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Le Département du Travail des États-Unis salue la Côte-d’Ivoire pour sa lutte contre le travail des enfants (rapport)

La Côte d’Ivoire parmi les meilleurs élèves de la lutte dans le Monde • Félicitations et recommandations 

Quelques semaines après la visite de travail de la Première Dame et Présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre les pires formes de travail des enfants (CNS), Madame Dominique Ouattara à Washington, le Département du Travail des Etats-Unis vient de publier son dernier rapport sur les pires formes du travail des enfants dans le Monde. En effet, ce rapport reconnait les efforts significatifs des autorités ivoiriennes, classe la Côte d’Ivoire parmi les meilleurs élèves du Monde et le distingue pays ayant reçu la plus haute évaluation durant six années consécutives.

Nous vous proposons une synthèse du rapport Sweat and Toil. 

Résumé du rapport Sweat and Toil – 2018 findings on the worst forms of child labor (Sueur et Labeur – Conclusions de 2018 sur les pires formes de travail des enfants) Département du Travail des Etats Unis d’Amérique 

I. Contexte La Loi américaine sur le commerce et le développement de 2000 (TDA), dispose que tous les pays doivent démontrer leur engagement à éliminer les pires formes de travail des enfants afin d’être éligibles en tant que pays en développement bénéficiaires du Système généralisé de préférences, telles que celles qui sont disponibles dans le cadre de la loi sur la croissance et les opportunités d’affaires en Afrique. La Loi américaine sur le commerce et le développement de 2000 (TDA) a également chargé le président américain de soumettre au Congrès des Etats Unis les conclusions du Secrétaire du Travail en ce qui concerne la mise en œuvre par chaque pays de ses engagements internationaux à éliminer les pires formes de travail des enfants. Chaque pays dans le rapport TDA reçoit une évaluation qui indique clairement les conclusions du Secrétaire du travail concernant le niveau d’avancement de chaque pays dans ses efforts pour éliminer le travail des enfants au cours de la période considérée. 

II. Les niveaux de classement Chaque pays est classé dans les cinq catégories suivantes :

1. Avancée significative

2. Avancée modérée

3. Avancée minimale 4. Aucune avancée

5. Non évalué

III. Les critères de classement des pays  12 éléments de critère sont pris en compte dans le classement des pays.

1. Fixer un âge minimum pour le travail conforme aux normes internationales

2. Fixer un âge minimum pour les travaux dangereux des enfants conforme aux normes internationales

3. Interdiction légale établie contre le travail forcé, conformes aux normes internationales

4. Interdiction légale établie contre le trafic d’enfants, conformes aux normes internationales

5. Interdiction légale établie de l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, conformément aux normes internationales

6. Interdiction légale établie contre l’utilisation d’enfants pour des activités illicites conformes aux normes internationales

7. Désignation d’une autorité compétente ou de mécanismes institutionnels chargés de l’application des lois et règlements sur le travail des enfants

8. Sanctions infligées pour les infractions liées aux pires formes de travail des enfants

9. Prise de mesures actives pour que les enfants ne soient pas incarcérés, sanctionnés ou physiquement infligés de manière inappropriée uniquement pour des actes illégaux résultant directement du fait qu’ils ont été victimes des pires formes de travail des enfants

10. Prise de mesures actives pour enquêter, poursuivre et condamner les fonctionnaires qui participent ou facilitent les pires formes de travail des enfants

11. Faire des efforts de bonne foi pour collecter et publier des données sur le travail et l’application de la loi pénale

12. Financement direct d’un programme social important incluant l’objectif d’éliminer le travail des enfants ou de s’attaquer aux causes profondes du problème (par exemple, manque de possibilités en matière d’éducation, pauvreté, discrimination) 

IV. La Côte d’Ivoire dans le classement mondial La Côte d’Ivoire a reçu en 2018, la plus haute évaluation des avancées significatives, et fait partie des 12 pays qui ont obtenu ce rang sur un total de 134 pays évalués .

En 2018, la Côte d’Ivoire a également franchi une autre étape importante, en effet, le pays a reçu la plus haute évaluation durant six années consécutives . 

V. Les points positifs relevés dans le rapport 2018

1. Au niveau des conventions internationales Le rapport indique que la Côte d’Ivoire a ratifié les Conventions suivantes :  Convention n° 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi  Convention n° 182 de l’OIT sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants et l’action immédiate en vue de leur élimination  Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant (CDE)  Protocole facultatif se rapportant à la CDE, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants  Protocole facultatif se rapportant à la CDE, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armées  Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transfrontalière organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes en particulier des femmes et des enfants 

2. Au niveau de l’éducation et de la protection des enfants Le rapport indique qu’en Côte d’Ivoire:  L’école est obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans  L’école publique est gratuite  Le travail des enfants est interdit  La traite des enfants est interdite  L’exploitation sexuelle des enfants est interdite  L’utilisation des enfants pour des activités illicites est interdite  Le recrutement forcé des enfants dans l’armée est interdit 3. Au niveau de l’application de la loi pénale   Le rapport souligne que les services chargés de l’application de la loi ont été renforcés  Des enquêtes de police ont été réalisées  79 trafiquants ont été condamnés à des peines d’emprisonnement fermes 

4. Au niveau des mécanismes de coordination   Le rapport indique que des structures de coordination existent et sont opérationnelles, il s’agit, du CNS, du CIM et du Comité National de lutte contre la traite des personnes.  Le rapport mentionne également le CLCCG et le SOSTECI comme des cadres et des mécanismes de coordination.  Cependant, le rapport souligne que la coordination concernant la collecte des données au niveau des Ministères techniques constitue un défi important.

5. Au niveau des politiques nationales Le rapport site les Plans d’Action suivants :  Le Plan d’Action National 2019-2021 de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants  Le Plan d’Action National et la Stratégie Nationale 2016-2020 de lutte contre la traite des personnes  Le Plan National de Développement  La Politique Nationale de Protection de l’Enfant. 

5. Au niveau des programmes sociaux Le rapport site entre autre :  Le programme d’animation communautaire mise en œuvre par le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.  Le fonds national de la solidarité.

VI. Les gaps relevés par le rapport   En dépit des avancées significatives réalisées par la Côte d’Ivoire, le rapport indique que des enfants sont impliqués dans les pires formes de travail des enfants dans la culture du cacao et du café.  Le rapport conclus que ces enfants sont parfois des victimes de la traite des personnes.  Le rapport souligne en outre que des lacunes subsistent dans certains domaines à savoir en matière de ressources financières, de personnel et de formation à l’intention des Services de répression, ce qui entrave les efforts en matière de répression du travail des enfants.  De surcroit, l’Inspection du travail n’est pas autorisée à imposer des sanctions.  Au vu de ces conclusions, le rapport recommande les mesures suivantes pour permettre à la Côte d’Ivoire de progresser encore plus sur la voie de l’élimination du travail des enfants.

