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(Adjoumani) Il ne viendra jamais à l’esprit du Président Ouattara de « débaptiser » le pont HKB

"Les grands hommes d’État ne volent jamais bas. C’est pourquoi, en dépit de toutes les attaques dont il est la cible de la part du Président Bédié, il ne viendra jamais à l’esprit du Président Alassane Ouattara de « débaptiser » le pont HKB. Un grand homme doit rester un grand, dans l’âme. Être un nouvel opposant n’est pas une licence pour s’en prendre à tort à tous ses alliés d’hier...

« Tout se passe comme si dans la tête du Président Bédié, les vrais baoulé, ce sont ceux qui sont avec lui et les faux Baoulé, ce sont tous ceux qui ne partagent plus ses orientations politiques », déplore le président du mouvement sur les traces d’Houphouët-Boigny, dans cette déclaration suite à la sortie du Président Bédié mercredi 6 mars 2019 à Yamoussoukro. Le mercredi 6 mars 2019, à l’occasion d’une rencontre improvisée avec des chefs traditionnels Baoulé à Yamoussoukro, le Président Henri Konan Bédié s’est illustré, encore une fois, à travers des propos haineux, tribalistes et choquants.

En effet, dans son adresse aux chefs, le président du PDCI-RDA a osé demander à ces gardiens de nos us et coutumes, ces têtes couronnées qui sont l’incarnation de la noblesse de nos traditions ancestrales, de huer certains de leurs enfants, comme le Ministre Amédée Kouakou, tout simplement parce que ceux-ci auraient commis le sacrilège de défendre des opinions politiques différentes de la sienne.

Pourquoi, veut-on faire jouer à nos distingués chefs traditionnels un rôle aussi vil que déshonorant pour leur statut ? Pourquoi vouloir à tout prix obliger des chefs traditionnels qui sont en réalité des vecteurs d’unité et de rassemblement, à adopter une telle posture, si ce n’est de les rendre ridicules ?

Non Monsieur Bédié, le rôle d’un chef, ce n’est pas de huer, ce n’est pas d’insulter, de chasser ou de rejeter un fils, tout simplement parce qu’il pense et réfléchit différemment de vous. Que deviendrait en effet la Côte d’Ivoire si l’on demandait aux chefs des autres régions non acquises au PDCI-RDA de huer les envoyés du Président du PDCI-RDA si ces derniers s’aventureraient pour des besoins politiques dans leurs zones ?

Comment quelqu’un qui prétend prôner le rassemblement de tous les Ivoiriens sans exclusive, à travers une nouvelle plateforme peut-il tenir des propos aussi choquants ?

Aujourd’hui, nous comprenons mieux ce qui s’est passé lors du Bureau Politique du 17 juin 2018 où les plus hautes autorités de l’État, à savoir le Vice-président de la République, SEM Daniel Kablan Duncan, les présidents d’Institutions Jeannot Ahoussou Kouadio, Charles Diby Koffi et plusieurs ministres ont essuyé des huées au siège du PDCI-RDA, en présence du Président Bédié.

En réalité, cet acte n’était pas le fait des jeunes instrumentalisés comme on l’avait pensé. Ils ont plutôt agi sur recommandation du Président Bédié qui a affiché ce jour-là, un sourire et un silence approbateur devant ces agissements qui avaient choqué plus d’un.

Pour rappel, au moment où le Président Alassane Ouattara était baptisé « Allah Gnissan » en 2010, il y avait plus de 2000 chefs réunis dans la cour du Président Félix Houphouët-Boigny.

Hier, c’est devant, à peine 150 chefs Baoulés convoyés de toute part que le Président du PDCI-RDA aurait cassé ce baptême, signe que nos têtes couronnées du Centre n’ont pas adhéré à son acte. Pis, c’est dans une salle de la mairie de Yamoussoukro qu’il s’est exprimé en lieu et place de la cour du Président Houphouët-Boigny comme c’était le cas en 2010. Tout se passe en effet, comme si dans la tête du Président Bédié, les vrais baoulé, ce sont ceux qui sont avec lui et les faux Baoulé, ce sont tous ceux qui ne partagent plus ses orientations politiques.

Ainsi, après avoir inoculé le virus de la division dans le corps de la nation Ivoirienne à travers le concept de l’ivoirité, voilà que M. Bédié veut aujourd’hui créer une autre ségrégation entre les Baoulé, en distinguant les vrais Baoulé des faux Baoulé. Jusqu’où ira-t-il ? En demandant aux chefs Baoulé de huer le Ministre Amédé Kouakou qui est le premier Vice-président du Mouvement SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY, le Président Henri Konan Bédié demande aussi à ces derniers de nous huer tous. En d’autres termes, si moi, un Abron, je me rends au pays Baoulé, les chefs doivent me huer. Or, en vertu de l’alliance qui unit nos deux peuples, un Baoulé ne peut pas huer un Abron et Vice-versa. Là encore, M. Bédié, dans son obsession à préserver son prétendu bastion, veut fouler aux pieds cette alliance entre Baoulé et Abron. Et cela est grave pour la cohésion pacifique scellée depuis des générations par nos ancêtres.

Le nouveau concept « Un Baoulé reste un Baoulé » exprimé en son nom selon son porte-parole, pour renforcer l’idée selon laquelle les Baoulé, les vrais sont ceux qui épousent de façon inconditionnelle sa ligne de pensée et sa trajectoire politique. Le RHDP ne fait rien d’autre que promouvoir l’Houphouétisme et ses valeurs. Le RHDP veut immortaliser Houphouët-Boigny et ses œuvres. Le Président Houphouët-Boigny n’a jamais fait du peuple Baoulé son bastion pour gouverner la Côte d’Ivoire. Il a toujours œuvré à rassembler les Ivoiriens de toutes les origines.

Les grands hommes d’État ne volent jamais bas.

