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Côte d’Ivoire : les candidatures se dévoilent au grand jour pour la présidentielle

L'OPPOSITION UNIT SES FORCES/ PRO-GBAGBO DANS LA COURSE / DES PRO-OUATTARA SE PRESENTENT CONTRE OUATTARA Les candidatures à l'élection présidentielle ivoirienne d'octobre 2015, qui se tramaient dans l'ombre, commencent à se dévoiler au grand jour. Après des périodes de suspense et parfois d'hésitations, plusieurs personnalités politiques font part de leur intention de demander le suffrage des Ivoiriens pour le poste de président de la République. Lors d'une récente rencontre avec des médias, l'ex-président du Parlement, Mamadou Koulibaly, leader du parti Liberté pour la démocratie (LIDER, opposition), a annoncé son intention de briguer la présidence ivoirienne. M. Koulibaly avait indiqué avoir mûri sa décision, notant qu'il n'y a aucune ambiguïté concernant sa candidature. Martial Ahipeaud, un ex-leader estudiantin, se trouve également dans la course à la présidentielle ivoirienne et espère obtenir la confiance des Ivoiriens. L'OPPOSITION UNIT SES FORCES Des partis politiques de l'opposition ont décidé d'unir leurs forces en mettant en place une coalition pour "mieux" affronter les élections de cette année 2015, notamment l'élection présidentielle. La coalition dénommée "Plate-forme des centristes" comprend le parti Renouveau pour la paix et la concorde (RPC), le Parti des démocrates républicains (PDR) et le Parti ivoirien des agriculteurs (PIA). Henriette Lagou, Soko Gbaléhi et Kouassi Bilé, respectivement leaders des partis de l'opposition coalisés, ont exprimé leur volonté de participer à toutes les élections pour une prise de pouvoir des centristes. "Nous entendons promouvoir le renouveau politique en Côte d'Ivoire par des actes forts tels que la restauration de la paix et de la stabilité", ont-ils noté. La Plate-forme des centristes se positionne ainsi dans le paysage politique ivoirien aux côtés du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition pro-Ouattara, au pouvoir) et de l'Alliance des forces démocratiques (AFD, opposition, coalition pro-Gbagbo). PRO-GBAGBO DANS LA COURSE Le plus jeune parti politique, le Front populaire uni (FPU), créé en 2014, a également dévoilé le nom de son candidat pour le scrutin présidentiel à venir. A l'occasion de sa rentrée politique effectuée à Yopougon, dans l'ouest d'Abidjan, Zadi Djédjé, a annoncé sa candidature. Proche de l'ex-président Laurent Gbagbo et du leader de son collaborateur Charles Blé Goudé, tous deux en détention à la Cour pénale internationale (CPI), Zadi Djédjé a réitéré son attachement à ceux-ci. Le président du Front populaire ivoirien (FPI, parti de M. Gbagbo), Pascal Nguessan Affi, a indiqué que le FPI aura un candidat à la prochaine élection présidentielle. Mais ce parti n' a pas encore donné de manière officielle le nom de son candidat. L'idée de désigner un candidat ne semble pas être partagée par tous les partisans de M. Gbagbo, dont certains estiment que le parti ne doit pas participer à l'élection présidentielle tant que leur leader Laurent Gbagbo est en prison à La Haye. Lors d'une récente rencontre, le secrétaire général du Rassemblement pour la paix et le progrès (RPP, pro-Gbagbo) Ouattara Gnonzié a déclaré que ce parti engagerait un candidat à la course à la prochaine présidentielle. "Nous avons les hommes de qualité pour prendre part à ce scrutin", a soutenu M. Gnonzié. DES PRO-OUATTARA SE PRESENTENT CONTRE OUATTARA Henri Konan Bédié, leader du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) et allié du président Alassane Ouattara, avait donné des consignes de vote pour une candidature unique de celui-ci au nom de la coalition du RHDP. Ces consignes votes ont été entérinées lors du congrès du PDCI tenu samedi dernier dans un stade à Abidjan. Toutefois, en dépit de toutes ces dispositions, des pro-Ouattara qui se sont insurgés contre une candidature unique de M. Ouattara ont décidé de l'affronter dans les urnes. Le député ivoirien Bertin Kouadio Konan dit KKB, ex-responsable des Jeunes du PDCI, parti allié au chef de l'Etat Alassane Ouattara, a annoncé le 5 décembre dernier sa candidature à la présidentielle prévue en octobre. "J'ai décidé de prendre mes responsabilités en posant ma candidature à la convention du PDCI", a annoncé Bertin Kouadio Konan, dans une déclaration, face à la presse. KKB, militant pour une candidature PDCI, n'a jamais caché son opposition à l'appel de son président qui voulait une union de toute la coalition derrière la candidature de Ouattara. Outre Bertin Kouadio Konan, l'ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny, précédemment président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), militant lui aussi du PDCI, a fait état de sa volonté de se présenter au scrutin présidentiel. L'ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président de la Commission de l'Union africaine Amara Essy, lui aussi militant actif du PDCI, a décidé d'être candidat à la présidentielle contre Ouattara. Ce diplomate issu du PDCI avait été proposé par des planteurs et a accepté d'être candidat. Pour des observateurs, le compte à rebours a commencé pour l'élection présidentielle ivoirienne. Lors d'une récente rencontre avec des acteurs politiques ivoiriens, la Représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire Aïchatou Mindaoudou a estimé que les élections de 2015 seraient un "tournant dans la vie politique et économique de la Côte d'Ivoire". Mme Mindaoudou a ainsi appelé les Ivoiriens à surmonter leurs divergences politiques aux fins d'éviter au pays une autre crise post-électorale. "Les Ivoiriens doivent montrer qu'ils ne veulent plus retourner à la crise électorale de 2010. Pour cela, il faut organiser des élections propres", a-t-elle noté. La Côte d'Ivoire se prépare aux élections générales avec en prime l'élection présidentielle prévue en octobre 2015. A plusieurs occasions, le pouvoir, l'opposition ainsi que les organisations de la société civile ont émis le vœu de voir s'organiser dans le pays une élection présidentielle crédible, transparente et inclusive afin de refermer la "parenthèse électorale douloureuse" de 2010 et 2011. L'élection présidentielle de novembre 2010 avait plongé la Côte d'Ivoire dans la plus grave crise de son histoire avec des violences qui ont fait au moins 3000 morts. (Xinhua)Conférence organisée par l’AJIRD à Paris : « Victoire du Président OUATTARA en 2015 : Un gage pour l’atteinte des objectifs du PND »

Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, s’est rendu ce jeudi 05 mars 2015 dans le Département de Soubré, au 2ème jour de sa visite d’Etat dans le District du Bas-Sassandra.

NOTE D’INFORMATION/N°754 (San-Pedro, le 05 mars 2015) Le Chef de l’Etat a animé son 1er meeting à Soubré, au 2ème jour de sa visite d’Etat dans le District du Bas-Sassandra Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, s’est rendu ce jeudi 05 mars 2015 dans le Département de Soubré, au 2ème jour de sa visite d’Etat dans le District du Bas-Sassandra. Au cours de son meeting dans cette localité, le Chef de l’Etat a d’abord situé l’objet de sa visite qui était de venir rencontrer les populations de la Nawa pour faire le point des réalisations des quatre (04) dernières années, dans leur Région, évaluer leurs difficultés et envisager les solutions appropriées. Il a ensuite délivré un message de paix, d’union, de cohésion, mais aussi et surtout de développement, de reconstruction et d’espoir à ces populations qui se sont mobilisées massivement pour l’occasion. Le Président de la République a salué les populations de la Nawa, ‘’la Côte d’Ivoire en miniature’’, pour leur cohésion qui est une grande richesse pour leur Région et pour la Nation. Il leur a exprimé également sa gratitude pour leur apport à notre pays en matière d’agriculture, notamment la production de cultures de rente (cacao, café, hévéa, palmier à huile…) et de cultures vivrières. Selon lui, c’est grâce aux ressources générées par ces cultures et à la vision du Père de la Nation, le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, qui a accordé la priorité à l’agriculture dans notre stratégie de développement, que la Côte d’Ivoire est une des premières puissances économiques du Continent africain. Le Président Alassane OUATTARA, a, par ailleurs rendu un hommage appuyé à des illustres fils de la Région, notamment feu Charles Bauza Donvahi, ancien Président de l’Assemblée nationale et le doyen Marcel Zadi Kessi, Président du Conseil Economique et Social. Evoquant ses solutions pour le Département de Soubré, en particulier, et la Région de la Nawa, en général, le Chef de l’Etat a évoqué plusieurs réalisations et d’importants chantiers en cours. Il s’agit, selon lui, d’un investissement de cinq (05) milliards de F CFA dans le cadre du Programme Présidentiel d’Urgence (PPU) et de 31 milliards de F CFA dans le cadre du Programme de Renaissance des Infrastructures de Côte d’Ivoire (PRICI). D’autres investissements structurants, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, des routes, de l’électricité, de l’eau potable ont été faits ou sont en voie de l’être, a ajouté le Président de la République. Pour terminer, le Chef de l’Etat a indiqué qu’il tiendra ses engagements, avant d’appeler les populations à cultiver la paix, préalable à tout développement. A cet égard, il s’est félicité de ‘’l’appel de Daoukro’’ qui garantira la stabilité à notre pays et lui permettra d’aller plus loin en matière de progrès et de développement. Intervenant avant le Président de la République, le Maire de Soubré, M. Traoré Lacina, et le porte-parole des populations, l’honorable Dally Jules, ont réaffirmé leur soutien et leur attachement au Président Alassane OUATTARA, un homme d’Etat exceptionnel, un bâtisseur infatigable, qui poursuit l’œuvre de construction du père fondateur, le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Notons qu’au cours du meeting, le Chef de l’Etat a été fait Chef suprême de la Nawa et a reçu les attributs dus à ce rang. Demain, vendredi 06 mars, le Chef de l’Etat se rendra à Sassandra, dans la matinée, où il animera un meeting, et à Fresco et à Tabou pour des rencontres avec les populations de ces deux localités.

L’avenir de l’alliance du RHDP et l’alternance 2020 à la tête de l’État / Débat entre Franklin Nyamsi et Fouad Vanie sur le réseau Facebook

