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LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara,"

LE MINISTRE MAMADOU SANGAFOWA COULIBAL Le jugement de l’histoire qui est le plus implacable, pour qu’il soit complet, il importe que les chantiers en cours soient conduits à leurs termes et que ceux achevés soient consolidés.
Monsieur le Ministre, c’est en cela que nous voudrions compter sur vous. Vous qui, fort heureusement, bénéficiez en ce moment d’une totale confiance du Président de la République et du Premier Ministre, aurez certainement les coudées franches pour accélérer la mise en œuvre de ces différents chantiers et consolider les acquis.

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Il s’agit de manière générale, du suivi de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole -PNIA2 et plus spécifiquement:
- de la mise en œuvre du projet structurant des agropoles qui couvre tout le pays ;
- de la Bourse des Matières Premières Agricoles dont nous avions prévu, sous l’égide du Président de la République, l’ouverture en Avril prochain ;
- du projet de mécanisation accélérée de notre agriculture dont le lancement est prévu, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, au prochain SARA avec la mise à disposition des filières de tracteurs ;
- de l’accélération de la mise en œuvre de la politique foncière rurale, maintenant que la loi sur le foncier rural a été modifiée, le cadre institutionnel réformé pour faciliter sa mise en œuvre et que les financements sont disponibles ;
- du projet SOJA en cours dont l’inauguration était prévue le week-end prochain ;
- du projet de réforme structurant de notre système de formation professionnelle agricole comportant des fermes du futur pour l’avènement d’une nouvelle génération de producteurs. Monsieur le Ministre,
La liste est loin d’être exhaustive.

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI En venant au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, il est vrai que j’ai une feuille de route claire, des orientations claires et des objectifs clairement définis par SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais je voudrais aussi compter sur la disponibilité de tout un chacun, de tous les agents de la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Car, c’est ensemble dans un esprit d’équipe et de collaboration franche que nous allons travailler, afin de toujours maintenir haut le niveau de l’agriculture dans la création de la richesse du pays.

Je ne suis certes pas ingénieur agronome, mais j’ai la chance de connaître le milieu agricole parce que, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, je suis fils de planteur et j’aime particulièrement le contact avec le milieu rural et agricole. 

Notre devoir est de réussir, nous avons un objectif bien précis. Nous devons nous mettre au service de tous les paysans de Côte d’Ivoire, afin de leur permettre de connaître un lendemain meilleur. Nous allons y travailler pour y arriver, j’en suis persuadé, parce que nous en avons la volonté et parce que le soutien du Président de la République et du Premier Ministre nous sont acquis.

C’est sur cette note d’espoir que je voudrais clore mon propos en réitérant, une fois de plus, mes remerciements au Ministre Mamadou Sangafowa, pour le travail abattu, ainsi qu’à la grande famille du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Je vous remercie !

Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. / "Pour en faire quoi ? "Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère".

Par Venance KONAN " 20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple."

« Mettez-vous à ma disposition » avait-il exigé de son peuple le 7 décembre 1993, lorsqu’il accéda au pouvoir suprême. Non, ce n’était pas à lui de se mettre à la disposition de son peuple mais le contraire. Le pouvoir, il n’avait pas fait beaucoup d’effort pour l’avoir. Il s’était juste contenté d’attendre qu’il tombe entre ses mains. N’était-il pas l’héritier ? N’avait-il pas attendu treize longues années ? Et vous auriez voulu qu’il se mette à la disposition de son peuple ? Le peuple se mit donc à sa disposition et il régna en héritier, c’est-à-dire avec désinvolture. Il cassa la maison de son prédécesseur et la transforma pour s’y installer. Alors, avec la même désinvolture, il perdit le pouvoir un jour de ripailles. Alors que sa soldatesque en colère faisait tonner les armes dans sa capitale, il choisit d’aller faire bombance dans son village à la veille de la fête de la nativité. Il ne passa qu’une nuit, la dernière de son règne, dans son nouveau palais.

20 ans plus tard, n’ayant toujours pas digéré sa chute, il demande à nouveau à son peuple de se mettre encore à sa disposition. Il n’est pas compliqué, son peuple. Il lui suffit d’un peu de haine, de tribalisme et de beaucoup de xénophobie pour se mettre en branle. En tout cas, c’est pour le moment le seul programme proposé. Et cela suffit pour qu’on nous le présente comme le seul espoir de tout le peuple. Dans un pays où l’on croit qu’un pasteur peut ressusciter un mort, l’on peut tout à fait à 86 ans être l’espoir d’un peuple dont la majorité a moins de 30 ans. Il veut donc reprendre le pouvoir qu’il a imprudemment laissé filer entre ses doigts il y a 20 ans. C’est qu’il doit terminer le tunnel qui devait relier sa maison du village à celle de la ville. 20 ans que cela attend d’être terminé. Tout comme le palais des congrès inachevé de son bel hôtel qui se languit aussi depuis 20 ans. On avait commencé à creuser et à bétonner. L’on avait aussi posé les marbres du palais des congrès. Et puis ce funeste coup d’Etat du zozo est venu transformer les carrosses en citrouilles.

