Bannière

Log in

CIV / Si les autorités refusent de détailler l’ensemble des accusations portées contre Soro, elles assurent que le dossier est accablant.

 « Nous avons beaucoup de choses contre lui. Tout cela, notamment les autres enregistrements, sera rendu public, à doses homéopathiques, d’ici à l’élection présidentielle », prévient une source proche du dossier./p>

 Côte d’ivoire – Affaire Soro : les zones d’ombre dans l’affaire des écoutes 

Déjà au cœur de « l’affaire des écoutes » durant le putsch manqué de 2015 au Burkina Faso, Guillaume Soro est de nouveau plongé dans la tourmente par l’enregistrement d’une conversation. Cette fois, il ne conteste pas l’authenticité des bandes.

Une fois de plus, le voilà accusé par un enregistrement. Il est cette fois question d’un projet de déstabilisation du régime d’Alassane Ouattara. On y entend l’ancien président de l’Assemblée nationale discuter avec son interlocuteur de ses soutiens au sein de l’armée, et notamment de celui des « comzones », qui dirigeaient la rébellion des Forces nouvelles à ses côtés après 2002. Soro y dit aussi être « positionné un peu partout » et avoir la « télécommande » pour passer à l’action.

Cette conversation de sept minutes a été dévoilée par le procureur de la République, Richard Adou (photo), le 26 décembre, lors d’une conférence de presse donnée au tribunal de première instance d’Abidjan. D’après le magistrat, Guillaume Soro préparait « un complot » en deux parties : d’abord une opération de communication à l’étranger pour « jeter le discrédit sur le régime » ivoirien, puis « une insurrection civile et militaire ».

Il a également évoqué des saisies d’armes dans des locaux abidjanais de Soro ainsi que dans la lagune à Assinie. Des accusations graves, qui valent à l’opposant d’être visé par un mandat d’arrêt international pour « tentative d’atteinte à l’autorité de l’État ». 

Roman d’espionnage Contrairement aux écoutes de 2015, dont il a toujours nié l’authenticité, Soro a rapidement reconnu l’existence de cette conversation. C’était en 2017, après la mutinerie qui a fait tanguer le pays en mai cette année-là. Environ 8 400 soldats issus de l’ex-rébellion réclament le paiement de leurs primes. Des coups de feu sont tirés dans des casernes. :::::::::: À Bouaké, épicentre de la contestation, les mutins récupèrent des armes dans l’une des résidences de Kamarate Souleymane Koné, alias Soul to Soul, le directeur du protocole de Soro. De quoi susciter la suspicion à l’égard de son patron et provoquer la colère d’Alassane Ouattara. 

La suite est digne d’un roman d’espionnage, mêlant intermédiaires obscurs, coups tordus et luttes dans les coulisses du pouvoir. Quelques semaines après la mutinerie, alors que les premières pluies tombent sur la lagune Ébrié, Guillaume Soro reçoit à son domicile abidjanais de Marcory Résidentiel les Français Francis Perez et Olivier Bazin, dit Bazol. 

Le premier, patron du groupe Pefaco, qui possède plusieurs casinos et hôtels en Afrique de l’Ouest, est une figure des réseaux corses sur le continent. Il a été présenté à Soro en 2012, lorsque ce dernier était Premier ministre, par le chef de gouvernement burkinabè Tertius Zongo. Le second, que les soroïstes qualifient volontiers de « barbouze », est un proche du Français Robert Montoya, ancien gendarme reconverti dans la vente d’armes en Afrique. Les trois hommes évoquent la situation dans le pays. Bazol enregistre la conversation, Soro aussi.

Depuis que Perez lui a affirmé que le pouvoir planifiait de l’éliminer, le président de l’Assemblée nationale se méfie. « Il a joué leur jeu pour les mettre à l’aise et les pousser à en dire un maximum », assure un collaborateur de Soro. Selon son entourage, il serait ensuite allé présenter les faits et le document audio au chef de l’État – ce qui provoquera de nouvelles tensions et son absence du pays pendant plus de deux mois. Il aurait également informé Blaise Compaoré, l’ancien président burkinabè exilé à Abidjan dont il est resté proche, ainsi que les services de renseignement français.

Commanditaire Cette bande, dont le clan Soro assure que la version complète dure plus d’une heure, ne serait pas la seule aux mains des autorités et de la justice ivoiriennes. D’autres conversations privées de l’ex-Premier ministre auraient été enregistrées à son insu, notamment par un Franco-Algérien de 27 ans : Akim Laacher.

Cet ambitieux décomplexé, passé par les rangs de l’UMP de Nicolas Sarkozy, et un temps en couple avec l’une des filles de Dominique de Villepin, a mené des activités de lobbyiste en Côte d’Ivoire. Il y a noué des liens avec des figures du régime et s’est rapproché de Guillaume Soro. Il aurait alors capté plusieurs de leurs entretiens, dont un à Krinjabo (à l’est d’Abidjan), au début de 2018.

Selon le premier cercle de Soro, le commanditaire de ces opérations d’espionnage serait Hamed Bakayoko, l’actuel ministre de la Défense, qu’ils accusent d’avoir « tout fait pour faire plonger » l’ancien chef rebelle. Contacté, ce dernier n’a pas donné suite aux sollicitations de JA. Si les autorités refusent de détailler l’ensemble des accusations portées contre Soro, elles assurent que le dossier est accablant. « Nous avons beaucoup de choses contre lui. Tout cela, notamment les autres enregistrements, sera rendu public, à doses homéopathiques, d’ici à l’élection présidentielle », prévient une source proche du dossier. 

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS | 13 janvier 2020 à 12h12 | Par Benjamin Roger et Vincent Duhem Mis à jour le 13 janvier 2020 à 12h33 Jeune Afrique

SUR LE MÊME SUJET Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire : soupçonné d'attenter à l'autorité de l'État, Guillaume Soro a-t-il encore un avenir politique ?

Côte d'ivoire : quelle influence Guillaume Soro conserve-t-il sur l'armée ?

Côte d'ivoire : la villa de Marcory Résidentiel, l'autre affaire Soro Politique Tunisie : à l'ombre d'Ennahdha, Habib Jemli a échoué à obtenir la confiance des députés Côte d'Ivoire : soupçonné d'attenter à l'autorité de l'État, Guillaume Soro a-t-il encore un avenir politique ?

Côte d'ivoire : quelle influence Guillaume Soro conserve-t-il sur l'armée ?

Alassane Dramane Ouattara Côte d’Ivoire : Wattao, du chef rebelle au soldat hyper-médiatique et controversé Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara proposera des « modifications de la Constitution » Côte d’Ivoire : les vœux très politiques de Ouattara, Soro et Bédié Guillaume Soro Côte d’Ivoire : les dessous du transfèrement manqué de pro-Soro détenus à la MACA Côte d’Ivoire : les vœux très politiques de Ouattara, Soro et Bédié

Côte d’Ivoire : ce que l’on sait sur l’enregistrement au cœur de l’affaire Soro Contenu sponsorisé par Taboola Ce nouvel appareil élimine le ronflement et l’apnée du sommeil SilentSnore Commencez votre nouvelle vie aux États-Unis. Postuler en ligne! Global USA Pourquoi cet appareil est-il si populaire en Korhogo ?

MUAMA Enence Un traducteur instantané surprend tout le pays. L'idée est géniale 123 Cool Stuffs Inscrivez-vous à la loterie des Green Card 2020 - Testez votre éligibilité dès maintenant Usafis Les 10 voitures les plus chères du monde linfoweb par TaboolaContenus Sponsorisés

VOTRE HEBDO JEUNE AFRIQUE consultable sur smartphone, PC et tablette

COTE D’IVOIRE : Amadou Gon Coulibaly, un lion qui choisit de ne pas rugir /« Il n’y a que sa loyauté et sa compétence qui justifient la longévité à des postes stratégiques »

 

A l’occasion de l’an III de son accession à la primature, Afrika Stratégies France lève une petite part de voile sur l’immense mystère que constitue Amadou Gon Coulibaly.

Longtemps dans l’antichambre des technocrates du système, Amadou Gon Coulibaly a été nommé Premier ministre en janvier 2017. Ce notable du nord, profondément humaniste a très vite imposé la dynamique sociale à un gouvernement longtemps influencé par une trajectoire macro-économique. Pour son troisième anniversaire à la primature et alors que 2020 pourrait être décisif pour lui, c’est un homme ouvert et intransigeant, compétent et ferme, parfois incompris mais toujours cohérent qui se révèle aux ivoiriens. Un lion qui a fait le choix de ne pas rugir, dans l’ombre d’un président qui n’a de cesse de lui donner carte blanche. 