Franklin Nyamsi /Professeur agrégé de philosophie Paris, France- "Quand on a gouverné ensemble pendant près de cinq ans, un pays, on ne saurait en faire porter le bilan à une partie des gouvernants, mais à l’ensemble. Les succès du premier mandat du président Ouattara sont donc à mettre au compte de l’ensemble du RHDP, PDCI-RDA et RDR d’abord, bien entendu. Pourtant, telle ne semble pas être la ligne discursive retenue par le président Bédié... (Fouad Vanie) un grand militant RDR à Paris-/ "Le rôle du philosophe n’est-il pas d’éclairer les consciences en dissipant les méfiances liées à l’incompréhension des bienfaits de l’alternance ou de la fusion des Partis politiques frères et non de conforter les résistances en pondant un charabia intellectuel, où chacun puise ce qui l’intéresse et participe à déconstruire ce qui a été savamment construit pour assurer la concorde sociale... L’avenir de l’alliance du RHDP et l’alternance 2020 à la tête de l’État : par (Franklin Nyamsi) L’analyste politique ne peut manquer d’être en partie questionné par les raisons invoquées par le président Bédié pour justifier le soutien du PDCI-RDA au candidat Alassane Ouattara. D’emblée, on se serait attendu à des raisons classiques: la co-gouvernance du RHDP en est la plus évidente. Quand on a gouverné ensemble pendant près de cinq ans, un pays, on ne saurait en faire porter le bilan à une partie des gouvernants, mais à l’ensemble. Les succès du premier mandat du président Ouattara sont donc à mettre au compte de l’ensemble du RHDP, PDCI-RDA et RDR d’abord, bien entendu. Pourtant, telle ne semble pas être la ligne discursive retenue par le président Bédié. Il attribue volontiers les succès de la période 2011-2015 au Président de la république Ouattara, qu’il encourage à poursuivre par un second mandat son œuvre de bâtisseur exemplaire de la modernité ivoirienne. Ce faisant, Bédié voit en Ouattara, comme un prolongateur de sa propre théorie des Douze Chantiers de l’Éléphant d’Afrique, calquée par ses conseillers sur le mythe grec des Douze Travaux d’Hercule. Cependant, la démarche de reconnaissance des succès de Ouattara se paie, chez le président Bédié, de la contrepartie d’une revendication du droit du PDCI-RDA de détenir en 2020, à son tour, le poste de président de la république, pour continuer la construction harmonieuse du pays, avec le soutien supposé de celui qui sera alors l’ex-président Alassane Ouattara. Ainsi, Ouattara jouerait pour un candidat du PDCI-RDA en 2020, le rôle que l’ex-président Bédié a joué en 2010 et 2015 pour le candidat du RDR, Alassane Ouattara. Cela peut certes, sembler de bon sens, mais il reste encore beaucoup à en dire. Premièrement, chaque fois que la clause de l’alternance 2020 pour le PDCI-RDA est invoquée, c’est par la bouche du Président Bédié et de lui-seul qu’elle l’est, jamais par une autre personne. Qui accordera sérieusement de la valeur à une clause non-validée par les deux parties qu’elle invoque? Comment comprendre cette constante? Au minimum, on doit reconnaître qu’il s’agit d’une clause de communication interne au PDCI. Et dans cette perspective, le PDCI-RDA a parfaitement le droit de se faire des promesses… Deuxièmement, le président Bédié, qui n’est plus candidat à rien dans le pays, a lui-même reconnu que tous les Ivoiriens qualifiés pour la présidentielle étaient libres de concourir en 2015 comme après, ce qui constitue un bémol à l’idée que le poste de président de la république en 2020 serait déjà préempté par une quelconque hypothèque venue de 2015. Bien comprendre le sens de la lutte engagée dès les années 90 par le RDR de Djéni Kobina et d’Alassane Ouattara, n’est-ce pas se saisir définitivement de l’idée que c’est le peuple réel de Côte d’Ivoire, et non les arrangements classiques d’appareil ou les héritages claniques qui choisiront désormais le Chef de l’État de Côte d’Ivoire? Comment comprendre la lutte d’un Guillaume Soro et de ses camarades du MPCI/FN pour la démocratie en Côte d’Ivoire, si ce n’est pour que l’élection démocratique et elle seule, décide des dirigeants de ce pays exemplaire et emblématique? Troisièmement, les présidents Bédié et Ouattara se sont publiquement engagés à créer un seul parti avant 2020, le PDCI-RDR, qui investira alors le candidat unique de ce nouveau parti en 2020. Comment accéder à la lisibilité et à la cohérence du président Bédié si d’une part, il espère que le président Ouattara soutienne un candidat du PDCI-RDA en 2020, mais de l’autre côté, veut réaliser de son vivant l’union PDCI-RDR qui choisira alors son candidat en 2020 sans considération de son ancienne formation politique PDCI-RDA ou RDR? Tout plaide pour dire qu’après la présidentielle 2015, on passera résolument en Côte d’Ivoire de la politique des Anciens (Arrangements), à la politique des Modernes (Compétition sans présupposés). Dans cette hypothèse, l’alternance 2020 à la tête de ce pays sera générationnelle et non tout simplement partisane. Je l’ai dit à moult reprises et je ne me priverai point de le répéter aux entendements lents. /Franklin Nyamsi /Professeur agrégé de philosophie Paris, France Le zèle des conseillers dans la sphère politique ivoirienne : le cas Franklin Nyamsi : par (Fouad Vanie) Le rôle du philosophe n’est-il pas d’éclairer les consciences en dissipant les méfiances liées à l’incompréhension des bienfaits de l’alternance ou de la fusion des Partis politiques frères et non de conforter les résistances en pondant un charabia intellectuel, où chacun puise ce qui l’intéresse et participe à déconstruire ce qui a été savamment construit pour assurer la concorde sociale. Car