Il a patienté vingt ans. Et cela suffit maintenant. Car malgré les progrès de la médecine, le temps est en train de faire son œuvre. L’année prochaine est la dernière occasion pour pouvoir achever le tunnel et le palais des congrès. Sans oublier les villas des parents paysans des villages du royaume ancestral. Ne recevait-il pas assez d’honneurs de la part de celui qu’il avait contribué à couronner ? Si, mais il préfère être celui qui distribue les honneurs et les maroquins. Pas celui qui reçoit. Il est quand même prince et il a suffisamment rongé son frein comme ça.

L’année prochaine devrait être « l’année de son année » comme dirait le vieux de Mênêkrê. Il gagne ou il gagne. Tchoco-tchoco ! Alors, il ne lésine devant aucun moyen. Il faut se mettre à deux pour gagner dans ce pays ? Gbagbo mon frère, viens dans mes bras ! N’est-ce pas que tu as fait plus de 46% en 2010 ? Donne les moi et en échange je te donnerai quelques strapontins et honneurs. Tu seras l’un de mes suiveurs. Tu le sais bien, je n’ai pas d’amis, je n’ai que des suiveurs. Tu seras mon chef suiveur. Tu pourras amener ton Blé Goudé. Il aura lui aussi son strapontin et sera l’un de mes petits suiveurs. Soro, viens aussi dans mes bras et suis-moi. A trois c’est encore mieux. Je t’aime Soro, puisque tu n’aimes plus l’autre, mon ancien petit frère qui a osé ne pas vouloir me soutenir pour que je reprenne mon héritage. Je le renie. D’ailleurs je l’ai débaptisé. Voilà ! Je lui ai retiré le joli nom qu’on lui avait donné autrefois. Ouatra il est, Ouatra il restera.

 Le pouvoir, il le lui faut à tout prix. Pour en faire quoi ? Je vous l’ai dit plus haut. Mais surtout pour satisfaire son égo. Et se venger de l’autre. L’ancien petit frère. Mais comment parvenir à nouveau à ce pouvoir que l’ancien petit frère n’a pas voulu lui servir sur un plateau comme la première fois ? Les élections, c’est toujours risqué. L’idéal, c’est qu’il n’y en ait pas. Pourquoi pas une bonne transition où les cartes seront redistribuées ? Alors, on commence par récuser la Commission électorale. Quoiqu’il fera, on ne l’acceptera jamais. On fera des marches, ici, en Europe, partout, et on fera tout ce qu’il faut pour qu’il n’y ait pas de Commission électorale. En tout cas pas la sienne. Le président de la Commission de l’Union africaine le félicite ? O honte sur lui ! Honte sur quiconque soutiendrait cette Commission électorale ! Ce n’est qu’un début. Vous allez voir ce que vous allez voir.

Venance Konan

Arafat DJ et la société ivoirienne / C ’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel.

Par Venance KONAN / « On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. »

Arafat DJ et la société ivoirienne
Qu’il me soit permis à mon tour, à présent que la passion commence à retomber, d’ajouter ma petite voix à toutes celles qui ont analysé et disséqué le phénomène Arafat DJ et tous les évènements qui se sont produits après son décès brutal. Parlons d’abord de sa vie.

Ses parents étaient deux artistes bien connus dans notre pays. Son père, Houon Pierre, un musicien que l’on appelait Wompi, est décédé le 31 octobre 2012 d’un arrêt cardiaque dans une chambre d’hôtel à Yamoussoukro lors d’une tournée. Le fils avait raconté que son père le battait chaque fois qu’il touchait à ses instruments. Etait-ce pour lui éviter de devenir plus tard artiste comme lui ? Sa mère, une chanteuse connue sous les noms de Tina Spencer, puis Tina Spendja et maintenant Tina Glamour, est beaucoup plus célèbre pour ses frasques et les différents scandales qu’elle provoque que pour ses qualités de chanteuse.

Faut-il s’étonner qu’à 14 ans leur enfant Ange Didier se retrouve à la rue ? A cette époque le phénomène du « coupé-décalé» commençait à poindre. Il consistait à gagner beaucoup d’argent par tous les moyens, surtout les plus malhonnêtes, et à le claquer de la façon la plus ostentatoire. Il ne s’agissait surtout pas de réaliser quelque chose avec, mais de le dépenser le plus vite possible, en s’achetant les vêtements les plus coûteux, en le gaspillant dans les boîtes de nuit, en faisant le plus de bruit. Une musique en naît, qui séduit une grande partie de la jeunesse. Le mouvement a ses héros qui fascinent cette jeunesse. A cette époque la Côte d’Ivoire est déchirée par la crise militaro-politique et l’on assiste à de massives violations des droits de l’homme, dans la plus totale impunité. Toutes les valeurs sont foulées au pied. Des grands criminels deviennent des stars, simplement parce qu’ils ont de l’argent.

