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Monde (223)

France le tour de l'affaire Fillon #PENELOPEGATE "EXCLUSIF" / Dans une interview au Journal du Dimanche,se justifie sur les soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur elle."

Lorsque le JDD retrouve Penelope Fillon samedi à l’heure du déjeuner au cabinet de son avocat, maitre Pierre Cornut-Gentille, autour d’une grande table ronde en verre sur laquelle trônent sandwiches et barquettes de salades, elle est telle qu’on l’imaginait : parlant trop bas, se précipitant pour ranger une fois que tout le monde s'est sustenté. Elle est la seule, autour de la table et au-delà, à n’avoir pas son téléphone à portée de doigts ; "je l’utilise très peu, seulement avec les enfants et quelques amis. Parler français au téléphone, c’est difficile pour moi." Elle ne se sent bien qu’avec les siens. D’emblée elle nous prévient : "Je ne parle pas beaucoup."

Lire aussi : Penelope Fillon au JDD : "Je lui ai dit d’aller jusqu’au bout" EXCLUSIF - Pour la première fois depuis le début de l'affaire Fillon, Penelope Fillon s'explique. Elle le fait dans le JDD.

Penelope et François Fillon le 29 janvier dernier à Paris. (Reuters)

Elle n'avait pas parlé depuis le début de l'affaire. Son prénom est pourtant au coeur de la tempête qui menace la candidature de François Fillon à la présidentielle. Penelope Fillon s'exprime en exclusivité dans le JDD.

Pourquoi parler aujourd'hui?

Cette semaine, j'ai été contactée par mes amis, mes enfants : est-ce que tu es vivante ? Est-ce que tu es à l'hôpital ? C'est quand, le divorce ? Tu es en Angleterre ? C'est pour mettre un terme à ces rumeurs folles que j'ai accepté de vous voir. Pour dire : je suis là ; j'ai toujours été là ; je serai toujours là. Je suis avec François depuis trente-six ans et je serai encore là tout le temps qu'il nous reste à vivre.

Lire aussi : EXCLUSIF. Penelope Fillon parle au JDD

Ce qui a troublé aussi dans cette affaire, c'est que, depuis trente ans, les très très rares fois où vous avez pris la parole, ce fut toujours pour dire que vous vous teniez en dehors de la politique…

Je ne considérais pas que je faisais de la politique. Je travaillais pour mon mari et pour les Sarthois. François a été élu pour la première fois juste après notre mariage ; je l'ai accompagné dans tous les villages de sa circonscription. C'est là que j'ai commencé à aimer la Sarthe et les Sarthois. Mon rôle était de l'aider dans sa relation d'élu avec les gens. Seulement cette partie-là de la politique.

En quoi cela consistait-il?

Je traitais le courrier en lien avec la secrétaire. Je préparais pour mon mari des notes et des fiches sur les manifestations locales de la circonscription, afin qu'il puisse avec mes mémos faire ses allocutions. Je lui faisais aussi une sorte de revue de presse locale. Je le représentais à des manifestations. Je relisais ses discours. J'ai toujours été associée à ses choix politiques, il a une confiance totale en moi, pour ma discrétion mais aussi pour ma loyauté. Je lui disais la vérité, ce qui n'est pas toujours le cas des collaborateurs… Contrairement à d'autres, moi, je ne le lâcherai pas.

Lire aussi : EXCLUSIF. Les 19 PV de l'affaire Fillon 

Le JDD a pu consulter les 19 interrogatoires que contient l’enquête préliminaire. Des témoignages à charge, d'autres à décharges… Révélations. 

François Fillon est soupçonné d'avoir embauché à titre fictif plusieurs de ses proches. (Reuters) "Le JDD a eu accès aux 19 interrogatoires de l'enquête préliminaire du Parquet national financier concernant l'affaire Fillon. Extraits...

Penelope Fillon, femme de François Fillon : Votre travail donnait-il lieu à une production ou restitution écrit?" questionne l'enquêteur. "Non, c'était uniquement oral…" Interrogée sur le cumul de ses deux emplois, en 2012, à la revue et pour son mari Pénélope Fillon s'explique ainsi : "Il n'y avait pas vraiment de week-end ou de repos hebdomadaire"."

Lire aussi : Penelope Fillon au JDD : "Je lui ai dit d’aller jusqu’au bout" François Fillon, ancien Premier ministre : "Quand j'ai quitté Matignon, mon épouse était psychologiquement déstabilisée, elle avait envie de s'ouvrir à d'autres activités."

Marc Joulaud, suppléant de François Fillon et député entre 2002 et 2012 : "La porte d'entrée locale pour toucher ou contacter François Fillon était moi ou elle."

Igor Mitrofanoff, "plume de François Fillon" : "Globalement, Penelope a toujours pris soin de ne pas démontrer qu'elle était extrêmement active auprès de son mari. Par tact ou par pudeur, ou par courtoisie vis-à-vis des électeurs sarthois…"

Marc Ladreit de Lacharrière, milliardaire, propriétaire de la Revue des deux mondes : François Fillon m'a approché […] pour me dire que son épouse cherchait une activité […] je me suis dit que peut-être elle serait utile pour la rédaction de la revue et qu'elle pourrait avoir un regard international pour le futur de la revue".

Michel Crépu, ex-directeur de la Revue des deux mondes : "Comment envisager que La Revue des deux mondes puisse recruter un conseiller littéraire, poste inutile, sans que j'y sois associé ou que j'en sois informé ?"

Nathalie Blain, ancienne assistante parlementaire de François Fillon  : "Ce que je sais, c'est qu'en 1998 ma rémunération a été diminuée de moitié pour permettre la rémunération de Mme Fillon"

Pour lire cette enquête en intégralité, retrouvez le JDD en kiosques, sur smartphone et tablette ou sur Internet. Découvrez également nos offres d'abonnement.

Laurent Valdiguié - leJDD.fr

Voulez-vous qu'il aille jusqu'au bout?

Moi, je lui ai dit qu'il fallait continuer jusqu'au bout. Chaque jour je lui ai dit ça. C'est lui qui décidera.

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Au JDD pourtant, elle a décidé de témoigner. Pour "mettre un terme aux folles rumeurs". Penelope Fillon se défend d’avoir occupé un emploi fictif quand elle était employée comme assistante parlementaire de son mari et de son suppléant, Marc Joulaud. Elle explique également au JDD qu'elle a dit à François Fillon "d'aller jusqu'au bout".

Celle qui dit vivre "une souffrance difficile à supporter" depuis le déclenchement de l’affaire qui porte son nom revient sur ces différentes collaborations : "Je ne considérais pas que je faisais de la politique. Je travaillais pour mon mari et pour les Sarthois.” Pour appuyer ses dires, elle cite les courriers, les mails échangés avec les collaborateurs ou encore les notes qu’elle a produits et qu’elle assure avoir transmis aux enquêteurs, par son avocat.

"Je comprenais ce que je signais quand je signais des contrats"

Était-elle au courant des montants et des dates qui concernaient ces contrats ? "Bien sûr que je comprenais ce que je signais quand je signais des contrats", répond-elle au JDD. Penelope Fillon indique aussi qu’elle était au courant que ses enfants avaient été rémunérés comme collaborateurs de son mari. "Tout était légal et déclaré", abonde-t-elle.

Lire aussi : EXCLUSIF. Les 19 PV de l'affaire Fillon 

Concernant sa collaboration à la Revue des Deux Mondes, l’épouse du candidat LR avoue au JDD ne pas "conna[ître] Michel Crépu", l’ancien directeur de la publication, à qui elle dit avoir transmis des notes. "J’ai remis dix notes aux enquêteurs", affirme-t-elle pour prouver qu’elle a effectivement travaillé.

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Anna Cabana et Hervé Gattegno - Le Journal du Dimanche

Affaire Fillon : peu de résultats dans la perquisition du domicile du couple

Les enquêteurs, qui s'intéressent à la société 2F conseil, ont procédé à une perquisition au domicile parisien du couple Fillon. (RTL Midi)

François Fillon s'est encore présenté comme "combattant" lors de son meeting de Nîmes, jeudi 2 mars. Sur le plan politique, les démissions prolifèrent. Après Bruno Le Maire mercredi, c'est au tour de Thierry Solère, seul porte-parole du candidat de la droite, de jeter l'éponge. Une décision qui isole un peu plus François Fillon au sein de sa propre famille politique et fait sortir du bois les soutiens d'Alain Juppé. Les proches du maire de Bordeaux ont fait savoir qu'il "ne se défilera pas" en cas de

retrait de François Fillon.

Dans le volet judiciaire, on en sait plus sur les résultats de la perquisition du domicile parisien du couple Fillon. Penelope Fillon a reçu les enquêteurs dans la matinée du 2 mars. Selon les informations de RTL, les enquêteurs cherchaient en premier lieu des documents liés à la société de François Fillon, 2F Conseil. Ils ont donc exploré le contenu de l'ordinateur dédié à cette société, dont l'ancien premier ministre est le seul actionnaire. Mais ils n'auraient trouvé que peu de choses, car l'ordinateur a été récemment remplacé.

• EN DIRECT - Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait aussi lâcher François Fillon

Les enquêteurs se posent la question d'un éventuel trafic d'influence. Parmi ses clients, François Fillon a compté la holding Fimalac, propriétaire du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière. Or, ce dernier a embauché Penelope Fillon à La Revue des Deux Mondes. Il a également été décoré du plus haut grade de la Légion d'honneur par François Fillon lorsqu'il était premier ministre.

À lire aussi FRANÇOIS FILLON  Affaire Fillon : la résidence sarthoise du couple a été perquisitionnée /Les archives parlementaires de François Fillon, datant des années 1980 et au-delà, étaient également recherchées par les enquêteurs. Là encore, il n'y a que peu de résultats, car le candidat Les Républicains n'a conservé que très peu de documents. D'autres perquisitions devraient suivre dans les prochains jours, notamment dans le manoir de la famille Fillon, dans la Sarthe.

Bruno Cotte ici à la Cour pénale internationaleFrance Le grand magistrat Bruno Cotte adresse un avertissement à François Fillon

INTERVIEW Pour Bruno Cotte, ancien procureur de Paris et ex président de la chambre criminelle de la Cour de cassation : "la France a rarement connu des attaques aussi fortes, aussi constantes, contre son institution judiciaire".

Bruno Cotte ici à la Cour pénale internationale de la Haye en 2012.

ROBIN VAN LONKHUIJSEN / ANP / AFP

C'est une figure de l'institution judiciaire. Procureur de Paris (1990-1995), président de la chambre criminelle de la Cour de cassation (2000-2007) et membre de l'Institut de France, Bruno Cotte lance un message d'alerte à propos de la remise en cause de la justice en France. Entretien. 

Comment ressentez-vous les remises en cause de l'institution judiciaire par François Fillon qui appelle même à un "grand rassemblement populaire" dimanche au Trocadéro pour dénoncer "l'action de déstabilisation" menée contre lui ?

