Bannière

Log in

Infos Ivoiriennes (982)

Alassane D. Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, a salué le mardi 12 mars 2019 « la mémoire de Bernard Dadié, grand écrivain et père de la littérature ivoirienne »

 Ah ! si Bernard Dadié avait tapé dans un ballon plutôt que d’écrire des pièces de théâtre par Jean-Pierre Béjot, fondateur de La Dépêche Diplomatique

Je m’attendais à un raz de marée. Ce n’est pas tous les jours que meure une personnalité africaine plus que centenaire, appartenant à une famille qui a largement marqué de son empreinte l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest. Une personnalité africaine qui a été le témoin des bouleversements du XXè mais aussi d’un XXIè siècle déjà bien entamé et qui a témoigné de ces bouleversements dans des pièces de théâtre, des romans, des essais, des articles… Une personnalité qui, du fait de son engagement politique, a eu à subir l’emprisonnement sous la colonisation mais aussi l’ostracisme au temps de l’indépendance. Jusqu’à aujourd’hui. Bernard Dadié est mort le samedi 9 mars 2019. Il avait fêté son 103è anniversaire le 10 janvier précédent. Il était présenté depuis bien des décennies comme « un des pères fondateurs de la littérature ivoirienne ». Mais si la presse africaine s’est faite l’écho de sa mort, elle n’a pas été au-delà de l’information. Et les hommages ont été, sur le continent, bien timides tandis que les médias de l’ex-puissance coloniale ont reconnu que Dadié avait su lier étroitement tout au long de son existence, comme l’a écrit l’universitaire NicoleVincileoni, « vie, action, écriture ». Ah ! si Dadié avait été footballeur plutôt qu’auteur, l’Afrique, sans doute, en aurait plus appris sur lui, sa vie et son « œuvre ». 

Alassane D. Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, a salué le mardi 12 mars 2019 « la mémoire de Bernard Dadié, grand écrivain et père de la littérature ivoirienne » soulignant que « son œuvre riche et variée [est] enseignée dans les écoles et universités à travers le monde ». Service minimum. Henri Konan Bédié, président de la République de Côte d’Ivoire de 1993 à 1999 et qui a été le compagnon de Dadié au sein des gouvernements de Félix Houphouët-Boigny, a souligné qu’il avait été un « homme politique » et même un « homme d’Etat, ministre de la République et combattant de la liberté et de l’émancipation des peuples noirs ». Propos guère plus chaleureux que ceux de Ouattara ! Il n’est que Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, pour avoir insisté sur l’engagement politique de Dadié. « A titre personnel, a-t-il écrit dans son hommage, je te sais infiniment gré de l’amitié dont tu m’as honoré et qui s’est exprimée par ton soutien à mon endroit quand, à peine parvenu au pouvoir, après des décennies de lutte pacifique, des forces réactionnaires et violentes se sont liguées contre moi et mon gouvernement pour barrer notre chemin vers la liberté de nos peuples. En effet, il ne t’a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que lesdistes forces sont les mêmes que toi et tous nos illustres devanciers, aviez combattues naguère ».

Respect et dignité pour l’Afrique 

Le tutoiement de l’un, la distanciation des autres. C’est chez Christine Binlin-Dadié, la fille de Bernard Dadié, qu’il faut chercher l’explication à ce comportement. Son père, disait-elle en 2018, a mené le combat pour « la souveraineté de la Côte d’Ivoire, le respect et la dignité de l’Afrique », quand le régime en place actuellement à Abidjan est celui des « descendants des colons » avec « la France au devant de tout cela ». Un combat dans lequel s’est engagé Bernard Dadié très tôt. Et qui lui vaudra d’être arrêté et emprisonné pendant un an à la suite des manifestations du 6 février 1949. Ce jour-là, Dadié fait partie du groupe des « Huit », les victimes du « péchoutage » (du nom du gouverneur de l’époque, Laurent Elisée Péchoux qui, en 1948, avait pris la suite de André Latrille jugé trop conciliant à l’égard du RDA). Dadié, sous le blaze de Mourou Ben Daouda, incarcéré à la prison de Grand-Bassam, écrira des vers restés célèbres : « Nous vivrons parce que toujours sur la brèche. Nous nous battrons pour la paix. Nous nous battrons pour la liberté. Nous saisirons les bellicistes au collet. Et sur leurs méfaits ferons le jour, un jour cru ». 

Le mouvement insurrectionnel qui va enflammer la colonie de Côte d’Ivoire en 1949-1950 (Laurent Gbagbo évoquera une « deuxième pacification » après celle menée par le gouverneur Gabriel Angoulvant en 1910) va être marqué par la Grande Marche sur la prison de Grand-Bassam organisée par les femmes ivoiriennes le 24 décembre 1949 et le boycott du commerce français. Bouaflé, Dimbokro, Séguéla vont se soulever. Félix Houphouët-Boigny sera dans le collimateur de l’administration coloniale, sauvé par la mobilisation des Ivoiriens qui convergeront alors vers Yamoussoukro (c’est lors de ces événements que le sénateur Biaka Boda sera enlevé, torturé et décapité par des gendarmes non loin de Bouaflé). L’année 1950 s’achèvera sur un bilan officiel de plus de cinquante morts, des centaines de blessés et 5.000 détenus. 

L’histoire de Dadié est celle-là, celle de ce combat pour « la souveraineté de la Côte d’Ivoire, le respect et la dignité de l’Afrique ». Il y a quelques jours, à l’occasion des cérémonies célébrant le centenaire de la Haute-Volta, le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, a affirmé : « Il n’y a pas d’avenir pour un pays si cet avenir n’est fondé sur l’histoire et les leçons que nous devons tirer de cette histoire ». Que le pays qui a vu naître (et combattre) le professeur Joseph Ki-Zerbo, un des plus prestigieux des historiens africains, soit dans cette démarche ne saurait étonner. Que la Côte d’Ivoire, qui a eu pour président un historien non négligeable en la personne de Gbagbo, préfère le ressentiment à la vérité historique ne peut que désoler ceux qui se refusent à penser que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».

Dadié a été, pendant dix ans (1977-1986), ministre de la Culture de Houphouët. Sans jamais être, dira-t-il, ni houphouëtiste ni anti-houphouëtiste « mais RDA ». Et quand la Côte d’Ivoire va basculer dans la crise, il présidera le Congrès national de résistance pour la démocratie (CNRD) dont la secrétaire générale n’était autre que Simone Gbagbo. C’est pourquoi, sans doute, quand Rosalie Binlin-Dadié Koutoua, l’épouse de Bernard Dadié et sa compagne dans le combat pour une indépendance totale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, est morte en janvier 2018 ceux qui sont au pouvoir à Abidjan ont laissé penser qu’ils n’entendaient pas participer à ce deuil. Ce qui n’avait pas été le cas, quelques mois auparavant, en septembre 2017, quand est morte Hortense Aka-Anghui, la sœur de Bernard Dadié et l’épouse de Joseph Aka-Anghui, une figure majeure du PDCI tandis que son mari a été un des chefs d’entreprises emblématiques de la Côte d’Ivoire de Houphouët. Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, Daniel Kablan Duncan, Amadou Gon Coulibaly, Guillaume Kigbafori Soro, Henriette Dagri Diabaté, etc. étaient en tête des personnalités citées dans l’avis de décès. 

