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Infos Ivoiriennes (974)

On peut pardonner à nos enfants et petits frères de moins de quarante ans de ne pas savoir où ils mettent les pieds en engageant aujourd'hui ce débat nauséabond, mais certainement pas toi, Bédié !

Par Venance KONAN /

En avril 2011, c'est-à-dire il y a environ huit ans, prenait fin ce qui ressemblait à une guerre civile dans notre pays. Au finish, l'Onu a dénombré trois mille morts. Je ne sais plus combien de blessés il y a eu, combien de maisons ont été détruites, et quelle est l'ampleur des blessures psychologiques. Sur le plan économique, nous savons tous que notre pays a fait un formidable bond en arrière à cause de cette crise qui avait duré plus de dix ans. 

Aujourd'hui nous avons oublié comment toute cette histoire est arrivée et nous avons recommencé à agiter des foulards rouges pour exciter des sots. Essayons de faire un devoir de mémoire. A la mort de Félix Houphouët-Boigny, le premier président de notre pays, M. Henri Konan Bédié devint son successeur. 

On prêta à M. Alassane Ouattara qui était le Premier ministre d'Houphouët-Boigny d'avoir voulu conserver le pouvoir en dépit de la constitution qui prévoyait qu'en cas de décès c'était au président de l'Assemblée nationale, en l'occurrence M. Bédié, que devait revenir le pouvoir. M. Ouattara partit travailler au Fonds monétaire international (FMI) en faisant toutefois savoir qu'il pourrait revenir briguer le pouvoir plus tard. M. Bédié fit alors adopter une loi qui réservait la présidence aux Ivoiriens nés de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens de naissance. M. Ouattara était soupçonné d'avoir un de ses parents originaire d'un autre pays. 

Dans le même temps se développa un concept appelé ivoirité qui se voulait un concept culturel pour désigner ce qui était spécifiquement ivoirien. Mais ce concept, et cette loi se télescopèrent, se fondirent, se mélangèrent pour donner quelque chose qui fit que nous commençâmes à nous distinguer entre « vrais » et « faux » Ivoiriens, entre Ivoiriens de « souche multiséculaire » et Ivoiriens « de circonstance », entre Ivoiriens « 100% » et autres Ivoiriens, etc. Et de fil en aiguille, on en vint à faire la chasse aux populations du nord, accusées globalement de venir d'ailleurs, mais surtout de soutenir M. Ouattara.

On les accusa d'avoir des papiers falsifiés, d'avoir fraudé sur la nationalité. Ils étaient harcelés à tous les barrages de police et certains virent leurs papiers déchirés par des policiers. Il y eut des conflits intercommunautaires un peu partout, dans les zones forestières, sur les lacs Kossou et Ayamé. On parla de ces étrangers qui voulaient voler notre belle nationalité et nos si riches terres.

Chacun sortit son anecdote sur tel pan de notre économie occupé par tel groupe d'étrangers, et sur tel pays où l'Ivoirien n'avait même pas le droit de conduire un taxi. On parla de ces gens que l'on enrôlait pour fausser notre élection, et aussi de ces hommes armés que l'on convoyait chez nous. Dans la région de Tabou, l'on chassa des dizaines de milliers de paysans Burkinabé, Lobi et d'autres ethnies assimilées à des Burkinabés, au motif que l'un des leurs aurait tué un autochtone. Et qu'une loi tribale prescrivait le bannissement du coupable pendant sept ans. Là, on choisit de punir toute une collectivité pour un crime imputé à une seule personne, et l'Etat ne réagit pas. 

C'est à cette époque que l'on connut les mots autochtone, allogène, allochtone. Notre pays se trouva divisé. Des amis arrêtèrent de se parler parce que l'un soutenait l'ivoirité et l'autre pas. La haine se répandit dans tout le pays. De nombreuses personnes nous mirent en garde contre la destruction de notre nation que nous étions en train d'orchestrer ; mais nous étions devenus sourds et aveugles. Et un jour de Noël, il y a vingt ans, un coup d'Etat balaya le pouvoir de M. Bédié. Il n'y eut pas grand monde à l'extérieur pour le regretter. Le général Guéï qui prit le pouvoir fustigea l'ivoirité dans un premier temps, puis l'endossa lorsqu'il décida de conserver le pouvoir. Nous avons oublié tout cela aujourd'hui.

Laurent Gbagbo balaya le général Guéï en 2000, mais continua d'appliquer l'ivoirité sans employer le mot. Deux ans après son avènement, une rébellion éclata au nord. De nombreux jeunes gens qui s'estimaient exclus par l'ivoirité la rejoignirent. Elle dura huit longues années et s'acheva après l'élection présidentielle de 2010 qui fut suivit d'une guerre. Une guerre qui nous coûta au moins trois mille morts. Nous avons oublié tout cela ! Ô peuple amnésique, quel sera ton châtiment ? Celui qui ne tire aucune leçon de sa propre histoire se condamne à la revivre. Oui, plus de vingt ans après, nous voici en train de rééditer la même histoire. Le même Bédié, celui qui inventa l'ivoirité, nous parle à nouveau de hold-up sur la Côte d'Ivoire.

Il nous parle sans avancer le moindre élément de preuve, de personnes à qui l'on confectionnerait des papiers dans la commune d'Abobo, certainement pour fausser notre future élection. Il nous parle également de ces étrangers que l'on a fait venir dans nos plantations et qui se sont installés à leur propre compte et agressent même les planteurs ivoiriens à qui ils disputent la propriété des terres. Et il conclut en affirmant que l'on fait en sorte que l'Ivoirien soit étranger chez lui, ce que les Ivoiriens « n'accepteront jamais ».

Pauvre peuple de Côte d'Ivoire qui ignore que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Les mêmes débats d'il y a plus de 25 ans ont refait leur apparition sur les réseaux sociaux.

On nous ressort les mêmes vieilles histoires pour nous démontrer que les autres pays sont pires que nous en matière de xénophobie. Notre pays est à nouveau en train de se diviser, et la haine pointe encore une fois le bout de son nez.

Des conflits intercommunautaires éclatent à nouveau un peu partout. Pauvres de nous !

On peut pardonner à nos enfants et petits frères de moins de quarante ans de ne pas savoir où ils mettent les pieds en engageant aujourd'hui ce débat nauséabond, mais certainement pas toi, Bédié !

On peut pardonner à ceux qui avaient mené ce débat il y a vingt-cinq ans de n'avoir pas su où il allait conduire le pays. Aujourd'hui personne ne peut dire qu'il ne le sait pas.

Venance Konan

JAK / D’autres cadres quitteront, les prochaines semaines, cette formation politique. / Mes vérités: Lucidité, raison et amour ...