VII. Les recommandations du rapport  1. Au niveau du renforcement des capacités Le rapport recommande les mesures suivantes :  Renforcer l’Inspection du Travail en autorisant les Inspecteurs du travail à imposer des sanctions.  Publier des informations indiquant si les contrôles de l’Inspections du Travail sont menés sur les lieux de travail.  Veiller à ce que les Services de l’Inspection du Travail et les Services chargés de l’application de la loi pénale reçoivent des financements suffisant pour mener des contrôles et des enquêtes de police dans tout le pays, notamment dans le secteur informel.  Veiller à ce que les Services chargés de l’application de la loi pénale disposent de ressources, de personnels et de la formation nécessaires pour bien faire respecter la législation sur le travail des enfants.  Accroitre le nombre des Inspecteurs du Travail pour qu’il corresponde aux standards recommandés par l’OIT.

2. Au niveau de la coordination Le rapport recommande les mesures suivantes :  Veiller à ce que toutes les structures de coordination fonctionnent comme prévu et soient en mesure de remplir leurs missions.  Améliorer la coordination en matière de collecte des données au niveau des Ministères et au niveau des régions.

3. Au niveau des politiques gouvernementales  Le rapport recommande de :  Veiller à ce que toutes les politiques existantes soient mises en œuvre comme prévu.  Intégrer des stratégies d’élimination et de prévention du travail des enfants dans toutes les politiques pertinentes. 

4. Au niveau des programmes sociaux Le rapport recommande de :  Améliorer l’accès à l’éducation en éliminant tous les frais liés à la scolarités, en améliorant l’accessibilité des écoles, en veillant à ce qu’il n’y ait pas de violence physiques et sexuelles dans les écoles et en augmentant le nombre d’enseignants, d’installations sanitaires et d’écoles, en particulier dans les zones rurales.  Veiller à ce que tous les programmes sociaux qui adressent le travail des enfants soient mis en œuvre conformément aux objectifs définis.  Elargir les programmes existant de lutte contre le travail des enfants pour s’attaquer au phénomène dans tous les secteurs d’activité économique.  Veiller à ce que les victimes des pires formes de travail des enfants aient accès à des services sociaux dans tout le pays. 

Le Rapport peut être consulté sur : https://www.dol.gov/sites/dolgov/files/ILAB/child_labor_reports/tda2018/ChildLaborReportBook.pdf

 

Par Saïd Penda / Après un célèbre journaliste ivoirien, c'est Soro qui estime que la norme est définie par les Occidentaux. L'avis des Africains ne compte donc pas. Quelle injure!

SORO A LONDRES : quand l’ex-patron du perchoir ivoirien insulte les Ivoiriens et l’Afrique. 
Le 8 Novembre 2019, s’exprimant à la Chatam House, siège du Royal Institute of International Affairs (RIIA), un Think Thank britannique fondé en 1920, Guillaume Soro a fait une déclaration que je trouve particulièrement insultante, à la fois pour les Ivoiriens, mais aussi pour les Africains en général. 

Ce qui a suscité le courroux de Soro Guillaume, c’est la déclaration du directeur exécutif du parti présidentiel affirmant que "le RHDP a plus de 3.750.000 électeurs". D’abord sur la forme, là où le directeur exécutif du RHDP, Adama Bictogo parle d’électeurs, l’ancien président de l’Assemblée Nationale, à qui je veux bien accorder le bénéfice du doute de la précipitation, compare les chiffres donnés par M. Bictogo à ceux des adhérents officiellement annoncés par certains grands partis européens. Il cite notamment les 500 mille adhérents du Labor (parti travailliste britannique) et la République En Marche de Macron, qui revendique 400.000 adhérents. Volontairement (ce qui serait profondément malhonnête) ou par précipitation (ce qui dénoterait d’une impardonnable légèreté), M. Soro aurait plutôt dû comparer le nombre d’électeurs revendiqués par le RHDP d’Alassane Ouattara aux scores réalisés récemment par ceux des formations politiques européennes qu’il a décidé de choisir comme modèle. Chacune de ces formations a récemment recueilli plus de dix millions de voix lors de récentes consultations locales ou nationales. On ne saurait, dans une démarche qui se voulait scientifique, comparer le nombre d’électeurs potentiels d’une formation politique, avec celui des adhérents d’une autre. C’est comme si, pour comparer la cherté de la vie, on faisait le parallèle entre le prix de la tomate en Côte d’Ivoire avec celui de la pomme de terre au Ghana. Ce n’est pas la même denrée. La méthodologie comparative de Soro est donc biaisée, si elle ne trahit pas plutôt une carence intellectuelle. 

Mais c’est surtout dans le fond que je trouve le discours de Soro sur cette polémique qu’il a voulu créer insupportable et intolérable, car insultant pour l’Africain que je suis. La démarche de Soro consiste simplement à affirmer que c’est l’Occident qui définit la norme. "Si vous, les extraordinaires occidentaux, ne revendiquez pas telle chose, l’Afrique est mal fondée à dire mieux". Quelle injure ! Quel mépris à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique entière !

En réalité, à l’exception de l’obédience gbagbo du fpi ("front national ivoirien") qui conserve encore une base militante, toutes les autres formations sont de véritables nains politiques à côté du RHDP. En dehors du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, aucune autre formation du pays ne peut rassembler plusieurs centaines de milliers de personnes pour une manifestation sous sa seule étiquette. Devenu une simple coquille vide, le PDCI de konan bédié est réduit à s’allier l’image de gbagbo pour espérer attirer du monde. A l’opposée, le dernier grand rassemblement des Houphouëtistes d’Alassane Ouattara a donné une belle illustration de la popularité de ce parti. Ils étaient entre 200 mille et 300 mille personnes, selon les sources, à se serrer dans le stade Houphouët Boigny et dans toutes les rues adjacentes. 
Alors oui, et n’en déplaise à Soro Guillaume, le parti présidentiel ivoirien occupe désormais une position de parti dominant, comme c’est le cas de l’ANC en Afrique du Sud ou du FLN en Algérie. Ce qui caractérise les partis dominants, c’est qu’ils rassemblent généralement entre 55% et 65% de l’électorat, ce qui les rend tout simplement imbattable. C’est à peu près le score du RHDP aux dernières élections municipales et régionales de l’année dernière, et son score à la présidentielle de l’année prochaine devrait se situer dans la même fourchette et lui assurer une victoire au 1er tour. 

A côté d’un parti aussi dominant, l’ancien président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne apparaît dès lors comme un épiphénomène qui a encore du chemin à parcourir pour amorcer sa mue, de micro-force politique en réelle mouvement que les autres acteurs pourraient prendre au sérieux. 

