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Gouvernance : La Côte d’Ivoire en « progression accélérée » monte au 20ème rang africain, selon la Fondation Mo Ibrahim

Spécial Gouvernance : La Côte d’Ivoire en « progression accélérée » monte au 20ème rang africain, selon la Fondation Mo Ibrahim

Une place de plus. La Côte d’Ivoire passe du 21ème rang en 2016 au 20ème rang en 2017 sur 54 pays africains en matière de gouvernance globale, indique l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) de 2017, publié ce lundi 20 novembre par la Fondation Mo Ibrahim.

Cette Fondation, créée en 2006 afin de promouvoir l'importance cruciale du leadership et de la gouvernance en Afrique, propose, à travers l'IIAG une évaluation annuelle de la qualité de la gouvernance dans les pays africains, et représente le recueil de données le plus complet sur la gouvernance en Afrique.

Si ce rapport 2017 révèle que la trajectoire de la Gouvernance globale reste positive sur le long terme (2007-2016) au niveau du continent, il salue surtout une « progression accélérée » de la Côte d’Ivoire en matière de gouvernance globale sur les cinq dernières années.

Une tendance positive qui a valu au pays du président Alassane Ouattara d’atteindre encore cette année un score de 54,2 (sur 100,0) en gouvernance globale en 2017, contre de 53,3 en 2016. 

Selon le rapport, La Côte d’Ivoire qui s’adjuge d’un score supérieur à la moyenne africaine (50,8) et à la moyenne régionale pour l’Afrique de l’Ouest (53,8), a réalisé son meilleur score de catégorie en Sécurité et État de droit (58,9), mais son score le plus faible en Développement Économique Durable (50,0).

Chose importante à signaler, le pays a réalisé son meilleur score de sous-catégorie en Sécurité nationale (82,7), avec une accélération de la progression sur les cinq dernières années, pour tendance moyenne annuelle de +2,05, contre une tendance moyenne annuelle de +1,40 pour la dernière décennie. Mais le pays réalise aussi son score le plus faible en Secteur rural (39,2)

Des progrès qui s’explique, selon la Fondation Mo Ibrahim par l’amélioration de l’ensemble des quatre catégories : « Sécurité et État de droit (tendance moyenne annuelle de +1,82), Participation et Droits Humains (tendance moyenne annuelle de +1,50), Développement Économique Durable (tendance moyenne annuelle de +0,99) et Développement Humain (tendance moyenne annuelle de +1,31) ».

100 indicateurs .

« L’Indice 2017 montre que la gouvernance globale continue de progresser sur le continent africain. C’est une bonne nouvelle. Néanmoins, le ralentissement, voire parfois le recul, dans de nombreux pays, et dans certains domaines clés de gouvernance, appelle une vigilance renforcée et la poursuite de nos efforts. Sinon, nous pourrions voir s'évanouir les progrès obtenus jusqu'ici », a déclaré Mo Ibrahim, fondateur et président de la Fondation Mo Ibrahim.

L'IIAG de 2017 compte 100 indicateurs issus de 36 institutions de données indépendantes d'Afrique et du monde entier. Il examine plus particulièrement dans quelle mesure les trajectoires observées au cours des cinq dernières années (2012-2016), tant au niveau des pays que des indicateurs, confirment ou infirment les tendances structurelles de la décennie. Tous les scores indiqués dans l’IIAG sont sur 100 ; 100 étant le meilleur score possible.

Sur les dix années écoulées, 40 pays affichent une progression conséquente en termes de Gouvernance globale. Dans la seconde moitié de la décennie, 18 d'entre eux, correspondant au total à 58 % de la population du continent, notamment la Cote d’Ivoire, le Togo, le Maroc, la Namibie, le Nigeria et le Sénégal, réussissent même à accélérer le rythme, permettant ainsi au continent d’atteindre en 2016 son meilleur score depuis 2000 (50,8 sur 100).

Toutefois, sur les cinq dernières années, au niveau du continent, le rythme annuel moyen d’amélioration de la Gouvernance globale ralentit. Sur ces 40 pays, plus de la moitié (22) ralentissent le rythme, comme le Rwanda et l’Ethiopie, voire même basculent vers le déclin, comme Maurice, le Cameroun, Djibouti, le Congo ou l’Angola, sur la seconde partie de la décennie. 

En outre, pour 8 des 12 pays dont le niveau de Gouvernance globale se détériore sur la décennie, la situation empire en seconde moitié de la décennie, notamment, outre la Libye ou la RCA, le Ghana, le Mozambique ou la Mauritanie.

Tous les scores indiqués dans l’IIAG sont sur 100,0 ; 100,0 étant le meilleur score possible.

L’IIAG 2017 porte sur 54 pays africains. Le Soudan et le Soudan du Sud ont été inclus pour la première fois dans l’IIAG de 2015. Aucune donnée concernant le Soudan du Sud n’est disponible pour la période qui précède la sécession en 2011.

Les données de l’IIAG sont affinées chaque année, sur une base méthodologique ou selon l’inclusion ou l’exclusion d’indicateurs donnés. La totalité de l’ensemble de données de l’IIAG est révisée rétrospectivement chaque année, conformément aux meilleures pratiques. Toute comparaison entre années doit donc être entièrement réalisée sur la base de l’ensemble de données de l’IIAG de 2017. 

Dernière modification lelundi, 20 novembre 2017 11:52
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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