« Pas pour protéger un quelconque tabouret, mais parce que le Pdci-Rda d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. La fraternité, le rassemblement et la capacité à se remettre en cause ont foutu le camp. » 

Mercredi 22 mai, le président du Sénat, Jeannot Kouadio-Ahoussou, au cours d’un séminaire de formation des 33 nouveaux sénateurs, a annoncé qu’il rejoignait le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Dans une interview accordée à Jeuneafrique.com, celui qui avait été détaché par le Pdci-Rda pour être le co-directeur de campagne du Président Ouattara au second tour de la présidentielle en 2010 et lors de celle de 2015 a donné les raisons de son ralliement à la grande famille des Houphouétistes. 

Pour lui, ce sont les ‘’enfants’’, ‘’les héritiers’’ de Félix Houphouët-Boigny qui peuvent reconstruire, main dans la main, la Côte d’Ivoire. Ils l’ont d’ailleurs si bien démontré.

Pour nous, ce choix, le président du Sénat l’a fait en toute lucidité. Il a pris le temps de la réflexion. Comme le dit un proverbe baoulé : ‘’La vieille femme ne voyage pas de la même manière que la jeune fille’’. Après avoir fait le tour de la question, il a décidé d’embarquer dans le train du développement. 

Pouvait-il en être autrement ?

La raison ne comprendra pas qu’on ne puisse pas s’engager avec le Rhdp, lorsqu’on regarde les pas de géant posés par les Houphouétistes depuis 2011. Le Pdci-Rda qui s’est retiré du mouvement des Houphouétistes a lancé, depuis le 28 mai, une guerre contre celui qui, il n’y a si pas longtemps, était présenté comme le porte-étendard de la résistance au Rhdp. On a encore en mémoire la célébration des 73 ans du Pdci-Rda. 

Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif en chef, avait, si on peut le dire, brandi trois personnes comme des trophées. Il y avait l’ancien ministre Thierry Tanoh, le président du Conseil économique, social, culturel et environnemental, Charles Koffi Diby et celui du Sénat, Jeannot Kouadio-Ahoussou. Les deux derniers cités ont aujourd’hui adhéré au Rhdp. 

Dans des cercles proches du président Bédié, on affirme que ces deux personnalités, en réalité, ne pèsent pas, pour dire qu’elles ont adhéré sans la base au Rhdp. Et au Pdci-Rda, c’est le refrain. Après l’adhésion de Daniel Kablan Duncan et Kobenan Kouassi Adjoumani, pour les proches d’Henri Konan Bédié, c’était encore : ‘’Ils ne pèsent pas’’. 

Même rengaine, après l’adhésion de Patrick Achi, Alain Richard Donwahi, Albert François Amichia, Amedé Kouakou, Emile Ebrottié et bien d’autres cadres de valeur et proches collaborateurs d’Henri Konan Bédié.

Comment un parti peut-il avoir autant de cadres qui ne ‘’pèsent pas’’ ? 

Qui sont ceux qui pèsent au sein de ce parti ?

Soyons sérieux, même si on est libre de faire des commentaires pour parler des ‘’terribles oublis de Ahoussou Jeannot’’, il faut reconnaître que c’est un leader qui fédère. C’est ici qu’intervient la raison, cette faculté propre à l'homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire, selon des principes. Ce qui nous amène à reconnaître qu’il y a bien un problème au Pdci-Rda.

Quel est donc ce parti qui se vide quasiment tous les jours ?

D’autres cadres quitteront, les prochaines semaines, cette formation politique. Pas pour protéger un quelconque tabouret, mais parce que le Pdci-Rda d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. La fraternité, le rassemblement et la capacité à se remettre en cause ont foutu le camp.

Aujourd’hui, dans ce parti, on surfe sur des certitudes, sur une majorité sociologique, car on croit pouvoir absorber le Fpi de Pascal Affi N’Guessan et le camp Laurent Gbagbo ou encore le camp Guillaume Soro parce que, tout simplement, Henri Konan Bédié serait le plus ancien des leaders. Le concernant, il faut dire que bien souvent, il a commis des erreurs de jugement. Mais nous lui reconnaissons le rôle joué dans la réunification des ‘’héritiers’’ et à travers l’Appel de Daoukro.

Nous l’avions alors tous encensé, tout comme ceux qui nous reprochent de l’accabler avaient encensé, hier, le Président Ouattara, ‘’bâtisseur hors pair’’, qu’ils attaquent aujourd’hui. Nous avions encensé Henri Konan Bédié parce que nous croyions qu’il avait été définitivement visité par la lucidité, la raison et l’amour du pays. 

Aujourd’hui qu’il rame à contre-courant, nous devons avoir la force de lui dire qu’il se trompe de chemin. Avoir le courage de lui dire de faire un aggiornamento du Pdci-Rda. Il faut s’interroger sur les nombreux départs au sein de cette formation politique depuis 1993. 

Dire que quand ‘’quelqu’un part, quelqu’un arrive’’, ce ne sont pas, pour nous, des propos d’hommes responsables. Il faut également s’interroger sur le coup d’Etat de 1999. 

Pourquoi le Pdci-Rda a-t-il perdu le pouvoir ?

Cela pourrait être l’objet d’une grande conférence au sein de parti. 

Pourquoi Henri Konan Bédié a-t-il terminé troisième à la présidentielle de 2010 ?

Un autre sujet pour une autre grande conférence. Exit ici l’idée de vol des voix. Une réflexion en profondeur et l’on comprendra tout.

Par / ETIENNE ABOUA   https://www.fratmat.info/index.php/focus/la-matinale/mes-verites-lucidite-raison-et-amour?fbclid=

 

CIV / Juste un rappel pour rafraîchir notre mémoire et informer la jeune génération. il ne se passa pas de jour sans que des rumeurs agrémentaient cette atmosphère insupportable annonçant tantôt la fuite de tel ou de tel baron du PDCI du pays.

Le vieux était vraiment angoissé face à cette fronde bien organisée. Le Président Houphouët avait une dernière carte… Cette carte était Mr Alassane OUATTARA âgé de 48 ans que Levy NIAMKE à présenter comme le gentleman des institutions internationales des finances qui avait remplacé feu le gouverneur Aboulaye Fadiga à la BCEAO. 

Par / Dr DIOMANDE Mamadou 

Après la visite de son Excellence Mr Alassane OUATTARA au vieux Aboulaye DIALLO, un souvenir d'un après-midi du mois de février 1990 m'est venu à l'esprit. Après une journée de trouble dans toute la ville d'Abidjan, la RTI annonça une édition spécial à 20H.

