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Voici l'intégralité du discours de...L'ami des associations Bemitian OA..

"L’évolution des migrations internationales vers les pays du Nord se poursuit et s’accélère au prix des drames comme l'atteste la triste actualité (des centaines de morts par semaine sur les côtes italiennes notamment). C'est  ce que la diaspora ivoirienne veut éviter à son pays d'origine en contribuant à en faire un eldorado afin de lui éviter l'aventure des cimetières. Les compétences des migrants ne sont pas utilisées au maximum de leurs possibilités et on observe un phénomène important de déclassement, alors même que les pays d'origine sont dans un besoin crucial. Mais ils hésitent car la question de l’adéquation des compétences et des mesures incitatrices se posent de manière prépondérante en cas de retour...

 

Chers panélistes,

 

Fières délégations diasporiques,

 

Mesdames et messieurs,

 

"Cela semble toujours impossible jusqu'à ce qu'on le fasse...", déclarait Nelson Mandela dans son récit autobiographique "Un long chemin vers la liberté" de 1995. Telle semble être la météo de ce forum! Que de chemin parcouru!

 

Culture millénaire, le terme Diaspora (Exil en grec), est de nos jours utilisé pour désigner la dispersion de tout peuple hors de son territoire historique. Il y a l'idée de semence répandue à tout vent. Semence à relents compétentiels. La compétence ici se présente comme une combinaison de connaissances, d’aptitudes et d’attitudes appropriées à chaque contexte. Les compétences clées sont celles qui fondent l’épanouissement personnel, l’inclusion sociale, la citoyenneté active et l’emploi.

 

Le chef de l'état et la Côte d'Ivoire ont besoin d'une communauté conscientisée pour bien vendre l'image de notre pays; Puisque les infrastructures de base et les réformes qui sont en train de se mettre en place auront besoin de vrais cadres et d'ouvriers qualifiés qui n'ont pas de discours parasites. Des gens pétris de valeurs d'intérêt général, de bonne gouvernance, de dignité humaine, de travail bien fait, d'unité nationale et de paix pour concrétiser l'émergence.

 

Mesdames et messieurs,

 

Au cours de cette intervention, je m'efforcerai à nous livrer des éclaircissements sur les contributions que les populations de la diaspora peuvent apporter au développement de la Côte d'Ivoire et par conséquent à une meilleure intégration dans l'économie nationale et mondiale, dans le jeu socio-politique. 

 

En effet, un grand nombre d'Ivoiriens résidant en Europe, en Amérique, en Asie et dans d’autres pays africains ont, au cours du temps, acquis un savoir-faire, une expérience et des ressources matérielles ou financières et  des ressources non financières (cognitives, relationnelles, institutionnelles, organisationnelles et symboliques) qu’ils souhaiteraient mettre au service du développement de leur pays d'origine, sans pour autant perdre la situation ou les droits qu'ils ont pu acquérir dans leur pays d'accueil. 

 

Dans le cadre de son programme de développement, la Côte d'Ivoire souhaite mettre à profit le potentiel que représente sa diaspora. Je propose qu'il soit dressé, d'une part, les besoins de la Côte d'Ivoire en cadres, ouvriers qualifiés et en expertise dans les secteurs prioritaires de son Plan de Développement, en savoir-faire, les opportunités d’investissement pour son développement économique, et d'autre part, les compétences et les ressources disponibles des ressortissants ivoiriens vivant à l’étranger; Ce qui permettra de mettre en corrélation ces besoins et ces ressources, en mobilisant les institutions et partenaires concernés et en facilitant leurs taches institutionnelles grâce à la fois à une base de données, un système d’information et de communications mis en oeuvre ad hoc.

 

 

Mesdames et messieurs,

 

 

La mobilisation des compétences de la diaspora peut se traduire notamment par :

 

- le développement de réseaux professionnels et d’experts en lien avec la diaspora.

 

- un système d'incitation de transfert des compétences et de la mobilité 

 

- l'amélioration de l'accès à l'information sur les opportunités d'emploi 

 

- l'amélioration de l'adéquation entre les compétences et l'emploi 

 

- la facilitation des processus de recrutement en levant les obstacles au retour

 

  • le renforcement de la coopération et la coordination entre les acteurs (État et Diaspora) par la mise en place notamment d'un Haut Commissariat des ivoiriens de l'étranger et une chambre de commerce et d'industrie dédiée à la diaspora

 

  •  la mise en place des programmes de réinsertion en Côte d'Ivoire en fonction des besoins pour les candidats au retour

 

- la nécessaire mise en œuvre de réformes institutionnelles en vue de la formation d'un groupe parlementaire de la diaspora au sein de l'hémicycle par l'organisation de législatives pour cette franche de notre pays, de même que des délégués consulaires.

 

  • le renforcement du soutien aux initiatives des associations diasporiques centrées sur le développement, en particulier au niveau local, et appuyer l’essor des réseaux sociaux de migrants, notamment professionnels.

 

  • l'utilisation des nouveaux moyens technologiques pour faciliter l’échange d’informations au sein de la diaspora et avec le pays d’origine

 

  • l'amélioration de l’accès à l’information pour les étudiants ivoiriens partis étudier à l'étranger sur les opportunités d’emploi en Côte d'Ivoire et développer, avec les employeurs, des actions de recrutement dans les principaux pays de résidence dans les secteurs où la demande est importante et attractive.

 

- la promotion des investissements directs de la Diaspora dans des entreprises locales par le biais d'entreprises en participation. Dans la mesure du possible, les informations concernant les domaines d'investissements économiques viables doivent être fournies de façon régulière à la Diaspora afin de susciter son enthousiasme à créer des entreprises indépendantes ou à établir des consortiums internationaux dans ce même but.

 

  • la facilitation des droits sur la citoyenneté et la résidence, notamment les droits relatifs à la double citoyenneté et le droit de vote comme éléments déterminants pour permettre à la Diaspora de participer aux échanges, aux investissements et aux transferts de technologie vers la Côte d'Ivoire et définir une stratégie pour créer la confiance entre le Gouvernement et la Communauté de la Diaspora.

 

  • la mobilisation de l’épargne des ivoiriens de la diaspora et encourager une diaspora « investisseur »

 

  • la création d'une base de données sur les nécessités prioritaires de l’économie et de la société ivoirienne en ressources humaines qualifiées et en besoin d'investissements

 

  • la promotion des projets à caractère économique 

 

  • la mise en œuvre des actions qui favorisent les transferts de savoirs et de savoir-faire de la diaspora vers la Côte d'Ivoire

 

  • la création d’un Espace Jeunes (organisation des États généraux de la jeunesse diasporique)

 

- la mise en place d'un groupe de travail sur la diaspora

 

 

 

Conclusion

 

L’évolution des migrations internationales vers les pays du Nord se poursuit et s’accélère au prix des drames comme l'atteste la triste actualité (des centaines de morts par semaine sur les côtes italiennes notamment). C'est  ce que la diaspora ivoirienne veut éviter à son pays d'origine en contribuant à en faire un eldorado afin de lui éviter l'aventure des cimetières. Les compétences des migrants ne sont pas utilisées au maximum de leurs possibilités et on observe un phénomène important de déclassement, alors même que les pays d'origine sont dans un besoin crucial. Mais ils hésitent car la question de l’adéquation des compétences et des mesures incitatrices se posent de manière prépondérante en cas de retour.