Nota : 1- Mercredi matin, insh’Allah, je répondrais ici sur ma page à une question : ‘Soro a-t-il traité tous les musulmans Ivoiriens de djihadistes ?’ Toujours attaché à la vérité, je pourrais, avec ce post, décevoir quelques-uns, mais notre attachement à la vérité ne doit faire l’objet d’aucun doute. 

/
2- Prochainement, nous publierons : « Fake news, intox et propagande : comment les pays riches veulent contrôler le monde, avec l’Afrique en victime consentante ? ».

Source Saïd Penda Officiel

SORO GUILLAUME ne peut pas et ne pourra jamais ternir l’image du président Alassane OUATTARA

Quand je pense avoir été sanctionné, par mon propre Parti d’alors, le RDR pour avoir constaté un dysfonctionnement de comportement et de discours politique de SORO Guillaume, j’ai très mal à cette injustice qui m’a été infligé par un lynchage sur les réseaux sociaux. 

https://scontent.fabj1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/72725345_1302599953253965_6757127529737224192_n.jpg?_nc_cat=104&_nc_eui2=AeHPCtyAMzu9YhBUjQaIUEw8oMO6XpMrjYpU_SIedM1TzHquqU4mhaR9TGTv-NNHr_0vk0cJZD333xeOSMnffd8HDsqclxlfmerB1Zw6PZUCdg&_nc_oc=AQkAYEEUEAua1dHSFF4jp2CSXhmbX6EP7iSFP--TtEb4z5IqhG0XDslnRytwmPxT6UU&_nc_ht=scontent.fabj1-1.fna&oh=9d5dc8246fef05a976635c12ba81797c&oe=5E5B9964Moi j’assume ma conviction, Je suis un ALASSANISTE RHDP indécrottable, mon seul mentor c’est lui .  Car il est le seul qui a donné fière allure , politique, démocratique, économique, diplomatique à notre PAYS, après le père fondateur du miracle économique et social Ivoirien. ET son travail sera consolidé en 2020 . 

L’ex-Premier ministre et aussi ex-président de l’assemblée nationale, ravale, sa vomissure de rebelle politico-militaire, sa conviction politique , qu’il nous a fait croire contre l’injustice ,pour qu’une partie de la Côte d'Ivoire le soutienne , avec nous à l’extérieur de nos frontières nous lui avons donné son statut de respectabilité, en le soutenant avec conviction.

Et voilà que, pour une ambition surdimensionnée, une ambition précipitée, pour ça il souhaite la chienlit dans notre PAYS.

Pour ça je peux lui garantir son échec dans le dénigrement du Président Alassane OUATTARA sur le plan international, et son échec cuisant, dans son aventure dans l'élection présidentielle en 2020

LA VIDEO UEMAGICTOUR / Le discours du cri de souffrance venant du cœur, et de la soif d’apprendre, d’un écolier de la classe CE2

OUATTARA KHALIL AU VILLAGE DE KOIDIO KOUMA, S/P DE TANDA qui a fendu le cœur d’ASAFO ET LA FONDATION MAGIC SYSTEM ET UEMAGICTOUR.

Une école de 6 classes d’l’électricité le lotissement du village . L'eau potable était déjà fourni par mon jeune KONE MAMADOU LE MAIRE moderne de TANDA et aussi directeur de cabinet du jeune ministre mon jeune , autre FRERE ZORO EPIHANE le ministre , secrétaire d'État chargé des renforcements des capacités

"Le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat"

Par / SOUMAREY Pierre Aly /  (En l'absence de telles dispositions spéciales et expresses, le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat, dans le sens qu'elle ne s'oppose pas à une nouvelle candidature de sa part. C'est un fait incontestable qui résulte de l'analyse textuelle de la Constitution. Cette approche de la question est soutenue par la théorie selon laquelle la norme la plus récente abroge la plus ancienne. Dès lors, il n'y a plus renouvellement de mandat, mais nouveau mandat. Il peut donc se représenter en 2020 s'il le souhaite. La société Ivoirienne évolue. Ses exigences sont de plus en plus fortes. Cependant, il n'est ni dans l'intérêt des gouvernants qu'un discrédit général frappe les institutions, ni dans celui des gouvernés que l'insécurité gouverne les rapports juridiques. Il n'est pas bon non plus que la Constitution soit toujours au cour des crises en Côte d'Ivoire (insuffisance de clarté, subsistance de conflit entre les normes, pièges et volonté politique d'instrumentalisation). 

Ado peut-il se porter candidat à l'élection présidentielle de 2020? Pierre Soumarey - Publié le: 31-10-2019 - Mise-à-jour le: 31-10-2019 - Auteur: Pierre Soumarey

 *** 1 - L'article 183 relatif à la continuité législative ne fait pas obstacle aux dispositions de la Constitution elle-même. 

 Cet article stipule : «la législation actuellement en vigueur en Côte d'Ivoire reste applicable, sauf l'intervention de textes nouveaux, en ce qu'elle n'a rien de contraire à la présente Constitution ».La conservation par reconduction des lois n'entrant pas en contradiction avec la nouvelle Constitution, ne veut nullement dire conservation des anciennes dispositions constitutionnelles. La Constitution et la Loi appartiennent à des ordres et des domaines différents, consacrés par deux principes, d'une part la hiérarchie des normes qui organise l'état de droit à travers une conception qui hiérarchise les normes, et d'autre part, le principe de constitutionnalité en vertu duquel les dispositions constitutionnelles d'un État constituent la norme suprême au sein de son ordre juridique. Dès lors, les dispositions de l'ancienne et de la nouvelle Constitution ne sont pas concernées par cette disposition finale qui vise expressément dans son objet les Lois ordinaires et uniquement elles. On ne saurait outrepasser cet objet limitatif et précis. En effet, le régime d'éligibilité du Président de la République relève de la Constitution et non de la Loi ordinaire. Son respect obligatoire, s'impose non seulement à tous les sujets de droit (Citoyens, Institutions, Juges) en tant que norme au-dessus de toutes les normes dans la hiérarchie des normes, mais aux autres normes qui viennent y puiser leur légalité. Elle établit les règles qui organisent les Institutions, dont celle du Président de la République et de l'État. Or, la Loi visée par l'article 183 n'a pas compétence dans ce domaine. Dès lors, pour examiner cette possibilité d'un troisième mandat, il nous faut recourir au principe de la continuité de l'État, autrement dit aux matières traitées par la Constitution, à savoir l'organisation des pouvoirs, des institutions et de l'État. Il est convient enfin d'observer qu'en en adoptant par absurde l'argument d'un obstacle découlant de l'article 183, il est stipulé que dans le cas d'une intervention d'un texte nouveau, contraire au texte ancien, la continuité disparaît au profit du nouveau texte. Dès lors, nous avons affaire à l'entrée en vigueur d'un nouveau texte autonome, qui ne saurait être lié à l'ancien. C'est précisément le cas d'espèce puisque les conditions d'éligibilité du Président de la Républiques sont totalement différentes des dispositions précédentes : « ...Il choisit un vice-Président de la République, qui est élu en même temps que lui. Le candidat à l'élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine.». Aucune de ces dispositions de l'article 55, n'est identique à celles de l'article 35, qu'il remplace dans l'ancienne Constitution. Elles ne sont pas substituables. Dès lors, l'alinéa 1, ne saurait suffire pour s'en prévaloir au titre d'un prolongement ou d'une reconduction des effets de l'ancienne Constitution.

