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Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire et Présidente du Comité National de Surveillance des Actions de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS)

Spécial Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire et Présidente du Comité National de Surveillance des Actions de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS)

Environ 4000 enfants «victimes de traite et d'exploitation» dans le secteur du cacao ivoirien «ont été retirés et pris en charge de 2012 à 2014»Le gouvernement ivoirien dégage plus de 7 milliards CFA pour lutter contre la traite des enfants

Plus de 7 milliards CFA ont été dégagés par le gouvernement ivoirien pour l’exécution du plan d’action national (2012-2014) de lutte contre la traite, l’exploitation, et le travail des enfants selon , Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire et Présidente du Comité National de Surveillance des Actions de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS) lors de la présentation, mardi, à Abidjan du nouveau plan.

Ces ressources qui ont été appuyées par celles des bailleurs de fonds et autres partenaires au développement à plus e 2,4 milliards FCFA ont permis d'obtenir , à en croire Dominique Ouattara « d'importants résultats grâce aux efforts conjugués de tous les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux ».

« Ces résultats ont conduit le Département d'Etat des Etats Unis, dans son rapport annuel sur la traite des personnes à reclasser notre pays dans la catégorie 2 qui correspond aux pays faisant des efforts significatifs pour éradiquer ce fléau », s'est félicitée la présidente du Comité national de surveillance (CNS).

« La mise en œuvre du nouveau plan d'Action 2015-2017, devra nous permettre de consolider les acquis et de poursuivre les actions engagées pour une réduction significative du phénomène à l'échéance 2017 » a par ailleurs espéré la première Dame ivoirienne.

Un montant de 12 980 296 600 FCFA est nécessaire pour l'exécution de cette nouvelle phase.

La sensibilisation, la protection, l'assistance, la répression sont les axes majeurs autour desquels travaille ce comité appuyé par le comité interministériel sur la question dirigé par le ministre d'Etat Moussa Dosso en charge des affaires de l'emploi et des affaires sociales de même que des structures internationales comme le Bureau international du travail (BIT).

L'action contre l'exploitation des petits ouvriers connaît un bilan encourageant. Le prochain plan prévoit un renforcement des mesures.

Environ 4000 enfants «victimes de traite et d'exploitation» dans le secteur du cacao ivoirien «ont été retirés et pris en charge de 2012 à 2014» par les autorités et les ONG, selon le bilan du Plan d'action national de lutte contre les pires formes de travail des enfants (PFTE), présenté mardi à Abidjan.

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, est considérée comme une importante destination régionale du trafic d'enfants en provenance des pays frontaliers, afin de travailler dans ses cultures.

Le pays s'est engagé depuis quelques années à éliminer le «fléau» du travail des enfants dans les plantations.

Centaines de milliers d'enfants exploités

Entre 300'000 et un million d'enfants travaillent dans le cacao ivoirien, selon la fondation Initiative internationale pour le cacao (ICI), une organisation créée par l'industrie du chocolat pour lutter contre le travail des enfants dans la filière, qui souligne que cette notion recouvre une réalité complexe, allant d'une contribution occasionnelle à du travail forcé.

Dans le cadre de la répression contre le travail des enfants dans les plantations de cacao, 23 personnes ont été jugées, dont 18 ont été condamnées à des peines d'emprisonnement ferme et cinq à des peines avec sursis, selon le bilan du plan d'action 2012-2014.

Quelque 13 milliards de FCFA (plus de 21 millions de francs) seront consacrés au plan 2015-2017, selon Patricia Yao, directrice de cabinet de Dominique Ouattara, l'épouse du président Alassane Ouattara, qui est à la tête d'un Comité national de surveillance contre la traite et le travail des enfants et de la fondation «Children of Africa».

Ce plan «vise à réduire de 30%, à l'échéance 2017, la proportion d'enfants victimes des PFTE en Côte d'Ivoire et à éliminer les facteurs de risque par la création d'un environnement plus protecteur des enfants contre la traite et l'exploitation».

Le plan prévoit notamment de soutenir les activités génératrices de revenus et d'investir dans l'éducation dans les zones à risques. «L'objectif à terme est de parvenir à la réduction d'au moins 70% des PFTE fin 2020», selon le plan.

Prise en charge des petites victimes

«Un autre volet du plan d'action national 2015-2017, sera la prise en charge des enfants victimes (...) en complément à la sensibilisation et à la répression avec la construction de centres d'accueil», a annoncé mardi Mme Ouattara.

Début juin, 48 enfants ouest-africains, qui avait fait l'objet d'un trafic d'êtres humains dans les plantations de cacao de Côte d'Ivoire, ont été secourus dans le cadre d'une vaste opération policière. Les victimes, âgées de 5 à 16 ans, étaient utilisées comme «ouvriers» dans les riches plantations de San Pedro (sud-ouest), qui abrite également le premier port de cacao au monde.

Le cacao ivoirien représente environ 35% des parts du marché mondial et 15% du PIB du pays.

 

Dernière modification lejeudi, 17 décembre 2015 07:35
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

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