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Afrique (201)

GAMBIE / Selon une source diplomatique onusienne, Yahya Jammeh serait en train de négocier les conditions de son départ.

Le président guinéen, Alpha Condé, se rend ce vendredi en Gambie pour une médiation de la dernière chance auprès de Yahya Jammeh qui refuse toujours de quitter le pouvoir. En cas d'échec, la Cédéao aura recours à la force. Une opération militaire ouest-africaine a d'ailleurs été déclenchée jeudi en fin de journée. Elle n'est que suspendue ce matin, dans l'attente du résultat des ultimes pourparlers. Les horaires sont donnés en temps universel, Article régulièrement mis à jour - Cliquer ici pour actualiser.

21h : Plusieurs sources proche des négociateurs confient à RFI que la délégation des présidents guinéen et mauritanien dormira à Banjul cette nuit. Les mêmes sources estiment que les choses se présentent « plutôt bien » et qu'on arriverait à une concrétisation mais demain matin.

 

20h30 : Après avoir annoncé que Yahya Jammeh était prêt à quitter le pouvoir, un conseiller d'Adama Barrow se rétracte et retire le tweet du compte officiel d'Adama Barrow qui relayait l'information.

19h45 : Le président guinéen Alpha Condé et son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se trouvent toujours à Banjul. Après environ cinq heures de discussions avec le président sortant Yahya Jammeh, les membres de la délégation de la Cédéao se sont rendus dans un hôtel de la capitale où ils sont toujours.

Yahya Jammeh se trouverait quant à lui au palais présidentiel. Un accord a-t-il été trouvé ? Et surtout, quel en serait le contenu ? L'incertitude demeure à ce sujet, car aucune déclaration officielle n'a encore été faite.

Pour l'instant dans Banjul tout est calme. La population attend de connaître l'issue de la médiation. Tous espèrent une résolution pacifique de la crise.

19h25 : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir, selon, Halifa Sallah, porte-parole d'Adama Barrow.

19h15 : L'avion du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est sur le point de décoller de l'aéroport international de Banjul.

18h45 : Les négociations sont terminées à Banjul, affirme une source proche de la médiation qui précise qu'une déclaration est en cours de rédaction. Une autre source proche des négociateurs affirme que la mission de la médiation s'achemine vers une réussite et la satisfaction de toutes les parties. Selon cette source, Yahya Jammeh aurait accepté de partir. « Nous sommes dans le reglement des derniers détails mais il faut rester discret pour ménager les susceptibilités des uns et des autres », a-t-elle précisé.

De son côté, Adama Barrow doit s'exprimer très prochainement depuis un hôtel de Dakar.

14h45 : En plus des dizaines de milliers de Gambiens qui ont fui le pays, des milliers de touristes sont en train d’évacuer la Gambie. Plusieurs avions de tours opérateurs se sont posés à l’aéroport de Banjul afin d’établir une sorte de pont aérien principalement avec l’Europe.

 

14h30 : Il faut se souvenir que la crise politique en Gambie a commencé au mois de décembre à l’annonce des résultats de la présidentielle remporté à la surprise générale par Adama Barrow. Dans un premier temps, Yahya Jammeh avait reconnu sa défaite face à son adversaire avant de se raviser quelques jours après et de contester la régularité des résultats de l'élection.

14h15 : On en sait plus sur la composition de la délégation de haut niveau de la Cédéao qui se trouve actuellement à Banjul. Aux côté des présidents mauritanien et guinéen, il y aussi le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza et Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial de l’ONU pour l'Afrique de l'Ouest.

14h00 : L’ultimatum de la Cédéao aurait été prolongé jusqu’à 16 heures TU afin de laisser plus de temps à la médiation d’obtenir le départ de Yahya Jammeh.

13h45 : Il est vraisemblable que l’on assiste aux dernières heures du régime de Yahya Jammeh en Gambie. L’ancien président était depuis plus de 22 ans à la tête du pays.

13h30 : A Banjul, tout est calme. C’est une ville morte, les rues désertes. Les magasins sont fermés. Les touristes sont partis et les hôtels sont vides. Banjul est une capitale sur le qui-vive.

13h15 : Le président gambien Adama Barrow est toujours à Dakar où il a prêté serment hier. Il est actuellement dans un hôtel de la capitale sénégalaise. Il a désormais le statut de chef de l’Etat et il est dans l’attente de son installation à Banjul où il devra alors former son gouvernement.

13h : Difficile de savoir ce vendredi si les troupes ouest-africaines sont actuellement en Gambie. Jeudi en fin d’après-midi, le porte-parole de l’armée sénégalaise, cité par l’AFP, avait indiqué que des éléments avaient pénétré en territoire gambien. Depuis, plusieurs unités sont postées à la frontière.

12h15 : Selon une source diplomatique onusienne, Yahya Jammeh serait en train de négocier les conditions de son départ. Il avait exprimé lors de la visite du président mauritanien mercredi son souhait de faire la passation de pouvoir avec Adama Barrow. Il voulait aussi rester en Gambie, une condition jugée inacceptable par la Cédéao.

alpha_conde_et_yaya_jameh12h : C’est l'heure limite donnée ce jeudi par le président de la commission de la Cédéao à Yahya Jammeh pour quitter le pays avec le président guinéen Alpha Condé. Faute de quoi, « les troupes vont passer à l'intervention militaire proprement dite », a prévenu Marcel Alain de Souza.

12h : C’est l'heure limite donnée ce jeudi par le président de la commission de la Cédéao à Yahya Jammeh pour quitter le pays avec le président guinéen Alpha Condé. Faute de quoi, « les troupes vont passer à l'intervention militaire proprement dite », a prévenu Marcel Alain de Souza.

11h45 : Ce jeudi, Yahya Jammeh a dissout son gouvernement. Dans la foulée, il a annoncé dans un communiqué lu à la télévision nationale gambienne qu’il allait en former un nouveau dans les prochaines heures. Peu de temps auparavant, il avait déclaré trois mois d’état d’urgence dans son pays.

11h25 : Le président guinéen, Alpha Condé est arrivé à Banjul avec comme mission de convaincre Yahya Jammeh de partir en exil en sa compagnie.