2 - La Constitution de 2016 instaure un nouvel ordre juridique qui s'oppose à la continuité de l'ancien ordre. 

 « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct . Il n'est rééligible qu'une fois... ».Les dispositions de l'ancienne Constitution auront produit tous leurs effets et seront sorties de notre ordonnancement juridique en 2020. Autrement dit, elle ne sont plus aptes à en produire d'autres. Nous sommes dans la théorie selon laquelle la nouvelle norme abroge l'ancienne. La nouvelle constitution formellement adoptée par voie référendaire, conformément aux modalités prévues par l'ancienne Constitution au regard des matières qui y sont traitées (élection du Président de la République) ne saurait être une nouvelle constitution au sens matériel du terme, si toutes ses dispositions n'étaient pas effectivement appliquées. Or, elle est la volonté du constituant originaire, le seul organe dans une République, qui a compétence constitutionnelle. Autrement dit, aucun individu, aucune section du peuple, aucune Institution, ne peut aller contre la volonté du peuple, pris dans son ensemble , telle que exprimée à travers le corps électoral. Il y a eu changement formel du texte constitutionnel et non modification, dès lors, celui-ci entraîne un changement dans son application conformément aux nouvelles dispositions qu'il contient. Or, celles-ci disent clairement dans le régime d'éligibilité et inéligibilité du Président de la République, que celui-ci peut prétendre à deux mandats, sans prononcer d'exclusion ou de limitation ou encore de disqualification, par référence aux éventuels mandats qu'il aurait pu exercer antérieurement ou qu'il a effectivement exercé au titre de l'ancienne Constitution. 

3 - Le silence du régime d'éligibilité et inéligibilité et la portée des dispositions de l'Article 55. 

 L'article 55 est une disposition normative impérative et expresse, dont la « juridicité » et le caractère obligatoire ne sont point discutables. Dès lors, nous devons strictement nous en tenir à son énoncé, pour éviter de se retrouver dans le champ de l'indétermination. La Méthode consistant à interpréter le silence de cet article sur le passé (ordre juridique appartenant à l'ancienne Constitution) est un raisonnement juridique basé le plus souvent sur la subjectivité du sujet, plutôt que sur l'objectivité matérielle du texte. Il n'obéit pas à la rationalité juridique. Il ne s'agit pas de susciter, dans la mesure du possible, une adhésion à telle ou telle vision ou compréhension, mais de respecter tout simplement les termes univoques d'un texte explicite de caractère obligatoire. La question juste et rationnelle est: que dit exactement les textes ? Il ne s'agit ni d'opinion, ni de réaction, encore moins de sentiment et de souhait, mais de faits, seulement de faits.On peut lui opposer le principe de clarté, dont le défaut peut créer un désordre normatif, une crise socio-politique et une menace pour l'état de droit, en raison d'une crise de confiance institutionnelle et une crise de la loi. C'est la qualité de l'écriture du texte qui est en cause, mais pas la possibilité de briguer un troisième mandat. Il ne faut pas se tromper de débat. La critique doit porter sur un point de nature totalement différente : l'insuffisance du texte. En effet, celle-ci n'édicte pas dans ses conditions d'éligibilité et d'inéligibilité, ni que les personnes qui ont bénéficié précédemment de deux mandats continus, ne sont pas éligibles, ni qu'il est impossible pour une même personne d'assurer successivement sans discontinuité, plusieurs mandats au-delà de deux mandats. Il n'y a donc aucun rapprochement direct, aucun pont entre les deux normes sous cet angle. Elles sont totalement indépendantes, parce que la nouvelle norme ne prend nullement en compte le passé. Elle ne s'y réfère pas, et ne l'évoque aucunement. Autrement dit, elle ne se préoccupe pas de savoir si les candidats ont exercé ou pas plusieurs mandats sous la régime de l'ancienne norme, et les traite tous à égalité sans distinction. Dès lors, cette carence est confortée par la levée de la limitation d'âge, qui ouvrent de plus fort les portes à une nouvelle candidature du Président OUATTARA. Cependant qu'en est-il dans le régime transitoire ?   

4 - Le silence du régime transitoire et la règle de la continuité de l'État. 

Les dispositions transitoires ont vocation à remplir un double rôle : organiser la rupture entre l'ancienne norme et la nouvelle norme et garantir la sécurité juridique. On ne se débarrasse jamais de manière totale, des sédiments de l'ancien ordre juridique, dont hérite le nouvel ordre qui lui succède. Il existe un cordon ombilical, des passerelles, des amortisseurs dont les modalités sont organisées par la norme transitoire pour assurer le continuité de l'État sans bouleversement et sans friction . C'est la règle de la continuité de l'État.  Le régime transitoire a pour fonction d'assurer en amont la résolution des conflits qui pourraient apparaître dans le temps, du fait de l'existence de deux normes contradictoires ou concurrentes, et de résoudre les problèmes qui pourraient surgir du fait de la succession des ordres ou qui relèvent d'une situation exceptionnelle liée à l'un des ordres. C'est le cas de l'amnistie de la rébellion dans l'ancienne Constitution. Il existe plusieurs théories pour résoudre les conflits qui peuvent surgir lorsque deux normes portant sur le même objet, entrent en compétition ou s'excluent mutuellement. Or, on n'est pas en face d'un conflit entre normes, ni en face d'une rupture brutale de normes. Dès lors, le régime transitoire n'a pas jugé utile d'organiser la succession des normes, considérant qu'il sortait du champ traditionnel de son rôle. Il peut lui être reproché d'avoir omis de le faire, car il aurait pu ou du préciser, c'est selon, par exemple, que compte tenu que le mandat présidentiel issu de l'ancienne norme a été renouvelé, dans des termes identiques à celles de la nouvelle norme, qui prévoient toutes les deux la même limitation, il sera considéré exceptionnellement que celui-ci ayant consommé le bénéfice des dispositions de l'ancienne norme, qu'il ne serait pas équitable et conforme à la volonté populaire, qu'il puisse en bénéficier une seconde fois au titre de la nouvelle. Dès lors, la limitation prévue dans la nouvelle norme, s'applique à lui dans les mêmes conditions que l'ancienne. Peu importe la formulation ou la terminologie utilisée, c'est l'esprit et la portée qui importent ici.

