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Adama Diomande

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

URL du site internet: http://www.addl-association.info

(Adjoumani) Il ne viendra jamais à l’esprit du Président Ouattara de « débaptiser » le pont HKB

"Les grands hommes d’État ne volent jamais bas. C’est pourquoi, en dépit de toutes les attaques dont il est la cible de la part du Président Bédié, il ne viendra jamais à l’esprit du Président Alassane Ouattara de « débaptiser » le pont HKB. Un grand homme doit rester un grand, dans l’âme. Être un nouvel opposant n’est pas une licence pour s’en prendre à tort à tous ses alliés d’hier...

« Tout se passe comme si dans la tête du Président Bédié, les vrais baoulé, ce sont ceux qui sont avec lui et les faux Baoulé, ce sont tous ceux qui ne partagent plus ses orientations politiques », déplore le président du mouvement sur les traces d’Houphouët-Boigny, dans cette déclaration suite à la sortie du Président Bédié mercredi 6 mars 2019 à Yamoussoukro. Le mercredi 6 mars 2019, à l’occasion d’une rencontre improvisée avec des chefs traditionnels Baoulé à Yamoussoukro, le Président Henri Konan Bédié s’est illustré, encore une fois, à travers des propos haineux, tribalistes et choquants.

En effet, dans son adresse aux chefs, le président du PDCI-RDA a osé demander à ces gardiens de nos us et coutumes, ces têtes couronnées qui sont l’incarnation de la noblesse de nos traditions ancestrales, de huer certains de leurs enfants, comme le Ministre Amédée Kouakou, tout simplement parce que ceux-ci auraient commis le sacrilège de défendre des opinions politiques différentes de la sienne.

Pourquoi, veut-on faire jouer à nos distingués chefs traditionnels un rôle aussi vil que déshonorant pour leur statut ? Pourquoi vouloir à tout prix obliger des chefs traditionnels qui sont en réalité des vecteurs d’unité et de rassemblement, à adopter une telle posture, si ce n’est de les rendre ridicules ?

Non Monsieur Bédié, le rôle d’un chef, ce n’est pas de huer, ce n’est pas d’insulter, de chasser ou de rejeter un fils, tout simplement parce qu’il pense et réfléchit différemment de vous. Que deviendrait en effet la Côte d’Ivoire si l’on demandait aux chefs des autres régions non acquises au PDCI-RDA de huer les envoyés du Président du PDCI-RDA si ces derniers s’aventureraient pour des besoins politiques dans leurs zones ?

Comment quelqu’un qui prétend prôner le rassemblement de tous les Ivoiriens sans exclusive, à travers une nouvelle plateforme peut-il tenir des propos aussi choquants ?

Aujourd’hui, nous comprenons mieux ce qui s’est passé lors du Bureau Politique du 17 juin 2018 où les plus hautes autorités de l’État, à savoir le Vice-président de la République, SEM Daniel Kablan Duncan, les présidents d’Institutions Jeannot Ahoussou Kouadio, Charles Diby Koffi et plusieurs ministres ont essuyé des huées au siège du PDCI-RDA, en présence du Président Bédié.

En réalité, cet acte n’était pas le fait des jeunes instrumentalisés comme on l’avait pensé. Ils ont plutôt agi sur recommandation du Président Bédié qui a affiché ce jour-là, un sourire et un silence approbateur devant ces agissements qui avaient choqué plus d’un.

Pour rappel, au moment où le Président Alassane Ouattara était baptisé « Allah Gnissan » en 2010, il y avait plus de 2000 chefs réunis dans la cour du Président Félix Houphouët-Boigny.

Hier, c’est devant, à peine 150 chefs Baoulés convoyés de toute part que le Président du PDCI-RDA aurait cassé ce baptême, signe que nos têtes couronnées du Centre n’ont pas adhéré à son acte. Pis, c’est dans une salle de la mairie de Yamoussoukro qu’il s’est exprimé en lieu et place de la cour du Président Houphouët-Boigny comme c’était le cas en 2010. Tout se passe en effet, comme si dans la tête du Président Bédié, les vrais baoulé, ce sont ceux qui sont avec lui et les faux Baoulé, ce sont tous ceux qui ne partagent plus ses orientations politiques.