Il a enchaîné ces derniers mois quelques rituels qui semblent annoncer un dernier virage. Sinon un grand rendez-vous. Quelques contacts avec les forces de l’ordre dont il reçoit, à la primature, un détachement d’officiers, une visite de Franck Paris, le patron de la cellule Afrique de l’Elysée, une audience avec un hyper cadre du Vatican et proche du pape François, Mgr Bruno-Marie Duffé et une implication des plus actives dans la visite, décembre dernier, de Emmanuel Macron à Abidjan. Quelques mois plus tôt, une visite, avec le président ivoirien, à l’Elysée et depuis, de multiples délégations de pouvoir pour représenter, toujours au nom d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire ici et là. Les médias locaux et internationaux n’ont-ils pas raison d’y voir des signes qui ne trompent pas ? Faisant, à tort ou à raison de lui un dauphin putatif ? Même si nous en sommes encore loin, le président sortant pouvant se représenter, ces actes successifs alimentent rumeurs de rue et supputations de médias à Abidjan, pendant que le principal intéressé n’aura jamais été aussi attaché à sa mission. S’efforçant de rattraper, chaque jour un peu plus, les retards de la politique sociale du gouvernement. 

A l’occasion de l’an III de son accession à la primature, Afrika Stratégies France lève une petite part de voile sur l’immense mystère que constitue Amadou Gon Coulibaly. 

Des échelons avalés patiemment 

C’est sans aucun doute son trait de caractère le plus fort et qui fait encore qu’aujourd’hui, alors que tout le monde le voit en successeur de Ouattara, Gon Coulibaly préfère « rester le plus Premier ministre possible » pour paraphraser un ministre devenu l’un de ses proches depuis le dernier remaniement. La patience. « Rien ne le presse » résume Henriette Diabaté. L’actuelle vice présidente du Rassemblement des Houphouêtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp), alliance présidentielle s’en souvient encore. Le 27 Octobre 1999, elle est interpellée au siège du parti lors d’une manifestation. Spontanément et sans réfléchir, Gon Coulibaly se constitue prisonnier par solidarité, son acte sera suivi par tous les membres de la direction présents. Un acte de bravoure discret mais qui aurait marqué à jamais Laurent Gbagbo. Celui qui deviendra un an plus tard président de la Côte d’Ivoire en dira, « ce type est différent« . Quelques années plus tôt, un autre chef d’Etat ivoirien l’aura remarqué. Henri Konan Bédié. Alors que dans les années 1990, un scandale financier lié au sulfureux ministre de la santé Maurice Kakou Guikahué secoue son régime, l’ancien président fut saisi par la méthodique et convaincante stratégie de communication utilisée par Gon Coulibaly pour enflammer les manifestations dites de Treicheville.

Depuis, le Sphinx de Daoukro s’en méfie selon divers témoignages concordants même s’il lui voue une profonde admiration. Et c’est ainsi que dans l’abnégation et la rigueur, le futur Premier ministre construit son mythe, presqu’involontairement comme si, tout pour lui était naturel. Car, que ce soit dans les coulisses du pouvoir ou du parti, il aura gravi, l’un après l’autre, sans jamais risquer la tentation de la précipitation, les échelons. On oublie sans doute très vite que l’ancien maire de Korhogo (poste qu’il a occupé pendant près de deux décennies) fut aussi ministre, notamment celui de l’agriculture, poste auquel il aura le plus duré, plus de 7 années et qui l’aura aussi le plus passionné.

On se souvient trop de ce que cet obstiné et discret homme de terrain fut aussi, au milieu des années 1990, député avant de devenir secrétaire général de la présidence avec rang de ministre d’Etat, poste où il battra de nombreux records, près de 7 années, là encore. « Il n’y a que sa loyauté et sa compétence qui justifient la longévité à des postes stratégiques » murmure l’un de ses amis d’enfance. Mais avant le gouvernement, ce pilier du Rassemblement des républicains connaîtra un parcours similaire dans son parti où il fut, dès 1995, secrétaire nationale chargé du développement économique et membre du bureau politique. Secrétaire général adjoint et secrétaire général délégué, il finira premier vice président, avant de devenir le président du directoire du Rhdp à sa création, poste exécutif le plus élevé. C’est donc avant tout, un homme de terrain et de machine partisane qui a régulièrement été élu à tous les postes où il a été candidat. Une symbolique anecdote pour 2020 qui pourrait être l’année de tous les enjeux pour celui qui ne se préoccupe jamais de demain. « A chaque jour suffit sa peine » aurait-on pu le caricaturer. 

Parcours prédestinant 

Le sens de responsabilité et un culte exigeant de la République et de ses symboles ont toujours animé l’esprit trop cartésien de cet ingénieur si sélectif qu’on le dit sectaire. Ce qui, de rien n’en est. Un épisode aura marqué les esprits en Côte d’Ivoire. Alors qu’il est détenu à la suite de la manifestation d’octobre 1999 cité plus haut et qu’un procès de trouble à l’ordre public lui est collé, survient un coup d’Etat qui, à la fin de l’année, occasionnera sa libération. Pourtant, au lieu de prendre l’événement comme une grâce, il a tout de suite pris position contre cette atteinte à l’ordre constitutionnelle malgré la dure rancune qui opposait son parti au chef de l’Etat déchu notamment sur les relents ivoiritaires. Son intransigeance sur les questions liées aux intérêts de l’Etat, sa rigueur parfois excessive aussi bien vis à vis des autres que de lui-même, son obstination à être un modèle au risque de perdre des opportunités politiciennes en ont fait un homme politique qui ne veut pas être applaudi pour le devoir accompli. Ce qui en fait encore aujourd’hui un mystère pour beaucoup d’ivoiriens. Pourtant, son arrivée à la primature était presque inscrite dans l’ADN de son parcours politique.

Au dernier trimestre de 2016, les rumeurs sur sa possible nomination à la primature allaient bon train. Jusque là, Amadou Gon Coulibaly était secrétaire général de la présidence, stratégique poste auquel il a donné un flamboyant rayonnement dès sa nomination. Avant et après le conseil des ministres, les membres du gouvernement défilaient dans son bureau comme si une part du pouvoir y gisait. « Parce qu’il n’était pas que compétent, il bossait dur sans faire du bruit, de jour comme de nuit » lâche Patrick Achi, son successeur au poste qui en dit « un travailleur infatigable« . C’est aussi là, qu’en jouant le rôle de tous les ministres en miniature, on apprend sans doute à être Premier ministre. Sa nomination, le 9 janvier 2017 répond au besoin d’un homme à la forte sensibilité humaniste et sociale pour assouplir une politique trop axée sur la macroéconomie. L’intéressé l’a compris et a saisi, avec cette soif de réussir sans crier gare, la trajectoire du social qui a vu naître plusieurs projets. Les logements sociaux, le Programme social du gouvernement Psgouv, l’accès aux soins pour tous, la gratuité de l’école primaire et secondaire, le renforcement du pouvoir d’achat pour les plus vulnérables, l’accès à l’eau et à l’électricité, la réduction drastique de l’extrême pauvreté et bien d’autres. Des défis qui, aujourd’hui encore, tiennent particulièrement à cœur à ce père de famille sympathique et pudique. Mais s’en tenir à ses apparences, c’est occulter cette immense sensibilité que dissipe une carrure froide et intransigeante.

Apparences trompeuses

C’est aussi un peu l’une de ses forces dont il cultive presque volontairement le mystère. Car Gon Coulibaly a sans aucun doute quelque chose de mystérieux. Inaccessible aux premiers contacts, il sait se laisser aller au fur et à mesure que croît la confiance. « Les débuts sont délicats avec lui » avoue un ancien ministre. « Il peut se montrer prudent au début, il aime cultiver, au fil des années, les affinités et la complicité » insiste la même source qui décrit un homme « qui sait faire l’unanimité« . Son apparence alimente les fantasmes de détracteurs et fait que nombre de ceux qui ne le connaissent pas l’ont vite présenté pour quelqu’un de « froid et d’effacé« . Mais plus discret que timide, Amadou Gon Coulibaly n’a aucune raison de s’agiter sous les leurres du pouvoir car il s’y frottait depuis sa tendre enfance. Péléfero Gbon Coulibaly, son arrière grand père ne fut pas seulement le chef suprême des Sénoufo et le plus influent que la dynastie ait connu, mais aussi un très proche du premier président ivoirien, Félix Houphouêt Boigny. Dès le départ, une part de l’histoire de la Côte d’Ivoire a été écrite en lettres d’or dans sa maison familiale à Korhogo, 600 km d’Abidjan. Son père aussi aura été député pendant une trentaine d’années. Les germes du pouvoir ont ainsi bercé sa tendre enfance, sans jamais prendre la tête à ce grand croyant qui a toujours su entretenir une certaine distance avec la vanité.

Réservé face aux honneurs, le jeune Amadou se consacra à de brillantes études notamment au Lycée de Dabou où il décroche une bourse pour l’Ecole des travaux Publics de Paris d’où il sort ingénieur en 1982. De ce parcours de combattant d’obstination, il tire son sens du mérite. C’est sans doute aussi ce qui justifie le choix des hommes et femmes qui, depuis son ascension au cœur du pouvoir, le côtoient. « Il déteste l’esprit courtisan » insistent la plupart des personnes qui le connaissent. N’ayant d’agenda politique autre que servir, aux côtés d’Alassane Ouattara son pays, Gon Coulibaly a cultivé un excès de discrétion qui a pu le desservir parfois. Le Premier ministre ivoirien est aussi porté par une grande foi, musulmane et une générosité qui, camouflée par le souci de la discrétion, ne fait l’objet d’aucune propagande. Et il n’a pas de cesse d’encourager son épouse à multiplier, comme elle l’a fait ces deniers mois, des actions humanitaires dans le pays, privilégiant, le plus souvent d’autres régions que celle de ses origines.