Conclusion   En l'absence de telles dispositions spéciales et expresses, le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l'autorise à se présenter à un nouveau mandat, dans le sens qu'elle ne s'oppose pas à une nouvelle candidature de sa part. C'est un fait incontestable qui résulte de l'analyse textuelle de la Constitution. Cette approche de la question est soutenue par la théorie selon laquelle la norme la plus récente abroge la plus ancienne. Dès lors, il n'y a plus renouvellement de mandat, mais nouveau mandat. Il peut donc se représenter en 2020 s'il le souhaite. La société Ivoirienne évolue. Ses exigences sont de plus en plus fortes. Cependant, il n'est ni dans l'intérêt des gouvernants qu'un discrédit général frappe les institutions, ni dans celui des gouvernés que l'insécurité gouverne les rapports juridiques. Il n'est pas bon non plus que la Constitution soit toujours au cour des crises en Côte d'Ivoire (insuffisance de clarté, subsistance de conflit entre les normes, pièges et volonté politique d'instrumentalisation). En conséquence, la Constitution et les lois qui en découlent pour en assurer l'expression, doivent avoir pour vocation première d'enregistrer et de traduire la volonté nationale, en l'encadrant et en la codifiant fidèlement, pour éviter de renforcer le fossé entre la société politique et le peuple ou de creuser davantage le décalage entre la mentalité ou l'opinion majoritaire de la société et les lois qui la gouvernent. Pareille situation ne peut que déboucher sur des tensions sociales et politiques que le droit ne sera plus en mesure de résorber, en raison des inadéquations précitées. Mais alors pourquoi présumer de la volonté populaire ? Comment la mesurer et l'exprimer, sinon en lui donnant à nouveau la parole en 2020, pour lui permettre de préciser sa volonté dans l'urne. Si le peuple ivoirien dans sa majorité veut du Président Ouattara il votera pour lui, s'il n'en veut plus, il ne votera pas pour lui. Le suffrage universel est la seule source du pouvoir, et non le Droit, comme on a pris la mauvaise habitude pour y accéder ou le conserver en Côte d'Ivoire.

SOUMAREY Pierre Aly

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara,"

LE MINISTRE MAMADOU SANGAFOWA COULIBAL Le jugement de l’histoire qui est le plus implacable, pour qu’il soit complet, il importe que les chantiers en cours soient conduits à leurs termes et que ceux achevés soient consolidés.
Monsieur le Ministre, c’est en cela que nous voudrions compter sur vous. Vous qui, fort heureusement, bénéficiez en ce moment d’une totale confiance du Président de la République et du Premier Ministre, aurez certainement les coudées franches pour accélérer la mise en œuvre de ces différents chantiers et consolider les acquis.

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Il s’agit de manière générale, du suivi de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole -PNIA2 et plus spécifiquement:
- de la mise en œuvre du projet structurant des agropoles qui couvre tout le pays ;
- de la Bourse des Matières Premières Agricoles dont nous avions prévu, sous l’égide du Président de la République, l’ouverture en Avril prochain ;
- du projet de mécanisation accélérée de notre agriculture dont le lancement est prévu, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, au prochain SARA avec la mise à disposition des filières de tracteurs ;
- de l’accélération de la mise en œuvre de la politique foncière rurale, maintenant que la loi sur le foncier rural a été modifiée, le cadre institutionnel réformé pour faciliter sa mise en œuvre et que les financements sont disponibles ;
- du projet SOJA en cours dont l’inauguration était prévue le week-end prochain ;
- du projet de réforme structurant de notre système de formation professionnelle agricole comportant des fermes du futur pour l’avènement d’une nouvelle génération de producteurs. Monsieur le Ministre,
La liste est loin d’être exhaustive.

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais je voudrais aussi compter sur la disponibilité de tout un chacun, de tous les agents de la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Car, c’est ensemble dans un esprit d’équipe et de collaboration franche que nous allons travailler, afin de toujours maintenir haut le niveau de l’agriculture dans la création de la richesse du pays.

Je ne suis certes pas ingénieur agronome, mais j’ai la chance de connaître le milieu agricole parce que, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, je suis fils de planteur et j’aime particulièrement le contact avec le milieu rural et agricole. 

Notre devoir est de réussir, nous avons un objectif bien précis. Nous devons nous mettre au service de tous les paysans de Côte d’Ivoire, afin de leur permettre de connaître un lendemain meilleur. Nous allons y travailler pour y arriver, j’en suis persuadé, parce que nous en avons la volonté et parce que le soutien du Président de la République et du Premier Ministre nous sont acquis.

C’est sur cette note d’espoir que je voudrais clore mon propos en réitérant, une fois de plus, mes remerciements au Ministre Mamadou Sangafowa, pour le travail abattu, ainsi qu’à la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Je vous remercie !

Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. / "Pour en faire quoi ? "Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère".

Par Venance KONAN " 20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple."

« Mettez-vous à ma disposition » avait-il exigé de son peuple le 7 décembre 1993, lorsqu’il accéda au pouvoir suprême. Non, ce n’était pas à lui de se mettre à la disposition de son peuple mais le contraire. Le pouvoir, il n’avait pas fait beaucoup d’effort pour l’avoir. Il s’était juste contenté d’attendre qu’il tombe entre ses mains. N’était-il pas l’héritier ? N’avait-il pas attendu treize longues années ? Et vous auriez voulu qu’il se mette à la disposition de son peuple ? Le peuple se mit donc à sa disposition et il régna en héritier, c’est-à-dire avec désinvolture. Il cassa la maison de son prédécesseur et la transforma pour s’y installer. Alors, avec la même désinvolture, il perdit le pouvoir un jour de ripailles. Alors que sa soldatesque en colère faisait tonner les armes dans sa capitale, il choisit d’aller faire bombance dans son village à la veille de la fête de la nativité. Il ne passa qu’une nuit, la dernière de son règne, dans son nouveau palais.

20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple. Dans un pays où l’on croit qu’un pasteur peut ressusciter un mort, l’on peut tout à fait à 86 ans être l’espoir d’un peuple dont la majorité a moins de 30 ans. Il veut donc reprendre le pouvoir qu’il a imprudemment laissé filer entre ses doigts il y a 20 ans. C’est qu’il doit terminer le tunnel qui devait relier sa maison du village à celle de la ville. 20 ans que cela attend d’être terminé. Tout comme le palais des congrès inachevé de son bel hôtel qui se languit aussi depuis 20 ans. On avait commencé à creuser et à bétonner. L’on avait aussi posé les marbres du palais des congrès. Et puis ce funeste coup d’Etat du zozo est venu transformer les carrosses en citrouilles.