Formaté par Maran et McKay 

Nul ne peut oublier cependant que, étant né en 1916, Dadié, dès lors qu’il se consacrera à l’écriture, aura été un des pionniers de l’Afrique francophone en la matière. Il le doit à Charles Béart et à son épouse, un couple de Français « pédago ». Lui est normalien (ce qui, à cette époque, signifiait quelque chose) et a combattu pendant la Grande Guerre dans l’aviation. Au début des années 30, il va diriger l’Ecole primaire supérieure (EPS) de Bingerville avant de s’installer au Sénégal où il sera le directeur de la prestigieuse école William Ponty, à Gorée. Fou de théâtre – il va faire construire le premier théâtre à l’italienne d’Afrique « noire » francophone – il va rapidement percevoir les potentialités de Dadié (élève de « Ponty ») et s’efforcer de les promouvoir. Le monde « noir » est alors en pleine effervescence. Un Français d’origine guyanaise, René Maran, a décroché en 1921 le Goncourt pour son livre « Batouala, véritable roman nègre » qui fera de lui le premier prix Goncourt « noir ». Batouala, que Béart fera lire à Dadié, était considéré comme la « dénonciation des méfaits de la colonisation » ; sa publication signifiera d’ailleurs la fin de la carrière administrative de Maran dans les colonies françaises. Dix ans plus tard, en 1931, se tiendra à Vincennes, L’Exposition coloniale qui, en s’efforçant de faire la propagande de « l’œuvre coloniale française », ne manquera pas de placer sous les projecteurs celles et ceux qui, appartenant à la diaspora africaine dans le monde, avaient lancé La Revue du Monde noir ici, Harlem Renaissance ailleurs. Le « nègre » est alors, nécessairement « Américain » ; et s’il n’est pas « Américain » c’est qu’il est « Antillais ». Et s’il n’est pas « Antillais », c’est qu’il est « Sénégalais » quelle que soit sa terre d’origine. C’est le temps du « Nouveau Noir » qui entend marquer la fin du temps du « bon Nè-Nègre ». Dadié va découvrir cet univers en Noirs et Blancs dans « Banjo », écrit en 1928 par Claude McKay, un romancier jamaïcain. « Banjo » se passe à Marseille, une ville plurielle à l’histoire singulière où, au sein de La Fosse, le Quartier Réservé, cohabitent Noirs américains, Sénégalais, Martiniquais. Ray, un Noir américain personnage clé de « Banjo », dit : « Vous, les Noirs instruits, vous êtes perdus et vous ne pourrez vous retrouver que dans les racines de votre peuple. Vous ne pouvez pas prendre pour modèles les jeunes Blancs, instruits et arrogants, dans une société qui établit sa prospérité sur la conquête impériale. Ces jeunes Blancs si dorlotés peuvent se permettre de mépriser les brutes de leur race qui s’échinent au bas de l’échelle sociale ».

Difficile de ne pas penser à Dadié quand on lit ces lignes, un Dadié qui, né dans une famille d’Africains « assimilés » (son père, Gabriel Dadié, a été le premier citoyen français d’origine ivoirienne, un proche de Félix Houphouët avec lequel il fondera le Syndicat agricole africain/SAA), basculera tout naturellement du côté de Gbagbo plutôt que de celui de Bédié et de Ouattara. « Dès le début, et avec constance, il a opté pour l’émancipation totale dans et par l’indépendance » a écrit Nicole Vincileoni qui, au-delà de l’œuvre théâtrale et littéraire de Dadié, a eu accès à ses écrits journalistes dans La Communauté, Le Réveil, Le Démocrate d’Abidjan… mais aussi à ses textes publiés par Présence africaine. 

On peut ne pas apprécier l’engagement politique de Dadié auprès de Gbagbo (tout en saluant les fondamentaux politiques et sociaux qui l’ont conduit à ce choix), on peut penser que son œuvre théâtrale et littéraire est trop souvent empreinte de sentiments humanistes qui parfois confinent à la morale « révolutionnaire », on ne peut nier que Dadié est, par sa vie et son œuvre, une personnalité qui, au-delà de la Côte d’Ivoire, au-delà de l’Afrique, aura été le témoin de son siècle. Et qu’il convient de ne pas oublier !

Par : Jean-Pierre Béjot La Ferme de Malassis (France) 17 mars 2019

Côte d'Ivoire / Privatisation des CHU ? Non !!! Il s'agit d'un changement de statut conférant désormais une obligation de résultats aux dirigeants.

Lu sur le mur Facebook d’Yves Roger Claver / Moi-même je n'aime pas Ouattara. Mais quand il y'a la vérité, il faut s'y faire... 

Jusqu'ici les CHU étaient inscrits dans les registres des centres hospitaliers universitaires avec une vocation purement administrative placés sous la tutelle directe du ministre en charge de la santé. Les dirigeants des CHU géraient ces centres sans véritables objectifs, se contentant juste de gérer le budget de l'établissement sans réelle politique de gestion. Comprenez qu'avec le changement de statut, les CHU ne seront plus administrés mais gérer au sens propre du terme. C'est dire qu'on quitte l'hôpital-administration pour être des hôpitaux-entreprises...c'est d'ailleurs la nouvelle norme internationale : on parle désormais de management hospitalier là où l'on parlait d'administration hospitalière. Ça change tout et c'est même une obligation avant la mise en pratique de l'assurance maladie universelle. Moi-même je n'aime pas Ouattara. Mais quand il y'a la vérité, il faut s'y faire...

Lu sur le mur Facebook d’ Yves Roger Claver  / Je vous le dis. Ne vous fiez pas aux informations malsaines et erronées des propagandistes de la toile. Les CHU ne sont pas privatisés et ne le seront pas (même pas partiellement). En réalité, il n'en est rien. Nos CHU changent de statut, passant de centres hospitaliers universitaires à celui d'hôpitaux publics avec un modèle de gestion calqué sur le privé. En agissant ainsi, l'État se désengage des dépenses de fonctionnement (budget) de ces hôpitaux puisque l'assurance maladie universelle prend la relève.

Les directeurs ne seront plus nommés mais choisis par appel à candidature avec une obligation de résultats vu que les hôpitaux auront un statut à part leur conférant des bénéfices à réalisés. 

Voyez-vous, notre compatriote Tidjane Thiam a été directeur du géant britannique de l'assurance "Prudential" en étant ivoirien, alors que Prudential est la maison d'assurance des anglais, à l'image de notre AMU. C'est le même principe que le gouvernement ivoirien vient d'adopter en côte d'Ivoire. Plus question de s'ingérer directement dans le fonctionnement des hôpitaux de hauts plateaux. Les hôpitaux doivent eux-mêmes s'autofinancer avec les ressources engrangées par l'AMU. Ce qui suppose aussi que désormais chaque individu vivant sur le sol ivoirien est tenu obligatoirement d'avoir une couverture maladie universelle pour être pris en charge dans les hôpitaux. Ne nous parlez pas de cas sociaux.