Tout au long du dernier trimestre de l’année dernière, Assétou Gon Coulibaly a été aperçue dans le centre, l’est et même l’ouest du pays où elle a été pompeusement accueillie à Gagnoa, ville natale d’un certain… Laurent Gbagbo. Grand orateur et harangueur de foules, le Premier ministre est aussi un tribun qui ne fait du bruit que lorsque c’est utile. Même si c’est sa solidité technocratique qui lui vaut plus que toute la sympathie des bailleurs de fonds et des chancelleries occidentales, sa loyauté en a fait un homme affable et sans prétention. 

Ses trois années n’auront pas que permis de déclencher le plan social de la politique gouvernementale mais aussi auront donné à la Côte d’Ivoire l’occasion de maintenir le cap de l’émergence. Un endettement maitrisé à 43%, une croissance attendue de 9% cette année, un taux de pauvreté en nette baisse et une inflation sous contrôle ainsi qu’un budget 2020 en augmentation de 10%, Gon Coulibaly aura maintenu les signaux au vert, tout en redynamisant la diplomatie, sous l’influence du président, un diplomatie longtemps mise à mal par une décennie de crise (2002-2011).

Si le destin en fait un dauphin de Ouattara, la continuité aura été garantie, avec un penchant toujours plus fort pour le social, sa marque de fabrique.

Par MAX-SAVI Carmel Ce Jan 12, 2020 Dernière mise à jour Jan 13, 2020 MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France

Diomandé Adama, membre du BP du RHDP: ‘’Que Soro arrête de se croire plus intelligent que le reste des Ivoiriens . Amadou Gon ne va pas s’auto désigner’’

Interview Alassaniste convaincu et indécrottable, comme il se définit lui-même, Diomandé Adama, membre du Conseil politique et du Bureau politique du RHDP, par ailleurs, président de l’Association pour la Défense de la Démocratie et des Libertés (ADDR) basée en France, se prononce sur l’actualité politique. De la tentative de putsch attribuée à l’ancien PAN Guillaume Soro, à la rencontre Gbagbo-Affi, en passant par l’éventuelle candidature du président Alassane Ouattara, il n’a éludé aucune question. Entretien.

L’actualité est dominée par la tentative de déstabilisation imputée à l’ancien PAN Guillaume Soro. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?

C’est regrettable. Doublement regrettable, parce que monsieur Soro Guillaume a été président de l’Assemblée nationale, il fut aussi Premier ministre. Et je me rappelle que la loi a été modifiée pour permettre à monsieur Soro, qui n’avait pas l’âge requis, d’être président de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, le fait qu’il soit impliqué dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire passe mal. Et ce qui aggrave la situation, c’est que dans cette tentative, on devine aussi qu’il n’est pas étranger à la mutinerie des 8400 ex-combattants des Forces nouvelles intervenue, justement en 2017. Franchement, je n’ai jamais pensé que Soro pouvait faire ça à la Côte d’Ivoire et, surtout, à Alassane Ouattara qui l’a toujours considéré comme un fils et qui l’a donc protégé en conséquence.

Vous l’accusez d’emblée, alors que lui, il soutient que c’est une entreprise qui relève du contre-espionnage, puisqu’il dit qu’il était espionné par le régime en place… 

N’oubliez pas que ce n’est pas un enfant de chœur à qui on impute des choses aussi graves. Il a quand même été chef d’une rébellion qui a duré plus de 7 ans. A supposer même, pour abonder dans son sens, qu’il soit espionné, mais la manière dont il s’est exprimé dans la bande audio devant un espion signifie qu’il avait au moins l’intention de faire quelque chose. De plus, nulle part, dans la bande, on n’entend l’espion supposé le mettre en garde contre un éventuel danger pour qu’il prenne des dispositions. En tout cas, rien ne laisse penser à du contre-espionnage. Qu’il arrête de se croire plus intelligent que le reste des Ivoiriens. Ce n’est pas une ligne de défense crédible ; au contraire, il s’enfonce. Je prends un autre exemple, il est accusé de détournement de deniers publics. Monsieur Soro Guillaume ne trouve pas d’autres moyens de défense si ce n’est de dire qu’il s’est servi du fonds de souveraineté mis à sa disposition pour payer sa maison. Vraiment, on souhaite aujourd’hui, un changement de mentalité des Ivoiriens. On veut une nouvelle génération de politiciens ; mais si cette génération a toutes les tares de l’ancienne et même plus, cela laisse à désespérer. Je crois sincèrement que la Côte d’Ivoire a besoin d’hommes politiques modernes et modèles pour inspirer les jeunes qui ont besoin de repères. L’émergence, c’est cela aussi, la mentalité doit émerger. En clair, la Côte d’Ivoire a encore du chemin à faire sur le chemin du changement de mentalité. C’est pour cela que le président Alassane Ouattara est en avance, puisque tous les hommes politiques d’ici et même d’ailleurs, en Afrique, sont en retard. Le président Emmanuel Macron a d’ailleurs lui-même reconnu que le président Alassane Ouattara est un homme de grande qualité, ce n’est pas moi qui le dis. Il ne le dit pas sur le plan économique seulement, il le dit aussi sur le plan politique.

L’avocate Affoussiata Bamba, proche de Soro Guillaume, a reconnu certes que la voix est celle de l’ancien PAN, mais, elle ajoute que cette bande date de 2017 et a été remise au président Ouattara. Que dites-vous ?

Vous êtes d’accord avec moi que le fait qu’elle ne démente pas, n’est pas à l’avantage de son ‘’client’’. Elle ne lui rend pas service. Cependant, que ce soit depuis 2017 ou 2012 ne change rien au fond de l’affaire : cette bande est celle d’un conspirateur ! On ne nous fera pas avaler autre chose. La justice doit donc faire son travail et si Soro Guillaume veut un jour être président de la République, il doit commencer par respecter la justice. Maintenant, s’il compte sur un coup d’Etat, je suis au regret de lui apprendre que le temps des coups de force est révolu. Définitivement. La communauté internationale ne transige plus là-dessus et je ne pense pas que les Ivoiriens pourraient à nouveau accepter de souffrir en laissant prospérer un coup d’Etat. Les Ivoiriens sont conscients d’une chose, qu’ils soient du côté du pouvoir ou de l’opposition, ils ne veulent pas revenir en arrière. Ils ne veulent ni de rébellion, ni de coup d’Etat. Au surplus, Soro Guillaume prend la rébellion comme son affaire personnelle. Avec la rébellion, il dit avoir fait émerger certains hommes politiques, mais il oublie que cette rébellion a fait de nombreuses victimes directes et collatérales. Au nord où la rébellion s’est ‘’enkystée’’, les gens ont beaucoup souffert mais, ils l’ont accepté pour pouvoir vivre libres aujourd’hui. Moi-même qui vous parle, j’ai défendu la cause de la rébellion puisqu’elle se battait pour que les droits des ressortissants du nord ne soient plus bafoués et niés. Lorsque la rébellion a éclaté, Tuo Fozié faisait ses déclarations mais, cela ne suscitait aucun engouement. Il a fallu l’intervention d’un homme politique d’envergure qui a toujours su rester discret.

C’est le ministre André Louis-Dakoury Tabley qui a fait la première déclaration politique et c’est moi, Diomandé Adama, qui l’ai accompagné à la chaine LCI (la chaine continue de l’information) où il a été interviewé par un journaliste français. C’est la déclaration de Dakoury qui a alerté la presse internationale et bloqué l’élan du président français de l’époque Jacques Chirac qui ne savait pas de quoi tout cela retournait et qui s’apprêtait à faire intervenir l’armée française pour faire taire la rébellion. Alors Soro Guillaume se bombe le torse après avoir trahi IB (le sergent-chef Ibrahim Coulibaly) et bénéficé de tout, c’est regrettable. Cette rébellion, il ne l’a rejointe pour son égo personnel et dire ‘’je’’ chaque fois, nous pensions qu’il l’a ralliée pour une cause que nous trouvons noble, celle de la reconnaissance des droits des nordistes alors considérés comme des Ivoiriens de circonstances ou de seconde zone.

On va clore le chapitre Soro et passer à autre chose ; notamment le RHDP. 2020, c’est bientôt, que pouvez-vous dire par rapport à cette importante échéance ? 

Je vous l’ai dit, je suis régulièrement en Côte d’Ivoire et j’ai eu la chance de parcourir le pays avec les cadres du parti, notamment, mon jeune frère Zoro Bi Ballo Secretaire d'Etat au Renforcement des Capacités et le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani. J’ai pu assister à tous les grands meetings du RHDP et le constat que je fais, c’est qu’il y a beaucoup d’engouement de la part des Ivoiriennes et des Ivoiriens qui migrent par centaines vers ce parti. J’entends les Ivoiriens dire : ‘’enfin, on a un parti politique qui réunit tout le monde, sans tenir compte de l’ethnie ou de la religion voire la région’’. Je souhaite le renforcement du RHDP pour en faire un parti politique solide. Aujourd’hui, je pense que le RHDP est un appareil politique bien rodé et bien structuré. Je peux dire que nous allons gagner les élections (la Présidentielle 2020, ndlr) et même dès le premier tour.

