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Adama Diomande

Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

URL du site internet: http://www.addl-association.info

Vidéo : Documentaire et hommage au Grand gouverneur / Africanisation de la BCEAO sous l'ère Fadiga (1974-1988)

Le Franc CFA, la banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Qui est Abdoulaye FADIGA, comment la banque centrale a vu le jour, vous trouvez beaucoup de réponses dans cette vidéo historique. Partagez sans modération, il s'agit de l'histoire monétaire Ouest-africaine.

Africanisation de la BCEAO sous l'ère Fadiga (1974-1988) Premier gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Fadiga s'est employé entre 1974 et 1988 au transfert de l'institution de Paris à Dakar, à sa réorganisation et à l'africanisation de son personnel. Des premiers pas vers une appropriation du franc CFA par les États africains.

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Côte d’Ivoire : Le gouvernement condamne les dernières déclarations du PDCI, Henri Konan Bédié

DECLARATION DU PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT 

Recevant une délégation de son parti politique, en sa résidence de Daoukro, le mercredi 5 juin 2019, Monsieur Aimé Henri KONAN BEDIE, ancien Chef de l’Etat et Président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a tenu les propos suivants :

- « … on fait venir des étrangers armés qui sont stationnés maintenant dans beaucoup de villages… » ; 

- « … il faut simplement que nous soyons conscients, car le moment venu, nous agirons, pour empêcher ce hold-up sur la Côte d’Ivoire, sous le couvert de l’orpaillage … » ; 

- « d’autres ont fait venir clandestinement … surtout dans la commune d’Abobo ; les gens rentrent, on leur fait faire des papiers … » ;

- « … nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de café, de cacao ; et ensuite, les gens se sont installés à leur propre compte, et aujourd’hui, ils agressent les planteurs ivoiriens et se disputent même la propriété des terres » ;

- « … il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement on fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui. Mais les Ivoiriens n’accepteront jamais cela… ».

Ces propos, d’une extrême gravité, appelant à la haine de l’étranger, sont de nature à mettre en péril, au-delà de la paix et de la cohésion sociale, l’unité nationale et la stabilité du pays. 

Cette déclaration intervient à un moment où plusieurs localités du pays sont secouées par des violences intercommunautaires qui se sont soldées par des morts, des blessés, des dégâts matériels importants, ainsi que par des déplacements de populations en détresse humanitaire.

Le Gouvernement tient à rappeler que l’instrumentalisation de la haine de l’étranger par le Président Henri Konan BEDIE et les dérives qui en ont résulté ont été à la base des différentes crises que notre pays a connues depuis le décès du Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, en décembre 1993.

C’est pourquoi, le Gouvernement condamne cette sortie qui n’honore pas son auteur qui ne doit pas méconnaître les obligations liées à son statut. 

Le Gouvernement tient à rappeler à tous que le racisme, la xénophobie, le tribalisme et la discrimination raciale ou religieuse sont constitutifs d’infractions prévues et punies par la loi pénale.

Fait à Abidjan, le 08 juin 2019 

Sidi Tiémoko TOURE

Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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JAK / D’autres cadres quitteront, les prochaines semaines, cette formation politique. / Mes vérités: Lucidité, raison et amour ...

« Pas pour protéger un quelconque tabouret, mais parce que le Pdci-Rda d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. La fraternité, le rassemblement et la capacité à se remettre en cause ont foutu le camp. » 

Mercredi 22 mai, le président du Sénat, Jeannot Kouadio-Ahoussou, au cours d’un séminaire de formation des 33 nouveaux sénateurs, a annoncé qu’il rejoignait le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Dans une interview accordée à Jeuneafrique.com, celui qui avait été détaché par le Pdci-Rda pour être le co-directeur de campagne du Président Ouattara au second tour de la présidentielle en 2010 et lors de celle de 2015 a donné les raisons de son ralliement à la grande famille des Houphouétistes. 

Pour lui, ce sont les ‘’enfants’’, ‘’les héritiers’’ de Félix Houphouët-Boigny qui peuvent reconstruire, main dans la main, la Côte d’Ivoire. Ils l’ont d’ailleurs si bien démontré.

Pour nous, ce choix, le président du Sénat l’a fait en toute lucidité. Il a pris le temps de la réflexion. Comme le dit un proverbe baoulé : ‘’La vieille femme ne voyage pas de la même manière que la jeune fille’’. Après avoir fait le tour de la question, il a décidé d’embarquer dans le train du développement. 

Pouvait-il en être autrement ?

La raison ne comprendra pas qu’on ne puisse pas s’engager avec le Rhdp, lorsqu’on regarde les pas de géant posés par les Houphouétistes depuis 2011. Le Pdci-Rda qui s’est retiré du mouvement des Houphouétistes a lancé, depuis le 28 mai, une guerre contre celui qui, il n’y a si pas longtemps, était présenté comme le porte-étendard de la résistance au Rhdp. On a encore en mémoire la célébration des 73 ans du Pdci-Rda. 

Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif en chef, avait, si on peut le dire, brandi trois personnes comme des trophées. Il y avait l’ancien ministre Thierry Tanoh, le président du Conseil économique, social, culturel et environnemental, Charles Koffi Diby et celui du Sénat, Jeannot Kouadio-Ahoussou. Les deux derniers cités ont aujourd’hui adhéré au Rhdp. 

Dans des cercles proches du président Bédié, on affirme que ces deux personnalités, en réalité, ne pèsent pas, pour dire qu’elles ont adhéré sans la base au Rhdp. Et au Pdci-Rda, c’est le refrain. Après l’adhésion de Daniel Kablan Duncan et Kobenan Kouassi Adjoumani, pour les proches d’Henri Konan Bédié, c’était encore : ‘’Ils ne pèsent pas’’. 

Même rengaine, après l’adhésion de Patrick Achi, Alain Richard Donwahi, Albert François Amichia, Amedé Kouakou, Emile Ebrottié et bien d’autres cadres de valeur et proches collaborateurs d’Henri Konan Bédié.

Comment un parti peut-il avoir autant de cadres qui ne ‘’pèsent pas’’ ? 

Qui sont ceux qui pèsent au sein de ce parti ?

Soyons sérieux, même si on est libre de faire des commentaires pour parler des ‘’terribles oublis de Ahoussou Jeannot’’, il faut reconnaître que c’est un leader qui fédère. C’est ici qu’intervient la raison, cette faculté propre à l'homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire, selon des principes. Ce qui nous amène à reconnaître qu’il y a bien un problème au Pdci-Rda.

Quel est donc ce parti qui se vide quasiment tous les jours ?

D’autres cadres quitteront, les prochaines semaines, cette formation politique. Pas pour protéger un quelconque tabouret, mais parce que le Pdci-Rda d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. La fraternité, le rassemblement et la capacité à se remettre en cause ont foutu le camp.

Aujourd’hui, dans ce parti, on surfe sur des certitudes, sur une majorité sociologique, car on croit pouvoir absorber le Fpi de Pascal Affi N’Guessan et le camp Laurent Gbagbo ou encore le camp Guillaume Soro parce que, tout simplement, Henri Konan Bédié serait le plus ancien des leaders. Le concernant, il faut dire que bien souvent, il a commis des erreurs de jugement. Mais nous lui reconnaissons le rôle joué dans la réunification des ‘’héritiers’’ et à travers l’Appel de Daoukro.

Nous l’avions alors tous encensé, tout comme ceux qui nous reprochent de l’accabler avaient encensé, hier, le Président Ouattara, ‘’bâtisseur hors pair’’, qu’ils attaquent aujourd’hui. Nous avions encensé Henri Konan Bédié parce que nous croyions qu’il avait été définitivement visité par la lucidité, la raison et l’amour du pays. 

Aujourd’hui qu’il rame à contre-courant, nous devons avoir la force de lui dire qu’il se trompe de chemin. Avoir le courage de lui dire de faire un aggiornamento du Pdci-Rda. Il faut s’interroger sur les nombreux départs au sein de cette formation politique depuis 1993. 

Dire que quand ‘’quelqu’un part, quelqu’un arrive’’, ce ne sont pas, pour nous, des propos d’hommes responsables. Il faut également s’interroger sur le coup d’Etat de 1999. 

Pourquoi le Pdci-Rda a-t-il perdu le pouvoir ?

Cela pourrait être l’objet d’une grande conférence au sein de parti. 

Pourquoi Henri Konan Bédié a-t-il terminé troisième à la présidentielle de 2010 ?

Un autre sujet pour une autre grande conférence. Exit ici l’idée de vol des voix. Une réflexion en profondeur et l’on comprendra tout.

Par / ETIENNE ABOUA   https://www.fratmat.info/index.php/focus/la-matinale/mes-verites-lucidite-raison-et-amour?fbclid=

 

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INTERVIEW - JEUNE AFRIQUE « ADJOUMANI dit ses vérités : On ne peut pas empêcher les uns et les autres de rêver »

Le RHDP dit être majoritaire. Dans ce cas, pourquoi le gouvernement ne s'engage-t-il pas à réformer en profondeur la commission électorale indépendante (CEI) afin que les résultats des prochains scrutins soient incontestables ? 

Qu'entendez-vous par «réforme en profondeur » de la CEI ? Les négociations sont en cours pour rendre la Commission électorale conforme aux recommandations de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. C'est ce qui avait été réclamé au départ. En cours de chemin, l'opposition demande autre chose et veut qu'on se soumette à ses exigences. Se soumettre à la volonté de la minorité, ce n'est pas cela la démocratie. Les partisans de Laurent Gbagbo et ceux de Guillaume Soro semblent confiants pour la présidentielle de 2020. Qu'en pensez-vous ?