Il a patienté vingt ans. Et cela suffit maintenant. Car malgré les progrès de la médecine, le temps est en train de faire son œuvre. L’année prochaine est la dernière occasion pour pouvoir achever le tunnel et le palais des congrès. Sans oublier les villas des parents paysans des villages du royaume ancestral. Ne recevait-il pas assez d’honneurs de la part de celui qu’il avait contribué à couronner ? Si, mais il préfère être celui qui distribue les honneurs et les maroquins. Pas celui qui reçoit. Il est quand même prince et il a suffisamment rongé son frein comme ça.

L’année prochaine devrait être « l’année de son année » comme dirait le vieux de Mênêkrê. Il gagne ou il gagne. Tchoco-tchoco ! Alors, il ne lésine devant aucun moyen. Il faut se mettre à deux pour gagner dans ce pays ? Gbagbo mon frère, viens dans mes bras ! N’est-ce pas que tu as fait plus de 46% en 2010 ? Donne les moi et en échange je te donnerai quelques strapontins et honneurs. Tu seras l’un de mes suiveurs. Tu le sais bien, je n’ai pas d’amis, je n’ai que des suiveurs. Tu seras mon chef suiveur. Tu pourras amener ton Blé Goudé. Il aura lui aussi son strapontin et sera l’un de mes petits suiveurs. Soro, viens aussi dans mes bras et suis-moi. A trois c’est encore mieux. Je t’aime Soro, puisque tu n’aimes plus l’autre, mon ancien petit frère qui a osé ne pas vouloir me soutenir pour que je reprenne mon héritage. Je le renie. D’ailleurs je l’ai débaptisé. Voilà ! Je lui ai retiré le joli nom qu’on lui avait donné autrefois. Ouatra il est, Ouatra il restera.

 Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. Pour en faire quoi ? Je vous l’ai dit plus haut. Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère. Mais comment parvenir à nouveau à ce pouvoir que l’ancien petit frère n’a pas voulu lui servir sur un plateau comme la première fois ? Les élections, c’est toujours risqué. L’idéal, c’est qu’il n’y en ait pas. Pourquoi pas une bonne transition où les cartes seront redistribuées ? Alors, on commence par récuser la Commission électorale. Quoiqu’il fera, on ne l’acceptera jamais. On fera des marches, ici, en Europe, partout, et on fera tout ce qu’il faut pour qu’il n’y ait pas de Commission électorale. En tout cas pas la sienne. Le président de la Commission de l’Union africaine le félicite ? O honte sur lui ! Honte sur quiconque soutiendrait cette Commission électorale ! Ce n’est qu’un début. Vous allez voir ce que vous allez voir.

Venance Konan

Arafat DJ et la société ivoirienne / C ’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel.

Par Venance KONAN / « On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. »

Arafat DJ et la société ivoirienne
Qu’il me soit permis à mon tour, à présent que la passion commence à retomber, d’ajouter ma petite voix à toutes celles qui ont analysé et disséqué le phénomène Arafat DJ et tous les évènements qui se sont produits après son décès brutal. Parlons d’abord de sa vie.

Ses parents étaient deux artistes bien connus dans notre pays. Son père, Houon Pierre, un musicien que l’on appelait Wompi, est décédé le 31 octobre 2012 d’un arrêt cardiaque dans une chambre d’hôtel à Yamoussoukro lors d’une tournée. Le fils avait raconté que son père le battait chaque fois qu’il touchait à ses instruments. Etait-ce pour lui éviter de devenir plus tard artiste comme lui ? Sa mère, une chanteuse connue sous les noms de Tina Spencer, puis Tina Spendja et maintenant Tina Glamour, est beaucoup plus célèbre pour ses frasques et les différents scandales qu’elle provoque que pour ses qualités de chanteuse.

Faut-il s’étonner qu’à 14 ans leur enfant Ange Didier se retrouve à la rue ? A cette époque le phénomène du « coupé-décalé» commençait à poindre. Il consistait à gagner beaucoup d’argent par tous les moyens, surtout les plus malhonnêtes, et à le claquer de la façon la plus ostentatoire. Il ne s’agissait surtout pas de réaliser quelque chose avec, mais de le dépenser le plus vite possible, en s’achetant les vêtements les plus coûteux, en le gaspillant dans les boîtes de nuit, en faisant le plus de bruit. Une musique en naît, qui séduit une grande partie de la jeunesse. Le mouvement a ses héros qui fascinent cette jeunesse. A cette époque la Côte d’Ivoire est déchirée par la crise militaro-politique et l’on assiste à de massives violations des droits de l’homme, dans la plus totale impunité. Toutes les valeurs sont foulées au pied. Des grands criminels deviennent des stars, simplement parce qu’ils ont de l’argent.

Le seul dieu qui émerge et que la majorité des Ivoiriens commencent à adorer est le dieu argent. Argent qu’il faut gagner vite, par tous les moyens, et dépenser vite. Naissent alors ceux que l’on appelle les « brouteurs », que l’on accuse de pratiquer des sacrifices humains pour s’enrichir le plus rapidement possible. Et effectivement l’on assiste à des disparitions d’enfants et parfois des personnes sont arrêtées pour des crimes rituels.

Houon Didier Ange rêve de gloire et de richesse. Il y parvient par la musique, le « coupé-décalé », sous le nom d’Arafat DJ. Il sait communiquer sur les réseaux sociaux. Il a de nombreux fans. Il devient une star. Devient-il un modèle pour la jeunesse ? Certainement pas. Il vit une vie de star, avec ses frasques et ses excès. Rares sont les grands artistes qui vivent des vies rangées que l’on pourrait présenter comme des modèles à suivre. A-t-il fait avancer la musique ? Ce n’est pas mon point de vue. Et je sais que mes enfants ne partagent pas mon opinion. Comme de nombreux Ivoiriens de ma génération, j’étais incapable de fredonner un air d’Arafat DJ avant sa mort tragique.

 La musique qu’il faisait était pour moi juste du bruit. Mais je sais que les musiques que j’aime, reggae, rock and roll, blues, jazz, ont été ainsi qualifiées à leur naissance. Arafat DJ finit par mourir de ses excès, dans un accident de moto, une nuit d’août. Il est mort comme beaucoup de grands artistes dans le monde qui ont brûlé leur vie par les deux bouts. Ses nombreux fans sont inconsolables. Le gouvernement décide alors de lui organiser des funérailles grandioses. A-t-il eu raison ?

