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Monde (223)

À la faveur de la “rentrée littéraire” 2017, le Docteur Pascal ROY se prononce sur l’actualité ivoirienne

Docteur, pouvez-vous vous presenter à nos lecteurs?

Connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Pascal ROY, je suis monsieur Pascal Dieudonné ROY-EMA à l’état civil, né en Côte d’Ivoire et originaire de KRINJABO dans le département d’ABOISSO. Après les études primaires, le secondaire, les 1er et 2è cycles universitaires en Côte d’Ivoire, j’ai poursuivi mes études universitaires de 3è cycle à Poitiers puis à Paris, en France où je réside depuis une quinzaine d’années. Au terme de deux cursus doctoraux, je me révèle Philosophe et Juriste. Je suis également titulaire d’un Master II de Médiations dans les Organisations, avec comme spécialité la prévention, la gestion et le règlement de crises (conflits) et diplômé de Sciences Politiques. Chercheur-Associé à l’Institut Catholique de Paris (France), Enseignant-Chercheur des Universités avec des interventions à l’Université Alassane OUATTARA (Côte d’Ivoire), à Versailles et au Centre de Formation de la Défense de Bourges (France), Consultant en Ressources Humaines, chroniqueur, écrivain, j’aime me présenter comme un citoyen du monde, un historien du présent et un intellectuel libre, réaliste et fréquentable. Un intellectuel qui aime aller au sublime, c’est-à-dire à ce qui touche au détriment du beau qui se contente de charmer. Oui, toucher le cœur de la vie à travers des actions qui permettent de discuter des réalités en créant les conditions pour mieux faire passer les messages authentiques de mes livres, de mes articles et de mes billets sur les faits, les événements sociaux, les itinéraires politiques et notre condition existentielle. Je préfère jeûner avec les aigles que de manger avec les pourceaux.

En quoi consiste la “rentrée littéraire”?

La “rentrée littéraire” est une expression qui, en France, désigne une période commerciale concentrant un grand nombre de parutions de nouveaux livres (tous genres confondus) et qui a lieu chaque année entre fin août et début novembre. C’est un rendez-vous, un rituel, une grand-messe littéraire en marge de la rentrée scolaire et universitaire. C’est un événement unique au monde. Il n'y a qu'en France que le monde des lettres se mobilise autant entre fin août et fin octobre. Il n'y a qu'en France que tous les projecteurs se tournent, médias y compris, vers les livres. La France, c’est quand même le pays qui fut longtemps le centre mondial des lettres et c’est intéressant qu’il puisse encore y exister cette tradition qui témoigne de la vitalité de l'édition et de l'appétit des lecteurs. Nous sommes bien dans la patrie de La Fontaine, Rabelais, Balzac, Stendhal, Flaubert, Proust, Céline... Le phénomène de la “rentrée littéraire”, dont il est difficile de dater l’origine exacte, s’est progressivement imposé au cours du siècle dernier au point de devenir un événement incontournable de l’économie du livre et l’objet d’opérations médiatiques de grande ampleur. Quand certains crient à la noyade du fait de la grande quantité de livres à “avaler” ou à lire, d'autres (et j’en fais partie) s'enthousiasment d’une telle vitalité qui ne peut que donner envie de plonger dans l'océan des pages. Cela donne de quoi à se préparer aux soirées pluvieuses d'automne et aux nuits d'hiver à venir. On connaît la phrase de Montesquieu : « Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dispersé ». Dans ce monde souvent inquiétant et sombre, la lecture d'un livre en synchronisation avec d'autres lecteurs nous rattache à l'humanité.

La “rentrée littéraire” est également le moment ideal pour chaque écrivain de promouvoir ses livres auprès des journalistes, des medias, des libraires et sur les réseaux sociaux. C’est dans cette optique que j’ai souhaité m’ouvrir à votre site d’informations, en passant en revue mes différents écrits.

Aujourd’hui, par vos qualités intellectuelles à travers des colloques internationaux, des cours, du coaching structurel, des conférences et vos productions littéraires, vous vous êtes imposé comme l’un des plus brillants et des plus respectés intellectuels de la diaspora ivoirienne et même africaine. Vous êtes aussi le libre auteur de la biographie humanitaire de la Première Dame de Côte d’Ivoire et Présidente de la Fondation Children Of Africa, Madame Dominique OUATTARA. À ce jour, vous êtes l’auteur de six livres. De quoi parlent-ils? Quels sont vos projets littéraires?

Des exemplaires de mes livres [ « Dominique OUATTARA, une femme des grandes causes humaines » (20€), « « Être et Temps » et le problème du sens de l’être » (12€), « Art et technique de la prévention, gestion et résolution de crises » (11,5€), « Déréliction et Facticité chez Martin Heidegger » (29€), « Flirts avec la mort » (13€) et « La sécurité sociale : une belle œuvre de civilisation » (14,5€) ] sont disponibles en rayon et à la commande sur le marché ivoirien et africain auprès de la librairie de France et de la librairie L’Harmattan. Vente effective chez tous les grands libraires en France, en Europe et aux États-Unis: l’Harmattan, Jean Vrin, Gilbert Joseph, Payot, Cultura, Develay. Les achats en ligne sont opérationnels sur le site de l’éditeur edilivre.com ou encore sur les sites: fnac.com, amazon.fr (clients américains principalement), decitre.fr, priceminister.com, payot.ch (clients suisses principalement), uculture.fr, cultura.com, chapitre.com ….et sur mon site : www.docteurpascalroy.com.

Tout en précisant que mon 7è livre est en écriture et qu’il porte sur les femmes, je voudrais m’appesantir sur mes deux derniers ouvrages parus en 2016 (Flirts avec la mort) et en 2017 (La sécurité sociale: une belle oeuvre de civilisation).

Mon 5è livre, paru en 2016, porte sur l’omniprésence fatale de la mort dans la vie. En effet, que nous soyons croyants, philosophes, scientifiques ou politiciens, il est toujours difficile de choisir les bons termes pour parler de la mort. Drame humain auquel tout un chacun est confronté, on la désigne souvent par des litotes comme disparition, perte, silence ou sommeil… comme si le mot était trop dur à prononcer, car trop cruel. Oui Vulnérables, donc humains, sommes-nous! Tel est le sens de notre vraie existence. Et les multiples événements terroristes en France, en Côte d’Ivoire et ailleurs dans le monde, confortent cette réalité implacable: notre vulnérabilité, c’est-à-dire la conscience de la fragilité et des limites de notre condition humaine. Il n’y a plus d’espace protégé dans le monde. Prendre un bus, le train, l’avion, aller au café, au ciné, au restaurant, au supermarché, à l’hôtel, à l’école, au stade…, c’est prendre le risque de ne plus revoir les siens. Tout est précaire et mortel. Ce qui me renvoie à la vue ces mots de ce célèbre médecin, Xavier Bichât, professés en 1800 : « la vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort » . Ô que la mort est partout, imprévisible et inévitable humainement! En attendant la nôtre, mon 5ème Livre nous invite à vivre comme « une eucharistie », c’est-à-dire savoir et pouvoir dire avec pertinence, un merci vrai, gratuit et nourricier à Dieu et autour de nous, chaque fois qu’on peut aller et revenir, dormir et se réveiller sans croiser la fin, tout en professant ceci: le spectre imminent de la mort et la dangerosité de l’existence ne doivent pas édulcorer les forces de vie et la volonté de réalisation humaine et sociale. L’existence est une minuterie de la mort. Je dédie mon 5ème Livre à toutes les victimes de toutes les lâchetés meurtrières partout dans le monde, à leurs familles, leurs proches et force de liberté à ce divers peuple de vivants à travers nos sociétés !