Il faut dire que la rue était desserte et les bureaux étaient fermés ainsi que les commerces. Tous les plans de redressements économiques pour faire face à la crise consécutive à l'application des programmes d'ajustements structurelles avaient été refusés par les syndicats, les populations et les leaders politiques. Le Président Houphouet avait le dos au mur, il ne se passa pas de jour sans que des rumeurs agrémentaient cette atmosphère insupportable annonçant tantôt la fuite de tel ou de tel baron du PDCI du pays. 

De la cité Mermoz où j'y étais, on sentait l'angoisse partout à cocody et même on la sentait chez le Président Houphouet qui essayait toutes les stratégies afin de calmer la rue mais n'y parvenait pas.

Le vieux était vraiment angoissé face à cette fronde bien organisée. C'est au cours de ce journal spécial de 20h, animé par Mr Levy NIAMKE, que nous avions vu la dernière carte du Président Houphouet pour calmer la rue et finir ses vieux jours dans l'honneur. 

Cette carte était Mr Alassane OUATTARA âgé de 48 ans que Levy NIAMKE a présenté comme le gentleman des institutions internationales des finances qui avait remplacé feu le gouverneur Aboulaye Fadiga à la BCEAO.

Il venait d'être nommé comme le Président de la commission interministérielle et ensuite comme le premier ministre avec plein pouvoir. Sa mission était de remettre le pays sur les rails et de créer la confiance non seulement entre le pays et les bailleurs de fond mais aussi de calmer la fronde sociale. Au cours de cette interview, Alassane OUATTARA dans son plan, annonça qu'il ne fera pas de réduction des salaires mais va réduire le train de vie de l'État, revoir la politique de fiscalité et assainir les finances publiques.

Il finit par demander et obtenir 100 jours de trêves au Syndicat et aux leaders politiques afin de pouvoir voir les premieres retombées de son plan. Cette sortie du joker du Président Houphouet a eu pour effet de désamorcer toutes les tensions dans le pays. 

Nous étions tous content de voir un homme de telle envergure, élégant et ayant les mains propres car n'étant pas mené à des de tourments et des surfacturations. Le gentleman des finances a su trouver des mots forts pour faire fédérer beaucoup de monde autour de son plan.

Il était le seul à aller au charbon pendant que certains barons du PDCI rasaient le mur ou s'apprêtaient à fuir le pays.

Du coup, Alassane OUATTARA va être dans le viseur non seulement de certains barons du PDCI pour les avoir fait réduire leurs trains de vie et les mettre en règle vis à vis des impôts mais aussi des frondeurs qui voyaient leur rêve de voir le vieux Houphouet fuir le pouvoir s'annuler.

Le Premier ministre Alassane OUATTARA était la fierté du président Houphouet car il était son dernier Rampart à parti de 1990.

Le vieux ne pouvait pas aller au lit sans entendre sa voix. Il était l'une des rares personnes que le vieux recevait et écoutait sans rendez-vous car il était vraiment son bouclier.

Il a évité au vieux de partir dans la honte. Si le Président Houphouet est mort au pouvoir c'est grâce au Premier ministre Alassane OUATTARA car personne ne pouvait sauver le vieux de cette fronde bien organisée de 1990. Alassane OUATTARA est celui qui a honoré le président Houphouet et continu de l'honorer en faisant respecter sa ville natale, Yamoussokro.

Le Premier ministre Alassane OUATTARA était l'espoir du Président Félix Houphouet BOIGNY. Juste un rappel pour rafraîchir notre mémoire et informer la jeune génération.

Dr DIOMANDE Mamadou

L’auteur du post sur le Ministre Ally Coulibaly et la pompe hydraulique de Niéméné en comparution publique |

Ce matin, au moment où vous lisez ces lignes, le village de Niéméné est réuni sur la place du village pour une audition publique portant sur l’implication d’Ally Coulibaly, ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, fils de cette localité, dans une histoire de pompe hydraulique. 

Le coupable est connu. Il est en ce moment en « comparution » publique devant la communauté villageoise de Niéméné, chef-lieu de sous-préfecture dans le département de Dabakala (région du Hambol). Ce jeune a fait des images dans une enceinte privée mais diffusé de fausses informations qui mettent le village dans une difficile posture. De quoi s’agit-il ? Les réseaux sociaux évoquent une pompe que le ministre Ally Coulibaly aurait fait démonter autour d’une histoire politique relative à la visite de Guillaume Soro qui était en tournée politique dans le département. 

Selon les activistes des réseaux sociaux, qui se sont assignés pour mission de peindre en noir Ally Coulibaly, et jeter le discrédit sur le pouvoir Ouattara, le cadre du RHDP qu’est le ministre aurait exigé une « déclaration » à ses parents, se désolidarisant de Guillaume Soro. Pôleafrique.info a joint le chef de village, Patrice Fofana pour être situé sur cette affaire qui prend d’autres proportions. 

Ainsi, ce matin, le chef de village a confié n’avoir pas les informations entières. « Au départ, je ne savais de quelle pompe il s’agissait. Il y a deux pompes ici au village, une réalisée par le ministre dans sa résidence et l’autre sur la route de Djinguesso. Un jeune est venu m’informer que la manche de la pompe a été emportée. Ce cas s’était déjà produit. J’ai donc informé les Sages. Hier, j’ai vu sur les réseaux sociaux cette information.

Nous n’avons jamais eu de rencontre avec le ministre sur ce point. Il a construit sa pompe à domicile. C’est la manche de cette pompe qui a été emportée pour réparation. Mais, l’autre pompe est fonctionnelle. Le sous-préfet m’a demandé ce qui se passe, je lui ai répondu ne pas en savoir plus. Aussi, ce matin, ai-je convoqué la population entière pour des échanges. Celui qui a fait le post est connu, il va s’expliquer. Peut-être a-t-il eu une discussion avec le ministre, il nous le dira. Je suis dépassé » a confié à Pôleafrique.info Patrice Fofana, le chef de village de Niéméné. Guillaume Soro, président du Comité Politique effectue une tournée politique dans la région du Hambol. Il a débuté cette tournée par le département de Dabakala avant de s’attaquer à celui de Niakara actuellement. Il doit arriver à Katiola ce vendredi pour des entretiens privés avant une concertation avec ses lieutenants, présidents des mouvements de soutien, samedi. Sûr qu’il animera un meeting dans la capitale de la poterie.

Les populations, accueillantes dans la pure tradition africaine, l’ont reçu et écouté sans écueil. Il distille son message sans anicroche. Là où des individus attendaient le pouvoir pour lui faire des difficultés, l’ex-président de l’Assemblée Nationale, circule, et rencontre la population. C’est pourquoi, cette histoire de pompe hydraulique démontée a surpris plus d’un. Dans l’après-midi, Pôleafrique.info donnera les conclusions de l’audition publique de l’auteur du post, entendu par la chefferie et la communauté villageoise en ce moment.