A chacun d’apprécier. Pour ma part, je pense que le gouvernement avait voulu faire plaisir à cette frange de la société trop souvent oubliée, et surtout veiller à ce que leur douleur ne dégénère pas en actes de vandalisme incontrôlés dans la ville. Mais c’est là que le malentendu s’installe. Plus le pouvoir en faisait pour l’artiste décédé, et plus il était suspecté. C’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel. On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. De nombreuses personnes qui semblent avoir la tête bien posée sur les épaules ont trouvé anormal que Arafat DJ meure ainsi. Puis un pasteur est venu annoncer qu’il pouvait ressusciter le mort. Et des personnes y ont cru. Il y a eu débat dans ce pays pour savoir s’il fallait laisser ce pasteur tenter sa résurrection ou non. Ensuite, des soi-disant religieux, « hommes de dieu » et autres farfelus ont annoncé urbi et orbi que les francs-maçons étaient venus chercher le corps de l’artiste, pour on ne sait quel œuvre satanique, qu’ils tenaient une réunion sous le stade au moment même de la cérémonie d’hommage. Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à n’importe quel demi-analphabète d’énoncer des stupidités que d’autres demi-analphabètes prendront pour la vérité.

Des messes ont été organisées un peu partout pour contrer les prétendues actions mystiques de ces francs-maçons. Pour bon nombre de nos concitoyens, et pour de nombreux fans d’Arafat DJ, si le gouvernement en faisait autant pour lui, il y avait forcément anguille sous roche. Pourquoi s’étonner par la suite que les fans d’Arafat DJ aient voulu s’assurer que le corps de leur idole n’avait pas été subtilisé pour servir à des pratiques démoniaques ?

Qui sont-ils, ces jeunes qui ont profané la tombe de Houon Ange Didier ? Des enfants de la rue pour la plupart, sans aucune éducation, à qui personne n’a inculqué la moindre éthique morale, pour qui la vie humaine n’a aucune valeur, qui parfois tuent pour quelques billets de banque.

 Nous sommes scandalisés ? Mais pourquoi donc, dans ce pays où des personnes apparemment saines d’esprit croient qu’un pasteur peut ressusciter un mort, que les francs-maçons boivent du sang humain, que le meurtre d’un enfant peut rendre riche ?

La société ivoirienne est malade depuis longtemps. Mais elle refuse de se soigner, préférant attendre une guérison miraculeuse. Alors des malandrins se sont proclamés « hommes de Dieu » et font les poches à tous les malades naïfs qui tombent entre leurs mains.

Que faire pour ces jeunes ?

Rien. Comme le dit mon ami le docteur David Koffi, on ne peut pas redresser l’ombre d’un bâton tordu. Ces jeunes sont notre ombre. C’est nous qui devons être redressés. Et tant que nous ne chercherons pas sérieusement à soigner notre société, tant que notre obsession restera l’argent ou le pouvoir, nos enfants ne cesseront pas de nous étonner. Désagréablement. 

Par Venance KONAN 

 

ACCUSÉ D’AVOIR TUÉ DJ ARAFAT, LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO RÉPOND ENFIN

Je suis désolé mon fils, pardonne-moi de t'avoir autant aimé. Peut-être ainsi, les gens t'auront laissé te reposer en paix

Ils m'ont traité d'avoir tué le seul fils que j'ai aimé comme mon propre enfant biologique, de l'avoir sacrifié pour des élections. Ils m'ont accusé d'avoir interdit à sa propre mère de voir son corps. Puis ensuite, ils m'ont accusé de faire des incantations maléfiques avec son corps en faisant venir des esprits démoniaques la veille de ses funérailles jour et qu'à cause de ça, que je n'allais pas faire exposer son corps, même au profit de sa propre famille.

https://scontent.fabj1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/69806548_1242325669281394_5499758725503647744_n.jpg?_nc_cat=111&_nc_eui2=AeH5MQEem2QslJ8ugAUn9vimV3niFbgyihShIHZWwEdWcai3pm7LUONa7AGk034ivpawib91Oa6_ufNS5DZCRwvLKxzP_B6w8Re58AJpRlaqJw&_nc_oc=AQlff4t1hvbXYGs2Tqv5vyHLMJOYFmKU3B1bwyTEyyFRozZlXlxIeLl6CWeI6wzj8o0&_nc_ht=scontent.fabj1-1.fna&oh=e065e27ca691427eefedbc517e2a0836&oe=5E0BE604Et enfin, ils m'ont accusé de vouloir faire enterrer quelqu'un d'autre que lui. En conséquence de quoi et sur la base de ces accusations farfelues, des gens se sont octroyés le droit de profaner la tombe de notre héros, de piétiner sa dignité. Je pleure mon fils depuis son décès mais aujourd'hui, je suis abattu, meurtri car je ne sais que dire à Máel, à ses enfants, à sa Mère, à Carmen, à sa Famille. Je ne sais pas. Eux qui m'ont pourtant vu me battre jour et nuit pour élever leur père, fils, frère à la dignité qu'il mérite. Eux qui m'ont pourtant vu mettre tout en œuvre pour lui donner le 1/1000 de ce qu'il a donné à la CI. Eux qui m'ont pourtant vu tout mettre en œuvre pour leur enlever ses lourdes responsabilités, ce lourd fardeau que constituait son enterrement. Que faut-il leur dire pour enlever de leur tête l'humiliation que leur père vient de subir ? Je ne sais pas, parce que je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si l'on faisait ça à mon père biologique qui vient de perdre la vie. Était-ce un crime de l'aimer autant ? De donner autant d'amour à quelqu'un qui semblait en manque ? Oui, il n'était pas parfait, comme chacun de nous d'ailleurs, mais n'avait-il pas droit aussi à sa part d'amour ? de respect ? de dignité ? d'honneur ? de considération ? Pourquoi faut-il que tout soit politique ? Pffff... Dégoûté !!! Je suis désolé mon fils, pardonne-moi de t'avoir autant aimé. Peut-être ainsi, les gens t'auront laissé te reposer en paix

Interview / Le grand retour du Docteur Saraka Konan Adolphe, PCA de l’ARRE et par ailleurs, Membre Fondateur, Membre du Conseil Politique et Coordonnateur Régional Associé du RHDP du Gbèkè, EX DEPUTE

« J’ai toujours été Alassaniste bien que non militant du Rdr et je suis heureux de militer activement aujourd’hui au Rhdp à ses côtés, lui qui aspire au rassemblement de tous les Houphouétistes de manière inclusive. » Le challenge du LION sur le terrain politique a BEOUMI dans le pays du peuple Kodè

**Depuis un moment, on vous voit beaucoup sur le terrain ici à Béoumi. Est-ce le grand retour du vieux "lion"? 

La vie politique est comme une sinusoïde, elle a des hauts et des bas. Le silence n’est pas la mort politique mais plutôt un retrait stratégique dans la chambre noire pour méditer et reprendre des énergies nouvelles afin de mieux faire. Contrairement à ce que vous dites je suis le cadre politique de Béoumi qui connaît le mieux le terrain politique tant géographiquement que sociologiquement pour l’avoir parcouru énormément. Aussi, plus régulier que moi à Béoumi, sans vantardise aucune, je peux affirmer que je ne suis pas le dernier sinon que le tout premier.

