=

 

CIV / Juste un rappel pour rafraîchir notre mémoire et informer la jeune génération. il ne se passa pas de jour sans que des rumeurs agrémentaient cette atmosphère insupportable annonçant tantôt la fuite de tel ou de tel baron du PDCI du pays.

Le vieux était vraiment angoissé face à cette fronde bien organisée. Le Président Houphouët avait une dernière carte… Cette carte était Mr Alassane OUATTARA âgé de 48 ans que Levy NIAMKE à présenter comme le gentleman des institutions internationales des finances qui avait remplacé feu le gouverneur Aboulaye Fadiga à la BCEAO. 

Par / Dr DIOMANDE Mamadou 

Après la visite de son Excellence Mr Alassane OUATTARA au vieux Aboulaye DIALLO, un souvenir d'un après-midi du mois de février 1990 m'est venu à l'esprit. Après une journée de trouble dans toute la ville d'Abidjan, la RTI annonça une édition spécial à 20H.

Il faut dire que la rue était desserte et les bureaux étaient fermés ainsi que les commerces. Tous les plans de redressements économiques pour faire face à la crise consécutive à l'application des programmes d'ajustements structurelles avaient été refusés par les syndicats, les populations et les leaders politiques. Le Président Houphouet avait le dos au mur, il ne se passa pas de jour sans que des rumeurs agrémentaient cette atmosphère insupportable annonçant tantôt la fuite de tel ou de tel baron du PDCI du pays. 

De la cité Mermoz où j'y étais, on sentait l'angoisse partout à cocody et même on la sentait chez le Président Houphouet qui essayait toutes les stratégies afin de calmer la rue mais n'y parvenait pas.

Le vieux était vraiment angoissé face à cette fronde bien organisée. C'est au cours de ce journal spécial de 20h, animé par Mr Levy NIAMKE, que nous avions vu la dernière carte du Président Houphouet pour calmer la rue et finir ses vieux jours dans l'honneur. 

Cette carte était Mr Alassane OUATTARA âgé de 48 ans que Levy NIAMKE a présenté comme le gentleman des institutions internationales des finances qui avait remplacé feu le gouverneur Aboulaye Fadiga à la BCEAO.

Il venait d'être nommé comme le Président de la commission interministérielle et ensuite comme le premier ministre avec plein pouvoir. Sa mission était de remettre le pays sur les rails et de créer la confiance non seulement entre le pays et les bailleurs de fond mais aussi de calmer la fronde sociale. Au cours de cette interview, Alassane OUATTARA dans son plan, annonça qu'il ne fera pas de réduction des salaires mais va réduire le train de vie de l'État, revoir la politique de fiscalité et assainir les finances publiques.

Il finit par demander et obtenir 100 jours de trêves au Syndicat et aux leaders politiques afin de pouvoir voir les premieres retombées de son plan. Cette sortie du joker du Président Houphouet a eu pour effet de désamorcer toutes les tensions dans le pays. 

Nous étions tous content de voir un homme de telle envergure, élégant et ayant les mains propres car n'étant pas mené à des de tourments et des surfacturations. Le gentleman des finances a su trouver des mots forts pour faire fédérer beaucoup de monde autour de son plan.

Il était le seul à aller au charbon pendant que certains barons du PDCI rasaient le mur ou s'apprêtaient à fuir le pays.

Du coup, Alassane OUATTARA va être dans le viseur non seulement de certains barons du PDCI pour les avoir fait réduire leurs trains de vie et les mettre en règle vis à vis des impôts mais aussi des frondeurs qui voyaient leur rêve de voir le vieux Houphouet fuir le pouvoir s'annuler.

Le Premier ministre Alassane OUATTARA était la fierté du président Houphouet car il était son dernier Rampart à parti de 1990.

Le vieux ne pouvait pas aller au lit sans entendre sa voix. Il était l'une des rares personnes que le vieux recevait et écoutait sans rendez-vous car il était vraiment son bouclier.