C’est pourquoi, en dépit de toutes les attaques dont il est la cible de la part du Président Bédié, il ne viendra jamais à l’esprit du Président Alassane Ouattara de « débaptiser » le pont HKB. Un grand homme doit rester un grand, dans l’âme. Être un nouvel opposant n’est pas une licence pour s’en prendre à tort à tous ses alliés d’hier.

Au moment où le Ministre Amédé Kouakou a choisi d’emprunter les traces d’Houphouët-Boigny, pour le développement initié par le Président Alassane Ouattara, le Président Bédié décide d’être sur les traces des opposants d’Houphouët-Boigny dont il se réclame digne héritier.

Dans tous les cas, pour prouver que nous aussi, nous sommes liés au peuple Baoulé à travers Houphouët-Boigny, je lui donne rendez-vous le 23 mars 2019 à Bouaké, au cœur du pays Baoulé.

KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

Porte-Parole Principal du RHDP

Patrick Achi "Les circonstances de la vie politique m’ont conduit depuis à faire le choix, en tant que SG du PDCI-Renaissance, de la famille des Houphouëtistes (RHDP)...

Dans une déclaration officielle faite depuis Adzopé, le Secrétaire général de la Présidence et désormais secrétaire général de PDCI-Renaissance. 

Lors des élections régionales d’octobre 2018, la liste que nous avons conduite à la victoire, a été une liste que nous avons volontairement voulue être consensuelle. Les circonstances de la vie politique m’ont conduit depuis à faire le choix, en tant que SG du PDCI-Renaissance, de la famille des Houphouëtistes (RHDP). 

Ce choix, je voudrais vous dire à tous ici, à vous mes parents, proches et intimes, que je l’assume pleinement. 

On peut ne pas partager ces choix, mais pour ceux qui me connaissent vraiment, on ne peut pas remettre en cause le fait qu’ils ont été le fruit de réflexions mûres et de convictions profondes. 

Patrick Achi

Fédération Ivoirienne de Football (FIF). Eugène Marie DIOMANDE « Je ne veux m’inscrire dans une campagne injurieuse »

Le dirigeant sportif qui vient rependre sa place dans le débat footballistique ivoirien, espère créer un climat apaisé. 
Le président du SEWE sport de San Pedro joint au téléphone par un site web media en ligne a tenu à faire d’importantes précisions concernant cette annonce. 

Eugène DIOMANDE a souligné d’entrée qu’il ne peut rester à plus de 6000 km de son pays pour annoncer sa candidature, selon lui, se serait faire une injure à ses pairs, avant d’expliquer.

En effet Vendredi 01 Mars 2019 -Le club français de ligue 2A Ajaccio a annoncé via son site qu’Eugène Marie DIOMANDE est candidat à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF).

« Le président du SEWE Sports de San Pedro, souvent en visite à Ajaccio pour observer le football professionnel, est candidat à l’élection présidentielle de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) », a écrit le club Corse.

« Je ne pas veux m’inscrire dans une campagne injurieuse », souligne-t-il avant de poursuivre.

« Je ne critique pas l’actuelle équipe dirigeante de la FIF Rechercher FIF. J’avoue qu’elle a apporté beaucoup, mais il faut reconnaitre qu’il y a des défaillances. 

La FIF a travaillé avec ses moyens. Ils ont fait des résultats, il faut le reconnaitre. Mais j’estime que je peux apporter beaucoup au football ivoirien avec les l’aide des autres dirigeants.

Mais pour l’heure je n’ai encore rien décidé en ce qui concerne ma candidature en 2020 », a conclu Eugène Marie DIOMANDE.

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari réélu pour un mandat de quatre ans (commission électorale)

Le président sortant a été réélu pour un mandat de quatre ans avec 56 % des voix, selon les résultats annoncés par la commission électorale dans la nuit de mardi à mercredi. Premiers artisans de cette victoire : les électeurs du nord du pays. Muhammadu Buhari obtient un vote plébiscite dans tous les Etats du Nord, dont la démographie est importante. A Kano, il obtient ainsi 1,4 million de voix, tout comme dans sa terre natale, dans l’Etat de Katsina.

Il rafle aussi haut la main les Etats de Bauchi, Borno, Yobe, Zamfara et même de Kaduna. Dans le Nord, « les électeurs expriment une certaine affection pour ce personnage que tous considèrent comme un homme intègre », explique Zakari Yusuf, observateur de la vie politique. 

L'influence de Bola Tinubu 

Muhammadu Buhari s’est donc assuré un vote de masse, contrairement à Atiku Abubakar, qui bénéficie de l’ancrage du PDP dans le sud et le sud-est du pays.

Et surtout, malgré les défections massives au sein de l’APC, Muhammadu Buhari a pu compter sur les réseaux de Bola Tinubu, homme financièrement influent, qui lui a permis de conforter son assise à Lagos, mégalopole économique du sud du pays.

Les défis qui attendent le président réélu 

Muhammadu Buhari en tant que commandant en chef des forces armées est d'abord attendu sur les questions de sécurité. Vaincre les deux factions de Boko Haram est toujours une priorité. Mais, durant les quatre prochaines années, il devra aussi résoudre l'épineuse question des conflits entre fermiers et bergers. 

Par ailleurs, Muhammadu Buhari compte aller encore plus loin dans la lutte contre la corruption. Mais il devra aussi prouver que cette lutte n'est pas limitée à ses opposants politiques. Sur le plan économique, le président réélu promet d'accélérer le mouvement de diversification de l'économie nigériane. Et notamment avec des politiques visant à faire du Nigeria une puissance africaine agricole.

Muhammadu Buhari s'est donné comme objectif de créer quinze millions de nouveaux emplois. Il veut former 200 000 jeunes dans les métiers des services, des loisirs et des technologies. Enfin, durant sa campagne électorale, le candidat Buhari a annoncé vouloir réhabiliter 10 000 écoles à travers le pays et engager de nouvelles formations pour les enseignants en sciences, technologies, arts plastiques et mathématiques.

De nombreux observateurs de la vie politique et économique nigériane s'interrogent devant ces promesses. Et beaucoup se demandent si le nouveau président âgé de 76 ans aura les forces et l'énergie nécessaire pour relever tous ces défis.