Le problème, c’est que personne ne peut dire avec certitude, qui sera le candidat du RHDP à la Présidentielle 2020… 

Mais, le parti aura un candidat et il sera bientôt connu. Les gens se focalisent sur la candidature du chef de l’Etat, mais il a déjà donné sa position. Il n’a de cesse de dire qu’il entend passer le flambeau à une nouvelle génération. Souvenez-vous, c’était à Danané, après le vote de la nouvelle constitution, il a dit : ‘’mon souhait, c’est de ne pas me présenter en 2020 et de passer le flambeau à une nouvelle génération’’.

Croyez-vous qu’il est toujours dans cette logique ? 

Bien sûr, cependant, les choses ont évolué autrement et il n’a pas manqué de préciser que si Gbagbo et Bédié sont candidats, alors il n’hésitera pas à faire acte de candidature parce qu’il a quelque chose à préserver. En effet, il a la tranquillité des Ivoiriens à préserver, la consolidation de la construction de la Côte d’Ivoire à préserver, l’image du pays à l’international à préserver, l’économie à préserver, la paix à préserver et à tout cela s’ajoute, la stabilité de la sous-région ouest-africaine. Parce que c’est à lui qu’a été confiée la mise en place de la nouvelle monnaie, l’Eco. On ne peut pas laisser le pays courir le risque d’être déstabilisé, parce que Bédié a annoncé la couleur, il a dit que la ‘’chienlit’’ va s’installer en Côte d’Ivoire si, lui, il n’est pas candidat. C’est grave, c’est énorme ! C’est une menace à peine voilée. Vous croyez que le président va laisser faire, laisser prospérer la ‘’chienlit’’ ? Je ne pense pas et il l’a dit. Pour lui, la Côte d’Ivoire est plus importante que tout, que lui-même. Et s’il arrivait que Bédié et Gbagbo ne se présentent pas, il y a plusieurs cadres au RHDP pour porter l’étendard du parti. Je pense au Premier ministre Amadou Gon qui est prêt à poursuivre l’œuvre du président Ouattara. 

Je prends la balle au rebond, pensez-vous que le Premier ministre a le meilleur profit pour continuer l’œuvre de Ouattara, comme vous dites ?

https://i1.wp.com/iciabidjan.com/wp-content/uploads/2017/06/AGC-1030.jpg?fit=1030%2C686&ssl=1D’ici, j’entends ses détracteurs dire qu’il n’est pas populaire, qu’il n’est pas ceci, pas cela, mais est-ce qu’il a fait campagne ? Est-ce que ceux qui le critiquent l’ont déjà vu faire campagne ? Le jour où il sera candidat et qu’il commencera la campagne, vous verrez une autre dimension de l’homme et vous serez agréablement surpris parce que cet homme est un homme de challenges. Savez-vous que beaucoup doutaient de sa capacité à être chef de gouvernement ? Mais, voyez le travail qu’il abat. D’ailleurs, tout le monde est unanime à reconnaître qu’il est un bourreau de travail. Aujourd’hui, toute son énergie est au service d’un homme, Alassane Ouattara, pour bâtir la Côte d’Ivoire. S’il était candidat, je serai l’un de ses supporters. Si le parti le désigne comme candidat, vous verrez, il gagnera au premier tour.

L’opposition se structure peu à peu, on vient d’assister à la naissance de la plateforme de monsieur Bédié que beaucoup ont prise pour une Arlésienne, puisque cela faisait longtemps qu’elle était dans les limbes. Que pouvez-vous dire à ce propos ? 

(Rires…) la plateforme de monsieur Bédié, c’est pfffff…. (rires). Plus sérieusement, ça n’ira nulle part parce que c’est le PDCI-Daoukro. C’est dommage que ses proches n’aient pas le culot de lui dire certaines vérités. Quand on a été l’héritier du président Houphouët-Boigny et qu’on a cassé le canari, il ne faut pas espérer revenir en haut de l’affiche. Il semble avoir oublié que c’est Alassane Ouattara qui lui a permis de revenir à la surface, qui lui a donné du respect et comme l’homme ne connait pas lui-même sa dimension, il a mis tout ça par terre. Comme le président Alassane Ouattara est un homme élégant, il continue de le ménager pour le ramener à la raison, mais s’il persiste dans sa logique, il lui sera réservé ce qui est réservé aux personnes qui ne savent pas leurs limites. C’est tout.

On va changer de décor. Les 3 et 4 janvier derniers, on apprend que Messieurs Gbagbo et Affi se sont rencontrés à Bruxelles où réside le premier en attente d’un procès en appel. Vos impressions ?

Déjà c’est une bonne chose pour le FPI, mais aussi pour l’opposition. On peut dire qu’Affi a eu le nez creux. Parce que c’est l’un des hommes politiques que je respecte. Il a des convictions et est fidèle à ses convictions. Il n’a pas boycotté le dialogue républicain, il n’a pas boycotté les discussions sur la CEI. C’est un homme cohérent et pondéré. Il fait partie de l’opposition constructive dont tout pouvoir a besoin pour s’améliorer. Il est un peu absent sur le terrain des propositions mais, il est constructif. Je pense donc que la rencontre Gbagbo-Affi peut apaiser le climat politique.

Tout compte fait, est-ce que ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour le RHDP que le FPI fasse son unité ? En quoi, le fait qu’un parti politique soit uni, organisé et bien structuré peut léser une autre formation ?

Au contraire, c’est une bonne nouvelle. Parce qu’on dit ‘’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire’’. Il faut donc avoir des adversaires solides pour bien savourer sa victoire. On ne dira pas qu’il n’y avait rien en face. Si le FPI est bien organisé, c’’est une bonne chose, donc le RHDP n’a pas à avoir peur. Et je ne pense d’ailleurs pas que tout soit résolu par cette rencontre. Au FPI, sans trahir de secret, je peux dire que les problèmes sont profonds. Il y a le cas Simone Gbagbo qui est entier. Je ne pense pas que tout cela puisse être résolu dans quelques mois. Et même la rencontre Gbagbo-Affi n’est pas du goût de tout le monde là-bas. Il y a des GOR (Gbagbo ou rien) qui n’apprécient guère ces retrouvailles, puisque pour eux Affi est un ‘’vendu’’, un ‘’traitre’’ avec qui ils n’ont plus rien en commun. Non, ce n’est pas encore aussi rose que vous voulez me le faire croire. En tout état de cause, nous au RHDP, on a dépassé tout ça, on avance… 

Est-ce que vous ne croyez pas, justement, que le RHDP pourrait être le premier adversaire du RHDP, en ce sens que s’il n’y a pas d’union, de cohésion, d’entente entre les cadres, cela pourrait jouer contre le parti pour 2020 ?

.Amadou Gon ne va pas s’auto désigner’’ Vous verrez, le jour où le candidat du parti sera connu. Vous verrez la discipline des militants et des cadres. Tout le monde va rentrer dans le rang. Pour le moment, vous entendez des sons discordants parce que le candidat n’est pas encore officiellement investi. Et le Premier ministre Amadou Gon, s’il est candidat, ne va pas s’auto désigner, il sera désigné ou un autre, par le parti dans des conditions normales comme ça se fait dans tout parti digne de ce nom. Le candidat du parti, ce sera donc par consensus, de sorte que personne n’aille de travers une fois le choix arrêté. En ce moment-là, vous verrez. Tout le monde va s’aligner derrière celui qui aura été choisi, que ce soit Gon ou un autre. Au RHDP, on tient à quelque chose, c’est l’image du pays, c’est l’image du président Ouattara ; c’est préserver son héritage politique, économique. Nous n’allons donc pas donner l’occasion aux gens de saborder tout cela.

Un mot sur la gouvernance Ouattara… 

Je suis Alassaniste, je l’ai dit ; je ne peux donc pas être négatif. Les opposants sont là pour critiquer ce qui ne va pas, je ne vais donc pas faire leur boulot. Je suis là pour dire ce qui va. D’abord, les infrastructures. Un pays ne peut se développer sans infrastructure ; je le dis à l’intention de ceux qui disent, avec une mauvaise foi évidente : ‘’on mange pas pont, on mange pas goudron’’. Un pays ne peut se développer sans une économie forte ; un pays ne peut se développer si les gouvernants ne prennent pas en compte la jeunesse ; un pays ne peut se développer si la santé de ses habitants est précaire ; tout ça, le président Ouattara le prend en compte. Il est en train de construire la Côte d’Ivoire. Ceux qui ont envoyé l’héritage du père de la nation dans l’abîme, il a fallu deux quinquennats pour que l’ancien DGA du FMI vienne rebâtir ce pays. Si le président d’un pays est respecté sur le plan international, cela veut dire que ce pays a sa place dans le concert des nations. Et c’est ce qui se fait avec la Côte d’Ivoire.