Il a évité au vieux de partir dans la honte. Si le Président Houphouet est mort au pouvoir c'est grâce au Premier ministre Alassane OUATTARA car personne ne pouvait sauver le vieux de cette fronde bien organisée de 1990. Alassane OUATTARA est celui qui a honoré le président Houphouet et continu de l'honorer en faisant respecter sa ville natale, Yamoussokro.

Le Premier ministre Alassane OUATTARA était l'espoir du Président Félix Houphouet BOIGNY. Juste un rappel pour rafraîchir notre mémoire et informer la jeune génération.

Dr DIOMANDE Mamadou

L’auteur du post sur le Ministre Ally Coulibaly et la pompe hydraulique de Niéméné en comparution publique |

Ce matin, au moment où vous lisez ces lignes, le village de Niéméné est réuni sur la place du village pour une audition publique portant sur l’implication d’Ally Coulibaly, ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, fils de cette localité, dans une histoire de pompe hydraulique. 

Le coupable est connu. Il est en ce moment en « comparution » publique devant la communauté villageoise de Niéméné, chef-lieu de sous-préfecture dans le département de Dabakala (région du Hambol). Ce jeune a fait des images dans une enceinte privée mais diffusé de fausses informations qui mettent le village dans une difficile posture. De quoi s’agit-il ? Les réseaux sociaux évoquent une pompe que le ministre Ally Coulibaly aurait fait démonter autour d’une histoire politique relative à la visite de Guillaume Soro qui était en tournée politique dans le département. 

Selon les activistes des réseaux sociaux, qui se sont assignés pour mission de peindre en noir Ally Coulibaly, et jeter le discrédit sur le pouvoir Ouattara, le cadre du RHDP qu’est le ministre aurait exigé une « déclaration » à ses parents, se désolidarisant de Guillaume Soro. Pôleafrique.info a joint le chef de village, Patrice Fofana pour être situé sur cette affaire qui prend d’autres proportions. 

Ainsi, ce matin, le chef de village a confié n’avoir pas les informations entières. « Au départ, je ne savais de quelle pompe il s’agissait. Il y a deux pompes ici au village, une réalisée par le ministre dans sa résidence et l’autre sur la route de Djinguesso. Un jeune est venu m’informer que la manche de la pompe a été emportée. Ce cas s’était déjà produit. J’ai donc informé les Sages. Hier, j’ai vu sur les réseaux sociaux cette information.

Nous n’avons jamais eu de rencontre avec le ministre sur ce point. Il a construit sa pompe à domicile. C’est la manche de cette pompe qui a été emportée pour réparation. Mais, l’autre pompe est fonctionnelle. Le sous-préfet m’a demandé ce qui se passe, je lui ai répondu ne pas en savoir plus. Aussi, ce matin, ai-je convoqué la population entière pour des échanges. Celui qui a fait le post est connu, il va s’expliquer. Peut-être a-t-il eu une discussion avec le ministre, il nous le dira. Je suis dépassé » a confié à Pôleafrique.info Patrice Fofana, le chef de village de Niéméné. Guillaume Soro, président du Comité Politique effectue une tournée politique dans la région du Hambol. Il a débuté cette tournée par le département de Dabakala avant de s’attaquer à celui de Niakara actuellement. Il doit arriver à Katiola ce vendredi pour des entretiens privés avant une concertation avec ses lieutenants, présidents des mouvements de soutien, samedi. Sûr qu’il animera un meeting dans la capitale de la poterie.

Les populations, accueillantes dans la pure tradition africaine, l’ont reçu et écouté sans écueil. Il distille son message sans anicroche. Là où des individus attendaient le pouvoir pour lui faire des difficultés, l’ex-président de l’Assemblée Nationale, circule, et rencontre la population. C’est pourquoi, cette histoire de pompe hydraulique démontée a surpris plus d’un. Dans l’après-midi, Pôleafrique.info donnera les conclusions de l’audition publique de l’auteur du post, entendu par la chefferie et la communauté villageoise en ce moment.

Par : Adam’s Régis SOUAGA Source http://www.poleafrique.info

 

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