il ne faut pas se mentir. Sans le PDCI, le RDR ne pourra pas conserver la magistrature suprême et sans le RDR, le PDCI restera un parti minoritaire, lassant la porte ouverte aux démagogues sanguinaires prêts à bruler le pays de nouveau pour satisfaire leurs ambitions élitistes. ADO est dans la posture du chef d’Etat au dessus des mêlées. Il ne peut se prononcer pour l’instant sur ce sujet. Les ivoiriens attendent de lui qu’il gouverne et rend des comptes sur l’état du pays sans parti pour le bien du pays. Bédié en tant que chef de parti est dans son rôle légitime de se projeter en affichant un idéal qui répond aux attentes de ses partisans. Cet idéal, fut-il pour certain utopique, n’en demeure pas moins nécessaire de l’exposé, à l’issu d’un congrès aux effets imprévisibles. En bon philosophe qu’il se prétend, Franklin Nyamsi sait en quoi L’utopie est utile à la pensée philosophique voire politique. Et en bon conseiller philosophique qu’il aspire être, Il ne peut pas s’étonner du silence d’ADO qui attise des curiosités et laisse libre court à des affublassions les accords d’alternance politique entre le PDCI et le RDR. Le PDCI est en droit de considérer qu’il a joué sa partition pour la cohésion sociale et la sauvegarde de la concorde. Il peut aussi se prévaloir d’une réserve d’électeurs avoisinant le 1/3 de l’électorat ivoirien. Dans le discours prononcé à KHOROGO, lors de sa tournée dans le Nord, ADO, étant conscient des bienfaits de l'alliance avec le PDCI RDA, a dressé un message subtile mais clair à Ham Bak pour pour lui faire comprendre que la nécessaire unité avec le PDCI et donc de la bonne entente entre les leaders. Cela fait allusion à la sortie télévisée de Ham Bak où ce dernier a lancé une attaque frontale contre BILLON, à propos de sa position sur le monopole des terminaux par le groupe BOLLORE. Certains demandait la démission de BILLON. Et BILLON est toujours là et bien Là avec des pouvoirs discrets mais très renforcés que subissent ceux qui sont dans l'entreprenariat en Côte d'Ivoire, fer de lance de la politique d'émergence d'ADO Dans son écrit magistral, qui ne satisfait que son orgueil, Franklin Nyamsi oublie de nous exposer de bienfaits de l’utopie. Faisons une pause sur ce concept pour comprendre les propos qui vont suivre. L’utopie est, en fait, une représentation d'une réalité idéale et sans défaut. C'est un genre d'apologue qui se traduit, dans les écrits ou discours, par un régime politique idéal mais pas encore réel ou qui ne sera jamais une réalité, comme par exemple un régime qui gouvernerait parfaitement les hommes, une société parfaite, sans injustice où par exemple où on trouvera une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie. Convenons que ce n’est pas demain la veille de l’établissement d’un tel régime. De là découle cette perception qui amène certains se contenter de définir simplement l’utopie comme une réalité difficilement admissible. Souvenons nous d'une époque où la fin de l’esclavage inadmissible. C’est parce que certains ont eu le courage et la force d’exprimer cette utopie liberté et d'égalité entre les hommes, qu’aujourd’hui, nous, les noirs, nous revendiquons d’être des humains à part entière, libres et sortions du système des castes pour aspirer à la démocratie. En d’autres termes, revendiquer une utopie, c’est souvent pour dénoncer les injustices et dérives de la société dans laquelle on vit, et non simplement exprimer des idées disqualifiées car considérées comme irrationnelles. Cette polysémie, qui fait varier la définition du terme entre texte littéraire à vocation politique et rêve irréalisable, atteste de la lutte entre deux croyances, l'une en la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle, l'autre sur la dissociation radicale du rêve et de l'acte, de l'idéal et du réel. Les choses sont plus simple dans le langage courant. En effet, être « philosophe » c’est savoir faire face aux petits ou grands événements de l'existence, en faisant preuve de patience, de courage, de sérénité, et dans la recherche une existence paisible. Mais voila, dans la lignée des philosophes français comme Bernard Henri Lévy, Alain Finkielkraut, Franklin Nyamsi, veut nous s’enfermer dans une pensée conceptuelle, radicale en critiquant, systématiquement les grands principes et valeurs de la vie et de la connaissance, masquant dans son charabia intellectuelle la réalité des vérités et sans véritablement cultiver la sagesse. Il souhaite nous imposer sa grille de lecture politique. Henry Thoreau avait si compris le danger de ses philosophes opportunistes en nous prévenant " qu’Être philosophe ne consiste pas simplement à cultiver des pensées subtiles ou encore à fonder une école…Cela consiste plutôt à résoudre quelques-uns des problèmes de l'existence, non pas de façon théorique, mais pratique." Et le discours de Bédié s’inscrit dans cette logique d’apaisement, que seule l’alternance politique permet de consolider. De mon modeste point de vu, je dirai en conclusion que le travail de conseiller philosophique est d’aider le souverain à clarifier les problèmes de ses populations, à résoudre leurs dilemmes, à trouver des solutions à leurs conflits, à mettre en lumière les incohérences qui existent entre leurs pensées et leurs actions, à préciser leurs priorités et à définir leurs valeurs, et non à se comporter en avocat pour voir les failles du système qui va légitimer leur ambition ou en journaliste très réactif qui se donne le droit de se rependre systématiquement sur les réseaux sociaux pour diffuser sa grille de lecture de la réalité sociale. 5 mars 2015, 15:52 Fouad Vanie