Le seul dieu qui émerge et que la majorité des Ivoiriens commencent à adorer est le dieu argent. Argent qu’il faut gagner vite, par tous les moyens, et dépenser vite. Naissent alors ceux que l’on appelle les « brouteurs », que l’on accuse de pratiquer des sacrifices humains pour s’enrichir le plus rapidement possible. Et effectivement l’on assiste à des disparitions d’enfants et parfois des personnes sont arrêtées pour des crimes rituels.

Houon Didier Ange rêve de gloire et de richesse. Il y parvient par la musique, le « coupé-décalé », sous le nom d’Arafat DJ. Il sait communiquer sur les réseaux sociaux. Il a de nombreux fans. Il devient une star. Devient-il un modèle pour la jeunesse ? Certainement pas. Il vit une vie de star, avec ses frasques et ses excès. Rares sont les grands artistes qui vivent des vies rangées que l’on pourrait présenter comme des modèles à suivre. A-t-il fait avancer la musique ? Ce n’est pas mon point de vue. Et je sais que mes enfants ne partagent pas mon opinion. Comme de nombreux Ivoiriens de ma génération, j’étais incapable de fredonner un air d’Arafat DJ avant sa mort tragique.

 La musique qu’il faisait était pour moi juste du bruit. Mais je sais que les musiques que j’aime, reggae, rock and roll, blues, jazz, ont été ainsi qualifiées à leur naissance. Arafat DJ finit par mourir de ses excès, dans un accident de moto, une nuit d’août. Il est mort comme beaucoup de grands artistes dans le monde qui ont brûlé leur vie par les deux bouts. Ses nombreux fans sont inconsolables. Le gouvernement décide alors de lui organiser des funérailles grandioses. A-t-il eu raison ?

A chacun d’apprécier. Pour ma part, je pense que le gouvernement avait voulu faire plaisir à cette frange de la société trop souvent oubliée, et surtout veiller à ce que leur douleur ne dégénère pas en actes de vandalisme incontrôlés dans la ville. Mais c’est là que le malentendu s’installe. Plus le pouvoir en faisait pour l’artiste décédé, et plus il était suspecté. C’est que dans ce pays où l’esprit magique prévaut chez bon nombre de nos concitoyens, rien n’est naturel. On ne devient pas riche par son travail, mais par des pratiques mystiques. On ne meurt pas d’un accident parce que l’on a peut-être trop bu et que l’on a fait des cascades avec sa moto sans casque, mais parce que des sorciers vous ont jeté un sort. De nombreuses personnes qui semblent avoir la tête bien posée sur les épaules ont trouvé anormal que Arafat DJ meure ainsi. Puis un pasteur est venu annoncer qu’il pouvait ressusciter le mort. Et des personnes y ont cru. Il y a eu débat dans ce pays pour savoir s’il fallait laisser ce pasteur tenter sa résurrection ou non. Ensuite, des soi-disant religieux, « hommes de dieu » et autres farfelus ont annoncé urbi et orbi que les francs-maçons étaient venus chercher le corps de l’artiste, pour on ne sait quel œuvre satanique, qu’ils tenaient une réunion sous le stade au moment même de la cérémonie d’hommage. Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à n’importe quel demi-analphabète d’énoncer des stupidités que d’autres demi-analphabètes prendront pour la vérité.

Des messes ont été organisées un peu partout pour contrer les prétendues actions mystiques de ces francs-maçons. Pour bon nombre de nos concitoyens, et pour de nombreux fans d’Arafat DJ, si le gouvernement en faisait autant pour lui, il y avait forcément anguille sous roche. Pourquoi s’étonner par la suite que les fans d’Arafat DJ aient voulu s’assurer que le corps de leur idole n’avait pas été subtilisé pour servir à des pratiques démoniaques ?

Qui sont-ils, ces jeunes qui ont profané la tombe de Houon Ange Didier ? Des enfants de la rue pour la plupart, sans aucune éducation, à qui personne n’a inculqué la moindre éthique morale, pour qui la vie humaine n’a aucune valeur, qui parfois tuent pour quelques billets de banque.

 Nous sommes scandalisés ? Mais pourquoi donc, dans ce pays où des personnes apparemment saines d’esprit croient qu’un pasteur peut ressusciter un mort, que les francs-maçons boivent du sang humain, que le meurtre d’un enfant peut rendre riche ?

La société ivoirienne est malade depuis longtemps. Mais elle refuse de se soigner, préférant attendre une guérison miraculeuse. Alors des malandrins se sont proclamés « hommes de Dieu » et font les poches à tous les malades naïfs qui tombent entre leurs mains.