La situation est grave, critique. La France a rarement connu des attaques aussi fortes, aussi constantes, contre son institution judiciaire. En février 1971, le Secrétaire général de l'UDR, René Tomasini avait affirmé que les juges étaient "tous des lâches", Nicolas Sarkozy avait lui comparé les magistrats à des "petits pois", il y a eu aussi les propos de François Hollande dénonçant la "lâcheté" de l'institution judiciaire (dans le livre Un président ne devrait pas dire ça..., Ndlr), mais ces critiques étaient ponctuelles, la manifestation d'un mouvement d'humeur. Or depuis un mois, la remise en cause de la justice est constante, elle gagne même chaque jour en intensité. Il est très clair que l'institution judiciaire doit être critiquée mais il y a des limites. La conséquence est que les trois juges en charge de l'instruction du dossier (Serge Tournaire, Aude Baresi et Stéphanie Tacheau) vont subir une énorme pression. Ce n'est pas bon. Et cela est d'autant plus injuste que les magistrats du Parquet national financier et ces trois juges ont été d'une discrétion exemplaire. 

Quant à la manifestation de dimanche, il faut voir si c'est un rassemblement de soutien au candidat, auquel cas je n'ai pas de problème avec cela ou si le but est de manifester contre les juges. Cette dernière hypothèse serait difficilement qualifiable. Ce serait de mon point de vue inédit.

François Fillon se dit victime d'un acharnement judiciaire. La justice a-t-elle traité son cas avec plus d'empressement que celui d'un justiciable ordinaire?

Non. Ces attaques sont consternantes. Tout fonctionne normalement jusqu'à présent. Chacun admet aujourd'hui, surtout en matière pénale, qu'une affaire extraordinaire doit être traitée de façon ordinaire. On ne doit pas opérer de discriminations entre les affaires. Mais avant de parler d'acharnement judiciaire, je tiens à préciser que le Parquet national financier avait la possibilité de citer directement les protagonistes devant un tribunal correctionnel réuni en audience publique. Cela aurait été beaucoup plus violent. Quant à la question de savoir si le parquet s'est saisi trop rapidement, je répondrais qu'il agit très souvent avec célérité. Il est arrivé plusieurs fois que le parquet ouvre une enquête après la publication d'articles dans la presse. Cet argument ne devrait donc pas donner matière à une forte contestation. Enfin, si François Fillon est mis en examen, ses avocats pourront toujours présenter des requêtes en annulation de la procédure, contester la compétence des juges d'instruction ou saisir la chambre de l'instruction. A ce sujet, il convient d'ailleurs de rappeler que François Fillon a tenu des propos pour le moins inexacts lorsqu'il affirme que ses avocats ont demandé que l'on statue sur les irrégularités de la procédure et que cela leur a été refusé. Il est impossible de saisir la chambre de l'instruction avant d'avoir été mis en examen. 

François Fillon semble sous-entendre que les juges auraient dû observer une "trêve judiciaire" censée prévaloir en période électorale. Entendez-vous cet argument ?

La seule règle ou coutume qui prévaut concerne l'audiencement d'une affaire mettant en cause un candidat en campagne électorale. Mais il n'existe pas de "trêve" pour le déroulement de l'enquête. Cela n'est absolument pas érigé en pratique. Il faut arrêter d'utiliser de grands mots.

#PENELOPEGATE

En meeting à Aubervilliers, François Fillon refuse d'abdiquer

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© Geoffroy van der Hasselt, AFP | François Fillon est apparu combatif à Aubervilliers le 4 mars.

Vidéo par FRANCE 2

Texte par Romain HOUEIX

Dernière modification : 04/03/2017

"N'abdiquez pas, ne renoncez jamais!" a lancé samedi François Fillon à ses soutiens réunis à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Le candidat de la droite refuse de s'avouer vaincu et croit toujours en ses chances à la présidentielle.

"Fillon président ! Fillon président !" À son arrivée aux Docks à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, le candidat de la droite a été accueilli par les vivats de ses militants qui ont même entonné "joyeux anniversaire" en l'honneur de l'élu de la Sarthe, né un 4 mars. Au micro, François Fillon est apparu combatif exhortant son public de 1 500 personnes à continuer de le soutenir pour qu'il puisse défendre son projet comme candidat Les Républicains à la présidentielle

  Romain Brunet @romain2dc Arrivée de @FrancoisFillon sur scène. "Fillon président !", scande le public d'Aubervilliers. #fillonsocietecivile #Fillon

"Votre engagement doit se poursuivre (...) La France a besoin de vous pour se réformer. Elle a besoin de vous pour heurter les Bastille et les citadelles derrière lesquelles s'abritent les conservatismes, les corporatismes et tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change", a déclaré le candidat, en grande difficulté dans sa campagne marquée par de multiples défections dans son camp, alors qu'il est menacé de mise en examen pour des emplois présumés fictifs et que sa demeure de Beaucé, dans la Sarthe, a été perquisitionnée vendredi après-midi, quelques jours après son appartement du VIIe arrondissement de Paris.

Alors que son propre parti s'active pour le forcer au départ et propulser Alain Juppé, François Fillon n'en a cure. Dans l'entourage du candidat interrogé par l'envoyé spécial de France 24 à Aubervilliers Romain Brunet, on confie que l'élu de la Sarthe n'a aucunement l'intention de renoncer : "Tant qu'il pensera être le mieux placé pour faire gagner son camp, il continuera. Son seul souci est de faire gagner son projet".

 Romain Brunet @romain2dc  Selon l’entourage du candidat, @FrancoisFillon n'a aucune intention de jeter l'éponge."Tant qu'il pensera être le mieux placé... 

 Romain Brunet @romain2dc ...pour faire gagner son camp, il continuera. Son seul souci est de faire gagner son projet." Le bureau politique des Républicains avancé de 24 h

Cependant, les oppositions en interne sont loin de faiblir. En plein milieu de son discours, le parti a fait savoir que le comité politique était avancé de 24 heures, à lundi 6 mars, "pour évaluer la situation". Le comité est convoqué à l'initiative Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, et Gérard Larcher, président du comité politique, tous deux très proches de l'ancien Premier ministre. Il vise à faire le point "compte tenu de l'évolution de la situation politique à sept semaines du premier tour de l'élection présidentielle".

Interrogé à ce sujet, Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne de Fillon et fidèle parmi les fidèles, a minimisé la portée de ce geste :" Cela ne va rien changer."

Romain Brunet @romain2dc Le comité politique de LR convoqué lundi (au lieu de mardi): @BrunoRetailleau minimise et estime que cela ne va rien changer #Fillon / L'équipe de François Fillon mise sur la manifestation de dimanche au Trocadéro pour relancer la dynamique de la campagne : "À partir de 40 000 ou 50 000 personnes, on parlera de succès", souffle-t-on, alors que dans un premier temps le chiffre de 100 000 était évoqué. Si l'opération réussit, le candidat pourrait capitaliser en marquant une nouvelle fois sa détermination en passant dans un journal télévisé dans la soirée. Et quand serait-il si la manifestation faisait flop ?  (Avec AFP)

A lire aussi / Nicolas Ciarapica  /Les opinions et prises de position des chroniqueurs d'Info Chrétienne n'engagent, ni ne représentent la rédaction d'Info Chrétienne. Info Chrétienne soutient la liberté d'expression, de conscience et d'opinions.
C'est un appel solennel que je voudrais lancer aux chrétiens de France, ainsi qu’aux amis de la France : prions pour que le candidat François Fillon reste en lice – quelles que soient nos opinions politiques – et pour qu’il puisse poursuivre sa campagne en vue du premier tour de l’élection présidentielle du 23 avril prochain. Voici pourquoi :

• parce qu’il est le candidat élu par le peuple de Droite (Alain Juppé, dont le nom est évoqué pour le remplacer, a été largement distancé, malgré un vote massif d’électeurs de Gauche qui ont perturbé la Primaire),

• parce que derrière lui se tient Sens Commun, le parti fondé par la Manif pour tous (l’ensemble des mouvements pro-vie et pro-famille) et que c’est en partie pour cela qu’il est combattu,

• parce qu’il est le seul à s’être déclaré sans craintes pour les valeurs chrétiennes et être, à titre personnel, contre l’avortement,

• parce que le Syndicat de la Magistrature qui le harcèle pile au moment de l’élection est manifestement au service de l’idéologie de Gauche et que François Fillon fait l’objet d’une « chasse aux sorcières » disproportionnée par rapport au « crime » qu’on lui reproche (avoir comme de nombreux élus fait travailler des membres de sa famille),

• parce qu’il est plus que douteux que la totalité des médias (l’immense majorité des journalistes est de Gauche) et des sondeurs se liguent contre un homme et mettent en avant un poulain (Emmanuel Macron) qui ne touchera pas aux ignobles lois mises en place par le Socialisme durant les 5 années terribles que nous venons de vivre,

• parce qu’il est le seul qui a présenté un programme cohérent et possède une expérience du gouvernement (limitation du déficit de la France, fin des privilèges corporatistes, encouragement à la création d’entreprise, etc.),

• parce qu’il est le seul qui parle de sécurité, à part le candidat de l’Extrême-droite, et aborde de front les dangers de l’islamisme (au contraire d’Alain Juppé qui est aveuglé par les « accomodements raisonnables »),

• parce que si les deux seuls candidats de Droite ou d’Extrême-droite sont accablés d’affaires judiciaires, les risques de frustration populaire et de troubles à l’ordre public sont considérables,

• et enfin parce que l’homme et ses convictions, même si nous n’approuvons pas tout ce qu’il dit et fait, est le moins éloigné des convictions chrétiennes ou tout simplement pragmatiques,

Pour toutes ces raisons, je demande à chacun de prier afin :

• que le peuple de France puisse être libre de ses choix et conserver un véritable candidat « de Droite » dans cette élection capitale en cette époque cruciale,

• que M. Fillon et sa famille soient protégés des pressions publiques énormes qui poussent au divorce, au suicide, etc.

• que notre pays puisse avoir un Président honnête et droit, ne cédant pas aux idéologies politiques et religieuses mais soutienne la liberté et vise uniquement le bien public.

Note sur le « pragmatisme chrétien »

Ma prise de position (qui n’engage que moi, Info Chrétienne n’a pas de ligne politique et me fait la courtoisie de me laisser libre de mes propos) fait débat. Je souhaiterais préciser ma pensée. Cette élection va ENGAGER LE DESTIN DE NOTRE PAYS pendant les 5 prochaines années. On me demande de choisir un candidat parmi un nombre très limité. Mon coeur et ma tête sont au Ciel et j’ai de nombreux rêves pour ma nation. Mais concrètement, dans moins de 2 mois, je dois choisir UN SEUL candidat. Ils ont chacun un programme que je dois lire et sur lequel je dois me prononcer. On ne me demande rien d’autre et ce n’est pas le moment de rêver à un autre candidat, fut-il chrétien : C’EST TROP TARD ! Je peux y travailler, mais pour dans 5 ans.