Le Rassemblement du 09 /01/2020

Réalisée par AMBROISE TIETIE Photo : Interview Légende : Diomandé Adama accorde sa confiance au Premier ministre Amadou Gon

Le Département du Travail des États-Unis salue la Côte-d’Ivoire pour sa lutte contre le travail des enfants (rapport)

La Côte d’Ivoire parmi les meilleurs élèves de la lutte dans le Monde • Félicitations et recommandations 

Quelques semaines après la visite de travail de la Première Dame et Présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre les pires formes de travail des enfants (CNS), Madame Dominique Ouattara à Washington, le Département du Travail des Etats-Unis vient de publier son dernier rapport sur les pires formes du travail des enfants dans le Monde. En effet, ce rapport reconnait les efforts significatifs des autorités ivoiriennes, classe la Côte d’Ivoire parmi les meilleurs élèves du Monde et le distingue pays ayant reçu la plus haute évaluation durant six années consécutives.

Nous vous proposons une synthèse du rapport Sweat and Toil. 

Résumé du rapport Sweat and Toil – 2018 findings on the worst forms of child labor (Sueur et Labeur – Conclusions de 2018 sur les pires formes de travail des enfants) Département du Travail des Etats Unis d’Amérique 

I. Contexte La Loi américaine sur le commerce et le développement de 2000 (TDA), dispose que tous les pays doivent démontrer leur engagement à éliminer les pires formes de travail des enfants afin d’être éligibles en tant que pays en développement bénéficiaires du Système généralisé de préférences, telles que celles qui sont disponibles dans le cadre de la loi sur la croissance et les opportunités d’affaires en Afrique. La Loi américaine sur le commerce et le développement de 2000 (TDA) a également chargé le président américain de soumettre au Congrès des Etats Unis les conclusions du Secrétaire du Travail en ce qui concerne la mise en œuvre par chaque pays de ses engagements internationaux à éliminer les pires formes de travail des enfants. Chaque pays dans le rapport TDA reçoit une évaluation qui indique clairement les conclusions du Secrétaire du travail concernant le niveau d’avancement de chaque pays dans ses efforts pour éliminer le travail des enfants au cours de la période considérée. 

II. Les niveaux de classement Chaque pays est classé dans les cinq catégories suivantes :

1. Avancée significative

2. Avancée modérée

3. Avancée minimale 4. Aucune avancée

5. Non évalué

III. Les critères de classement des pays  12 éléments de critère sont pris en compte dans le classement des pays.

1. Fixer un âge minimum pour le travail conforme aux normes internationales

2. Fixer un âge minimum pour les travaux dangereux des enfants conforme aux normes internationales

3. Interdiction légale établie contre le travail forcé, conformes aux normes internationales

4. Interdiction légale établie contre le trafic d’enfants, conformes aux normes internationales

5. Interdiction légale établie de l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, conformément aux normes internationales

6. Interdiction légale établie contre l’utilisation d’enfants pour des activités illicites conformes aux normes internationales

7. Désignation d’une autorité compétente ou de mécanismes institutionnels chargés de l’application des lois et règlements sur le travail des enfants

8. Sanctions infligées pour les infractions liées aux pires formes de travail des enfants

9. Prise de mesures actives pour que les enfants ne soient pas incarcérés, sanctionnés ou physiquement infligés de manière inappropriée uniquement pour des actes illégaux résultant directement du fait qu’ils ont été victimes des pires formes de travail des enfants

10. Prise de mesures actives pour enquêter, poursuivre et condamner les fonctionnaires qui participent ou facilitent les pires formes de travail des enfants

11. Faire des efforts de bonne foi pour collecter et publier des données sur le travail et l’application de la loi pénale

12. Financement direct d’un programme social important incluant l’objectif d’éliminer le travail des enfants ou de s’attaquer aux causes profondes du problème (par exemple, manque de possibilités en matière d’éducation, pauvreté, discrimination) 

IV. La Côte d’Ivoire dans le classement mondial La Côte d’Ivoire a reçu en 2018, la plus haute évaluation des avancées significatives, et fait partie des 12 pays qui ont obtenu ce rang sur un total de 134 pays évalués .

En 2018, la Côte d’Ivoire a également franchi une autre étape importante, en effet, le pays a reçu la plus haute évaluation durant six années consécutives . 

V. Les points positifs relevés dans le rapport 2018

1. Au niveau des conventions internationales Le rapport indique que la Côte d’Ivoire a ratifié les Conventions suivantes :  Convention n° 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi  Convention n° 182 de l’OIT sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants et l’action immédiate en vue de leur élimination  Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant (CDE)  Protocole facultatif se rapportant à la CDE, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants  Protocole facultatif se rapportant à la CDE, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armées  Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transfrontalière organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes en particulier des femmes et des enfants 

2. Au niveau de l’éducation et de la protection des enfants Le rapport indique qu’en Côte d’Ivoire:  L’école est obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans  L’école publique est gratuite  Le travail des enfants est interdit  La traite des enfants est interdite  L’exploitation sexuelle des enfants est interdite  L’utilisation des enfants pour des activités illicites est interdite  Le recrutement forcé des enfants dans l’armée est interdit 3. Au niveau de l’application de la loi pénale   Le rapport souligne que les services chargés de l’application de la loi ont été renforcés  Des enquêtes de police ont été réalisées  79 trafiquants ont été condamnés à des peines d’emprisonnement fermes 

4. Au niveau des mécanismes de coordination   Le rapport indique que des structures de coordination existent et sont opérationnelles, il s’agit, du CNS, du CIM et du Comité National de lutte contre la traite des personnes.  Le rapport mentionne également le CLCCG et le SOSTECI comme des cadres et des mécanismes de coordination.  Cependant, le rapport souligne que la coordination concernant la collecte des données au niveau des Ministères techniques constitue un défi important.

5. Au niveau des politiques nationales Le rapport site les Plans d’Action suivants :  Le Plan d’Action National 2019-2021 de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants  Le Plan d’Action National et la Stratégie Nationale 2016-2020 de lutte contre la traite des personnes  Le Plan National de Développement  La Politique Nationale de Protection de l’Enfant. 

5. Au niveau des programmes sociaux Le rapport site entre autre :  Le programme d’animation communautaire mise en œuvre par le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.  Le fonds national de la solidarité.

VI. Les gaps relevés par le rapport   En dépit des avancées significatives réalisées par la Côte d’Ivoire, le rapport indique que des enfants sont impliqués dans les pires formes de travail des enfants dans la culture du cacao et du café.  Le rapport conclus que ces enfants sont parfois des victimes de la traite des personnes.  Le rapport souligne en outre que des lacunes subsistent dans certains domaines à savoir en matière de ressources financières, de personnel et de formation à l’intention des Services de répression, ce qui entrave les efforts en matière de répression du travail des enfants.  De surcroit, l’Inspection du travail n’est pas autorisée à imposer des sanctions.  Au vu de ces conclusions, le rapport recommande les mesures suivantes pour permettre à la Côte d’Ivoire de progresser encore plus sur la voie de l’élimination du travail des enfants.

VII. Les recommandations du rapport  1. Au niveau du renforcement des capacités Le rapport recommande les mesures suivantes :  Renforcer l’Inspection du Travail en autorisant les Inspecteurs du travail à imposer des sanctions.  Publier des informations indiquant si les contrôles de l’Inspections du Travail sont menés sur les lieux de travail.  Veiller à ce que les Services de l’Inspection du Travail et les Services chargés de l’application de la loi pénale reçoivent des financements suffisant pour mener des contrôles et des enquêtes de police dans tout le pays, notamment dans le secteur informel.  Veiller à ce que les Services chargés de l’application de la loi pénale disposent de ressources, de personnels et de la formation nécessaires pour bien faire respecter la législation sur le travail des enfants.  Accroitre le nombre des Inspecteurs du Travail pour qu’il corresponde aux standards recommandés par l’OIT.

2. Au niveau de la coordination Le rapport recommande les mesures suivantes :  Veiller à ce que toutes les structures de coordination fonctionnent comme prévu et soient en mesure de remplir leurs missions.  Améliorer la coordination en matière de collecte des données au niveau des Ministères et au niveau des régions.

3. Au niveau des politiques gouvernementales  Le rapport recommande de :  Veiller à ce que toutes les politiques existantes soient mises en œuvre comme prévu.  Intégrer des stratégies d’élimination et de prévention du travail des enfants dans toutes les politiques pertinentes. 

4. Au niveau des programmes sociaux Le rapport recommande de :  Améliorer l’accès à l’éducation en éliminant tous les frais liés à la scolarités, en améliorant l’accessibilité des écoles, en veillant à ce qu’il n’y ait pas de violence physiques et sexuelles dans les écoles et en augmentant le nombre d’enseignants, d’installations sanitaires et d’écoles, en particulier dans les zones rurales.  Veiller à ce que tous les programmes sociaux qui adressent le travail des enfants soient mis en œuvre conformément aux objectifs définis.  Elargir les programmes existant de lutte contre le travail des enfants pour s’attaquer au phénomène dans tous les secteurs d’activité économique.  Veiller à ce que les victimes des pires formes de travail des enfants aient accès à des services sociaux dans tout le pays. 

Le Rapport peut être consulté sur : https://www.dol.gov/sites/dolgov/files/ILAB/child_labor_reports/tda2018/ChildLaborReportBook.pdf

 

Par Saïd Penda / Après un célèbre journaliste ivoirien, c'est Soro qui estime que la norme est définie par les Occidentaux. L'avis des Africains ne compte donc pas. Quelle injure!