 

Grâce à ses nombreux rôles (envoyeurs de fonds, investisseurs, philanthropes, innovateurs, main-d'œuvre exportable et initiateurs) pour le développement de secteurs importants tels que le tourisme, la santé, le social et le capital humain, la Diaspora peut contribuer à atténuer la dépendance de la Côte d'Ivoire vis-à-vis de l'aide et des financements du développement en provenance des pays développés, si une structure fiable et une politique opérationnelle sont mises en œuvre au terme de ce forum, ce que j'appelle de tous mes vœux.

 

L’heure est à la diaspora positive!

 

 

Je vous remercie.

VIDÉO / Résumé du 1er Forum de la diaspora

Le premier forum de la diaspora s'est déroulé les 7 et 8 mai au Palais des Congrès du Sofitel Hôtel Ivoire à Abidjan. Lors de cette rencontre espérée de longue date par les ivoiriens de l'extérieur, voulue par le chef de l'État, Alassane Ouattara et mise en œuvre par le Ministre en charge de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur Ally Coulibaly. Le Président de la République a ouvert ce premier forum et lancé les discussions qui se sont avérées, le plus souvent, intéressantes. Dans son discours d’ouverture Alassane Ouatarra été clair sur sa volonté d’accueillir les membres de la diaspora dans des conditions adéquates pour qu’ils puissent mettre au service du pays, leur expérience acquise à l’étranger. Les sujets tels que l’immigration clandestine, le sort des étudiants, le retour des expatriés, l’investissement de la diaspora et d’autres encore ont été largement évoqués lors de cette grande rencontre entre les ivoiriens de l’extérieur et leur gouvernement.

 Un cadre favorable oui mais pas de favoritisme

Lors de ce forum, la diaspora s’est montrée très demandeuse et également force de proposition. Ce qui est tout à fait normal lors de ce genre d’échange. Cependant certains intervenants ont parfois fais preuve d’excès dans leur doléances et ont démontré une certaine forme d’arrogance, voire de déni des réalités de la population ivoirienne qui n’a pas eu la chance de vivre l’expérience de l’étranger. Soyons clair sur un point, les membres de la diaspora qui souhaitent revenir s’installer au pays doivent penser à l’apport qu’il peuvent fournir au pays et non l’inverse, Stanislas ZEZE, panéliste et fondateur de la première agence de notation financière de Côte d’Ivoire l’a brillamment rappelé lors de son intervention remarquée et saluée par tout les participants au forum.

 Une diaspora éduquée

Nombre d’orateurs ont rappelé une statistique importante : plus d’un tiers de la diaspora possède un diplôme supérieur. Ces « diasporiens » sont bien évidemment une denrée essentielle qui doit pouvoir mettre en œuvre ces compétences académiques au service de notre pays. Les ivoiriens de l’extérieur sont aussi garant du rayonnement ivoirien et africain dans les pays où ils vivent comme aime à le rappeler le Président de la république « chaque ivoirien de l’extérieur est un ambassadeur  en mission ». Dans ce sens Ousmane DIABY a évoqué la formation d’un réseau regroupant les ivoiriens opérant dans les grands groupes industriels occidentaux dans le but de favoriser l’installation de ces entreprises en Côte d’Ivoire. Par ailleurs les membres de la diaspora qui ne détiennent pas de diplôme supérieur peuvent apporter leur expérience du terrain et le savoir faire acquis durant des années dans les autres contrées mondiales. Comme l’a souligné Gnizako Gogoua, délégué général du RDR et président du RHDP en France «  un homme qui a connu l’étranger ne revient jamais le même, il est plus riche de toutes ses expériences négatives et positives.

 "Il n’y a plus rien à gagner pour nos enfants dans les pays développés"

Par ces mots, DIOMANDE Adama figure de la diaspora ivoirienne en France a exprimé de manière crue, la pensée du Ministre de la solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’enfant, Anne Désirée Ouloto qui souhaite mettre en place un dispositif de sensibilisation des jeunes et notamment des femmes sur les réalités de l’immigration clandestine. On regrette qu’il n’y ai pas eu de témoignage plus vivant sur cette question de la traversée de la méditerranée hormis celui l’ambassadeur de Cote d’Ivoire en Lybie, Mokodou Thiam qui a été au plus près de certains ivoiriens risquant, et souvent perdant la vie dans cette traversée aux promesses illusoires.

Ce forum aura apporté des pistes de réflexion et des propositions fortes sur lesquelles le gouvernement aura à cœur de travailler et de concrétiser. Conclu par le populaire Ministre d’Etat ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Hamed Bakayoko ainsi Amadou Gon Coulibaly, ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence qui présidait cette cérémonie et Mamadou DIANE président de la commission scientifique du forum qui a fait la lecture des conclusions et recommandations issues du forum.

Cette réunion a démontré l’intérêt majeur que la tête de l’Etat porte à ses ressortissants ainsi que l’attachement à leur pays d’origine de tous nos expatriés.

Tous les grands points ont été pris en compte et un comité de suivi sera mis en place pour réaliser le souhait du président de la République qui est de voir la participation positive de la diaspora ivoirienne à l’émergence de la Côte d’Ivoire en 2020.

 

 

 

"La diaspora est un vecteur non négligeable de transfert de technologies"

1er Forum de la Diaspora : Gnizako Gogoua Vincent, ivoirien vivant en france et conseiller économique et social égrène dans cet entretien les attentes des ivoiriens de l'extérieur 

Bientôt s’ouvre, en Côte d’Ivoire, le 1er forum de la diaspora. Qu'en pensez-vous ?

 

Cela dénote de la volonté du Chef de l'Etat, qui est lui-même un produit de la diaspora, d’exploiter toutes les potentialités de cette dernière pour le développement de notre pays. Il sait, par exemple, ce que peut apporter la diaspora pour atténuer les effets de la pauvreté. A titre d’exemple, ses apports en numéraire ont évité d'ajouter une crise sociale à la crise politique. La diaspora a fait du social. Le Président de la République le lui reconnait et veut aller plus loin avec elle, à travers ce forum, nous l'en félicitons.