Donc, on ne me demande pas de choisir un pasteur pour mon église ou encore le futur mari de ma fille (lui, je l’attends avec une liste de questions conséquentes !). Plutôt que me réfugier dans le nihilisme chrétien par paresse intellectuelle ou répéter ce que disent les médias par conformisme, j’utilise mon cerveau et la sagesse que Dieu m’a donné pour choisir le « moins pire » des programmes. De ce choix que j’aurai fait en toute conscience et indépendance, je suis comptable devant Dieu. Je sens très clairement qu’on cherche à m’imposer un choix en faisant porter le débat sur des réactions émotionnelles: « ce pourri s’est enrichi et moi je n’ai rien », « il est corrompu », etc. C’est une technique classique qu’ont utilisé les manipulateurs pour vendre à mon pays toutes les idées « progressistes » qui le rongent depuis des années : l’avortement « de confort » alors qu’on ne parlait que d’avortement « thérapeutique au début, l’accueil de l’étranger qui se mue en invasion Islamique, la drogue « légalisée », l’euthanasie, la laïcité qui au final interdit d’annoncer le Christ ou de dénoncer le mariage gay – la liste est longue.

Je n’ai pas dit que François Fillon était chrétien. J’ai dit qu’il se revendiquait des « valeurs chrétiennes », ce qui dans le contexte français fait référence à un courant de pensée qui s’est cristallisé dernièrement autour de la Manif pour tous (respect de la famille, respect de la vie, respect de l’autorité, etc.). Ca ne sont pas totalement les valeurs du Royaume de Dieu. Je trouve aussi de belles valeurs de fraternité et de partage, d’accueil et de don de soi chez les rêveurs « gauchistes ». Pourtant, en l’état, je ne peux pas donner ma voix à tout ce qui vient « avec » l’idée du progrès social que se fait la Gauche, avec la promesse de distribuer à tous un argent que nous n’avons plus. Et surtout, avec la collaboration de la Gauche avec nos ennemis, que ce soient ceux qui veulent détruire la famille ou ceux qui veulent détruire la « civilisation judéo-chrétienne ».

Je ne puis non plus donner ma voix à Mme Le Pen, car son projet est socialiste. National socialiste plus exactement. Et je n’ose imaginer les 100 premiers jours de sa présidence avec les troubles sociaux et les purges qu’il lui faudrait engager pour faire tourner le pays et « casser » les piquets de grève.

Alors sur ce « plus petit dénominateur commun » que je trouve dans le programme de M. Fillon avec lequel je me sens en accord, comme sur une braise, je préfère souffler. M. Fillon a du courage, il affirme ses convictions catholiques dans un pays gangréné par une omniprésente franc-maçonnerie qui ne se cache même plus (M. Hollande en a fêté le 3e centenaire publiquement) et sa femme, également, m’émeut. J’ai appris qu’elle aurait été hospitalisée en début de semaine. Elle m’émeut aussi par ses origines galloises, terre qui a connu un immense réveil dont j’aimerais qu’il se produise de nouveau, chez moi, en France.

Je ne vous demande pas de partager mon avis. Je ne vous demande pas de voter pour lui. Mais je vous demande de prier pour que la Droite, comme la Gauche, soit représentée afin que notre pays vive en paix, que la machine médiatique et politique qui lave les cerveaux permette à nos concitoyens de souffler un peu et que nous puissions apporter l’Evangile en toute tranquilité. Pardonnez la maladresse de mes propos et que Guillaume et Marina Anjou soient remerciés pour l’espace de liberté qu’ils m’offrent ici.

Maintenant PRIONS !

Nicolas Ciarapica / Les opinions et prises de position des chroniqueurs d'Info Chrétienne n'engagent, ni ne représentent la rédaction d'Info Chrétienne. Info Chrétienne soutient la liberté d'expression, de conscience et d'opinions.

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Fini les fausses pudeurs. Alain Juppé, en réserve de la République, dit à ses soutiens être prêt si François Fillon devait renoncer.

Jeudi matin, le député LR Georges Fenech sort du studio de France Info, où il vient d'inviter les maires de France à parrainer Alain Juppé plutôt que François Fillon, quand son portable sonne. A l'autre bout du fil, le maire de Bordeaux, qui le remercie ! Toujours désintéressé, le retraité de Gironde ? Depuis fin novembre, blessé, il ruminait sa défaite à la primaire et laissait sans réponse les SMS de ses amis l'exhortant à faire son devoir. Mais mercredi, il a eu un « haut-le-cœur », selon un proche, en entendant François Fillon mettre en cause l'institution judiciaire et annoncer qu'il se maintiendrait même mis en examen. Juppé l'a donc assuré à une poignée de fidèles : il est « prêt » à être le recours. Il leur a donné son feu vert pour lancer les hostilités. Récit, côté coulisses, du plan J comme Juppé.

D'abord, torpiller la candidature Fillon

Le portable du maire de Bordeaux a chauffé hier. Il voulait cadrer les choses avec ses amis pour ne pas donner l'impression d'organiser un putsch. « Je resterai loyal », a-t-il répété. Mais loyal ne veut pas dire inactif. « Je ne me défilerai pas. Cette situation ressemble à un suicide collectif », juge-t-il. Mais il veut « une lame de fond ». « L'appel ne peut pas venir que des gens qui étaient déjà pour moi, il faut que ce soit plus large », leur a-t-il dit. Juppé a aussi appelé Jean-François Copé. Car s'il a reçu Fillon chez lui lundi, le maire de Meaux s'active en secret pour aider Juppé à trouver les 500 parrainages qu'il faut déposer au plus tard le 17 mars. Selon nos informations, le Conseil constitutionnel en reçoit déjà au nom de Juppé. « On les garde et on attend pour le moment. Si nous dépassons le fameux seuil de 500, nous lui demanderons s'il souhaite se présenter », dit-on Rue de Montpensier.

Objectif : démoraliser les fillonistes

Au fil de la journée, le plan J monte en puissance avec les démissions en cascade des juppéistes de l'équipe Fillon. D'abord Sébastien Lecornu, qui était directeur adjoint de la campagne. Puis les ténors Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu. Et, enfin, le juppéiste en chef Gilles Boyer, qui était trésorier. Les amis de Bruno Le Maire, eux, ne se cachent plus. « L'option Juppé est la seule crédible en l'état », confie le député Franck Riester, qui parrainera Juppé. Le Maire, lui, a même appelé Juppé pour lui dire de se lancer ! En fin de journée, une dizaine de maires emmenés par Jean Rottner (Mulhouse), Gaël Perdriau (Saint-Etienne) et Arnaud Robinet (Reims) appellent au retrait de Fillon. Juppé leur a donné son aval, mais a demandé à ne pas figurer dans le texte. Côté judiciaire, les ennuis continuent pour Fillon : son domicile parisien est perquisitionné.

Les sarkozystes se mettent... au ni-ni

Une fois n'est pas coutume, les fidèles de l'ancien président se réfugient pour l'heure dans une prudente neutralité : ni Fillon ni Juppé, pour ne pas fracturer le parti. Une consigne de Nicolas Sarkozy, qui avait dit mercredi à Fillon de « prendre ses responsabilités » sans réitérer son soutien. « Il voit bien que ça va au naufrage », glisse un fidèle. « Il laisse faire les juppéistes », complète un cadre LR. A ce stade, l'ancien président a demandé aux siens de rester dans l'équipe Fillon, mais les parlementaires sarkozystes se réuniront mardi pour trancher. En privé, Sarkozy souhaite bien du plaisir à Fillon avec le juge Tournaire. « Le juge Van Ruymbeke, qui est un ponte, n'a pas signé mon renvoi en correctionnelle dans Bygmalion. Tournaire, si », a glissé l'ex-président à un visiteur.

Quand Juppé sortira-t-il du bois ?

S'il le fait, « avant dimanche », indique un proche qui parie qu'il le fera sous la forme d'un texte écrit. Un autre avoue que la partie est compliquée : « Tout va se jouer dans les prochains jours. Si la manifestation pro-Fillon du Trocadéro tourne au fiasco, l'hémorragie va s'accentuer. Mais après, ça sera trop tard pour nous par rapport à la collecte des parrainages. » Et Juppé ne fera rien si Fillon ne renonce pas lui-même. Ce qui fait sourire les amis de Macron : « Fillon va leur dire : Je vous emm..., c'est moi qui ai le fric. Ce n'est plus un boulevard pour nous, c'est les Champs-Elysées ! »

QUESTION DU JOUR. Présidentielle : selon vous, Alain Juppé peut-il décider d’être candidat à près de 50 jours de l’élection ?

 

 

AFRICA Numéro 1 Francis Laloupo et ses débatteurs./ Vendredi C’est Permis - 03/02/2017/Retour sur l’actualité de la semaine avec Franklin Nyamsi, Emmanuel Dupuy, Jean-Paul Benoît, Emmanuel Nkunzumwami

L’actualité de la semaine analysée et commentée par les débatteurs polémistes invités : Franklin Nyamsi, Professeur agrégé de Philosophie à l’Université de Rouen Emmanuel Dupuy, Consultant Défense, Sécurité et Armement. Président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE)

Jean-Paul Benoît, Avocat, Député européen honoraire. Membre du Parti radical de gauche
Emmanuel Nkunzumwami, Analyste politique et essayiste. Dernier ouvrage paru en janvier 2017 : « Les enjeux électoraux de Paris et la grande couronne » aux éditions L’Harmattan 
Sommaire : Afrique : Retour sur le 28e Sommet de l’Union africaine
France : Frondes, Tensions, affaires, incertitudes… La scène politique dans tous ses états, à trois mois de la présidentielle /

ÉCOUTER L'ÉMISSION / http://www.africa1.com/IMG/mp3/vendredi_c_permis_-_03_02_17_-_pad.mp3

 

 

Etats-Unis: Les défenseurs des immigrés gagnent une première manche contre Trump/Un ancien général du KGB lié au «dossier compromettant» sur Trump retrouvé mort

ETATS-UNIS Un juge fédéral a interdit l'expulsion des dizaines de personnes interpellées depuis vendredi en vertu du décret présidentiel qui restreint l'immigration...Des manifestants protestent contre le décret de Donald Trump restreignant l'immigration, à l'aéroport JFK de New York le 28 janvier 2017.Des manifestants protestent contre le décret de Donald Trump restreignant l'immigration, à l'aéroport JFK de New York le 28 janvier 2017. - STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les défenseurs des immigrés remportent la première bataille de ce qui s’annonce comme un marathon judiciaire. Un juge fédéral américain a donné partiellement raison samedi soir à des ONG qui contestaient le décret anti-réfugiés signé par Donald Trump, en empêchant l’expulsion des personnes interpellées depuis vendredi en vertu de ce décret.