SORO A LONDRES : quand l’ex-patron du perchoir ivoirien insulte les Ivoiriens et l’Afrique. 
Le 8 Novembre 2019, s’exprimant à la Chatam House, siège du Royal Institute of International Affairs (RIIA), un Think Thank britannique fondé en 1920, Guillaume Soro a fait une déclaration que je trouve particulièrement insultante, à la fois pour les Ivoiriens, mais aussi pour les Africains en général. 

Ce qui a suscité le courroux de Soro Guillaume, c’est la déclaration du directeur exécutif du parti présidentiel affirmant que "le RHDP a plus de 3.750.000 électeurs". D’abord sur la forme, là où le directeur exécutif du RHDP, Adama Bictogo parle d’électeurs, l’ancien président de l’Assemblée Nationale, à qui je veux bien accorder le bénéfice du doute de la précipitation, compare les chiffres donnés par M. Bictogo à ceux des adhérents officiellement annoncés par certains grands partis européens. Il cite notamment les 500 mille adhérents du Labor (parti travailliste britannique) et la République En Marche de Macron, qui revendique 400.000 adhérents. Volontairement (ce qui serait profondément malhonnête) ou par précipitation (ce qui dénoterait d’une impardonnable légèreté), M. Soro aurait plutôt dû comparer le nombre d’électeurs revendiqués par le RHDP d’Alassane Ouattara aux scores réalisés récemment par ceux des formations politiques européennes qu’il a décidé de choisir comme modèle. Chacune de ces formations a récemment recueilli plus de dix millions de voix lors de récentes consultations locales ou nationales. On ne saurait, dans une démarche qui se voulait scientifique, comparer le nombre d’électeurs potentiels d’une formation politique, avec celui des adhérents d’une autre. C’est comme si, pour comparer la cherté de la vie, on faisait le parallèle entre le prix de la tomate en Côte d’Ivoire avec celui de la pomme de terre au Ghana. Ce n’est pas la même denrée. La méthodologie comparative de Soro est donc biaisée, si elle ne trahit pas plutôt une carence intellectuelle. 

Mais c’est surtout dans le fond que je trouve le discours de Soro sur cette polémique qu’il a voulu créer insupportable et intolérable, car insultant pour l’Africain que je suis. La démarche de Soro consiste simplement à affirmer que c’est l’Occident qui définit la norme. "Si vous, les extraordinaires occidentaux, ne revendiquez pas telle chose, l’Afrique est mal fondée à dire mieux". Quelle injure ! Quel mépris à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique entière !

En réalité, à l’exception de l’obédience gbagbo du fpi ("front national ivoirien") qui conserve encore une base militante, toutes les autres formations sont de véritables nains politiques à côté du RHDP. En dehors du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, aucune autre formation du pays ne peut rassembler plusieurs centaines de milliers de personnes pour une manifestation sous sa seule étiquette. Devenu une simple coquille vide, le PDCI de konan bédié est réduit à s’allier l’image de gbagbo pour espérer attirer du monde. A l’opposée, le dernier grand rassemblement des Houphouëtistes d’Alassane Ouattara a donné une belle illustration de la popularité de ce parti. Ils étaient entre 200 mille et 300 mille personnes, selon les sources, à se serrer dans le stade Houphouët Boigny et dans toutes les rues adjacentes. 
Alors oui, et n’en déplaise à Soro Guillaume, le parti présidentiel ivoirien occupe désormais une position de parti dominant, comme c’est le cas de l’ANC en Afrique du Sud ou du FLN en Algérie. Ce qui caractérise les partis dominants, c’est qu’ils rassemblent généralement entre 55% et 65% de l’électorat, ce qui les rend tout simplement imbattable. C’est à peu près le score du RHDP aux dernières élections municipales et régionales de l’année dernière, et son score à la présidentielle de l’année prochaine devrait se situer dans la même fourchette et lui assurer une victoire au 1er tour. 

A côté d’un parti aussi dominant, l’ancien président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne apparaît dès lors comme un épiphénomène qui a encore du chemin à parcourir pour amorcer sa mue, de micro-force politique en réelle mouvement que les autres acteurs pourraient prendre au sérieux. 

Nota : 1- Mercredi matin, insh’Allah, je répondrais ici sur ma page à une question : ‘Soro a-t-il traité tous les musulmans Ivoiriens de djihadistes ?’ Toujours attaché à la vérité, je pourrais, avec ce post, décevoir quelques-uns, mais notre attachement à la vérité ne doit faire l’objet d’aucun doute. 

/
2- Prochainement, nous publierons : « Fake news, intox et propagande : comment les pays riches veulent contrôler le monde, avec l’Afrique en victime consentante ? ».

Source Saïd Penda Officiel

SORO GUILLAUME ne peut pas et ne pourra jamais ternir l’image du président Alassane OUATTARA

Quand je pense avoir été sanctionné, par mon propre Parti d’alors, le RDR pour avoir constaté un dysfonctionnement de comportement et de discours politique de SORO Guillaume, j’ai très mal à cette injustice qui m’a été infligé par un lynchage sur les réseaux sociaux. 

https://scontent.fabj1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/72725345_1302599953253965_6757127529737224192_n.jpg?_nc_cat=104&_nc_eui2=AeHPCtyAMzu9YhBUjQaIUEw8oMO6XpMrjYpU_SIedM1TzHquqU4mhaR9TGTv-NNHr_0vk0cJZD333xeOSMnffd8HDsqclxlfmerB1Zw6PZUCdg&_nc_oc=AQkAYEEUEAua1dHSFF4jp2CSXhmbX6EP7iSFP--TtEb4z5IqhG0XDslnRytwmPxT6UU&_nc_ht=scontent.fabj1-1.fna&oh=9d5dc8246fef05a976635c12ba81797c&oe=5E5B9964Moi j’assume ma conviction, Je suis un ALASSANISTE RHDP indécrottable, mon seul mentor c’est lui .  Car il est le seul qui a donné fière allure , politique, démocratique, économique, diplomatique à notre PAYS, après le père fondateur du miracle économique et social Ivoirien. ET son travail sera consolidé en 2020 . 

L’ex-Premier ministre et aussi ex-président de l’assemblée nationale, ravale, sa vomissure de rebelle politico-militaire, sa conviction politique , qu’il nous a fait croire contre l’injustice ,pour qu’une partie de la Côte d'Ivoire le soutienne , avec nous à l’extérieur de nos frontières nous lui avons donné son statut de respectabilité, en le soutenant avec conviction.

Et voilà que, pour une ambition surdimensionnée, une ambition précipitée, pour ça il souhaite la chienlit dans notre PAYS.

Pour ça je peux lui garantir son échec dans le dénigrement du Président Alassane OUATTARA sur le plan international, et son échec cuisant, dans son aventure dans l'élection présidentielle en 2020

LA VIDEO UEMAGICTOUR / Le discours du cri de souffrance venant du cœur, et de la soif d’apprendre, d’un écolier de la classe CE2

OUATTARA KHALIL AU VILLAGE DE KOIDIO KOUMA, S/P DE TANDA qui a fendu le cœur d’ASAFO ET LA FONDATION MAGIC SYSTEM ET UEMAGICTOUR.

Une école de 6 classes d’l’électricité le lotissement du village . L'eau potable était déjà fourni par mon jeune KONE MAMADOU LE MAIRE moderne de TANDA et aussi directeur de cabinet du jeune ministre mon jeune , autre FRERE ZORO EPIHANE le ministre , secrétaire d'État chargé des renforcements des capacités

"Le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat"

Par / SOUMAREY Pierre Aly /  (En l'absence de telles dispositions spéciales et expresses, le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat, dans le sens qu'elle ne s'oppose pas à une nouvelle candidature de sa part. C'est un fait incontestable qui résulte de l'analyse textuelle de la Constitution. Cette approche de la question est soutenue par la théorie selon laquelle la norme la plus récente abroge la plus ancienne. Dès lors, il n'y a plus renouvellement de mandat, mais nouveau mandat. Il peut donc se représenter en 2020 s'il le souhaite. La société Ivoirienne évolue. Ses exigences sont de plus en plus fortes. Cependant, il n'est ni dans l'intérêt des gouvernants qu'un discrédit général frappe les institutions, ni dans celui des gouvernés que l'insécurité gouverne les rapports juridiques. Il n'est pas bon non plus que la Constitution soit toujours au cour des crises en Côte d'Ivoire (insuffisance de clarté, subsistance de conflit entre les normes, pièges et volonté politique d'instrumentalisation). 

Ado peut-il se porter candidat à l'élection présidentielle de 2020? Pierre Soumarey - Publié le: 31-10-2019 - Mise-à-jour le: 31-10-2019 - Auteur: Pierre Soumarey

 *** 1 - L'article 183 relatif à la continuité législative ne fait pas obstacle aux dispositions de la Constitution elle-même. 