La couverture maladie universelle vous donne la possibilité de prendre en charge un peu plus d'une personne. De plus, les hôpitaux seront compétitifs d'autant plus qu'ils pourront signer des contrats de prestations avec des hôpitaux européens, faire intervenir les meilleurs professeurs d'ici et d'ailleurs quand cela le nécessitera, transférer des malades vers des points focaux spécialisés. Pour tout dire, l'objectif du gouvernement est de créer un meilleur cadre de prise en charge des demandeurs de soins sans être dans la contrainte d'assurer les dépenses de fonctionnement des hôpitaux publics.

Et au risque de me répéter, je vous le dis, il ne s'agit pas d'une privatisation des CHU mais d'un changement de statut ouvrant la voie à un modèle de fonctionnement calqué sur le privé. Quand Prudential coulait vers la faillite, les anglais ont redéfini le statut de cette maison d'assurance, en lui donnant un caractère de gestion fondé sur le privé, puis ont fait appel à Thiam pour la gestion. Résultat : Prudential a repris du poil de la bête et engrange des bénéfices permettant d'offrir les meilleures prestations du moment au peule anglais. En côte d'Ivoire, nous avons le chic de décrier le manque de médicaments et une prestation au rabais dans les CHU oubliant que c'est l'État qui subventionne nos soins par le système du tiers payeur.

Cela ne pouvait plus continuer puisque les ressources de l'État ne suivent pas ou ne suffisent plus à combler le budget des CHU. Maintenant, tout change avec l'AMU.

Chaque ivoirien sera à même d'exiger les meilleures prestations de soins et les hôpitaux auront l'obligation de nous fournir les meilleurs soins puisque nous sommes désormais assurés. Et pour mener à bien les prestations de soins, par une utilisation rationnelle et optimale des cotisations de l'AMU, il fallait d'urgence et impérativement changer le statut des CHU pour en faire des hôpitaux publics de haut niveau dont la gestion sera calquée sur le modèle du privé, à l'image de Prudential en grande Bretagne dont la gestion avait été confiée à notre compatriote Tidjane Thiam.

Ne vous laissez donc pas étouffer par ceux qui ne savent rien d'une privatisation et encore moins de l'organisation d'une fonction publique hospitalière.

La cote d'Ivoire est même en retard dans la mise en œuvre de cette politique de couverture maladie. Ça ne pouvait plus être le cas depuis 1999 selon les statistiques de prise en charge médicale des ivoiriens.

Par : Yves Roger Claver

Par : Venance Konan /  Depuis quelque temps, Bédié a retrouvé la parole. Une parole que l'on n'a plus besoin de chercher à interpréter. Alors il parle. Oh qu'il parle ! Trop ? Oui, trop, disent certains. Vraiment trop pour un chef

"Faut-il incriminer son grand âge ? « Ô vieillesse ennemie ! » En principe en Afrique le grand âge est plutôt signe de sagesse... 

On le connaissait surtout pour ses silences énigmatiques que chacun interprétait à sa guise. Il est lui-même par nature plutôt taiseux, et puis, dans sa culture, le chef ne doit pas parler en public. Et chef, il l'est. Il est fils de chef, et il a occupé plusieurs postes de chef avant d'occuper celui de chef de l'Etat ; et aujourd'hui il est celui de son parti politique. Avant son divorce d'avec Alassane Ouattara, on disait même qu'il était le co-chef de l'Etat. Pour ses laudateurs, les silences de Bédié relevaient de la très haute stratégie, puisque chacun pouvait mettre ce qu'il voulait sur ses lèvres sans que cela ne l'engage. Depuis quelque temps, Bédié a retrouvé la parole. Une parole que l'on n'a plus besoin de chercher à interpréter. Alors il parle. Oh qu'il parle ! Trop ? Oui, trop, disent certains. Vraiment trop pour un chef. Surtout que souvent çà vole très bas. 

Où est donc passée la fameuse retenue du chef Akan ?

Qu'arrive-t-il donc à Bédié ?

Aux chefs traditionnels de sa tribu qu'il a récemment rencontrés à Yamoussoukro, il a expliqué que sa rébellion contre Alassane Ouattara serait motivée par la volonté de celui-ci de faire disparaitre le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) qu'il préside, à travers la création du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), et de ne pas laisser le pouvoir à un candidat issu de ce PDCI en 2020.

Cela justifie-t-il qu'il parle autant en descendant parfois dans la poubelle ? 

Faut-il incriminer son grand âge ?

« Ô vieillesse ennemie ! » En principe en Afrique le grand âge est plutôt signe de sagesse.

Mais les paroles que nous fait entendre le président du PDCI ne semblent pas devoir toujours être rangées sous le sceau de la sagesse. Pour revenir à ses griefs, Alassane Ouattara s'est-il opposé à cette alternance proposée par M. Bédié à travers son appel de Daoukro en septembre 2014 ? Je n'en sais rien. Mais je sais qu'après cet appel, la constitution a été modifiée et un poste de vice-président de la république a été créé et confié à un homme issu du parti de Bédié, M. Daniel Kablan Duncan en l'occurrence. Il a été également créé un sénat dont la présidence a aussi été confiée à un proche de Bédié. Il se murmurait alors que l'ambition du président Ouattara pour 2020 était de voir un tandem formé par Duncan et Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre, concourir pour le compte du RHDP qui regrouperait principalement le PDCI de Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. Ainsi la question de l'alternance aurait été réglée, tout en ne mécontentant pas les militants du RDR qui n'avaient pas dit qu'ils voulaient céder le pouvoir qu'ils avaient tant souffert pour conquérir après seulement dix ans de son exercice, sans l'avoir perdu dans les urnes ou autrement. 

Apparemment, l'alternance, Bédié la voulait pour lui-même. Et c'est là que les choses  semblent coincer. Pour le Chef de l'Etat, il est temps que Bédié et lui cèdent le pouvoir à d'autres personnes. De nombreux militants du PDCI refusent eux aussi d'envisager une nouvelle candidature de Bédié, compte tenu de son âge et de son parcours. Il aura 86 ans en 2020. Et ces militants estiment qu'après avoir eu le parcours qui est le sien, le président du PDCI devrait éviter de mener le combat de trop. Mais il y en a beaucoup d'autres, au sein de son parti, qui encouragent une telle candidature. Bédié lui-même ne l'exclut pas.

Apparemment Bédié et certaines personnes autour de lui n'ont pas encore digéré la façon dont il a perdu le pouvoir en 1999. Pour eux, il est logique qu'il termine en 2020 ce mandat écourté de manière scélérate par le coup d'Etat militaire. Ils ne se posent évidemment pas la question de savoir pourquoi une telle chose a pu arriver aussi facilement en 1999, et si le « vrai héritier » que leur champion prétend être a vraiment su protéger l'héritage qui lui avait été confié. 

Alors, Monsieur Bédié serait-il actuellement en pré-campagne ?