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Plusieurs associations dont la puissante ACLU avaient attaqué dès samedi matin en justice ce décret promulgué vendredi soir par le président américain. Le décret sur la « protection de la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis » interdit pour 90 jours l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans jugés dangereux - Irak, Iran, Yémen, Libye, Syrie, Soudan, Somalie - le temps de revoir les critères d’admission pour les réfugiés en provenance de ces pays.

Entre 100 et 200 personnes auraient été interpellées

L’application de ce décret anti-réfugiés dès vendredi soir a pris par surprise des personnes qui étaient déjà dans l’avion ou prêtes à partir. Des dizaines de passagers - entre 100 et 200, selon le New York Times - se sont ainsi retrouvés interpellés à leur arrivée dans les aéroports américains et menacés d’expulsion.

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Donald Trump au téléphone avec Vladimir Poutine dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, le 28 janvier 2017.En empêchant le gouvernement d’expulser les passagers interpellés après une audition d’urgence samedi soir, la juge Ann Donnelly n’a pas réglé toute l’affaire, a reconnu l’avocat de l’ACLU Lee Gelernt, en évoquant une nouvelle audition en février. Mais elle a accordé un précieux répit aux associations et à toutes les personnes interpellées. « L’important ce soir était que personne ne soit remis dans un avion », a souligné Lee Gelernt à sa sortie du tribunal.

Il a également indiqué que la juge avait ordonné au gouvernement de communiquer la liste de toutes les personnes interpellées dans les aéroports américains depuis vendredi soir. Cela devrait permettre aux associations de pouvoir se mobiliser pour toutes les personnes concernées, a-t-il précisé.

Des milliers de manifestants dans les aéroports

Une autre juge fédérale de Virginie a annoncé dans la foulée une décision similaire, concernant cette fois les passagers interpellés à l’aéroport de Dulles, près de Washington, selon le quotidien The Charlotte Observer.

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La mobilisation des associations a commencé après l’interpellation de deux Irakiens vendredi soir à l’aéroport JFK de New York, qui avaient été associés au gouvernement américain en Irak et détenaient des visas d’immigration en bonne et due forme.

Samedi matin, une fois la plainte en justice déposée, et alors que Donald Trump affirmait que l’application du décret « marchait très bien », plusieurs associations appelaient à manifester, d’abord à JFK puis dans de nombreux aéroports du pays, comme Chicago, Los Angeles, San Francisco, Denver, Minneapolis. Des milliers de personnes ont répondu présents, alors que d’autres saluaient les interpellations sur les réseaux sociaux, illustrant la division du pays.

Du jamais vu depuis la Loi sur l’exclusion des Chinois adoptée en… 1882

« C’est la première salve d’une longue bataille devant les tribunaux », a estimé Michael Kagan, spécialiste du droit de l’immigration à l’Université du Nevada. « On se prépare à une guerre de tranchées juridique depuis l’élection. Il y a eu beaucoup de spéculations sur ce que Trump voulait vraiment dire, si des technocrates au gouvernement allaient le modérer, plus maintenant : il fait littéralement ce qu’il avait dit qu’il ferait ».

Pour ce juriste, l’issue de cette bataille devant les tribunaux est incertaine car elle est « sans précédent dans l’histoire récente américaine ». Tout dépendra de l’attitude des juges et pourrait remonter jusqu’à la Cour suprême, qui n’a pas eu à trancher sur des affaires d’immigration de ce type depuis la Loi sur l’exclusion des Chinois (Chinese Exclusion Act) adoptée en 1882. / M.C. avec AFP / Publié le 29.01.2017 à 07:48 Mis à jour le 29.01.2017 à 07:48

A lire aussi / Trump risque de provoquer la prochaine crise financière, avertit Larry Summers

L’ancien secrétaire au Trésor de Clinton et ex-conseiller économique d’Obama s’inquiète des promesses électorales du président élu.La Bourse a connu l’une de ses périodes les plus fastes sous Reagan mais Donald n’est pas Ronald

Les promesses électorales du président élu Donald Trump sont dangereuses à plus d’un titre, avertit Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et ex-conseiller économique de Barack Obama.

Ce week-end, dans une interview à Fow News, M. Summers s’en est pris à sa volonté affichée de déréglementer, pour relancer l’économie, le secteur financier encadré depuis la dernière crise par la loi Dodd-Frank, votée en 2010 dans le but de limiter les risques pris par les banques (réinstauration de la séparation entre les activités de banque commerciale et de banque d’affaires) et protéger les clients et les contribuables. « Qui veut revenir à l’ère des prêts prédateurs ? Qui veut revoir des banques fortement surendettées ? », a-t-il apostrophé. C’est « extrêmement dangereux ».

Larry Summers, désormais professeur à Harvard, s’inquiète également des mesures protectionnistes promises par Donald Trump qui renchérissent les coûts de production et torpillent la compétitivité des entreprises américaines. « Chaque entreprise qui a le choix entre localiser une usine dans l’Ohio ou au Mexique en vient à la conclusion que le Mexique est 20% moins cher », a-t-il expliqué. La pression que met Donald Trump sur les constructeurs automobiles - via Twitter uniquement pour le moment - va donc à l’encontre des intérêts américains.

Par ailleurs, les modalités de la réforme fiscale promise aux entreprises (sur les conseils notamment de Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants) va non seulement accroître les inégalités mais va aussi faire flamber le dollar (une catastrophe pour les pays émergents endettés dans la devise et un nouveau coup dur pour les entreprises exportatrices) et « nuire à l’économie mondiale ce qui se répercutera sur les Etats-Unis », peut-on lire dans le Financial Times daté d’hier. Larry Summers explique dans cette tribune que la réforme fiscale « sera vue par d’autres pays et l’Organisation mondiale du commerce comme un acte protectionniste qui viole le traité. […] L’OMC est très claire sur le fait qu’un impôt ne peut pas être discriminatoire de sorte à favoriser les exportations. »   

 Après avoir joué la montre à plusieurs reprises, Donald Trump tiendra sa première conférence de presse mercredi. Par la suite, la prise de pouvoir effective par celui qui va succéder à Barack Obama à la Maison-Blanche sera l'occasion pour les investisseurs de confronter leurs anticipations avec la réalité du programme économique plein de contraditions du nouveau président.

En savoir plus sur http://investir.lesechos.fr/marches/actualites/trump-risque-de-provoquer-la-prochaine-crise-financiere-avertit-larry-summers-1625952.php#b198kWfu0yiH417B.99

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RUSSIE Le document en question, à l'authenticité non vérifiée, fait état d'une sextape de Donald Trump avec des prostituées russes...

Il pourrait s’agir d’un nouveau rebondissement dans l’affaire du supposé « dossier compromettant russe » au sujet de Donald Trump. Un ancien responsable du KGB a été retrouvé mort dans sa voiture fin décembre, rapporte le Telegraph, qui suggère qu’il aurait pu être assassiné en lien avec le document de 35 pages publié par le site Buzzfeed début janvier.

Oleg Erovinkin, ex-général du KGB et de son successeur le FSB, a été retrouvé sans vie à Moscou le 26 décembre à l’arrière de sa Lexus noire, selon le Telegraph. La version officielle est qu’il est mort d’une crise cardiaque mais le quotidien britannique laisse entendre qu’il aurait pu être « assassiné par le Kremlin et les causes de sa mort dissimulée ».

Selon un expert des menaces de sécurité liées à la Russie cité par le quotidien, Oleg Erovinkin pourrait être une source anonyme citée dans le fameux document révélé par CNN et Buzzfeed au début du mois. Donald Trump comme Vladimir Poutine avaient vivement contesté l’authenticité de ce dossier, qui mentionne l’existence d’une sextape de Donald Trump avec des prostituées russes, décrite comme un moyen de pression du Kremlin sur le nouveau président américain.

 « Poutine avait le dossier concernant Trump sur son bureau »

Le général Erovinkin a été le collaborateur de l’ancien vice-premier ministre russe Igor Setchine, un proche de Vladimir Poutine dont le nom est cité à plusieurs reprises dans le dossier, aujourd’hui à la tête du groupe pétrolier public russe Rosneft.

Le nom d’Erovinkin n’apparaît pas directement dans le document, mais celui-ci fait état d’une « source russe proche » de Setchine, qui aurait révélé des détails sur une rencontre secrète entre un proche de Trump et le Kremlin. Cette source n’est autre que le général Erovinkin, estime l’expert du Telegraph, qui va plus loin : « Je suis persuadé qu’au moment de la mort d’Erovinkin, Poutine avait le dossier concernant Trump sur son bureau. On peut penser qu’il savait si celui-ci était basé sur la réalité ou pure fiction ».

L’agence d’Etat russe RIA Novosti affirme qu’une « enquête à grande échelle a été ouverte dans la zone » où le général a été retrouvé mort et que « le corps d’Erovinkin a été envoyé à la morgue du FSB ». L’auteur présumé du document qui a fait scandale, l’ancien agent secret britannique Christopher Steele, a lui disparu de la circulation.

 

FillonGate : Le suicide des médias!"Adieu le glorieux journalisme d’antan! Adieu les grandes plumes! Adieu l’éthique qui source et vérifie! Adieu la profession de journaliste! Adieu l’information! Adieu la morale aussi…

Voilà plusieurs jours que les médias s’acharnent de façon frénétique sur le candidat désigné par la primaire de la droite et du centre…

Mais qu’y a-t-il de réellement sérieux dans cette pseudo affaire qui agite tout le monde? Pas grand chose en fait… Fillon a bel et bien employé son épouse, et il ne s’en est jamais caché. La chose est légale et bon nombre de parlementaires, gauche et droite confondues, emploient aujourd’hui leur moitié, leur fille ou leur fils! En fait, on est loin du scoop!

En cœur, dans leur soif de sensationnalisme, tous les médias ont jeté aux français la somme de 500 000€ de rémunération! Sous entendant que l’état aurait fait un chèque de ce montant à l’épouse de Fillon! Mais pour ceux qui ne se contentent pas du morceau de viande avariée qui leur est lancé, il s’avère que c’est le total de sa rémunération sur plus de 10 ans et qu’en fait elle correspond à plus ou moins 5 000€ bruts par mois, ce qui est compatible avec son niveau de diplômes et en tous points égal à la rémunération moyenne des attachés parlementaires, membres de la famille ou non! Là encore, on est loin, très loin, du scoop!

Comme cela ne suffit pas à assouvir l’appétit des médias passés maîtres dans l’art du lynchage, c’est maintenant le fantasme du soupçon d’emploi fictif qui fait les gros titres… Les preuves avancées reposent sur les confidences d’opposants politiques d’extrême gauche, ou sur le témoignage d’employés (genre le balayeur ou l’hôtesse d’accueil) qui sont forcément neutres et au fait de l’agenda et de l’activité de l’attachée parlementaire de Fillon. C’est vrai quoi! On est toujours loin, très loin, du scoop! Il est même en train de prendre l’eau…

À ce stade, la justice, dont l’indépendance est un mythe (désolée si c’est un scoop pour certains), s’est opportunément saisie de « l’affaire » et a ouvert une enquête préliminaire. Immédiatement, l’avocat de Fillon a spontanément communiqué des documents aux juges pour démontrer la réalité du travail accompli, et assuré de la pleine coopération de son client pour toute demande! On pourrait maintenant s’attendre à ce que la justice, comme pour la taloche assénée à Valls, ayant tous les éléments, juge plus vite que son ombre… Hé bien non?! Le parquet a fait savoir qu’il entendait rester maître de son agenda! Que veux-tu ma pauvre Lucette, en fonction de l’orientation politique des juges, certaines affaires ont vocation à durer! Laisser se répandre un peu plus le soupçon dans les médias devient même de fait un acte militant visiblement totalement assumé! On est toujours loin, très loin, du scoop! Il a fini de prendre l’eau… Il coule!

