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Adama Diomande

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

URL du site internet: http://www.addl-association.info

Par : Venance Konan /  Depuis quelque temps, Bédié a retrouvé la parole. Une parole que l'on n'a plus besoin de chercher à interpréter. Alors il parle. Oh qu'il parle ! Trop ? Oui, trop, disent certains. Vraiment trop pour un chef

"Faut-il incriminer son grand âge ? « Ô vieillesse ennemie ! » En principe en Afrique le grand âge est plutôt signe de sagesse... 

On le connaissait surtout pour ses silences énigmatiques que chacun interprétait à sa guise. Il est lui-même par nature plutôt taiseux, et puis, dans sa culture, le chef ne doit pas parler en public. Et chef, il l'est. Il est fils de chef, et il a occupé plusieurs postes de chef avant d'occuper celui de chef de l'Etat ; et aujourd'hui il est celui de son parti politique. Avant son divorce d'avec Alassane Ouattara, on disait même qu'il était le co-chef de l'Etat. Pour ses laudateurs, les silences de Bédié relevaient de la très haute stratégie, puisque chacun pouvait mettre ce qu'il voulait sur ses lèvres sans que cela ne l'engage. Depuis quelque temps, Bédié a retrouvé la parole. Une parole que l'on n'a plus besoin de chercher à interpréter. Alors il parle. Oh qu'il parle ! Trop ? Oui, trop, disent certains. Vraiment trop pour un chef. Surtout que souvent çà vole très bas. 

Où est donc passée la fameuse retenue du chef Akan ?

Qu'arrive-t-il donc à Bédié ?

Aux chefs traditionnels de sa tribu qu'il a récemment rencontrés à Yamoussoukro, il a expliqué que sa rébellion contre Alassane Ouattara serait motivée par la volonté de celui-ci de faire disparaitre le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) qu'il préside, à travers la création du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), et de ne pas laisser le pouvoir à un candidat issu de ce PDCI en 2020.

Cela justifie-t-il qu'il parle autant en descendant parfois dans la poubelle ? 

Faut-il incriminer son grand âge ?

« Ô vieillesse ennemie ! » En principe en Afrique le grand âge est plutôt signe de sagesse.

Mais les paroles que nous fait entendre le président du PDCI ne semblent pas devoir toujours être rangées sous le sceau de la sagesse. Pour revenir à ses griefs, Alassane Ouattara s'est-il opposé à cette alternance proposée par M. Bédié à travers son appel de Daoukro en septembre 2014 ? Je n'en sais rien. Mais je sais qu'après cet appel, la constitution a été modifiée et un poste de vice-président de la république a été créé et confié à un homme issu du parti de Bédié, M. Daniel Kablan Duncan en l'occurrence. Il a été également créé un sénat dont la présidence a aussi été confiée à un proche de Bédié. Il se murmurait alors que l'ambition du président Ouattara pour 2020 était de voir un tandem formé par Duncan et Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre, concourir pour le compte du RHDP qui regrouperait principalement le PDCI de Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. Ainsi la question de l'alternance aurait été réglée, tout en ne mécontentant pas les militants du RDR qui n'avaient pas dit qu'ils voulaient céder le pouvoir qu'ils avaient tant souffert pour conquérir après seulement dix ans de son exercice, sans l'avoir perdu dans les urnes ou autrement. 

Apparemment, l'alternance, Bédié la voulait pour lui-même. Et c'est là que les choses  semblent coincer. Pour le Chef de l'Etat, il est temps que Bédié et lui cèdent le pouvoir à d'autres personnes. De nombreux militants du PDCI refusent eux aussi d'envisager une nouvelle candidature de Bédié, compte tenu de son âge et de son parcours. Il aura 86 ans en 2020. Et ces militants estiment qu'après avoir eu le parcours qui est le sien, le président du PDCI devrait éviter de mener le combat de trop. Mais il y en a beaucoup d'autres, au sein de son parti, qui encouragent une telle candidature. Bédié lui-même ne l'exclut pas.

Apparemment Bédié et certaines personnes autour de lui n'ont pas encore digéré la façon dont il a perdu le pouvoir en 1999. Pour eux, il est logique qu'il termine en 2020 ce mandat écourté de manière scélérate par le coup d'Etat militaire. Ils ne se posent évidemment pas la question de savoir pourquoi une telle chose a pu arriver aussi facilement en 1999, et si le « vrai héritier » que leur champion prétend être a vraiment su protéger l'héritage qui lui avait été confié. 