Par : Adam’s Régis SOUAGA Source http://www.poleafrique.info

 

COTE D'IVOIRE : INSÉCURITÉ ET SENTIMENT D’INSÉCURITÉ / Vincent Toh Bi IRIE (Préfet d’Abidjan)

"L’insécurité, c’est un ensemble de faits vérifiables : le nombre de vols à main armée, de bandits interpellés, de dealers de drogue arrêtés, d’accidents, d’attaques de domiciles, de blessés ou tués par armes à feu ou armes blanches, de meurtres, de vol à la roulotte, d’armes saisies, de corps retrouvés, etc. 

Le sentiment d’insécurité, c’est un état psychologique collectif temporaire, découlant de phénomènes tels que la rumeur, les réseaux sociaux, les unes des journaux. 

Une information fausse ou vraie relayée de différentes façons par plusieurs supports de communication créera un sentiment d’insécurité. Exemple : Les sexes masculins qui disparaissent, l’enlèvement d’enfants, la présence d’un tueur dans la ville, un meurtre non élucidé. 

Lorsque le Gouvernement dit que la sécurité s’est améliorée, c’est qu’il a combiné les statistiques de criminalité et l’état d’esprit des populations pour tirer des conclusions objectives. La constatation de réduction des chiffres n’est pas de fait une négation du sentiment de certaines populations, c’est une restitution des faits objectivement vérifiables. Ce sont ces statistiques qui permettent de dire que nous étions en 2010-2011 au même niveau d’insécurité que la Somalie et que nous sommes aujourd’hui 09 Mai 2019 au même niveau de sécurité que les grandes capitales occidentales

Mais dans une perspective sécuritaire, lorsque nous passons par exemple de 100 vols à main armée à Abidjan en une semaine à 2 vols à main armée en une semaine, nous apprécions ce résultat, fruit des efforts acharnés de toutes nos forces de sécurité, mais nous restons conscients et vigilants pour que ces 2 vols à main armée restants, eux non plus ne surviennent plus car l’objectif que nous assigne le Gouvernement, c’est 0 vol, 0 braquage, 0 drogue, 0 accident. 

Qu’il n’y ait aucune criminalité du tout est ce qui est la norme. C’est cela l’objectif

La gouvernance nouvelle du Président de la République nous demande de décloisonner les perspectives pour que les populations comprennent le travail gouvernemental (que nous représentons à Abidjan) autant que nous comprenions les soucis des populations d’Abidjan auxquels le Gouvernement s’attelle à apporter des réponses satisfaisantes."

Alassane D. Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, a salué le mardi 12 mars 2019 « la mémoire de Bernard Dadié, grand écrivain et père de la littérature ivoirienne »

 Ah ! si Bernard Dadié avait tapé dans un ballon plutôt que d’écrire des pièces de théâtre par Jean-Pierre Béjot, fondateur de La Dépêche Diplomatique

Je m’attendais à un raz de marée. Ce n’est pas tous les jours que meure une personnalité africaine plus que centenaire, appartenant à une famille qui a largement marqué de son empreinte l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest. Une personnalité africaine qui a été le témoin des bouleversements du XXè mais aussi d’un XXIè siècle déjà bien entamé et qui a témoigné de ces bouleversements dans des pièces de théâtre, des romans, des essais, des articles… Une personnalité qui, du fait de son engagement politique, a eu à subir l’emprisonnement sous la colonisation mais aussi l’ostracisme au temps de l’indépendance. Jusqu’à aujourd’hui. Bernard Dadié est mort le samedi 9 mars 2019. Il avait fêté son 103è anniversaire le 10 janvier précédent. Il était présenté depuis bien des décennies comme « un des pères fondateurs de la littérature ivoirienne ». Mais si la presse africaine s’est faite l’écho de sa mort, elle n’a pas été au-delà de l’information. Et les hommages ont été, sur le continent, bien timides tandis que les médias de l’ex-puissance coloniale ont reconnu que Dadié avait su lier étroitement tout au long de son existence, comme l’a écrit l’universitaire NicoleVincileoni, « vie, action, écriture ». Ah ! si Dadié avait été footballeur plutôt qu’auteur, l’Afrique, sans doute, en aurait plus appris sur lui, sa vie et son « œuvre ». 

Alassane D. Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, a salué le mardi 12 mars 2019 « la mémoire de Bernard Dadié, grand écrivain et père de la littérature ivoirienne » soulignant que « son œuvre riche et variée [est] enseignée dans les écoles et universités à travers le monde ». Service minimum. Henri Konan Bédié, président de la République de Côte d’Ivoire de 1993 à 1999 et qui a été le compagnon de Dadié au sein des gouvernements de Félix Houphouët-Boigny, a souligné qu’il avait été un « homme politique » et même un « homme d’Etat, ministre de la République et combattant de la liberté et de l’émancipation des peuples noirs ». Propos guère plus chaleureux que ceux de Ouattara ! Il n’est que Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, pour avoir insisté sur l’engagement politique de Dadié. « A titre personnel, a-t-il écrit dans son hommage, je te sais infiniment gré de l’amitié dont tu m’as honoré et qui s’est exprimée par ton soutien à mon endroit quand, à peine parvenu au pouvoir, après des décennies de lutte pacifique, des forces réactionnaires et violentes se sont liguées contre moi et mon gouvernement pour barrer notre chemin vers la liberté de nos peuples. En effet, il ne t’a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que lesdistes forces sont les mêmes que toi et tous nos illustres devanciers, aviez combattues naguère ».

Respect et dignité pour l’Afrique 

Le tutoiement de l’un, la distanciation des autres. C’est chez Christine Binlin-Dadié, la fille de Bernard Dadié, qu’il faut chercher l’explication à ce comportement. Son père, disait-elle en 2018, a mené le combat pour « la souveraineté de la Côte d’Ivoire, le respect et la dignité de l’Afrique », quand le régime en place actuellement à Abidjan est celui des « descendants des colons » avec « la France au devant de tout cela ». Un combat dans lequel s’est engagé Bernard Dadié très tôt. Et qui lui vaudra d’être arrêté et emprisonné pendant un an à la suite des manifestations du 6 février 1949. Ce jour-là, Dadié fait partie du groupe des « Huit », les victimes du « péchoutage » (du nom du gouverneur de l’époque, Laurent Elisée Péchoux qui, en 1948, avait pris la suite de André Latrille jugé trop conciliant à l’égard du RDA). Dadié, sous le blaze de Mourou Ben Daouda, incarcéré à la prison de Grand-Bassam, écrira des vers restés célèbres : « Nous vivrons parce que toujours sur la brèche. Nous nous battrons pour la paix. Nous nous battrons pour la liberté. Nous saisirons les bellicistes au collet. Et sur leurs méfaits ferons le jour, un jour cru ». 