■ Buhari, l'inflexible

Aujourd'hui âgé de 76 ans, Muhammadu Buhari a gardé sa réputation d'homme strict et inflexible. Cet ancien général a marqué les esprits quand, au début des années 80, il a pris le pouvoir avec un groupe de militaires. A l'époque, il faisait fouetter en public les fonctionnaires qui arrivaient en retard. Cette réputation semble toujours d'actualité comme en témoigne l'avertissement lancé il y a dix jours à quiconque tenterait de tricher lors de la présidentielle : « Ce sera probablement le dernier acte criminel qu'il commettra, j'ai demandé à l'armée d'être sans pitié. » 

Muhammadu Buhari est également perçu comme incorruptible, il avait d'ailleurs fait de la lutte contre la corruption l'un des axes majeurs de son mandat, mais les résultats sont mitigés. Certains lui reprochent d'avoir fait de cet enjeu national une vendetta personnelle.

Pour le reste, l'inflexibilité de cet ancien général est parfois vue aujourd'hui comme un penchant un peu trop autoritaire. Et lors de son mandat précédent, Muhamadu Buhari a hérité du surnom « Baba go slow », pour souligner ce que certains considèrent comme une sérieuse tendance à l'inaction. Il lui avait fallu cinq mois pour nommer son gouvernement en 2015. 

Par RFI Publié le 27-02-2019 Modifié le 27-02-2019 à 07:27

LES SEPT SAGES ONT JUSQU’À VENDREDI À MINUIT POUR PUBLIER DES RÉSULTATS DÉFINITIFS ET ANNONCER SI UN SECOND TOUR AURA BIEN LIEU

Présidentielle au Sénégal : pourquoi une telle confusion autour des résultats ?

Ce dimanche 24 février, 6,6 millions de Sénégalais ont été appelés aux urnes pour désigner leur futur président. Au terme d’une journée de vote dont plusieurs missions d’observation ont salué le déroulement, la tension est montée d’un cran dans la soirée, avec le dépouillement des suffrages. Les premières tendances ont en effet amené les différents candidats à des revendications contradictoires. 

Présidentielle au Sénégal : Macky Sall revendique la victoire, l'opposition réclame un second tour

Au Sénégal, on avait rarement vu un tel capharnaüm autour de résultats électoraux. Au lendemain du vote, aucun résultat officiel, même provisoire, n’a été rendu public, ouvrant la voie à une « guerre des chiffres » entre l’opposition et le président sortant. D’un côté, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, qui clament avoir contraint Macky Sall à un « inévitable » second tour. De l’autre, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui annonçait dimanche soir à ses militants : « Sur la base des résultats que nous avons compilés, il faut féliciter le président Macky Sall pour sa réélection avec un minimum de 57 % des voix. »

Un cri de victoire prématuré ?

« À ce stade de la soirée, nous disposions des résultats correspondant à 52 % des dépouillements sur le territoire national. Les bureaux de vote sur lesquels nous nous sommes basés sont d’autant plus représentatifs qu’ils comprennent les bureaux témoins. Nous compilons en ce moment les derniers résultats et le constat est le même », explique à Jeune Afrique El Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la communication à la présidence, qui assure avoir envoyé des mandataires dans les quelque 14 651 bureaux de vote du pays.

De leurs côtés, Ousmane Sonko et Idrissa Seck, dont l’entourage annonçait un « inévitable » second tour dès les premières tendances, vers 20h30, assuraient qu’ils ne se laisseraient pas « confisquer » le résultat du scrutin. Lundi 25 février, à Dakar, un collaborateur d’Ousmane Sonko – dont l’équipe poursuit ses calculs – persiste et signe : « Nous étions représentés dans plus de 95 % des bureaux de vote du pays. Nous avons récupéré les procès-verbaux et les avons renseignés dans notre système informatique. Hier déjà, nous étions sûrs d’un second tour. Aujourd’hui, nous en sommes à 70 % de traitement. Selon nos chiffres, Macky Sall ne dépasse pas la barre des 48 %, et nous avons bon espoir de sortir second de cette élection. » 

Le Conseil constitutionnel seul officiellement habilité À l’heure qu’il est, difficile de déterminer qui a raison et qui a tort, faute de chiffres officiels. Jaly Badiane, coordinatrice de l’initiative citoyenne « Sénégal Vote », dont les volontaires étaient déployés sur tout le territoire le jour du vote, et dont le calcul des résultats compilés est toujours en cours, appelle à la prudence : « Aller dans un sens ou dans un autre reviendrait à donner un résultat, ce qui est du ressort du Conseil constitutionnel. Ce serait irresponsable ». 

LES SEPT SAGES ONT JUSQU’À VENDREDI À MINUIT POUR PUBLIER DES RÉSULTATS DÉFINITIFS ET ANNONCER SI UN SECOND TOUR AURA BIEN LIEU

Seuls les sept Sages sont en effet habilités à publier des résultats définitifs et à annoncer si un second tour aura bien lieu, même si les candidats ont dépêché des mandataires à travers tout le pays afin de collecter les résultats des procès-verbaux et calculer leurs propres tendances. Or, le Conseil constitutionnel a jusqu’au vendredi 1er mars à minuit pour ce faire.

Face à un score qui pourrait s’annoncer serré, l’absence de résultats officiels entretient le flou et laisse le champ libre aux annonces victorieuses de chacun. « Nous n’aurions jamais dû nous réveiller ce lundi sans résultats provisoires émanant des instances officielles, justifie Jaly Badiane. En général, en temps d’élection, on est fixé dans la nuit ou tôt le matin. » Ce n’est pas l’avis de la Direction générale des élections (DGE), qui estime que « le Sénégal est dans son tempo pour délivrer les résultats » – rappelant que si en 2012 Abdoulaye Wade avait reconnu sa victoire le soir même du vote, au second tour, il l’avait fait en fonction des tendances calculées par son état-major et par la presse.

Des médias « aux ordres de Macky Sall » ?