Vient ensuite l’argument ultime, relayé par la meute médiatique affamée : La moralité! Là, on touche le fond! Ceux-là même qui dénoncent, soupçonnent, jugent, salissent,manipulent et militent ouvertement se posent sans scrupule en gardiens de la moralité?! Sauf que le degré de moralité c’est un peu comme le trou du cul, chacun a le sien! Qu’importe! La horde cachée derrière sa carte de presse use de tous les coups bas pour manipuler l’opinion et faire croire qu’une chose devrait être considérée illégale puisque réputée immorale selon eux et leur échelle de valeurs plus que discutable. On est toujours loin, très loin, du scoop! Il a fini de couler, il gît maintenant au fond de l’océan de l’immoralité médiatique!

De toute évidence, cette « affaire » montée de toutes pièces et qui repose sur du vide intersidéral porte ses fruits, puisque dans l’opinion le niveau de popularité de celui qui il y a peu était présenté comme le prochain Président s’effrite un peu… Toute personne sensée se poserait naturellement la question : « À qui profite le crime? ». Non? À croire que nos Saints Médias ne sont pas si sensés que cela?! Leur goût immodéré pour le soupçon ne les amènent même pas à soupçonner qu’il s’agirait d’une manipulation politicienne orchestrée par des opposants au plus bas et en panique?! Que suis-je bête! Ils en sont de toute évidence les complices et le bras armé qui ne se cache même plus!

Adieu le glorieux journalisme d’antan! Adieu les grandes plumes! Adieu l’éthique qui source et vérifie! Adieu la profession de journaliste! Adieu l’information! Adieu la morale aussi… La vraie! Pas celle qui est agitée avec frénésie au nom du dogme et de l’idéologie!

Face aux attaques et à sa réputation en décrépitude, la profession, dans un haut-le-cœur collectif, ose même se poser en victime dès lors que quiconque se permet l’outrecuidance de la moindre critique à son égard! De qui se moque-t-on? Les journalistes n’existent plus depuis longtemps… Ils ont été remplacés par des attachés de presse qui se contentent de distiller la propagande de leur chapelle en plâtrant des dépêches d’arguments fallacieux, comme un promoteur retaperait à la va vite un immeuble pour le vendre avant qu’il ne s’écroule! Les médias ont aussi disparus et ne sont plus aujourd’hui que des diffuseurs de contenu! Et quel contenu! La pression de l’audience les poussent à un racolage tel qu’il pourrait faire pâlir n’importe quel professionnel de la prostitution! Pour masquer cette déliquescence, le star système a pris toute sa place et s’auto alimente sans fin… Ainsi, une poignée d’individus ultra médiatisés et surpayés (parfois avec de l’argent public) s’imposent comme les guides suprêmes d’une populace méprisée tant ils en sont éloignés! À eux de décider ce qu’il est bon de faire, de penser, de dire, d’aimer, de haïr…

Ne leur pardonnons pas! Car ils savent très bien ce qu’ils font! Mais ne les blâmons pas trop non plus, car ils n’existent que parce qu’il y a encore suffisamment d’incrédules pour les lire, les écouter, les regarder… et pire, les croire comme en la parole divine!

Peut être faudrait-il assainir le monde médiatique… En commençant par ne plus subventionner la presse, car finalement moins de presse donnerait forcément une meilleure presse en l’obligeant à l’attractivité sanctionnée par la rentabilité! En supprimant les avantages fiscaux aux journalistes car il est profondément injuste de voir un éditorialiste payé plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque mois bénéficier d’abattements! À tel point qu’il ne faut plus dire « journaliste », mais « anomalie fiscale »! En définissant un code d’éthique détaillé et précis qui pourrait être opposable devant les tribunaux en cas de manquement!

En attendant ce sursaut utopique, le quatrième pouvoir attribué aux médias de masse est en train de mourir! Déjà parce que les réseaux sociaux et les blogs font au moins aussi bien qu’eux, mais aussi parce qu’ils sont en train de se suicider en prenant part à une course effrénée devenue incontrôlable qui privilégie invariablement le buzz au fond!

C’est donc sans aucune compassion, sans aucun émoi, mais au contraire avec une certaine satisfaction que je regarde les médias se porter un énième coup de couteau à l’avant-bras avec le fameux et déjà ridicule FillonGate… J’espère que la fin sera longue et douloureuse, au moins autant que l’auront été le calvaire de leurs innombrables victimes!

Applaudissons cette mort inéluctable et salutaire!

Penelopegate : la liste des députés qui emploient leur conjoint

Publié le 29 janvier 2017 dans Politique, Pushmobile

François Fillon a employé sa femme en collaboratrice parlementaire jusqu’en 2013. Une pratique loin d’être rare à l’Assemblée Nationale. Découvrez la liste complète.

Voici ci-dessous la liste exhaustive des députés (plus d’une centaine) qui emploient un membre de leur famille en 2014.

Vous y trouverez des noms connus comme celui de Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, lui même ! Ou encore le nom d’un autre candidat à l’élection présidentielle (dont étrangement personne ne parle…), Nicolas Dupont-Aignan.

Vous remarquerez que François Fillon n’y figure pas, puisque, selon ses déclarations, il a mis fin à ces pratiques de lui-même en 2013.

Allez-y, amusez-vous :

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

 https://www.contrepoints.org/2017/01/29/279320-penelopegate-liste-deputes-emploient-conjoint/deputes-employant-un-membre-de-leur-famille-5

 

Publié le 27 janvier 2017 / https://janeaymard.wordpress.com/2017/01/27/fillongate-le-suicide-des-medias/

 Meeting de François Fillon à Paris (La Villette) - Replay complet - 29/01/2017 /« Que l’on laisse ma femme en dehors de ce débat politique », a imploré le candidat (LR) à la présidentielle. Depuis les révélations du « Canard enchaîné », le couple est au cœur d’un scandale.

Cerné par des soupçons sur les activités de son épouse et ses rémunérations, François Fillon a riposté, dimanche 29 janvier, lors du premier grand meeting de sa campagne à la Villette, à Paris. De manière symbolique, le candidat de la droite est entré sur scène accompagné de son épouse sous les acclamations de plusieurs milliers de personnes.

« Depuis le début, Penelope est à mes côtés, avec discrétion, avec dévouement. J’ai construit mon parcours avec elle. Nous n’avons rien à cacher, notre seul compte en banque est au Crédit agricole de Sablé », a déclaré M. Fillon, avant de se dire victime d’une machination : « A trois mois de l’élection présidentielle, comme par hasard, on construit un scandale. A travers Penelope, on cherche à me casser. Moi, je n’ai peur de rien, j’ai le cuir solide. Si on veut m’attaquer, qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme tranquille. » Et de prétendre : « C’est plus que ma personne qui est dans leur viseur : c’est une haute idée de la France qu’on veut abattre en vol. »

« A vous, je fais le serment de donner tout ce qu’un patriote peut donner à son pays. Je vous donnerai tout : ma détermination, ma vaillance, ma volonté de vaincre », a-t-il promis. « Ils croyaient nous avoir torpillés, ils croyaient nous avoir abattus et vous êtes là ! », a-t-il lancé devant ses partisans, en les appelant à la mobilisation, au moment où sa campagne connaît de sérieuses difficultés : « Ne cédez à aucune intimidation, ne lâchez aucune de vos valeurs. Soyez plus grands que ceux qui nous mitraillent ! »

Prévu depuis de longues semaines, ce meeting était censé lancer la campagne du vainqueur de la primaire de la droite. Mais l’actualité a obligé M. Fillon à adapter la tonalité de cette grande réunion. Pendant tout le meeting, les caméras se sont arrêtées longuement sur Penelope Fillon, assise au premier rang, les yeux embués. Comme sur TF1 jeudi soir, M. Fillon n’a pas hésité à mettre en scène son couple : « Devant vous mes amis, je veux dire à Penelope que je l’aime et que je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont voulu nous jeter aux loups. »

Une enquête préliminaire ouverte

Depuis mardi soir, la campagne de M. Fillon est perturbée par plusieurs révélations potentiellement dévastatrices pour le candidat. Les principaux soupçons portent sur l’emploi de collaboratrice parlementaire de Mme Fillon par son mari, puis par son suppléant devenu député, Marc Joulaud. Le Canard enchaîné affirme que Penelope Fillon aurait été rémunérée 500 000 euros sans avoir réellement travaillé. Après l’ouverture d’une enquête préliminaire, mercredi, les premières auditions ont commencé le lendemain. François Fillon a demandé à être entendu rapidement.

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Toujours selon le journal satirique, qui dit ne pas avoir trouvé trace de ces activités, la femme de l’ex-premier ministre a également perçu un total de 100 000 euros brut pendant vingt mois pour une collaboration à La Revue des deux mondes. « Les niveaux de rémunération évoqués sont faux. On mélange le brut et le net. Je donnerai tous les éléments aux enquêteurs », déclare François Fillon dans Le Journal du dimanche.

Dimanche après-midi, ses partisans ont hué longuement à chaque fois que l’affaire était évoquée et ont applaudi les différentes prises de parole sur le sujet, par exemple celle de Virginie Calmels, première adjointe d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux : « La bourrasque de cette semaine, c’est le lot de toutes les campagnes électorales, qui consiste à tirer à boulets rouges sur le favori. Cette bourrasque, nous l’affronterons avec vous. » « Notre candidat est devenu l’homme à abattre (…) A cette opération orchestrée, il faut opposer notre solidité et notre unité », a abondé Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, sous les yeux d’Alain Juppé assis au premier rang. Et d’ajouter : « Nous sommes ton bouclier, pas question de rester planqués dans les soutes ! »

Avant son meeting, François Fillon s’est déjà dit prêt, dans une interview au Journal du dimanche, à se battre « jusqu’au bout » contre les « forces » qui sont, selon lui, à l’origine des révélations sur les activités de son épouse et ses rémunérations, dont il conteste les montants parus dans la presse. « Je ne me laisserai pas abattre » et « vais me battre de toutes mes forces. Et jusqu’au bout », assure-t-il.

