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L’auteur du post sur le Ministre Ally Coulibaly et la pompe hydraulique de Niéméné en comparution publique |

Ce matin, au moment où vous lisez ces lignes, le village de Niéméné est réuni sur la place du village pour une audition publique portant sur l’implication d’Ally Coulibaly, ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, fils de cette localité, dans une histoire de pompe hydraulique. 

Le coupable est connu. Il est en ce moment en « comparution » publique devant la communauté villageoise de Niéméné, chef-lieu de sous-préfecture dans le département de Dabakala (région du Hambol). Ce jeune a fait des images dans une enceinte privée mais diffusé de fausses informations qui mettent le village dans une difficile posture. De quoi s’agit-il ? Les réseaux sociaux évoquent une pompe que le ministre Ally Coulibaly aurait fait démonter autour d’une histoire politique relative à la visite de Guillaume Soro qui était en tournée politique dans le département. 

Selon les activistes des réseaux sociaux, qui se sont assignés pour mission de peindre en noir Ally Coulibaly, et jeter le discrédit sur le pouvoir Ouattara, le cadre du RHDP qu’est le ministre aurait exigé une « déclaration » à ses parents, se désolidarisant de Guillaume Soro. Pôleafrique.info a joint le chef de village, Patrice Fofana pour être situé sur cette affaire qui prend d’autres proportions. 

Ainsi, ce matin, le chef de village a confié n’avoir pas les informations entières. « Au départ, je ne savais de quelle pompe il s’agissait. Il y a deux pompes ici au village, une réalisée par le ministre dans sa résidence et l’autre sur la route de Djinguesso. Un jeune est venu m’informer que la manche de la pompe a été emportée. Ce cas s’était déjà produit. J’ai donc informé les Sages. Hier, j’ai vu sur les réseaux sociaux cette information.

Nous n’avons jamais eu de rencontre avec le ministre sur ce point. Il a construit sa pompe à domicile. C’est la manche de cette pompe qui a été emportée pour réparation. Mais, l’autre pompe est fonctionnelle. Le sous-préfet m’a demandé ce qui se passe, je lui ai répondu ne pas en savoir plus. Aussi, ce matin, ai-je convoqué la population entière pour des échanges. Celui qui a fait le post est connu, il va s’expliquer. Peut-être a-t-il eu une discussion avec le ministre, il nous le dira. Je suis dépassé » a confié à Pôleafrique.info Patrice Fofana, le chef de village de Niéméné. Guillaume Soro, président du Comité Politique effectue une tournée politique dans la région du Hambol. Il a débuté cette tournée par le département de Dabakala avant de s’attaquer à celui de Niakara actuellement. Il doit arriver à Katiola ce vendredi pour des entretiens privés avant une concertation avec ses lieutenants, présidents des mouvements de soutien, samedi. Sûr qu’il animera un meeting dans la capitale de la poterie.

Les populations, accueillantes dans la pure tradition africaine, l’ont reçu et écouté sans écueil. Il distille son message sans anicroche. Là où des individus attendaient le pouvoir pour lui faire des difficultés, l’ex-président de l’Assemblée Nationale, circule, et rencontre la population. C’est pourquoi, cette histoire de pompe hydraulique démontée a surpris plus d’un. Dans l’après-midi, Pôleafrique.info donnera les conclusions de l’audition publique de l’auteur du post, entendu par la chefferie et la communauté villageoise en ce moment.

Par : Adam’s Régis SOUAGA Source http://www.poleafrique.info

 

Pierre Aly SOUMAREY répond au ministre Alain Lobognon sur la composition du Bureau de l’Assemblée Nationale.

Les chiffres et pourcentages que nous donne M. ALAIN LOBOGNON et certains députés ne nous renseignent ni sur les modalités de fonctionnement de l’Assemblée en cette matière (composition et vote du bureau), ni sur les principes et critères de répartition des postes. 

Invité à apporter la démonstration de mes dires, relativement à l’inexistence d’une tradition invariable dans la durée et d’une règle proportionnelle intégrale d’attribution.

Supposons une représentation proportionnelle intégrale, pour chaque poste, pris un à un, pour adopter la thèse défendue par ce dernier. Qu’est que cela pourrait nous donner comme résultat ? Par la suite on pourrait comparer successivement ce résultat à ce qui a été dans le passé et à ce qui est aujourd’hui, pour mettre en évidence la pratique, mais surtout la rupture et son ampleur, si l’on voulait vérifier le bien-fondé de la critique et de la protestation qui s’élèvent actuellement de la part de certains députés (réalité, surenchère, stratégie, falsification ?). Ceci peut constituer une méthode démonstrative conduite rationnellement et avec objectivité, donc acceptable par tous. L’alignement de chiffres ne veut rien dire en l’absence d’une méthode de calcul de la proportionnalité suivie d’une étude comparée, pour permettre d’en tirer des conclusions objectives.

Illustration, puisqu’il existe 11 postes de vice-présidents à repartir entre 255 députés constitués en un ensemble, il nous faut donc atteindre un quorum de 255/11 = 23, 18 députés pour avoir droit à l’obtention d’un des postes concernés. Suivant ce critère que l’on peut juger d’équitable et d’objectif (rapport mathématique) le PDCI devrait obtenir 68/23,18 = 2.93 soit 3 postes de vice-présidents et le RHDP 153/23,18 = 6, 60 soit 7 postes. Les autres groupes étant inférieurs à 23,18 députés, ils ne sauraient en avoir, car ils ne disposent pas d’un seuil de représentativité suffisant pour y prétendre. Il en resterait alors 11 – (3+7) = 1 qui est attribué automatiquement à la majorité, pour conforter celle-ci, selon l’esprit de nos institutions et la logique de notre régime électoral (scrutin majoritaire ou règle de la majorité). Ce qui donne au RHDP 7+1= 8 contre 9 actuellement et au PDCI 3 contre 2 actuellement.

On observe que VOX POPULI ET RASSEMBLEMENT QU’ON ENTEND ICI ET LÀ, NE SONT NULLEMENT LESES PROPORTIONNELLEMENT A LEUR POIDS REEL DANS L’INSTITUTION. Le traitement des arrondis et des restes peut donner lieu à différentes méthodes de traitement. J’ai appliqué la méthode de la décimale la plus proche du nombre entier naturel et celle du report du reliquat en faveur de la majorité. Appliquons maintenant la même méthode aux législatures 2000-2010 par exemple, avec une Assemblée de 225 députés et 11 postes de vice-présidents à distribuer. Le droit à un poste de vice-président serait de 225/11= 20.45 députés. Avec 101 députés le FPI avait droit à 101/20,45 = 4,93 députés, soit 5 députés contre 6 en réalité. Le PDCI 98/20,45= 4, 79 soit 5 députés contre 4. L’UPDCI et SOLIDARITE n’ayant pas chacun respectivement 20,45 députés n’ont pas droit à un poste de vice-président, alors que le premier a néanmoins obtenu un poste en réalité. Il resterait théoriquement 11 – (5+5) = 1, attribué au courant politique majoritaire soit au FPI, ce qui donne à son profit 5+1= 6. Ici encore, seul le PDCI a été lésé d’un poste de vice-président et l’UDPCI a manifestement bénéficié d’une largesse. 

Ceci démontre que nous ne sommes pas dans une proportionnelle intégrale et que la marge de variabilité est voisine d’une législature à une autre, avec toujours un bonus en faveur de la majorité lorsqu’il existe, et que l’attribution de postes aux groupes minoritaires est plus une question de magnanimité et de négociation que de règle. Exemple, de 1990 à 1999, le FPI qui n’a jamais atteint le quorum requis pour disposer d’un poste de vice-président dans une Assemblée de 175 députés pour 12 vice-présidents, soit 12/175 = 14, 58 en eu par générosité ou volonté politique du pouvoir, alors qu’il ne disposait que d’un groupe de 9 et de 12 députés. Dès lors, seul le PDCI est fondé à se plaindre, cependant sur aucun fondement sérieux (textuel et coutume), car il est lésé depuis près d’une vingtaine d’années pour l’attribution des postes de vice-président. C’est un fait, pas un jugement. Aussi, peu importe que cela soit bien ou mauvais, qu’il soit consentant ou pas. C’est un fait du reste consommé. Existe-il un système compensatoire se reportant sur les autres postes (Questeurs et Secrétaires) pour permettre de rééquilibrer la balance ? Cette possibilité est à analyser également pour mieux comprendre l’opération d’attribution de postes dans la composition du Bureau de L’Assemblée Nationale, en poursuivant cette méthode poste par poste. 

CONCLUSION : Les chiffres et pourcentages que nous donne M. ALAIN LOBOGNON et certains députés ne nous renseignent ni sur les modalités de fonctionnement de l’Assemblée en cette matière (composition et vote du bureau), ni sur les principes et critères de répartition des postes. Le raisonnement par lequel ils veulent parvenir à établir une vérité est très nettement insuffisant pour démontrer ce qu’ils défendent. Il y a à l’évidence une variabilité d’une législature à l’autre, qui reste contenue dans une marge très voisine. Aussi, il est difficile de parler de rupture et de bouleversement en 2019, lorsqu’on est objectif, neutre et de bonne foi, comme il est difficile de se référer à une coutume constante, en raison du caractère de cette variabilité, bien que très faible comme je l’ai souligné. On ne peut pas évoquer une règle ou un usage de proportionnalité intégrale. 