Le Chef de l’Etat est arrivé à San Pédro pour une visite d’Etat dans le District du Bas – Sassandra.

NOTE D’INFORMATION / N° 753 (San Pédro, le 04 Mars 2015)

Le Chef de l’Etat est arrivé à San Pédro pour une visite d’Etat dans le District du Bas – Sassandra. Le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, est arrivé à San Pédro, ce mercredi 04 mars 2015, pour une visite d’’Etat de cinq jours (4 au 8 mars 2015) dans le District du Bas – Sassandra. Le Chef de l’Etat qui était accompagné de la Première Dame, Mme Dominique OUATTARA, a été accueilli à son arrivée par le Premier Ministre, M. Daniel Kablan DUNCAN, des membres du Gouvernement et du Cabinet présidentiel, ainsi que par les autorités administratives et politiques locales, les cadres, les Chefs traditionnels et les Guides religieux. Dans la déclaration faite à l’aérodrome, à sa descente d’avion, le Président Alassane OUATTARA a d’abord dit son ‘’grand bonheur’’ de séjourner à nouveau à San Pédro. Ce séjour, a-t-il ajouté, fait suite à celui effectué il y a de cela deux ans, lors de son passage pour le lancement des travaux du barrage hydro-électrique de Soubré ; et au cours duquel il avait fait la promesse de venir en visite d’Etat dans le District du Bas- Sassandra. Après avoir salué la mobilisation et la ‘’chaleur de l’accueil’’ des populations, le Chef de l’Etat a eu droit aux honneurs militaires, avant de prendre un bain de foule. En fin d’après-midi, le Président de la République a présidé un Conseil des Ministres dans les locaux de la Mairie de San Pédro. Du traditionnel point de presse fait par le Porte- Parole du Gouvernement, le Ministre de la Poste et des TIC, M. Bruno KONE, l’on retiendra, entre autres, au titre du Ministre de l’Agriculture, la création de deux centres de formation professionnelle agricole à San Pédro et à Korhogo. Ceci dans le cadre du Programme National d’Investissements agricoles (PNIA), en vue d’améliorer la ‘’productivité’’ et la ‘’compétitivité’’ du secteur agricole de notre pays. Ces centres qui vont s’étendre à toutes les grandes régions de Côte d’Ivoire, visent également, selon le Ministre Bruno KONE, à moderniser les exploitations agricoles. Le Centre de San Pédro sera dédié au binôme café – cacao tandis que celui de Korhogo s’occupera de la filière Coton- anacarde. Selon le Porte- Parole du Gouvernement, la construction de ces centres débutera dès cette année 2015 et les activités démarreront en 2016.Au titre du Ministère de la Poste et des TIC, le Conseil a adopté une communication relative à la consolidation du secteur de la téléphonie mobile et à l’optimisation de l’utilisation des ressources. A ce niveau, a indiqué le Porte- parole du Gouvernement, l’option prise par l’Etat n’est pas le ‘’retrait pur et simple des licences’’ aux opérateurs en difficulté, mais une ‘’proposition de regroupement’’ pour constituer ainsi le 4ème opérateur sur le marché de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire. Notons que demain, jeudi 05 mars 2015, le Président de la République animera son premier meeting à Soubré, Chef- lieu de la région de la Nawa, première étape de sa visite d’Etat dans le District du Bas- Sassandra ; puis se rendra à Yacolidabouo et à Mayo pour rencontrer les populations de ces localités.

Côte d'Ivoire: l'eldorado minier à Tongon s'inquiète pour son avenir

"Bienvenue au pays de l'or." A Tongon, les maisons neuves en dur côtoient des cases rustiques. La mine a permis le développement de ce village du nord de la Côte d'Ivoire, où la population appréhende l'épuisement du gisement, dans quelques années. Le panneau planté à l'entrée de Tongon, au bout d'une longue piste ocre, incarne le bond en avant qu'a vécu la bourgade. Ecoles, maternité, eau potable, électricité: le Tongon de 2015 n'a plus rien à voir avec celui de 2010, avant la mine. L'inscription "don de Randgold" est bien en évidence sur certaines façades. L'entreprise minière, basée sur l'île anglo-normande de Jersey, dit avoir dépensé près de 5 millions de dollars (4,4 millions d'euros) pour les populations locales. "Le village devient beau", se réjouit Antoine Yapo Boni, directeur d'une école. Une ligne à haute tension reliant la mine à la capitale régionale Korhogo, distante de 60 km, a vu le jour. Coût de l'opération: 10 milliards de francs CFA (15 millions d'euros), dont le minier et l'Etat discutent des modalités de remboursement. Au total, Randgold affirme avoir investi 500 millions de dollars (440 millions d'euros) pour cette gigantesque mine à ciel ouvert. Interrogée par l'AFP, l'entreprise ne souhaite pas communiquer sur les profits générés en retour. Elle détient 89% de la mine, l'Etat ivoirien 10%. Ranghold y a créé des emplois: quelque 2.500 ouvriers ont été employés pour sa construction. 1.600 y travaillent encore, dont environ 80% viennent des villages avoisinants. "Tongon ne doit pas être une oasis de prospérité dans un désert de misère", observait le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, qui s'y trouvait début février. Mais si le président Alassane Ouattara avait prôné le développement de la Côte d'Ivoire rurale durant la campagne électorale de 2010, l'Etat semble se décharger sur l'opérateur minier à Tongon. "Le chef de village a demandé un château d'eau. Je me suis tourné vers le PDG de Randgold et il m'a dit: +Pas de problème, ce sera fait+", concédait ainsi M. Duncan. L'eldorado minier, avéré, a créé une dépendance totale de la population envers la mine. A quelques kilomètres de là, le village de Sékonkaha a lui aussi bénéficié des retombées aurifères. A l'ombre du brûlant soleil de la mi-journée, le chef du village, Soro Gafona, n'est pourtant pas satisfait. - 'Des mineurs, pas des fermiers' - "Il nous manque l'électricité ! Les deux autres villages ont le courant mais pas nous", peste-t-il. "Plus on a, plus on demande", sourit Oumar Denise N'Gom, un cadre de l'entreprise britannique, pour qui "on ne doit pas tout attendre de la mine". Et d'ajouter: "Nous devons les rendre autonomes, sinon l'après-mine sera difficile." Cette catastrophe annoncée devrait intervenir dans cinq à six ans tout au plus, pronostique le PDG de Randgold, le Sud-Africain Mark Bristow. Avec un gisement initial évalué à 90 tonnes d'or, 7,3 tonnes devraient être extraites en 2015, 8 en 2016 et 8,5 les trois années suivantes. Puis la mine fermera ses portes. A la grande crainte des villageois, qui se sont détournés de leurs activités traditionnelles, comme l'agriculture, depuis que la mine est exploitée. "Il faut former les jeunes dans différents domaines: l'élevage, la culture ou la pêche. Randgold doit prendre des initiatives avant de partir pour qu'on puisse survivre", confie Sekongo, un agriculteur. La compagnie envisage l'avenir de la zone dans la pisciculture et l'agro-business. En effet, elle a construit un barrage sur plus de 12 kilomètres afin de créer une retenue d'eau pour la mine. Des projets pourraient voir le jour sur ce lac artificiel. "Nous avons amené l'électricité, l'eau, que voulez-vous qu'on fasse de plus pour encourager l'agriculture ? Nous sommes des mineurs, pas des fermiers", tonne Mark Bristow. "Le gouvernement doit aussi œuvrer pour que son atout national, l'or, profite durablement à ses populations", souligne le Sud-Africain qui, après Tongon, ne compte pas pour autant se retirer de Côte d'Ivoire. Son entreprise a postulé pour 10 nouveaux permis miniers sur l'ensemble du territoire, et devrait investir 6 millions de dollars (5,2 millions d'euros) supplémentaires pour l'exploration dans le pays. D'autres gisements ont déjà été découverts près de Tongon. De quoi apaiser pour un temps les inquiétudes des villageois. (AFP 04/03/15)