C'est le lieu de féliciter tout aussi chaleureusement le Ministre Ally Coulibaly, en charge des Ivoiriens de l'extérieur et le Directeur des Ivoiriens de l'extérieur, M. Konaté Siaka, pour avoir déployé tant d'efforts et de moyens pour organiser cette rencontre. Du côté de la diaspora, les attentes sont si nombreuses qu'il est à craindre qu'un seul forum n'y réponde pas.  Il risque d'être limitatif, se résumant en une compilation de doléances avec des promesses de réponses qui arriveront ou n'arriveront pas. Des assises auraient été mieux indiquées pour cerner l'ensemble des problèmes afin de déboucher sur des conclusions et des décisions à traduire rapidement dans les faits dans un schéma de suivi avec des acteurs identifiés et la certitude d'un changement : l'organisation institutionnelle de la diaspora ivoirienne.

 

Que peut apporter une organisation institutionnelle dans la résolution des nombreux problèmes dont vous parliez tantôt?

 

L'organisation institutionnelle de la diaspora aura des répercussions en chaîne. C'est une question d'interlocuteur dans nos relations avec l'Etat de Côte d'Ivoire. Nous sommes face à deux pôles d'attentes. La volonté politique du Président Ouattara étant manifeste, les attentes de l'Etat seront précisées et ce qu'il entend donner en contrepartie en termes de citoyenneté clairement énoncé. Les Ivoiriens de l'extérieur se sont déjà vu octroyé le droit de vote à l'élection présidentielle, ce qui est de facto une reconnaissance politique de grande portée qui a son sens et son importance. Même s'il y a encore des améliorations à apporter dans son expression pratique. Dans certains pays les membres de la diaspora votent dans d’autres, pas ; dans les pays où ils votent dans certaines villes ils ne le peuvent pas encore. Néanmoins ce droit de vote ce n'est pas peu. Des hommes et des femmes continuent de mourir de par le monde pour l'acquérir.

Cette citoyenneté doit inclure certainement, nos enfants et petits-enfants nés à l'étranger parce qu'ils sont de parents ivoiriens.

 

Quelle est la caractéristique principale d’une diaspora selon vous ?

 

La caractéristique principale d'une diaspora est qu'elle est essentiellement constituée d'acteurs économiques. En tant que tels, nous avons acquis par immersion la culture de l'industrie. Nous avons intégré les notions de ponctualité et de respect des consignes au travail, notions fondamentales et indispensables à l'industrialisation d'un pays. Avec notre expertise acquise sur le tard ou après formation, nous pouvons apporter beaucoup à l'industrialisation du pays, y compris nos descendants.

La diaspora a toujours été pour tous les pays un vecteur non négligeable de transfert de technologie.

Celui qui est parti ne revient jamais le même. Il est riche de ses expériences et ce qu'il a vu de bien, de bon et de beau ailleurs il voudrait le reproduire, l'implanter chez lui.

On sait ce que Marco Polo a rapporté de ses pérégrinations chinoises à son Italie natale.

 

Interview réalisée par Sylvain NAMOYA.

 

Madame Dominique OUATTARA reste particulière au sein de l'unité ivoirienne qu'elle cimente par ses initiatives sociales, de solidarité et de générosité.

 ~~ Dominique OUATTARAun symbole de l'universalité ivoirienne par les actions sociales!

 Lhistoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie également linvincible espoir. Ce qui reste vrai, à travers toutes nos misères, à travers toutes les injustices commises ou subies, cest quil faut faire un large crédit à la nature humaine ; cest quon se condamne soi-même à ne pas comprendre lhumanité, si on na pas le sens de sa grandeur et le pressentiment de ses destinées incomparables.

 

"Chacun de nous peut changer le monde. Même sil na aucun pouvoir, même sil na pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le mondeécrivait Václav Havel quelques semaines après la chute du Mur de Berlin. Et quand il a de grands moyens, alors il peut des miracles, jajouterai. Et elle le fait bien madame Dominique OUATTARA, car elle conduit des actions citoyennes à la hauteur des exigences des temps et des nécessités des populations.

 

D'aucuns s'interrogent, soit malicieusement soit par une curiosité positive, sur l'ampleur de ses actions depuis l'accession à la magistrature suprême de son époux. Mais je vais vous dire ceci: si quelqu'un perçoit mille francs CFA par mois et qu'il a l'habitude de donner cent francs à gauche et à droite pour dépanner des proches. Le jour où son salaire passe à dix mille francs CFA, s'il reste dans la même perspective en continuant à donner le même montant, il est un être ordinaire. Par contre, si le montant varie et qu'il donne mille francs à gauche et à droite, c'est qu'il est un être spécial. Cette personne alors a l'âme de la solidarité et de la générosité: telle est la spécificité de Madame Dominique OUATTARA. Nous sommes tous conscients que le statut de Première Dame lui offre des opportunités supplémentaires et elles les met amplement au service des populations ivoiriennes au lieu de les garder par dévers elle: Acte hautement salutaire et profondément marqué par la symbolique du rassemblement par le bas!

 

Le symbole n'exprime pas, il suggère. Il transcende la diversité du monde existentiel ou extérieur pour atteindre l'universalité, l'unité du monde essentiel ou intérieur. Le symbole constitue un objet de méditation vers le monde supra-individuel ou supra-sensible. Un monde au-delà des mots et de l'exprimable. Entendu ainsi, le symbole est le langage du silence, de l'indicible commun à toutes les cultures, à toutes les époques. Il nous aide à approcher la vérité commune à toutes les manifestations du Principe et accessible par la seule initiation.

 

Madame Dominique OUATTARA reste particulière au sein de l'unité ivoirienne qu'elle cimente par ses initiatives sociales, de solidarité et de générosité.

 En Côte dIvoire, comme dans de nombreux pays, madame Dominique OUATTARA  jouit,aujourd'hui, dune aura particulière. Elle a su conquérir le cœur du peuple ivoirien et des médias internationaux par le social, l'inactivisme politique, l'exemplarité de ses devoirs de Première Dame et sa proximité avec les populations. Elle fait partie de ces personnalités qui apprécient particulièrement le contact avec les gens et les rencontres humaines. On a pu la voir manger et passer un long moment avec différents enfants défavorisés et des femmes en difficultés socio-existentielles.

Sa démission officielle de toutes ses fonctions de femme daffaire denvergure et à responsabilité de premier plan de plusieurs multinationales depuis l'accession de son époux à Magistrature Suprême afin d'être plus présente auprès de la Nation ivoirienne par les actions sociales lui donne une légitimité et une crédibilité chez les observateurs occidentaux.