Alors, Monsieur Bédié serait-il actuellement en pré-campagne ?

Cela y ressemble beaucoup. Mais pour le moment il ne propose pas de politique alternative, se contentant d'envoyer des flèches plus ou moins empoisonnées à celui qui est redevenu son adversaire, pour ne pas dire son ennemi, Alassane Ouattara. Et tous les opposants, anciens ou nouveaux de M. Ouattara sont subitement devenus des héros pour M. Bédié, nonobstant leurs passés. Ainsi Guillaume Soro est-il devenu son fils bien-aimé pour qui il esquisse des pas de danse lorsqu'il foule le sol de son village, Gbagbo est redevenu quelqu'un de très bien, et je suppose qu'il aura droit lui aussi à des pas de danse le jour où il se rendra à Daoukro, et Alassane Ouattara a perdu, de par la volonté de Bédié, le nom que les chefs Baoulé lui avaient donné en 2010, lorsqu'il s'entendait encore avec lui.

N'est-ce pas un peu enfantin ? 

Pour le moment, Bédié ne s'adresse qu'aux chefs Baoulé.

Se souvient-il que la Côte d'Ivoire va au-delà de sa seule tribu, que son parti est censé regrouper toutes les ethnies de ce pays ? 

 Je ne crois pas qu'il rende service à son parti en donnant le sentiment que le PDCI se résume au seuls Baoulé.

Qu'il aille aussi rencontrer les chefs des autres régions, au sud, au nord, à l'ouest, à l'est....Il est vrai que depuis que l'héritage est tombé entre ses mains, le PDCI a perdu son nord et son ouest, et depuis quelque temps, plusieurs cadres de plusieurs régions sont en train d'aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte.

Par/ Venance Konan 

P S / Le titre est de l'administrateur du site 

 

A lire aussi :  Joël N’GUESSAN  Côte d'Ivoire/ Rencontre Bédié- chefs traditionnels à Yamoussoukro:

Le Ministre Joël N’GUESSAN (Vice-président du RDR) :

« Le reniement de Henri KONAN BEDIE est choquant » Le Président Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire du Rassemblement Démocratique Africain) qui prétend et clame sur tous les toits qu’il est l’unique héritier de Félix HOUPHOUET BOIGNY, est allé rencontrer les chefs coutumiers et traditionnels Baoulé le 06 mars dernier à Yamoussoukro, pour se dédire.

Il a remis en cause à cette occasion, sa promesse de 2010, où il a dit publiquement de soutenir Alassane OUATTARA, qui a été baptisé ce jour-là « ALLAH GNISSAN » par l’ensemble des 2000 chefs baoulés réunis à la résidence de Félix Houphouët Boigny.  Je peux comprendre que les réalités politiques du moment poussent les uns et les autres à se renier. Comme le dirait l’autre, les réalités politiques s’imposent surtout par ces temps de courses effrénées à la présidentielle de 2020.

Mais, ce qui est surprenant, c’est qu’une personnalité politique de la trempe du Président Henri KONAN BEDIE puisse se renier aussi vite. Comment comprendre qu’après avoir juré sur la tombe de Félix Houphouët BOIGNY, d’apporter un soutien sans faille à Alassane OUATTARA, il puisse venir, quelques années après dire que « je renie ce que j’ai dit en 2010 ». Il ose demander à ses quelques militants de débaptiser Alassane OUATTARA : il ne doit plus s’appeler « Allah GNISSAN » Il demande aussi de « HUER » ceux qui viennent parler de Félix Houphouët-Boigny sans son accord. Il prétend que des promesses lui ont été faite pour une alternance en 2020 ; comme si le peuple n’a rien à dire dans un système démocratique.

Nous sommes dans un délire digne des personnes qui sont devenues séniles. Il oublie que son soutien à Alassane OUATTARA lui a valu, entre autres milliers d’avantages, un pont qui porte son nom. Le troisième pont de la ville d’Abidjan, le « le Pont Henri KONAN BEDIE » après celui des illustres personnalités que sont Félix Houphouët-Boigny et Charles DE GAULE. Chez nous, le baoulé, un chef qui se renie et qui se comporte ainsi, prouve qu’il n’a pas la sagesse nécessaire pour diriger et surtout conduire son peuple sur du long terme.  Un chef ne se renie pas, il assume. Un Chef réfléchit par deux fois avant de prendre des engagements surtout devant le cercueil de Félix Houphouët-Boigny.

