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AGRO-INDUSTRIE Côte d'Ivoire : Olam inaugure sa deuxième usine de transformation du cacao

AGRO-INDUSTRIE Côte d'Ivoire : Olam inaugure sa deuxième usine de transformation du cacao Le géant singapourien de l'agro-industrie Olam a inauguré une usine de transformation du cacao, à San Pedro. L'unité, qui a nécessité 75 millions de dollars d'investissement, dispose d'une capacité de 75 000 tonnes. Le groupe Olam a inauguré le 7 mars une usine de transformation de cacao à San Pedro, en Côte d'Ivoire. Baptisée Olam Cocoa Processing, cette unité de 75 000 tonnes est le 12e broyeur du pays et le 6e dans cette ville portuaire. Elle a demandé 75 millions de dollars d'investissements et emploie 450 salariés. Cette ouverture permet à Olam de doubler ses capacités de production à San Pedro. Le groupe singapourien, qui a racheté l'activité cacao de l'américain ADM en décembre, devrait également récupérer l'usine de ce dernier à Abidjan, d'une capacité de 86 000 tonnes, si l'opération est confirmée par les autorités de régulation de la concurrence, devenant n°1 du broyage de Cacao en Côte d'Ivoire. Avantages fiscaux Avec cette nouvelle unité, les capacités de broyage du cacao installées en Côte d'Ivoire dépassent désormais les 700 000 tonnes selon les chiffres du ministère de l'Industrie, soit près d'un tiers de la production cacaoyère. Cette usine est un plus pour la Côte d'Ivoire qui compte transformer 50 % de sa production de cacao d'ici à 2020. Cet objectif est toutefois contrarié par les hésitations des industriels, qui demandent le rétablissement d'avantages fiscaux accordés pour la transformation de cacao supprimés durant la campagne 2012-2013. "Nous ne sommes plus vraiment incités à investir dans la transformation puisque nous sommes taxés au même niveau que les exportateurs de fèves", regrette un industriel qui a requis l'anonymat. Jean-Claude Brou, le ministre de l'Industrie et des Mines, prévoit d'organiser une grande rencontre avec les broyeurs de cacao en avril pour réfléchir aux moyens de relancer l'industrialisation de cette filière stratégique. Malgré l'embellie des cours mondiaux du cacao, la sécheresse devrait entraîner une baisse d'environ 10 % de la production des deux leaders mondiaux du cacao cette année, la Côte d'Ivoire et le Ghana. Baudelaire Mieu, à San Pedro/http://www.jeuneafrique.com Chacun de leur côté, deux opérateurs boursiers américains s'apprêtent à lancer de nouveaux marchés libellés dans la monnaie unique européenne. mardi 27 janvier 2015 14:04 PAR EMIKO TERAZONO www.jeuneafrique.com Et les négociants de fèves, qu'en disent-ils ? En s'exportant en Europe, la bataille pour le contrôle du marché du cacao, qui oppose deux opérateurs boursiers américains, devrait avoir une conséquence inattendue : la fève, qui s'échangeait jusqu'à présent en dollars (à New York) et en livres sterling (à Londres), pourra bientôt l'être en euros. Car l'un des deux protagonistes, Intercontinental Exchange (ICE), qui détient déjà les marchés américain et londonien, entend en lancer un troisième en avril, toujours à Londres mais avec des contrats libellés dans la monnaie unique européenne, via sa filiale ICE Futures Europe. Le groupe basé à Atlanta entend ainsi rattraper - et devancer - son concurrent de Chicago, CME Group, qui avait annoncé en juin 2014 son intention de lancer cette année en Europe un projet identique. Pour Olam, le négoce ne suffit pas Parmi les géants de la transformation de la fève, il y a bien sûr l'américain Cargill et le suisse Barry Callebaut. Désormais, il y a aussi le singapourien Olam. En pleine stratégie de recentrage, le groupe asiatique a annoncé, le 16 décembre, le rachat des activités cacao de l'américain Archer Daniels Midland (ADM), l'un des leaders historiques dans ce domaine. Montant de l'opération : 1,3 milliard de dollars (environ 1 milliard d'euros). Sont concernés des usines de transformation de fèves dans sept pays (Pays-Bas, Allemagne, Brésil, Singapour, Canada, Côte d'Ivoire et Ghana), pour une capacité totale de 600 000 tonnes par an, dix entrepôts, quatre centres d'innovation, les marques deZaan et Unicao, ainsi qu'un réseau de commercialisation dans seize pays. Olam, qui opérait déjà dans le négoce de cacao et plus marginalement dans sa transformation (poudre, beurre et liqueur), porte ainsi sa capacité totale de transformation à 700 000 tonnes par an et sa part de marché à environ 16 %. Convaincant Alors que le marché à terme de New York est notamment porté par des fonds spéculatifs et des financiers, celui actuellement opérationnela à Londres est un marché physique où les traders négocient directement leur cacao en Afrique de l'Ouest pour les pays importateurs. L'objectif d'ICE, en lançant ce nouveau projet, est d'empêcher un mouvement de ces négociants de cacao vers le futur marché en euros de CME Group. Il faut dire qu'en juin Tim Andriesen, le directeur général de CME Group, s'était montré convaincant lorsqu'il avait martelé à Reuters que l'actuel marché de Londres pouvait être amélioré. "Avec beaucoup de contrats livrés physiquement, il s'agit de trouver le bon timing entre la livraison et le stockage. C'est un marché difficile, mais nous avons cent soixante ans d'expérience aux États-Unis", avait-il expliqué à l'agence. Voyant son marché en livres sterling menacé par la concurrence, David Peniket, le directeur général d'ICE Futures Europe, a pris les devants. "En nous appuyant sur une vaste consultation du marché, nous estimons qu'il y a une réelle demande, portée par une nécessité commerciale, pour que les contrats de cacao soient libellés en euros", a-t-il estimé. L'Europe étant la plus grande zone de consommation de chocolat et de confiseries, un marché libellé dans la monnaie unique peut effectivement attirer les négociants et les fabricants qui cherchent à couvrir leurs positions. D'ailleurs, les grandes entreprises de transformation de la fève telles que Cargill, Barry Callebaut et Archer Daniels Midland (ADM) semblent soutenir l'idée de ce nouveau marché, car il les aiderait à réduire leurs coûts de couverture de change. D'autant que le franc CFA - qui a notamment cours en Côte d'Ivoire, premier producteur de cacao avec 1,4 million de tonnes en 2014 - est arrimé à l'euro. Pour les acteurs du cacao basés dans les pays producteurs d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest membres de la zone CFA, "l'introduction du contrat à terme libellé en euros sera donc bénéfique", indique Jean-Marc Anga, directeur de l'Organisation internationale du cacao (ICCO). Attentisme Reste que le projet ne fait pas l'unanimité. Le cacao est un marché de niche (estimé à moins de 13 milliards d'euros par an) avec, à la différence des opérations à terme d'autres produits agricoles comme le maïs et le soja, de faibles niveaux de liquidité. D'après les négociants, les volumes ne peuvent pas supporter trois marchés en Europe. Derek Chambers, chargé du cacao chez Sucres et denrées (Sucden), à Paris, affirme : "Le marché est absolument partagé sur la question." D'après lui, la plupart des commerçants ont la capacité de couvrir leur exposition aux devises, et nombre d'entre eux auront une approche attentiste et observeront l'attractivité qu'exercera l'initiative d'ICE. www.jeuneafrique.com
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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