Seul le caractère inclusif constitue une tradition constante à laquelle se référer. Suivant quelle proportionnalité? Les textes sont muets et la méthode utilisée n’est pas nettement identifiée à travers l’histoire. En revanche, il est clairement démontré que nous n’avons pas affaire à un système proportionnel intégral, comme le laissent entendre certains députés. Il est remarquable que seul le PDCI se l’ait appliqué à lui-même sous son propre régime de 1990 à 1999, à l’égard du poste de vice-président. Depuis cette date on note un changement de méthode. La tradition est un usage répétitif ancré dans la durée, de manière invariable sur une longue période (une fois n’est pas coutume). Peut-être qu’il convient d’y réfléchir à présent et de proposer une méthode de calcul à inscrire dans le règlement intérieur de l’institution, par voie d’amendement des dispositions déjà existantes portant sur cet objet.

Pierre Aly SOUMAREY

CIV / Depuis les USA, Jean Kakou Diagou Le patron de Nsia (banque et assurance) a été l’invité d’honneur et orateur d’un forum d’entrepreneurs aux Etats Unis.

« Souvent, nos chercheurs qui font des déclarations sur le FCFA n’ont jamais gérés quoi que ce soit ! Ils n’ont jamais été entrepreneurs de quoi que ce soit. Ils ne savent pas ce que ça coûte au Ghana par exemple d’être obligé d’augmenter les salaires de 10% à 15% tous les ans, parce qu’il y a l’inflation », a-t-il soutenu.

Le patron de Nsia (banque et assurance) a été l’invité d’honneur et orateur d’un forum d’entrepreneurs aux Etats Unis. 

Jean Kacou Diagou qui a partagé ses années d’expériences et de manager d’un groupe qui aujourd’hui s’impose en Afrique s’est prononcé sur la question du Franc CFA. Sans langue de bois, l’ancien président du patronat ivoirien a affirmé devant ses hôtes que le Franc CFA n’a pas son égal en Afrique de l’ouest et centrale. 

Les propos du parton de Nsia (Banque et assurance) tels que rapportés dans les colonnes du quotidien l’intelligent d’Abidjan, précisent clairement que l’homme s’érige en défenseur du Franc CFA. Prenant l’exemple de plusieurs pays tels que le Ghana, l’Angola, le Congo Kinshasa et Nigéria où le taux d'inflation n'est pas maîtrise, Jean Kacou Diagou a soutenu que le FCFA n’a pas son égal, en tout cas en Afrique de l’ouest et centrale.

« Au Ghana nous faisons une progression de 15% par an de chiffres d’affaires. In fine, chaque année le chiffre d’affaire converti en Cfa, ça donne 1 à 2% de progression. Vous travaillez pour rien parce que l’inflation est telle qu’au Ghana, au Nigéria, on est content quand on arrive à avoir le FCfa. D’ailleurs au Ghana et au Nigéria, on vous arrache le FCfa. Si les monnaies nationales étaient si bonnes, on n’aurait pas ça », précise le patron de Nsia Banque et Assurance.

A ce rendez-vous, Jean Kacou Diagou s’est aussi attaqué aux pourfendeurs du Franc CFA. Pour lui, ces chercheurs qui font des déclarations sur le FCFA n’ont jamais géré quoi que ce soit. « Souvent, nos chercheurs qui font des déclarations sur le FCFA n’ont jamais gérés quoi que ce soit ! Ils n’ont jamais été entrepreneurs de quoi que ce soit. Ils ne savent pas ce que ça coûte au Ghana par exemple d’être obligé d’augmenter les salaires de 10% à 15% tous les ans, parce qu’il y a l’inflation », a-t-il soutenu.

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L’aventure NSIA débute en 1995 par la volonté d’un seul homme, Jean Kacou Diagou. Ce visionnaire crée en Côte d’Ivoire, cette année-là, une compagnie d’assurance dommages. Déjà en 1996, NSIA réalise ses premières acquisitions en rachetant les filiales Vie et Non Vie des Assurances Générales de France (AGF), en Côte d’Ivoire (AGCI Vie et AGCI IARD). Dès lors, progressivement, par croissance organique et externe, le Groupe NSIA s’est construit et est aujourd’hui présent dans douze (12) pays de l’Afrique Centrale et Occidentale.


Groupe NSIA, une fierté et un modèle de réussite africaine Une Afrique pleine de potentialités et d’opportunités.  Mais également et surtout, un continent qui a en son sein des hommes providentiels, capables de réaliser de grandes choses et de tracer des destins prestigieux.  L’histoire du groupe NSIA, spécialisé dans la banque et les assurances, et de monsieur Jean Kacou  Diagou force l’admiration.  Cet homme d’affaires ivoirien a réussi à faire de son entreprise un success-story.  Et cela à l’africaine ! Né en Côte d’Ivoire en 1995, le groupe NSIA est aujourd’hui présent sur le segment des marchés de douze (12) pays de l’Afrique Centrale et Occidentale avec 1 Holding, 1 Fondation et 29 filiales en Assurances, Banque, Finance, Immobilier et Technologies, avec plus de 2 800 employés.


Dans son pays d’origine, le groupe compte 185 agences avec un objectif prévisionnel de 200 d’ici 2020.   Le modèle de gouvernance du Groupe NSIA s’appuie sur les standards internationaux de gestion et de bonne gouvernance. Le modèle comprend les organes et comités suivants : un Conseil d’Administration, un Comité de Direction, un Comité Consultatif, un Comité d’Audit, un Comité de Rémunération et un Comité de Crédit. Pour certains, rêver c’est ce à quoi ils pensent lorsqu’ils dorment, tandis que pour d’autres rêver c’est ce qui les empêche de dormir.


Travailleur acharné, l’homme de finances fondé sa société grâce à son courage et son abnégation. Titulaire d’une licence en sciences économiques obtenu à l’Université d’Abidjan, entre 1967-1971, puis en 1972 d’un diplôme des assurances du point de vue juridique et économique au CNAM de Paris et d’un diplôme des assurances de l’Ecole nationale d’assurances (ENASS) de la capitale française, Jean Kacou Diagou occupe un poste confortable de vice-président du groupe Union africaine lorsqu’il décide d’entreprendre.  Pourtant, l’ancien pensionnaire du petit séminaire de Bingerville débute sa carrière professionnelle en tant que chef du service sinistre à SIA, agence de l’UAP, à Abidjan entre 1972 et 1976. Débute une longue carrière sans repos. Après l’UAP il occupera d’importantes responsabilités au sein de l’Union Africaine IARD et de l’Union Africaine-VIE de Côte d’Ivoire, Administrateur de l’Union des Assurances du Niger, à la Fédération des sociétés d’assurance de droit national africaines, la Caisse Autonome d’Amortissement, la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat ivoirien, l’organisation des assurances africaines, etc.



En janvier 1995, il démissionne pour créer la Nouvelle Société Interafricaine d’Assurance à capitaux africains. Son professionnalisme avéré lui a permis un chiffre d’affaire de 900 millions FCFA dans la même année.  En 1996, NSIA rachète les filiales vie et non vie des Assurances Générales de France (AGF) qui décident de se retirer du marché ivoirien. Le groupe NSIA-AGCI ainsi formé va servir de socle une remarquable expansion qui combine croissance interne et externe.



La conquête de l’Afrique A partir de sa base ivoirienne, Jean Kacou Diagou se lance à la conquête du continent noir. C’est au Bénin, en 1998, que la première opération hors frontières est réalisée. En 2000, les Anciennes Mutuelles du Gabon (AMG) intègrent le groupe. Ce rachat donne naissance à NSIA Assurances Gabon. En 2002, l’entité NSIA-AGCI, change de dénomination et devient le groupe NSIA. Suivent alors, les implantations de nouvelles filiales au Sénégal (2002), Congo (2004) et Togo (2005). Le groupe étend ensuite ses activités à la branche vie en créant pas moins de quatre filiales en 2005 : Congo, Gabon, Sénégal, Bénin.
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La filiale NSIA Vie Togo voit le jour en 2006. Courant 2006, l’ensemble des compagnies est regroupé au sein d’une holding dénommée NSIA Participations SA Holding qui pilote désormais les activités du groupe à partir de la Côte d’Ivoire. Fidèle à sa stratégie d’expansion, le groupe continue de tisser sa toile. Il s’allie à des privés nationaux pour étendre son champ d’action. Sont ainsi fondées en 2007 deux nouvelles filiales non vie en Guinée Bissau et au Cameroun. De succès en succès, un tournant décisif va s’opérer en 2006 pour le groupe NSIA.



La bancassurance Ambitieux et visionnaire, le groupe NSIA décide de diversifier son activité en se lançant dans la bancassurance.  Il rachète la Banque Internationale de l’Afrique de l’Ouest (BIAO), filiale ivoirienne du groupe belgo-néerlandais Fortis. Cette opération lui permet non seulement de disposer de son propre réseau bancaire, mais de multiplier également sa présence territoriale via les agences de la banque centenaire. Ce changement correspond aux objectifs stratégiques de M. Jean Kacou Diagou d’unification de l’identité visuelle et de consolidation d’une marque (NSIA) qui entend hisser le pôle bancaire au même niveau que l’assurance qui constitue, à n’en pas douter, le fer de lance de l’institution.


A la fin de cette première période d’un peu plus de dix ans, le groupe NSIA est présent dans huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Son réseau comprend 13 sociétés d’assurance auxquelles s’ajoute une banque, la BIAO. Les performances du groupe amène Emerging Capital Partners (ECP), un gestionnaire de fonds d’investissement dédiés à l’Afrique, basé à Tunis, entre en 2008 dans l’actionnariat de NSIA. Sa participation est de 20% dans le capital du groupe ivoirien pour un apport de 22,95 milliards FCFA (49,34 millions USD). A la fin de cette-là, le groupe réalise un chiffre d’affaires de 63 milliards FCFA (135,4 millions USD). Sa croissance annuelle moyenne est de 20% durant les cinq dernières années. Cette performance est réalisée en dépit de la crise politico-militaire qui sévit en Côte d’Ivoire de 2002 à 2007. Cinq ans après le rachat de la BIAO Côte d’Ivoire, le groupe NSIA étend son activité bancaire à la Guinée. En 2011, il crée la BIAO Guinée qui devient, une année plus tard, NSIA Banque Guinée. Pour accompagner ses activités d’assurance et de banque, le groupe NSIA investit dans les nouvelles technologies, secteur porteur de valeur ajoutée. Basée en Côte d’Ivoire, NSIA Technologies démarre ses opérations en 2012. La société se spécialise dans les services informatiques, le conseil en sécurité des systèmes d’information et la gestion de projet.