Le mouvement insurrectionnel qui va enflammer la colonie de Côte d’Ivoire en 1949-1950 (Laurent Gbagbo évoquera une « deuxième pacification » après celle menée par le gouverneur Gabriel Angoulvant en 1910) va être marqué par la Grande Marche sur la prison de Grand-Bassam organisée par les femmes ivoiriennes le 24 décembre 1949 et le boycott du commerce français. Bouaflé, Dimbokro, Séguéla vont se soulever. Félix Houphouët-Boigny sera dans le collimateur de l’administration coloniale, sauvé par la mobilisation des Ivoiriens qui convergeront alors vers Yamoussoukro (c’est lors de ces événements que le sénateur Biaka Boda sera enlevé, torturé et décapité par des gendarmes non loin de Bouaflé). L’année 1950 s’achèvera sur un bilan officiel de plus de cinquante morts, des centaines de blessés et 5.000 détenus. 

L’histoire de Dadié est celle-là, celle de ce combat pour « la souveraineté de la Côte d’Ivoire, le respect et la dignité de l’Afrique ». Il y a quelques jours, à l’occasion des cérémonies célébrant le centenaire de la Haute-Volta, le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, a affirmé : « Il n’y a pas d’avenir pour un pays si cet avenir n’est fondé sur l’histoire et les leçons que nous devons tirer de cette histoire ». Que le pays qui a vu naître (et combattre) le professeur Joseph Ki-Zerbo, un des plus prestigieux des historiens africains, soit dans cette démarche ne saurait étonner. Que la Côte d’Ivoire, qui a eu pour président un historien non négligeable en la personne de Gbagbo, préfère le ressentiment à la vérité historique ne peut que désoler ceux qui se refusent à penser que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».

Dadié a été, pendant dix ans (1977-1986), ministre de la Culture de Houphouët. Sans jamais être, dira-t-il, ni houphouëtiste ni anti-houphouëtiste « mais RDA ». Et quand la Côte d’Ivoire va basculer dans la crise, il présidera le Congrès national de résistance pour la démocratie (CNRD) dont la secrétaire générale n’était autre que Simone Gbagbo. C’est pourquoi, sans doute, quand Rosalie Binlin-Dadié Koutoua, l’épouse de Bernard Dadié et sa compagne dans le combat pour une indépendance totale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, est morte en janvier 2018 ceux qui sont au pouvoir à Abidjan ont laissé penser qu’ils n’entendaient pas participer à ce deuil. Ce qui n’avait pas été le cas, quelques mois auparavant, en septembre 2017, quand est morte Hortense Aka-Anghui, la sœur de Bernard Dadié et l’épouse de Joseph Aka-Anghui, une figure majeure du PDCI tandis que son mari a été un des chefs d’entreprises emblématiques de la Côte d’Ivoire de Houphouët. Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, Daniel Kablan Duncan, Amadou Gon Coulibaly, Guillaume Kigbafori Soro, Henriette Dagri Diabaté, etc. étaient en tête des personnalités citées dans l’avis de décès. 

Formaté par Maran et McKay 

Nul ne peut oublier cependant que, étant né en 1916, Dadié, dès lors qu’il se consacrera à l’écriture, aura été un des pionniers de l’Afrique francophone en la matière. Il le doit à Charles Béart et à son épouse, un couple de Français « pédago ». Lui est normalien (ce qui, à cette époque, signifiait quelque chose) et a combattu pendant la Grande Guerre dans l’aviation. Au début des années 30, il va diriger l’Ecole primaire supérieure (EPS) de Bingerville avant de s’installer au Sénégal où il sera le directeur de la prestigieuse école William Ponty, à Gorée. Fou de théâtre – il va faire construire le premier théâtre à l’italienne d’Afrique « noire » francophone – il va rapidement percevoir les potentialités de Dadié (élève de « Ponty ») et s’efforcer de les promouvoir. Le monde « noir » est alors en pleine effervescence. Un Français d’origine guyanaise, René Maran, a décroché en 1921 le Goncourt pour son livre « Batouala, véritable roman nègre » qui fera de lui le premier prix Goncourt « noir ». Batouala, que Béart fera lire à Dadié, était considéré comme la « dénonciation des méfaits de la colonisation » ; sa publication signifiera d’ailleurs la fin de la carrière administrative de Maran dans les colonies françaises. Dix ans plus tard, en 1931, se tiendra à Vincennes, L’Exposition coloniale qui, en s’efforçant de faire la propagande de « l’œuvre coloniale française », ne manquera pas de placer sous les projecteurs celles et ceux qui, appartenant à la diaspora africaine dans le monde, avaient lancé La Revue du Monde noir ici, Harlem Renaissance ailleurs. Le « nègre » est alors, nécessairement « Américain » ; et s’il n’est pas « Américain » c’est qu’il est « Antillais ». Et s’il n’est pas « Antillais », c’est qu’il est « Sénégalais » quelle que soit sa terre d’origine. C’est le temps du « Nouveau Noir » qui entend marquer la fin du temps du « bon Nè-Nègre ». Dadié va découvrir cet univers en Noirs et Blancs dans « Banjo », écrit en 1928 par Claude McKay, un romancier jamaïcain. « Banjo » se passe à Marseille, une ville plurielle à l’histoire singulière où, au sein de La Fosse, le Quartier Réservé, cohabitent Noirs américains, Sénégalais, Martiniquais. Ray, un Noir américain personnage clé de « Banjo », dit : « Vous, les Noirs instruits, vous êtes perdus et vous ne pourrez vous retrouver que dans les racines de votre peuple. Vous ne pouvez pas prendre pour modèles les jeunes Blancs, instruits et arrogants, dans une société qui établit sa prospérité sur la conquête impériale. Ces jeunes Blancs si dorlotés peuvent se permettre de mépriser les brutes de leur race qui s’échinent au bas de l’échelle sociale ».

Difficile de ne pas penser à Dadié quand on lit ces lignes, un Dadié qui, né dans une famille d’Africains « assimilés » (son père, Gabriel Dadié, a été le premier citoyen français d’origine ivoirienne, un proche de Félix Houphouët avec lequel il fondera le Syndicat agricole africain/SAA), basculera tout naturellement du côté de Gbagbo plutôt que de celui de Bédié et de Ouattara. « Dès le début, et avec constance, il a opté pour l’émancipation totale dans et par l’indépendance » a écrit Nicole Vincileoni qui, au-delà de l’œuvre théâtrale et littéraire de Dadié, a eu accès à ses écrits journalistes dans La Communauté, Le Réveil, Le Démocrate d’Abidjan… mais aussi à ses textes publiés par Présence africaine. 