Cette année, les déclarations contradictoires entre pouvoir et opposition ont suscité l’ire de certains représentants politiques et militants de l’opposition, qui ont notamment pris à partie certains médias nationaux et internationaux dimanche soir, les accusant d’être « aux ordres de Macky Sall » et d’avoir annoncé abusivement sa victoire. 

« Les médias ont le droit de donner des tendances, comme ils le font depuis 2000, mais ils n’ont pas le droit de livrer les résultats, indique un membre de la Commission électorale nationale autonome (CENA) interrogé par Jeune Afrique. Hier, ils sont restés dans les limites de ce droit. Il est en revanche maladroit qu’un Premier ministre annonce la réélection de son candidat avec 57 % des voix. Lui n’est pas dans son rôle. »

La Commission, elle, a appelé dans un communiqué « les candidats et leurs partisans, ainsi que les acteurs de la société civile et la population, à s’abstenir de faire une quelconque déclaration prématurée sur les résultats ». 

Source / 25 février 2019 à 20h12 | Par Jeune Afrique - à Dakar

ÉDITORIAL DE VENANCE KONAN / ÇA RESSEMBLE À LA DOT QUE SORO GUILLAUME APPORTE EN VUE DE SON PROCHAIN MARIAGE AVEC LE " SPHINX " DE DAOUKRO

Les anciens de la fédération estudiantine et scolaire de côte d'Ivoire ( FESCI ) sont allés rencontrer le président BÉDIÉ mercredi dernier chez lui à DAOUKRO pour lui demander pardon, pour toutes les misères qu'ils lui ont causées du temps où il était président de la République . (Près de 22 ans après , c'est pas trop tôt hein...). 

Et nous apprenons par notre confrère le Nouveau réveil , que le premier secrétaire général de la FESCI , Ahipeaud Martial , << la gorge nouée par l'émotion de cette rencontre, a , au nom de tous les anciens de la fédération , sollicité du président Henri Konan Bédié , d'être leur porte - voix auprès de tous les Ivoiriens dans leur démarche >> . << Monsieur le Président , je dois l'avouer , que c'est le retour des enfants prodiges ( sic)( vraiment ??? Si le ridicule pouvait tué....) , Car , je le reconnais , nous avons été parfois difficiles à gérer et têtus . >>
Difficiles à gérer et têtus , c'est peu dire . 

La FESCI , pour ceux qui ne la connaissent pas , était le bras armé de l'opposition constituée par le FPI de Laurent Gbagbo pour semer la terreur dans les écoles et universités . Gbagbo avait compris que c'était l'école et l'Université qui pouvaient réellement gêner le pouvoir dans ce pays . Au temps du parti unique d' houphouet - Boigny , la véritable opposition était constituée par les étudiants et enseignants. Ce sont les élèves , étudiants et enseignants dont les grèves peuvent susciter beaucoup d'émotions dans le pays , parce que tout le monde a , un parent proche ou lointain , enseignant , élève ou étudiant .

Lorsque Bédié était président de la République , c'étaient les grèves a répétition , et c'est d'ailleurs a partir de cette époque que notre système éducatif a commencé a prendre la forme qu'il a aujourd'hui , c'est - a - dire n'importe quoi . C'est sous Bédié que Blé Goudé , fut photographié enchaîné sur un lit d'hôpital pour l'empêcher de s'échapper et cette photo fit le tour du monde lorsqu'un musicien l'utilisa pour illustrer son album . Lorsqu'il est devenu président , Laurent Gbagbo a laissé la FESCI continuer à régenter l'école et l'Université , pour les mêmes raisons . Il lui fallait absolument contrôler l'école dont il connaissait la capacité de nuisance . Sous Laurent Gbagbo la FESCI était chouchoutée et elle ne permettait à aucun autre syndicat d'élèves ou d'étudiants de s'exprimer , et quiconque tentait de le faire , était tout simplement tué .

La FESCI , qui était devenue un vrai monstre , a commis de nombreux crimes sur le campus , en toute impunité . 

Des étudiants ont été rackettés , tués ; des filles violées , sans que la justice lève le plus petit doigt . Et pourtant , les tueurs et violeurs étaient connus . Le crime odieux dont nous avons eu connaissance , fut celui du jeune étudiant Habib Dodo , qui a voulu créer un autre syndicat estudiantin . Il fut " jugé " publiquement sur le campus de Cocody , condamné à mort , pendu publiquement et son corps , enfermé dans un sac , fut jeté dans la brousse au pied de la clôture de l'Université de Cocody . Un étudiant qui avait assisté à toutes ces scènes donna ces informations . Le corps d' Habib Dodo fut retrouvé mais , jusqu'à présent , personne n'a été inquiété pour ce crime . ( Dommage... ) 

C'est cette organisation dont soro et Blé Goudé furent des dirigeants , qui vient de se mettre au service de Bédié .( Donc vigilance... ) . Rappelons qu'elle s'était mise auparavant au service de l'ancien président de l'Assemblée nationale , soro Guillaume . 

ÇA RESSEMBLE À LA DOT QUE SORO GUILLAUME APPORTE EN VUE DE SON PROCHAIN MARIAGE AVEC LE " SPHINX " DE DAOUKRO , qu'il vient de rencontrer . 

<< Tu me prends sous ta protection , on fait chemin ensemble , peut être même le ticket commun , et je mets la FESCI à ta disposition pour mener la vie dure à l'autre ( Ado ) . >>

EST - CE UN HASARD SI LES ENSEIGNEMENTS , QUI SONT POUR LA PLUPART ISSUS DE LA FESCI , SONT EN GRÈVE EN CE MOMENT ET QUE LE FRONT SOCIAL EST EN ÉBULLITION ? 

( Encore une fois vigilance ).