| Manuel Valls et Bernard Cazeneuve étaient le 3 mars à Strasbourg pour évoquer la réforme de l'islam de France.

Manuel Valls se trouvait mardi à Strasbourg, pour un déplacement consacré à l'islam de France et à sa réforme, lancée la semaine dernière par le gouvernement. Le Premier ministre a insisté sur la formation des imams et du financement des mosquées. Le défi est "historique", selon Manuel Valls. Le Premier ministre était mardi 3 mars en déplacement à Strasbourg, pour parler de la réforme de l'islam de France, lancée par son gouvernement la semaine dernière. Il a mis en avant deux grands axes d'action : la formation des imams et le financement des mosquées. "Je souhaite agir, nous souhaitons agir (...) Et nous souhaitons que tout le monde, vous les premiers, voie la profondeur des problèmes qu'il faut aujourd'hui traiter", a déclaré le Premier ministre lors d'une rencontre avec des responsables musulmans à la Grande mosquée de Strasbourg. Manuel Valls a dit vouloir s'attaquer à "tout ce qui retarde un islam de France". Pour cela, la formation est au premier plan. "L'État veut y mettre des moyens", a assuré le chef du gouvernement. Dans le cadre de l'annonce de la création d'une nouvelle "instance de dialogue" avec l'islam de France, le gouvernement a annoncé son intention de porter à douze, contre six actuellement, le nombre des établissements (dont celui de Strasbourg) dispensant des formations à la laïcité, pour les responsables religieux notamment. Financer la construction des mosquées Le Premier ministre a plaidé pour que les imams suivent des formations, "indispensables" voire "obligatoires", en matière de laïcité et de droit. "Il faut des aumôniers et des imams français, francophones, qui apprennent le français, qui aiment la France. Et qui adhèrent à ses valeurs. Et aussi des financements français", a-t-il insisté. Prolongeant des propos tenus au Sénat mi-février, Manuel Valls a également dit vouloir "traiter la question des financements" de la construction de mosquées, alors que la France compte 4 à 5 millions de musulmans. Le Premier ministre s'est prononcé pour "que des solutions existent en France lorsque des responsables cultuels cherchent un soutien et des moyens pour construire un lieu de culte ou un centre culturel". Visant les financements venant de l'étranger, il a expliqué : "Je souhaite que ce réflexe consistant à demander le soutien d'États étrangers se perde". "Il y a en France toutes les énergies et les ressources nécessaires au développement de l'islam", a-t-il souligné. En revanche, "il faut être très clair : l'État ne s'occupera pas de théologie. Il n'y aura pas de loi, il n'y aura pas de décret, pas de circulaire pour dire ce que doit être l'islam. Il n'y aura pas de tutelle, pas de privilège particulier. Jamais l'État ne prendra le contrôle d'une religion, d'un culte", a-t-il assuré. "La montée des populismes, la montée de l'extrême droite, en Europe et dans notre pays, s'alimentent bien sûr aussi de la montée du jihadisme, du terrorisme, et de l'extrémisme radical", a mis en garde Manuel Valls, qui s'est également rendu à l'université de Strasbourg pour afficher son soutien à des cursus consacrés à la laïcité et à l'islamologie. "La seule réponse, la seule, à ces deux dangers qui se nourrissent l'un de l'autre (...), c'est la République. La seule réponse, c'est la laïcité, c'est l'éducation, c'est l'université, c'est le savoir, c'est l'intelligence, c'est la capacité de vivre ensemble", a-t-il poursuivi. Avec AFP

Bataille autour des ressources pétrolières entre la Côte d'Ivoire et le Ghana

Entretien entre les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama La Côte d'Ivoire a réclamé la suspension par le Ghana « de toutes opérations d'exploration et d'exploitation pétrolières » dans une zone offshore que les deux pays se disputent, a annoncé lundi 2 février le Tribunal international du droit de la mer (TIDM). Après des mois de vaines négociations, les deux Etats voisins avaient décidé fin 2014 de porter le litige sur leur frontière maritime devant cette juridiction basée à Hambourg ( Allemagne) et relevant de la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Abidjan a réclamé jeudi 26 février une série de « mesures conservatoires » en attendant qu'une décision soit rendue sur le fond, exigeant principalement l'arrêt par Accra de toute activité pétrolière « dans la zone litigieuse », selon le communiqué du TIDM. Une date d'audience sur cette question sera fixée « au plus vite », précise le tribunal, qui avait annoncé le 12 janvier la formation d'une chambre spéciale destinée à trancher le litige entre les deux pays, composée de cinq juges acceptés par les parties. Une frontière maritime qui divise Le Ghana et la Côte d'Ivoire, respectivement les deuxième et troisième économies d'Afrique de l'Ouest, se divisent sur le tracé de leur frontière maritime, qui traverse un gisement de pétrole offshore que les deux voisins souhaitent exploiter. (Le Monde 04/03/15)