M. Fillon se dit la cible d’un complot

Comme Nicolas Sarkozy il y a peu, le vainqueur de la primaire de la droite se dit la cible d’un complot. « Comment imaginer un seul instant que cette affaire ne soit pas montée de toutes pièces pour m’abattre ? », dit-il, sans donner de preuves de ce prétendu complot. Un refrain également entonné par Eric Ciotti, qui a dénoncé un « acharnement » contre le candidat de la droite pour le « détruire et éviter l’alternance ».

M. Fillon pourrait, en outre, être inquiété par une autre affaire, celle des caisses occultes de sénateurs de l’ex-UMP. Le candidat de la droite n’est pas visé par l’enquête en cours sur des soupçons de détournement de fonds publics au profit de sénateurs de l’ex-UMP, mais il aurait perçu des sommes provenant de cette cagnotte. Le Journal du dimanche affirme qu’entre 2005 et 2007, quand il était sénateur de la Sarthe, « François Fillon a perçu sept chèques à son nom » pour « un montant total de l’ordre de 21 000 euros » correspondant à des « reliquats de crédits d’assistants ». Pour Mediapart, il « s’est mis dans la poche une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, grâce à un système de commissions occultes ». L’entourage de M. Fillon a refusé de commenter « une affaire judiciaire en cours ». Le député (LR) Eric Ciotti a assuré sur France Info que cette affaire des caisses occultes du Sénat « ne concerne ni directement ni personnellement François Fillon ».

François Fillon aurait tort d’accepter que de fil en aiguille, d’aménagements en prudences, son programme s’effiloche, et notamment d’abandonner toute réflexion sur la justice ordinaire au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste.

C’est comme pour le football. Quand une équipe a marqué un but, souvent, parce que sa joie l’a déconcentrée, elle perd ses moyens durant quelques minutes et même se fait rejoindre par l’adversaire. Pourtant il n’y a aucune fatalité à cela et rien ne lui interdirait de pousser son avantage, de marquer encore pour rendre sa victoire certaine.

Cette comparaison avec le sport n’est pas offensante pour la primaire de la droite et du centre. Ni à l’égard du succès alors éclatant de François Fillon (FF).

Mais depuis ? Il est clair qu’après la primaire, on attend la seconde de FF. Plus facile à faire dans la course automobile qu’en politique, surtout, paradoxalement, après un triomphe inattendu qui a tétanisé les critiques, seulement durant quelques heures.

Je n’incriminerai pas le principe de la primaire, d’abord parce que l’ampleur de la participation a révélé dans le camp conservateur qu’elle était souhaitée et validée et, en ce qui me concerne, par la certitude que, sans ce processus démocratique et inédit à droite et au centre, nous aurions eu Nicolas Sarkozy pour candidat, qui aurait exploité à fond sa présidence du parti LR.

Cependant FF et son équipe n’ont peut-être pas assez réfléchi à la singularité de la primaire, à ses suites évidentes et au fait qu’elle était une première phase certes capitale d’une campagne qui ne se terminerait cependant qu’avec une seconde phase, la joute présidentielle proprement dite.

Seconde phase de la campagne

Autrement dit, là où Emmanuel Macron par exemple va pouvoir dérouler tranquillement ses orientations, ses mesures, définies et précisées mais pas trop, tout au long des mois jusqu’à l’élection présidentielle, dans une coulée unique de persuasion et de conviction, FF allait être naturellement, dès le lendemain de la primaire, précisément à cause de l’heureuse radicalité de son programme, en butte à des attaques, à des controverses, des soutiens peureux et à des timidités amplifiés au sein de son propre camp par la cuisine partisane à laquelle il allait devoir se livrer et au pluralisme hétérogène qui en résulterait. Sans tenir pour rien les insinuations sur son patrimoine auxquelles il oppose un silence sans faille (Le Point).

Non seulement rien ne s’est terminé avec l’éclat de la primaire mais tout, véritablement, va commencer avec la banalité et la monotonie des jours et des mois d’après. À l’évidence, sans le désobliger, FF semble être victime de la dépression du gagnant alors que, Marine Le Pen l’a souligné, Nicolas Sarkozy à sa place aurait poursuivi de plus belle, encore plus intensément (Causeur).

Fillon doit s’expliquer

Sur le plan intellectuel, l’art du discours et la dialectique des réponses, la primaire était, malgré les apparences en amont, un exercice solitaire convenant parfaitement à FF que son audace élégante, talentueuse et réservée, le temps de trois joutes médiatiques, servait au plus haut point. Nous étions dans le registre du combat singulier, de la poésie chevaleresque où les contradictions des autres ne le gênaient pas puisqu’il demeurait dans son couloir et suivait obstinément et brillamment sa ligne.

Après la primaire, c’est la prose des ajouts, des rectifications, des explications et de la dénaturation de l’intrépidité programmatique en réalisme encore vigoureux mais sans commune mesure avec hier.

Sans abuser de la lucidité rétrospective, même en considérant nécessaire l’élaboration d’un projet de rupture, il était tout de même aisé de prévoir, avant même que les polémiques d’après la primaire aient cherché à lui limer ses aspérités, ses provocations ou ses excès, l’argumentation qui serait développée contre lui.

Ou alors, faut-il admettre que la compétition de la primaire n’avait pour finalité que de se montrer le plus extrême possible, ce qui expliquerait les déboires d’Alain Juppé en retrait et même de Nicolas Sarkozy ?

Politique et religion chez Fillon

Je constate que FF n’a pas encore passé la seconde et que sa dernière prestation télévisée, sans avoir été médiocre, l’a montré toutefois dans une posture plus gênée, même s’il a eu le courage de se déclarer chrétien, malgré l’opprobre médiatique légèrement condescendant qui en résulte – et gaulliste, mais qui ne s’avoue pas tel aujourd’hui (TF1) ? Aussi je ne juge pas « déplacé », comme François Bayrou, ce lien entre politique et religion, la laïcité n’interdisant pas d’espérer pour soi que les valeurs de la seconde irriguent la substance de la première (Le Figaro).

Pourtant FF aurait tort d’accepter que de fil en aiguille, d’aménagements en prudences, son programme s’effiloche, et notamment d’abandonner toute réflexion sur la justice ordinaire au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. La bagatelle de trois candidats à gauche est de nature à le rassurer sur sa présence au second tour mais tout ce qui le contraindra à une tiédeur classique ouvrira plus largement l’espace pour Marine Le Pen.

Rien d’inéluctable à ce que sa victoire nette de la primaire l’ait mis si rapidement en position de défense. Il aurait dû marquer très vite le deuxième but et pour gagner le match présidentiel avec sa seconde mi-temps, il se doit de passer d’urgence la seconde !

Sur le web /Par Philippe Bilger./https://www.contrepoints.org/2017/01/07/276978-apres-primaire-francois-fillon-ne-mollir

 Lire aussi :   François Fillon, l’ex-favori devenu candidat fragile

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/affaire-penelope-fillon/article/2017/01/29/francois-fillon-tient-meeting-a-paris-la-villette-pour-tenter-de-relancer-sa-campagne_5070914_5070021.html#dvVTdSXigsHzXVXS.99

 

 

CIV & USA : LE message de BARACK OBAMA au peuple ivoirien lors de la crise postélectorale dans notre PAYS / MERCI ! POUR TOUT.Voici la vidéo et l'intégralité de ce message.

Barack Obama, le président des États-Unis, a adressé vendredi soir ce message vidéo au peuple de Côte d'Ivoire. 28/03/2011

Résultat de recherche d'images pour "Alassane Ouattara et Barack OBAMA"Le monde a les yeux braqués sur la Côte d'Ivoire. L'élection, l'an dernier, a été libre et honnête, et le président Alassane Ouattara est le chef démocratiquement élu de la nation. Je félicite le président Ouattara de son offre d'un avenir pacifique à tous les Ivoiriens: un gouvernement participatif, la réunification et la réconciliation.

À présent la Côte d'Ivoire est à une croisée de chemins, et deux voies se présentent. L'une est celle où Laurent Gbagbo et ses partisans s'accrochent au pouvoir, ce qui ne mènera qu'à plus de violence, à plus de civils innocents blessés et tués et à un plus grand isolement diplomatique et économique. 

Ou bien, la Côte d'Ivoire peut prendre l'autre voie: celle où Laurent Gbagbo suit l'exemple de chefs qui rejettent la violence et respectent la volonté du peuple. Celle où les Ivoiriens reprennent leur pays en main et rebâtissent une économie florissante qui naguère faisait l'admiration de l'Afrique, et où la Côte d'Ivoire est de nouveau accueillie dans le giron des nations. Tel est le choix qui devra être fait. Et c'est un choix pour tous les Ivoiriens.

Je veux terminer en m'adressant directement au peuple de Côte d'Ivoire. Vous avez un passé fier, depuis votre accession à l'indépendance jusqu'à la résolution d'une guerre civile. Maintenant vous avez la possibilité de réaliser votre avenir. Vous méritez un avenir fait d'espoir, pas de peur. Vous méritez des chefs comme le président Ouattara, capables de rétablir votre pays à la place qui lui est dû dans le monde. Vous méritez la chance de déterminer votre destin. Il est temps que la démocratie triomphe en Côte d'Ivoire.  Et ceux qui auront choisi cette voie trouveront un ami et un partenaire dans les États-Unis d`Amérique. »

Tiken Jah Fakoly / Oui, il a sûrement fait des erreurs, qu'il doit regretter aujourd'hui, et aussi des choses dont il doit être fier. La présence d un couple noir à la Maison Blanche est un fait historique qui sera marqué à jamais dans notre histoire. Je sais que beaucoup d'Africains s'attendaient à ce qu'il change les choses pour l'Afrique, mais n'oublions pas qu'il a été élu par les américains pour l'Amérique et je l'ai toujours dis : personne ne viendra changer l'Afrique a notre place! Merci à Michelle et Barack Obama d'avoir prouvé que tout est possible quand on veut. Yes we can!

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ETATS-UNIS DONALD TRUMP BARACK OBAMA Les derniers gestes d'Obama pour tenter de préserver son bilan

A une semaine de l’investiture de Donald Trump, l’administration Obama se prépare à plier bagage. Mais non sans tenter de « sauver les meubles ». Car depuis la victoire du candidat républicain à l’élection présidentielle, Barack Obama multiplie les mesures chocs et cherche à avancer sur certains dossiers, alors même que la survie de son héritage à l’ère Trump pose question.

Après huit ans de présidence et deux mandats, Barack Obama n’a plus que quelques jours pour consolider son bilan. Santé, environnement, politique étrangère… Les dossiers sont nombreux, parfois majeurs, et ils risquent fort d’être soigneusement détricotés les uns après les autres par l’administration de son successeur, qui en a fait une promesse de campagne.

Conscient que son héritage pourrait ne pas survivre aux objectifs du milliardaire, le président sortant multiplie depuis quelques temps les interventions et les mesures pour tenter de protéger ce qui peut encore l’être. Et il a beau avoir plaidé pour une transition en douceur lors de son entretien avec Donald Trump, Barack Obama n’est visiblement pas prêt à faciliter l’arrivée de l’homme d’affaires aux manettes de la Maison Blanche.