Dans tous les cas , Bédié a accordé son pardon aux anciens de la FESCI ( a t'il le choix ? ) pour les " actes de jeunesse " selon lui , qu'ils ont posés . Bédié invite les anciens de la FESCI à s'inscrire sur la plateforme qu'il à mise en place et qui doit regrouper " tous les fils et filles qui partagent une vision de paix pour le développement du pays " . Le parti démocratique de côte d'Ivoire ( PDCI ) tendance Bédié vient donc de se doter de son bras armé. Sans doute que le PDCI se dit que la bataille pour accéder au fauteuil présidentiel risque d'être rude et qu'il n'est pas exclu que l'on se cogne un peu fort . Le PDCI dont on disait qu'il n'avait pas l'habitude des bagarres , parce qu'il était un parti de paix , EST ENTRAIN DE FAIRE SA MUE . 

On le sentait déjà a travers un certain langage entendu récemment . Lorsque LES ARGUMENTS POLITIQUES SONT FAIBLES , L'AGITATION DU FRONT SOCIAL ET LA VIOLENCE SONT D'EXCELLENTES ARMES QUI ONT DÉJÀ FAIT LEURS PREUVES DANS CE PAYS . IL RESTE AU POUVOIR EN PLACE ACTUEL A TROUVER LES MOYENS DÉMOCRATIQUES POUR Y FAIRE FACE . IL EST CEPENDANT BON DE SAVOIR QUE BON NOMBRES D'ANCIENS FESCISTES NE TRAVAILLENT PAS , SONT FATIGUÉS ET PRÊTS À ALLER VERS LE PLUS OFFRANT . PLUSIEURS D'ENTRE EUX SONT ALLÉS CHEZ BÉDIÉ , A N'EN POINT DOUTER , TOUT JUSTE POUR LUI SOUTIRER UN PEU D'ARGENT . 

Par ✍️ Venance Konan

Finances internationales- La Côte d’Ivoire élue dans un comité restreint de la Banque Mondiale et du FMI et sera représenté par Charles Koffi Diby

"Au cours de cette année 2019, notre pays, avec la caution du Président de la République sera représenté par Charles Koffi Diby, l’actuel Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) nommé par la Haute hiérarchie de ces institutions comme membre siégeant."

Notre pays vient à nouveau d’être mis sous les feux des projecteurs par le cercle très fermé des institutions financières de la planète. Pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire fait désormais partie du Joint Committee on the Remuneration of Executive Directors and their Alternates (JCR), un organe mixte de réflexion et de production de recommandations de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale (FMI). Cet organe a pour mission de statuer sur des questions liées au fonctionnement des deux grandes institutions financières.

Au cours de cette année 2019, notre pays, avec la caution du Président de la République sera représenté par Charles Koffi Diby, l’actuel Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) nommé par la Haute hiérarchie de ces institutions comme membre siégeant. 

C’est dans ce cadre que depuis Washington aux États Unis d’Amérique, le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, viennent de porter leur choix sur la Côte d’Ivoire, seul pays africain à côté de deux autres, la Finlande du continent européen et les Iles Fiji du Pacifique sud, pour être membre de ce comité conjoint. 

Il y a des signes qui ne trompent pas. Bénéficiant de l’aura internationale du Président de la République, Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire se porte mieux. La nomination de Charles Koffi Diby, comme on peut en douter n’est pas un fait du hasard. L’homme est un brillant technocrate auréolé de plusieurs distinctions de dimension internationale : meilleur Ministre de l’Économie et des Finances 2010, Zone Afrique Subsaharienne, décerné par le Magazine The Banker du Financial Times, pour la gestion 20 ; meilleur Ministre de l’Economie et des Finances 2010, Zone Afrique Subsaharienne, Prix Emerging Markets ; meilleur Ministre de l’Économie et des Finances 2013, Zone Afrique Subsaharienne, décerné par le Magazine The Banker du Financial Times, pour la gestion 2012.

Le membre fraichement élu du Joint Committee on the Remuneration of Executive Directors and their Alternates (JCR),est aussi un habitué de la sphère mondiale des finances, qui jouit de l’appui précieux du Président Alassane Ouattara, aux côtés duquel il a déjà fait ses preuves en qualité de Ministre de l’Économie et des Finances et Ministre des Affaires étrangères, avant d’être porté en Juin 2016 à la tête du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC).

Les lauriers, la Côte d’Ivoire sous Alassane Ouattara en a glané avec l’accueil sur son sol d’évènements internationaux en tous genres, sportifs, économiques, diplomatiques, au moment où le milieu des affaires qui s’est considérablement assaini attire de plus en plus d’investisseurs étrangers. 

Cette nomination n’est plus qu’un soutien ferme des institutions de Bretton Woods à un des leurs et à la Côte d’Ivoire qui retrouve ses lettres de noblesse.

Adam’s Régis SOUAGA avec Sercom CESEC Source : rédaction Pôleafrique.info phttp://www.poleafrique.info/finances-internationales-la-cote-divoire-elue-dans-un-comite

Côte d'Ivoire : L'étrange démarche des anciens de la Fesci :c'est une perversion, pire que la précédente par son caractère opportuniste,vis à vis du Général GUEI, alors qu'il venait de prendre le pouvoir

Auteur: Pierre Soumarey /

(Le témoignage de certains sachant de cette génération, dont le Dr. DOUMBIA Major). "Le Président BEDIE ne s'y est pas d'ailleurs totalement trompé".

« L'association des anciens de la FESCI n'a pas qualité pour s'exprimer au nom d'un syndicat qui continue d'exister et qui a une représentation légale pour le faire lui-même, car l'entité morale dont il est question, subsiste et demeure toujours la même sans que l'on ne puisse opérer de distinction de périodes ou de dirigeants ».

L'activité d'un syndicat consiste à prendre en compte l'intérêt général d'une collectivité donnée en vue de corriger des dysfonctionnements, des inégalités et des injustices, de négocier l'obtention d'une amélioration des conditions de vie et de travail, et non pas de mener des actions individuelles sur le plan syndical, parce que subordonnées à des ambitions personnelles et des intérêts politiques extérieurs à la collectivité qu'on prétend défendre (monde du travail ou vie estudiantine), pour les imposer par la suite, à cette même collectivité, au besoin à la machette, à tout le moins par des moyens violents, et à la société toute entière, y compris contre les intérêts de ces dernières. C'est ainsi, que nous avons réussi à détruire l'école ivoirienne et continuons de la démolir avec la complicité passive de l'État (absence de volonté politique forte, défaillance inadmissible d'un service public prioritaire depuis de longues années). C'est la tare ou la perversion de ce type de syndicalisme que je dénonce ici avec force.