11h10 : A un peu moins d’une heure de la fin de l’ultimatum, certaines troupes de la Cédéao sont actuellement côté sénégalais à un kilomètre du poste frontière. Elles sont prêtes à suivre les ordres qui viendront de l’état-major basé à Dakar.

11h00 : Près de la frontière gambienne, la population est dans l’attente. Les espoirs sont grands de voir Yahya Jammeh lâcher le pouvoir. C’est en tous les cas le souhait de Mady Gueye, natif de Karang : « Mon espoir, c’est que Jammeh quitte le pouvoir et que les gens rentrent chez eux et que la paix revienne en Gambie ».

10h50 : Le poste frontière de Karang est ouvert ce matin et signe que la situation à Banjul est toujours tendue des réfugiés continuent d’arriver. Ce qu’il faut noter, c’est l’entraide entre ces réfugiés, plus de 15 000 personnes, et les habitants. Certains laissent leurs maisons, d’autres apportent de la nourriture. Seydou Senghor l’un des responsables de la Croix-Rouge se félicite : « C’est la solidarité. Il n’y a pas de frontière entre nous. Chacun apporte ce qu’il peut et on fait avec. Peut-être qu’il y a des frontières, mais les peuples sénégalais et gambien, ce sont le même peuple ».

10h45 : Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé jeudi le nouveau président gambien Adama Barrow pour lui exprimer « son soutien total » face au refus du président sortant Yahya Jammeh de reconnaître sa défaite électorale. Le Conseil de sécurité de l'ONU avait plus tôt adopté à l'unanimité une résolution soutenant les efforts menés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest pour pousser Yahya Jammeh à quitter le pouvoir.

10h30 : Retour sur la journée de jeudi. La mécanique politico-militaire mise en place depuis plusieurs jours par la Cédéao s'est enclenchée juste après 17h heures et l'investiture d'Adama Barrow à l'ambassade de Gambie à Dakar. A peine en fonction, le nouveau président a appelé les forces armées gambiennes à se rallier à lui. Une heure plus tard à 18 heures, en temps universel, à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté à l'unanimité son soutien à la Cédéao, feu vert implicite à une intervention armée. Celle-ci se préparait depuis plusieurs jours avec l'arrivée au Sénégal de troupes nigérianes, ghanéennes, togolaises et maliennes. A 18 heures 30, les premières troupes ont pénétré en territoire gambien. On pense alors à une opération éclair et sans grandes difficultés. D'autant que le chef d'état-major gambien, Ousman Badji qui avait dit la veille qu'il n'entrainerait pas ses hommes dans un combat stupide, est aperçu parmi les manifestants à Banjul. Des manifestants qui célèbrent dans les rues la fin du régime Jammeh. Pourtant depuis 23 heures, les hommes de la Cédéao ont suspendu les opérations, signe qu’une dernière chance est offerte à Yahya Jammeh.

10h10 : Ces derniers jours, plus de 45 000 personnes ont fui la Gambie, selon l’ONU.

10h : Quels sont les futurs points de chute de Yahya Jammeh dans le cas où il accepterait de quitter le pouvoir ? Plusieurs possibilités d'exils sont avancées : le Maroc, la Guinée, la Mauritanie, la Guinée-Bissau ou encore le Qatar. Ce sont les options mises sur la table ces derniers jours, selon plusieurs sources régionales.

9h45 : Pour rappel avant de se rendre dans la capitale gambienne, Alpha Condé a donc fait un arrêt en Mauritanie pour discuter avec le président Mohamed Ould Abdel Aaziz, le dernier chef d'Etat à avoir vu Yahya Jammeh mercredi dernier.

9h35 : Alpha Condé vient de décoller de Nouakchott en Mauritanie. Il a donc pris la direction de Banjul.

9h30 : Alpha Condé saura-t-il convaincre Yahya Jammeh de monter à bord de son appareil et de partir en exil ? On le saura à midi, heure de la fin de l'ultimatum fixé à l'ex-président gambien par la Cédéao. Le choix d'Alpha Condé, qui est accompagné d'une délégation sierra-léonaise et mauritanienne pour cette mission de la dernière chance, est parfaitement logique. Depuis plusieurs jours, le numéro un guinéen manifestait sa disponibilité pour aider à résoudre la crise. Il a dépêché depuis hier à Banjul son conseiller, Tibou Kamara, très proche de Yahya Jammeh avec qui il a des liens familiaux. Alpha Condé prône le dialogue. Il est opposé à la solution militaire. Pour autant, il a fait savoir par son porte-parole qu'il était totalement solidaire des décisions de la Cédéao.

9h15 : La force de la Cédéao déployée sur le terrain compte près de 7 000 hommes venus de cinq pays : Nigeria, Sénégal, Ghana, Mali et Togo.

9h : Des milliers de Gambiens continuent encore de fuir leur pays. Le rythme s’est surtout accéléré entre mercredi et jeudi. Notre reporter a suivi des agents d’une ONG locale engagée dans le recensement des réfugiés dans quatre communes du département de Sindian près de la frontière gambienne.

8h45 : Des contingents de la Cédéao sont prêts à avancer sur les points stratégiques : Banjul, bien évidemment, mais aussi sur Kanilai au sud-est, à environ une heure trente de route de la capitale. Cette commune, village natal de Yahya Jammeh, est une place forte. L’ex-président y a fait construire une immense enclave. Et depuis quinze jours, les troupes d’élite gambiennes y sont prépositionnées. Des tranchées ont d’ailleurs été creusées, car Kanilai est collée à la frontière. De l’autre côté, c’est la Casamance. Jeudi, c’est d’ailleurs dans cette région qu’il y a eu les uniques échanges de coups de feu entre les troupes Cédéao et des éléments, visiblement d’une rébellion – une information de l’Agence France Presse – celle du Mouvement des forces démocratiques de Casamance, le MFDC, réputé proche de Jammeh.