On ne peut pas empêcher les uns et les autres de rêver … 

Ministre des Ressources animales et halieutiques depuis 2011(portefeuille qu'il avait déjà dirigé de 2002 à 2005), membre depuis 2001 du bureau politique du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), dont il fut longtemps le porte-parole, Kobenan Kouassi Adjoumani n'a pas voulu suivre Henri Konan Bédié dans sa rupture avec Alassane Ouattara. Après avoir créé Sur les traces d'Houphouët-Boigny (qu'il préside), un mouvement de soutien au Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le professeur de français a été exclu du PDCI en aoüt2018.Il a définitivement tourné le dos à son ancienne formation le 26 janvier, en rejoignant, lors de son congrès constitutif, le RHDP Parti unifié, dont il est désormais le porte-parole.

Jeune Afrique: À un an et demi de la fin du deuxième mandat d'Alassane Ouattara, quelles sont, selon vous, les actions qui resteront dans l'Histoire commune des symboles de sa présidence?

Kobenan Adjoumani : J'ai l'embarras du choix. Le président Alassane Ouattara a construit des infrastructures modernes et a posé des actes qui auront un impact sur la vie des Ivoiriens pendant longtemps. Je crois qu'il faut davantage parler du leadership, de la capacité de cet homme d'État exceptionnel à transformer un pays totalement affaissé, à tous les niveaux, au moment où il a accédé au pouvoir, en 2011, en un pays qui fait aujourd'hui rêver. Quels sont les principaux chantiers à mener à bien d'ici à octobre 2020 ?

Pour avoir une idée précise des actions que le chef de l'État doit mener d'ici à 2020, il faut consulter le Plan national de développement (PND) 2016-2020. C'est la matrice. Le président Alassane Ouattara est un homme organisé, méthodique, travailleur, tout comme son Premier ministre, Amadou Gan Coulibaly, qui fait preuve d'une évidente maîtrise dans la coordination des activités du gouvernement. Avant la fin de 2020, il y a en effet encore d'importants projets à réaliser ou à parachever, notamment la paix à consolider, et un programme social d'envergure conduit par le gouvernement sur la période 2019-2020. 

Comprenez-vous les critiques d'une partie des Ivoiriens, qui remettent en question le bilan du président Ouattara, notamment en ce qui concerne la répartition des fruits de la croissance ? Critiquer est une chose tout à fait normale, surtout dans une démocratie. Par ailleurs, tout le monde veut être candidat, mais personne n'a encore proposé de projet de société aux Ivoiriens... Pour ce qui est de la répartition des fruits de la croissance, depuis l'élection du président Alassane Ouattara, les investissements dirigés vers les populations les plus démunies ont connu un bond remarquable, puisque, de 2012 à 2019, ils sont passés de 1080,3 milliards à 2505 S milliards de F CFA [de plus de 1,65 milliard à près de 3,8milliards d'euros]. La redistribution des fruits de la croissance est donc une réalité.

En tant que dissident du PDCI, pourquoi refusez-vous d'intégrer le mouvement PDCI-Renaissance du vice-président, Daniel Kablan Duncan?

Le mouvement Sur les Traces d'Houphouët-Boigny, que je préside, a été créé avant l'avènement de PDCI-Renaissance. Dès lors, je ne vois pas comment je pour¬ rais intégrer un mouvement qui nous emboîte le pas dans la promotion du RHDP. Il y a juste une divergence au niveau de notre démarche: notre mouvement Sur les Traces d'Houphouët Boigny a rompu les amarres avec le PDCI; le PDCI¬ Renaissance, lui, garde un certain lien avec le PDCI. 

Vous déclarez vouloir soutenir le président Alassane Ouattara s'il se portait candidat à la présidentielle de 2020 pour un troisième mandat. Est-ce réellement souhaitable ? 

Le président Ouattara ne s'est pas encore prononcé dans ce sens. Il a le dernier mot, et nous sommes prêts à le soutenir quelle que soit sa décision. 

Le RHDP dit être majoritaire. Dans ce cas, pourquoi le gouvernement ne s'engage-t-il pas à réformer en profondeur la commission électorale indépendante (CEI) afin que les résultats des prochains scrutins soient incontestables ? 

Qu'entendez-vous par «réforme en profondeur » de la CEI ?  Les négociations sont en cours pour rendre la Commission électorale conforme aux recommandations de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. C'est ce qui avait été réclamé au départ. En cours de chemin, l'opposition demande autre chose et veut qu'on se soumette à ses exigences. Se soumettre à la volonté de la minorité, ce n'est pas cela la démocratie. 

Les partisans de Laurent Gbagbo et ceux de Guillaume Soro semblent confiants pour la présidentielle de 2020. Qu'en pensez-vous ?

On ne peut pas empêcher les uns et les autres de rêver. 

©Source : Jeune Afrique N° 3047 du 2 au 8 juin 2019 #KKA #RHDP

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