On peut ne pas apprécier l’engagement politique de Dadié auprès de Gbagbo (tout en saluant les fondamentaux politiques et sociaux qui l’ont conduit à ce choix), on peut penser que son œuvre théâtrale et littéraire est trop souvent empreinte de sentiments humanistes qui parfois confinent à la morale « révolutionnaire », on ne peut nier que Dadié est, par sa vie et son œuvre, une personnalité qui, au-delà de la Côte d’Ivoire, au-delà de l’Afrique, aura été le témoin de son siècle. Et qu’il convient de ne pas oublier !

Par : Jean-Pierre Béjot La Ferme de Malassis (France) 17 mars 2019

Côte d'Ivoire / Privatisation des CHU ? Non !!! Il s'agit d'un changement de statut conférant désormais une obligation de résultats aux dirigeants.

Lu sur le mur Facebook d’Yves Roger Claver / Moi-même je n'aime pas Ouattara. Mais quand il y'a la vérité, il faut s'y faire... 

Jusqu'ici les CHU étaient inscrits dans les registres des centres hospitaliers universitaires avec une vocation purement administrative placés sous la tutelle directe du ministre en charge de la santé. Les dirigeants des CHU géraient ces centres sans véritables objectifs, se contentant juste de gérer le budget de l'établissement sans réelle politique de gestion. Comprenez qu'avec le changement de statut, les CHU ne seront plus administrés mais gérer au sens propre du terme. C'est dire qu'on quitte l'hôpital-administration pour être des hôpitaux-entreprises...c'est d'ailleurs la nouvelle norme internationale : on parle désormais de management hospitalier là où l'on parlait d'administration hospitalière. Ça change tout et c'est même une obligation avant la mise en pratique de l'assurance maladie universelle. Moi-même je n'aime pas Ouattara. Mais quand il y'a la vérité, il faut s'y faire...

Lu sur le mur Facebook d’ Yves Roger Claver  / Je vous le dis. Ne vous fiez pas aux informations malsaines et erronées des propagandistes de la toile. Les CHU ne sont pas privatisés et ne le seront pas (même pas partiellement). En réalité, il n'en est rien. Nos CHU changent de statut, passant de centres hospitaliers universitaires à celui d'hôpitaux publics avec un modèle de gestion calqué sur le privé. En agissant ainsi, l'État se désengage des dépenses de fonctionnement (budget) de ces hôpitaux puisque l'assurance maladie universelle prend la relève.

Les directeurs ne seront plus nommés mais choisis par appel à candidature avec une obligation de résultats vu que les hôpitaux auront un statut à part leur conférant des bénéfices à réalisés. 

Voyez-vous, notre compatriote Tidjane Thiam a été directeur du géant britannique de l'assurance "Prudential" en étant ivoirien, alors que Prudential est la maison d'assurance des anglais, à l'image de notre AMU. C'est le même principe que le gouvernement ivoirien vient d'adopter en côte d'Ivoire. Plus question de s'ingérer directement dans le fonctionnement des hôpitaux de hauts plateaux. Les hôpitaux doivent eux-mêmes s'autofinancer avec les ressources engrangées par l'AMU. Ce qui suppose aussi que désormais chaque individu vivant sur le sol ivoirien est tenu obligatoirement d'avoir une couverture maladie universelle pour être pris en charge dans les hôpitaux. Ne nous parlez pas de cas sociaux.

La couverture maladie universelle vous donne la possibilité de prendre en charge un peu plus d'une personne. De plus, les hôpitaux seront compétitifs d'autant plus qu'ils pourront signer des contrats de prestations avec des hôpitaux européens, faire intervenir les meilleurs professeurs d'ici et d'ailleurs quand cela le nécessitera, transférer des malades vers des points focaux spécialisés. Pour tout dire, l'objectif du gouvernement est de créer un meilleur cadre de prise en charge des demandeurs de soins sans être dans la contrainte d'assurer les dépenses de fonctionnement des hôpitaux publics.

Et au risque de me répéter, je vous le dis, il ne s'agit pas d'une privatisation des CHU mais d'un changement de statut ouvrant la voie à un modèle de fonctionnement calqué sur le privé. Quand Prudential coulait vers la faillite, les anglais ont redéfini le statut de cette maison d'assurance, en lui donnant un caractère de gestion fondé sur le privé, puis ont fait appel à Thiam pour la gestion. Résultat : Prudential a repris du poil de la bête et engrange des bénéfices permettant d'offrir les meilleures prestations du moment au peule anglais. En côte d'Ivoire, nous avons le chic de décrier le manque de médicaments et une prestation au rabais dans les CHU oubliant que c'est l'État qui subventionne nos soins par le système du tiers payeur.

Cela ne pouvait plus continuer puisque les ressources de l'État ne suivent pas ou ne suffisent plus à combler le budget des CHU. Maintenant, tout change avec l'AMU.

Chaque ivoirien sera à même d'exiger les meilleures prestations de soins et les hôpitaux auront l'obligation de nous fournir les meilleurs soins puisque nous sommes désormais assurés. Et pour mener à bien les prestations de soins, par une utilisation rationnelle et optimale des cotisations de l'AMU, il fallait d'urgence et impérativement changer le statut des CHU pour en faire des hôpitaux publics de haut niveau dont la gestion sera calquée sur le modèle du privé, à l'image de Prudential en grande Bretagne dont la gestion avait été confiée à notre compatriote Tidjane Thiam.

Ne vous laissez donc pas étouffer par ceux qui ne savent rien d'une privatisation et encore moins de l'organisation d'une fonction publique hospitalière.

La cote d'Ivoire est même en retard dans la mise en œuvre de cette politique de couverture maladie. Ça ne pouvait plus être le cas depuis 1999 selon les statistiques de prise en charge médicale des ivoiriens.

Par : Yves Roger Claver

Par : Venance Konan /  Depuis quelque temps, Bédié a retrouvé la parole. Une parole que l'on n'a plus besoin de chercher à interpréter. Alors il parle. Oh qu'il parle ! Trop ? Oui, trop, disent certains. Vraiment trop pour un chef

"Faut-il incriminer son grand âge ? « Ô vieillesse ennemie ! » En principe en Afrique le grand âge est plutôt signe de sagesse... 

On le connaissait surtout pour ses silences énigmatiques que chacun interprétait à sa guise. Il est lui-même par nature plutôt taiseux, et puis, dans sa culture, le chef ne doit pas parler en public. Et chef, il l'est. Il est fils de chef, et il a occupé plusieurs postes de chef avant d'occuper celui de chef de l'Etat ; et aujourd'hui il est celui de son parti politique. Avant son divorce d'avec Alassane Ouattara, on disait même qu'il était le co-chef de l'Etat. Pour ses laudateurs, les silences de Bédié relevaient de la très haute stratégie, puisque chacun pouvait mettre ce qu'il voulait sur ses lèvres sans que cela ne l'engage. Depuis quelque temps, Bédié a retrouvé la parole. Une parole que l'on n'a plus besoin de chercher à interpréter. Alors il parle. Oh qu'il parle ! Trop ? Oui, trop, disent certains. Vraiment trop pour un chef. Surtout que souvent çà vole très bas. 