 Cet article stipule : «la législation actuellement en vigueur en Côte d'Ivoire reste applicable, sauf l'intervention de textes nouveaux, en ce qu'elle n'a rien de contraire à la présente Constitution ».La conservation par reconduction des lois n'entrant pas en contradiction avec la nouvelle Constitution, ne veut nullement dire conservation des anciennes dispositions constitutionnelles. La Constitution et la Loi appartiennent à des ordres et des domaines différents, consacrés par deux principes, d'une part la hiérarchie des normes qui organise l'état de droit à travers une conception qui hiérarchise les normes, et d'autre part, le principe de constitutionnalité en vertu duquel les dispositions constitutionnelles d'un État constituent la norme suprême au sein de son ordre juridique. Dès lors, les dispositions de l'ancienne et de la nouvelle Constitution ne sont pas concernées par cette disposition finale qui vise expressément dans son objet les Lois ordinaires et uniquement elles. On ne saurait outrepasser cet objet limitatif et précis. En effet, le régime d'éligibilité du Président de la République relève de la Constitution et non de la Loi ordinaire. Son respect obligatoire, s'impose non seulement à tous les sujets de droit (Citoyens, Institutions, Juges) en tant que norme au-dessus de toutes les normes dans la hiérarchie des normes, mais aux autres normes qui viennent y puiser leur légalité. Elle établit les règles qui organisent les Institutions, dont celle du Président de la République et de l'État. Or, la Loi visée par l'article 183 n'a pas compétence dans ce domaine. Dès lors, pour examiner cette possibilité d'un troisième mandat, il nous faut recourir au principe de la continuité de l'État, autrement dit aux matières traitées par la Constitution, à savoir l'organisation des pouvoirs, des institutions et de l'État. Il est convient enfin d'observer qu'en en adoptant par absurde l'argument d'un obstacle découlant de l'article 183, il est stipulé que dans le cas d'une intervention d'un texte nouveau, contraire au texte ancien, la continuité disparaît au profit du nouveau texte. Dès lors, nous avons affaire à l'entrée en vigueur d'un nouveau texte autonome, qui ne saurait être lié à l'ancien. C'est précisément le cas d'espèce puisque les conditions d'éligibilité du Président de la Républiques sont totalement différentes des dispositions précédentes : « ...Il choisit un vice-Président de la République, qui est élu en même temps que lui. Le candidat à l'élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine.». Aucune de ces dispositions de l'article 55, n'est identique à celles de l'article 35, qu'il remplace dans l'ancienne Constitution. Elles ne sont pas substituables. Dès lors, l'alinéa 1, ne saurait suffire pour s'en prévaloir au titre d'un prolongement ou d'une reconduction des effets de l'ancienne Constitution.

2 - La Constitution de 2016 instaure un nouvel ordre juridique qui s'oppose à la continuité de l'ancien ordre. 

 « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct . Il n'est rééligible qu'une fois... ».Les dispositions de l'ancienne Constitution auront produit tous leurs effets et seront sorties de notre ordonnancement juridique en 2020. Autrement dit, elle ne sont plus aptes à en produire d'autres. Nous sommes dans la théorie selon laquelle la nouvelle norme abroge l'ancienne. La nouvelle constitution formellement adoptée par voie référendaire, conformément aux modalités prévues par l'ancienne Constitution au regard des matières qui y sont traitées (élection du Président de la République) ne saurait être une nouvelle constitution au sens matériel du terme, si toutes ses dispositions n'étaient pas effectivement appliquées. Or, elle est la volonté du constituant originaire, le seul organe dans une République, qui a compétence constitutionnelle. Autrement dit, aucun individu, aucune section du peuple, aucune Institution, ne peut aller contre la volonté du peuple, pris dans son ensemble , telle que exprimée à travers le corps électoral. Il y a eu changement formel du texte constitutionnel et non modification, dès lors, celui-ci entraîne un changement dans son application conformément aux nouvelles dispositions qu'il contient. Or, celles-ci disent clairement dans le régime d'éligibilité et inéligibilité du Président de la République, que celui-ci peut prétendre à deux mandats, sans prononcer d'exclusion ou de limitation ou encore de disqualification, par référence aux éventuels mandats qu'il aurait pu exercer antérieurement ou qu'il a effectivement exercé au titre de l'ancienne Constitution. 

3 - Le silence du régime d'éligibilité et inéligibilité et la portée des dispositions de l'Article 55. 

 L'article 55 est une disposition normative impérative et expresse, dont la « juridicité » et le caractère obligatoire ne sont point discutables. Dès lors, nous devons strictement nous en tenir à son énoncé, pour éviter de se retrouver dans le champ de l'indétermination. La Méthode consistant à interpréter le silence de cet article sur le passé (ordre juridique appartenant à l'ancienne Constitution) est un raisonnement juridique basé le plus souvent sur la subjectivité du sujet, plutôt que sur l'objectivité matérielle du texte. Il n'obéit pas à la rationalité juridique. Il ne s'agit pas de susciter, dans la mesure du possible, une adhésion à telle ou telle vision ou compréhension, mais de respecter tout simplement les termes univoques d'un texte explicite de caractère obligatoire. La question juste et rationnelle est: que dit exactement les textes ? Il ne s'agit ni d'opinion, ni de réaction, encore moins de sentiment et de souhait, mais de faits, seulement de faits.On peut lui opposer le principe de clarté, dont le défaut peut créer un désordre normatif, une crise socio-politique et une menace pour l'état de droit, en raison d'une crise de confiance institutionnelle et une crise de la loi. C'est la qualité de l'écriture du texte qui est en cause, mais pas la possibilité de briguer un troisième mandat. Il ne faut pas se tromper de débat. La critique doit porter sur un point de nature totalement différente : l'insuffisance du texte. En effet, celle-ci n'édicte pas dans ses conditions d'éligibilité et d'inéligibilité, ni que les personnes qui ont bénéficié précédemment de deux mandats continus, ne sont pas éligibles, ni qu'il est impossible pour une même personne d'assurer successivement sans discontinuité, plusieurs mandats au-delà de deux mandats. Il n'y a donc aucun rapprochement direct, aucun pont entre les deux normes sous cet angle. Elles sont totalement indépendantes, parce que la nouvelle norme ne prend nullement en compte le passé. Elle ne s'y réfère pas, et ne l'évoque aucunement. Autrement dit, elle ne se préoccupe pas de savoir si les candidats ont exercé ou pas plusieurs mandats sous la régime de l'ancienne norme, et les traite tous à égalité sans distinction. Dès lors, cette carence est confortée par la levée de la limitation d'âge, qui ouvrent de plus fort les portes à une nouvelle candidature du Président OUATTARA. Cependant qu'en est-il dans le régime transitoire ?   

4 - Le silence du régime transitoire et la règle de la continuité de l'État. 

Les dispositions transitoires ont vocation à remplir un double rôle : organiser la rupture entre l'ancienne norme et la nouvelle norme et garantir la sécurité juridique. On ne se débarrasse jamais de manière totale, des sédiments de l'ancien ordre juridique, dont hérite le nouvel ordre qui lui succède. Il existe un cordon ombilical, des passerelles, des amortisseurs dont les modalités sont organisées par la norme transitoire pour assurer le continuité de l'État sans bouleversement et sans friction . C'est la règle de la continuité de l'État.  Le régime transitoire a pour fonction d'assurer en amont la résolution des conflits qui pourraient apparaître dans le temps, du fait de l'existence de deux normes contradictoires ou concurrentes, et de résoudre les problèmes qui pourraient surgir du fait de la succession des ordres ou qui relèvent d'une situation exceptionnelle liée à l'un des ordres. C'est le cas de l'amnistie de la rébellion dans l'ancienne Constitution. Il existe plusieurs théories pour résoudre les conflits qui peuvent surgir lorsque deux normes portant sur le même objet, entrent en compétition ou s'excluent mutuellement. Or, on n'est pas en face d'un conflit entre normes, ni en face d'une rupture brutale de normes. Dès lors, le régime transitoire n'a pas jugé utile d'organiser la succession des normes, considérant qu'il sortait du champ traditionnel de son rôle. Il peut lui être reproché d'avoir omis de le faire, car il aurait pu ou du préciser, c'est selon, par exemple, que compte tenu que le mandat présidentiel issu de l'ancienne norme a été renouvelé, dans des termes identiques à celles de la nouvelle norme, qui prévoient toutes les deux la même limitation, il sera considéré exceptionnellement que celui-ci ayant consommé le bénéfice des dispositions de l'ancienne norme, qu'il ne serait pas équitable et conforme à la volonté populaire, qu'il puisse en bénéficier une seconde fois au titre de la nouvelle. Dès lors, la limitation prévue dans la nouvelle norme, s'applique à lui dans les mêmes conditions que l'ancienne. Peu importe la formulation ou la terminologie utilisée, c'est l'esprit et la portée qui importent ici.