ENTRETIEN/ Jean-Louis Borloo a présenté son plan pour l’électrification du continent africain.« Il faut un plan Marshall pour électrifier l’Afrique »

L’ancien ministre français de l’écologie Jean-Louis Borloo a présenté son plan pour l’électrification du continent africain. Il prône la création d’une agence dotée de 4 millards de dollars de subventions par an. Vous êtes à Libreville pour défendre votre projet d’électrification du continent africain, pourquoi ce projet, conçu il y a quelques années déjà avec le président éthiopien Meles Zenawi, décédé depuis ? C’est un genre de plan Marshall de l’énergie pour l’Afrique, la seule grande cause qui existe aujourd’hui ! Le constat est simple. Il y a aujourd’hui 480 millions d’Européens, dans vingt ans, nous serons 380 millions. En Afrique, ce sont un milliard d’habitants, deux dans vingt ans, dont seulement 25 % ont aujourd’hui accès à l’électricité. Penser que si l’on ne fait rien permettra d’éviter la confrontation est une erreur. Il faut prendre conscience que l’Afrique est le théâtre d’un exode vers les centres urbains, comme, ni l’Europe ni la Chine n’en ont jamais connu. Cet appel de la lumière est une évidence, il nourrit un exode synonyme de déstabilisation, de perte de repères. On passe de l’animisme ou de monothéismes traditionnels plutôt modérés à des systèmes radicaux beaucoup plus dangereux. Or, la bataille entre la croissance démographique et la production de kilowatts supplémentaires nécessaires est aujourd’hui perdue. Ce sont chaque année dix millions de nouvelles personnes sans électricité. Au-delà de l’aspect sécuritaire, quel est l’intérêt économique pour l’Europe de soutenir un tel projet ? Électrifier l’Afrique constitue un vrai relais de croissance pour l’Europe. 100 % d’électrification du continent en Afrique signifie entre 10 et 15 % de croissance pendant 15 ans, contre 5 % de croissance à l’heure actuelle, et 3 % de croissance supplémentaire pour l’Europe sur la même période. Lire aussi : Comment réparer la panne d’électricité de l’Afrique Comment atteindre votre objectif ? L’électricité n’est pas un sujet comme les autres, c’est un sujet en amont de tous les autres. L’électricité, cela veut dire l’accès à l’eau. C’est aussi la réduction de la déforestation, le développement de l’agriculture, la santé, l’éducation… Le rapport de productivité est de 50 à 1 avec ou sans électricité. Bref, cette histoire est une anomalie pour la planète. Cela s’explique par plein de raisons. L’électricité c’est « l’enfant des vieilles nations » parce que cela suppose une administration publique, une ingénierie publique de haut niveau et des financements publics gratuits au départ. Penser que l’on peut équiper l’Afrique uniquement avec des financements privés ou des emprunts publics est un mensonge. Personne, nulle part au monde ne l’a fait ainsi. L'ancien ministre français Jean-Louis Borloo, ici en janvier 2015 Comment surmonter ce problème ? L’idée est de créer une agence spécialisée dédiée à cette question. Elle devra bénéficier de quatre milliards de dollars par an sur une dizaine d’années sous forme de subventions, non conditionnelles qui par effet de levier ou grâce à des financements classiques permettront de réunir 250 milliards de dollars. Quatre milliards par an pour tout le continent, à l’échelle de la planète, c’est une somme dérisoire pour un impact colossal. Voir la vidéo : « L’électrification de l’Afrique, c’est 3% de croissance pour l’Europe » Pourquoi insistez-vous sur le fait que ces quatre milliards par an doivent être réunis sous forme de subventions ? En allant de pays en pays, j’entends les dirigeants africains me dire qu’ils n’ont pas à disposition la masse critique d’ingénierie de haut niveau et qu’il leur manque toujours 25 % des fonds pour faire aboutir leurs projets. On sait que le coût de distribution électrique est plus cher dans les régions les moins denses. Mais aujourd’hui, nous disposons de technologies meilleur marché et plus robustes pour produire de l’énergie décentralisée ou modulaire. La production d’énergie renouvelable en Afrique est la moins chère du monde. En fait, il n’y a pas de problème technique, seulement des questions d’organisation et de méthode à surmonter. Cette agence pour l’Afrique serait pilotée par les Africains : Chaque sous-région décidera de la nature de l’énergie à produire. Ce n’est pas tant un projet qu’un changement de méthode. Quels pays africains vous soutiennent ? Tous les 31 chefs d’Etat africains que j’ai rencontré, la Banque africaine de développement aussi, soutiennent ce projet. Ouvrons les yeux. Nous avons à faire à de petits États pauvres qui ont supporté un choc démographique d’une ampleur inouïe. Si la France avait connu la même croissance démographique que la Côte d’Ivoire depuis 1960, nous serions 240 millions de Français. Avec ce que cela signifie en termes de construction d’hôpitaux, d’écoles, de routes, d’infrastructures… Propos recueillis par Christophe Châtelot (Libreville, envoyé spécial) Le Monde.fr Construction de la centrale solaire de Beni Mathar au Maroc. L’ancien ministre français de l’écologie Jean-Louis Borloo a présenté son plan pour l’électrification du continent africain. Il prône la création d’une agence dotée de 4 millards de dollars de subventions par an.