Que faire pour ces jeunes ?

Rien. Comme le dit mon ami le docteur David Koffi, on ne peut pas redresser l’ombre d’un bâton tordu. Ces jeunes sont notre ombre. C’est nous qui devons être redressés. Et tant que nous ne chercherons pas sérieusement à soigner notre société, tant que notre obsession restera l’argent ou le pouvoir, nos enfants ne cesseront pas de nous étonner. Désagréablement. 

Par Venance KONAN 

 

ACCUSÉ D’AVOIR TUÉ DJ ARAFAT, LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO RÉPOND ENFIN

Je suis désolé mon fils, pardonne-moi de t'avoir autant aimé. Peut-être ainsi, les gens t'auront laissé te reposer en paix

Ils m'ont traité d'avoir tué le seul fils que j'ai aimé comme mon propre enfant biologique, de l'avoir sacrifié pour des élections. Ils m'ont accusé d'avoir interdit à sa propre mère de voir son corps. Puis ensuite, ils m'ont accusé de faire des incantations maléfiques avec son corps en faisant venir des esprits démoniaques la veille de ses funérailles jour et qu'à cause de ça, que je n'allais pas faire exposer son corps, même au profit de sa propre famille.

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Interview / Le grand retour du Docteur Saraka Konan Adolphe, PCA de l’ARRE et par ailleurs, Membre Fondateur, Membre du Conseil Politique et Coordonnateur Régional Associé du RHDP du Gbèkè, EX DEPUTE

« J’ai toujours été Alassaniste bien que non militant du Rdr et je suis heureux de militer activement aujourd’hui au Rhdp à ses côtés, lui qui aspire au rassemblement de tous les Houphouétistes de manière inclusive. » Le challenge du LION sur le terrain politique a BEOUMI dans le pays du peuple Kodè

**Depuis un moment, on vous voit beaucoup sur le terrain ici à Béoumi. Est-ce le grand retour du vieux "lion"? 

La vie politique est comme une sinusoïde, elle a des hauts et des bas. Le silence n’est pas la mort politique mais plutôt un retrait stratégique dans la chambre noire pour méditer et reprendre des énergies nouvelles afin de mieux faire. Contrairement à ce que vous dites je suis le cadre politique de Béoumi qui connaît le mieux le terrain politique tant géographiquement que sociologiquement pour l’avoir parcouru énormément. Aussi, plus régulier que moi à Béoumi, sans vantardise aucune, je peux affirmer que je ne suis pas le dernier sinon que le tout premier.

**Béoumi est réputée être un des bastions du PDCI-RDA. Croyez-vous en la percée du RHDP ? 

Je ne sais pas si Béoumi est le bastion du PDCI tant depuis plus d’une décennie les élus de Béoumi sont quasiment tous indépendants tant les candidats PDCI sont tous battus. Il est vrai que le peuple de Béoumi est fermement Houphouetiste bien que Béoumi ait malheureusement toujours été délaissé par les animateurs du Pdci dans son développement. Figurez-vous que jamais le Pdci-Rda n’a décoré un seul militant de Béoumi de son vivant. Incroyable ! Je dis cela sans animosité aucune pour des politiques mais la vérité est têtue. J’ai été battu aux élections législatives dernières à Béoumi par une coalition PDCI-RDR-Udpci fortement soutenue par les dirigeants de mon parti d’alors, le PDCI-RDA ; c’est dire que ma popularité est réelle et vivante puisque non altérée. Cela s’est constaté lors de mes récentes tournées à travers tous les villages du pays Kodè. A terme ce serait idiot pour nous cadres de Béoumi de ne pas vouloir conduire nos populations paysannes vers un mieux-être égoïstement par dogmatisme politique et ethnique. J’ai confiance au peuple Kodè qui a pris conscience lui-même de ce que son développement est au Rhdp et nulle part ailleurs. Mon retour en politique au niveau local s’explique par ma volonté de contribuer d’une part à recréer un vrai climat de paix observé jadis à Béoumi dans le respect des différences et la considération des us et coutumes. D’autre part, à apporter ma pierre à l’édification d’une Côte d’Ivoire inclusive et rassemblée pour transformer ensemble notre pays.

***Béoumi, votre "fille ainée" se meurt. Quel regard portez-vous sur la cité du Goli et comment comptez-vous vous y prendre pour la sortir de ce coma? 