Quant à mon 6è livre, il parle de l’utilité de la sécurité sociale. C’est en réaction à la perte de sens de ce qui fait l’homme, la dignité humaine, la civilisation qu’ont été créés, immédiatement après la guerre, des systèmes de solidarités visant à relier entre eux les membres d’une même société, d’une même nation. Et le système français recouvrant tous les mécanismes relatifs au bien-être de chaque individu dans la société, initié dès le 19ème siècle, reste l’un des plus emblématiques du monde. Cet ouvrage qui est une contribution à la promotion de la philosophie de la protection sociale, en revisitant le système de sécurité sociale en France, parti du département de la Vienne à travers La Mutuelle du Poitou Assurances, créée en 1908, la plus vieille des mutuelles de France, invite à faire partager, à l’échelle du monde, cet idéal; car c’est l’absence de partage de cette sécurité sociale au niveau mondial qui rend, semble-t-il, notre monde si inéquitable, si fragile et malheureux par endroits. La sécurité sociale doit être une œuvre de toutes les civilisations. Elle exige une mobilisation sans faille pour renforcer les cohésions nationales et faire vivre la solidarité à l’intérieur des états et dans le monde.

Docteur, vous étiez très prolixe et acerbe dans la presse et sur les réseaux sociaux, entre 2010 et 2016 sur l’actualité ivoirienne. Mais on ne vous entend plus alors que les débats font rage en Côte d’Ivoire sur la succession du Président Alassane Ouattara ou même sa troisième candidature en 2020, la “guerre” des héritiers au RDR, les bruits de couloir au RHDP, les divisions au sein du FPI. Qu’en pensez-vous? Pour 2020, qui soutiendrez-vous en cas d’affiche Guillaume Soro et Amadou Gon ?

C’est vrai que selon la pensée grecque, l'essence de l'homme réside dans le langage ; l'homme est un "zoon logon ekon", un vivant (animal) doué de la parole. Par conséquent, agir en homme, agir conformément à son essence, c'est penser et parler. Mais pas de n'importe quelle manière. Et c'est là qu'Heidegger dépasse la définition traditionnelle : l'homme sera pleinement homme, pleinement ce qu'il doit être, pleinement "accompli", dans la mesure où il sera capable d'établir une relation poétique et méditante avec ce qui "est" avant tout, c'est-à-dire avec l'Être. La Côte d’Ivoire, c’est ma patrie et la demeure de mes ancêtres. Et les ancêtres, on ne les déplace pas, on ne les transporte pas en exil, mais on les vénère. Vous comprendrez que nous qui avons des rapports filiaux ancestraux avec la Côte d’Ivoire, nous ne pouvons pas nous conduire comme ceux qui ont des relations d’affection numéraire ou des rapports économiques et stratégiques avec ce pays. Nous sommes tenus par la sincérité et la lucidité. Ceux qui me suivent savent que toutes ces questions brûlantes de l’actualité ivoirienne ont déjà été traitées par mes soins dans des journaux, sur des sites d’informations en ligne et sur les réseaux sociaux entre 2013 et 2016. J’ai encore des chroniques en 2017 qui font des interpellations en ce sens.

Toutes les ambitions sont légitimes mais ells ne deviennent réalisables en politique que selon trois éléments essentiels: l’histoire, la loi et la vision. Je suis un démocrate et un patriote (entendu comme celui qui aime son pays sans en vouloir aux autres) et dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire, je souhaite que d’autres candidatures soient suscitées en plus de celles que vous évoquez. Notre pays regorge de nombreux enfants talentueux et c’est à souhaiter qu’ils viennent enrichir la competition démocratique de 2020. Messieurs Alassane Ouattara, Guillaume Soro et Amadou Gon Coulibaly sont des personnalités de premier plan dans le fonctionnement institutionnel de notre pays. Et si l’une de ces personnes, au regard de l’histoire de la nation, de son histoire personnelle, de l’histoire événementielle, de la loi électorale et de la morale universelle, le peuple dans sa majorité pense qu’elle a une vision (projet et programme) qui est conforme à ses attentes, alors ce sera à lui de délibérer dans les urnes en 2020.

En Côte d’Ivoire, depuis 1990, on semble donner raison à Sweig Stefan : En politique, ce n’est que dans la disgrâce que l’on acquiert la clairvoyance. Malheureusement, il y a une modernité politique qui échappe à beaucoup de ceux qui fantasment sur un dessein national en se construisant des crevaisons dans une absence d’habileté. Il faut savoir quitter, le plus simplement possible, la scène politique tout comme les autres scènes socio-professionnelles, sans sortir de l’histoire. Se sentir prêt et public, ce n'est pas être populaire c'est-à-dire avoir l'adhésion du peuple. Chaque citoyen peut faire tourner et développer son pays grâce à ses mains ou à son ingéniosité. Personne ne peut freiner personne durablement et éternellement! Chacun de nous est dans l'Histoire et a son histoire. Mais chaque histoire citoyenne ne peut orienter l'Histoire d'une Nation ou d'un peuple. Le drame, c'est quand on perd la lisibilité de son histoire, car cela peut nous desservir de façon fracassante. Attention: la seule volonté ne peut jardiner l'Histoire car elle ne dicte pas la météo politique...! La météo politique se lit, se relit et se décrypte sainement pour qu’elle fasse école, loin des passions et émotions, sans se médire et se prédire, car elle est foncièrement imprévisible.

La dignité de l'homme ne tient plus à la position qui lui aurait été assignée, une fois pour toutes, dans l'édifice cosmique. Ce qui constitue sa dignité, tout au contraire, c'est que rien pour lui, rien en lui n'est acquis une fois pour toute. Malheureusement, les plus hautes déterminations de l'essence de l'homme n'expérimentent pas toujours et encore la dignité propre de l'homme et se développent contre l’humanisme.
Selon Heidegger, l'humanisme est "l'effort visant à rendre l'homme libre pour son humanité et à lui faire découvrir sa dignité" (cf. leDiscours sur la dignité de l'Homme de Pic de la Mirandole). Ce qui est en jeu dans cet humanisme-là, ce n'est pas l'homme, mais l'essence historique de l'homme en sa provenance du sein de la vérité de l'Être voire l’intérêt collectif, celui de l’humanité qui nous éclaire d’une flame universelle.

En Côte d’Ivoire, les partis politiques actuels, aux gestions numéraires, filiales et sépulcrales, ne répondent plus aux attentes d'une majorité d’ivoiriens. À trop protéger les ambitions personnelles de leurs leaders, ils en oublient l'intérêt général et ne sont plus représentatifs. Nous accordons certains pouvoirs aux politiques et nous pouvons également les leur enlever. Ils sont et ils devraient être à notre service.

Redéfinissons les règles, donnons le pouvoir à la démocratie, arrêtons de militer et de voter par défaut.