Cela y ressemble beaucoup. Mais pour le moment il ne propose pas de politique alternative, se contentant d'envoyer des flèches plus ou moins empoisonnées à celui qui est redevenu son adversaire, pour ne pas dire son ennemi, Alassane Ouattara. Et tous les opposants, anciens ou nouveaux de M. Ouattara sont subitement devenus des héros pour M. Bédié, nonobstant leurs passés. Ainsi Guillaume Soro est-il devenu son fils bien-aimé pour qui il esquisse des pas de danse lorsqu'il foule le sol de son village, Gbagbo est redevenu quelqu'un de très bien, et je suppose qu'il aura droit lui aussi à des pas de danse le jour où il se rendra à Daoukro, et Alassane Ouattara a perdu, de par la volonté de Bédié, le nom que les chefs Baoulé lui avaient donné en 2010, lorsqu'il s'entendait encore avec lui.

N'est-ce pas un peu enfantin ? 

Pour le moment, Bédié ne s'adresse qu'aux chefs Baoulé.

Se souvient-il que la Côte d'Ivoire va au-delà de sa seule tribu, que son parti est censé regrouper toutes les ethnies de ce pays ? 

 Je ne crois pas qu'il rende service à son parti en donnant le sentiment que le PDCI se résume au seuls Baoulé.

Qu'il aille aussi rencontrer les chefs des autres régions, au sud, au nord, à l'ouest, à l'est....Il est vrai que depuis que l'héritage est tombé entre ses mains, le PDCI a perdu son nord et son ouest, et depuis quelque temps, plusieurs cadres de plusieurs régions sont en train d'aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte.

Par/ Venance Konan 

P S / Le titre est de l'administrateur du site 

 

A lire aussi :  Joël N’GUESSAN  Côte d'Ivoire/ Rencontre Bédié- chefs traditionnels à Yamoussoukro:

Le Ministre Joël N’GUESSAN (Vice-président du RDR) :

« Le reniement de Henri KONAN BEDIE est choquant » Le Président Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire du Rassemblement Démocratique Africain) qui prétend et clame sur tous les toits qu’il est l’unique héritier de Félix HOUPHOUET BOIGNY, est allé rencontrer les chefs coutumiers et traditionnels Baoulé le 06 mars dernier à Yamoussoukro, pour se dédire.

Il a remis en cause à cette occasion, sa promesse de 2010, où il a dit publiquement de soutenir Alassane OUATTARA, qui a été baptisé ce jour-là « ALLAH GNISSAN » par l’ensemble des 2000 chefs baoulés réunis à la résidence de Félix Houphouët Boigny.  Je peux comprendre que les réalités politiques du moment poussent les uns et les autres à se renier. Comme le dirait l’autre, les réalités politiques s’imposent surtout par ces temps de courses effrénées à la présidentielle de 2020.

Mais, ce qui est surprenant, c’est qu’une personnalité politique de la trempe du Président Henri KONAN BEDIE puisse se renier aussi vite. Comment comprendre qu’après avoir juré sur la tombe de Félix Houphouët BOIGNY, d’apporter un soutien sans faille à Alassane OUATTARA, il puisse venir, quelques années après dire que « je renie ce que j’ai dit en 2010 ». Il ose demander à ses quelques militants de débaptiser Alassane OUATTARA : il ne doit plus s’appeler « Allah GNISSAN » Il demande aussi de « HUER » ceux qui viennent parler de Félix Houphouët-Boigny sans son accord. Il prétend que des promesses lui ont été faite pour une alternance en 2020 ; comme si le peuple n’a rien à dire dans un système démocratique.

Nous sommes dans un délire digne des personnes qui sont devenues séniles. Il oublie que son soutien à Alassane OUATTARA lui a valu, entre autres milliers d’avantages, un pont qui porte son nom. Le troisième pont de la ville d’Abidjan, le « le Pont Henri KONAN BEDIE » après celui des illustres personnalités que sont Félix Houphouët-Boigny et Charles DE GAULE. Chez nous, le baoulé, un chef qui se renie et qui se comporte ainsi, prouve qu’il n’a pas la sagesse nécessaire pour diriger et surtout conduire son peuple sur du long terme.  Un chef ne se renie pas, il assume. Un Chef réfléchit par deux fois avant de prendre des engagements surtout devant le cercueil de Félix Houphouët-Boigny.

Le reniement de Monsieur Henri KONAN BEDIE est choquant pour nous qui avons encore quelques relents de culture baoulé malgré notre relatif jeune Age. Ce qui nous confirme comme nous l’avons déjà dit que Monsieur Henri KONAN BEDIE était une erreur de casting dans le choix du successeur de Félix Houphouët-Boigny.

Messieurs Philipe Grégoire YACE, Jean KONAN BANNY, Mathieu EKRA etc., auraient pu mieux gérer cet héritage de Félix Houphouët-Boigny qui a été détruit et galvaudé par les tenants de l’Ivoirité et de la dérive identitaire. Nous sommes en 2019, un an avant l’échéance électorale de 2020.  Ceux qui ont quelque chose à proposer aux ivoiriens doivent maintenant faire savoir leurs projets de sociétés. Rencontrer les Dioulas, le Guérés, les Attiés, les Brons, le Krous et Bété ou les Baoulés n’est pas un projet de société. Les ivoiriens veulent savoir qui peut leur apporter les centres de santé et les médicaments, les écoles et les logements de maitres, les routes et les ponts, l’électricité et l’eau, les emplois pour les jeunes et les femmes en milieu rural et urbain, la sécurité, la sérénité et la paix. 

Les débats ou actions politiciens qui consistent à se replier sur nos ethnies ne les intéressent pas. Alors, honte à tous ceux qui n’ont rien compris des aspirations profondes de nos millions de jeunes et de femmes qui sont fatigués des politiciens qui ne prospèrent que parce qu’ils sèment la division et encouragent les dérives identitaires. Je vais régulièrement rappeler ces vérités à ceux qui veulent conduire la Côte d’Ivoire sur des chemins hasardeux.

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Vice-Président du RDR chargé de la Région du Bélier et du District Autonome de Yamoussoukro

L'INSTANTANEITE DE LA VIE MODERNE INSTAURE DE NOUVEAUX RAPPORTS POLITIQUES ENTRE LE POUVOIR CENTRAL ET LE CORPS SOCIAL

Face à la dictature de l'horizontalité, l'action gouvernementale a besoin de plus de pédagogie. La problématique de l''intelligibilité de l'action est brouillée par l'impatience sociale que nourrit le rythme médiatique, parce que plus rapide que le rythme politique.

Par: Pierre SOUMAREY  

Nous sommes plus dans les annonces que dans les effets de l'action. Dans ce traitement spontané et circulaire de l'information, on oublie que l'économie a ses règles et ses réalités, que la politique a ses contraintes et ses nécessités.

On pense que tout se vaut, et on donne dans la facilité. On lynche en public.

Tout y passe. Cependant, nous sommes dans les émotions, le marketing politique et au mieux dans des analyses à courte vue.

Je souhaite dire aux Ivoiriens, ici et maintenant, de prendre du recul par rapport à l'action Gouvernementale, car il est une évidence, le Président OUATTARA a une réflexion stratégique au sens le plus global du terme et une vision de la Côte d'Ivoire à très long terme.