**Béoumi est réputée être un des bastions du PDCI-RDA. Croyez-vous en la percée du RHDP ? 

Je ne sais pas si Béoumi est le bastion du PDCI tant depuis plus d’une décennie les élus de Béoumi sont quasiment tous indépendants tant les candidats PDCI sont tous battus. Il est vrai que le peuple de Béoumi est fermement Houphouetiste bien que Béoumi ait malheureusement toujours été délaissé par les animateurs du Pdci dans son développement. Figurez-vous que jamais le Pdci-Rda n’a décoré un seul militant de Béoumi de son vivant. Incroyable ! Je dis cela sans animosité aucune pour des politiques mais la vérité est têtue. J’ai été battu aux élections législatives dernières à Béoumi par une coalition PDCI-RDR-Udpci fortement soutenue par les dirigeants de mon parti d’alors, le PDCI-RDA ; c’est dire que ma popularité est réelle et vivante puisque non altérée. Cela s’est constaté lors de mes récentes tournées à travers tous les villages du pays Kodè. A terme ce serait idiot pour nous cadres de Béoumi de ne pas vouloir conduire nos populations paysannes vers un mieux-être égoïstement par dogmatisme politique et ethnique. J’ai confiance au peuple Kodè qui a pris conscience lui-même de ce que son développement est au Rhdp et nulle part ailleurs. Mon retour en politique au niveau local s’explique par ma volonté de contribuer d’une part à recréer un vrai climat de paix observé jadis à Béoumi dans le respect des différences et la considération des us et coutumes. D’autre part, à apporter ma pierre à l’édification d’une Côte d’Ivoire inclusive et rassemblée pour transformer ensemble notre pays.

***Béoumi, votre "fille ainée" se meurt. Quel regard portez-vous sur la cité du Goli et comment comptez-vous vous y prendre pour la sortir de ce coma? 

Votre image me fait être le père de Béoumi alors que je ne suis bien qu’un des dignes fils de Béoumi qui ne rêve que de son évolution et de sa transformation radicale. Depuis mon repli de la politique locale, très peu de choses ont été menées dans le sens du bien-être de nos populations. Il faut donc rassembler et taire nos égoïsmes et notre égo pour promouvoir nos cadres et aider nos parents. J’ai beaucoup souffert personnellement des événements communautaires de Béoumi qui ont opposé les Baoulés et les malinkés avec une récupération non moins politique des clans adverses des deux côtés pourtant supposés amis. En effet en 2011, j’étais en campagne électorales aux élections législatives dans un village et sur le chemin de retour de ma campagne, des jeunes ont été commis pour retirer les planches sur le pont en bois de la rivière pour que je ne puisse pas le traverser en voiture. J’ai dû abandonner mon véhicule pour enjamber la rivière. Première Violence politique à Béoumi ! En décembre 2016, aux élections législatives, des jeunes abreuvés et manipulés par mes adversaires politiques m’ont empêché de tenir meeting puis lapidé mes véhicules et brisé les vitres des véhicules 4x4 de mon cortège sans aucune réaction. Deuxième violence politique à Béoumi!! Ce n’est donc pas étonnant que des violences naissent en octobre 2018 après les élections municipales tant les ingrédients, les récipients et les cuisiniers étaient et réunis. Le reste n’est qu’une suite logique. 

**** Elu souvent sous la bannière indépendante et candidat malheureux aux dernières législatives, aujourd’hui, vous militez pour le Rhdp. Pourquoi ce changement de cap, est-ce un nouveau challenge ?

Je suis politiquement correct et reconnais ma défaite non moins inélégante et non probe aux précédentes élections législatives. En effet, une coalition circonstancielle, expéditive, vindicative du Pdci-Rda -Rdr-Udpci, comme je l’ai dit, m’a vaincu par tous les moyens et, élégamment, je me suis plié. J’ai toujours été Alassaniste bien que non militant du Rdr et je suis heureux de militer activement aujourd’hui au Rhdp à ses côtés, lui qui aspire au rassemblement de tous les Houphouétistes de manière inclusive. Paradoxalement, au moment où j’adhère à la volonté de mon parti, le Pdci-Rda, de venir au RHDP pour lequel il m’a vigoureusement et violement combattu, celui-ci quitte le bateau pour se réfugier au Fpi. Rires ! Moi, je me sens mieux au RHDP que m’a recommandé le Pdci-Rda et j’ai la conviction que dans l’union, nous ferons triompher le candidat du RHDP aux prochaines élections présidentielles partout en Côte d’Ivoire et particulièrement à Béoumi, c’est pourquoi, je demande aux acteurs locaux qui ont des agendas individuels cachés, de taire leurs ambitions afin de ne pas contrarier notre volonté forte de conquérir les militants du Pdci-Rda en grande majorité proches du mouvement sur les traces d’Houphouët-Boigny créé par le Ministre Adjoumani Kobenan Kouassi. J’entends dire qu’on va au RHDP pour se restaurer.

En fait, cela s’adresse à des personnes sans conviction sinon que j’ai été écarté du Bureau Politique du Pdci-Rda depuis 2016 tout simplement parce qu’élu indépendant, J’ai créé et présidé le groupe parlementaire Dialogue. Madame le député et ma sœur Aka Véronique, première vice-présidente de mon groupe parlementaire, élue dans les mêmes conditions que moi, n’a pas été écartée. Ce n’est donc pas une sélection discriminatoire. Seulement que je ne suis pas membre de la cour royale du Pdci-Rda tant bien même que, de sang je le sois au royaume des Baoulés Ashanti Oyoko. Pour achever cet acharnement, devenu simple militant de base, j’ai subi encore le courroux du chef par ma radiation inédite d’un parti dans lequel je n’étais plus qu’un simple sympathisant au motif que j’ai adhéré au Rhdp via le mouvement de Sur les Traces d’Houphouët-Boigny du Ministre Adjoumani. 

En conclusion, c’est un challenge pour moi et pour nous tous d’œuvrer ensemble pour une Côte d’Ivoire nouvelle, pluri ethnique, de dialogue, tolérante, pacifique et travailleuse. C’est pourquoi, je lance un appel solennel et filial à l’endroit du président Bédié pour lui dire que malgré tout son ressenti, qu’il reconsidère sa position pour la stabilité et la paix de sa chère Côte d’Ivoire et pour la philosophie de dialogue, de pardon et de tolérance prônée par le père fondateur Felix Houphouët-Boigny.

Propos receuillis par Noelle Glagla

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