Docteur Pascal ROY

www.docteurpascalroy.com

Attentat à Ouagadougou : Alassane Ouattara ’’solidaire" avec le président Kaboré et le peuple burkinabé

Le chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a assuré, lundi, son homologue burkinabé Christian Marc Roch Kaboré, de son ''entière solidarité avec le peuple burkinabé'', après l'attaque terroriste qui a fait une vingtaine de morts, dimanche, à Ouagadougou.

Le président ivoirien présente ses ''sincères condoléances au peuple frère du Burkina Faso ainsi qu'aux familles des victimes suite à l'attaque terroriste perpétrée à Ouagadougou ce dimanche'', écrit-il sur la page Facebook de la présidence ivoirienne, consultée par APA.

''Je tiens à assurer le Président Kaboré de notre entière solidarité avec le peuple burkinabè, et de notre ferme engagement dans la lutte contre ce fléau'', conclut M. Ouattara.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des terroristes ont attaqué le café Aziz Istanbul sur l’Avenue Kwamé N’krumah en plein cœur de Ouagadougou, faisant 18 morts et 8 blessés.

Le 15 janvier 2016, sur cette même avenue, des terroristes avaient attaqué le Cappuccino et l’hôtel Splendid tuant une trentaine de personnes.

La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ? Comment expliquer le choix d’Emmanuel Macron ? Omission ? Revirement ? Changement de cap ?

Aucun portefeuille ne lui est consacré dans le gouvernement, un fait qui constitue une rupture avec les us et coutumes politiques des trente dernières années.

Résultat de recherche d'images pour "La francophonie"La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ?

Le nouveau président de la République Emmanuel Macron écarte la francophonie de son option gouvernementale. Les défenseurs de la langue française sont perplexes. Le président Macron n’a réservé aucun portefeuille à la francophonie dans son gouvernement. Pas de secrétariat d’Etat, pas de ministère !

Alors en campagne, le candidat d’En marche avait pourtant fait l’éloge de cette cause, au cœur de l’action gouvernementale de ses prédécesseurs. Dans une lettre adressée au président de l’Association francophone d’amitié et de liaison (AFAL), il avait indiqué : «Je considère comme vous que notre langue est une chance pour notre pays et qu’il est indispensable de fixer des objectifs ambitieux et des propositions concrètes dans le domaine de la promotion de la langue française. […] Je souhaite, comme l’association que vous présidez, développer la francophonie économique et solidaire et veiller à l’usage du français dans le secteur de la recherche ainsi que dans les organisations internationales.»

Comment expliquer le choix d’Emmanuel Macron ? Omission ? Revirement ? Changement de cap ?

Fin d’une tradition politique vieille de trente ans. Depuis 1986, la francophonie était devenue une pièce maîtresse des gouvernements successifs de droite comme de gauche, se voyant dotée, suivant les différentes majorités, d’un ministère ou d’un secrétariat ad hoc. En plaçant cette ambition politique dans l’agenda de l’exécutif, le Premier ministre Jacques Chirac voulut inscrire son action dans une continuité gaulliste. Une orientation que poursuivirent de manière consensuelle ses successeurs.

C’est sans doute sous le gouvernement d’Edouard Balladur que l’engagement en faveur de la francophonie atteignit son point culminant. Rattachée au ministère de la Culture – un ministère à part entière –, elle fut portée avec panache par Jacques Toubon. Ce ministre téméraire œuvra ardemment pour la défense de la langue française en limitant l’impact concurrentiel de l’anglais et en imposant aux radios privées de diffuser 40% de chansons d’expression française.

Rompre avec la «Françafrique» ?
Après tout, la francophonie n’a pas besoin d’un maroquin pour exister. De nombreux secrétaires d’Etat s’y succédèrent sans avoir amélioré d’un iota le sort du français. Fort de son pragmatisme, Emmanuel Macron a, sans doute, voulu mettre un terme à cette logique des apparences consistant à donner à voir la figuration comme un principe d’action. En tout état de cause, cette décision de ne pas doter la francophonie d’une prérogative gouvernementale constitue, indiscutablement, une rupture avec les us et coutumes politiques des trente dernières années. Elle valide la stratégie de disqualification de l’héritage gauche-droite échafaudée par le chef d’Etat.

Soucieux de marquer sa différence et d’imprimer son style, ce dernier entend-il, probablement aussi, prendre ses distances, davantage encore que ne le fit François Hollande, avec l’approche traditionnelle de la francophonie que les détracteurs se plaisent à associer à la «Françafrique». Si la politique africaine d’Emmanuel Macron est encore illisible, il n’en demeure par moins que son interview à Alger, dans laquelle il déclara que «la colonisation fait partie de l’histoire française et c’est un crime contre l’humanité», laisse à penser qu’elle s’emploiera à faire tomber les tabous du contentieux colonial.
http://www.liberation.fr/debats/2017/07/04/la-francophonie-grande-oubliee-de-la-macronie_1581290

Maxime AIT KAKI est l'auteur de La France face au défi de l’identité paru aux éditions du Cygne, 2017.

Nicolas Sarkozy - Simone Veil reste immortelle Simone Veil est morte. La France se désole et s’étonne qu’elle ait pu mourir tant son image, malgré le temps qui passe, était restée inaltérable.

Pourtant Simone Veil aurait pu mourir beaucoup plus tôt car elle avait été condamnée à mort, il y a soixante douze ans, par le nazisme. Elle était juive, elle avait seize ans, elle n’avait donc pas le droit de vivre aux yeux de ceux qui avaient planifié la solution finale pour pouvoir exterminer tout un peuple à une échelle industrielle. Simone Veil aurait dû mourir, elle aurait pu mourir comme elle avait vu mourir ces femmes et ces enfants que l’on envoyait prendre des douches dont on ne revenait jamais. Elle aurait pu mourir, comme son père, comme son frère ou encore comme sa mère, de fatigue, de froid et d’épuisement sur le bord des chemins empruntés par des millions de déportés dans les marches de la mort.

Simone Veil n’est pas morte, elle a survécu, puis elle a fait mieux, elle a vécu et elle a choisi de consacrer au bien commun cette vie qu’elle avait gagnée contre le mal absolu à force de courage, de volonté, de ténacité et d’intelligence. Simone Veil n’est pas morte, elle s’est mariée, elle a fondé une famille, elle a travaillé, elle s’est engagée.

A une époque où les gouvernements français étaient encore des clubs politiques réservés aux hommes, elle est devenue ministre de Valéry Giscard d’Estaing et s’est imposée dans un combat qui a marqué l’Histoire de notre société. Elle ne s’est pas élevée contre un dogme ou des convictions religieuses qu’elle respectait profondément mais elle s’est levée pour combattre la souffrance et une souffrance qui lui était particulièrement insupportable, la souffrance silencieuse des femmes. Simone Veil, en effet, n’était pas une idéologue car elle avait payé du prix le plus élevé la folie des idéologues. Du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale, Simone Veil a simplement dit que la République ne pouvait pas continuer à fermer les yeux sur 300 000 avortements qui se pratiquaient chaque année clandestinement. Elle a simplement dit que la République ne pouvait plus accepter que des femmes meurent dans des souffrances abominables parce qu’elles n’avaient pas les moyens de prendre un avion et de se payer un séjour dans une clinique privée à l’étranger. Simone Veil a fait ce qu’elle croyait juste et même si elle a essuyé des insultes qui déshonoraient ceux qui les lui lançaient en pleine face, elle a su trouver une majorité qui allait au-delà des clivages politiques. Ce jour-là, elle a fait ce qu’elle considérait être son devoir. Rien de plus et ce fut sa grandeur.