Votre image me fait être le père de Béoumi alors que je ne suis bien qu’un des dignes fils de Béoumi qui ne rêve que de son évolution et de sa transformation radicale. Depuis mon repli de la politique locale, très peu de choses ont été menées dans le sens du bien-être de nos populations. Il faut donc rassembler et taire nos égoïsmes et notre égo pour promouvoir nos cadres et aider nos parents. J’ai beaucoup souffert personnellement des événements communautaires de Béoumi qui ont opposé les Baoulés et les malinkés avec une récupération non moins politique des clans adverses des deux côtés pourtant supposés amis. En effet en 2011, j’étais en campagne électorales aux élections législatives dans un village et sur le chemin de retour de ma campagne, des jeunes ont été commis pour retirer les planches sur le pont en bois de la rivière pour que je ne puisse pas le traverser en voiture. J’ai dû abandonner mon véhicule pour enjamber la rivière. Première Violence politique à Béoumi ! En décembre 2016, aux élections législatives, des jeunes abreuvés et manipulés par mes adversaires politiques m’ont empêché de tenir meeting puis lapidé mes véhicules et brisé les vitres des véhicules 4x4 de mon cortège sans aucune réaction. Deuxième violence politique à Béoumi!! Ce n’est donc pas étonnant que des violences naissent en octobre 2018 après les élections municipales tant les ingrédients, les récipients et les cuisiniers étaient et réunis. Le reste n’est qu’une suite logique. 

**** Elu souvent sous la bannière indépendante et candidat malheureux aux dernières législatives, aujourd’hui, vous militez pour le Rhdp. Pourquoi ce changement de cap, est-ce un nouveau challenge ?

Je suis politiquement correct et reconnais ma défaite non moins inélégante et non probe aux précédentes élections législatives. En effet, une coalition circonstancielle, expéditive, vindicative du Pdci-Rda -Rdr-Udpci, comme je l’ai dit, m’a vaincu par tous les moyens et, élégamment, je me suis plié. J’ai toujours été Alassaniste bien que non militant du Rdr et je suis heureux de militer activement aujourd’hui au Rhdp à ses côtés, lui qui aspire au rassemblement de tous les Houphouétistes de manière inclusive. Paradoxalement, au moment où j’adhère à la volonté de mon parti, le Pdci-Rda, de venir au RHDP pour lequel il m’a vigoureusement et violement combattu, celui-ci quitte le bateau pour se réfugier au Fpi. Rires ! Moi, je me sens mieux au RHDP que m’a recommandé le Pdci-Rda et j’ai la conviction que dans l’union, nous ferons triompher le candidat du RHDP aux prochaines élections présidentielles partout en Côte d’Ivoire et particulièrement à Béoumi, c’est pourquoi, je demande aux acteurs locaux qui ont des agendas individuels cachés, de taire leurs ambitions afin de ne pas contrarier notre volonté forte de conquérir les militants du Pdci-Rda en grande majorité proches du mouvement sur les traces d’Houphouët-Boigny créé par le Ministre Adjoumani Kobenan Kouassi. J’entends dire qu’on va au RHDP pour se restaurer.

En fait, cela s’adresse à des personnes sans conviction sinon que j’ai été écarté du Bureau Politique du Pdci-Rda depuis 2016 tout simplement parce qu’élu indépendant, J’ai créé et présidé le groupe parlementaire Dialogue. Madame le député et ma sœur Aka Véronique, première vice-présidente de mon groupe parlementaire, élue dans les mêmes conditions que moi, n’a pas été écartée. Ce n’est donc pas une sélection discriminatoire. Seulement que je ne suis pas membre de la cour royale du Pdci-Rda tant bien même que, de sang je le sois au royaume des Baoulés Ashanti Oyoko. Pour achever cet acharnement, devenu simple militant de base, j’ai subi encore le courroux du chef par ma radiation inédite d’un parti dans lequel je n’étais plus qu’un simple sympathisant au motif que j’ai adhéré au Rhdp via le mouvement de Sur les Traces d’Houphouët-Boigny du Ministre Adjoumani. 

En conclusion, c’est un challenge pour moi et pour nous tous d’œuvrer ensemble pour une Côte d’Ivoire nouvelle, pluri ethnique, de dialogue, tolérante, pacifique et travailleuse. C’est pourquoi, je lance un appel solennel et filial à l’endroit du président Bédié pour lui dire que malgré tout son ressenti, qu’il reconsidère sa position pour la stabilité et la paix de sa chère Côte d’Ivoire et pour la philosophie de dialogue, de pardon et de tolérance prônée par le père fondateur Felix Houphouët-Boigny.

Propos receuillis par Noelle Glagla

KONE Amadou / "Moi, ministre des transports, je ferai prendre les décisions suivantes": Par Yves Roger Claver

1: La mise en place d'une commission d'agrément pour la création d'une gare routière, présidée par un magistrat ou commissaire de police appuyée par une brigade mixte (police, gendarmerie et police municipale)

Par Yves Roger Claver

2: L'instauration d'une licence (obligatoire) de chauffeur professionnel, renouvelable chaque année. Ce qui permet d'identifier l'ensemble des chauffeurs transporteurs de voyageurs et marchandises en cote d'Ivoire. En cas d'accident ou manquements à la réglementation routière, la licence (pas le permis) peut-être retirée pour suspension allant de 3 mois à 1 an de privation selon l'infraction. 