Où est donc passée la fameuse retenue du chef Akan ?

Qu'arrive-t-il donc à Bédié ?

Aux chefs traditionnels de sa tribu qu'il a récemment rencontrés à Yamoussoukro, il a expliqué que sa rébellion contre Alassane Ouattara serait motivée par la volonté de celui-ci de faire disparaitre le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) qu'il préside, à travers la création du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), et de ne pas laisser le pouvoir à un candidat issu de ce PDCI en 2020.

Cela justifie-t-il qu'il parle autant en descendant parfois dans la poubelle ? 

Faut-il incriminer son grand âge ?

« Ô vieillesse ennemie ! » En principe en Afrique le grand âge est plutôt signe de sagesse.

Mais les paroles que nous fait entendre le président du PDCI ne semblent pas devoir toujours être rangées sous le sceau de la sagesse. Pour revenir à ses griefs, Alassane Ouattara s'est-il opposé à cette alternance proposée par M. Bédié à travers son appel de Daoukro en septembre 2014 ? Je n'en sais rien. Mais je sais qu'après cet appel, la constitution a été modifiée et un poste de vice-président de la république a été créé et confié à un homme issu du parti de Bédié, M. Daniel Kablan Duncan en l'occurrence. Il a été également créé un sénat dont la présidence a aussi été confiée à un proche de Bédié. Il se murmurait alors que l'ambition du président Ouattara pour 2020 était de voir un tandem formé par Duncan et Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre, concourir pour le compte du RHDP qui regrouperait principalement le PDCI de Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. Ainsi la question de l'alternance aurait été réglée, tout en ne mécontentant pas les militants du RDR qui n'avaient pas dit qu'ils voulaient céder le pouvoir qu'ils avaient tant souffert pour conquérir après seulement dix ans de son exercice, sans l'avoir perdu dans les urnes ou autrement. 

Apparemment, l'alternance, Bédié la voulait pour lui-même. Et c'est là que les choses  semblent coincer. Pour le Chef de l'Etat, il est temps que Bédié et lui cèdent le pouvoir à d'autres personnes. De nombreux militants du PDCI refusent eux aussi d'envisager une nouvelle candidature de Bédié, compte tenu de son âge et de son parcours. Il aura 86 ans en 2020. Et ces militants estiment qu'après avoir eu le parcours qui est le sien, le président du PDCI devrait éviter de mener le combat de trop. Mais il y en a beaucoup d'autres, au sein de son parti, qui encouragent une telle candidature. Bédié lui-même ne l'exclut pas.

Apparemment Bédié et certaines personnes autour de lui n'ont pas encore digéré la façon dont il a perdu le pouvoir en 1999. Pour eux, il est logique qu'il termine en 2020 ce mandat écourté de manière scélérate par le coup d'Etat militaire. Ils ne se posent évidemment pas la question de savoir pourquoi une telle chose a pu arriver aussi facilement en 1999, et si le « vrai héritier » que leur champion prétend être a vraiment su protéger l'héritage qui lui avait été confié. 

Alors, Monsieur Bédié serait-il actuellement en pré-campagne ?

Cela y ressemble beaucoup. Mais pour le moment il ne propose pas de politique alternative, se contentant d'envoyer des flèches plus ou moins empoisonnées à celui qui est redevenu son adversaire, pour ne pas dire son ennemi, Alassane Ouattara. Et tous les opposants, anciens ou nouveaux de M. Ouattara sont subitement devenus des héros pour M. Bédié, nonobstant leurs passés. Ainsi Guillaume Soro est-il devenu son fils bien-aimé pour qui il esquisse des pas de danse lorsqu'il foule le sol de son village, Gbagbo est redevenu quelqu'un de très bien, et je suppose qu'il aura droit lui aussi à des pas de danse le jour où il se rendra à Daoukro, et Alassane Ouattara a perdu, de par la volonté de Bédié, le nom que les chefs Baoulé lui avaient donné en 2010, lorsqu'il s'entendait encore avec lui.

N'est-ce pas un peu enfantin ? 

Pour le moment, Bédié ne s'adresse qu'aux chefs Baoulé.

Se souvient-il que la Côte d'Ivoire va au-delà de sa seule tribu, que son parti est censé regrouper toutes les ethnies de ce pays ? 

 Je ne crois pas qu'il rende service à son parti en donnant le sentiment que le PDCI se résume au seuls Baoulé.

Qu'il aille aussi rencontrer les chefs des autres régions, au sud, au nord, à l'ouest, à l'est....Il est vrai que depuis que l'héritage est tombé entre ses mains, le PDCI a perdu son nord et son ouest, et depuis quelque temps, plusieurs cadres de plusieurs régions sont en train d'aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte.

Par/ Venance Konan 

P S / Le titre est de l'administrateur du site 

 

A lire aussi :  Joël N’GUESSAN  Côte d'Ivoire/ Rencontre Bédié- chefs traditionnels à Yamoussoukro:

Le Ministre Joël N’GUESSAN (Vice-président du RDR) :

« Le reniement de Henri KONAN BEDIE est choquant » Le Président Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire du Rassemblement Démocratique Africain) qui prétend et clame sur tous les toits qu’il est l’unique héritier de Félix HOUPHOUET BOIGNY, est allé rencontrer les chefs coutumiers et traditionnels Baoulé le 06 mars dernier à Yamoussoukro, pour se dédire.

Il a remis en cause à cette occasion, sa promesse de 2010, où il a dit publiquement de soutenir Alassane OUATTARA, qui a été baptisé ce jour-là « ALLAH GNISSAN » par l’ensemble des 2000 chefs baoulés réunis à la résidence de Félix Houphouët Boigny.  Je peux comprendre que les réalités politiques du moment poussent les uns et les autres à se renier. Comme le dirait l’autre, les réalités politiques s’imposent surtout par ces temps de courses effrénées à la présidentielle de 2020.

Mais, ce qui est surprenant, c’est qu’une personnalité politique de la trempe du Président Henri KONAN BEDIE puisse se renier aussi vite. Comment comprendre qu’après avoir juré sur la tombe de Félix Houphouët BOIGNY, d’apporter un soutien sans faille à Alassane OUATTARA, il puisse venir, quelques années après dire que « je renie ce que j’ai dit en 2010 ». Il ose demander à ses quelques militants de débaptiser Alassane OUATTARA : il ne doit plus s’appeler « Allah GNISSAN » Il demande aussi de « HUER » ceux qui viennent parler de Félix Houphouët-Boigny sans son accord. Il prétend que des promesses lui ont été faite pour une alternance en 2020 ; comme si le peuple n’a rien à dire dans un système démocratique.