Sanctions contre la Russie

D’un point de vue diplomatique, Donald Trump va devoir s’atteler à restaurer les relations de Washington avec Moscou, dont il souhaite ouvertement se rapprocher. Car depuis deux semaines, l’administration Obama a pris une série de sanctions contre des responsables russes, suite aux accusations des services de renseignement américains pointant le rôle du Kremlin dans une campagne de piratage et de propagande lors de l’élection présidentielle.

Après avoir expulsé des Etats-Unis le week-end du jour de l'An, 35 espions russes accusés d'avoir interféré dans la présidentielle américaine, le gouvernement Obama a pris pour cibles lundi 9 janvier cinq autres Russes, dont deux meurtriers présumés de l'opposant et ancien espion Alexandre Litvinenko, empoisonné au polonium à Londres en 2006. Le procureur Alexander Bastrykin, proche de Poutine, est également visé.

A l’origine de ces sanctions, il y a la publication d’une liste actualisée, la liste dite « Magnitski », du nom d'une loi américaine de décembre 2012 qui permet de geler les éventuels biens et intérêts américains de responsables russes interdits de séjour aux Etats-Unis. Cette liste, renouvelée et présentée chaque année devant le Congrès, est une source de grandes tensions entre les deux pays, aux relations glaciales depuis quelques années. Une manière pour Obama, avec cet ultime pied-de-nez à Poutine, de chercher à embarrasser Donald Trump.

« Il y avait la volonté de dresser le peuple contre Trump avec un vieil épouvantail : l’épouvantail russe. Mais ça n’a pas marché. Cela marche avec un politicien normal. Mais Trump n’en est pas un », analyse Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis et maître de conférences à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas. « Il n’y aura pas de suites à l’agitation d’Obama », estime-t-il.

Résolution 2334

Sur la question du dossier israélo-palestinien aussi, le gouvernement Trump va devoir arrondir les angles. Les rapports tendus entre Barack Obama et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu se sont encore dégradés avec l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU, le 23 décembre, d’une résolution demandant à Israël d’arrêter ses activités de colonisation dans les Territoires palestiniens. D’habitude, Washington soutient systématiquement l’Etat hébreu et oppose son veto aux résolutions qui lui sont hostiles. Par sa décision de s’abstenir, Barack Obama a ainsi envoyé un dernier message fort à Netanyahu avant de quitter le pouvoir.

Difficile de ne pas y voir encore une volonté de compliquer un peu plus la tâche à Donald Trump, qui a multiplié les attaques et les critiques sur Twitter au lendemain du vote à l’ONU. Une semaine auparavant, le milliardaire avait nommé David Friedman au poste de futur ambassadeur américain en Israël. Or David Freidman est un fervent partisan de la colonisation et veut transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Mais là aussi, Jean-Eric Branaa estime que les initiatives d’Obama risquent peu d’affecter le travail de son successeur. « Les républicains se sont rangés derrière Trump, qui critique l’ONU et veut s’en détacher. » Le chercheur rappelle que le président-élu « prépare une remise à zéro totale, avec une nouvelle logique et une façon de penser complètement différente » sur les questions de politique étrangère.

Bilan environnemental

Plus significatives, les dernières mesures de Barack Obama concernant l’environnement sont plus problématiques pour le nouvel arrivant à la Maison Blanche. Le 20 décembre, le président sortant a décrété l’interdiction permanente de tout forage dans de vastes zones de l’océan Arctique. Il a également sanctuarisé plusieurs canyons sous-marins dans l’océan Atlantique. Et Obama ayant utilisé une loi déjà existante pour se faire, il sera compliqué pour le gouvernement Trump de revenir dessus.

L’actuel locataire de la Maison Blanche a également élevé deux territoires de l’Utah et du Nevada au rang de « monuments nationaux », qui rendent désormais impossible toute exploitation minière ou forage dans leur périmètre, en vertu d’une loi de 1906 qui protège certains biens naturels, scientifiques ou culturels des Etats-Unis. Etablie sur décision du seul chef de l’Etat, cette loi ne prévoit pas de retour en arrière. Sous sa présidence, Obama a protégé plus de 244 millions d’hectares, essentiellement maritimes, soit plus que n’importe lequel de ses prédécesseurs.

En revanche, l’accord de Paris sur le climat, qu’il a soutenu et ratifié, est sur la sellette. Donald Trump est un climato-sceptique notoire, ses positions et ses nominations laissent entrevoir une administration favorable aux énergies fossiles. « Les républicains ne respecteront pas l’accord de Paris. Ils disent que ça coûte trop cher aux Etats-Unis et que le réchauffement climatique est une invention », souligne Jean-Eric Branaa, et maître de conférences à l'Université Paris 2. Dans les colonnes du journal Science publié le 9 janvier, Barak Obama s’est fendu d’une ultime tribune pour défendre un accord qui risque donc d’être torpillé par son successeur.

Le destin de l’Obamacare

Mais c’est surtout pour sa réforme-clé de l’assurance maladie que le président sortant a du souci à se faire. Cible privilégiée des républicains, l’Obamacare est la priorité absolue de Donald Trump, qui a promis de lancer son abrogation dès son entrée en fonction. Le 4 janvier dernier, face au Congrès américain, Barack Obama est passé à l’offensive en appelant les élus démocrates à resserrer les rangs et à se battre contre la suppression de sa réforme emblématique, qui couvre à l’heure actuelle 20 millions de citoyens américains.

Et si le Sénat a déjà commencé à détricoter la réforme avec l’adoption d’une résolution budgétaire dans la nuit du 11 au 12 janvier (51 voix pour, 48 contre), cela n’a pas empêché les élus démocrates de prendre la parole pour exposer, les uns après les autres, leur objection à une telle mesure lors du vote. Et c’est désormais au tour des députés de la Chambre des représentants, ce vendredi 13, de se prononcer. La bataille pour le démantèlement de l’Obamacare a donc commencé, et elle s’annonce longue et difficile. « Il est certain que les républicains veulent le faire mais ils vont avoir beaucoup de mal, c’est techniquement très difficile et cela va prendre du temps », insiste Jean-Eric Branaa, spécialiste des Etats-Unis. « Cela comporte beaucoup de doutes et d’enjeux ».

L’échec de Guantanamo

Autre promesse phare d’Obama, mais celle-ci non tenue, la fermeture de la base cubaine de Guantanamo. En dépit de tentatives répétées, il n'a pas réussi à franchir l'obstacle du Congrès. Début 2016, il a présenté un plan identifiant une douzaine de sites sur le sol américain susceptibles d'accueillir des prisonniers. En vain. Le président américain, à défaut de mettre la clé sous la porte, a tenté de vider les lieux de ses prisonniers.

Donald Trump, lui, s’est dit prêt à remplir Guantanamo de « sales types » et le futur ministre de la Justice, Jeff Sessions a répété qu'il n'était pas favorable à la fermeture de la prison, « endroit sûr pour garder des prisonniers ». « Trump veut maintenir Guantanamo parce que c’est un symbole de la dureté des Etats-Unis contre le terrorisme », précise Jean-Eric Branaa.

Clémence et pardon

Mais là où Obama profite des derniers jours de sa présidence, c’est sur la question des commutations de peines et des pardons présidentiels. Si ce n’est pas inhabituel pour un président sur le départ, il n’y en a jamais eu autant que sous Obama. Au total, ce dernier a procédé jusqu’à maintenant à plus de 1 176 réductions de peines, concernant essentiellement des petits dealers ou consommateurs de drogue.

De quoi « relancer le débat sur la sévérité des peines aux Etats-Unis », selon le spécialiste de la politique américaine Jean-Eric Branaa, à l’heure précisément où quelqu’un comme Donald Trump, qui se présentait comme le candidat de « la loi et de l’ordre » et de la lutte contre la drogue, va accéder au pouvoir.

Barack Obama a encore jusqu’au 20 janvier, jour de l’investiture de son successeur, pour accorder sa clémence ou son pardon. Et dans la dernière ligne droite, il pourrait se décider à jouer des cartes extrêmement gênantes pour le président-élu. Il serait notamment question de gracier les enfants présents illégalement sur le sol américain, ce qui les protégerait de toute expulsion. Pas de quoi ravir Trump, étant donné ses positions sur l’immigration.

Mais il pourrait surtout s’agir de gracier les lanceurs d’alerte Edward Snowden et Chelsea Manning. L’un et l’autre ont d’ailleurs déjà demandé à Obama de faire un geste pour eux avant de quitter ses fonctions. « Tout le monde s’y attend, note le chercheur Jean-Eric Branaa, et là ce ne serait pas un simple caillou dans la chaussure de Trump mais un bel affront ». Et s’il y a des retombées après de tels pardons, ce sera désormais au nouveau locataire de la Maison Blanche de les gérer. En ce sens, la dernière semaine de Barack Obama pourrait être décisive.

Par Baptiste Condominas RFI 

Les États-Unis expulsent 35 diplomates russes soupçonnés d'ingérence dans l'élection américaine

Washington va expulser du territoire américain 35 diplomates russes accusés d'ingérence dans le scrutin présidentiel du mois de novembre. En cause : les piratages par la Russie qui auraient aidé l'élection de Donald Trump. Les États-Unis ont ordonné jeudi 29 décembre l'expulsion de 35 diplomates russes à Washington et San Francisco, accusés d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine. Washington a également fermé deux centres russes à New York et dans le Maryland, parmi d'autres mesures. Ces sanctions sont une réponse à des efforts russes visant à "nuire aux intérêts américains", a déclaré le président Barack Obama. Les 35 diplomates ont 72 heures pour quitter le territoire américain. L’accès aux deux centres leur sera interdit à partir de vendredi midi. Et les sanctions ne s'arrêteront pas là, a ajouté le président américain dans un communiqué, prévenant que les États-Unis prendraient d'autres mesures "au moment que nous choisirons", "y compris des opérations qui ne seront pas révélées au public". Dans sa déclaration, le président a notamment précisé qu'il sanctionnait le GRU et le FSB, les deux services de renseignement russes, et des entreprises qui ont fourni "un soutien matériel" aux opérations informatiques du GRU. Barack Obama a ajouté qu'un rapport gouvernemental sur l'interférence de Moscou dans le processus électoral 2016 serait transmis au Congrès dans les prochains jours.