On peut être d'accord ou pas avec lui, on peut l'aimer ou le détester, mais il ne demeure pas moins le fait que le maillage de son action constitue une réalité incontestable. Celle-ci est profondément transformatrice. Nous en avons seulement que les premiers signaux. Les effets s'en feront pleinement sentir entre 2020 et 2025 voire 2030.

Ne faisons pas un mauvais procès à des serviteurs de l'État, qui lui consacrent entièrement leur énergie, leur santé, leur vie familiale, leur intelligence et leur disponibilité. Être aux affaires, c'est autre chose que de gérer la parole ou que de céder à la mode "bien-pensante" en fustigeant et critiquant tout. Soyons donc critique tout en étant parfaitement réaliste. Ne donnons pas dans la facilité.

Pour aller à l'émergence véritable, il est indispensable voire incontournable, que nous maintenions le cap sur la lancée actuelle pendant encore les 20 prochaines années à venir, tout en améliorant progressivement et constamment les paramètres du processus devant nous y conduire. La stabilité politique et la continuité programmatique sont donc une nécessité pour la Côte d'Ivoire. 

Avec quelle équipe et quel camp envisager l'avenir dans le contexte de 2020 ?

Je pense honnêtement que ce pont peut être établi avec ceux qui ont une juste compréhension de cet enjeu majeur, qui partagent cette vision à long terme et possèdent la volonté de poursuivre le travail entamé.

Il s'agira pour eux d'apporter les correctifs qui s'avèrent nécessaires ici et là, à l'épreuve des faits et du temps, notamment au niveau du renforcement des facteurs endogènes de notre développement, de l'amélioration substantielle de notre recherche et développement, de la mutation technologique des modes de production, de la promotion de l'innovation, de l'intensification de la transformation locale et l'industrialisation, et enfin de la maîtrise souveraine de notre économie entre les mains d'un entreprenariat national.

Il y a donc un boulevard qui peut être porté par une nouvelle génération avec une vision " du changement dans la continuité". où le pouvoir central sera plus "connecté" avec les réalités sociales, l'administration de la fonction publique plus performante et le Gouvernement plus distant du corps social sur le plan politique et démocratique. 

Je pense à de nouveaux visages qui n'appartiennent pas au sérail politique et qui ne sont pas impliqués dans la crise que nous avons connue. Je pense à un renouvellement du personnel politique en mieux et non le contraire. Je souhaite une stabilité avant et après 2020 (cadre institutionnel et macro-économique, paix publique, consensus national sur des fondamentaux pour engager la réforme qui nous permettra un changement d'échelle....)

Fête du travail : Le discours du président Alassane Ouattara - YouTube https://www.youtube.com/watch?v=dx9jylWst54

Côte d’Ivoire : Amadou Soumahoro succède à Guillaume Soro à la tête de l’Assemblée nationale

Les députés ivoiriens ont élu jeudi 7 mars le candidat du RHDP Amadou Soumahoro à la présidence de l'Assemblée nationale, à l'issue d'un scrutin boycotté par de nombreux députés. Il succède ainsi à Guillaume Soro, qui avait démissionné en février, refusant d'adhérer au parti présidentiel majoritaire à la première chambre.

Amadou Soumahoro a été élu nouveau président de l’Assemblée nationale jeudi 7 mars par les députés ivoiriens, succédant ainsi à Guillaume Soro, démissionnaire en février pour ne pas avoir à adhérer au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti d’Alassane Ouattara.

Candidat du RHDP, Amadou Soumahoro a recueilli 153 bulletins pour, tandis que Jérémie N’Gouan, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié, en a obtenu trois (deux bulletins étaient nuls).

Boycott de l’opposition

Cette large victoire a néanmoins été entachée d’une grosse polémique ayant entraîné le boycott d’un nombre important de députés issus du PDCI, du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI) et Vox Populi. Jérémy N’Gouan n’a d’ailleurs même pas participé au vote, tout comme Guillaume Soro, qui soutenait le candidat du PDCI, ou Pascal Affi N’Guessan. 178 députés étaient présents, sur les 252 que compte l’Assemblée – atteignant ainsi le quorum requis de 127 parlementaires, mais seulement 158 ont pris part au vote. Au total, 94 n’ont pas participé à l’élection, dont trois députés excusés.

La raison : un désaccord sur le mode de scrutin. En effet, après avoir en premier lieu opté pour un vote à bulletin unique, le bureau de l’Assemblée a décidé le 5 mars que l’élection se déroulerait à bulletin multiple. Pour l’opposition, l’instauration d’une telle disposition avait pour but de contrôler que les consignes de vote soient bien appliquées. Plusieurs députés sont d’ailleurs sortis de l’isoloir avec leur bulletin non utilisé à la main.

NOUS DÉNONÇONS L’ILLÉGALITÉ ET L’ILLÉGITIMITÉ DE CE SCRUTIN

« Nous n’avons pas pris part à ce vote parce que nous dénonçons l’illégalité et l’illégitimité de ce scrutin pour mettre à la tête de l’Assemblée un président en violation de la loi, du règlement intérieur de l’institution et de l’éthique démocratique. Le secret du vote n’a pas été respecté », a réagi devant la presse Pascal Affi N’Guessan.

« La démocratie a été respectée malgré le boycott de l’opposition. La polémique sur le mode de scrutin n’a pas lieu d’être. L’Assemblée nationale a toujours voté à plusieurs bulletins. Ce fut d’ailleurs le cas lors de l’élection de Guillaume Soro en janvier 2017. Il avait été dit en réunion de bureau que si nous avions plus de deux candidats, nous utiliserons un seul bulletin. Mais dès l’instant où nous n’avions que deux candidats, cela n’avait plus de sens, donc nous avons opté pour le bulletin multiple », a répondu la députée du RHDP Belmonde Myss Logboh Dogo.

Soutenu par Ouattara

Fidèle d’Alassane Ouattara, Amadou Soumahoro a pu bénéficier du soutien du chef de l’État afin d’imposer sa candidature auprès des députés. En effet, son profil ne faisait, initialement, pas l’unanimité dans les rangs de la majorité présidentielle. « Ça n’a pas été facile », reconnaît un proche d’ADO. Le président avait rencontré une poignée de députés vendredi 1er mars, avant de s’entretenir avec l’ensemble des parlementaires du RHDP, le 4 mars.

Étaient notamment présents pour assister à l’élection, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, accompagné de son gouvernement, le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, le vice-président Daniel Kablan Duncan et le frère du président et ministre des Affaires présidentielles, Téné Birahima Ouattara.

https://www.jeuneafrique.com/745791/politique/cote-| Par Vincent Duhem - à Abidjan Mis à jour le 07 mars 2019 à 17h04

A lire aussi

Côte d’Ivoire: Amadou Soumahoro prend la tête de l’Assemblée nationale Amadou Soumahoro a été élu président de l'Assemblée nationale ivoirienne, le 7 mars 2019. Par RFI

Un nouvel élu au perchoir en Côte d'Ivoire. Les députés, réunis en session extraordinaire, ont élu Amadou Soumahoro pour succéder à Guillaume Soro à la tête de l'Assemblée nationale. Le suspense n’a pas duré longtemps en Côte d’Ivoire. En effet, la présidence de l’Assemblée nationale semblait déjà acquise au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir. Et dès l’ouverture de la séance, l’issue ne faisait plus aucun doute puisque les députés de l’opposition ont choisi de la boycotter. 