Elle sest toujours battue pour les plus démunis. Son engagement cardinal pour les enfants africains défavorisés et son aide aux femmes et aux familles ont des effets tangibles sur le vécu des populations, ce qui lui fait bénéficier d'une côte de popularité performante. Outre les enfants et les femmes quelle protège et assiste via sa Fondation Children Of Africa, la Première Dame combat également le Sida si néfaste. C'est en cela que l'aboutissement des travaux de la construction de lHôpital Mère-Enfant de Bingerville, qui devrait ouvrir ses portes cette année afin de prendre en compte la problématique de la transmission du VIH de la mère à lenfant, réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile, est un challenge personnel pour cette Grande Dame en actions permanentes pour soulager, reconstruire et redonner de la dignité

Elle sait embrasser des causes chères à son cœur. Elle est un atout pour son mari. Elle est un symbole de l'universalité ivoirienne et du renversement des barrières sociales, capable grâce à son charisme et à sa générosité de susciter l'admiration de femmes au foyer, de femmes ouvrières, des enfants pauvres et des personnes en difficultés de toutes les couches sociales, de toutes les régions de Côte d'Ivoire et de tous bords politiques. C'est ce qu'il restera avant tout d'elle dans l'histoire de notre pays, prédis-je.

Dans ce monde en pleins bouleversements où nous sommes entrés, lexacerbation des rivalités peut conduire à de nouvelles régressions aussi terribles que celles de la première moitié du XXe siècle. Pourtant cet enchaînement nest pas fatal. Derrière la face sombre de la mondialisation qui sidentifie à une globalisation financière entrée en crise sous le poids de sa propre démesure, il existe une autre approche de la mondialité centrée sur la conscience de cette communauté de destin qui lie lhumanité pour le pire mais aussi pour le meilleur. Et ce destin se joue autant à l’échelle de nos quartiers qu’à celle de notre planète. Alors, la seule cause qui vaille, la seule qui ne soit pas destructrice ou justificatrice de crimes, de domination, ou dexploitation dautres humains, cest la Cause même de lHumanité, ce nouvel horizon de toute politique davenir digne de ce nom à laquelle il est essentiel que nos Etats puissent apporter leurs contributions. Pour y parvenir, nous devons nous tourner vers l’éros, la force de vie, la créativité du nouveau monde en gestation !

 

 En 1989, ce sont des femmes et des hommes "sans la moindre importance" qui ont changé le cours de lHistoire. Vingt ans plus tard, le système néolibéral seffondre à son tour. Cest à nous, les citoyens, de dire dans quelle société nous voulons vivre. Société dinjustice et de chaos ou société d’équilibre et de convivialité À nous de choisir À nous dagir ! Et elle a choisi la Première Dame de Côte d'Ivoire agit pour une société de moins de misèreet de coexistence heureuse.

 

Par ses actions, elle contribue à construire une Idée Républicaine qui est celle de vivre mieux de génération en génération. La promesse républicaine qui se dégage de ses idéaux, cest que chaque génération devra vivre mieux que la précédente. Sa capacité à se dévouer à lintérêt général est épatante et devrait faire école. Elle éprouve  la Côte dIvoire par saraison et dans sa cœur. Être une Première Dame, cest justement se situer à cette hauteur-làElle sait se montrer digne de son statut de Première Dame, partout, en tout lieu et dans tous ses actes. Elle est un bel honneur pour la Côte dIvoire et le reste du monde. Elle est une grande figure dont la vie exceptionnelle est consacrée, infatigablement, à la défense de la dignité humaine des plus faibles, des paumés, des désœuvrés et des oubliés des systèmes, depuis 1980 à travers des actions de philanthropie et sous la bannière de la Fondation Children Of Africa, une gigantesque machine jamais en rupture de pièces et créée en 1998.Elle n'a donc pas attendu, d'être dans les grâces du Palais présidentiel pour sentir l'éveil caritatif.

 

Son parcours montre bien qu'elle ne transige jamais avec les fondements du génie humain qui sont lesprit de liberté, la défense des droits des plus vulnérables et lattachement à la diversité culturelle des personnes que le besoin et la précarité ont épousées. Depuis des années, elle sait donner le meilleur d'elle-même, sans jamais attendre en retour, ni récompense ni même reconnaissance. Elle est ambitieuse pour son pays, la Côte dIvoire, et humble pour elle-même. Elle a su se donner pleinement, entièrement à la cause qu'elle achoisie, la seule cause qui vaille : servir la Côte dIvoire par le bas, la "Côte dIvoire des invisibles", la "Côte dIvoire d'à côté", celle qu'on n'entend pas, dont on ne relaie pas les colères, les souffrances et qui se sent de moins en moins écoutée, de plus en plus dans un abandon démocratique et structurel.

 

Elle est consciente que chaque nation a une âme et que celle de la Côte dIvoire devra être l’égalité des chances. L’égalité, cest ce qui a permis à un enfant orphelin de père élevé par une mère pauvre, sourde et illettrée, de devenir prix Nobel de littérature. Il sappelait Albert Camus et, après avoir reçu son prix, il écrivit en ces termes à son vieil instituteur : « ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, sans votre exemple, rien de tout cela ne me serait arrivé». Cest pour l’égalité que madame Dominique OUATTARA agit. Oui, agir pour l’égalité des chances afin de permettre l’émergence de centaines et de milliers dAlbert Camus en Côte dIvoire. L’égalité, ce nest pas l’égalitarisme, cest la justice sociale. L’égalité, ce nest pas lassistanat inactif, cest la solidarité productiviste voire la bonne redistribution des richesses du pays, cest le coup de pouce qui permet aux plus fragiles, aux démunis de rebondir et retrouver de l’élan autonomique.

 

La Première Dame de Côte d'Ivoire est une femme lumineuse, sans concessions avec les misères et vraie dans ses actions. Elle a la grâce et labsolu de lOndine de Jean Giroudoux, et le courage et la générosité dAntigone ... Cet article pour lui dire notre admiration, celle de la Côte dIvoire den bas, et puissent ses combats se vulgariser davantage et se poursuivre à travers dautres.

 

Son action, son engagement, ses qualités humaines ont fait d'elle un Pont d'humanité, au-delà de tous clivages politiques, que des millions d'anonymes ivoiriens, africains et nécessiteux partout dans le monde espèrent avoir la possibilité de toucher et de lui parler. Ils apprécient ses œuvres depuis leurs cabanes, leurs cases, leurs bidonvilles..., souvent parqués sur des nattes aux heures des journaux télévisés, implorant le bon Dieu pour que des téléviseurs régulièrement défaillants, fonctionnent normalement quand il s'agit de spots sur ses activités bienfaisantes. Et sur les écrans de télévisions, sa beautéson sourire, son regard de compassion et ses dons d'entraide soulagent plus d'un. Sa générosité leur permet de se remettre débout, tenir le cap, malgré les caprices du chemin, les tutoiements du quotidien et les contradictions de lexistence.

 

Equiper des écoles, construire et équiper des centres de santé, donner à ceux qui nont pas, protéger et préserver lavenir et les droits des enfants, tenir le flambeau de la promotion de la femme… Cest tout cela Dominique OUATTARA, une Grande Personnalité du terrain humanitaire.