Aussi, l'association des anciens de la FESCI n'a pas qualité pour s'exprimer au nom d'un syndicat qui continue d'exister et qui a une représentation légale pour le faire lui-même, car l'entité morale dont il est question, subsiste et demeure toujours la même sans que l'on ne puisse opérer de distinction de périodes ou de dirigeants. C'est une continuité juridique formant un tout indissociable, intégré et global, et non une agrégation de personnalités distinctes. De la même façon, Il ne peut avoir de superposition de structures ou de concurrence déloyale entre elles, sans déroger aux dispositions légales qui donnent monopole et compétence aux syndicats d'étudiants, de représenter la population estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire. Les actions posées par leurs anciens dirigeants ont été engagées au nom de ces syndicats et non à titre personnel. Dès lors, seuls les syndicats concernés, dont la FESCI, peuvent collectivement se remettre en cause et demander pardon pour ses actions passées, non pas à des individus, à des personnalités politiques, comme en l'espèce, mais à la collectivité estudiantine et à la Nation, à qui appartient en définitive l'école ivoirienne et la République qui a été combattue pour des motifs démocratiques légitimes, bien qu'excédant l'objet strictement corporatiste d'un syndicat. En l'occurrence, Il ne s'agit pas d'un conflit interpersonnel qui aurait fait naître des ressentiments entre un individu, qui a été un organe incarnant l'État, et une section du peuple, comme d'une affaire individuelle, mais de l'histoire des contradictions qui se sont opposées dans la construction d'un état démocratique, dans laquelle ce syndicat a eu à participer par sous-traitance et procuration. C'est consacrer ici, un changement radical sur le plan de l'idéologie, de la méthode et de la vision de la FESCI. Ceci relève de la responsabilité des actuels dirigeants de ce syndicat et non de ses anciens dirigeants. Le cadre juridique d'une telle initiative est ignoré.

Dès lors, la démarche de l'ANA-FESCI est incompréhensible au regard du statut apolitique de cette association, en tant qu'amicale des anciens d'une structure donnée visant la fraternité et la solidarité sociale de ses membres. En sortant de ce périmètre, elle s'avère contraire à la logique juridique, et contredit à postériori l'esprit de neutralité qui devait animer le syndicat qu'ils ont représenté à un moment donné de son histoire. L'aveu postérieur de cette inféodation politique ne surprend guère les esprits avertis et les observateurs, mais c'est le caractère personnel des modalités de la caporalisation syndicale qui choque encore. Sous couvert de cette nouvelle structure, il s'agit en réalité de l'instrumentalisation et du prolongement politique d'un syndicat par des anciens syndicalistes qui n'en méritaient pas du tout le nom. Peut-être attachés aux bénéfices qu'ils en tiraient à titre personnel et politique, ils souhaitent continuer à diriger en réalité une officine destinée à assurer exclusivement la représentation d'une école de pensée pour la monnayer auprès de différentes chapelles politiques, contre la promotion d'ambitions personnelles, en construisant un outil politique avec le label de la FESCI comme produit d'appel, en vue d'assurer une base sociale à un groupement ou légalement une personnalité politique.

Il serait malsain de ma part, de douter de la sincérité de l'objectif de réconciliation poursuivi, mais il est une évidence, les éléments constitutifs de la démarche posent de nombreux problèmes. :::::: En effet, c'est une perversion, pire que la précédente par son caractère opportuniste, qui réédite une démarche antérieure menée vis à vis du Général GUEI, alors qu'il venait de prendre le pouvoir (Cf. le témoignage de certains sachant de cette génération, dont le Dr. DOUMBIA Major). Le Président BEDIE ne s'y est pas d'ailleurs totalement trompé. Premièrement en datant la création de la structure qui les regroupe tous aujourd'hui, à plus de sept ans, deuxièmement en précisant l'objet de la démanche qui guide cette organisation " ......le pardon que vous demandez pour tous les actes de jeunesse que vous avez posés tout au long de l'existence de la FESCI...", alors que ce syndicat continue d'exister et est légalement représenté par d'autres personnes. On ne saurait mieux faire dans l'art de la confusion.

Par : Pierre Soumarey -

ÉCONOMIE Côte d’Ivoire : la croissance ralentit mais les perspectives restent « favorables », selon la Banque mondiale

 

Au titre des bons points décernés, le maintien du taux d’inflation autour de 1 %, la réduction du déficit de 4,5 à 4% du PIB ou encore l’augmentation de 32 % du PIB par tête. Malgré un ralentissement de la croissance du PIB, l'économie ivoirienne « demeure l’une des plus dynamiques de la planète », assure la Banque mondiale. 

La Banque mondiale publie ce jeudi 21 février un nouveau rapport sur la situation économique en Côte d’Ivoire (voir document en fin d’article). Intitulé « Que la route soit bonne, améliorer la mobilité urbaine à Abidjan », il dresse un tableau globalement positif, tout en alertant les autorités sur plusieurs risques à prendre en compte dans les années à venir.

L’échéance électorale de 2020 ainsi est considéré comme un « élément d’incertitude » pouvant « affecter à la fois la conduite de la politique budgétaire et les décisions d’investissements et de consommation des ménages ainsi que des entreprises ».

Perspectives positives, mais des secteurs en retrait

LA FINANCE, LES INDUSTRIES EXTRACTIVES, L’ÉNERGIE ET LES TÉLÉCOMMUNICATIONS SE SONT MONTRÉS MOINS DYNAMIQUES 

Pour l’institution financière internationale, les perspectives globales de l’économie restent « favorables ». « Pour la septième année consécutive depuis 2012, le taux de croissance du PIB (Produit intérieur brut) devrait dépasser 7 % et atteindre probablement 7,4 % en 2018. À ce rythme, la Côte d’Ivoire pourrait rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire dans une quinzaine d’années », explique le rapport.