Ils remettent en cause le mode de scrutin décidé par le président par intérim. Un scrutin à bulletins multiples au lieu d’un bulletin unique qui garantit le secret du vote de chaque député. Un déni de démocratie pour le président du FPI Pascal Affi N’Guessan : « Nous dénonçons l'illégalité et l'illégitimité du scrutin pour mettre à la tête de l'Assemblée nationale un président qui est installé en violation du règlement intérieur de l'Assemblée. »

http://www.rfi.fr/afrique/20190307-cote-ivoire-amadou-soumahoro- 

Absence de Guillaume Soro C’est un détail très important, car le candidat du pouvoir, Amadou Soumahoro, ne faisait pas l’unanimité au sein même des députés RHDP. Un vote tenu secret, pour voter contre ou voter blanc, aurait donc été très utile pour les députés RHDP afin d’éviter le courroux de leur collègue et éventuellement de l’exécutif.

Pourtant la vice-présidente de l’Assemblée, Belmonde Dogo, assure que les règles parlementaires ont été respectées : « Même le président démissionnaire M. Soro Guillaume a été voté [élu, ndlr] à bulletins multiples et en réunion de bureau nous avons dit : si nous avons plus de deux candidats, nous partons pour le bulletin unique ; mais dès l'instant où nous avons que deux candidats, nous sommes revenus au règlement de l'Assemblée, le bulletin multiple, et on a toujours voté au bulletin multiple à l'Assemblée. »

Amadou Soumahoro est donc désormais le nouveau président de l’Assemblée nationale. Il succède ainsi à Guillaume Soro, qui a basculé depuis dans l’opposition et qui a dû démissionner du perchoir le mois dernier. Guillaume Soro qui, avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), faisait partie des grands absents pour ce scrutin.

 

Fédération Ivoirienne de Football (FIF). Eugène Marie DIOMANDE « Je ne veux m’inscrire dans une campagne injurieuse »

Le dirigeant sportif qui vient rependre sa place dans le débat footballistique ivoirien, espère créer un climat apaisé. 
Le président du SEWE sport de San Pedro joint au téléphone par un site web media en ligne a tenu à faire d’importantes précisions concernant cette annonce. 

Eugène DIOMANDE a souligné d’entrée qu’il ne peut rester à plus de 6000 km de son pays pour annoncer sa candidature, selon lui, se serait faire une injure à ses pairs, avant d’expliquer.

En effet Vendredi 01 Mars 2019 -Le club français de ligue 2A Ajaccio a annoncé via son site qu’Eugène Marie DIOMANDE est candidat à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF).

« Le président du SEWE Sports de San Pedro, souvent en visite à Ajaccio pour observer le football professionnel, est candidat à l’élection présidentielle de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) », a écrit le club Corse.

« Je ne pas veux m’inscrire dans une campagne injurieuse », souligne-t-il avant de poursuivre.

« Je ne critique pas l’actuelle équipe dirigeante de la FIF Rechercher FIF. J’avoue qu’elle a apporté beaucoup, mais il faut reconnaitre qu’il y a des défaillances. 

La FIF a travaillé avec ses moyens. Ils ont fait des résultats, il faut le reconnaitre. Mais j’estime que je peux apporter beaucoup au football ivoirien avec les l’aide des autres dirigeants.

Mais pour l’heure je n’ai encore rien décidé en ce qui concerne ma candidature en 2020 », a conclu Eugène Marie DIOMANDE.

ÉCONOMIE Côte d’Ivoire : la croissance ralentit mais les perspectives restent « favorables », selon la Banque mondiale

 

Au titre des bons points décernés, le maintien du taux d’inflation autour de 1 %, la réduction du déficit de 4,5 à 4% du PIB ou encore l’augmentation de 32 % du PIB par tête. Malgré un ralentissement de la croissance du PIB, l'économie ivoirienne « demeure l’une des plus dynamiques de la planète », assure la Banque mondiale. 

La Banque mondiale publie ce jeudi 21 février un nouveau rapport sur la situation économique en Côte d’Ivoire (voir document en fin d’article). Intitulé « Que la route soit bonne, améliorer la mobilité urbaine à Abidjan », il dresse un tableau globalement positif, tout en alertant les autorités sur plusieurs risques à prendre en compte dans les années à venir.

L’échéance électorale de 2020 ainsi est considéré comme un « élément d’incertitude » pouvant « affecter à la fois la conduite de la politique budgétaire et les décisions d’investissements et de consommation des ménages ainsi que des entreprises ».

Perspectives positives, mais des secteurs en retrait

LA FINANCE, LES INDUSTRIES EXTRACTIVES, L’ÉNERGIE ET LES TÉLÉCOMMUNICATIONS SE SONT MONTRÉS MOINS DYNAMIQUES 

Pour l’institution financière internationale, les perspectives globales de l’économie restent « favorables ». « Pour la septième année consécutive depuis 2012, le taux de croissance du PIB (Produit intérieur brut) devrait dépasser 7 % et atteindre probablement 7,4 % en 2018. À ce rythme, la Côte d’Ivoire pourrait rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire dans une quinzaine d’années », explique le rapport.

La croissance est toutefois en légère baisse (8 % en 2016, 7,7 % en 2017), une dynamique qui devrait se poursuivre dans les années à venir – la Banque mondiale prévoit un taux de 7,2 % en 2019 et de 7 % en 2020 – et qui trouve sa justification dans l’essoufflement du secteur privé (dont la participation à la croissance a chuté de 6,9 points entre 2015 et 2017), la baisse des exportations (-11,4 % en 2018) et des importations de biens d’équipement (-11,6%).

Au titre des bons points décernés, le maintien du taux d’inflation autour de 1 %, la réduction du déficit de 4,5 à 4% du PIB ou encore l’augmentation de 32 % du PIB par tête. 

Mais le dynamisme affiché de l’économie ne touche pas tous ses secteurs. En 2018, « la finance, les industries extractives, l’énergie et les télécommunications se sont montrés moins dynamiques, même si le transport et la construction ont continué à bien se porter », estime la Banque mondiale, qui pointe que le taux de mobilisation des recettes fiscales autour de 16,5 % du PIB reste l’un des plus faibles de la sous-région. « Cela constitue une contrainte majeure pour le financement des besoins de l’État, un risque qui pourrait mettre en péril l’ajustement budgétaire prévu », estime-t-elle.