En mars 2015, la Banque Nationale du Canada (BNC) et le fonds de placement français dédié à l’Afrique «Amethis Finance» rachètent pour près de 91,53 millions USD, les parts détenues par Emerging Capital Partners (ECP). La BNC, l’un des plus importants groupes financiers canadiens pesant quelques 165,7 milliards USD en bourse et Amethis ont acquis respectivement 20,9% et 5,4% du capital de NSIA.

Les ressources financières générées accélèrent ainsi le développement du groupe et en font un des leaders africains de la bancassurance.


L’entrée des nouveaux partenaires se matérialisera par des augmentations successives de capital. Le désormais banquier Diagou fait une autre acquisition le 24 novembre 2017.  NSIA finalise l’achat du groupe bancaire ouest-africain Diamond Bank SA, filiale pour l’Afrique francophone du géant nigérian Diamond Bank. Le leader des assurances de l’Afrique subsaharienne francophone aura déboursé un total de 61 millions d’euros, via trois de ses sociétés (Manzi Finance SA, NSIA Banque Côte d’Ivoire et NSIA Vie Assurances Côte d’Ivoire), pour avoir 1 985 000 actions de Diamond Bank SA, soit 97,07 % de son capital social.
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Aux yeux de ses dirigeants, l'ambition du Groupe NSIA est de bâtir, selon les standards internationaux, le premier groupe financier africain de référence, leader en Banque et Assurances, performant et attractif, permettant au plus grand nombre d'accéder à des solutions de qualité, adaptées et innovantes en visant principalement le respect de ses engagements, l'amélioration continue de ses prestations et la recherche de la rentabilité. Et en la matière ils ont réussi puisque le groupe NSIA est un modèle de réussite en Afrique. « J’ai toujours eu envie de faire avancer les choses au plan national et international pour le secteur privé. Ce rôle, je continuerai de le jouer », explique l’homme d’affaires Jean Kacou Diagou  qui a vu ses efforts être récompensés, entre autres, par le Prix national d’excellence 2018 du meilleur établissement financier et de l’Award 2018 de la meilleure entreprise africaine lors du dernier CEO Forum d’Abidjan.


Une correspondance particulière Avec Source : Atlas magazine « L’actualité de l’assurance dans le monde »

COTE D'IVOIRE : INSÉCURITÉ ET SENTIMENT D’INSÉCURITÉ / Vincent Toh Bi IRIE (Préfet d’Abidjan)

"L’insécurité, c’est un ensemble de faits vérifiables : le nombre de vols à main armée, de bandits interpellés, de dealers de drogue arrêtés, d’accidents, d’attaques de domiciles, de blessés ou tués par armes à feu ou armes blanches, de meurtres, de vol à la roulotte, d’armes saisies, de corps retrouvés, etc. 

Le sentiment d’insécurité, c’est un état psychologique collectif temporaire, découlant de phénomènes tels que la rumeur, les réseaux sociaux, les unes des journaux. 

Une information fausse ou vraie relayée de différentes façons par plusieurs supports de communication créera un sentiment d’insécurité. Exemple : Les sexes masculins qui disparaissent, l’enlèvement d’enfants, la présence d’un tueur dans la ville, un meurtre non élucidé. 

Lorsque le Gouvernement dit que la sécurité s’est améliorée, c’est qu’il a combiné les statistiques de criminalité et l’état d’esprit des populations pour tirer des conclusions objectives. La constatation de réduction des chiffres n’est pas de fait une négation du sentiment de certaines populations, c’est une restitution des faits objectivement vérifiables. Ce sont ces statistiques qui permettent de dire que nous étions en 2010-2011 au même niveau d’insécurité que la Somalie et que nous sommes aujourd’hui 09 Mai 2019 au même niveau de sécurité que les grandes capitales occidentales

Mais dans une perspective sécuritaire, lorsque nous passons par exemple de 100 vols à main armée à Abidjan en une semaine à 2 vols à main armée en une semaine, nous apprécions ce résultat, fruit des efforts acharnés de toutes nos forces de sécurité, mais nous restons conscients et vigilants pour que ces 2 vols à main armée restants, eux non plus ne surviennent plus car l’objectif que nous assigne le Gouvernement, c’est 0 vol, 0 braquage, 0 drogue, 0 accident. 

Qu’il n’y ait aucune criminalité du tout est ce qui est la norme. C’est cela l’objectif

La gouvernance nouvelle du Président de la République nous demande de décloisonner les perspectives pour que les populations comprennent le travail gouvernemental (que nous représentons à Abidjan) autant que nous comprenions les soucis des populations d’Abidjan auxquels le Gouvernement s’attelle à apporter des réponses satisfaisantes."

Interview de Doumbia Major accordé à fraternité matin « J’ai été très critique vis-à-vis du Président Alassane Ouattara à un moment donné ».

‘’J’ai vu les choses évoluer. Pour l’observation que je fais, il y a eu beaucoup d’amélioration. Il y a encore des divergences, mais on ne peut pas dire que ce bilan-là est négatif. Des efforts sont faits. Ils sont à saluer. Cette capacité de l’acceptation de la critique et de l’autocritique nous sied. Aujourd’hui, on a la liberté d’expression en Côte d’Ivoire. Il y a quelques années, je n’aurais pas pu rentrer dans ce pays. Il suffisait de critiquer le régime pour qu’on envoie la Fesci attaquer les rédactions, bastonner les juges, etc. C’était un régime de terreur qui dirigeait la Côte d’Ivoire. Le discours officiel, c’était la démocratie, mais dans les faits, on vivait dans la terreur. Aujourd’hui, les gens peuvent circuler du nord au sud, de l’est à l’ouest sans avoir peur des escadrons de la mort. Aujourd’hui, on ne viole pas des femmes à l’Ecole de police pour que la Première dame dise que c’est bien fait pour elles, comme on a entendu Simone Gbagbo le dire par le passé. Entre hier et aujourd’hui, il y a de l’amélioration. Aujourd’hui, on n’arrête pas quelqu’un pour lui réclamer ses pièces. Le discours polluant, stigmatisant d'autres citoyens qu'on présentait comme des sous-ivoiriens a cessé. Ce temps où on utilisait la télévision publique pour rabaisser les gens est un souvenir lointain. Personne n’insulte un autre Ivoirien pour son ethnie ou le catégorise comme sous-ivoirien. Quoique des choses restent critiquables…

Interview de Doumbia Major accordé à fraternité matin

Doumbia S. Major (président du Congrès pour le renouveau): ‘’Tout le monde parle de réconciliation, même ceux qui appellent à la haine’’ Il est connu pour son franc-parler et ses positions tranchées. L’ancien fesciste, devenu leader politique, analyse l’actualité.

1/Vous êtes le président du Congrès pour le renouveau africain (Cpr), un parti, dites-vous, d’obédience socialiste.

Dire donc qu’on est d’obédience socialiste, c’est affirmer son amour pour l’humain et pour ses compatriotes, surtout pour les plus faibles. Le Cpr défend des valeurs de partage et de redistribution des ressources et richesses nationales. Nous partons du principe que ce que la nature donne aux nations et à l’humanité appartient à tous. Et que ce qui est collectif doit être utilisé pour le bonheur des peuples.

2/Pour un Ivoirien, qui n’a pas gardé une très bonne opinion du pouvoir socialiste de Laurent Gbagbo, ne craignez-vous pas de prêcher dans le désert ?

Laurent Gbagbo a clamé le socialisme sans le mettre en pratique. Il n’était pas, pour nous, un socialiste. Le socialisme a plusieurs déclinaisons : le maoïsme, le léninisme, le marxisme, etc. Dans l’idéologie socialiste, il y a une vision de classes et une vision qui transcende les nations. Parce que l’impérialisme et le capitalisme ne trient pas et n'ont pas de frontière. Tant qu’ils peuvent faire du profit sur vous, ils vous utilisent. Le socialisme amène les masses à être unies. Mais quand on voit Laurent Gbagbo, dont le parti embouche le discours d’ivoirité, d’autochtonisme, identitaire, etc., le discours d’hiérarchisation des ethnies, en poussant même à la xénophobie contre les étrangers, on se convainc qu’il ne peut être socialiste. Les socialistes vrais appellent à l’unité des forces des masses sans distinction d'ethnies ou de religions. Ils ne divisent pas le peuple sur la base ethnique.

3/Serait-ce votre leitmotiv pour 2020 ?

Le Cpr aura-t-il un candidat à la future élection présidentielle ?

Notre leitmotiv, c’est la redistribution équitable des ressources. Le Cpr a déclaré effectivement qu’il est candidat pour 2020. Quand on met en place un parti politique, on se dote d’un appareil et on a une idéologie. La nôtre est le socialisme. On a aussi un projet de société qu’on présente aux électeurs. Nous avons dit aussi que notre engagement pour 2020 peut se faire dans le cadre d’une coalition. Cette coalition se fera avec des gens qui sont contre le discours identitaire, la division ethnique du peuple, pour le développement et pour le partage de la croissance. Nous sommes opposants, mais être opposant ne veut pas dire qu'il faut rejeter tout ce qui est fait par le pouvoir en place. Aujourd’hui, il faut reconnaître ce qui est fait en Côte d’Ivoire. On parle de socialisme et aujourd'hui il y a les filets sociaux mis en place par le gouvernement du Premier ministre Gon Coulibaly. C'est quelque chose que nous saluons. Alassane Ouattara est certes libéral, mais ça c’est du socialisme. On ne l’a pas vu sous Laurent Gbagbo. Nous ne sommes pas dans les idéologies tranchées. Nous pouvons toujours nous entendre avec les uns et les autres autour d’un minimum. C’est ce qui doit être fait. Aujourd’hui, il s’agit de faire ce qui arrange le peuple.