Conclusion   En l'absence de telles dispositions spéciales et expresses, le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat, dans le sens qu'elle ne s'oppose pas à une nouvelle candidature de sa part. C'est un fait incontestable qui résulte de l'analyse textuelle de la Constitution. Cette approche de la question est soutenue par la théorie selon laquelle la norme la plus récente abroge la plus ancienne. Dès lors, il n'y a plus renouvellement de mandat, mais nouveau mandat. Il peut donc se représenter en 2020 s'il le souhaite. La société Ivoirienne évolue. Ses exigences sont de plus en plus fortes. Cependant, il n'est ni dans l'intérêt des gouvernants qu'un discrédit général frappe les institutions, ni dans celui des gouvernés que l'insécurité gouverne les rapports juridiques. Il n'est pas bon non plus que la Constitution soit toujours au cour des crises en Côte d'Ivoire (insuffisance de clarté, subsistance de conflit entre les normes, pièges et volonté politique d'instrumentalisation). En conséquence, la Constitution et les lois qui en découlent pour en assurer l'expression, doivent avoir pour vocation première d'enregistrer et de traduire la volonté nationale, en l'encadrant et en la codifiant fidèlement, pour éviter de renforcer le fossé entre la société politique et le peuple ou de creuser davantage le décalage entre la mentalité ou l'opinion majoritaire de la société et les lois qui la gouvernent. Pareille situation ne peut que déboucher sur des tensions sociales et politiques que le droit ne sera plus en mesure de résorber, en raison des inadéquations précitées. Mais alors pourquoi présumer de la volonté populaire ? Comment la mesurer et l'exprimer, sinon en lui donnant à nouveau la parole en 2020, pour lui permettre de préciser sa volonté dans l'urne. Si le peuple ivoirien dans sa majorité veut du Président Ouattara il votera pour lui, s'il n'en veut plus, il ne votera pas pour lui. Le suffrage universel est la seule source du pouvoir, et non le Droit, comme on a pris la mauvaise habitude pour y accéder ou le conserver en Côte d'Ivoire.

SOUMAREY Pierre Aly

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara,"

LE MINISTRE MAMADOU SANGAFOWA COULIBAL Le jugement de l’histoire qui est le plus implacable, pour qu’il soit complet, il importe que les chantiers en cours soient conduits à leurs termes et que ceux achevés soient consolidés.
Monsieur le Ministre, c’est en cela que nous voudrions compter sur vous. Vous qui, fort heureusement, bénéficiez en ce moment d’une totale confiance du Président de la République et du Premier Ministre, aurez certainement les coudées franches pour accélérer la mise en œuvre de ces différents chantiers et consolider les acquis.

https://scontent.fabj1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/69813506_10216682426986806_8314772010328653824_n.jpg?_nc_cat=106&_nc_eui2=AeFkHYLNP4Bn9eM95FvVP7TrFlxdl940o9l3_x2zjCmtBgdAUvw0-TqOeD27HyW3H1eixBXXlBWFz-oY-skeYNbtJ-REkdAepBpEh8ybEGOpsg&_nc_oc=AQmwQ3vSptQRM-E-Mt7FDhgjsSvTDX0SKUa9CGT156607vH2E29VBqYJXqjSRIwcnhI&_nc_ht=scontent.fabj1-1.fna&oh=f97ab485b7838ba13832b2b964d9cf91&oe=5E070B01

Il s’agit de manière générale, du suivi de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole -PNIA2 et plus spécifiquement:
- de la mise en œuvre du projet structurant des agropoles qui couvre tout le pays ;
- de la Bourse des Matières Premières Agricoles dont nous avions prévu, sous l’égide du Président de la République, l’ouverture en Avril prochain ;
- du projet de mécanisation accélérée de notre agriculture dont le lancement est prévu, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, au prochain SARA avec la mise à disposition des filières de tracteurs ;
- de l’accélération de la mise en œuvre de la politique foncière rurale, maintenant que la loi sur le foncier rural a été modifiée, le cadre institutionnel réformé pour faciliter sa mise en œuvre et que les financements sont disponibles ;
- du projet SOJA en cours dont l’inauguration était prévue le week-end prochain ;
- du projet de réforme structurant de notre système de formation professionnelle agricole comportant des fermes du futur pour l’avènement d’une nouvelle génération de producteurs. Monsieur le Ministre,
La liste est loin d’être exhaustive.

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais je voudrais aussi compter sur la disponibilité de tout un chacun, de tous les agents de la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Car, c’est ensemble dans un esprit d’équipe et de collaboration franche que nous allons travailler, afin de toujours maintenir haut le niveau de l’agriculture dans la création de la richesse du pays.

Je ne suis certes pas ingénieur agronome, mais j’ai la chance de connaître le milieu agricole parce que, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, je suis fils de planteur et j’aime particulièrement le contact avec le milieu rural et agricole. 

Notre devoir est de réussir, nous avons un objectif bien précis. Nous devons nous mettre au service de tous les paysans de Côte d’Ivoire, afin de leur permettre de connaître un lendemain meilleur. Nous allons y travailler pour y arriver, j’en suis persuadé, parce que nous en avons la volonté et parce que le soutien du Président de la République et du Premier Ministre nous sont acquis.

C’est sur cette note d’espoir que je voudrais clore mon propos en réitérant, une fois de plus, mes remerciements au Ministre Mamadou Sangafowa, pour le travail abattu, ainsi qu’à la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Je vous remercie !

Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. / "Pour en faire quoi ? "Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère".

Par Venance KONAN " 20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple."

« Mettez-vous à ma disposition » avait-il exigé de son peuple le 7 décembre 1993, lorsqu’il accéda au pouvoir suprême. Non, ce n’était pas à lui de se mettre à la disposition de son peuple mais le contraire. Le pouvoir, il n’avait pas fait beaucoup d’effort pour l’avoir. Il s’était juste contenté d’attendre qu’il tombe entre ses mains. N’était-il pas l’héritier ? N’avait-il pas attendu treize longues années ? Et vous auriez voulu qu’il se mette à la disposition de son peuple ? Le peuple se mit donc à sa disposition et il régna en héritier, c’est-à-dire avec désinvolture. Il cassa la maison de son prédécesseur et la transforma pour s’y installer. Alors, avec la même désinvolture, il perdit le pouvoir un jour de ripailles. Alors que sa soldatesque en colère faisait tonner les armes dans sa capitale, il choisit d’aller faire bombance dans son village à la veille de la fête de la nativité. Il ne passa qu’une nuit, la dernière de son règne, dans son nouveau palais.

20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple. Dans un pays où l’on croit qu’un pasteur peut ressusciter un mort, l’on peut tout à fait à 86 ans être l’espoir d’un peuple dont la majorité a moins de 30 ans. Il veut donc reprendre le pouvoir qu’il a imprudemment laissé filer entre ses doigts il y a 20 ans. C’est qu’il doit terminer le tunnel qui devait relier sa maison du village à celle de la ville. 20 ans que cela attend d’être terminé. Tout comme le palais des congrès inachevé de son bel hôtel qui se languit aussi depuis 20 ans. On avait commencé à creuser et à bétonner. L’on avait aussi posé les marbres du palais des congrès. Et puis ce funeste coup d’Etat du zozo est venu transformer les carrosses en citrouilles.

Il a patienté vingt ans. Et cela suffit maintenant. Car malgré les progrès de la médecine, le temps est en train de faire son œuvre. L’année prochaine est la dernière occasion pour pouvoir achever le tunnel et le palais des congrès. Sans oublier les villas des parents paysans des villages du royaume ancestral. Ne recevait-il pas assez d’honneurs de la part de celui qu’il avait contribué à couronner ? Si, mais il préfère être celui qui distribue les honneurs et les maroquins. Pas celui qui reçoit. Il est quand même prince et il a suffisamment rongé son frein comme ça.

L’année prochaine devrait être « l’année de son année » comme dirait le vieux de Mênêkrê. Il gagne ou il gagne. Tchoco-tchoco ! Alors, il ne lésine devant aucun moyen. Il faut se mettre à deux pour gagner dans ce pays ? Gbagbo mon frère, viens dans mes bras ! N’est-ce pas que tu as fait plus de 46% en 2010 ? Donne les moi et en échange je te donnerai quelques strapontins et honneurs. Tu seras l’un de mes suiveurs. Tu le sais bien, je n’ai pas d’amis, je n’ai que des suiveurs. Tu seras mon chef suiveur. Tu pourras amener ton Blé Goudé. Il aura lui aussi son strapontin et sera l’un de mes petits suiveurs. Soro, viens aussi dans mes bras et suis-moi. A trois c’est encore mieux. Je t’aime Soro, puisque tu n’aimes plus l’autre, mon ancien petit frère qui a osé ne pas vouloir me soutenir pour que je reprenne mon héritage. Je le renie. D’ailleurs je l’ai débaptisé. Voilà ! Je lui ai retiré le joli nom qu’on lui avait donné autrefois. Ouatra il est, Ouatra il restera.

 Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. Pour en faire quoi ? Je vous l’ai dit plus haut. Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère. Mais comment parvenir à nouveau à ce pouvoir que l’ancien petit frère n’a pas voulu lui servir sur un plateau comme la première fois ? Les élections, c’est toujours risqué. L’idéal, c’est qu’il n’y en ait pas. Pourquoi pas une bonne transition où les cartes seront redistribuées ? Alors, on commence par récuser la Commission électorale. Quoiqu’il fera, on ne l’acceptera jamais. On fera des marches, ici, en Europe, partout, et on fera tout ce qu’il faut pour qu’il n’y ait pas de Commission électorale. En tout cas pas la sienne. Le président de la Commission de l’Union africaine le félicite ? O honte sur lui ! Honte sur quiconque soutiendrait cette Commission électorale ! Ce n’est qu’un début. Vous allez voir ce que vous allez voir.

Venance Konan

S'abonner à ce flux RSS

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px