3: la création d'une carte professionnelle d'agents routiers pour tous les agents et intermédiaires du secteur des transports, délivrée par la commission d'agrément sur présentation d'un contrat de travail signé de l'employeur d'un casier judiciaire et de la copie d'identité du requérant

4: la création par décret d'une fonction routière en charge de réglementer la profession de chauffeurs, convoyeurs, bagagistes, billetistes, agents d'exploitation et techniciens de maintenance... 

5: la création d'une base de données en liaison avec la police judiciaire aux fins d'identification de tous les acteurs des transports.

6: la création d'un tribunal des transports pour connaître et juger les infractions routières.

7: la suppression des taxi woroworo intercommunaux - qui sont sources de créations de gares illégales - au profit des taxis compteurs, lesquels sont en réalité les seuls à transporter les usagés intercommunaux par Taxi. Au titre des mesures exceptionnelles, nous créerons des gares communales pour les usagers intercommunaux ouvertes aux seuls taxis compteurs qui voudraient charger en gare. Dans ce cas, chaque Taxi devra payer une taxe communale dans les guichets de perception ouverts dans chaque gare communale. Le montant de la taxe communale sera fixée par arrêté du ministre des transports pour éviter les abus. Cette activité va générer des emplois directs et indirects et créer d'autres activités secondaires (gardiens, agents de sécurité, commerces, étales, ventes à la criée, restauration rapide...). La construction des gares communales se fera par appel d'offres afin de matérialiser l'unicité des sites. Par ailleurs, l'État pourrait concéder la création de ces gares intercommunales à des investisseurs privés, lequel seront tenus pas un délai de concession ne pouvant pas excéder 20 ans.

8: En vue d'un renouvellement du parc auto adossé aux mesures sécuritaires et à la protection des usagers, nous fixerons la limitation d'âge des véhicules de transport à 15 ans. 

9: l'âge requis pour l'exercice de la profession de chauffeur professionnel de transport sera fixé à 25 ans et à 60 ans pour la retraite.

10: la création d'une caisse de retraite et de pension pour les chauffeurs professionnels et agents du secteur des transports dont les prélèvements, en terme de pourcentage, seront perçus sur les polices d'assurances payées par les transporteurs. La quote-part des employés des transports sera fixées selon un pourcentage perçu sur le salaire.

11: la création d'un guichet unique d'assurances auto pour tous les transporteurs à l'exception des taxis compteurs affiliés à la matca

12 : l'harmonisation et la création d'une grille salariale pour tous les chauffeurs professionnels des transports et agents du secteur en vue de la professionnalisation du secteur.

Merci de partager...

SOURCE / https://web.facebook.com/yvesrogerclaver?_

 

BEOUMI / Docteur SARAKA, le Lion de BEOUMI fait tomber la citadelle Kodè au RHDP

Dans le cadre de la grande mission initiée par le RHDP de la région du Gbèkè, Docteur Saraka Konan Adolphe, PCA de l’ARRE et par ailleurs, Membre Fondateur, Membre du Conseil Politique et Coordonnateur Régional Associé du RHDP du Gbèkè a sillonné les villages pour aller rencontrer ses parents Kodè des Sous-préfectures de Kondrobo, Andokékrénou et Béoumi les 16, 17 et 18 Août 2019 afin d’échanger avec eux sur les réalités de leur vécu et sur le RHDP. 

EX DEPUTE / Docteur Saraka Konan Adolphep (photo d'archive)

Les différentes rencontres ont enregistré la présence effective des chefs, des présidents de jeunes, des présidentes de femmes et des populations des villages desdites Sous-préfectures. 

En introduction de chaque rencontre, le Docteur Saraka Adolphe a précisé : « je suis venu devant vous aujourd’hui, sur instruction du Président de la République son Excellence Alassane Ouattara, du Président du RHDP, pour vous dire son Yako, sa compassion suite aux évènements malheureux survenus au mois de mai dernier et surtout échanger avec vous sur le RHDP et également recueillir vos difficultés et vos besoins pour les lui transmettre ». De Kondrobo à Béoumi, passant par Andokékrénou, les besoins et attentes des populations sont réels mais surtout identiques et se résument aux infrastructures essentielles de base, à savoir les constructions de châteaux d’eau, de centres de santé, d’écoles primaires, de collèges de proximité et surtout d’électrifications villageoises. 

Je constate que le président Alassane Ouattara et le RHDP ont électrifié 61 des 80 villages des trois sous-préfectures de Béoumi ; Comment peut-on trouver solutions à toutes vos difficultés et préoccupations évoquées, si nous ne réfléchissons pas ensemble pour nous déterminer sur la voie que je vous propose a demandé Docteur Saraka Adolphe à ses parents ? 