Nécessité d’une gestion plus transparente

LE SECTEUR PUBLIC ET LE SECTEUR EXTERNE ONT MOINS SOUTENU LA CROISSANCE, ET LA CONTRIBUTION DU SECTEUR PRIVÉ A ÉTÉ PLUS CONTRASTÉE

Afin d’améliorer les recettes fiscales et l’efficacité de la dépense publique, la Banque mondiale appelle les autorités à une meilleure gestion des projets d’investissement, en particulier sur fonds propres, et des dépenses en faveur des ménages les plus défavorisés. « Ces efforts devront s’accompagner d’une gestion plus transparente des deniers publics, notamment des procédures de paiement et de passations de marchés publics », peut-on lire.

Concernant la gestion des finances publiques, la Banque mondiale s’inquiète notamment de la part excessive des paiements effectuée hors des procédures budgétaires ordinaires, environ 35 % des dépenses non salariales.

« Les avances de trésorerie totalisaient encore 324 milliards francs CFA à fin août 2018. Le recours aux avances peut traduire des carences en termes de planification des dépenses ou de gestion financière tout en imposant un travail administratif important car elles doivent être régularisées a posteriori », estime-t-elle.

Si les dépenses de l’État sont mieux maîtrisées, « la balance commerciale s’est dégradée à cause de termes de l’échange négatifs et d’une performance moins favorable des exportations agricoles ». « Au final, le secteur public et le secteur externe ont moins soutenu la croissance, et la contribution du secteur privé a été plus contrastée », conclut le rapport qui note également la chute des exportations, y compris celles des produits agricoles, principalement en raison de termes de prix internationaux défavorables.

Dette publique vulnérable et croissance non inclusive

L’ENRICHISSEMENT DES PLUS RICHES A AUSSI CONTRIBUÉ À ACCROÎTRE LES INÉGALITÉS 

Depuis quelques temps, de nombreux observateurs s’inquiètent du niveau de la dette publique. La Banque mondiale se montre plus modérée, estimant que le risque d’endettement est « modéré ». Le montant de l’endettement augmenté de 2,8 % du PIB entre 2017 et 2018, pour atteindre 52,6 % du PIB à la fin décembre 2018. Selon le rapport, le taux devrait descendre sous la barre des 50 % en 2020.

Néanmoins, pour la Banque mondiale, « les risques budgétaires et para-budgétaires ne sont pas à écarter », notamment parce que « la dette publique est vulnérable à des facteurs exogènes comme les variations des taux d’intérêts et de change en raison du poids grandissant de la dette extérieure non concessionnelle ». Pointant une nouvelle fois le manque d’inclusivité de la croissance ivoirienne, la Banque mondiale estime que « l’enrichissement des plus riches a aussi contribué à accroître les inégalités » et rappelle qu’en 2015, près de 46 % des Ivoiriens vivaient encore avec moins de 750 francs CFA par jour. « Il s’agit certes d’un progrès par rapport à 2011, mais qui reste insuffisant au regard de la hausse de 80 % des revenus de l’économie ivoirienne au cours de la même période ». 

Mobilité urbaine : il y a urgence

DEUX IVOIRIENS SUR TROIS VIVRONT DANS UN CENTRE URBAIN EN 2050

Alors que, selon les projections des Nations unies, deux Ivoiriens sur trois vivront dans un centre urbain en 2050, le rapport s’attarde sur les défis liés à la mobilité urbaine à Abidjan, peuplée par 10 millions d’habitants d’ici 2030 et où se déplacer est souvent un enfer. 

La Banque mondiale estiment que ces difficultés « trouvent en partie leur origine dans des défaillances de gouvernance et une fragmentation des responsabilités » et met en avant trois causes : les déficiences des infrastructures de transport, la quasi-absence de transport public, et le manque de respect des règles, avec un nombre élevé d’infractions au Code de la route, qui sont en outre rarement sanctionnées.

| Jeune Afrique : Par Vincent Duhem - à Abidjan Mis à jour le 21 février 2019 à 18h14

En quoi d'Houphouetisme doit se résumer à la (ré)construction de Yamoussoukro, le village d'Houphouët Boigny ?

Par : Bakary Cisse /

« L'Houphouetisme c'est la reconstruction de Sassandra, c'est aussi la construction de la Côtière, sans oublier le Port Sec de Ferké, (usine de Tchapalo sûrement), des usines de riz et d'anacarde à Bouna, Didievi et Sipilou ».

 Il y a cette symbolique, croyance populaire, qui voudrait que rendre gloire au père fondateur Félix Houphouët Boigny consiste primordialement à donner à Yamoussoukro son lustre d'antan, a concentré tous les efforts de développement et de reconstruction du pays sur sa ville natale.

Honorer donc la mémoire du grand Nelson Mandela consiste sûrement pour l'Anc à construire des infrastructures à Mvezo, le village natal de Madiba.

 La reconstruction de la ville de Man, de celle de Daloa ou encore la commune de Bouaké ne reflète sûrement pas les idéaux de celui qui a initié les célébrations tournantes de fêtes de l'indépendance afin que les fruits de la croissance, le miracle ivoirien, disait-on en ce moment-là, soit équitablement redistribuée.

Houphouët a été véritablement un bâtisseur de peuple mais surtout un bâtisseur au sens architectural du terme, ce qui a permis d'offrir aux villes et aux régions de notre pays de bénéficier d'infrastructures dans plusieurs secteurs de la vie socioéconomique. La critique formulée par des "bien-pensants", ils sont convaincus qu'ils le sont, n'est rien d'autre le renforcement du régionalisme, de l'ethnicisme et surtout du népotisme accepté de l'imaginaire collectif dictatorial et abrutissant de l'africain, qui voudrait que le village natal du chef de l'état soit la ville lumière du pays.

Houphouët avait Yamoussoukro, Mobutu avait Gbadoité , Paul Biya à son palais de Mvomeka’a, son village natal, et il n'est pas surprenant de lire et d'entendre que Ouattara a abandonné Kong, son village et qu'il doit en faire un Versailles ivoirien.... Le clanisme, le népotisme, l'oligarchie, le penchant mégalo-népotique des pouvoirs africains, est malheureusement une demande sociale, un produit du terroir réclamé et par les élites populistes et par les masses analphabètes.

 Peu importe qu'en 2015, Ouattara ait réceptionné les travaux de réhabilitation de l’usine de traitement d’eau potable Valéry Giscard d’Estaing 2 (VGE2 )de Yamoussoukro qui est passé de 20 000 à 40 000 m³ par jour, d'une valeur de 9.2 milliards CFA, impactant 310 000 personnes dans la région, peu importe que l’INP-HB, fierté nationale de l'éducation ait bénéficié, à travers le C2D) de 14 milliards de F CFA alloués à la réhabilitation des infrastructures et à la rénovation des programmes pédagogiques pour faire renaître l'école défigurée par la longue crise, peu importe que le CHU de Yamoussoukro soit en rénovation dans le cadre du programme de mise à niveau de 376 établissements sanitaires dont 4 CHU, 17 CHR, 45 HG et 320 établissements sanitaires de premier contact (ESPC) pour la mise en œuvre de la Couverture maladie universelle (CMU)", on peut citer les réalisations à n'en finir, Ouattara n'en fait pas assez pour honorer Félix Houphouët Boigny.

 Tout l'Houphouetisme se résume pour eux au sort réservé à Yamoussoukro dans le PND, le programme de développement du président Ouattara.