 

À travers ses oeuvres, Madame OUATTARA, nous a mis sur le chemin de lespérance… et ouvert les portes du rêve aux hameaux de la Côte dIvoire et de l'Afrique francophone.

 

À feuilleter lhistorique de son engagement caritatif voire humanitaire, je ne peux que saluersa philosophie sociale, du saut de ma modeste plume...

 

Quelle humaniste des Temps Modernes, est-elle...! 

 

 Docteur Pascal ROY

Philosophe-Juriste-Politiste-Coach politique-Analyste des Institutions, expert des droits de l'Homme et des situations de crises-Médiateur dans les Organisations-Enseignant à l'Université-Consultant en RH-Écrivain

 

Agboville, le 04 Mai 2015 / "Je l'ai dit à la convention et je le dis encore: allons, allons, allons seulement." SEM Alassane OUATTARA

 " Je suis heureux d'être à la place qui porte le nom de mon aîné. Merci pour cette belle mobilisation."

 

Agboville, le 04 Mai 2015)

Le Chef de l’Etat a échangé avec les populations d ’Agboville dans le cadre d’une visite d’Etat dans le Département.

Le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, a animé ce lundi 04 mai 2015, un grand meeting à la place Henri KONAN BEDIE d’Agboville, dans le cadre d’une visite d’Etat dans le Département.

Intervenant à cette occasion, le Chef de l’Etat a d’abord dit sa joie d’être à Agboville, une ‘’ cité chargée d’histoire’’, berceau du Syndicat Agricole Africain qui a engendré le PDCI – RDA, sous la houlette de feu le Président Félix HOUPHOUET- BOIGNY ; mais également une région qui a été une ‘’véritable place économique’’ grâce au bois, au binôme café cacao et à la banane.

Le Président Alassane OUATTARA a ensuite indiqué que depuis son avènement au pouvoir d’Etat, 30 milliards de F CFA ont été investis au total dans la région de l’Agnéby- Tiassa, dont 5 milliards de F CFA pour le seul Département d’Agboville, Chef – lieu de région. Ceci, dans le cadre du Programme Présidentiel d’Urgence (PPU).

Ces 5 milliards de F CFA ont été investis, selon le Président de la République, dans divers secteurs, notamment l’électricité, la santé, l’hydraulique villageoise, l’éducation, le bitumage d’une partie de la voirie d’Agboville et le reprofilage de plusieurs pistes rurales.

En dépit de ces efforts, le Chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté de poursuivre ces chantiers dans les mois et années à venir, parce que la Région de l’Agnéby- Tiassa et le Département d’Agboville en particulier, constituent pour lui une ‘’priorité’’ dans son programme de développement.

Aussi, prévoit-il d’investir d’ici la fin de cette année 2015, 15 milliards de F CFA pour le seul Département d’Agboville et 10 milliards de F CFA pour les autres localités de la Région de l’Agnéby – Tiassa.

Dans ce cadre, a souligné le Président de la République, sont prévus, entre autres, le bitumage de 10 kms de voirie dans la ville d’Agboville ; la construction d’un nouveau lycée, le règlement du problème d’eau potable par la construction d’une station de traitement ; la construction de salles de classes et de collèges et le bitumage de l’axe Agboville – Rubino – Céchi dont le financement est déjà ‘’obtenu’’ ; la relance des
activités de l’usine COTIVO et le règlement des problèmes liés au foncier rural, en particulier aux forêts classées, par la mise sur pieds d’un comité interministériel placé sous l’autorité du Premier Ministre.

Pour le Président Alassane OUATTARA, si tous ces projets ont pu être réalisés ou sont en voie de l’être, c’est grâce à la sécurité, à la paix et au rassemblement des fils et filles de feu le Président Félix HOUPHOUET – BOIGNY. Un rassemblement, une alliance qui, selon lui, sont dans ‘’l’intérêt’’ de la Côte d’Ivoire. A cet égard, il a rendu à nouveau, un ‘’vibrant hommage’’ au Président Henri KONAN BEDIE pour sa ‘’sagesse’’ et sa ‘’vision’’, mais également pour l’Appel de Daoukro qui a permis le ‘’renforcement de cette alliance’’ et sa ‘’désignation’’ comme Candidat du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix) à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Cette désignation est, a-t-il précisé, un ‘’gage de stabilité pour notre pays’’ ; car c’est ensemble que va se construire une Côte d’Ivoire ‘’unie’’ et ‘’réconciliée’’.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat a invité les p opulations d’Agboville à regarder vers l’avenir ; à laisser le passé derrière elles, parce que lui, Alassane OUATTARA, a la ‘’mémoire courte quand il s’agit de revanche’’ ; ne ‘’tient jamais compte du passé’’. C’est pourquoi, il a décidé de ‘’sceller un nouveau pacte’’ avec les populations d’Agboville pour le développement de cette ‘’belle région’’.

Le Président de la République a, par ailleurs, réitéré son appel lancé le 16 avril dernier à Tiassalé en direction des ex- combattants, les invitant à libérer les sites publics et à s’inscrire dans les programmes de réinsertion élaborés par l’ADDR à leur endroit.

Pour terminer, le Chef de l’Etat a réaffirmé son ‘’engagement’’ et sa ‘’détermination’’ de faire d’Agboville, un ‘’pôle de prospérité é conomique’’.

Avant le Président Alassane OUATTARA, le Maire d’Agboville, M. ACHO N’cho Albert et le Porte- parole des populations, M. M’BOLO Martin, Président du Conseil Régional, ont salué la visite ‘’d’espoir’’ du Chef de l’Etat à Agboville. Ils ont exprimé à ‘’ADO M’bafouê’’ ou ‘’ADO notre Chance’’, le ur indéfectible attachement pour ses actions de développement, sa ‘’vision et son courage politiques’’ et lui ont promis de traduire cela dans les faits lors de la prochaine élection présidentielle.

Comme à Tiassalé le 16 avril dernier, le Président de la République a offert des dons en numéraires et en matériels roulants au Corps préfectoral, à la Police et à la Mairie.
Après le meeting, le Chef de l’Etat a inauguré le boulevard Alassane OUATTARA qui part du rond- point d’Agboville au Lycée moderne en passant par la Place Henri KONAN BEDIE.
Il s’est ensuite rendu à Grand Morié où il a dé posé une gerbe de fleurs sur la tombe d’ Ernest BOKA, premier Président de la Cour Suprême de Côte d’Ivoire.

En début d’Après- midi, le Chef de l’Etat a échangé, à la Résidence du Préfet de Région, avec les Chefs traditionnels et religieux ainsi qu’avec les Cadres du département d’Agboville. Il leur a réitéré les engagements pris lors de son meeting pour le développement de l’Agnéby- Tiassa.

 

Agboville (Côte d’Ivoire) - Le

 Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a annoncé, lundi, une "réparation" pour la famille d’Ernest Boka, 51 ans après le décès de cet ancien ministre et premier Président de la Cour suprême de Côte d’Ivoire.