4/Que pensez-vous du bilan du Président Ouattara ?

J’ai été très critique vis-à-vis du Président Alassane Ouattara à un moment donné. J’ai vu les choses évoluer. Pour l’observation que je fais, il y a eu beaucoup d’amélioration. Il y a encore des divergences, mais on ne peut pas dire que ce bilan-là est négatif. Des efforts sont faits. Ils sont à saluer. Cette capacité de l’acceptation de la critique et de l’autocritique nous sied. Aujourd’hui, on a la liberté d’expression en Côte d’Ivoire. Il y a quelques années, je n’aurais pas pu rentrer dans ce pays. Il suffisait de critiquer le régime pour qu’on envoie la Fesci attaquer les rédactions, bastonner les juges, etc. C’était un régime de terreur qui dirigeait la Côte d’Ivoire. Le discours officiel, c’était la démocratie, mais dans les faits, on vivait dans la terreur. Aujourd’hui, les gens peuvent circuler du nord au sud, de l’est à l’ouest sans avoir peur des escadrons de la mort. Aujourd’hui, on ne viole pas des femmes à l’Ecole de police pour que la Première dame dise que c’est bien fait pour elles, comme on a entendu Simone Gbagbo le dire par le passé. Entre hier et aujourd’hui, il y a de l’amélioration. Aujourd’hui, on n’arrête pas quelqu’un pour lui réclamer ses pièces. Le discours polluant, stigmatisant d'autres citoyens qu'on présentait comme des sous-ivoiriens a cessé. Ce temps où on utilisait la télévision publique pour rabaisser les gens est un souvenir lointain. Personne n’insulte un autre Ivoirien pour son ethnie ou le catégorise comme sous-ivoirien. Quoique des choses restent critiquables.

5/Et le bilan du point de vue des infrastructures…

Pour moi, il ne peut y avoir de développement sans route. La route, comme on le dit, précède le développement. Mais nous disons que concomitamment, il faut prendre en compte le volet social. Il faut une politique sociale hardie. C’est en cela que nous avons salué les filets sociaux qui s’apparentent aux Rmv que nous avons proposés. Il faut penser au coût de la vie. Il faut relever le Smig de 60 000 à 100 000 ou 110 000 FCfa. Cela peut se faire dans le cadre d’une concertation nationale avec les syndicats et le patronat.

6/Peut-on imaginer une alliance du Cpr, avec le Comité politique mis en place, avec votre ancien ami de la Fesci?

 On ne fait pas la politique avec des slogans. Un comité politique n’est pas un parti politique. Quand on veut faire la politique, on la fait avec un parti et une idéologie qu’on met en pratique pour le bien du peuple. On ne va pas en politique en faisant abstraction de son passé. Il y a des valeurs et des pratiques démocratiques. Notre ancien ami du syndicat étudiant a un bilan de la gestion du Nord et des zones CNO. Personnellement, je pense que ce bilan, sur les plans humain et économique, ne mérite pas que je lui accorde ma confiance pour l’extension de ce qu’il a fait au nord sur toute l’étendue de la Côte d’Ivoire. Je crois que c’est un véritable danger pour la Côte d’Ivoire que de lui confier l’avenir de nos enfants. Quelqu’un qui a géré le nord et qui, dans sa gestion, a mis en place une régie financière-La Centrale-qui a littéralement mis en coupes réglées cette zone-là, et qui l’a pillée sans reverser un franc dans les caisses de l’Etat. L’argent a été utilisé à des fins personnelles. Cela s’appelle crime économique. Quand tu prends l’argent qui appartient à tout le monde, c’est pour travailler au profit de tout le monde. Il n’y a pas eu de dispensaire dans le nord, il n’y a pas eu de forage, ni d’école et de route. Alors qu’on a pompé l’argent de cette partie du pays. Aujourd’hui, on se promène pour constater l’étendue des dégâts, qui ne sont rien d’autre que la résultante de ce qu’on a posé comme acte dans la zone. Notre ami agit comme un criminel qui revient sur les lieux de son crime et qui veut se faire passer pour une personne charitable qui a de la commisération, de la compassion pour ses victimes.

7/En mettant à nu les pratiques de votre ancien camarade dans le nord, ne craignez-vous pas d’être pris à partie par ses partisans?

Rien ne peut me faire peur, quand je suis dans la vérité. Les personnes payées pour injurier sur les réseaux sociaux le sont par des individus qui ne supportent pas la vérité. Ils attaquent d’honnêtes citoyens. Et je voudrais saluer votre directeur général, qui en a été victime récemment à la suite d’un éditorial qu’il a publié et qui rappelait l’incongruité de la démarche de notre ami. Venance Konan est à saluer parce qu’il a reconnu ses erreurs dans l’histoire et s’est mis du côté des forces de défense des valeurs républicaines. Il a dit qu’on ne doit pas diviser les fils de la nation avec des discours identitaires. Ceux qui le critiquent aujourd’hui sont ceux-là mêmes qui embouchent le discours d’ivoirité. C’est cela la vérité. Il faut qu’on dise la vérité dans ce pays pour éviter l’imposture. Des gens qui ont eu à gérer une partie du pays, qui ont pris des gens qui étaient en prison et qui les ont exécutés de manière sommaire, sans que ces derniers aient droit à un procès équitable. Un démocrate respecte la justice, la vie humaine, la liberté d’expression, le bien commun. Je parle avec des preuves, sur la base de faits. Quand je dis qu’ils ont pris Koné Morel, un étudiant, qu’ils ont mis en prison, puis extrait de la prison pour le tuer, c’est la vérité. Il ne faut pas s’attaquer à ma personne, il faut plutôt démentir les faits. Quand je dis que Koné Moussa Barbu a été pris en prison à Bouaké et qu’ils sont allés l’exécuter sommairement (Amnesty International en a parlé), c’est avéré. Des gens ont été arrêtés et mis dans des conteneurs. Ils ont été exposés au soleil pour qu’ils meurent déshydratés et par asphyxie. Ce sont des faits. Quand vous avez été à la tête du commandement de toutes ces actions, vous ne pouvez pas venir dire aux Ivoiriens que vous êtes un démocrate. Loin de là. Quelqu’un qui a été capable de prendre les biens communs pour s’enrichir, acheter des maisons. Quelqu’un qui dit qu’il est socialiste comme nous, mais qui accepte des rentes viagères cumulées jusqu’à 24 millions de FCfa dans un pays où le Smig est de 60 000 FCfa, je ne le vois pas comme un socialiste, à plus forte raison comme quelqu’un qui pourrait parler au nom du peuple.

8/Vous n’êtes donc pas disposé à lui apporter un sac de riz, vu qu’il est au chômage, comme l’ont fait nombre de ses amis ?

Ces histoires-là sont des injures au peuple. Déjà, vous êtes député, vous avez des rentes que vous cumulez et vous lancez un appel trompeur au peuple pour dire que vous êtes au chômage. C’est de l’imposture. Je ne prendrai pas mon argent pour le donner à quelqu’un qui a un salaire supérieur au mien. Il y a de la tromperie dans cette démarche. Il faut respecter le peuple. La politique, ce n’est pas que de la communication, du marketing, etc. Elle repose sur le socle de la vérité, de la constance et de la cohérence. Quand on dit qu’on ne partage pas les idéaux d’un groupement dont on est le porte-parole à l’Assemblée nationale, sous prétexte qu’on a des convictions, on ne doit pas attendre qu’on te dise de partir. On ne peut pas non plus demander à être chef d’un groupe dont on ne veut pas être membre. C’est de l’incohérence. Il s'est chassé lui-même de la présidence de l'Assemblée nationale. C'est donc dégoûtant de voir cette démarche malhonnête qui consiste à se pavaner après pour dire que tel est ingrat, tel n’est pas reconnaissant. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. C’est le chef des ingrats qui parle de l’ingratitude, surtout quand on sait comment il a remercié IB qui l'a appelé auprès de lui en 2000.

9/Il prône aussi la réconciliation. Il demande pardon à toute la nation. Qu’en dites-vous ?

Tout le monde parle de réconciliation en Côte d’Ivoire, même ceux qui appellent à la haine tous les jours sur les réseaux sociaux. Il ne s’agit pas de tenir un discours, les actes sont plus parlants. Quand on garde les biens des gens par devers soi, on ne peut pas parler de réconciliation sans les avoir, au préalable, restitués. Tu refuses de donner le corps de mon enfant, comment je peux être réconcilié avec toi ? Jusqu’à ce jour, les corps de Koné Moussa et de Koné Morel sont gardés par ces personnes. Si Guillaume veut montrer qu’il est sincère dans son désir de réconciliation, qu’il restitue ces corps à leurs familles. Nous-mêmes, lui avons tendu la main. Mais il a la rancune tenace. La réconciliation de Guillaume Soro est une réconciliation purement politique. Comment approcher le peuple bété pour avoir quelques voix là-bas, comment aller vers tel ou tel peuple pour piocher des voix, tout cela est purement politique, une instrumentalisation du discours de la réconciliation.

10/Vous avez également critiqué la ‘’vieille’’ classe politique qui doit passer la main...