Simone Veil s’est aussi engagée dans la vie politique pour défendre une idée, une idée qui lui paraissait plus grande qu’elle-même, plus importante que son propre destin politique dont elle n’a jamais fait un objectif. Cette idée, ce combat, c’était la construction européenne. Cette femme qui aurait pu entretenir à l’égard de l’Allemagne une méfiance instinctive et même un ressentiment inextinguible a été élue Présidente du Parlement Européen par des députés français et allemands. Simone Veil avait la conviction profonde, une conviction forgée par le drame de sa vie, -cette vie qui a donné le titre de son plus beau livre-, que seule la construction européenne permettrait au continent d’échapper aux démons de la guerre et de la haine et que sans une amitié franco-allemande sans faille, il n’y aurait de place ni pour la paix, ni pour l’Europe. Dans les années 1990, le retour de la guerre dans les Balkans, au cœur même du continent européen, fut pour elle comme un coup de semonce. Il rappelait que le combat pour une Europe politique, forte, efficace et gouvernée, était le seul rempart contre le retour du passé.

Simone Veil n’est pas morte car après s’être retirée de la vie politique, elle a consacré son énergie au devoir de mémoire. Mémoire des siens et mémoire de l’holocauste qui les avait dévorés. J’ai été heureux, comme une immense majorité de Français, de la voir entrer à l’Académie Française pour y devenir, là encore, une des rares immortelles de sa génération comme j’ai été fier, je l’avoue, d’obtenir une modification du code de la Légion d’Honneur pour qu’elle puisse être élevée à la dignité de Grand officier sans avoir reçu les grades inférieurs. La France de Claudel, de Racine et de Napoléon rendait hommage à cette femme qui, même dans les camps de la mort, n’avait jamais abdiqué et avait toujours défendu la dignité humaine en refusant de baisser les yeux. Simone Veil avait la dimension d’une femme d’Etat car son humanité ne lui interdisait jamais d’être, lorsque la situation l’exigeait, d’une très grande fermeté.

J’ai connu Simone Veil, j’ai admiré Simone Veil et je veux l’écrire ici, j’ai aimé Simone Veil dont l’amitié ne m’a jamais fait défaut. Son regard bleu pouvait exprimer l’autorité et même la colère mais il y brillait toujours une grande bonté et la lueur de l’espoir.

Simone Veil est partie rejoindre son mari Antoine avec lequel elle formait un couple hors du commun mais elle n’est pas morte car son action comme son souvenir oblige tous ceux qui l’ont admirée et aimée. En effet, ce souvenir aujourd’hui nous oblige, comme il oblige l’Europe qu’elle a servie à rester à la hauteur du témoignage de courage et de volonté qu’elle nous laisse.

Nicolas Sarkozy

Législatives en France : pourquoi Sylvie Fofana et Rami Zouaoui sont candidats

Législatives en France : pourquoi Sylvie Fofana et Rami Zouaoui sont candidats Les élections législatives françaises se tiennent le 11 et 18 juin prochain. Chacune des 577 circonscriptions électorales élira un député qui siégera à l’Assemblée nationale pour un mandat de 5 ans. Selon un communiqué du ministère de l’intérieur, « les candidatures devront être déposées au service du représentant de l’État chargé de les recevoir, à partir du lundi 15 mai 2017 et jusqu’au vendredi 19 mai 2017 à 18h00. La campagne électorale, quant à elle, sera ouverte du lundi 22 mai au 10 juin veille du 1er tour ». Ces élections concernent aussi les français établis hors du territoire. Sur les 577 circonscriptions, se trouvent 11 établies hors de la France. Ils sont donc 11 députés à représenter les français de l’extérieur résidant dans les quatre continents en dehors de l’Europe. La 9e circonscription sur les 11 concerne les pays du Maghreb et certains de l’Afrique de l’Ouest à savoir : Algérie, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Tunisie. Pour les législatives de juin 2018, ils sont 27 à postuler avec leurs suppléants. C’est bien dans cette circonscription que compte se présenter la franco ivoirienne, Sylvie Fofana et son colistier Rami Zouaoui, un franco-algérien.

Issus de la société civile, Rami et Sylvie militent depuis plusieurs années au sein des associations d’aides aux plus démunis. À cheval entre l’Afrique et la France, Sylvie Fofana s’apprête à organiser un grand forum des métiers du secteur du service à la personne, communément appelés (boys, servantes, femmes de ménage, gardes d’enfants, jardiniers, répétiteurs, chauffeurs du particulier, nounous etc...) à Abidjan en juin prochain.

« Je suis française d’origine ivoirienne. Je connais les problèmes de nos compatriotes français établis hors de la France qui souvent rencontrent les mêmes problèmes qu’un immigré africain en France. Il faut défendre leurs intérêts à l’Assemblée nationale mais aussi les assister en plus des ambassades et consulats français qui eux sont parfois débordés par les sujets d’ordre diplomatique. Notre candidature est guidée par l’esprit du changement. Nous sommes proches du mouvement En Marche du président Emmanuel Macron, mais nous irons en indépendants. J’invite tous les ivoiriens qui ont la nationalité française mais aussi tous les africains et français de souche résidant dans les 16 pays de notre circonscription à voter pour la liste Zouaoui Rami-Sylvie Fofana » a dit Sylvie Fofana rencontrée à Paris, avant son retour en Côte d’Ivoire ce vendredi.

« La justice sociale est la variable d'ajustement de mon programme, car je crois que l’honneur de la politique c’est d’agir pour l’égalité des chances » lit-on sur le blog de Rami Zouaoui qui a dans son projet tous les volets d’un vrai programme présidentiel de société. Citoyenneté et égalité des chances, démarches administratives et fiscales pour les français de l’étranger simplifiées via l’internet, l’éducation, la culture, l’économie, l’aide aux séniors, droit des femmes, sécurité et la francophonie figurent parmi les chantiers de Rami Zouaoui et Sylvie Fofana.

Philippe Kouhon 

Présidentielle 2017 : le big data donne Fillon au second tour, pas les sondages. Qui aura raison ?

Sale temps pour les sondages. Paniqués à l'idée de « rater » le premier tour de l'élection présidentielle, les voici challengés par de nouveaux venus : les spécialistes du big data, qui utilisent l'analyse des données à grande échelle pour établir une autre cartographie de l'opinion. Première mauvaise nouvelle pour les sondeurs, dont la méthodologie est ouvertement contestée : contrairement à eux, ces concurrents du big data ont su prédire la qualification de François Fillon au premier tour de la primaire à droite.