"Tout le monde sait qu’Ernest Boka a été le premier Président de la Cour suprême de la Côte d’Ivoire", a déclaré Alassane Ouattara au cours d’une rencontre avec les cadres, chefs traditionnels et religieux du Département d’Agboville à la faveur de sa visite d’Etat dans la région de l’Agnéby-Tiassa.

M. Ouattara a indiqué avoir déposé une gerbe de fleurs sur la tombe d’Ernest Boka et rencontré sa veuve dans son village natal de Grand-Morié, à une quinzaine de kilomètres d’Agboville.
"Une réparation sera faite quand à la situation de la famille", a-t-il conclu sans plus de précision. L’ex-Chef de l’Etat Henri Konan Bédié (1993-1999) a érigé un mausolée pour Ernest Boka à Grand-Morié. Ernest Boka est un homme politique ivoirien, décédé en 1964 dans des "conditions tragiques non clarifiées".
Diplômé en droit latin, docteur en Droit et avocat, il a été Chef de cabinet du gouverneur général de Côte d’Ivoire en 1957, ministre de l’Education nationale en 1958, ministre de la Fonction publique en 1959. 
En 1960, il est nommé premier président de la Cour suprême de la Côte d’Ivoire, en fonction dès 1961. M. Boka a été chef de la délégation ivoirienne à l’ONU en 1960.

Le Président à Agboville

Le président à Agboville

 

Le Président en campagne Alassane Ouattara a foulé aujourd’hui les terres de son ancien ministre et organisateur en chef des rassemblements RHDP, j’ai nommé Adama Bictogo. Comme à leur habitude l’un comme l’autre ont su faire le travail correctement pour attirer les foules, malgré cette boue glissante et salissante due à la pluie tombée la nuit et durant la matinée.

La visite du chef de l’Etat à Agboville sonne plus comme une visite de remerciement pour le travail considérable abattu par Adama Bictogo, qui s’est acharné à créer les conditions de réélection du président à coup d’organisation de meeting de grande envergure, plus qu’un un réel mouvement politique en vue de l’imminente échéance présidentielle.

Cependant cette excursion fut une nouvelle fois l’occasion pour le Président-Candidat de mesurer sa côte de popularité. En effet les populations d’Agboville se sont montrées très enthousiastes et ont bravées la pluie pour escorter le président jusqu'à la place de la République, où  les salutations ont été saluées, les offrandes offertes et les dons donnés.

Il est fort à prévoir que les visites de ce genre vont se multiplier dans tout le pays et auront cette même saveur de liesse et d’engouement autour du candidat incontesté nouvellement surnommé PRADO (comprendre P.R Ado). Cette combinaison de résistance, d’endurance, de longévité et de popularité nous font inévitablement penser que la comparaison avec le célèbre modèle de chez Toyota n’est pas fortuit.

 

Vidéo: http://www.dailymotion.com/video/x2p3cbs

 

Côte d’Ivoire : Abidjan veut sa part du gâteau dans l’industrie chocolatière

Du pétrole, des métaux précieux, l’Afrique regorge de nombreuses richesses naturelles y compris dans le domaine agricole. Mais le continent importe ses propres produits transformés ailleurs et vendus chèrement. Plusieurs pays tentent de changer la donne. C’est le cas de la Côte d’Ivoire avec son cacao. Le pays investit désormais dans l’industrie chocolatière qui réalise d'énormes profits.

C’est le premier producteur mondial de «l’or brun». La Côte d’Ivoire a enregistré en 2014, une production de cacao record : 1,7 million de tonnes.C’est 35% des récoltes mondiales. Mais le pays pèse très peu dans l’industrie cacaoyère. Abidjan ne se contente plus de cultiver le cacao, il est en passe de devenir le N°1 de la transformation de fèves pour pouvoir réaliser une plus-value localement. Aujourd'hui, les producteurs ivoiriens ne perçoivent que 6% de la valeur d'une tablette de chocolat.

Les campagnes ivoiriennes regorgent de plantations de cacao qui font vivre des milliers de familles. Pour la saison 2013-2014, les planteurs ont gagné à peine 2,13 milliards d’euros, soit près d’un cinquième des profits générés par les récoltes mondiales de cacao.

Les écarts sont encore plus importants lorsqu’il s’agit de la production de chocolat qui rapporte près de dix fois plus de profits : 100 milliards d’euros récoltés par les industries de transformation du cacao.

Affi N’Guessan depuis Brobo aux ‘‘frondeurs’’: ‘‘Nous sommes dans un État organisé’’ | Africatime

"Que quinze ou vingt personnes, réunies quelque part, disent qu'ils ne reconnaissent pas notre autorité, cela n'engage qu'eux et n'a également pas d’importance. Cela ne change rien à la réalité ivoirienne...