Nous sommes dans un délire digne des personnes qui sont devenues séniles. Il oublie que son soutien à Alassane OUATTARA lui a valu, entre autres milliers d’avantages, un pont qui porte son nom. Le troisième pont de la ville d’Abidjan, le « le Pont Henri KONAN BEDIE » après celui des illustres personnalités que sont Félix Houphouët-Boigny et Charles DE GAULE. Chez nous, le baoulé, un chef qui se renie et qui se comporte ainsi, prouve qu’il n’a pas la sagesse nécessaire pour diriger et surtout conduire son peuple sur du long terme.  Un chef ne se renie pas, il assume. Un Chef réfléchit par deux fois avant de prendre des engagements surtout devant le cercueil de Félix Houphouët-Boigny.

Le reniement de Monsieur Henri KONAN BEDIE est choquant pour nous qui avons encore quelques relents de culture baoulé malgré notre relatif jeune Age. Ce qui nous confirme comme nous l’avons déjà dit que Monsieur Henri KONAN BEDIE était une erreur de casting dans le choix du successeur de Félix Houphouët-Boigny.

Messieurs Philipe Grégoire YACE, Jean KONAN BANNY, Mathieu EKRA etc., auraient pu mieux gérer cet héritage de Félix Houphouët-Boigny qui a été détruit et galvaudé par les tenants de l’Ivoirité et de la dérive identitaire. Nous sommes en 2019, un an avant l’échéance électorale de 2020.  Ceux qui ont quelque chose à proposer aux ivoiriens doivent maintenant faire savoir leurs projets de sociétés. Rencontrer les Dioulas, le Guérés, les Attiés, les Brons, le Krous et Bété ou les Baoulés n’est pas un projet de société. Les ivoiriens veulent savoir qui peut leur apporter les centres de santé et les médicaments, les écoles et les logements de maitres, les routes et les ponts, l’électricité et l’eau, les emplois pour les jeunes et les femmes en milieu rural et urbain, la sécurité, la sérénité et la paix. 

Les débats ou actions politiciens qui consistent à se replier sur nos ethnies ne les intéressent pas. Alors, honte à tous ceux qui n’ont rien compris des aspirations profondes de nos millions de jeunes et de femmes qui sont fatigués des politiciens qui ne prospèrent que parce qu’ils sèment la division et encouragent les dérives identitaires. Je vais régulièrement rappeler ces vérités à ceux qui veulent conduire la Côte d’Ivoire sur des chemins hasardeux.

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Vice-Président du RDR chargé de la Région du Bélier et du District Autonome de Yamoussoukro

L'INSTANTANEITE DE LA VIE MODERNE INSTAURE DE NOUVEAUX RAPPORTS POLITIQUES ENTRE LE POUVOIR CENTRAL ET LE CORPS SOCIAL

Face à la dictature de l'horizontalité, l'action gouvernementale a besoin de plus de pédagogie. La problématique de l''intelligibilité de l'action est brouillée par l'impatience sociale que nourrit le rythme médiatique, parce que plus rapide que le rythme politique.

Par: Pierre SOUMAREY  

Nous sommes plus dans les annonces que dans les effets de l'action. Dans ce traitement spontané et circulaire de l'information, on oublie que l'économie a ses règles et ses réalités, que la politique a ses contraintes et ses nécessités.

On pense que tout se vaut, et on donne dans la facilité. On lynche en public.

Tout y passe. Cependant, nous sommes dans les émotions, le marketing politique et au mieux dans des analyses à courte vue.

Je souhaite dire aux Ivoiriens, ici et maintenant, de prendre du recul par rapport à l'action Gouvernementale, car il est une évidence, le Président OUATTARA a une réflexion stratégique au sens le plus global du terme et une vision de la Côte d'Ivoire à très long terme.

On peut être d'accord ou pas avec lui, on peut l'aimer ou le détester, mais il ne demeure pas moins le fait que le maillage de son action constitue une réalité incontestable. Celle-ci est profondément transformatrice. Nous en avons seulement que les premiers signaux. Les effets s'en feront pleinement sentir entre 2020 et 2025 voire 2030.

Ne faisons pas un mauvais procès à des serviteurs de l'État, qui lui consacrent entièrement leur énergie, leur santé, leur vie familiale, leur intelligence et leur disponibilité. Être aux affaires, c'est autre chose que de gérer la parole ou que de céder à la mode "bien-pensante" en fustigeant et critiquant tout. Soyons donc critique tout en étant parfaitement réaliste. Ne donnons pas dans la facilité.

Pour aller à l'émergence véritable, il est indispensable voire incontournable, que nous maintenions le cap sur la lancée actuelle pendant encore les 20 prochaines années à venir, tout en améliorant progressivement et constamment les paramètres du processus devant nous y conduire. La stabilité politique et la continuité programmatique sont donc une nécessité pour la Côte d'Ivoire. 

Avec quelle équipe et quel camp envisager l'avenir dans le contexte de 2020 ?

Je pense honnêtement que ce pont peut être établi avec ceux qui ont une juste compréhension de cet enjeu majeur, qui partagent cette vision à long terme et possèdent la volonté de poursuivre le travail entamé.

Il s'agira pour eux d'apporter les correctifs qui s'avèrent nécessaires ici et là, à l'épreuve des faits et du temps, notamment au niveau du renforcement des facteurs endogènes de notre développement, de l'amélioration substantielle de notre recherche et développement, de la mutation technologique des modes de production, de la promotion de l'innovation, de l'intensification de la transformation locale et l'industrialisation, et enfin de la maîtrise souveraine de notre économie entre les mains d'un entreprenariat national.

Il y a donc un boulevard qui peut être porté par une nouvelle génération avec une vision " du changement dans la continuité". où le pouvoir central sera plus "connecté" avec les réalités sociales, l'administration de la fonction publique plus performante et le Gouvernement plus distant du corps social sur le plan politique et démocratique. 

Je pense à de nouveaux visages qui n'appartiennent pas au sérail politique et qui ne sont pas impliqués dans la crise que nous avons connue. Je pense à un renouvellement du personnel politique en mieux et non le contraire. Je souhaite une stabilité avant et après 2020 (cadre institutionnel et macro-économique, paix publique, consensus national sur des fondamentaux pour engager la réforme qui nous permettra un changement d'échelle....)

Fête du travail : Le discours du président Alassane Ouattara - YouTube https://www.youtube.com/watch?v=dx9jylWst54

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