8h30 : Yahya Jammeh paraît très isolé. Jeudi soir, il y a même eu des célébrations dans la capitale, à la suite de la prestation de serment d’Adama Barrow à Dakar. Pendant toute la journée, Banjul avait pourtant des allures de ville fantôme avec des rues désertes. Mais dès la prise de fonction officielle du nouveau président, des klaxons ont commencé à retentir dans les rues, des gens sont sortis. Il n’y avait pas de forte présence militaire visible dans la capitale. Des policiers et des soldats ont même été vus en train de célébrer avec la population et parmi eux le chef d’état-major des forces armées gambiennes.

8h15 : Selon notre correspondante à Banjul, la situation est aussi calme dans la capitale gambienne. « La ville se réveille et ses habitants sont dans l’attente de voir comment vont se dérouler les événements des prochaines heures ».

8h : Guillaume Thibault est l’envoyé spécial de RFI à la frontière entre la Gambie est le Sénégal. A côté du lieu où sont postées les troupes ouest-africaines. « Tout est calme ce matin, ici comme sur l’ensemble du front ». La Gambie est enclavée, entourée par le Sénégal, et l’état-major des forces de la Cédéao basées en ce moment à Dakar joue sur cette faiblesse géographique. Cinq pays participent : le Nigeria, le Sénégal, le Ghana, le Mali et le Togo. Sont également engagées et prêtes à intervenir des forces navales. Un navire de guerre du Nigeria est positionné au large de Banjul. Et enfin, des capacités aériennes. Là encore, ce sont notamment des avions de l’armée du Nigeria qui sont prêts à décoller de Dakar, à appuyer les mouvements au sol. Des survols à basse altitude ont d’ailleurs été observés hier au-dessus de Banjul, des aéronefs qui ont mené uniquement des opérations de reconnaissance.

7h30 : La Gambie est prise en étau ce matin, le terrain est quadrillé par ces forces de la Cédéao. C’est un moyen de pression énorme sur Yahya Jammeh. L’ultimatum pour l’ex-chef de l’Etat est clair. Il a jusqu’à midi pour quitter le pays. Et si Alpha Condé échoue, l’ensemble de ces troupes seront alors déployées. L’intervention militaire engagée hier en fin d’après-midi, dès l’investiture du président Adam Barrow, stoppée en début de nuit pour permettre cette négociation pourrait alors reprendre. Même si le dispositif est prêt, la Cédéao a toujours cherché une issue pacifique et tous les chefs d’Etat de la sous-région préféreraient un départ de Yahya Jammeh sans avoir à tirer de coup de feu.

 http://www.rfi.fr/afrique/20170120-suivez-direct-situation-gambie-temps-ultime-mediation-cedeao?ref=tw_i&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_aef&aef_campaign_date=2017-01-20

Le Chef de l’Etat a pris part,à Accra, en qualité d’Invité d’honneur, à la cérémonie d’investiture du nouveau Président du Ghana

 

  Vidéo/ The speech of H E Alassane Ouattara at prez Nana Addo's inauguration - 7/1/2017

Il a ensuite dit sa joie d’être au Ghana, un pays ‘’ami et frère’’ qui entretient des relations ‘’très fortes’’ avec la Côte d’Ivoire. 

Le Président de la République a également ajouté avoir effectué le déplacement d’Accra pour saluer la manière dont la dernière élection présidentielle s’est déroulée dans ce pays frère ; c’est-à-dire de façon ‘’démocratique, transparente’’, avec notamment, selon lui, l’élégance politique du Président sortant, SEM John Dramani MAHAMAT, qui a reconnu sa défaite en appelant son challenger vainqueur, Nana AKUFO – ADDO. 

Il a donc saisi cette occasion pour féliciter le peuple ghanéen pour cette ‘’démonstration de maturité politique’’ et souhaiter ses voeux les meilleurs au Président élu et à son Vice- Président. 

Pour terminer, le Chef de l’Etat a souligné que la Côte d’Ivoire continuera et intensifiera sa coopération avec le Ghana comme elle l’a fait avec le Président sortant, SEM John Dramani MAHAMAT, avec qui la collaboration a été ‘’excellente’’. 

Le Président de la République s’est ensuite rendu à ‘’Independance Square KWAME N’krumah’’, lieu de l’évènement du jour, où, aux côtés de plusieurs autres Chefs d’Etat africains, il a pris part à la cérémonie d’investiture proprement dite. 

Laquelle cérémonie a été marquée par quelques temps forts, notamment la prestation de serment du Président et du Vice- Président élus ; le discours d’investiture de Nana AKUFO- ADDO ; l’intervention de la Présidente du Libéria, SEM Ellen Johnson SIRLEAF, en sa qualité de Présidente en exercice de la CEDEAO, et l’allocution de l’Invité d’honneur, SEM Alassane OUATTARA. 

Dans son discours d’investiture, le nouveau Président du Ghana qui a salué ses pairs Chefs d’Etat et tous les invités venus à cette cérémonie, a relevé quelques aspects historiques de son parcours politique avant de rappeler sa vision pour son pays. 

Une vision basée, selon lui, sur l’union et la concorde entre les fils et filles du Ghana, mais également entre tous les enfants du continent africain. 

Après avoir souligné qu’il travaillera au cours de son mandat, à la prospérité et au développement de son pays, SEM Nana AKUFO – ADDO a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur, SEM John Dramani MAHAMAT et a salué la présence distinguée du Président Alassane OUATTARA. 

La Présidente en exercice de la CEDEAO, SEMme Ellen Johnson SIRLEAF, a également salué le peuple ghanéen pour ce modèle de démocratie et de transmission du pouvoir qu’il présente au monde ; tout en souhaitant que cela fasse école en Afrique de l’Ouest et sur le continent. Elle a rassuré le nouveau Président de l’appui et de l’accompagnement de l’Organisation sous- régionale. 

Intervenant en sa qualité d’Invité d’honneur de cette cérémonie d’investiture, le Président Alassane OUATTARA a d’abord mis en exergue l’excellence des relations de coopération entre le Ghana et la Côte d’Ivoire ainsi que les liens historiques d’amitié et de fraternité entre les deux peuples. 