A qui la faute si durant des décennies, les infrastructures modernes, héritage des périodes fastes de l'ère Houphouët, ont été abandonné, sont à l'agonie, les écoles, fleurons du système éducatif et les boulevards qui émouvaient les visiteurs par leur taille, sont aujourd'hui des ruines ?

On a l'impression d'avoir sauté de 1993 à 2011 et que ceux accusent Ouattara de délaisser la ville natale de Nanan Boigny n'ont point eu l'occasion de gérer ce pays. Quand on a plus confiance en la capacité de son successeur à réussir là où on a échoué, on a été transparent, incapable de laisser des traces, d'entretenir ce que le vieux a laissé, on avoir son échec sans le savoir, le subconscient parle.

 Heureusement que des travaux d'envergure sont lancés par PFO AFRICA qui annonce avoir déjà engagé un certain nombre de projets de construction (en particulier celui de l’Assemblée nationale), d’aménagements urbains (la Voie Triomphale, la zone administrative et politique) et a fait des travaux récurrents de restauration (la fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix et le palais des Hôtes). De grands travaux de réhabilitation de la voirie sont également annoncés et après l'ouverture de la représentation de la Chambre des rois et chefs traditionnels c'est bientôt au tour du Sénat, nouvelle institution de la République, de s'installer dans la capitale politique.

 Entretenir l'héritage infrastructurel du l'ère fondateur est une vérité qui a du sens, faire de Yamoussoukro la vraie capitale du pays, la loi a été adoptée 1983, est une logique politique, mais la commune n'est pas notre ville "sainte" du développement, elle est une ville parmi tant d'autres, qui elles aussi méritent des lots d'infrastructures pour se développer.

 L''Houphouetisme c'est la reconstruction de Sassandra, c'est aussi la construction de la Côtière, sans oublier le Port Sec de Ferké, (usine de Tchapalo sûrement), des usines de riz et d'anacarde à Bouna, Didievi et Sipilou.

 Yamoussoukro comme toutes les villes du pays a besoin de se moderniser, d'avoir des infrastructures mise à niveau et de nouvelles construites mais cela ne pourrait épuiser d'Houphouetisme, ne doit être pris pour symbole de l'esprit Houphouëtiste a moins de verser dans une vénération, une idolâtrie qui ferait de la ville le seul lieu dont la construction donne une allure de légitimité historique et politique au prince au pouvoir.

COMMUNIQUE DU RHDP FRANCE

LE RHDP FRANCE FELICITE LES AUTORITE DE LA POLICE FRANÇAISE D'AVOIR ARRETE EN Flagrant délit de vol des…
  • 0

INVITÉ AFRIQUE Henri KONAN BEDIE : Pour lui, tous ceux qui seront membres du Rhdp parti unifié à compter du 26 janvier 2019, s’excluront eux-mêmes du Pdci-Rda,

 Laissant entendre que la qualité de militants de Pdci, de Duncan, Achi et des cadres du mouvement Pdci-Renaissance, qui refusent la rupture du parti avec le Rhdp, ne serait plus évidente à cette date.

Podcast A ECOUTER SUR LE LIEN RFI https://itunes.apple.com/fr/podcast/henri-konan-bedi%C3%A9-cest-surtout-ensemble-que-nous-serons/id934352267?i=1000427435782&mt=2 

Henri Konan Bedié: «C’est surtout ensemble que nous serons la grande opposition au RHDP» Par Pierre Pinto Diffusion : vendredi 11 janvier 2019

À l'occasion de ses vœux à la presse, l'ancien chef de l'Etat ivoirien et président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, a solennellement interpellé ce jeudi le président Alassane Ouattara sur des dérives qui font selon lui courir de graves dangers à la démocratie ivoirienne. Par ailleurs, alors que le RHDP doit tenir son congrès fondateur dans deux semaines, le PDCI tente de rallier tous les partis d'opposition pour lui faire barrage en 2020. Henri Konan Bédié sera-t-il lui-même candidat l'année prochaine ? Est-il prêt à s'allier avec Guillaume Soro ? Avec Laurent Gbagbo ? Henri Konan Bedié a reçu l'AFP et RFI ce jeudi à Daoukro. Il répond aux questions de Pierre Pinto.

A lire aussi Interviewé par RFI, sur un ticket  ( Présidence et vice-présidence ) avec Guillaume Soro à la présidentielle ivoirienne de 2020, le Président du Pdci Rda, Henri Konan Bédié a dit que cela n’est pas exclu, précisant quand même aussitôt qu’un ticket avec quiconque d’autre n’est pas non plus exclu. 

Pour lui, tous ceux qui seront membres du Rhdp parti unifié à compter du 26 janvier 2019, s’excluront eux-mêmes du Pdci-Rda, laissant entendre que la qualité de militants de Pdci, de Duncan, Achi et des cadres du mouvement Pdci-Renaissance, qui refusent la rupture du parti avec le Rhdp, ne serait plus évidente à cette date. 

Dans l’interview réalisée jeudi 10 janvier 2019, à Daoukro en marge d’un déjeuner de Nouvel an avec les journalistes, et diffusée vendredi 11 janvier 2019 sur la radio, l’ex allié du Rdr dans le Rhdp est revenu sur les mêmes griefs depuis août 2018, contre le Rhdp, et Alassane Ouattara. Henri Konan Bédié a notamment mis en avant son expérience passée de gestion des affaires publiques dans le pays , pour laisser entendre que l’actuelle politique menée par le chef de l’État ivoirien, pourrait déboucher sur une situation difficile à maîtriser, sans nullement citer d’une part le coup d’État dont il a lui-même été victime en 1999, ni d’autre part une insurrection comme comme au Burkina Faso en 2015, situations  auxquelles il pouvait faire allusion. 

S’agissant du problème de renouvellement du personnel politique, face aux perspectives de candidatures en 2020, d’Alassane Ouattara, de Laurent Gbagbo et de lui-même, le Président Bédié a dit qu’il s’agit d’être surtout conforme à la loi, laissant entendre que la question du renouvellement du personnel politique, n’est pas le plus important. Il a précisé que l’équipe du Pdci devant participer aux négociations avec le gouvernement à partir du 22 janvier 2019 , est déjà constituée en vue, selon lui d’une reforme en profondeur de la Commission électorale Indépendante, et d’un nouveau découpage électoral. ::::: Pour lui, tous ceux qui seront membres du Rhdp parti unifié à compter du 26 janvier 2019, s’excluront eux-mêmes du Pdci-Rda, laissant entendre que la qualité de militants de Pdci, de Duncan, Achi et des cadres du mouvement Pdci-Renaissance, qui refusent la rupture du parti avec le Rhdp, ne serait plus évidente à cette date.

Charles Kouassi  L'Intelligent d'Abidjan : Dernière publication 11/01/2019 à 07:50 min

A ECOUTER SUR LE LIEN https://itunes.apple.com/fr/podcast/henri-konan-bedi%C3%A9-cest-surtout-ensemble-que-nous-serons/id934352267?i=1000427435782&mt=2

 

S'abonner à ce flux RSS

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px