Le reniement de Monsieur Henri KONAN BEDIE est choquant pour nous qui avons encore quelques relents de culture baoulé malgré notre relatif jeune Age. Ce qui nous confirme comme nous l’avons déjà dit que Monsieur Henri KONAN BEDIE était une erreur de casting dans le choix du successeur de Félix Houphouët-Boigny.

Messieurs Philipe Grégoire YACE, Jean KONAN BANNY, Mathieu EKRA etc., auraient pu mieux gérer cet héritage de Félix Houphouët-Boigny qui a été détruit et galvaudé par les tenants de l’Ivoirité et de la dérive identitaire. Nous sommes en 2019, un an avant l’échéance électorale de 2020.  Ceux qui ont quelque chose à proposer aux ivoiriens doivent maintenant faire savoir leurs projets de sociétés. Rencontrer les Dioulas, le Guérés, les Attiés, les Brons, le Krous et Bété ou les Baoulés n’est pas un projet de société. Les ivoiriens veulent savoir qui peut leur apporter les centres de santé et les médicaments, les écoles et les logements de maitres, les routes et les ponts, l’électricité et l’eau, les emplois pour les jeunes et les femmes en milieu rural et urbain, la sécurité, la sérénité et la paix. 

Les débats ou actions politiciens qui consistent à se replier sur nos ethnies ne les intéressent pas. Alors, honte à tous ceux qui n’ont rien compris des aspirations profondes de nos millions de jeunes et de femmes qui sont fatigués des politiciens qui ne prospèrent que parce qu’ils sèment la division et encouragent les dérives identitaires. Je vais régulièrement rappeler ces vérités à ceux qui veulent conduire la Côte d’Ivoire sur des chemins hasardeux.

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Vice-Président du RDR chargé de la Région du Bélier et du District Autonome de Yamoussoukro

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La vidéo de l’élection du nouveau PAN SOUMAHORO Amadou

Session extraordinaire de l'Assemblée Nationale pour l'élection du nouveau Président. Amadou Soumahoro a été élu nouveau président de l’Assemblée nationale jeudi 7 mars par les députés ivoiriens. succédant ainsi à Guillaume Soro. Le candidat du RHDP, Amadou Soumahoro a recueilli 153 bulletins pour, tandis que Jérémie N’Gouan, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié, en a obtenu trois (deux bulletins étaient nuls).

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L'INSTANTANEITE DE LA VIE MODERNE INSTAURE DE NOUVEAUX RAPPORTS POLITIQUES ENTRE LE POUVOIR CENTRAL ET LE CORPS SOCIAL

Face à la dictature de l'horizontalité, l'action gouvernementale a besoin de plus de pédagogie. La problématique de l''intelligibilité de l'action est brouillée par l'impatience sociale que nourrit le rythme médiatique, parce que plus rapide que le rythme politique.

Par: Pierre SOUMAREY  

Nous sommes plus dans les annonces que dans les effets de l'action. Dans ce traitement spontané et circulaire de l'information, on oublie que l'économie a ses règles et ses réalités, que la politique a ses contraintes et ses nécessités.

On pense que tout se vaut, et on donne dans la facilité. On lynche en public.

Tout y passe. Cependant, nous sommes dans les émotions, le marketing politique et au mieux dans des analyses à courte vue.

Je souhaite dire aux Ivoiriens, ici et maintenant, de prendre du recul par rapport à l'action Gouvernementale, car il est une évidence, le Président OUATTARA a une réflexion stratégique au sens le plus global du terme et une vision de la Côte d'Ivoire à très long terme.

On peut être d'accord ou pas avec lui, on peut l'aimer ou le détester, mais il ne demeure pas moins le fait que le maillage de son action constitue une réalité incontestable. Celle-ci est profondément transformatrice. Nous en avons seulement que les premiers signaux. Les effets s'en feront pleinement sentir entre 2020 et 2025 voire 2030.

Ne faisons pas un mauvais procès à des serviteurs de l'État, qui lui consacrent entièrement leur énergie, leur santé, leur vie familiale, leur intelligence et leur disponibilité. Être aux affaires, c'est autre chose que de gérer la parole ou que de céder à la mode "bien-pensante" en fustigeant et critiquant tout. Soyons donc critique tout en étant parfaitement réaliste. Ne donnons pas dans la facilité.