Il a ensuite relevé la qualité du processus démocratique pacifique dans ce pays qui a abouti à l’élection de SEM Nana AKUFO- ADDO. Il en a profité pour rendre hommage au Président sortant, John Dramani MAHAMAT, non seulement pour son attitude de fair-play, son leadership mais aussi pour toutes ses actions à la tête du Ghana et lors de son passage à la Présidence de la CEDEAO. 

Pour terminer, le Président de la République a fait remarquer que le peuple ghanéen, en démontrant ainsi sa maturité politique, a définitivement opté pour la démocratie et la paix. Aussi, lui a – t – il demandé de persévérer dans cette voie, car sans paix, il n’y a point de développement. 

Notons qu’après cette cérémonie, le Chef de l’Etat a regagné Abidjan en milieu d’après - midi. 

  PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DE CÔTE D'IVOIRE·SAMEDI 7 JANVIER 2017

Le Président élu de la République du Ghana,S.E.M. Nana AKUFO-ADDO.souhaite que le Président Alassane OUATTARA soit son invité d’honneur et prononce un discours devant le Parlement ghanéen,le Chef de l'Etat a confirmé sa présence à cette cérémonie.

Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, s’est entretenu, ce jeudi 29 décembre 2016, avec Madame Shriley Aborkor BOTCHWAY,

LeDéputée ghanéenne, envoyée spéciale du Président élu de la République du Ghana, S.E.M. Nana AKUFO-ADDO. Mme BOTCHWAY était porteuse d'un message du Président Nana AKUFO-ADDO au Président Alassane OUATTARA, l’invitant officiellement à son investiture qui aura lieu le samedi 7 janvier 2017, à Accra. Le Président élu de la République du Ghana souhaite que le Président Alassane OUATTARA soit son invité d’honneur et prononce un discours devant le Parlement ghanéen, à l’occasion de cette investiture. Notons que le Chef de l'Etat a confirmé sa présence à cette cérémonie.

Publié le jeudi 29 decembre 2016 | Présidence

Présidentielle au Ghana: le candidat de l'opposition remporte la présidentielle avec 53% des voix le président sortant concède sa défaite et rentre par la bonne porte dans l’Histoire

JOhn DRAMANI MAHAMA , battu et il va sortir du palais de la Présidence avec élégance . .Il ne fait pas comme notre ex-président Laurent GBAGBO en Côte D'Ivoire qui a laissé plus de 3000 morts derrière lui, après avoir été battu régulièrement avec évidence devant le monde entier représenté par L'ONU qui a certifié l'élection de bonne qualité. DRAMANI MAHAMA du GHANA, lui! "Il a appelé pour concéder sa défaite et nous sommes extatiques", a confirmé la porte-parole du principal parti d'opposition, le Nouveau Parti Patriotique (NPP), Oboshie Sai Cofie.  (Adama DIOMANDE.ADDL FRANCE) 

Le chef de file de l'opposition ghanéenne Nana Akufo-Addo a remporté l'élection présidentielle contre le président sortant John Dramani Mahama, avec 53% des voix, a annoncé vendredi soir la Commission électorale du Ghana. "C'est mon rôle et mon privilège de déclarer Nana Addo Akufo Addo président de la république du Ghana", a annoncé Charlotte Osei, présidente de la Commission. 10,7 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, et Nana Akufo-Addo, qui se présentait pour la troisième fois à la fonction suprême a remporté le scrutin avec 53,3% des voix, contre 44,4% pour son adversaire, le président sortant. Le président du Ghana, John Dramani Mahama, qui était en lice pour un second mandat, a appelé le chef de l'opposition, Nana Akufo-Addo, pour le féliciter vendredi soir de sa victoire à la présidentielle, a annoncé le porte-parole de son parti.

"Oui, il a concédé sa défaite", a déclaré à l'AFP George Lawson, porte-parole du Nouveau congrès démocratique (NDC), alors que l'opposition fêtait déjà sa victoire dans les rues d'Accra, à coups de feux d'artifice. "Il a appelé pour concéder sa défaite et nous sommes extatiques", a confirmé la porte-parole du principal parti d'opposition, le Nouveau Parti Patriotique (NPP), Oboshie Sai Cofie. Des centaines de partisans, habillés de blanc des pieds à la tête, se sont rassemblés devant la modeste résidence de M. Akufo-Addo, pour célébrer leur victoire, 48 heures après la fermeture des bureaux de vote. Le candidat du NPP avait déjà prononcé jeudi soir un discours où il s'affirmait vainqueur de l'élection présidentielle, alors que ni la Commission électorale, ni le parti du président sortant (NDC) n'avaient fait d'annonce officielle.

- 'transparence' -

"Je pense que les Ghanéens peuvent être extraordinairement fiers", a déclaré l'un des observateurs du scrutin, Johnnie Carson, de l'Institut national démocratique. "Le Ghana s'est distingué pendant ses 25 dernières années comme étant un pays d'intégrité et de transparence", a-t-il ajouté. Le premier mandat de M. Mahama, figure charismatique et réputé proche du peuple, a été entaché par un ralentissement de la croissance et par des scandales de corruption au sein de l'administration.

Malgré quelques violences sporadiques en amont et pendant le vote, et malgré les tensions au lendemain de l'annonce non-officielle de la victoire de M. Akufo-Addo, un score sans ambiguîté entre les deux candidats a permis de mettre fin au plus vite à l'attente des résultats. "Une fois encore, les Ghanéens pensent que leur bulletin est une manière efficace de se faire entendre et de montrer leur mécontentement", explique Manji Cheto, vice-présidente de Teneo Intelligence, une société d'analyse des risques basée à Londres mais spécialisée sur la région. "Il y a de claires indications que la démocratie commence à devenir un système mature en Afrique de l'Ouest, dans lequel les électeurs voient leur vote comme un droit qu'ils veulent exercer", a-t-elle dit à l'AFP.