Le problème s’est posé au niveau de la Commission électorale indépendante (Cei), où on peut dire aujourd'hui que le plus difficile a été résolu. Le gouvernement a, en effet, accepté le principe de l’équilibre, comme souhaité par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Pendant ce temps, un certain nombre de partis politiques, notamment le Pdci-Rda, qui ont choisi comme porte-parole Bamba Moriféré, disent qu’il faut qu’il y ait une concertation nationale comme en 1999-2000. Une concertation où le gouvernement se met de côté et laisse les associations et les partis politiques décider. Ils exigent qu’il faut changer la Constitution, la Cours suprême, la Cei. Dans un autre sens, ces mêmes mettent à l’écart les nouveaux partis dans le débat. Pour eux, la condition pour être membre de la nouvelle Cei, est d’avoir des députés à l’Assemblée nationale. J’en ai rigolé, puisque je trouve qu’ils ne sont pas cohérents. Ils critiquent la Cei qu’ils qualifient d’incompétente, en mettant en doute la régularité des élections qu'elle a organisées, et utilisent les députés obtenus lors des élections passées comme élément de légitimité pour écarter les autres partis. Il est inconcevable que ces personnes parlent en notre nom. Concernant le Pdci-Rda, le pays lui a été confié sous le Président Houphouët-Boigny, qui a réalisé de nombreux travaux. Lorsqu’il leur a légué l’héritage, qu’en ont-ils fait ?

Pour nous, la politique s’identifie par une vision, une idéologie et la pratique qui doivent donner des résultats. Le résultat indiscutable est que notre pays est aujourd'hui un pays sous-développé et c'est le résultat de leur politique. Notre pays était au même niveau que la Corée et la Chine dans les années 1960, il resté en arrière au niveau du développement. Au niveau de l'unité nationale, on constate tous que le pays est aujourd’hui divisé. C’est le fruit de leur gestion. Avec ces échecs, ils veulent aujourd’hui parler encore en en notre nom ! Bamba Moriféré était notre formateur politique. Il m’a formé. Aujourd’hui, je suis président d’un parti politique. Sa fille Affoussiata Bamba est responsable dans le parti de Soro Guillaume. Et il veut continuer de discuter des postes politiques avec nous ? Il y a un temps pour la retraite ! Bamba Moriféré, votre temps est passé, vous êtes dépassé ! A ces aînés, je dis : nous vous avons confié le destin de notre pays et le résultat est négatif parce qu’il est resté sous-développé et divisé.

11/Beaucoup souhaitent que la Cei soit uniquement composée de membres de la société civile ? Croyez-vous à sa crédibilité ?

Quelle est votre opinion sur la question ?

Le problème de légitimité de la société civile est une réalité. En 2000, j’étais membre de la Commission consultative constitutionnelle. Nous avons constaté que des partis politiques ont créé des associations satellites pour faire écho de la ligne de leur parti. Ce sont donc ces associations qui ont contribué à la rédaction de la Constitution dont la majorité était la ligne de certains partis politiques majoritaires. Aujourd’hui, il y a débat sur la neutralité de la société civile en Côte d’Ivoire. Mais nous avons dit qu’il peut avoir un contrebalancement. C’est-à-dire prendre les associations de diverses idéologies, les mettre ensemble pour qu’elles puissent se neutraliser en interne. C’est pour cela que nous avons proposé les chrétiens, les musulmans, le patronat, les associations caritatives, la Chambre des rois et chefs traditionnels, les transporteurs, la chambre des métiers, la chambre d’agriculture, la magistrature. Nous sommes contre l'idée d'une concertation ou conférence nationale sur la Cei, c'est une idée saugrenue et anachronique venant de Moriféré et du Pdci-Rda. Ils se braquent juste pour faire croire que le pays est à feu, donc il faut une concertation nationale, cela ne peut pas marcher. Le pays n’est pas comme en 2000 où il y a eu concertation nationale parce que le pays était en crise, la Constitution était suspendue, il n’y avait pas d’Assemblée nationale et le régime qui était là en 1999 était militaire. Il n’avait pas de légitimité. D’où la mise en place de la constituante. Aujourd’hui, le régime qui est en place est issu d'élections auxquelles le Pdci-Rda a participé, donc pourquoi mettre en place une constituante pour écrire les textes de la Cei ?

12/Pour vous, le débat est donc ailleurs et non sur la Cei… ?

Je leur ai dit qu’on peut faire une concertation nationale avec toutes les organisations citées plus haut pour discuter de problèmes en rapport avec le développement social. Cela va commencer par les rentes viagères parce que beaucoup d’entre eux, se revendiquant de partis d’opposition, bénéficient de rentes viagères pharaoniques dans un pays où le Smig est à 60 mille F cfa. C’est injuste. Ces personnes se sont fixés, depuis l’Assemblée nationale, des salaires énormes et à vie dans un pays où lorsque les autres perdent leur emploi, ils ne bénéficient pas d’assurance chômage. Nous devons y mettre fin. Ils n’abordent pas cette question parce qu’elle les concerne personnellement. Nous allons parler des salaires parce qu’il faut qu’il y ait une justice salariale en Côte d’Ivoire. En France, le Smig est à 1200 euros, donc le président de la République ne touche pas plus de dix fois le plus bas salaire du pays. Alors que chez nous, des gens sont payés à sept, huit, neuf millions Fcfa avec un Smig de 60 mille Fcfa, soit plus de 100 fois le Smig. Ce n’est pas acceptable. Nous voulons que le Smig soit à 100 ou 110 mille, mais aussi que le plus gros salaire ne soit pas plus de trente fois ce montant. C’est-à-dire trois millions de F cfa au maximum. Dans ce contexte, si ceux qui dirigent le pays veulent augmenter leur salaire, ils devront également augmenter le Smig étant donné qu’il y a un rapport entre les deux. Nous estimons, en effet, qu’il faut sortir du Smig et passer au Smic (Salaire minimum interprofessionnel de croissance), qui est indexé sur le coût de la vie. Nous devons parler de l’assurance chômage. Lorsque des personnalités, je viens de faire allusion à une, perdent leur poste, ils ont automatiquement des rentes, tandis que des travailleurs qui totalisent des années de fonction ne bénéficient de rien lorsqu’ils perdent leur emploi. Nous voulons parler de la réorganisation du système de santé, de la mise en place des agences régionales de santé et de la prévention sanitaire. Nous souhaitons qu’il y ait un numéro identifiant unique. Nous avons aussi proposé de parler de la création d’un certificat de citoyenneté qui permettra d’attester qu’un citoyen est assidu, qu’il vote régulièrement, etc. Ce document lui permettra de bénéficier d’aides sociales s'il est pauvre. Cette carte va lui être exigée à l'instar de la carte de position militaire lorsqu’il voudra se présenter à des concours. Parce qu’on ne peut pas apporter des aides sociales à quelqu’un qui refuse de voter. Pour nous, la question de l’adressage, du numéro identifiant unique, de la bancarisation des citoyens, de l’école gratuite, sont autant de questions qui méritent d’être débattues au cours d’un dialogue national. Pour nous, ce sont ces questions qui doivent être au cœur du débat et non les questions de la Cei portées par une vieille classe politique qui ne pense qu’à ses rentes et ses privilèges. Nous voulons mettre au centre du débat national les vraies préoccupations du peuple.

13/Avez-vous des appréhensions sur 2020, échéance de la prochaine élection présidentielle ?

Je suis très serein. C’est vrai que certains s’excitent en sillonnant le nord pour manipuler les populations. La stratégie de ceux-là, c’est de semer le chaos, inciter à des mutineries et conduire le pays dans une forme de djihadisme, prendre une partie du pays en otage. Cela ne va pas prospérer. Les Ivoiriens ne sont plus dans cette dynamique. Ils ont vu ces personnes aux affaires et savent que lorsqu’elles mangent, elles ne pensent pas aux autres. Pendant qu’elles délaissaient les gens dans la misère à Bouaké, elles scolarisaient leurs frères aux États-Unis et achetaient des maisons pour leurs deux femmes en France. Ce ne sont pas ces individus qui vont dire qu’ils parlent au nom du peuple. Notre combat est celui de l’unité nationale, du partage des richesses, de l’amélioration des conditions de vie des populations. Nous appelons les Ivoiriens à la réconciliation. Il ne faut pas que nos compatriotes se laissent manipuler par des individus qui ont dirigé ce pays pendant un demi-siècle. Nous les avons vus ici pendant cinquante ans, distribuant les richesses par famille et entre alliés. Nous avons vu d’autres, qui ont géré le pays pendant dix, sans pouvoir mettre en place un simple restaurant du cœur pour les pauvres, aucune œuvre sociale ou caritative pour les habitants des quartiers précaires alors qu’ils partaient soigner leurs dents au Maroc, pendant que nos hôpitaux étaient vides. Leurs femmes partaient faire leurs emplettes aux Usa pour faire leur petit déjeuner au moment où le peuple criait famine. On a même eu des émeutes de la faim sous leur régime et ils ont tiré sur des populations qui criaient famine à Yopougon. Ceux-là sont disqualifiés. Nous sommes là et parlons de réconciliation et de paix. Nous appelons à la réconciliation entre fils du pays. Rassemblons-nous comme ce fut le cas sous le Président Félix Houphouët-Boigny.

Interview réalisée par Amédée ASSI Doumbia S. Major (président du Congrès pour le renouveau): ‘’Tout le monde parle de réconciliation, même ceux qui appellent à la haine’’ vendredi, 26 avril 2019 13:07

Source : </phttps://www.fratmat.info

 

Le président ivoirien Alassane Ouattara défend le CFA. La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est l’Institut d’émission commun aux huit (8) États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

28 octobre 1988 Nomination de M. Alassane Dramane OUATTARA aux fonctions de Gouverneur de la BCEAO 

« Je voulais vous dire une chose, le FCFA est une monnaie solide gérée par la BCEAO et uniquement par les Africains. 