Pour aller à l'émergence véritable, il est indispensable voire incontournable, que nous maintenions le cap sur la lancée actuelle pendant encore les 20 prochaines années à venir, tout en améliorant progressivement et constamment les paramètres du processus devant nous y conduire. La stabilité politique et la continuité programmatique sont donc une nécessité pour la Côte d'Ivoire. 

Avec quelle équipe et quel camp envisager l'avenir dans le contexte de 2020 ?

Je pense honnêtement que ce pont peut être établi avec ceux qui ont une juste compréhension de cet enjeu majeur, qui partagent cette vision à long terme et possèdent la volonté de poursuivre le travail entamé.

Il s'agira pour eux d'apporter les correctifs qui s'avèrent nécessaires ici et là, à l'épreuve des faits et du temps, notamment au niveau du renforcement des facteurs endogènes de notre développement, de l'amélioration substantielle de notre recherche et développement, de la mutation technologique des modes de production, de la promotion de l'innovation, de l'intensification de la transformation locale et l'industrialisation, et enfin de la maîtrise souveraine de notre économie entre les mains d'un entreprenariat national.

Il y a donc un boulevard qui peut être porté par une nouvelle génération avec une vision " du changement dans la continuité". où le pouvoir central sera plus "connecté" avec les réalités sociales, l'administration de la fonction publique plus performante et le Gouvernement plus distant du corps social sur le plan politique et démocratique. 

Je pense à de nouveaux visages qui n'appartiennent pas au sérail politique et qui ne sont pas impliqués dans la crise que nous avons connue. Je pense à un renouvellement du personnel politique en mieux et non le contraire. Je souhaite une stabilité avant et après 2020 (cadre institutionnel et macro-économique, paix publique, consensus national sur des fondamentaux pour engager la réforme qui nous permettra un changement d'échelle....)

Fête du travail : Le discours du président Alassane Ouattara - YouTube https://www.youtube.com/watch?v=dx9jylWst54

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Côte d’Ivoire : Amadou Soumahoro succède à Guillaume Soro à la tête de l’Assemblée nationale

Les députés ivoiriens ont élu jeudi 7 mars le candidat du RHDP Amadou Soumahoro à la présidence de l'Assemblée nationale, à l'issue d'un scrutin boycotté par de nombreux députés. Il succède ainsi à Guillaume Soro, qui avait démissionné en février, refusant d'adhérer au parti présidentiel majoritaire à la première chambre.

Amadou Soumahoro a été élu nouveau président de l’Assemblée nationale jeudi 7 mars par les députés ivoiriens, succédant ainsi à Guillaume Soro, démissionnaire en février pour ne pas avoir à adhérer au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti d’Alassane Ouattara.

Candidat du RHDP, Amadou Soumahoro a recueilli 153 bulletins pour, tandis que Jérémie N’Gouan, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié, en a obtenu trois (deux bulletins étaient nuls).

Boycott de l’opposition

Cette large victoire a néanmoins été entachée d’une grosse polémique ayant entraîné le boycott d’un nombre important de députés issus du PDCI, du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI) et Vox Populi. Jérémy N’Gouan n’a d’ailleurs même pas participé au vote, tout comme Guillaume Soro, qui soutenait le candidat du PDCI, ou Pascal Affi N’Guessan. 178 députés étaient présents, sur les 252 que compte l’Assemblée – atteignant ainsi le quorum requis de 127 parlementaires, mais seulement 158 ont pris part au vote. Au total, 94 n’ont pas participé à l’élection, dont trois députés excusés.

La raison : un désaccord sur le mode de scrutin. En effet, après avoir en premier lieu opté pour un vote à bulletin unique, le bureau de l’Assemblée a décidé le 5 mars que l’élection se déroulerait à bulletin multiple. Pour l’opposition, l’instauration d’une telle disposition avait pour but de contrôler que les consignes de vote soient bien appliquées. Plusieurs députés sont d’ailleurs sortis de l’isoloir avec leur bulletin non utilisé à la main.