Et aussi l'élection de Donald Trump et, pour Vigiglobe, la victoire du Brexit. Trois échecs cuisants pour les instituts de sondages. Deuxième mauvaise nouvelle : les prédictions de Filteris, de Vigiglobe et de l'algorithme Predict My President ne valident pas celles des sondages. Ceux-ci ne cessent d'annoncer un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Au contraire, les trois initiatives misent sur la qualification de François Fillon. Ils diffèrent par contre sur le ou la candidate qui l'accompagnera au second tour. Une question de méthodologie qui révèle aussi les limites de l'exercice. Retour sur ces trois trublions de la campagne, leur méthodologie, leur crédibilité, leurs prédictions. Puis celles, très différentes, des tout derniers sondages. Filteris : un second tour Fillon / Le Pen Qu'est-ce que c'est ? Filteris est une société canadienne créée en 2002 par Jérôme Coutard et Isabelle Dornic, tous deux doctorants en sciences sociales. L'entreprise est spécialisée dans l'analyse d'image, la gestion et la sécurisation de l'identité numérique des entreprises, institutions et personnalités. Depuis 2007, Filteris a développé une expertise dans l'analyse du buzz généré sur le web et les réseaux sociaux dans des contextes électoraux, baptisée BuzzPol. Quelle méthodologie ? BuzzPol réalise, comme les sondages, des mesures régulières de l'opinion. Mais contrairement aux sondeurs, BuzzPol ne se base pas sur le recueil d'intentions de vote auprès d'un public représentatif, mais de l'analyse à grande échelle des perceptions, avis et opinions exprimés sur le web et les réseaux sociaux. Son algorithme permet d'analyser ces points de vue de manière quantitative et qualitative, puis de générer un score sur 100, réparti entre les candidats. Quel est son pronostic ? Dans sa dernière mesure du vendredi 21 avril, François Fillon arrive en tête avec 22,09% des voix. Il est suivi par Marine Le Pen, avec 21,75%, puis Jean-Luc Mélenchon (21,11%) et enfin Emmanuel Macron (19,92%). Les quatre candidats se tiennent à un peu plus de deux points. Autrement dit, dans un mouchoir de poche. C'est la 16è mesure d'opinion de Filteris depuis le 3 avril. Les 14 premières indiquaient que François Fillon et Marine Le Pen figureraient au second tour. Seule la 15è, du jeudi 20 avril, anticipait un second tour Fillon-Mélenchon. Quelle crédibilité ? Filteris a correctement prédit la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine. L'entreprise n'a pas travaillé sur le Brexit. Contrairement aux sondages, Filteris a su prédire la première place de François Fillon à la primaire de la droite. Mais l'entreprise attendait Nicolas Sarkozy en deuxième position, alors que c'est Alain Juppé qui s'est qualifié. Elle s'est en outre trompée sur le premier tour de la primaire de la gauche : Benoît Hamon, qui est arrivé en première position, était donné troisième, derrière Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Vigiblobe : Fillon probablement qualifié, Macron et Mélenchon en embuscade, Le Pen hors de l'équation Qu'est-ce que c'est ? Vigiglobe est une startup française dirigée par Leendert de Voogd, un ancien directeur mondial de l'institut de sondage TNS. Son credo : l'analyse des réseaux sociaux Twitter et Facebook pour repérer les tendances émergentes afin d'orienter la communication de ses clients, les marques. La startup a aussi développé des outils d'analyse spécialement conçus pour les élections, afin de repérer les signaux faibles qui traduisent des dynamiques qui échappent aux sondeurs - ou que ces derniers perçoivent trop tard. Quelle méthodologie ? Vigiglobe utilise des algorithmes, développés en interne, de machine learning (apprentissage par la machine à base d'intelligence artificielle), capables d'analyser à la fois quantitativement (qui suscite le plus de réactions ?) et qualitativement (quelle tonalité ?) les messages postés sur les réseaux sociaux. Grâce à des partenariats exclusifs avec Facebook et Twitter, la startup a accès à l'ensemble des contenus publiés. La moitié des Français sont sur Facebook et Twitter revendique 15 millions de comptes en France. Quel est son pronostic ? Contrairement à ses concurrents, Vigiglobe ne se risque pas au jeu des prédictions. En revanche, la startup estimait, jeudi 20 avril, que François Fillon a « de grandes chances de se qualifier pour le second tour ». Ses algorithmes d'analyse du sentiment voient se dégager un trio de tête dans un mouchoir de poche : François Fillon (qui dispose en plus du plus grand nombre de messages positifs), Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Contrairement aux sondages et aux autres spécialistes du big data, Vigiglobe estime que Marine Le Pen est en sérieuse perte de vitesse, et qu'elle pourrait, par conséquent, ne pas se qualifier pour le second tour. Leendert de Voogd, le Pdg, précise toutefois que l'attaque des Champs-Elysées profitait vendredi 21 avril à François Fillon et à Marine Le Pen, en nette hausse par rapport aux jours précédents. Quelle crédibilité ? Vigiglobe a correctement identifié les dynamiques portant à l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, à la victoire du Brexit au Royaume-Uni, de François Fillon à la primaire de la droite, et de Benoît Hamon à celle de la gauche. | Pour aller plus loin, lire l'interview exclusive de Leendert de Voogd. Présidentielle : "Pourquoi Fillon pourrait se qualifier au second tour et pas Le Pen" Predict My President : Le Pen et Fillon au second tour Qu'est-ce que c'est ? Predict My President est un programme mené depuis plusieurs mois par cinq étudiants de l'école Télécom Paris tech pour l'hebdomadaire Le Point. L'objectif est de pallier aux « failles » des sondages en remplaçant les enquêtes d'opinion par une analyse socio-économique des électeurs, couplée à une analyse de la popularité des candidats sur la Toile. Quelle méthodologie ? Les élèves ont bâti un logiciel nourri à partir des données numériques issues du réseau social Twitter et des recherches des internautes sur Google, pour déceler la popularité des candidats et analyser le contenu des messages les concernant. Ces data sont croisées par des données socio-économiques remontant jusqu'à 1981 (taux de chômage par département, résultats des élections locales, etc.), issues des plateformes gouvernementales et de l'Insee. Un algorithme pondère les différentes analyses et aboutit à des prédictions de vote. Ou quand le big data et l'analyse socio-économique remplacent les sondages. Quel est le pronostic ? Le 19 avril, Predict My President voyait se profiler un duel entre Marine Le Pen (24,13%) et François Fillon (21,77%). Emmanuel Macron arriverait troisième avec 20,32%, suivi par Jean-Luc Mélenchon avec 18,66%. Quelle crédibilité ? Verdict dimanche. | Pour en savoir plus. Présidentielle : Le Pen et Fillon qualifiés pour le second tour ? Et les sondages ? Dans la dernière ligne droite, tous notent une progression de François Fillon, mais pas suffisamment pour atteindre le second tour. Tous les instituts le donnent troisième derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Voici les résultats des derniers sondages publiés le vendredi 21 avril: Odoxa pour Le Point Emmanuel Macron (24,5%) vs Marine Le Pen (23%). François Fillon et Jean-Luc Mélenchon sont tous les deux à 19%. BVA pour La Dépêche du Midi Emmanuel Macron (24%) vs Marine Le Pen (23%). François Fillon et Jean-Luc Mélenchon sont tous les deux à 19%. OpinionWay-ORPI pour Les Echos et Radio Classique Emmanuel Macron (23%) vs Marine Le Pen (22%). François Fillon est troisième avec 21%, Jean-Luc Mélenchon est quatrième avec 18%. Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio Emmanuel Macron (24,5%) vs Marine Le Pen (22,5%). François Fillon est troisième avec 19,5%, Jean-Luc Mélenchon est quatrième avec 18,5%. Elabe pour BFMTV et L'Express Emmanuel Macron (24%) vs Marine Le Pen (21,5%). François Fillon est troisième avec 20%, Jean-Luc Mélenchon est quatrième avec 19,5%. SYLVAIN ROLLAND Sylvain Rolland @SylvRolland DU MÊME AUTEUR Yahoo ! se livre à Verizon en meilleure santé que prévu Présidentielle 2017 : "Fillon pourrait se qualifier au second tou... Présidentielle 2017 et numérique : demandez le programme ! Abonnez-vous à partir de 1€ SUR LE MÊME SUJET macron mélenchon le pen fillonPrésidentielle 2017 : Fillon et Mélenchon restent décrochés (sonda... 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http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/presidentielle-2017-le-big-data-donne-fillon-au-second-tour-pas-les-sondages-qui-aura-raison-693731.html