Trump ne croit pas aux accusations du camp démocrate

Cela faisait plusieurs semaines que le président américain menaçait Moscou de représailles. "Je pense qu'il ne fait aucun doute que lorsqu'un quelconque gouvernement étranger essaye d'influencer l'intégrité de nos élections [...], nous devons prendre des mesures et c'est ce que nous ferons", avait-il récemment déclaré à la Radio publique nationale (NPR). Washington accuse notamment des pirates informatiques russes d'avoir dérobé des dizaines de milliers d'emails de responsables démocrates. Ces messages ont ensuite été mis en ligne, jetant une lumière crue sur les délibérations internes du camp démocrate et brouillant le message de sa candidate. Le Kremlin, de son côté, a dénoncé des mesures contre-productives et nuisibles au rétablissement de liens bilatéraux. "Nous ne sommes pas d'accord avec des affirmations et des accusations infondées à l'égard de la partie russe", a déclaré le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov. Les mots sont forts, Moscou accuse Washington de vouloir "détruire" la relation entre les deux pays. Peskov s'est également interrogé sur l'efficacité de ces sanctions à trois semaines de la fin de mandat de Barack Obama. Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, souhaite entretenir de meilleures relations avec Moscou et ne cache pas son admiration pour le président Vladimir Poutine. Il avait affirmé qu'il ne "croyait pas" à ces accusations. On ignore si l’homme d’affaires, une fois investi, pourra revenir sur les mesures prises par l’administration sortante.

 AFP | Barack Obama tient une conférence de presse à la Maison Blanche, le 16 décembre 2016. Vidéo par Gallagher FENWICK  Texte par FRANCE 24  Dernière modification : 29/12/2016

 

Manuel Valls sera candidat et quittera Matignon d'ici à mardi"Ça va se faire vite",Il ne siégera donc vraisemblablement pas sur le banc des ministres mardi à 15h à l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre se déclarera candidat puis quittera Matignon d’ici à mardi. Mais d’ores et déjà sa capacité à rassembler les socialistes est mise en cause. Manuel Valls devrait se déclarer candidat et quitter Matignon avant mardi. (Reuters) La déclaration de candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche devrait intervenir ce lundi, au plus tard mardi matin, et l'officialisation de sa démission dans la foulée. Il ne siégera donc vraisemblablement pas sur le banc des ministres mardi à 15h pour la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. "Ça va se faire vite", assure l’un de ses lieutenants. "Il n’y aucune raison de temporiser : une campagne, ça se fait ou ça ne se fait pas", ajoute un autre.

Hollande ne consultera pas Valls Pas question de partir au combat depuis Matignon. Le futur candidat veut avoir les coudées franches et l’esprit libre. Voilà pourquoi il devrait débarrasser rapidement le plancher de Matignon. A l’évidence, François Hollande n’a pas la moindre intention de consulter Valls sur le choix de son successeur. "Le Premier ministre aimerait être associé, mais le Président ne va demander son avis à personne, et certainement pas à Valls", prévient un intime du chef de l’Etat. "Le Président va vouloir mettre en place un dispositif opérationnel rapidement pour assurer la continuité de l’Etat", explique-t-on au Palais.

Quant à la déclaration de candidature Manuel Valls, il la situera sous le signe d’un nouveau départ : "Rendre ses chances à la gauche". "Valls a une responsabilité nouvelle, celle d’essayer de redonner de l’espoir à sa famille politique divisée, parcourue par le doute et choquée par ce qui s’est passé jeudi soir, résume l’équipe du chef du gouvernement. L’enjeu pour la primaire sera de construire cette unité." David Revault d’Allonnes - leJDD.fr / Revault d'Allonnes @davidrevdal

URGENT / Cuba : le père de la révolution cubaine Fidel Castro est mort

Fidel Castro est mort vendredi soir à La Havane. Il avait régné pendant un demi-siècle sur Cuba. Dès l'annonce de sa mort, les réactions se sont multipliées de la part des chefs d'État et Cubains en exil. L'ancien président cubain Fidel Castro est mort vendredi 25 novembre à La Havane, à l'âge de 90 ans. Avec lui disparaît un des tout derniers géants politiques du 20e siècle, un autocrate paternaliste qui a fait d'une petite île des Caraïbes un acteur du bras de fer entre superpuissances américaine et soviétique, avant de s'éloigner du pouvoir pour des raisons de santé. Son frère Raoul, qui lui a succédé en 2006, a annoncé sa mort à la télévision vendredi soir et déclaré que la dépouille du "Lider maximo" serait incinérée samedi. "Jusqu'à la victoire, toujours", a-t-il conclu, reprenant les morts si souvent prononcés par Fidel Castro.

 

 

L'hommage funèbre du Dr Pascal ROY à Guy NOUVIAN, père de Dominique OUATTARA

Très Chère Maman Dominique,

Il est parti de notre regard à 89 ans, mais pas si loin; juste de l'autre côté du chemin. Oui, Aujourd'hui, en Côte d'Ivoire, en France et ailleurs, les gens sont réunis en pensée, en esprit et en émotion pour rendre hommage à un homme dont le parcours rejoint l’Histoire de la France, un parcours qui nous rappelle que l’Histoire est faite d’abord de cheminements individuels, de convictions pour lesquelles les hommes et les femmes se battent au prix, parfois, de leur propre vie. Ils seront bientôt réunis physiquement pour un dernier hommage à un homme qui a choisi tout au long de sa vie de mettre son génie au service du collectif, parce qu’il pensait que l’on ne progressait que comme cela.

Au-delà des épisodes héroïques, c’est l’œuvre dans sa globalité, c’est l’esprit dont elle est remplie que je voudrais que l’on se souvienne. En nous souvenant de Guy NOUVIAN, nous saluons plus qu’un parcours, nous rendons hommage à une conception du monde, je dirais presqu'à une philosophie, celle d'un porteur et passeur de sagesse de solidarité et d'humanité. Ce dont je suis sûr, c’est qu’en nous souvenant de Guy NOUVIAN, nous nous faisons les gardiens de la foi dans l’Homme à travers la semence de la solidarité qui doit colorer les fondations des Républiques. Une personnalité dont l'ombre s'acclimate bien avec les termes de combat, d'engagement, d'honneur, de devoir, de volontariat, d'abnégation, de service. 

Et ce ne sont pas les propos du Préfet du Var, Paul Mourier, en février 2012, lors de la remise des insignes de chevalier de la Légion d'Honneur à l'élégant patriarche Guy NOUVIAN qui feront mentir ce constat, lorsqu'il s'est écrié à son endroit en ces termes : "vous êtes un homme d'engagement, un homme de devoir, de courage, de fidélité et de dévouement qui a passé plus de trente ans au service de la patrie, en se portant volontaire dès 19 ans pour rejoindre les armées. Et ces valeurs, vous les avez manifestées durant votre immense carrière et transmises à votre famille". Comme quoi, les vertus de courage, de devoir, d'engagement et de dévouement pour les autres, sont des qualités consanguines et naturelles chez vous, Maman Dominique OUATTARA. Ce qui explique davantage la sincérité dans les actions humanitaires et solidaires menées depuis plus de deux décennies. C'est l'une des sources de la portée véridique et authentique de votre amour pour les autres, surtout les plus fragiles de nos populations, les femmes et les enfants.

C’est un honneur tout autant qu’une douleur de porter, par ma modeste plume, les voix des sans voix de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique francophone pour qui vos actions sociales et humanitaires depuis 1980 sont des soufflets de subsistance et des fenêtres d'espoir en un présent réparateur et en un avenir de persévérance, pour rendre hommage à une grande voix qui s’est éteinte, celle de Guy NOUVIAN, votre digne géniteur dont la République française, les parents et les amis n’oublieront jamais ni le timbre, ni la brillante carrière militaire. Comme beaucoup de celles et de ceux qui ont vécu l’horreur de la guerre, de la déportation, de l’enfermement, Guy NOUVIAN faisait montre de cette si émouvante pudeur, de cette manière de garder pour soi la souffrance personnelle, pour mieux en tirer la dimension historique et ramener l’expérience intime à l’Humain. Il avait cette capacité de faire émerger de la mémoire des préceptes des enseignements collectifs, au service, non de la certitude, mais de ce qui semblait être un horizon de vérité.

Le parcours de Guy NOUVIAN, c’est comme ouvrir un manuel de l’histoire de France. Entré dans l'armée à l'âge de 19 ans, Guy NOUVIAN a très vite gravi les échelons. Il a obtenu beaucoup de distinctions, parmi lesquelles la médaille militaire, croix de la valeur militaire avec étoile de bronze, croix du combattant, médaille d'Outre-Mer, médaille commémorative Indochine, médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord et Chevalier dans l'ordre national du mérite. Sa longue et brillante carrière militaire l'a conduit à divers endroits du monde : de l'Afrique Équatoriale Française à l'Algérie où est née Dominique Claudine NOUVIAN (épouse OUATTARA) le 16/12/1953, en passant par l'Extrême-Orient, au Ministère des Armées à Paris, à l'état-major des forces françaises à Baden-Baden, à Rabat auprès de l'ambassade française pour terminer à l'état-major à Lyon.

Je ne peux m’empêcher de l’imaginer lisant, dans Anatole France, la phrase suivante : « C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore ». Cette dialectique de la volonté est pour moi profondément représentative de ce qu’il était. Pas seulement de ce qu’il pensait, non, de ce qu’il était. Car cette dialectique ne peut être portée que par des hommes qui, comme lui, plaçaient l’exigence intellectuelle et morale au-dessus des querelles et des luttes pour les postes et les titres, qui étaient pour lui bien secondaires. Aujourd’hui, j’ai une pensée particulière pour vous, sa famille (ses 5 enfants dont deux filles, ses 13 petits-enfants...), ses amis. Votre douleur est aujourd’hui la nôtre. C’est la douleur de la France qui perd l’un de ses braves mais aussi de l'Afrique francophone, l’un de ceux qui ne cessèrent jamais de croire en elles (France et Afrique) et de lutter pour elles. 

Dans son éloge funèbre à Benjamin Franklin, en 1790, Mirabeau déclara : «Assez longtemps les cabinets politiques ont notifié la mort de ceux qui ne furent grands que dans leur éloge funèbre ; assez longtemps l'étiquette des cours a proclamé des deuils hypocrites : les nations ne doivent porter que le deuil de leurs bienfaiteurs». Quiconque a croisé Guy NOUVIAN sur son chemin sait pourquoi nous lui rendons cet hommage solennel. 

Madame notre Première Dame, vous êtes un Être de Grandeur d'âme et sachez qu'il y a toujours une certaine sagesse à rester positif malgré les épreuves que nous envoie la vie. Même si nous ne sommes pas toujours d'accord, ce sont elles qui nous font grandir pour que nous puissions davantage re-sourire à la vie. Les ivoiriennes et les ivoiriens vous souhaitent de vieillir dans la dignité comme vous avez vécu, pour parler comme Pierre-Henri Simon. Vous avez notre compassion dans les prières et vous sortirez avec votre mari , votre famille et vos proches, régénérés, de cette épreuve du deuil. Ils sont sans crainte, car vous saurez résister sans courber le dos...!

Des Nations portent le deuil de l’un de leurs bienfaiteurs...! Dieu-Allah accueille votre âme, pépé Guy NOUVIAN...!!!

Docteur Pascal ROY

Philosophe-Juriste-Politiste-Coach politique-Analyste des Institutions, expert des droits de l'Homme et des situations de crises-Médiateur dans les Organisations-Enseignant des Universités-Consultant en RH-Écrivain-Chroniqueur

 

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