NOUS DÉNONÇONS L’ILLÉGALITÉ ET L’ILLÉGITIMITÉ DE CE SCRUTIN

« Nous n’avons pas pris part à ce vote parce que nous dénonçons l’illégalité et l’illégitimité de ce scrutin pour mettre à la tête de l’Assemblée un président en violation de la loi, du règlement intérieur de l’institution et de l’éthique démocratique. Le secret du vote n’a pas été respecté », a réagi devant la presse Pascal Affi N’Guessan.

« La démocratie a été respectée malgré le boycott de l’opposition. La polémique sur le mode de scrutin n’a pas lieu d’être. L’Assemblée nationale a toujours voté à plusieurs bulletins. Ce fut d’ailleurs le cas lors de l’élection de Guillaume Soro en janvier 2017. Il avait été dit en réunion de bureau que si nous avions plus de deux candidats, nous utiliserons un seul bulletin. Mais dès l’instant où nous n’avions que deux candidats, cela n’avait plus de sens, donc nous avons opté pour le bulletin multiple », a répondu la députée du RHDP Belmonde Myss Logboh Dogo.

Soutenu par Ouattara

Fidèle d’Alassane Ouattara, Amadou Soumahoro a pu bénéficier du soutien du chef de l’État afin d’imposer sa candidature auprès des députés. En effet, son profil ne faisait, initialement, pas l’unanimité dans les rangs de la majorité présidentielle. « Ça n’a pas été facile », reconnaît un proche d’ADO. Le président avait rencontré une poignée de députés vendredi 1er mars, avant de s’entretenir avec l’ensemble des parlementaires du RHDP, le 4 mars.

Étaient notamment présents pour assister à l’élection, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, accompagné de son gouvernement, le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, le vice-président Daniel Kablan Duncan et le frère du président et ministre des Affaires présidentielles, Téné Birahima Ouattara.

https://www.jeuneafrique.com/745791/politique/cote-| Par Vincent Duhem - à Abidjan Mis à jour le 07 mars 2019 à 17h04

A lire aussi

Côte d’Ivoire: Amadou Soumahoro prend la tête de l’Assemblée nationale Amadou Soumahoro a été élu président de l'Assemblée nationale ivoirienne, le 7 mars 2019. Par RFI

Un nouvel élu au perchoir en Côte d'Ivoire. Les députés, réunis en session extraordinaire, ont élu Amadou Soumahoro pour succéder à Guillaume Soro à la tête de l'Assemblée nationale. Le suspense n’a pas duré longtemps en Côte d’Ivoire. En effet, la présidence de l’Assemblée nationale semblait déjà acquise au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir. Et dès l’ouverture de la séance, l’issue ne faisait plus aucun doute puisque les députés de l’opposition ont choisi de la boycotter. 

Ils remettent en cause le mode de scrutin décidé par le président par intérim. Un scrutin à bulletins multiples au lieu d’un bulletin unique qui garantit le secret du vote de chaque député. Un déni de démocratie pour le président du FPI Pascal Affi N’Guessan : « Nous dénonçons l'illégalité et l'illégitimité du scrutin pour mettre à la tête de l'Assemblée nationale un président qui est installé en violation du règlement intérieur de l'Assemblée. »

http://www.rfi.fr/afrique/20190307-cote-ivoire-amadou-soumahoro- 

Absence de Guillaume Soro C’est un détail très important, car le candidat du pouvoir, Amadou Soumahoro, ne faisait pas l’unanimité au sein même des députés RHDP. Un vote tenu secret, pour voter contre ou voter blanc, aurait donc été très utile pour les députés RHDP afin d’éviter le courroux de leur collègue et éventuellement de l’exécutif.

Pourtant la vice-présidente de l’Assemblée, Belmonde Dogo, assure que les règles parlementaires ont été respectées : « Même le président démissionnaire M. Soro Guillaume a été voté [élu, ndlr] à bulletins multiples et en réunion de bureau nous avons dit : si nous avons plus de deux candidats, nous partons pour le bulletin unique ; mais dès l'instant où nous avons que deux candidats, nous sommes revenus au règlement de l'Assemblée, le bulletin multiple, et on a toujours voté au bulletin multiple à l'Assemblée. »

Amadou Soumahoro est donc désormais le nouveau président de l’Assemblée nationale. Il succède ainsi à Guillaume Soro, qui a basculé depuis dans l’opposition et qui a dû démissionner du perchoir le mois dernier. Guillaume Soro qui, avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), faisait partie des grands absents pour ce scrutin.

 

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