Né à Kyebi, dans l'est du Ghana, Akufo-Addo a grandi dans une famille de l'élite politique nationale, et sa maison faisait office régulièrement de siège de parti. Son père, Edward Akufo-Addo, a été lui-même président à la fin des années 1960, et fait parti des "Big Six" (les Grands Six), tels que l'on désigne les pères de l'indépendance et de la nation ghanéenne (ex Côte de l'Or) Avocat, il a exercé en France et en Angleterre avant de revenir au Ghana. Mais ce n'est qu'en 1992, lorsque le pays a retrouvé la démocratie après des décennies de régimes militaires, que Akufo-Addo s'est engagé auprès du NPP.    (AFP 10/12/16)

Présidentielle au Ghana: le président sortant concède sa défaite (parti)

Le président du Ghana, John Dramani Mahama, qui était en lice pour un second mandat, a appelé le chef de l'opposition, Nana Akufo-Addo, pour le féliciter vendredi soir de sa victoire à la présidentielle, a annoncé le porte-parole de son parti. "Oui, il a concédé sa défaite", a déclaré George Lawson, porte-parole du Nouveau congrès démocratique (NDC), à l'AFP, alors que l'opposition fêtait déjà sa victoire dans les rues d'Accra, à coups de feux d'artifice. "Il a appelé pour concéder sa défaite et nous sommes extatiques", a confirmé la porte-parole du principal parti d'opposition, le Nouveau Parti Patriotique (NPP), Oboshie Sai Cofie.

Des centaines de partisans, habillés de blanc des pieds à la tête, se sont rassemblés devant la modeste résidence de M. Akufo-Addo, pour célébrer leur victoire, 48 heures après la fermeture des bureaux de vote. Ils dansaient depuis des heures déjà, pour fêter une victoire qui s'annonçait plus que certaine, selon les prévisions de médias locaux, tout au long de cette longue attente.

Le candidat du NPP, qui se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême, a déjà prononcé jeudi soir un discours triomphant s'affirmant vainqueur de l'élection présidentielle, alors que ni la Commission électorale, ni le parti du président sortant (NDC) n'avaient fait d'annonce officielle. Vendredi soir, la Commission a confirmé la tendance, sans donner de score officiel. "C'est mon rôle et mon privilège de déclarer Nana Addo Akufo Addo président de la république du Ghana", a annoncé Charlotte Osei, présidente de la Commission électorale. "Je pense que les Ghanéens peuvent être extraordinairement fiers", a déclaré l'un des observateurs du scrutin, Johnnie Carson, de l'Institut national démocratique. "Le Ghana s'est distingué pendant ses 25 dernières années comme étant un pays d'intégrité et de transparence", a-t-il ajouté. Le premier mandat de M. Mahama, figure charismatique et réputé proche du peuple, a été entaché par un ralentissement de la croissance et par des scandales de corruption au sein de l’administration.   (AFP 10/12/16)

 

Présidentielle au Ghana : la publication du résultat définitif est prévue samedi 10 décembre /Provisional Results / Presidential Results based on 251 Constituencies out of 275

Provisional Results  / Presidential Results based on 251 Constituencies out of 275 /  Last Updated: 9th December, 2016 2:41 pm

Nana Akufo-Addo  N.P.P 53.64% 5,232,787 Votes / John Dramani Mahama N.D.C 44.56% 4,347,226 Votes  / Others 1.8% 175068 Votes

AdomOnline.com Projection: Nana Akufo-Addo Victory / Total Valid Votes: 9,667,569 /  Voter Turnout Based on 251 constituencies: 68.32%

Total Registered Voters: 14,358,551

Présidentielle au Ghana : la publication du résultat définitif est prévue samedi 10 décembre  (AFP 09/12/16)

Le résultat officiel de l'élection présidentielle ne sera pas publié avant samedi, a indiqué jeudi soir la commission électorale ghanéenne. Les résultat des certaines circonscription sont néanmoins déjà connus et montrent que le président John Dramani Mahama et son principal opposant, Nana Akufo-Addo, sont au coude à coude.

Vendredi 08 décembre, en fin de matinée, les résultats de 69 circonscriptions – il y en a 275 au total – ont été publiés par la Commission électorale ghanéenne, chargée de veiller au déroulement du scrutin, sur son compte Twitter.

Le soir-même de l’élection présidentielle, qui s’est tenue le 07 décembre au Ghana, le porte-parole de la commission, Eric Dzakpasu, a indiqué lors d’une conférence de presse que « les résultats définitifs seront prêts dans les 72 prochaines heures ».

C’est ce qui avait été prévu en amont du vote, les résultats devant être publiés entre jeudi et samedi soir.

Les deux candidats au coude à coude

Les partisans du Nouveau parti patriotique (NPP) de Nana Akufo-Addo, principal opposant de l’actuel président ghanéen, John Mahama, célèbrent déjà la victoire de leur candidat, devant sa résidence.

« Nous avons gagné les élections », assure à l’AFP Bismark Agyei, supporter du NPP de 33 ans. « Ils doivent l’annoncer. » Le porte-parole du parti, Oboshie Sai Cofie, est lui aussi sûr que son camp a remporté le scrutin : « Au fur et à mesure que les résultats tombent, nous atteignons un point de non-retour. »

Au siège de campagne du NPP, la publication parallèle de résultats non officiels calculés d’après les données locales, donnait effectivement, ce jeudi soir, Nana Akufo-Addo vainqueur avec plus de 53,5% de voix (contre 44,7% pour John Mahama).

Au même moment, la chaine de télévision privée ghanéenne Joy News donnait Nana Akufo-Addo vainqueur mais avec une légère avance (49,93% contre 48% pour John Mahama), après avoir comptabilisé les votes de près de la moitié des circonscriptions (136).

La Commission électorale appelle au calme

Certains partisans du NPP affirment que la commission tarde à annoncer les résultats car elle est dépendante du pouvoir en place.

Répondant à ces accusations, la Commission électorale ghanéenne a souligné sur son compte Twitter que « ce délai était le résultat de [son] engagement pour que les résultats soient aussi précis et valides que possible ».

 

En Afrique, la pollution de l'air tue mais personne ne veut le voir

Dans certaines villes du continent, la pollution de l'air atteint des niveaux critiques. Un problème ignoré par les autorités et populations.