« Pour moi, dira-t-il, il est maintenant temps que le peuple Kodè pense au développement de son département car le RHDP est l’océan dans lequel affluent les fleuves et les rivières. Une digue sur une rivière n’empêchera l’océan d’étendre son envergure. Si telle est que notre volonté est le développement de Béoumi, n’avons-nous pas l’obligation de nous inscrire dans la vision du président Alassane Ouattara avec le RHDP qui fait ses preuves par la réalisation de nombreuses et grandes infrastructures modernes et criardes depuis 2011, à travers tout le pays ?»

Puis de rappeler avec émotion, cet épisode douloureux de l’histoire politique de Béoumi à ses parents en ces termes : « le peuple Kodè a été délaissé du développement de la Côte d’Ivoire depuis toujours parce que taxé de progressiste et non aux côtés du PDCI-RDA en ses débuts. Réfléchissons !»

C’est pourquoi je vous demande, conclura-t-il, de nous engager tous ensemble et dès maintenant aux côtés du Président Alassane Ouattara et du RHDP pour tracer les nouveaux sillons de développement de la côte d’Ivoire nouvelle et de Béoumi en particulier, en restant toujours sur les traces d’Houphouët-Boigny. Par des applaudissements nourris, toutes les populations rencontrées lui ont témoigné leur soutien effectif pour le RHDP. Elles ont salué et remercié vivement le Président Alassane Ouattara et son Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et encouragé leur fils de renouveler cette initiative.

Il est à noter pour la circonstance que la délégation qui accompagnait le Docteur Saraka était composée de Konan Germain dit Trankpa ex député suppléant, Nzi Sébastien, Yao Samuel dit Gnaklé, Mathias Gossé, Kouassi Norbert, M’Bra Marcel, Addih Bénoit, Guédé Gba Jeannot et le Député Yao, tous membres des instances du RHDP.

Béa Koukougnon / Les vociférations et élucubrations d’une xénophobe et Ivoiritaire

Béa Koukougnon / Les vociférations et élucubrations d’une xénophobe et Ivoiritaire de BEA KOUKOUGNON dans ma boîte de messagerie Facebook concernent TIDJANE THIAM, une partisane de GBAGBO ET BEDIE parce qu’elle est bété elle se croie plus Ivoirienne que d'autres Ivoiriens, et en plus elle est en résidence en France depuis des années .

CÔTE d’IVOIRE : UN IVOIRIEN NOUVEAU / le rattrapage ! mythe ou réalité .

Le vrai rattrapage du Président de la République son Excellence Alassane Ouattara et son gouvernent diriger par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

C’EST UN IVOIRIEN NOUVEAU Mais au-delà de ces arguments de pur bon sens, analysons plus en profondeur la réalité du rattrapage, à travers des faits et non sur la base de simples impressions, de procès d'intention et de jérémiades c'est la consolidation de la démocratie et avec la création des nouvelles institutions pour renforcer notre jeune démocratie ç'aussi la construction de nouvelles infrastructures.

Le rattrapage c’est la construction des ponts, des routes, c’est l’électricité sur toute l’étendue de la Côte d'Ivoire Le rattrapage c’est l’Éducation Nationale et l'accès à l'école dans tous les hameaux et campements, le rattrapage c’est les centres de santé dans toutes les sous-préfectures de notre Pays et gros villages .

Merci au Président de l'ASCAD; Professeur Antoine ASSEYPO HAUHOUOT pour sa brillante conférence face au Ministre KAFANA Gilbert et aux Présidents de nos institutions et aussi face à des milliers d'étudiants Ivoiriens.

Par : Venance KONAN / L’art de mal poser les problèmes "On a vu ce que ce genre de propos a produit en Afrique du sud où de véritables pogroms ont été organisés contre les étrangers africains, accusés de tous les maux qui minent le pays de N Mandela"

Mon premier reportage sur l’orpaillage en Côte d’Ivoire date de 1994. C’était dans les environs d’Odienné. Un peu avant cela, j’en avais réalisé un au Burkina Faso.

Depuis cette date il y a eu beaucoup de reportages sur l’orpaillage dans nos journaux. Ces dernières années, Fraternité Matin a consacré de nombreuses pages à cette activité qui est source de nombreux problèmes dans nos régions.

Non seulement elle détruit les terres agricoles, pollue les cours d’eau, mais elle entraîne aussi dans son sillage la prostitution et toutes sortes de criminalités. Dans la région de Daoukro par exemple où cette activité est très présente, de nombreux cas de viols et d’agressions sur les biens des populations sont régulièrement signalés. Et il est vrai qu’il y a beaucoup d’armes sur les sites d’orpaillage. Là où l’on cherche de l’or, il y a toujours des aventuriers et des armes, sous tous les cieux. Parce qu’il y a toujours des personnes qui veulent voler leur or à ceux qui en trouvent, et ces derniers ne veulent pas se laisser voler.