Nos politiques sont-ils armés pour débattre avec des intellectuels ? le fait d'armes entre Mamadou Touré et Tirbuce KOFFI ( Par:Fouad Vanie)

La sortie de Mamadou TOURE , le 22 février 2015, lors de la rentrée politique du RJR à Yamoussoukro, était du pain béni pour Tirbuce KOFFI. On n’est pas surpris de sa réaction, savamment orchestrée pour etre publié dans les médias , après le congrès extraordinaire du PDCI, pour soutenir l’appel de DAOUKRO. En vieux routard de l’engagement politique et intellectuel, il profite de cette maladresse politique pour lancer ses piques en direction d’ado et non de ses limiers, exerçant la fonction de conseiller. Même si nous ne partageons pas les postures politiques de Tirbuce KOFFI, reconnaissant qu’il a une rhétorique bien huilée par la force du temps. Et que débattre avec lui demande plus de finesse et d’intelligence qui se perd dans les salons feutrés dans des hommes de pouvoir, embués dans leurs certitudes. La lettre de Tirbuce KOFFI, comme d'habitude, est biaisée par une rhétorique basée sur des homologies de position afin de légitimer sa posture intellectuelle. Et c’est fort de cette posture d’intellectuel exerçant sa liberté de pensée et de s’exprimer qu’il ridiculise les personnes qui se vautrent dans des attaques personnelles, relevant de la vie privée au lieu de mettre en avant le caractère pernicieux de ces écrits intellectuels. Venance KONAN, connaissant très bien le phénomène qu'est TIBURCE KOFFI - ce dernier a mal digéré l'éjection de son frère de Frat mat - nous a pondu un bel article sur les contradictions relevant de son dernier ouvrage sur le non à l’appel de Daoukro, sans faire étalage des attaques qu’il a subi du clan KOFFI, avec son ironie habituelle. Mamadou Touré ferait mieux de s'en inspirer s'il veut porter la contradiction à un niveau haut, et non conforter simplement son auditoire dans cette dérive politique qui consiste à fouiller dans les poubelles des gens pour les discréditer. Faisant cela, il donne plus de noblesse à quelqu'un qui n'en vaut pas la peine. Gageons que ce soit de l'amateurisme politique que d e croire qu'en attaquant la vie privée d'un intellectuel on discrédite son discours, Car si cela s’apparente une stratégie s’appuyant sur une conviction politique, il y aurait de quoi à s’inquiéter de la relève politique en marche dans un pays qui visent à l’émergence. Sa sortie, reconnaissant le avec humilité, a permis à Tirbuce KOFFI de se positionner en victime d’une cavale politique et de nous exposer magistralement un cours sur la posture intellectuelle ou artistique, masquant ainsi le caractère pernicieux de ses écrits. Afin prévenir les politiques contre les postures intellectuelles, Camus a dit que si on lui demande de choisir entre la patrie et sa mère, il choisirait sa mère. Englué dans ses certitudes d’avoir le scoop de l’année, en racontant devant un auditoire affable, le fait que la fille de Tirbuce émarge à la présidence pour la perception d'une aide pour ses études aux Etats Unis, Mamadou TOURE a desservi la cause d'Ado, au lieu de la conforter. Il a touché à une valeur sacré de la moral traditionnelle, celle de la solidarité à l'africaine, qui s'accompagne d'une humilité. En exposant ce fait, il a fini par donner l'impression que derrière ce geste purement solidaire d'un patriarche, se cachait un réel désir de soumission (pour ne pas dire une corruption passive). Comme le dit si bien Nietzsche que je cite : "Ce n'est pas le doute qui rend fou, c'est la certitude." Et l'intellectuel comme aime se présenter Tiburce en sort grandi, par son soit disant refus de soumettre sa libre pensée pour l'acquisition de biens matériels ou financiers et sa fidélité à l’amitié par la conservation d'une solidarité dans le malheur à son ami Gbagbo. Je ne m’attarderai pas sur sa diatribe des méthodes mises en œuvre par ADO pour assurer la concorde sociale par le pardon et de réconciliation, car elle souffle de légerté d’analyse et de contradiction facilement détectables comme par exemple il reconnait qu’ADO a exflitré GBOGBO vers le TPI pour lui sauver la vie et juge cela de déplacer, alors que Gbagbo lui-même à valider ce choix., je terminerai mes propos sur une contradiction plus subtile qui est celui d’une personne qui supplie les gens de laisser sa famille en dehors de ses engagements ou postures politiques et qui se met en premier plan pour lancer une bataille visant à positionner un membre de sa famille à la tête d’entreprise détenu majoritairement par l’Etat. En effet, la réalité est tout autre TiRBUCE KOFFI que celle qu’il nous décrit dans sa lettre. Elle est en fait celle d’une personne frustrée de ne pas avoir eu les émoluments qu'il espérait et les fonctions qu'il visait par son soutien sur le tard d'ADO. C’est aussi celle d’une personne animée par l'aigreur de ceux qui se croyaient faiseurs de roi. Il croyait par exemple dégommer Venance KONAN de Frat-Mat pour y mettre son petit frère Michel KOFFI (ex-rédacteur en chef). Et c’est lui qui prétend séparer sa vie privée de ses postures intellectuelles, et on l’a vu soutenir, becs et ongles, les ambitions carriéristes de son petit frère contre son ami Venance KONAN. Etait-il animé par une objectivité intellectuel ou simplement par une somple logique de clan, comme il le fait aujourd’hui dans son soutien à BANNY. Cela ne nous étonne , car Tiburce KOFFI n'est pas à une contradiction près, et son soutien à Gbagbo cache en réalité une logique de clan dans ses accointances avec BANNY. C'est sur le terrain des contradictions dans ses postures intellectuelles que nous devons allons essayer de l'affronter et non en fouillant dans ses poubelles familliales pour mettre à nu sa vie privée., car l’intellectuel est pas essence pas prisonnier de ses origines, mais de son intellect, autrement dit sa manière d’appréhender l’humaine condition. 3 mars 2015, 20:31
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