LA CÔTE D’IVOIRE ET LE GHANA AU CŒUR D’UNE REUNION DE HAUT NIVEAU SUR LE CACAO ET LES FÔRETS

 (Sustainable Trade Initiative-IDH) et l’Unité pour la Durabilité Internationale (International Sustainability Unit-ISU)

Une réunion de haut niveau sur le cacao et les forêts s’est tenue, le jeudi 16 mars 2017, à Londres, sous la houlette de Son Altesse Royale le Prince de Galles dans le but d’examiner les moyens de mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts dans la chaîne d’approvisionnement mondiale du cacao, avec une attention initiale sur la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux plus grands producteurs.

Cette rencontre était organisée de façon conjointe par la Fondation Mondiale pour le Cacao (World Cocoa Foundation-WCF), l’Initiative pour le Commerce Equitable (Sustainable Trade Initiative-IDH) et l’Unité pour la Durabilité Internationale (International Sustainability Unit-ISU) que dirige le Prince Charles.

La Côte d’Ivoire y a pris part à travers une délégation conduite par SEM georges Aboua, Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Royaume-Uni, qui était, pour la circonstance, accompagné par Monsieur Aly Touré, Représentant Permanent auprès des Organisations Internationales de Produits de Base.

Au cours de son intervention, le chef de la délégation ivoirienne a indiqué que la préservation de la forêt est une priorité pour notre pays qui se traduit par plusieurs engagements dont les principaux sont les suivants :

  • la signature en 2012 du decret portant création,organisation et fonctionnement de la commission nationale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues a la déforestation et a la dégradation des fôrets ;
  • la signature en 2014 de la Déclaration de New York sur les forêts dont l'objectif est d'éliminer la déforestation associée à la production agricole ;
  • la déclaration, lors de la Conférence des Nations Unies de septembre 2014, par SEM le Président Alassane Ouattara d'effectuer une transition vers un << cacao zéro déforestation>> à partir de 2017 ;
  • l'adoption, en 2015, d'un nouveau code forestier visant à retrouver 20% de couverture forestière en Côte d’Ivoire ;
  • la formulation, en 2015, d’une stratégie dénommée « cacao ami de la forêt ».

L’Agence Française de Développement (AFD), l’International Finance Corporation (IFC), la Banque Mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) font partie des organisations qui ont participé à cette réunion sur le cacao et les forêts.

FRANCE 2017-Une victoire de Fillon ou Macron relancerait la confiance-Gattaz / Sondage présidentielle : Le Pen repasse en tête, la course relancée /Emmanuel Macron s’effrite, Jean-Luc Mélenchon capitalise, François Fillon résiste...

L'accession de François Fillon ou Emmanuel Macron à l'Elysée en mai pourrait restaurer la confiance à l'égard de l'économie française, un atout pour l'attractivité de la France dans un contexte de Brexit, a déclaré jeudi Pierre Gattaz.

"Ce sont sans doute deux scénarios susceptibles de restaurer de la confiance", en fasant basculer une opinion internationale plutôt encline au "French bashing" ces dernières années pour lui laisser espérer une amélioration de la situation économique de la France, a estimé le président du Medef lors d'un entretien avec Reuters.

Le candidat de la droite et du centre dispose selon lui d'un "programme économique allant vraiment dans le bon sens", tandis que celui du mouvement En Marche ! est "assez apprécié" à l'étranger, et donne "une image de modernité, de jeunesse pour la France".

"Les élections françaises peuvent apporter des atouts supplémentaires pour drainer d'éventuel déçus du Brexit", sous réserve de régler rapidement les problèmes de l'économie en mettant en place une fiscalité plus attractive et une véritable "flexisécurité à la française", a déclaré Pierre Gattaz.

Dans ce cas-là, "ça peut fonctionner assez vite, la confiance repartira", à la fois en termes d'attractivité de la France pour les entrepreneurs étrangers et pour inciter ceux qui sont déjà présents dans l'Hexagone à y rester, a-t-il expliqué.

Tout en estimant que sur le plan économique, une victoire à la présidentielle du candidat Les Républicains ou de celui du mouvement En Marche ! serait bien accueillie, Pierre Gattaz a une nouvelle fois réaffirmé sa préférence pour le programme de François Fillon, dont il a salué la "cohérence".

"Globalement, le programme de (François) Fillon est celui qui correspond le plus à une vision, une ambition du plein emploi en France", a-t-il dit.

Il a également jugé "très intéressante" l'ambition de l'ex-Premier ministre de faire de la France la première puissance européenne dans dix ans.

En revanche, le programme d'Emmanuel Macron "ne va pas assez loin" à ses yeux et comporte encore "quelques zones d'ombre, des imprécisions comme sur les retraites et l'assurance chômage", même s'il salue le fait que l'ex-banquier d'affaires de 39 ans "assume les entreprises, il assume le capital et il assume la réussite".

Le président du Medef a également dénoncé le programme de la candidate du Front national Marine Le Pen, reposant selon lui sur une stratégie de repli "stupide, absurde, dangereuse" et "suicidaire" pour l'économie française. (Reuters) 

(Myriam Rivet avec Simon Carraud, Emmanuel Jarry, Yann Le Guernigou et Michel Rose, édité par) En savoir plus sur https://investir.lesechos.fr

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Marine Le Pen lors du deuxième débat du premier tour de la présidentielle.Marine Le Pen lors du deuxième débat du premier tour de la présidentielle.Marine Le Pen lors du deuxième débat du premier tour de la présidentielle.

Emmanuel Macron s’effrite, Jean-Luc Mélenchon capitalise, François Fillon résiste : les enseignements sont nombreux à tirer de notre dernier sondage de la présidentielle en temps réel.

Et si le second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron n’avait pas lieu ? Dans notre dernier sondage de la présidentielle en temps réel réalisé par l’Ifop pour Paris Match, Fiducial, CNews et Sud Radio, les lignes bougent et tout semble encore possible à dix-huit jours du premier tour. Stable avec 25% des intentions de vote au premier tour, la présidente du Front National reprend la tête. Marine Le Pen peut toujours compter sur la sûreté du choix de ses électeurs à 82%. Derrière elle, désormais en deuxième position, on retrouve Emmanuel Macron, à 24,5% (-0,5%). La dynamique est brisée : le leader d’En Marche a perdu 1,5% en deux jours. Son passage très attendu lors de L’Emission politique sur France 2 jeudi soir pourrait être décisif alors que les effets positifs ou négatifs du deuxième débat de la présidentielle se feront ressentir encore un peu plus dans les jours qui viennent.