C’est une monnaie qui est en circulation non seulement dans les 8 États membres de l’UEMOA mais dans toute l’Afrique de l’Ouest y compris la Mauritanie, le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone, le Liberia, la Gambie… qui sont des États non membres de l’UEMOA. 

Dans tous ces pays, les populations acceptent et utilisent le franc CFA.

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est un établissement public international dont le siège est fixé à Dakar, au Sénégal. Elle est l’Institut d’émission commun aux États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

A sa création le 12 mai 1962 elle réunissait les Républiques de la Côte d’Ivoire, du Dahomey, de la Haute-Volta, du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Sénégal et la République Togolaise.

Si cette monnaie était autant décriée pourquoi voulez-vous que des pays qui ne sont pas membres du franc CFA que populations iraient chercher des francs CFA ?» La BCEAO jouit du privilège exclusif de l’émission monétaire sur l’ensemble des États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine. Elle émet des signes monétaires, billets et pièces de monnaie, qui ont cours légal et pouvoir libératoire dans l’ensemble des États membres de l’Union. La création, l’émission et l’annulation des signes monétaires sont décidées par le Conseil des Ministres. Nonobstant le développement des moyens de paiement scripturaux, l’utilisation de billets et pièces de monnaie continue d’occuper une place relativement importante dans les transactions des agents économiques. Les mouvements de billets entre les États sont favorisés par l’unicité des signes monétaires. En matière d’impression, la Banque Centrale mène des recherches permanentes relatives à l’authentification des signes monétaires, en vue de renforcer la sécurité des billets qu’elle émet.

 La gestion de la politique monétaire des États membres de l’Union par la Banque Centrale consiste à ajuster la liquidité globale de l’économie en fonction de l’évolution de la conjoncture économique, pour assurer une stabilité des prix, d’une part ; et promouvoir la croissance économique, d’autre part. La Banque Centrale définit la réglementation applicable aux banques et établissements financiers et exerce à leur égard des fonctions de surveillance. Dans ce cadre, la Commission Bancaire de l’UMOA, créée le 24 avril 1990 et présidée par le Gouverneur de la BCEAO, est chargée de veiller à l’organisation et au contrôle du système bancaire dans l’UMOA. La BCEAO assure le Secrétariat Général de la Commission Bancaire. 

La Banque Centrale assiste, à leur demande, les Gouvernements des États membres de l’Union dans leurs relations avec les institutions financières et monétaires internationales et dans les négociations qu’ils entreprennent en vue de la conclusion d’accords financiers internationaux. Elle peut être chargée de l’exécution de ces accords dans les conditions fixées par les conventions approuvées par le Conseil d’Administration. S’agissant en particulier des relations des États avec le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale assure le rôle d’agent financier, en vertu des dispositions de la Convention du 24 septembre 1981, signée entre elle et les États membres.

L’Institut d’émission assiste aussi les États dans les domaines de la définition et du suivi de l’exécution des programmes d’ajustement ainsi que de la gestion de la dette.

En particulier, il assiste les Gouvernements dans les négociations de rééchelonnement de leur dette extérieure. L’Institut d’émission apporte également son concours dans la conception, l’harmonisation et l’application de textes relatifs à la réglementation des relations financières extérieures. C’est dans ce cadre notamment qu’il assure, pour le compte des États, l’établissement de leurs balances des paiements.

19 septembre 1989 Le Conseil des Ministres de l’UMOA adopte les « Nouvelles Directives de Politique Générale de la Monnaie et du Crédit », ainsi que les règles d’intervention de la Banque Centrale ::: 10 juin 1989 Inauguration de l’Avenue Abdoulaye FADIGA à Dakar 

22 décembre 1988 Prestation de serment de M. Alassane D. OUATTARA, Gouverneur de la BCEAO 11 octobre 1988 Décès du Gouverneur Abdoulaye FADIGA 15 septembre 1988 A la suite de la Conférence des Chefs d’État, tenue les 7 et 8 août 1988 à Cotonou, le Conseil des Ministres de l’UMOA décide de modifier les Statuts de la BCEAO.

Le Gouverneur est assisté désormais par deux Vice-Gouverneurs dont les mandats sont renouvelables 19-21 octobre 1987 Commémoration du 25e anniversaire de la BCEAO 17 février 1984 Signature de l’Accord d’adhésion du Mali à l’UMOA

12 mai 1982 Commémoration du 20e anniversaire de la BCEAO 1er juillet 1979 Création de la Caisse de Retraite par Répartition des Agents d’Encadrement de la BCEAO (CRRAE-BCEAO), devenue CRRAE-UMOA en janvier 1985, puis Caisse de Retraite par Répartition avec Épargne de l’UMOA, en février 2006

26 mai 1979 Inauguration à Dakar du Siège de la BCEAO en présence des Chefs d’État et de Gouvernement des pays de l’Union 4 avril 1979 Signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République Française et la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest relatif à l’établissement à Paris d’un Bureau de la BCEAO et à ses privilèges et immunités sur le territoire français

18 mai 1978 Début des opérations de transfert du Siège de la BCEAO de Paris à Dakar qui s’achèveront le 1er juillet de la même année.

5 août 1977 Par Décision n° 32/77 du Gouverneur de la BCEAO est créé le Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires (COFEB) qui ouvre ses portes le 3 octobre 1977, à Dakar 21 mars 1977

Signature à Dakar de l’Accord de Siège entre le Gouvernement du Sénégal, représenté par M. Assane SECK, Ministre d’État chargé des Affaires Étrangères et M. Abdoulaye FADIGA, Gouverneur de la BCEAO 14 mai 1976 Pose de la première pierre de la Tour du Siège de la BCEAO à Dakar par M. Abdou DIOUF, Premier Ministre du Sénégal 1er octobre 1975 Entrée en vigueur du Statut du personnel de la BCEAO

2 mai 1975 Le Conseil des Ministres de l’UMOA, réuni à Dakar, adopte les « Directives de politique générale de la monnaie et du crédit » qui entreront en vigueur le 1er juillet 1975 10 février 1975 Prestation de serment et installation officielle du Gouverneur Abdoulaye FADIGA

15 décembre 1974 Nomination de M. Abdoulaye FADIGA aux fonctions de Gouverneur de la BCEAO 4 décembre 1973 Signature à Dakar d’un nouvel Accord de Coopération et d’une nouvelle Convention de Compte d’opérations par les Ministres chargés des Finances de l’UMOA

28 novembre 1973 Signature du Traité de l’UMOA par le Président Gnassingbé EYADEMA du Togo 14 novembre 1973 Signature d’un nouveau Traité de l’UMOA 30 mai 1973 Retrait de la Mauritanie de l’UMOA et de la Zone franc avec la création de la Banque Centrale de Mauritanie et d’une monnaie nationale (l’Ouguiya)

1er décembre 1972 Mise en place du Comité ministériel, sous la présidence de M. Tiémoko Marc GARANGO, chargé d’étudier les aménagements nécessaires au fonctionnement de l’UMOA 1er novembre 1972 Commémoration du 10e anniversaire de la BCEAO Octobre 1971

Le Centre de formation de la BCEAO à Abidjan a été complété par le Centre d’Application Technique et de Perfectionnement (CATEP) devant former en deux ans des agents d’encadrement de la Banque 2 juin 1967 Signature d’un avenant à la Convention de Compte d’opérations du 20 mars 1963 12 mai 1967 Commémoration du 5e anniversaire de la BCEAO

22 novembre 1965 Ouverture de la première session du Centre de formation de la BCEAO, créé à Abidjan à la fin de l’année 1963 27 novembre 1963 Signature à Nouakchott (Mauritanie) de la Convention d’adhésion du Togo à l’UMOA qui entrera en vigueur le 17 décembre 1963 20 mars 1963 Établissement d’une Convention de Compte d’opérations entre le Trésor français et la BCEAO

1er novembre 1962 Entrée en vigueur du Traité de l’UMOA 28 septembre 1962 Première réunion du Conseil d’Administration de la BCEAO au cours de laquelle M. Robert JULIENNE a été nommé Directeur Général de l’Institution 30 juin 1962 Adoption de la loi portant réforme monétaire en République du Mali.

Le Mali quitte la Zone Franc CFA en créant sa monnaie, qui sera mise en circulation le 1er juillet 1962, ainsi que son Institut d’Émission.

12 mai 1962 Signature du Traité instituant l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) par les représentants de sept États ouest africains, en l’occurrence la Côte d’Ivoire, le Dahomey (Bénin), la Haute-Volta (Burkina Faso), le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal.

4 avril 1959 Transformation de l’Institut d’Émission de l’Afrique Occidentale Française et du Togo en Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest

Alassane D. Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, a salué le mardi 12 mars 2019 « la mémoire de Bernard Dadié, grand écrivain et père de la littérature ivoirienne »

 Ah ! si Bernard Dadié avait tapé dans un ballon plutôt que d’écrire des pièces de théâtre par Jean-Pierre Béjot, fondateur de La Dépêche Diplomatique

Je m’attendais à un raz de marée. Ce n’est pas tous les jours que meure une personnalité africaine plus que centenaire, appartenant à une famille qui a largement marqué de son empreinte l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest. Une personnalité africaine qui a été le témoin des bouleversements du XXè mais aussi d’un XXIè siècle déjà bien entamé et qui a témoigné de ces bouleversements dans des pièces de théâtre, des romans, des essais, des articles… Une personnalité qui, du fait de son engagement politique, a eu à subir l’emprisonnement sous la colonisation mais aussi l’ostracisme au temps de l’indépendance. Jusqu’à aujourd’hui. Bernard Dadié est mort le samedi 9 mars 2019. Il avait fêté son 103è anniversaire le 10 janvier précédent. Il était présenté depuis bien des décennies comme « un des pères fondateurs de la littérature ivoirienne ». Mais si la presse africaine s’est faite l’écho de sa mort, elle n’a pas été au-delà de l’information. Et les hommages ont été, sur le continent, bien timides tandis que les médias de l’ex-puissance coloniale ont reconnu que Dadié avait su lier étroitement tout au long de son existence, comme l’a écrit l’universitaire NicoleVincileoni, « vie, action, écriture ». Ah ! si Dadié avait été footballeur plutôt qu’auteur, l’Afrique, sans doute, en aurait plus appris sur lui, sa vie et son « œuvre ». 