Après cinq meetings dans la région du Gbêkê, le président du Front populaire ivoirien (Fpi) qui continue sa tournée dans la région, a fait le point de ses visites dans les villages et hameaux visités. Pour l'heure, ce sont 9 meetings que le "lion du Moronou" comme l'appel ses partisans a animé dans le pays baoulé. Aussi, s’est-il prononcé, avant le meeting de la ville de Brobo, sur l’attitude de ses camarades du parti qui sont dans la fronde. A l’endroit des attitudes de ceux qu’il considère toujours comme des camarades de lutte, le président Affi N’Guessan a indiqué que la Côte d’Ivoire est un Etat organisé. Et d’affirmer: « Ceux qui veulent distraire l’opinion, cela n’engage qu’eux. Nous ne nous sentons pas concerner par leurs turpitudes. » Ci-dessous l’intégralité de ses propos. Point de la tournée après 09 meetings "Les tournées se passent bien. Nous recevons partout un accueil chaleureux. Toute la chefferie est mobilisée. Ce qui signifie que les autorités coutumières et traditionnelles accordent une grande importance à nous rencontrer. Cela nous réconforte parce que, lorsque les autorités coutumières vous réservent un tel accueil dans le pays akan avec respect et fraternité, cela signifie qu'ils accordent une grande considération au message dont vous êtes porteur et à l'action que vous menez. Investiture de Laurent Gbagbo par les "frondeurs" et le congrès de Mama C'est regrettable. Ce sont des camarades de lutte. Ce qui nous sépare, c'est qu'ils sont dans des actions que je considère totalement puériles. Puisqu'elles ne font pas avancer la lutte. Ni pour la libération du président Gbagbo, ni pour reconstruction de la Côte d’Ivoire. Je suis affligé de constater que ces camarades s'enferment dans ce que je peux considérer comme des attitudes puériles. Puisqu’il ne suffit pas de se rassembler dans un endroit et de proclamer qu’on a pris telle ou telle décision pour que cela soit une décision légale et légitime. Un congrès obéi à des considérations de forme et de fonds. Nous sommes dans un État organisé. Nous avons des partis qui sont reconnus légalement. Lorsque nous décidons d'engager une action, elle doit émaner des autorités compétentes. Et en ce qui concerne le Front populaire ivoirien, jusqu'à preuve du contraire, l'autorité compétente, c'est le président du parti, le secrétariat général. Or, ces autorités n'ont convoqué aucun congrès à Mama. Donc, tout ce qui se fait là-bas, on peut le qualifier comme on veut, mais ce n'est pas un congrès. L'attitude des "frondeurs" et la candidature du Fpi à la présidentielle de 2015. Cela n'engage qu'eux. Et leur décision n'a aucune importance et aucunevaleur non plus. Vous pouvez dire ce que vous voulez. L’État de Côte d’Ivoire reconnaît les autorités légitimes du Fpi. Nous menons nos actions avec des camarades qui reconnaissent la légalité. Vous avez suivi ces derniers temps, nous avons organisé sur l'ensemble du territoire des "Conférence régionale" qui ont mobilisé beaucoup de militants. Nous sommes ici à Brobo. Nous allons tenir bientôt un meeting (Ndlr : le meeting s’est tenu quelques 30 min après cet entretien). Nous allons passer deux semaines pour parler aux populations de la politique du Fpi, de nos ambitions. C’est ce qui est important. Sous peu le Fpi organisera son congrès au cours duquel il désignera son candidat à la présidentielle de 2015.Ce candidat va rassembler tous ceux qui croient au message qui sera porté par ce candidat. C’est ce qui est fondamental. Que quinze ou vingt personnes, réunies quelque part, disent qu'ils ne reconnaissent pas notre autorité, cela n'engage qu'eux et n'a également pas d’importance. Cela ne change rien à la réalité ivoirienne. Donc nous travaillons avec les réalités. Nous travaillons avec ceux qui veulent faire avancer la Côte d’Ivoire. Ceux qui veulent distraire l’opinion, cela n’engage qu’eux. Nous ne nous sentons pas concerner par leurs turpitudes. » Le président du Fpi, Pascal Affi N'Guessan anime deux meetings, ce vendredi 1er mai, précisément à Konzo et dans la ville de Djebonoua.

Propos recueillis par CHEICKNA D. Salif

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Côte d'Ivoire: Gbagbo déclaré "président" de son parti par ses soutiens | Africatime

L'ex-chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, détenu par la Cour pénale internationale, a été déclaré jeudi "président" de son parti par un millier de militants, une démarche jugée sans valeur par la direction de cette formation en pleine crise. Ces partisans se sont retrouvés à Mama, village natal de M. Gbagbo dans l'ouest du pays, pour une cérémonie d'"investiture" de leur champion à la tête du Front populaire ivoirien (FPI). C'est le dernier épisode en date de la crise qui déchire la principale formation d'oppposition. "Camarades, vous venez d'investir Laurent Gbagbo comme président du Front populaire ivoirien", a lancé Sébastien Dano Djédjé, un proche de l'ex-chef de l'Etat, depuis le préau de sa maison, pillée durant la crise postélectorale de 2010-2011. Les militants présents, dont la plupart portaient un T-shirt à l'effigie de M. Gbagbo faisant le "V" de la victoire, ont alors hurlé de joie, a constaté l'AFP. Confronté depuis des mois à des "frondeurs" pro-Gbagbo au sein du FPI, le président du parti, Pascal Affi N'Guessan, avait qualifié mercredi de "poisson d'avril" l'annonce de l'"élection" de M. Gbagbo à la tête de cette formation. Il avait dénoncé "des déclarations sans fondement, qui n'ont aucune valeur juridique". Le FPI est plus que jamais divisé entre deux camps. Le premier veut concourir à la présidentielle d'octobre derrière Pascal Affi N'Guessan, qui a affirmé que le FPI allait désigner un candidat pour affronter Alassane Ouattara lors de ce scrutin clé pour la stabilisation du pays. Mais le camp rival refuse un tel scénario et fait de la libération de M. Gbagbo "le coeur de la stratégie de lutte du parti". Ces deux camps se sont opposés à plusieurs reprises devant la justice ivoirienne. Elle a notamment prononcé fin 2014 l'irrecevabilité de la candidature de M. Gbagbo à la tête du parti. Ses partisans avaient fait appel, la décision est attendue le 5 juin. L'ancien chef de l'Etat est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) pour des "crimes contre l'humanité" présumés commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011. Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise a fait plus de 3.000 morts.

 