A lire aussi :Débat présidentiel : le podium de Match

Jean-Luc Mélenchon poursuit sa progression

Il y a deux jours, François Fillon comptait 9% de retard sur l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande. Le candidat de la droite a grignoté une partie de son retard pour n’être aujourd’hui qu’à 6,5% de son rival. Ce mardi, il gagne 0,5% pour revenir à 18%, preuve que ses derniers discours ont eu un écho auprès des électeurs. Sa place sur le podium du premier tour n’est pourtant pas garantie : Jean-Luc Mélenchon continue de surfer sur la vague de la popularité. Le candidat de la France insoumise est ce soir à 16% (+0,5%). Le 17 mars dernier, soit avant le premier débat, il ne récoltait que 10,5% des intentions de vote au premier tour. Lui aussi peut rêver d’une qualification pour le second tour de la présidentielle.

A lire aussi : Quand la gauche rêve d'un mariage Hamon-Mélenchon

Pour Benoit Hamon, en revanche, l’heure de la soupe à la grimace semble avoir sonnée. Il passe ce mardi sous la barre symbolique des 10% (9,5%, -0,5%) et ceux qui annoncent voter pour lui ne sont sûrs de leur choix qu’à 59%, le plus petit total des cinq candidats.  Parmi les «petits» candidats, à noter la stabilité de Nicolas Dupont-Aignan à 4,5% (=), la progression de Philippe Poutou (1%, +0,5%) et l’érosion de François Asselineau qui revient à zéro (-0,5%).Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP

Paris Match| Publié le 05/04/2017 à 17h55 |Mis à jour le 05/04/2017 à 23h35

Yannick Vely

 

ENTRETIEN. Fatou Diome : "Défendre ma mère adoptive Marianne"L'écrivaine d'origine sénégalaise est en colère. L'objet de son ire : la tournure que prend en France le débat sur l'identité nationale.

Fatou Diome "L'Afrique n'est pas pauvre, on l'appauvrit"  "Je vis dans ce pays parce que je l’aime", dit l'écrivaine française d'origine sénégalaise Fatou Diome.

Résultat de recherche d'images pour "fatou diome et son mari son dernier livre"Attention, voilà une fine bretteuse dont les armes redoutables sont les mots. C'est en tout cas ce qui ressort du dernier livre de l'écrivaine française d'origine sénégalaise Fatou Diome : Marianne porte plainte !* Et Fatou Diome entend bien se faire son avocate indignée. Celle qui se dit "Française par choix, donc par amour mais aussi par résistance" détaille en mots bien sentis et parfois lapidaires sa colère devant certaines déclarations politiques qui font de l'identité nationale un totem médusant et sclérosé. 

Ces "pirates qui menacent devant [ses] yeux [sa] mère adoptive", Fatou Diome a choisi de les affronter. Elle le fait avec la langue française, celle-là même qui l'attache, en lien d'amour, à ce pays. Fatou Diome porte plainte aussi auprès de chaque lecteur. Elle dit au Point Afrique les raisons de sa colère.

Le Point Afrique : auprès de qui Marianne porte-t-elle plainte et pour quelle raison ?

En littérature, l'ironie est permise. Marianne porte plainte contre les diviseurs, contre ceux qui falsifient son histoire, son identité. Contre ceux qui ne veulent pas admettre la diversité de ses enfants. Contre ceux qui vont à l'encontre de sa devise nationale. Je suis de nationalité française, je suis donc une des enfants de Marianne, et je me donne le droit de dire que je ne suis pas d'accord. On ne m'a pas donné la nationalité à titre provisoire mais vraiment de manière sincère. Cela signifie qu'on m'a donné le droit de m'exprimer en tant que citoyenne française.

Marianne porte plainte aussi contre ceux qui refusent de la défendre. Si elle porte plainte, elle espère être défendue. J'imagine que Marianne compte sur tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ces propos partout entendus pour la défendre. J'en appelle à toute personne qui se sentirait mal à l'aise avec les propos qui m'ont révoltée ; que ceux qui partagent ma révolte viennent avec moi défendre ma mère adoptive Marianne.

Quels sont ces propos ?

C'est une accumulation. Les propos d'aujourd'hui ne sont graves que parce qu'ils ont été installés depuis longtemps. Voilà quelques années que l'identité est devenue une obsession. Ce sont parfois les défenseurs de l'identité de la France qui lui font le plus grand mal en la rendant tellement restrictive, crispée, inquiète. La France n'a pourtant aucune raison de s'inquiéter car partout dans le monde, les gens parlent de la France avec tant d'amour. Comment peut-on habiter un si beau pays et être si pessimiste, rancis dans sa mentalité, vouloir s'enfermer alors que la France a toujours voulu disperser ses valeurs d'une manière universelle.

À l'étranger, quand je dis "la France", les gens me parlent des auteurs, des musiciens, des poètes. Rien ne m'oblige à rester en France, je suis parfaitement libre d'aller travailler ailleurs. Je vis dans ce pays parce que je l'aime ; c'est une libre décision. Ce qui est triste est que quand on est Africain, les gens pensent qu'on reste en France pour y gagner sa vie. Je peux gagner ma vie ailleurs. Mais je reste par choix, par amour.

Vous dites que l'identité nationale est une passerelle, pas une barrière. Pourquoi pas un pont ? La passerelle a quelque chose de fragile, qui tangue aussi.

Aller vers l'autre est toujours une fragilité. Pour aller vers l'autre, il faut accepter sa propre fragilité. Il faut accepter de se décentrer de soi, de relativiser sa culture. Dès lors, on ne peut plus mépriser l'autre. On se met alors en position de comprendre et d'apprendre. C'est là la fragilité, car on transmet ce qu'on sait et reçoit ce qu'on ne sait pas. On ose. Effectivement, une passerelle tangue, mais je ne veux rien sécuriser. Ma vie n'a jamais été sécurisée. Je suis venue en France car j'ai pris le risque d'aller vers l'inconnu. Il faut en cela beaucoup d'humilité, de découvrir un pays, sa langue. Encore maintenant, je découvre des mots nouveaux qui m'émerveillent. Cette fragilité-là est nécessaire, philosophique aussi dans le cheminement d'un être humain car on n'est jamais parfaitement accompli. Dans l'idée de passerelle, il y a quelque chose de l'ordre du chemin étroit. Je viens d'une île. Parfois sur un bras de mer, il y avait une toute petite passerelle, faite de simples branchages. Cela tangue, bouge, le vent souffle, il faut s'accrocher. J'ai dû aussi m'accrocher pour rester en France, on ne m'a rien facilité.

Vous écrivez qu'on a exigé de vous "un saut d'obstacle qui aurait brisé les jambes d'une jument", que voulez-vous dire ainsi ?

Cela signifie que si vous venez en France en 1994, que vous êtes noire, et qu'en 2017 vous y êtes encore, c'est que vous êtes une combattante. Car vous aurez entendu des "rentre dans ta forêt, va manger tes bananes". Évidemment, ce sont là les mentalités les plus primaires qui parlent. Mais il y a aussi d'autres mépris qui ne disent pas leur nom. On vous regarde de haut, vous parle mal, vous tutoie, vous avez bac+5 et vous devez faire des ménages. On refuse de vous donner votre chance tout en sachant que vous n'êtes pas bête. Tout cela, je l'ai vécu. Mais cela ne m'a pas découragée. Je me suis dit qu'il fallait continuer à m'instruire, à respecter les gens, à me comporter comme une citoyenne ordinaire. Alors même les plus obtus en auront assez de me traiter en étrangère. On finit aussi par en avoir assez de traiter les autres en étranger. Peut-être verront-ils alors que ce n'est pas de la triche, que j'aime vraiment cette culture. Que je l'ai étudiée et la respecte. C'est tout. Je ne peux pas faire plus que l'aimer et la respecter. Aussi la partager.