Alassane D. Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, a salué le mardi 12 mars 2019 « la mémoire de Bernard Dadié, grand écrivain et père de la littérature ivoirienne » soulignant que « son œuvre riche et variée [est] enseignée dans les écoles et universités à travers le monde ». Service minimum. Henri Konan Bédié, président de la République de Côte d’Ivoire de 1993 à 1999 et qui a été le compagnon de Dadié au sein des gouvernements de Félix Houphouët-Boigny, a souligné qu’il avait été un « homme politique » et même un « homme d’Etat, ministre de la République et combattant de la liberté et de l’émancipation des peuples noirs ». Propos guère plus chaleureux que ceux de Ouattara ! Il n’est que Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, pour avoir insisté sur l’engagement politique de Dadié. « A titre personnel, a-t-il écrit dans son hommage, je te sais infiniment gré de l’amitié dont tu m’as honoré et qui s’est exprimée par ton soutien à mon endroit quand, à peine parvenu au pouvoir, après des décennies de lutte pacifique, des forces réactionnaires et violentes se sont liguées contre moi et mon gouvernement pour barrer notre chemin vers la liberté de nos peuples. En effet, il ne t’a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que lesdistes forces sont les mêmes que toi et tous nos illustres devanciers, aviez combattues naguère ».

Respect et dignité pour l’Afrique 

Le tutoiement de l’un, la distanciation des autres. C’est chez Christine Binlin-Dadié, la fille de Bernard Dadié, qu’il faut chercher l’explication à ce comportement. Son père, disait-elle en 2018, a mené le combat pour « la souveraineté de la Côte d’Ivoire, le respect et la dignité de l’Afrique », quand le régime en place actuellement à Abidjan est celui des « descendants des colons » avec « la France au devant de tout cela ». Un combat dans lequel s’est engagé Bernard Dadié très tôt. Et qui lui vaudra d’être arrêté et emprisonné pendant un an à la suite des manifestations du 6 février 1949. Ce jour-là, Dadié fait partie du groupe des « Huit », les victimes du « péchoutage » (du nom du gouverneur de l’époque, Laurent Elisée Péchoux qui, en 1948, avait pris la suite de André Latrille jugé trop conciliant à l’égard du RDA). Dadié, sous le blaze de Mourou Ben Daouda, incarcéré à la prison de Grand-Bassam, écrira des vers restés célèbres : « Nous vivrons parce que toujours sur la brèche. Nous nous battrons pour la paix. Nous nous battrons pour la liberté. Nous saisirons les bellicistes au collet. Et sur leurs méfaits ferons le jour, un jour cru ». 

Le mouvement insurrectionnel qui va enflammer la colonie de Côte d’Ivoire en 1949-1950 (Laurent Gbagbo évoquera une « deuxième pacification » après celle menée par le gouverneur Gabriel Angoulvant en 1910) va être marqué par la Grande Marche sur la prison de Grand-Bassam organisée par les femmes ivoiriennes le 24 décembre 1949 et le boycott du commerce français. Bouaflé, Dimbokro, Séguéla vont se soulever. Félix Houphouët-Boigny sera dans le collimateur de l’administration coloniale, sauvé par la mobilisation des Ivoiriens qui convergeront alors vers Yamoussoukro (c’est lors de ces événements que le sénateur Biaka Boda sera enlevé, torturé et décapité par des gendarmes non loin de Bouaflé). L’année 1950 s’achèvera sur un bilan officiel de plus de cinquante morts, des centaines de blessés et 5.000 détenus. 

L’histoire de Dadié est celle-là, celle de ce combat pour « la souveraineté de la Côte d’Ivoire, le respect et la dignité de l’Afrique ». Il y a quelques jours, à l’occasion des cérémonies célébrant le centenaire de la Haute-Volta, le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, a affirmé : « Il n’y a pas d’avenir pour un pays si cet avenir n’est fondé sur l’histoire et les leçons que nous devons tirer de cette histoire ». Que le pays qui a vu naître (et combattre) le professeur Joseph Ki-Zerbo, un des plus prestigieux des historiens africains, soit dans cette démarche ne saurait étonner. Que la Côte d’Ivoire, qui a eu pour président un historien non négligeable en la personne de Gbagbo, préfère le ressentiment à la vérité historique ne peut que désoler ceux qui se refusent à penser que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».

Dadié a été, pendant dix ans (1977-1986), ministre de la Culture de Houphouët. Sans jamais être, dira-t-il, ni houphouëtiste ni anti-houphouëtiste « mais RDA ». Et quand la Côte d’Ivoire va basculer dans la crise, il présidera le Congrès national de résistance pour la démocratie (CNRD) dont la secrétaire générale n’était autre que Simone Gbagbo. C’est pourquoi, sans doute, quand Rosalie Binlin-Dadié Koutoua, l’épouse de Bernard Dadié et sa compagne dans le combat pour une indépendance totale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, est morte en janvier 2018 ceux qui sont au pouvoir à Abidjan ont laissé penser qu’ils n’entendaient pas participer à ce deuil. Ce qui n’avait pas été le cas, quelques mois auparavant, en septembre 2017, quand est morte Hortense Aka-Anghui, la sœur de Bernard Dadié et l’épouse de Joseph Aka-Anghui, une figure majeure du PDCI tandis que son mari a été un des chefs d’entreprises emblématiques de la Côte d’Ivoire de Houphouët. Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, Daniel Kablan Duncan, Amadou Gon Coulibaly, Guillaume Kigbafori Soro, Henriette Dagri Diabaté, etc. étaient en tête des personnalités citées dans l’avis de décès. 

Formaté par Maran et McKay 

Nul ne peut oublier cependant que, étant né en 1916, Dadié, dès lors qu’il se consacrera à l’écriture, aura été un des pionniers de l’Afrique francophone en la matière. Il le doit à Charles Béart et à son épouse, un couple de Français « pédago ». Lui est normalien (ce qui, à cette époque, signifiait quelque chose) et a combattu pendant la Grande Guerre dans l’aviation. Au début des années 30, il va diriger l’Ecole primaire supérieure (EPS) de Bingerville avant de s’installer au Sénégal où il sera le directeur de la prestigieuse école William Ponty, à Gorée. Fou de théâtre – il va faire construire le premier théâtre à l’italienne d’Afrique « noire » francophone – il va rapidement percevoir les potentialités de Dadié (élève de « Ponty ») et s’efforcer de les promouvoir. Le monde « noir » est alors en pleine effervescence. Un Français d’origine guyanaise, René Maran, a décroché en 1921 le Goncourt pour son livre « Batouala, véritable roman nègre » qui fera de lui le premier prix Goncourt « noir ». Batouala, que Béart fera lire à Dadié, était considéré comme la « dénonciation des méfaits de la colonisation » ; sa publication signifiera d’ailleurs la fin de la carrière administrative de Maran dans les colonies françaises. Dix ans plus tard, en 1931, se tiendra à Vincennes, L’Exposition coloniale qui, en s’efforçant de faire la propagande de « l’œuvre coloniale française », ne manquera pas de placer sous les projecteurs celles et ceux qui, appartenant à la diaspora africaine dans le monde, avaient lancé La Revue du Monde noir ici, Harlem Renaissance ailleurs. Le « nègre » est alors, nécessairement « Américain » ; et s’il n’est pas « Américain » c’est qu’il est « Antillais ». Et s’il n’est pas « Antillais », c’est qu’il est « Sénégalais » quelle que soit sa terre d’origine. C’est le temps du « Nouveau Noir » qui entend marquer la fin du temps du « bon Nè-Nègre ». Dadié va découvrir cet univers en Noirs et Blancs dans « Banjo », écrit en 1928 par Claude McKay, un romancier jamaïcain. « Banjo » se passe à Marseille, une ville plurielle à l’histoire singulière où, au sein de La Fosse, le Quartier Réservé, cohabitent Noirs américains, Sénégalais, Martiniquais. Ray, un Noir américain personnage clé de « Banjo », dit : « Vous, les Noirs instruits, vous êtes perdus et vous ne pourrez vous retrouver que dans les racines de votre peuple. Vous ne pouvez pas prendre pour modèles les jeunes Blancs, instruits et arrogants, dans une société qui établit sa prospérité sur la conquête impériale. Ces jeunes Blancs si dorlotés peuvent se permettre de mépriser les brutes de leur race qui s’échinent au bas de l’échelle sociale ».

Difficile de ne pas penser à Dadié quand on lit ces lignes, un Dadié qui, né dans une famille d’Africains « assimilés » (son père, Gabriel Dadié, a été le premier citoyen français d’origine ivoirienne, un proche de Félix Houphouët avec lequel il fondera le Syndicat agricole africain/SAA), basculera tout naturellement du côté de Gbagbo plutôt que de celui de Bédié et de Ouattara. « Dès le début, et avec constance, il a opté pour l’émancipation totale dans et par l’indépendance » a écrit Nicole Vincileoni qui, au-delà de l’œuvre théâtrale et littéraire de Dadié, a eu accès à ses écrits journalistes dans La Communauté, Le Réveil, Le Démocrate d’Abidjan… mais aussi à ses textes publiés par Présence africaine. 