Afficher l'image d'origineL'OMS a récemment lancé une campagne nommée BreatheLife. Son objectif était de faire prendre conscience aux populations que la pollution de l'air - désignée ici comme un «tueur invisible» - représentait un risque sanitaire et environnemental majeur.

Cette «invisibilité» mettait l'accent sur le fait que cette pollution n'est pas toujours considérée comme un risque majeur. Car dans les faits, les niveaux de pollution de l'air qui dépassent les recommandations de l'OMS sont bien «visibles» et documentés, tout particulièrement dans les pays développés. Les personnes les plus exposées sont celles qui vivent à proximité des sources de pollution, comme celles qui utilisent des fours rudimentaires au charbon ou habitent dans des zones industrielles, par exemple.

L'OMS a développé des programmes relatifs à la qualité de l'air dans de nombreuses régions du monde. Ces derniers examinent les effets de la pollution sur la santé et aident les pays à mettre en place des politiques publiques pour améliorer la qualité de l'air. Mais aucun programme de ce type n'existe en Afrique sub-saharienne; la raison d'une telle situation n'est pas claire. Une explication possible concerne le fait que les risques sanitaires liés à l'environnement sont souvent cachés par d'autres, comme la malnutrition, le sida, la tuberculose ou encore le paludisme.

Un manque cruel de données

En dépit de cette situation, nous avons cependant des informations relatives à cette problématique pour le continent africain. Dans une tentative pour évaluer les coûts sanitaires et économiques de la pollution de l'air en Afrique, un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indique que la pollution de l'air provoque sur le continent davantage de décès prématurés que l'eau non potable ou la malnutrition infantile. Le document met en garde contre une possible transformation de cette situation en crise.

Mais à quel point les niveaux de pollution de l'air sont-ils alarmants en Afrique? Quels sont les pays les plus exposés? Quelles sont les sources et les facteurs d'une telle pollution? Quelles sont les causes et les facteurs spécifiques au continent africain?

Les réponses à ces questions sont sérieusement entravées par un cruel manque de données, de même que des législations lacunaires en la manière pour les pays concernés. L'Afrique du Sud est actuellement le seul pays du continent à posséder des normes pour la qualité de l'air fixées par une législation spécifique. Pour les autres, ils possèdent soit des normes, soit des lois, et pour certains rien de tout cela.

Ce que l'on sait/   La pollution de l'air présente un cocktail complexe de différents composants.

Afficher l'image d'origineLes directives de l'OMS sur la qualité de l'air, de même que les législations nationales en la matière, ont identifié quelques polluants atmosphériques : des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5) et 10 micromètres (PM10), le dioxyde de soufre (SO2), l'ozone troposphérique (O3), le monoxyde de carbone (CO), le benzène, le dioxyde de plomb et d'azote (NO2).

Les plus dangereux sont les PM2,5 et les particules ultrafines (PUF) ; ces dernières ont un diamètre inférieur à 100 nanomètres. Les PM2,5 et les PUF pénètrent profondément dans les alvéoles pulmonaires et peuvent même passer dans le sang. Les PM10 et PM2,5 signalent des risques pour la santé et l'environnement à long terme.

Sur la base de mesures effectuées au sol entre 2008 et 2015, les niveaux de PM10 africains ne sont pas les plus élevés au monde.

Cette base de données, la plus importante du genre, a pris en compte quelque 3 000 lieux de regroupement humain - des villes pour la plupart - dans 103 pays. La première place pour la pollution de l'air revient à la région de la Méditerranée orientale, suivie par l'Asie du Sud-Est puis l'Afrique. Mais l'OMS reconnaît de très nombreuses lacunes dans les données. Peu nombreux sont en effet les sites qui mesurent les PM2,5. Le focus est mis sur les PM10.

Compte tenu du manque de relevés au sol en Afrique pour les PM2,5, il convient donc de prendre les données de l'OMS relatives à ce composant pour l'Afrique avec précaution.

Où se trouve la pire qualité de l'air en Afrique ?

Il est en fait compliqué d'avoir une photographie précise de la situation, les données modélisées pour les PM2,5 venant compléter les relevés au sol, tout particulièrement dans les régions où peu de contrôle est effectué, comme c'est le cas pour l'Afrique.

Les données pour les PM10, basées sur des relevés au sol conduits entre 2008 et 2015, montrent que tous les pays africains possédant de telles informations dépassaient les limites fixées par l'OMS de 20 microgrammes par mètre cube (µg/m³).

Onitsha, au Nigeria, possède ainsi le niveau annuel le plus élevé pour les PM10 avec 594 µg/m³, un niveau 30 fois plus élevé que celui recommandé par l'OMS. Mais la validité de ces données prête à caution : ce niveau est en effet basé sur des relevés effectués en 2009 uniquement et sur un site unique. Et l'on ne sait pas non plus sur combien de jours de 2009 ces données sont basées ; une information importante qui fait cruellement défaut quand on sait que les données manquantes peuvent fausser les résultats. Le niveau le plus bas en PM10 revient à Midlands sur l'île Maurice (20 µg/m³). Mais, là encore, ces informations ont été obtenues sur une base de données collectées en 2011 seulement et sans que l'on sache combien de jours exactement ont été mesurés.

Il est de même compliqué de déterminer avec exactitude la part de responsabilité des différentes sources de pollution de l'air pour l'Afrique.

Les niveaux de pollution de l'air dans un endroit donné dépendent d'un ensemble de sources locales, régionales et éloignées. La dispersion des polluants entre aussi en jeu, et dépend elle-même de conditions météo spécifiques (direction des vents, températures et précipitations).

Une étude récente a montré que très peu de travaux sur la pollution de l'air en Afrique procédaient à la répartition entre les sources de pollution pour les PM2,5 et les PM10. L'étude en question concluait que (sur la base d'un nombre limité de travaux) 17 %, 10 %, 34 %, 17 % et 22 % des niveaux de PM2,5 en Afrique étaient dus aux transports, à l'industrie, à la combustion de combustible domestique et à des sources non définies d'origine humaines et naturelles, comme la poussière et le sable. Pour les PM10, les niveaux correspondants à ces sources étaient : 34 %, 6 %, 21 %, 14 % et 25 %. Mais, une fois encore, compte tenu du peu d'études, la prudence est de mise.