La croissance est toutefois en légère baisse (8 % en 2016, 7,7 % en 2017), une dynamique qui devrait se poursuivre dans les années à venir – la Banque mondiale prévoit un taux de 7,2 % en 2019 et de 7 % en 2020 – et qui trouve sa justification dans l’essoufflement du secteur privé (dont la participation à la croissance a chuté de 6,9 points entre 2015 et 2017), la baisse des exportations (-11,4 % en 2018) et des importations de biens d’équipement (-11,6%).

Au titre des bons points décernés, le maintien du taux d’inflation autour de 1 %, la réduction du déficit de 4,5 à 4% du PIB ou encore l’augmentation de 32 % du PIB par tête. 

Mais le dynamisme affiché de l’économie ne touche pas tous ses secteurs. En 2018, « la finance, les industries extractives, l’énergie et les télécommunications se sont montrés moins dynamiques, même si le transport et la construction ont continué à bien se porter », estime la Banque mondiale, qui pointe que le taux de mobilisation des recettes fiscales autour de 16,5 % du PIB reste l’un des plus faibles de la sous-région. « Cela constitue une contrainte majeure pour le financement des besoins de l’État, un risque qui pourrait mettre en péril l’ajustement budgétaire prévu », estime-t-elle.

Nécessité d’une gestion plus transparente

LE SECTEUR PUBLIC ET LE SECTEUR EXTERNE ONT MOINS SOUTENU LA CROISSANCE, ET LA CONTRIBUTION DU SECTEUR PRIVÉ A ÉTÉ PLUS CONTRASTÉE

Afin d’améliorer les recettes fiscales et l’efficacité de la dépense publique, la Banque mondiale appelle les autorités à une meilleure gestion des projets d’investissement, en particulier sur fonds propres, et des dépenses en faveur des ménages les plus défavorisés. « Ces efforts devront s’accompagner d’une gestion plus transparente des deniers publics, notamment des procédures de paiement et de passations de marchés publics », peut-on lire.

Concernant la gestion des finances publiques, la Banque mondiale s’inquiète notamment de la part excessive des paiements effectuée hors des procédures budgétaires ordinaires, environ 35 % des dépenses non salariales.

« Les avances de trésorerie totalisaient encore 324 milliards francs CFA à fin août 2018. Le recours aux avances peut traduire des carences en termes de planification des dépenses ou de gestion financière tout en imposant un travail administratif important car elles doivent être régularisées a posteriori », estime-t-elle.

Si les dépenses de l’État sont mieux maîtrisées, « la balance commerciale s’est dégradée à cause de termes de l’échange négatifs et d’une performance moins favorable des exportations agricoles ». « Au final, le secteur public et le secteur externe ont moins soutenu la croissance, et la contribution du secteur privé a été plus contrastée », conclut le rapport qui note également la chute des exportations, y compris celles des produits agricoles, principalement en raison de termes de prix internationaux défavorables.

Dette publique vulnérable et croissance non inclusive

L’ENRICHISSEMENT DES PLUS RICHES A AUSSI CONTRIBUÉ À ACCROÎTRE LES INÉGALITÉS 

Depuis quelques temps, de nombreux observateurs s’inquiètent du niveau de la dette publique. La Banque mondiale se montre plus modérée, estimant que le risque d’endettement est « modéré ». Le montant de l’endettement augmenté de 2,8 % du PIB entre 2017 et 2018, pour atteindre 52,6 % du PIB à la fin décembre 2018. Selon le rapport, le taux devrait descendre sous la barre des 50 % en 2020.

Néanmoins, pour la Banque mondiale, « les risques budgétaires et para-budgétaires ne sont pas à écarter », notamment parce que « la dette publique est vulnérable à des facteurs exogènes comme les variations des taux d’intérêts et de change en raison du poids grandissant de la dette extérieure non concessionnelle ». Pointant une nouvelle fois le manque d’inclusivité de la croissance ivoirienne, la Banque mondiale estime que « l’enrichissement des plus riches a aussi contribué à accroître les inégalités » et rappelle qu’en 2015, près de 46 % des Ivoiriens vivaient encore avec moins de 750 francs CFA par jour. « Il s’agit certes d’un progrès par rapport à 2011, mais qui reste insuffisant au regard de la hausse de 80 % des revenus de l’économie ivoirienne au cours de la même période ». 

Mobilité urbaine : il y a urgence

DEUX IVOIRIENS SUR TROIS VIVRONT DANS UN CENTRE URBAIN EN 2050

Alors que, selon les projections des Nations unies, deux Ivoiriens sur trois vivront dans un centre urbain en 2050, le rapport s’attarde sur les défis liés à la mobilité urbaine à Abidjan, peuplée par 10 millions d’habitants d’ici 2030 et où se déplacer est souvent un enfer. 

La Banque mondiale estiment que ces difficultés « trouvent en partie leur origine dans des défaillances de gouvernance et une fragmentation des responsabilités » et met en avant trois causes : les déficiences des infrastructures de transport, la quasi-absence de transport public, et le manque de respect des règles, avec un nombre élevé d’infractions au Code de la route, qui sont en outre rarement sanctionnées.

| Jeune Afrique : Par Vincent Duhem - à Abidjan Mis à jour le 21 février 2019 à 18h14

Si Ouattara et Bédié se retrouvent face-à-face, où se situera Soro? « Il n’est pas exclu qu’il retourne à la maison ». Le Didiga» de Venance Konan:

"Tout comme il n’est pas exclu que MM. Bédié et Ouattara se réconcilient."   Le Didiga» de Venance Konan: « Si Bédié est candidat, Ouattara sera aussi candidat » pour un 3e mandat

Recomposition

Tiens ! Cela fait plus de dix jours que nous n’avons pas entendu d’insultes publiques. Aurions-nous été gagnés par la sagesse ?

Espérons-le.