On peut ne pas apprécier l’engagement politique de Dadié auprès de Gbagbo (tout en saluant les fondamentaux politiques et sociaux qui l’ont conduit à ce choix), on peut penser que son œuvre théâtrale et littéraire est trop souvent empreinte de sentiments humanistes qui parfois confinent à la morale « révolutionnaire », on ne peut nier que Dadié est, par sa vie et son œuvre, une personnalité qui, au-delà de la Côte d’Ivoire, au-delà de l’Afrique, aura été le témoin de son siècle. Et qu’il convient de ne pas oublier !

Par : Jean-Pierre Béjot La Ferme de Malassis (France) 17 mars 2019

Côte d'Ivoire / Privatisation des CHU ? Non !!! Il s'agit d'un changement de statut conférant désormais une obligation de résultats aux dirigeants.

Lu sur le mur Facebook d’Yves Roger Claver / Moi-même je n'aime pas Ouattara. Mais quand il y'a la vérité, il faut s'y faire... 

Jusqu'ici les CHU étaient inscrits dans les registres des centres hospitaliers universitaires avec une vocation purement administrative placés sous la tutelle directe du ministre en charge de la santé. Les dirigeants des CHU géraient ces centres sans véritables objectifs, se contentant juste de gérer le budget de l'établissement sans réelle politique de gestion. Comprenez qu'avec le changement de statut, les CHU ne seront plus administrés mais gérer au sens propre du terme. C'est dire qu'on quitte l'hôpital-administration pour être des hôpitaux-entreprises...c'est d'ailleurs la nouvelle norme internationale : on parle désormais de management hospitalier là où l'on parlait d'administration hospitalière. Ça change tout et c'est même une obligation avant la mise en pratique de l'assurance maladie universelle. Moi-même je n'aime pas Ouattara. Mais quand il y'a la vérité, il faut s'y faire...

Lu sur le mur Facebook d’ Yves Roger Claver  / Je vous le dis. Ne vous fiez pas aux informations malsaines et erronées des propagandistes de la toile. Les CHU ne sont pas privatisés et ne le seront pas (même pas partiellement). En réalité, il n'en est rien. Nos CHU changent de statut, passant de centres hospitaliers universitaires à celui d'hôpitaux publics avec un modèle de gestion calqué sur le privé. En agissant ainsi, l'État se désengage des dépenses de fonctionnement (budget) de ces hôpitaux puisque l'assurance maladie universelle prend la relève.

Les directeurs ne seront plus nommés mais choisis par appel à candidature avec une obligation de résultats vu que les hôpitaux auront un statut à part leur conférant des bénéfices à réalisés. 

Voyez-vous, notre compatriote Tidjane Thiam a été directeur du géant britannique de l'assurance "Prudential" en étant ivoirien, alors que Prudential est la maison d'assurance des anglais, à l'image de notre AMU. C'est le même principe que le gouvernement ivoirien vient d'adopter en côte d'Ivoire. Plus question de s'ingérer directement dans le fonctionnement des hôpitaux de hauts plateaux. Les hôpitaux doivent eux-mêmes s'autofinancer avec les ressources engrangées par l'AMU. Ce qui suppose aussi que désormais chaque individu vivant sur le sol ivoirien est tenu obligatoirement d'avoir une couverture maladie universelle pour être pris en charge dans les hôpitaux. Ne nous parlez pas de cas sociaux.

La couverture maladie universelle vous donne la possibilité de prendre en charge un peu plus d'une personne. De plus, les hôpitaux seront compétitifs d'autant plus qu'ils pourront signer des contrats de prestations avec des hôpitaux européens, faire intervenir les meilleurs professeurs d'ici et d'ailleurs quand cela le nécessitera, transférer des malades vers des points focaux spécialisés. Pour tout dire, l'objectif du gouvernement est de créer un meilleur cadre de prise en charge des demandeurs de soins sans être dans la contrainte d'assurer les dépenses de fonctionnement des hôpitaux publics.

Et au risque de me répéter, je vous le dis, il ne s'agit pas d'une privatisation des CHU mais d'un changement de statut ouvrant la voie à un modèle de fonctionnement calqué sur le privé. Quand Prudential coulait vers la faillite, les anglais ont redéfini le statut de cette maison d'assurance, en lui donnant un caractère de gestion fondé sur le privé, puis ont fait appel à Thiam pour la gestion. Résultat : Prudential a repris du poil de la bête et engrange des bénéfices permettant d'offrir les meilleures prestations du moment au peule anglais. En côte d'Ivoire, nous avons le chic de décrier le manque de médicaments et une prestation au rabais dans les CHU oubliant que c'est l'État qui subventionne nos soins par le système du tiers payeur.

Cela ne pouvait plus continuer puisque les ressources de l'État ne suivent pas ou ne suffisent plus à combler le budget des CHU. Maintenant, tout change avec l'AMU.

Chaque ivoirien sera à même d'exiger les meilleures prestations de soins et les hôpitaux auront l'obligation de nous fournir les meilleurs soins puisque nous sommes désormais assurés. Et pour mener à bien les prestations de soins, par une utilisation rationnelle et optimale des cotisations de l'AMU, il fallait d'urgence et impérativement changer le statut des CHU pour en faire des hôpitaux publics de haut niveau dont la gestion sera calquée sur le modèle du privé, à l'image de Prudential en grande Bretagne dont la gestion avait été confiée à notre compatriote Tidjane Thiam.

Ne vous laissez donc pas étouffer par ceux qui ne savent rien d'une privatisation et encore moins de l'organisation d'une fonction publique hospitalière.

La cote d'Ivoire est même en retard dans la mise en œuvre de cette politique de couverture maladie. Ça ne pouvait plus être le cas depuis 1999 selon les statistiques de prise en charge médicale des ivoiriens.

Par : Yves Roger Claver

Côte d’Ivoire : L’inefficacité juridique du recours des groupes parlementaires qui contestent la régularité de l’élection du nouveau président de l’Assemblée

Par / Pierre Aly Soumarey 

De cette affaire qui ne concerne uniquement que les règles d’administration et de bon fonctionnement de l’Institution, nous retiendrons 3 choses

1) – Un vote préalable sur la procédure de l’élection en question, qui par parallélisme de forme, à pouvoir d’abroger la résolution de Juillet 2018, bien que cette nouvelle décision procédurale soit contestée. Il ne demeure pas moins qu’elle existe et a été adoptée à la majorité qualifiée.

2) – La tentative avortée d’un boycott de la part de certains groupes parlementaires, qui aurait pu empêcher la réalisation du quorum requis pour la validité du vote

3) – L’exercice d’un recours en annulation, pour des motifs à la fois partisans, politiques, institutionnels et juridiques.

Il existe autant de motifs d’annulation que de règles de forme ou de fond à respecter dans la conduite de la procédure de recours. En effet, celle-ci est très encadrée, notamment au regard des dispositions d’ordre public. Dans l’application du droit dans la réalité, les motifs valables d’annulation sont très limités. Il faut que la décision de contestation revête impérativement le caractère d’une efficacité juridique, qui la distingue d’une décision de principe.

On n’exerce pas un recours du chef de la possibilité qui nous est offerte de le faire. Or, il me semble précisément qu’il s’agisse dans le cas qui nous occupe d’une contestation de principe.

Il n’existe aucune violation susceptible d’engendrer la nullité de l’assemblée qui a voté, ou de remettre son vote en cause (convocation, délais, quorum, ordre du jour, tenue de l’assemblée extraordinaire). En l’absence de tels vices de forme, elle est réputée avoir été valablement et régulièrement constituée et compétente pour effectuer ladite élection querellée.

Les règles de forme ont été respectées. Dès lors, le vice allégué porte sur les actes préparatoires (résolutions contradictoires relatives à la procédure de vote, 2019 et 2018) sur lesquels s’est appuyé l’Assemblée pour le déroulement de l’élection, et non sur l’élection elle- même. La légalité de cet acte de décision (vote à bulletin multiple) n’est pas infirmée par une décision de justice séparée. Dès lors, il est réputé posséder force de Loi. Tant que cet acte préparatoire n’est pas invalidé au préalable, le vote est parfaitement régulier. Par ailleurs, l’existence d’un préjudice n’est pas démontrée de la part des plaignants qui contestent le résultat du vote. Ils ne disent pas en quoi ce vote spolient leurs droits et en quoi ils portent atteinte à leurs intérêts (nature et étendue à préciser).

Sur le fonds, il faut démontrer l’existence d’un excès de pouvoir de la part du Bureau ou du Président intérimaire (dépassement des limites du domaine de compétence de l’assemblée extraordinaire convoquée ou de ses organes dirigeants), or l’Assemblée Extraordinaire n’a pas outre-passé l’objet précis de l’ordre du jour pour lequel elle a été convoquée; ou un abus de majorité ou de minorité, or l’élection contestée n’est pas contraire à l’intérêt collectif et général de la chambre, qui n’avait plus de Président depuis la démission de M. SORO, donc qui en avait besoin d’un.

 Conclusion : si l’action en annulation peut être recevable au regard de la qualité de ceux qui l’ont engagé et de leur intérêt à agir, en tant que personnes concernées par les effets de l’élection sur le fonctionnement de l’Institution à laquelle ils appartiennent, celle-ci ne saurait prospérer en l’absence d’un préjudice manifeste et d’une absence d’efficacité juridique attachée à l’action entreprise. Dès lors, elle est parfaitement inopérante et contribue davantage à perturber le fonctionnement de l’institution et à ternir son image. Elle méconnait sur le fonds l’intérêt général de l’institution, motif suffisant pour rejeter l’action en question, d’autant plus que la reprise de l’élection ne modifierait pas le rapport de force, et par voie de conséquence son résultat, démontrant ainsi toute l’inefficacité de l’initiative.

 (Extrait corrigé et augmenté de ma discussion sur le sujet, avec des internautes de mon réseau social)

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