Sur la base de ces résultats restreints, on peut cependant tirer quelques conclusions. On remarque que la circulation est une source majeure de pollution de l'air en Afrique, comme dans bien d'autres régions du monde. Les deux autres sources de PM10 en Afrique sont la combustion de combustible domestique et les sources naturelles. Dans les autres régions du monde, l'industrie et le très ambigu « source non identifiée d'origine humaine » sont plus importantes.

La combustion de combustible domestique est la source principale de PM2,5 en Afrique, suivie par la circulation et des sources naturelles comme la poussière. Dans d'autres régions du monde, la circulation, l'industrie et la «source non identifiée d'origine humaine» y contribuent davantage.

Des mesures pour la qualité de l'air

Résultat de recherche d'images pour "pollution de l'air en afrique"Même sans données absolument précises sur toutes les sources de pollution, les principales devraient désormais faire l'objet de mesures.

Et de telles mesures devraient mettre l'accent de manière évidente sur les sources d'énergie propre, comme le solaire, pour permettre de diminuer le recours au combustible domestique et les émissions de gaz à effet de serre des usines tournant au charbon. D'autres initiatives dans le domaine des transports publics non polluants, de la mobilité douce, du recyclage et du contrôle des émissions de l'industrie devraient également être conduites.

La pollution de l'air ne connaît pas de frontière et aggrave les effets dus aux changements climatiques. Ne pas s'en occuper pourrait avoir des effets dévastateurs dans les années à venir.

 Par slate.afrique - Auteur: Janine Wichmann.

 

GAMBIE / (VIDÉO) Le Président déchu Yaya Jammeh à mis en scène sa conversation téléphonique qui l’a eu avec le nouveau président élu Adama Barrow.

Ce qui se passe en GAMBIE est le fruit positif de la détermination de la communauté international après 6 ans en Côte d'Ivoire à faire respecter le vrai résultat des urnes. le Président Yahaya Jammeh BATTU, la conversation téléphonique qui libère tout un peuple, un vent nouveau de démocratie souffle sur notre continent. Donc désormais il sera difficile aux chefs d’État sortant en AFRIQUE de n’est pas accepter leur défaite en voulant se cramponner au pouvoir comme GBAGBO a fait en Côte D'IVOIRE prendre le risque de faire plus de 3000 morts et faire abîmer le PAYS. (Vidéo le Président Battu Yahaya Jammeh au nouveau PRÉSIDENT élu Adama Barrow) Le Président déchu Yaya Jammeh à mis en scène sa conversation téléphonique qui l’a eu avec le nouveau président élu Adama Barrow. Dans cette vidéo, on voit Jammeh féliciter son successeur, les deux hommes en arrivent même à rigoler au téléphone. Une scène incroyable diffusée sur la chaîne de télévision nationale Gambienne ( Adama DIOMANDE) 

A lire aussi #Afriki...................Yaya Jammeh un nouveau dilemme pour Afriki !!!!!!

Par Mahoua S. Bakayoko a ajouté 5 photos./   Pour la petite histoire, la génitrice de Yaya Jammeh celle qui serait la gardienne de ses fétiches, celle qui faisait venir les marabouts des quatre coins de l'Afrique pour protéger le pouvoir serait décédée le matin du vote........ce qui expliquerait cela pour les plus incrédules. Sa protection mystique aurait volé en éclat !

 Bref Yaya Jammeh reconnaît sa défaite sans aucune interférence dans le travail de la commission électorale, sans proposition de ré-comptage des billes, sans aucune forme de roublardise surtout surtout sans effusion de sang ! Tout démocrate devrait saluer ce geste, applaudir des deux mains cet acte inimaginable de la part de Yaya Jammeh.

Serait-ce ce nouveau vent tant rêvé qui soufflerait déjà sur notre Afriki ??

Je salue avec émotion ce geste de Yaya Jammeh. Grande émotion certes pour l'acte mais surtout pour les proches des victimes de ses nombreux coups d'état inventés et mis en œuvre par l'ancien homme fort de Banjul avec ses corollaires d'assassinats sommaires .Des pères de famille jusqu'à ce jour introuvables après leur enlèvement par la garde présidentielle. Aujourd'hui Yaya Jammeh hors du pouvoir que fera le nouveau pouvoir ?

1-Vu sa belle sortie, devrait on encore juger Yaya Jammeh quitte à effarouché les dictateurs du continent encore au pouvoir ?

2-Vu sa belle sortie devrait on demander aux parents de ses nombreuses victimes de pardonner sans savoir ce qui est advenu à leurs proches ? Faire le deuil de leurs parents en ignorant ce qui leur est arrivé ?

3- vu sa belle sortie, devrait on lui coller une paix royale quitte à lui offrir une belle retraite dans un pays de son choix? Un acte qui rassurerait les derniers dictateurs à lâcher doucement le pouvoir en préservant ainsi des vies ?

Vu la belle manière choisie pour quitter le pouvoir, l'Afrique suivra de très près la gestion de Yaya Jammeh par le nouveau pouvoir. Nous espérons et nous prions de vivre plus souvent des élections aussi apaisées afin d'accélérer le développement de notre continent

Afrikiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Mahoua S.Bakayoko

 

 

 

 

 

60 ans après nos indépendances, dans leur envolées lyriques, nos pseudo intellectuels trouvent des solutions à tous nos maux, avec leurs mots.(Par Mamadou Habib Karamoko)

"Mais le pourfendeur en chef de la politique française en et de l'impérialisme occidental, Hamed Sekou TOURÉ est mort dans une clinique américaine, loin de sa Guinée natale..... Réveillons nous peuples d'Afrique...

Afficher l'image d'origineMes chers amis,

Près de soixante ans après la proclamation des indépendances, de nombreux africains continuent de tirer à boulets rouges sur l'Occident, qu'ils accusent de tous les péchés d'Israel et la cause de tous les malheurs du continent. Dans leurs diatribes, à tort ou à raison, ils n'épargnent pas leurs propres dirigeants qui sont l'objet de toutes les philippiques.