Ainsi, après avoir inoculé le virus de la division dans le corps de la nation Ivoirienne à travers le concept de l’ivoirité, voilà que M. Bédié veut aujourd’hui créer une autre ségrégation entre les Baoulé, en distinguant les vrais Baoulé des faux Baoulé. Jusqu’où ira-t-il ? En demandant aux chefs Baoulé de huer le Ministre Amédé Kouakou qui est le premier Vice-président du Mouvement SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY, le Président Henri Konan Bédié demande aussi à ces derniers de nous huer tous. En d’autres termes, si moi, un Abron, je me rends au pays Baoulé, les chefs doivent me huer. Or, en vertu de l’alliance qui unit nos deux peuples, un Baoulé ne peut pas huer un Abron et Vice-versa. Là encore, M. Bédié, dans son obsession à préserver son prétendu bastion, veut fouler aux pieds cette alliance entre Baoulé et Abron. Et cela est grave pour la cohésion pacifique scellée depuis des générations par nos ancêtres.

Le nouveau concept « Un Baoulé reste un Baoulé » exprimé en son nom selon son porte-parole, pour renforcer l’idée selon laquelle les Baoulé, les vrais sont ceux qui épousent de façon inconditionnelle sa ligne de pensée et sa trajectoire politique. Le RHDP ne fait rien d’autre que promouvoir l’Houphouétisme et ses valeurs. Le RHDP veut immortaliser Houphouët-Boigny et ses œuvres. Le Président Houphouët-Boigny n’a jamais fait du peuple Baoulé son bastion pour gouverner la Côte d’Ivoire. Il a toujours œuvré à rassembler les Ivoiriens de toutes les origines.

Les grands hommes d’État ne volent jamais bas.

C’est pourquoi, en dépit de toutes les attaques dont il est la cible de la part du Président Bédié, il ne viendra jamais à l’esprit du Président Alassane Ouattara de « débaptiser » le pont HKB. Un grand homme doit rester un grand, dans l’âme. Être un nouvel opposant n’est pas une licence pour s’en prendre à tort à tous ses alliés d’hier.

Au moment où le Ministre Amédé Kouakou a choisi d’emprunter les traces d’Houphouët-Boigny, pour le développement initié par le Président Alassane Ouattara, le Président Bédié décide d’être sur les traces des opposants d’Houphouët-Boigny dont il se réclame digne héritier.

Dans tous les cas, pour prouver que nous aussi, nous sommes liés au peuple Baoulé à travers Houphouët-Boigny, je lui donne rendez-vous le 23 mars 2019 à Bouaké, au cœur du pays Baoulé.

KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

Porte-Parole Principal du RHDP

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Patrick Achi "Les circonstances de la vie politique m’ont conduit depuis à faire le choix, en tant que SG du PDCI-Renaissance, de la famille des Houphouëtistes (RHDP)...

Dans une déclaration officielle faite depuis Adzopé, le Secrétaire général de la Présidence et désormais secrétaire général de PDCI-Renaissance. 

Lors des élections régionales d’octobre 2018, la liste que nous avons conduite à la victoire, a été une liste que nous avons volontairement voulue être consensuelle. Les circonstances de la vie politique m’ont conduit depuis à faire le choix, en tant que SG du PDCI-Renaissance, de la famille des Houphouëtistes (RHDP). 

Ce choix, je voudrais vous dire à tous ici, à vous mes parents, proches et intimes, que je l’assume pleinement. 

On peut ne pas partager ces choix, mais pour ceux qui me connaissent vraiment, on ne peut pas remettre en cause le fait qu’ils ont été le fruit de réflexions mûres et de convictions profondes. 

Patrick Achi

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Fédération Ivoirienne de Football (FIF). Eugène Marie DIOMANDE « Je ne veux m’inscrire dans une campagne injurieuse »

Le dirigeant sportif qui vient rependre sa place dans le débat footballistique ivoirien, espère créer un climat apaisé. 
Le président du SEWE sport de San Pedro joint au téléphone par un site web media en ligne a tenu à faire d’importantes précisions concernant cette annonce. 

Eugène DIOMANDE a souligné d’entrée qu’il ne peut rester à plus de 6000 km de son pays pour annoncer sa candidature, selon lui, se serait faire une injure à ses pairs, avant d’expliquer.

En effet Vendredi 01 Mars 2019 -Le club français de ligue 2A Ajaccio a annoncé via son site qu’Eugène Marie DIOMANDE est candidat à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF).

« Le président du SEWE Sports de San Pedro, souvent en visite à Ajaccio pour observer le football professionnel, est candidat à l’élection présidentielle de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) », a écrit le club Corse.

« Je ne pas veux m’inscrire dans une campagne injurieuse », souligne-t-il avant de poursuivre.

« Je ne critique pas l’actuelle équipe dirigeante de la FIF Rechercher FIF. J’avoue qu’elle a apporté beaucoup, mais il faut reconnaitre qu’il y a des défaillances. 