 Le phénomène de l’orpaillage existe partout où l’on soupçonne la présence de l’or, à savoir, dans notre région ouest-africaine, au Burkina Faso, au Mali, en Guinée, au Ghana, partout.

 Les différents reportages que nous avons réalisés sur ce sujet visaient à attirer l’attention, non seulement de nos autorités, mais aussi des populations et des forces de l’ordre qui souvent, pour un peu d’argent, se rendent complices de ces orpailleurs.


Peut-on pour autant dire que des personnes ont fait venir ces orpailleurs pour préparer un hold-up sur la Côte d’Ivoire, une guerre ou quelque chose de ce genre ?

C’est à voir. Doit-on en parler ?

 Bien sûr ! Mais sereinement.

 Y a t-il un trafic sur les pièces d’identité ivoiriennes ?

De nombreux journaux en ont plusieurs fois fait état. Et depuis très longtemps. Depuis la réinstauration du multipartisme pour être plus précis.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avait été accusé d’organiser ce genre de trafic lorsqu’il était au pouvoir, et aujourd’hui c’est au tour du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qui est au pouvoir d’en être accusé. Il est certain qu’en raison de nos mentalités, de certaines tracasseries policières et du sésame que la nationalité ivoirienne représente dans de nombreuses situations, on ne peut douter qu’il existe un tel trafic.

 Cela se passe-t-il seulement à Abobo ?

 On peut en douter. Est-ce pour fausser nos futures élections ?

 La question alimente beaucoup de fantasmes. Mais un observateur a fait remarquer que depuis que l’on agite le chiffon rouge des étrangers qui s’enrôleraient sur nos listes électorales, on n’a pas constaté un accroissement significatif des électeurs au fil de nos différents scrutins. Selon lui, si des gens cherchent à acquérir illégalement la nationalité ivoirienne, c’est surtout pour circuler et vivre sans subir des tracasseries, pour des raisons administratives ou économiques, ou simplement pour émigrer.

 Mais il n’est pas impossible que des fraudeurs participent aussi à nos élections. Doit-on en parler ?

 Bien sûr ! Mais sereinement.

 Il y a aussi la très vieille question des travailleurs étrangers dans nos plantations. Cette question a été le sujet de trois de mes livres, à savoir « Robert et les Catapila », publié en 2005, « les Catapila ces ingrats » et « Catapila chef du village » qui a obtenu le prix Rabelais en France. La question des terres ne concerne pas que les étrangers.

 Elle touche aussi aux relations entre Ivoiriens ayant émigré dans certaines parties du pays et populations du terroir. Elle provoque régulièrement des conflits parfois meurtriers entre populations dites autochtones et celles appelées allogènes ou allochtones. Tous les pouvoirs depuis Houphouët-Boigny ont tenté de trouver des solutions définitives à ces conflits, mais le problème persiste.

 Y aurait-il actuellement des étrangers qui tenteraient d’arracher leurs terres à des Ivoiriens en les agressant ?

 C’est à voir. Doit-on en parler ?

 Bien sûr, mais sereinement.

Lorsque dans un discours de quelques minutes l’on aligne les problèmes évoqués plus haut les uns après les autres en accusant à chaque fois les étrangers, et que l’on conclue que tout est fait pour que les Ivoiriens se sentent étrangers chez eux, on veut clairement livrer les étrangers à la vindicte populaire.

 On a vu ce que ce genre de propos a produit en Afrique du sud où de véritables pogroms ont été organisés contre les étrangers africains, accusés de tous les maux qui minent le pays de Nelson Mandela.

On en a vu un aspect dans notre pays durant la crise postélectorale de 2010-2011. Nous avons eu beaucoup de chances à cette époque. Il n’est pas certain qu’une seconde chance nous soit accordée si nous embouchons à nouveau la même trompette qui nous avait conduits à cette situation. Mais ce qui est intéressant à noter est que celui qui boit du petit lait en ce moment est le Front populaire ivoirien (FPI). Pendant qu’il tente de résoudre ses contradictions internes, à savoir les dissidences et antagonismes entre différents courants (courant Affi, courant Assoa Adou, courant Simone Gbagbo, courant Don Mello qui pointe le bout du nez), les palabres entre les différents foyers du grand chef, la question de son retour, le FPI a trouvé quelqu’un pour porter son message.

« Comme tu es très occupé et que je tiens à faire alliance avec toi, prête moi ta palabre. » C’est ce que le PDCI semble avoir dit au FPI. Et ce dernier compte les points en soufflant de temps en temps sur les braises allumées par le PDCI.

 En attendant de ramasser la mise. Le PDCI n’a pas encore compris que si le FPI l’aide à faire tomber le pouvoir actuel, ce ne sera certainement pas pour l’y installer. Affaire à suivre.

Venance Konan

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