Le débat politique peut être dur, âpre, sans pour autant que l’on perde la bonne éducation et le bon ton. Croisons donc les doigts pour qu’il en soit définitivement ainsi, car le spectacle que nous avions donné de nous-mêmes les semaines passées ne nous avait guère honorés. Mais si le bon ton commence à régner en Côte d’Ivoire, c’est à Paris que nous avons assisté à une scène pitoyable.

Des personnes, présentées comme des supporters de Laurent Gbagbo, ayant vu des employés de la Présidence ivoirienne débarquer des bagages devant un appartement à Paris, ont décrété qu’il s’agissait de valises d’argent et décidé de s’en emparer. Elles en ont été empêchées et ont été arrêtées. Il ne s’agit ni plus, ni moins que de la misère morale dans laquelle vivent certains de nos frères et sœurs émigrés en Europe et qui y ont raté leurs vies. Ayons… une pensée pieuse pour ces personnes. Cela dit, pour parler de choses plus sérieuses, nous assistons à une nouvelle recomposition de notre paysage politique. Guillaume Soro, l’ancien président de l’Assemblée nationale, a créé, semble-t-il, son parti et tout indique qu’il se lancera dans la bataille pour le fauteuil présidentiel en 2020, même s’il dit attendre que le peuple l’appelle d’abord. On le sait, le peuple finira par l’appeler. Parfois le peuple en question se résume à quelques amis ou parents.

Le nouveau parti, le Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI), pourra-t-il rassembler une majorité d’Ivoiriens autour de l’ancien chef de la rébellion?

Pour le moment, on y retrouve surtout des personnalités dont l’ancrage politique sur le terrain reste encore à démontrer. Il est vrai que Guillaume Soro a une bonne équipe de communication sur les réseaux sociaux, et se donne en ce moment l’image de la victime d’une grande ingratitude, mais cela nous semble plutôt insuffisant pour fabriquer des électeurs. Sans doute que sa cible est constituée des jeunes dont on dit qu’ils représentent la majorité dans le pays, qui sont plus accrochés aux réseaux sociaux et qui, a priori, ne se retrouvent pas nécessairement dans les partis traditionnels de leurs parents.

Il est possible que le parcours et l’ascension de Guillaume Soro fascinent une partie de la jeunesse de notre pays et qu’elle se retrouve en lui. Mais il existe une autre frange de cette jeunesse qu’un tel parcours rebute, parce qu’il est marqué par le sang et surtout parce que ces jeunes en ont souffert, comme en témoigne la lettre ouverte adressée par une jeune journaliste à M. Soro. Oui, quoi que l’on puisse en dire, la rébellion de 2002 a foudroyé de nombreuses vies, disloqué bien des familles et brisé les ambitions de bon nombre de jeunes gens. Au-delà des jeunes, celui que ses supporters appellent le «Leader générationnel » lorgne aussi les militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et il ne cache pas sa volonté de faire alliance avec Henri Konan Bédié, le Sphinx de Daoukro.

Les ennemis de mes ennemis font souvent de bons amis. Le temps de faire tomber l’ennemi.

Verra-t-on un ticket Bédié-Soro lors de la prochaine présidentielle, avec le plus jeune dans le rôle du candidat à la vice-présidence ?

Cela n’est pas impossible.

 Et s’il arrivait à ce ticket d’emporter la mise, Soro pourrait espérer devenir président de la République avant une prochaine élection, compte tenu de l’âge de son colistier. J’ignore si une telle perspective enchanterait les militants du Pdci pour qui soutenir un tel ticket équivaudrait à envoyer directement M. Soro à la Présidence. J’ignore aussi si des militants du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) originaires de la région de Soro se laisseraient séduire par ce dernier, au point de le suivre chez Bédié dont le contentieux avec une partie de la population ivoirienne vient d’être réveillé par son ambition présidentielle.

Avec qui d’autre l’ancien président de notre parlement pourrait-il faire ticket en dehors du président du Pdci?

Laurent Gbagbo ou un candidat issu du parti de ce dernier?

Cela semble a priori irréaliste mais, ne l’oublions pas, la politique ivoirienne est du « Didiga », c’est-à-dire l’art de l’impensable.

L’autre inconnue reste la candidature du Président Ouattara à un nouveau mandat. Rappelons-nous ce que le Chef de l’Etat a dit le 16 juillet 2018 lors de l’assemblée générale constitutive du Rhdp : « Je peux vous assurer que je ferai en sorte que le Rhdp continue de gagner ces élections pour nous permettre, en 2020, de transférer le pouvoir à une nouvelle génération. C’est important que les générations se renouvellent. Nous devons, le président Bédié et moi, travailler la main dans la main pour transférer le pouvoir à une nouvelle génération.» Et plus tard, dans son discours à la nation du 6 août 2018, il a précisé ceci : « Comme je l’ai déjà souligné, nous devons travailler pour transférer le pouvoir à une nouvelle génération, de manière démocratique en 2020.

Notre pays est riche d’hommes et de femmes, jeunes et compétents, qui ont reçu une formation de qualité, qui ont appris à nos côtés comme nous avons appris aux côtés de nos aînés. N’ayons pas peur de passer le témoin. Faisons confiance à nos jeunes, tout comme nos aînés nous ont accordé leur confiance. »

Je crois que tout dépend de M. Bédié. Je pense que s’il renonce à être candidat, M. Ouattara n’aura aucune difficulté pour revenir sur ce qu’il a déclaré. Mais si M. Bédié persiste à vouloir être candidat, M. Ouattara le sera aussi. Et je serais étonné que Gbagbo ne cherche pas à l’être également. Mais lui, il a quelques obstacles à franchir avant de pouvoir prétendre être candidat. Mais en tout état de cause, si Ouattara et Bédié se retrouvent face-à-face, où se situera Soro? Il n’est pas exclu qu’il retourne à la maison.

Tout comme il n’est pas exclu que MM. Bédié et Ouattara se réconcilient. Ne sommes-nous pas en plein Didiga ?

Venance Konan

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