La FIF a travaillé avec ses moyens. Ils ont fait des résultats, il faut le reconnaitre. Mais j’estime que je peux apporter beaucoup au football ivoirien avec les l’aide des autres dirigeants.

Mais pour l’heure je n’ai encore rien décidé en ce qui concerne ma candidature en 2020 », a conclu Eugène Marie DIOMANDE.

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Le président du Nigeria Muhammadu Buhari réélu pour un mandat de quatre ans (commission électorale)

Le président sortant a été réélu pour un mandat de quatre ans avec 56 % des voix, selon les résultats annoncés par la commission électorale dans la nuit de mardi à mercredi. Premiers artisans de cette victoire : les électeurs du nord du pays. Muhammadu Buhari obtient un vote plébiscite dans tous les Etats du Nord, dont la démographie est importante. A Kano, il obtient ainsi 1,4 million de voix, tout comme dans sa terre natale, dans l’Etat de Katsina.

Il rafle aussi haut la main les Etats de Bauchi, Borno, Yobe, Zamfara et même de Kaduna. Dans le Nord, « les électeurs expriment une certaine affection pour ce personnage que tous considèrent comme un homme intègre », explique Zakari Yusuf, observateur de la vie politique. 

L'influence de Bola Tinubu 

Muhammadu Buhari s’est donc assuré un vote de masse, contrairement à Atiku Abubakar, qui bénéficie de l’ancrage du PDP dans le sud et le sud-est du pays.

Et surtout, malgré les défections massives au sein de l’APC, Muhammadu Buhari a pu compter sur les réseaux de Bola Tinubu, homme financièrement influent, qui lui a permis de conforter son assise à Lagos, mégalopole économique du sud du pays.

Les défis qui attendent le président réélu 

Muhammadu Buhari en tant que commandant en chef des forces armées est d'abord attendu sur les questions de sécurité. Vaincre les deux factions de Boko Haram est toujours une priorité. Mais, durant les quatre prochaines années, il devra aussi résoudre l'épineuse question des conflits entre fermiers et bergers. 

Par ailleurs, Muhammadu Buhari compte aller encore plus loin dans la lutte contre la corruption. Mais il devra aussi prouver que cette lutte n'est pas limitée à ses opposants politiques. Sur le plan économique, le président réélu promet d'accélérer le mouvement de diversification de l'économie nigériane. Et notamment avec des politiques visant à faire du Nigeria une puissance africaine agricole.

Muhammadu Buhari s'est donné comme objectif de créer quinze millions de nouveaux emplois. Il veut former 200 000 jeunes dans les métiers des services, des loisirs et des technologies. Enfin, durant sa campagne électorale, le candidat Buhari a annoncé vouloir réhabiliter 10 000 écoles à travers le pays et engager de nouvelles formations pour les enseignants en sciences, technologies, arts plastiques et mathématiques.

De nombreux observateurs de la vie politique et économique nigériane s'interrogent devant ces promesses. Et beaucoup se demandent si le nouveau président âgé de 76 ans aura les forces et l'énergie nécessaire pour relever tous ces défis.

■ Buhari, l'inflexible

Aujourd'hui âgé de 76 ans, Muhammadu Buhari a gardé sa réputation d'homme strict et inflexible. Cet ancien général a marqué les esprits quand, au début des années 80, il a pris le pouvoir avec un groupe de militaires. A l'époque, il faisait fouetter en public les fonctionnaires qui arrivaient en retard. Cette réputation semble toujours d'actualité comme en témoigne l'avertissement lancé il y a dix jours à quiconque tenterait de tricher lors de la présidentielle : « Ce sera probablement le dernier acte criminel qu'il commettra, j'ai demandé à l'armée d'être sans pitié. » 

Muhammadu Buhari est également perçu comme incorruptible, il avait d'ailleurs fait de la lutte contre la corruption l'un des axes majeurs de son mandat, mais les résultats sont mitigés. Certains lui reprochent d'avoir fait de cet enjeu national une vendetta personnelle.

Pour le reste, l'inflexibilité de cet ancien général est parfois vue aujourd'hui comme un penchant un peu trop autoritaire. Et lors de son mandat précédent, Muhamadu Buhari a hérité du surnom « Baba go slow », pour souligner ce que certains considèrent comme une sérieuse tendance à l'inaction. Il lui avait fallu cinq mois pour nommer son gouvernement en 2015. 

Par RFI Publié le 27-02-2019 Modifié le 27-02-2019 à 07:27

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