Flammarion La couverture du livre de Fatou Diome "Marianne porte plainte !". © Flammarion

La France quand on est noir, arabe, chinois, ce n'est pas la même chose que quand on est blanc ?

Non, ce n'est pas la même chose car j'imagine que moi, la Noire, je n'aurais pas la prétention de vouloir chasser les autres. Moi, la Noire, je suis consciente d'avoir été immigrée. Je suis consciente d'avoir dû faire mes preuves. Pour être française, j'ai souffert. Mais les autres, qu'ont-ils fait pour mériter d'être mes compatriotes ? Les autres Français sont nés ici. Moi, je suis venue ici. J'ai pris un avion, déjà, il pouvait s'écraser (rires). J'ai aimé un enfant de France, il m'a laissée. Je suis quand même restée. Mais l'être humain doit rester debout, il a besoin de sa dignité. Cela aurait été plus facile de s'enfuir. J'ai étudié et j'étais femme de ménage. Je ne connais personne qui rêve de faire ce métier. Pourtant je remercie ceux qui ont eu la bonté de me faire travailler car j'ai financé ainsi mes études. Certains m'ont refusé ce simple travail. Tous ces gens ont contribué à ce que je réussis à faire aujourd'hui.

PROPOS RECUEILLIS PAR HASSINA MECHAÏ  / Publié Le 28/03/2017 à 16:11 | Le Point Afrique  

BIOGRAPHIE & INFORMATIONS Nationalité : Sénégal  Né(e) à : Niodior , 1968

 Résultat de recherche d'images pour "fatou diome"Biographie :  Fatou Diome est née sur la petite île de Niodior, dans le delta du Saloum, au sud-ouest du Sénégal. Elle est élevée par sa grand-mère.

En décalage avec le microcosme de l'île, elle décide d'aller à l'école et apprend le français. Sa grand-mère met un certain temps à accepter le fait qu'elle puisse être éduquée : la petite Fatou doit aller à l'école en cachette jusqu'à ce que son instituteur parvienne à convaincre son aïeule de la laisser poursuivre. Elle se passionne alors pour la littérature francophone.

A treize ans, elle quitte son village pour aller poursuivre ses études dans d'autres villes du Sénégal tout en finançant cette vie nomade par de petits boulots : elle va au lycée de M'bour, travaille comme bonne en Gambie et finit par entamer des études universitaires à Dakar. A ce moment, elle songe à devenir professeur de français, loin de l'idée de quitter son pays natal.

Mais à 22 ans, elle tombe amoureuse d'un Français, se marie et décide de le suivre en France. Rejetée par la famille de son époux, elle divorce deux ans plus tard et se retrouve en grande difficulté, abandonnée à sa condition d'immigrée sur le territoire français. Pour pouvoir subsister et financer ses études, elle doit faire des ménages pendant six ans, y compris lorsqu'elle peut exercer la fonction de chargée de cours au cours de son DEA, fonction qui lui apporte un revenu insuffisant pour vivre.

En 1994, elle s'installe en Alsace. Elle est étudiante à l'université de Strasbourg où elle termine son doctorat de lettres modernes sur Le Voyage, les échanges et la formation dans l'œuvre littéraire et cinématographique de Sembène Ousmane, tout en donnant des cours.

Elle se consacre également à l'écriture : elle a publié La Préférence nationale, un recueil de nouvelles, aux éditions Présence africaine en 2001. Le Ventre de l'Atlantique est son premier roman, paru en 2003 aux éditions Anne Carrière.

Son second roman, Kétala, paraît en 2006.

Depuis, Fatou Diome a publié "Inassouvies, nos vies" en 2008 chez Flammarion, et en 2010, "Le vieil homme sur la barque" un récit avec de très belles illustrations de Titouan Lamazou chez Naïve, un roman "Celles qui attendent" et un récit "Mauve" en 2010 chez Flammarion. 

En 2013, Fatou Diome publie "Impossible de grandir", un roman d’inspiration autobiographique dans lequel l’auteure fait revivre Salie, l’héroïne de son premier roman.

Source : Wikipédia

 

CIV / Aly Touré élu ce 24 mars 2017 à Singapour Président des chefs de délégation du groupe d'Étude International sur le caoutchouc pour un mandat de deux ans

 L'Ivoirien Aly Touré a été élu président du Conseil international des céréales à Londres; Il avait été élu l'année dernière vice-président et devrait tenir ce poste deux années durant. Aly Touré est, par ailleurs, représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales de produits de base à Londres . Il a toutes nos félicitations car il représente avec honneur notre Pays dans cette organisation internationale stratégique économiquement pour la Côte d'Ivoire 

Résultat de recherche d'images pour "aly toure cafe cacao"A lire aussi / (archive) / La 114ème session du Conseil International du Café s’est tenue récemment à Londres, du 02 au 06 mars 2015, avec la participation de 46 pays membres dont 40 membres exportateurs et 6 membres importateurs (y compris le bloc des 27 pays de l’Union Européenne).

A cette occasion, le Conseil a accordé une attention particulière aux questions financières et à la recherche de fonds pour l’élaboration des projets de développement du café. Ainsi, la cinquième édition du forum consultatif sur le financement dans le secteur du café a eu lieu en marge de cette 114ème session.

Echanges fructueux pour le développement du café

Ce forum a permis des échanges de vues fructueux sur le thème « Comment structurer efficacement un projet en vue d’obtenir son financement », à travers des présentations d’organismes telles que la Banque Mondiale, la Banque Asiatique de Développement, le Fonds Commun pour les Produits de Base, USAID et la Banque Africaine de Développement.

Cette dernière institution a par ailleurs animé une réunion inédite pour le Partenariat sur le Café Africain qui a eu lieu, le mardi 03 mars, dans les locaux de l’Organisation Internationale du Café (OIC) en présence de représentants de l’industrie européenne du café et des pays membres de l’Organisation Interafricaine du Café (OIAC). Intervenant au nom de la Banque Africaine de Développement, Monsieur Aly Abou-Sabaa, vice-président de la BAD, a annoncé la création d’un mécanisme spécial, au sein de sa structure, dans le but de résoudre les problèmes systémiques de la filière et renforcer la capacité des petits producteurs à fournir un café de qualité.

Monsieur Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire

Enfin, la 114ème session du Conseil International du Café a poursuivi ses efforts visant à améliorer la situation financière de l’OIC en dépit des restrictions budgétaires qui lui sont imposées, à l’instar de plusieurs organisations internationales de produits de base installées à Londres. A cet effet, Monsieur Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales de produits de base, a été reconduit à la tête du comité des finances et de l’administration de l’OIC pour l’exercice 2015/2016.

Cette semaine de réunions intergouvernementales qui vient de s’achever à Londres a donc été riche en développements importants pour les acteurs de l'économie caféière mondiale.

 

 

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