Communique du conseil des ministres du mercredi 29/04/2015

Le mercredi 29 avril 2015, un Conseil des Ministres s’est tenu de 10h00 à 12H00, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants: 
A/-Mesures Générales
⎯ Projet de loi
⎯ Projets de décrets
C/-Communications
D/-Divers
A/ - MESURES GENERALES
PROJET DE LOI
Au titre du Ministère de la Santé et de la Lutte contre le SIDA;
Le Conseil a adopté un projet de loi relatif à l’exercice de la pharmacie.
Le présent projet de loi présente l’avantage de réunir dans un même dispositif toutes les conditions et règles d’exercice de la profession pharmaceutique. C’est un dispositif inédit qui met en cohérence la législation ancienne héritée de l’époque coloniale avec les exigences actuelles de santé publique. 
Pour l’essentiel, le présent projet de loi insiste sur les qualifications et statuts nécessaires pour exercer la profession. Il conserve aux institutions professionnelles leur rôle de garant de la moralité professionnelle par le contrôle de l’accès à la profession. 
Aussi, le projet de loi renforce-t-il les conditions de promotion du pharmacien et permet à l’exercice collectif des activités pharmaceutiques de demeurer sous le contrôle du pharmacien.
PROJETS DE DECRETS
1- Au titre du Ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, en liaison avec le Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication;
Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’application de l’ordonnance n° 2015-181 du 24 mars 2015 relative à l’utilisation de procédés électroniques pour la création d’entreprises en Côte d’Ivoire.
Ce décret fixe les modalités de l’utilisation des procédés électroniques pour la création d’entreprises en Côte d’Ivoire telle qu’instituée par l’ordonnance n° 2015-181 du 24 mars 2015.
Ainsi, il précise que les formalités de création des entreprises auprès du CEPICI sont désormais accessibles par des procédés électroniques. A cet effet, il est créé au service des formalités de création des entreprises du CEPICI, une plateforme de création d’entreprises par voie électronique, accessible aux usagers en ligne via internet.
La délivrance aux requérants de copies numériques sécurisées des documents de création est également effectuée en ligne par le canal de cette même plateforme. 
2- Au titre du Ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle, le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances, le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, le Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget;
Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’application de l’ordonnance n° 2015-182 du 24 mars 2015 instituant un identifiant unique pour l’immatriculation des entreprises en Côte d’Ivoire.
Ce décret fixe les modalités de l’immatriculation des entreprises telle qu’instituée par l’ordonnance n° 2015-182 du 24 mars 2015.
Ainsi, cette mesure précise notamment que l’immatriculation d’une entreprise commerciale au registre du commerce et du crédit mobilier, au fichier des contribuables de l’Administration fiscale, au registre des employeurs de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale et au registre des opérateurs du commerce extérieur est désormais faite simultanément et donne lieu à l’établissement d’un identifiant unique. Cet identifiant unique remplace tous les autres identifiants en usage et devra figurer sur tous les documents d’immatriculation des entreprises. 
L’identifiant unique est généré et partagé par le CEPICI, au moyen d’une plateforme informatique assurant un traitement unifié des procédures d’immatriculation et la délivrance des documents y afférents.
Cette réforme est immédiatement opérationnelle à Abidjan concernant la création et l’immatriculation d’entreprises nouvelles. Les entreprises antérieurement immatriculées disposent d’un délai de trois ans pour régulariser leur situation. Concernant les autres localités du territoire national, la réforme s’appliquera dans un délai de douze mois.
3- Au titre du Ministère de la Santé et de la Lutte contre le SIDA, en liaison avec le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, le Ministère de l’Industrie et des Mines et le Ministère de la Communication; 
Le Conseil a adopté un décret portant règlementation des produits cosmétiques et des produits d’hygiène corporelle en Côte d’Ivoire.
Ce décret a pour objectif de rationnaliser la fabrication et l’usage des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle afin de sauvegarder la santé publique. Aussi, est-il prévu la mise en place d’un comité national d’évaluation et d’autorisation de commercialisation en vue de mieux organiser les activités liées à la fabrication, à l’importation et à la distribution des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle.
Il s’agit pour le Gouvernement de mettre un terme à l’usage incontrôlé de ces produits qui, soutenus par une publicité anarchique, entraîne au sein de nos populations des conséquences graves sur la santé.
C/- COMMUNICATIONS
1-Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère du Plan et du Développement, le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget ;
Le Conseil a adopté une communication relative à l’état d’avancement de la préparation du projet Filets Sociaux/Banque Mondiale dans le cadre de la Stratégie Nationale de Protection Sociale et de l’expérimentation des modèles de type brésilien de lutte contre la pauvreté.
Le projet « Filets Sociaux » est un programme de lutte contre la pauvreté conçu par le Gouvernement en partenariat avec la Banque Mondiale (BM). Ce projet, inspiré du modèle brésilien de lutte contre la pauvreté, implique des programmes de transferts monétaires non contributifs, privilégiant les ménages ou les individus les plus vulnérables, en vue d’améliorer les revenus des populations pauvres notamment en milieu rural. 
Le projet « Filets Sociaux », adossé à la Stratégie Nationale de Protection Sociale (SPNS), vise à réduire la pauvreté extrême de 20%, l’écart de pauvreté extrême de 30% et à baisser corrélativement la gravité de l’extrême pauvreté de 37%.
Le Conseil a donné son accord pour la mise en œuvre de ce projet qui devrait profiter à environ 35 000 ménages. Le projet devrait démarrer en septembre ou au cours du dernier semestre 2015.
2-Au titre du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement
Technique ;
Le Conseil a entendu une communication relative aux informations sur la situation de l’école, marquée par des arrêts de travail par échelonnements successifs ou par roulement concerté depuis le 02 mars 2015. Ces grèves qui se sont intensifiées ces derniers jours ont paralysé l’administration scolaire et occasionné des actes de vandalisme et des troubles à l’ordre public dans de nombreuses localités du pays, notamment à Abobo et à San-Pedro où l’on déplore des pertes en vies humaines.
Le Gouvernement appelle les uns et les autres au sens de la responsabilité, à la patience et à la confiance réciproque, et tient à rassurer l’ensemble des travailleurs en général et ceux du secteur Education/Formation en particulier, que les engagements pris par l’Etat de Côte d’Ivoire seront tenus.
3-Au titre du Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget, en liaison avec le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances ;
Le Conseil a adopté une communication relative à la rationalisation des Etablissements Publics Nationaux (EPN).
Dans le cadre de la politique d’optimisation des finances publiques, le Conseil a instruit les ministres chargés de l’Economie, des Finances et du Budget à l’effet de réduire le nombre des EPN, qui, depuis deux décennies, connaît une forte croissance, parfois en déphasage avec les missions et les besoins réels de ces établissements.
D/- DIVERS


Fait à Abidjan, le 29 avril 2015 
Me Affoussiata BAMBA - LAMINE
Ministre de la Communication 
Porte-parole adjoint du Gouvernement

Ayons le courage d’aller au parti unifié sans freiner des quatre fers !

Les héritiers politiques d’Houphouët-Boigny à travers le RHDP, ont démontré une capacité extraordinaire de mobilisation que tous les grands partis du monde pourraient envier. Cet élan, cette ferveur doivent être mués en actions dont la plus belle serait la constitution d’un parti unifié. Telle est ma conviction.

Dans une coalition politique telle que celle du RHDP, il est tout à fait normal d’assister à  un choc des ambitions. Cela fait preuve, s’il en fallait, que cette coalition est composée de nombre d’hommes d’état capables et prêts à la lutte.

Au delà des calculs politiques, chacun doit avant tout penser à la Côte d’Ivoire, car comme l’a dit le président de la République : « C’est parce que nous avons fendu le mur que des opportunistes ont pu pénétrer et retarder de 10 ans notre avancée vers le développement.

Le président Alassane Ouattara et son ainé Henri Konan Bédié ont indiqué le chemin à suivre lors de la convention du RHDP, ils ont eu le courage politique de dépasser leurs divergences pour l’essor de notre pays, en mettant la réussite de la nation au-dessus des intérêts particuliers. Leur courage politique est ici à saluer et à retenir.

Pour la première fois, GNIZAKO Vincent délégué général du RDR président du RHDP et moi-même Adama DIOMANDE, assistons ensemble à une réunion politique d’envergure avec d’autres membres du RHDP. Cette convention magistralement organisée, a fini de nous convaincre de s’inscrire dans le schéma indiqué par Henri Konan Bédié et le président Ouattara pour consolider le chemin de la réconciliation.

La diaspora ivoirienne d’Europe représentant le RHDP est déjà au travail pour être en adéquation avec la ligne politique édictée par le chef de l’Etat. Nous avons conscience qu’un échec de cette union pourrait fragiliser le pays car si l’éléphant tombe, c’est tout son entourage qui en souffre.

En tant que président de l’ADDL France, militant RHDP, je félicite Vincent Gnizako qui n’a pas ménagé ses efforts pour accentuer la cohésion entre les membres du RHDP.

Je finirais donc en adressant le message d’Henri Konan Bédié à tous les irréductibles : A bon entendeur Salut !

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