En effet, dans la partie francophone de l'Afrique particulièrement, les indépendances ont suscité beaucoup d'espoir.

Elles ont été le résultat de luttes, d'incompréhensions et parfois de longues négociations. 

De la guerre d'Algérie(1954-1962),au transfert en douceur des charges dans la plupart des colonies (1960), en passant par le NON historique et fracassant de la Guinée au référendum constitutionnel de Septembre 1958, les élites et les peuples africains ont unanimement attendu et salué ces indépendances, qui étaient signe de liberté, de dignité et d'émancipation. Mais plusieurs décennies après, l'on fait le triste constat que l'immense espoir n'a pas apporté les résultats escomptés dans bien de cas; et les peuples africains, restés sur leur faim, sont devenus la risée de l'humanité.

Du fait d'un déficit criard de leadership et de la défaillance patente des élites, les indépendances n'ont en réalité apporté aux pays, qu'emblème, drapeau, hymne national, parfois snobisme, fausse fierté et chauvinisme débridé, si ce n'est pour certains africains, nostalgie de la colonisation et mélancolie.

Nos pays constituent franchement un sacré paradoxe!

Voyez-vous, les dirigeants et les peuples africains ne manquent pas une seule occasion de lancer à la face du monde, que leurs pays sont indépendants et souverains. Mais malgré nos potentialités énormes, nos pays, englués dans la misère, continuent de vivre de dons, sous perfusion et d'aide internationale.

La FRANCE, les organisations internationales et les autres pays sont encore très présents dans notre quotidien.

Il ne se passe pas une semaine sans que nos télévisions nationales présentent fièrement, des cérémonies de réception de dons et de remerciement de nos autorités à l'endroit de généreux donateurs que sont la France, les USA, l'UA, le Japon, la Corée,etc.

Soixante ans après nos indépendances, nous sommes encore les heureux récipiendaires de la part de nos ex colonisateurs, de médicaments, de tracteurs, d'intrants agricoles, d'ordinateurs, de véhicules de liaison, etc; et Nos étudiants continuent de bénéficier de bourses d'études et de nos cadres, de stage de perfectionnement en France.

Afficher l'image d'origineSoixante ans après nos indépendances, il fallut l'intervention de l'armée française, pour empêcher que le Mali ne sombrât dans le péril djihadiste, et la Côte d'Ivoire, dans le chaos. Et nos forces de défense et de sécurité, sous équipées et mal entraînées, continuent de bénéficier de l'assistance technique et logistique des académies militaires françaises. Pendant ce temps, nos gouvernants et nos hautes personnalités continuent d'aller se faire soigner en France.

Soixante ans après nos indépendances, Nos pays continuent de s'endetter auprès de la France, bénéficient parfois de rééchelonnement et d'annulation de ces prêts. Il est très courant de voir estampillé sur des véhicules, ou des plaques apposées sur des bâtiments publics dans nos Pays : DON DE LA COOPERATION FRANÇAISE, et nous en sommes fiers!

Dernièrement, la République populaire de Chine, a entièrement réhabilité, rénové et équipé les locaux du ministère des affaires étrangères de la Côte d'Ivoire; cet ministère hautement stratégique et symbole de notre souveraineté internationale !

Soixante ans après nos indépendances, la France et l'UE continuent de nous faire des appuis budgétaires pour payer nos fonctionnaires et soutenir nos démocraties de façade, en nous envoyant des observateurs lors de nos élections truquées.

Soixante ans après nos indépendances, nous prions tous les saints, afin de compter parmi les Pays Pauvres Très Endettés.....,tandis que nos ressources propres servent à financer le train de vie démentiel et surréaliste de nos dirigeants, et à les aider à se pérenniser au pouvoir.

Soixante ans après nos indépendances, des milliers de jeunes africains continuent de voir en la France et l'Occident, l'eldorado; ils sont prêts à consentir le sacrifice suprême, pour y arriver.....

Soixantaine ans après nos indépendances, dans leurs salons, dans leur imaginaire et par des grandes envolées lyriques, nos pseudo intellectuels reconvertis au panafricanisme, trouvent des solutions à tous nos maux, avec leurs mots.....Mais le pourfendeur en chef de la politique française en et de l'impérialisme occidental, Hamed Sekou TOURÉ est mort dans une clinique américaine, loin de sa Guinée natale.....

Réveillons nous peuples d'Afrique.

 

Gabon : Pourquoi la France a lâché Ping ? « La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts »

Après la prestation de serment de Bongo II au Palais du bord de mer le 27 septembre dernier en présence des ambassadeurs américain, français et de l’Union européenne en poste à Libreville, on peut dire, sans risque de se tromper, que le pouvoir a définitivement échappé à Jean Ping qui s’était autoproclamé vainqueur au lendemain de la présidentielle du 27 août. Aux premières heures de la vague de contestations des résultats par l’opposition, la France, l’Union Européenne et les Etats Unis avaient été les premiers à émettre des doutes sur la réélection d’Ali Bongo et formulé une demande expresse de recomptage des voix. Une position qui a évidemment apporté de l’eau au moulin du camp Ping qui dénonçait le « hold-up électoral ».

On entendait même dire dans certaines chancelleries occidentales que le sort d’Ali Bongo et de ses thuriféraires était scellé. Une situation qui, évidemment, a provoqué une vague de panique dans le microcosme de la majorité présidentielle. Ce qui a eu pour effet immédiat la démission impromptue et tonitruante du ministre de la Justice, Séraphin Moudounga et bien d’autres figures du Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir. 

Un mois après le scrutin présidentiel, on peut dire que beaucoup d’eau a coulé sous le pont de Libreville où l’on assiste à une certaine accalmie. La vie reprend, peu à peu, son cours normal. Du côté de la communauté internationale, les positions se sont assouplies également. La France, les Etats Unis et l’UE ont même pris acte de la décision de la Cour Constitutionnelle qui a confirmé la victoire d’Ali Bongo en dépit des contestations. 

Pourquoi ce virage à 180° ? Il ne faut pas aller chercher très loin la réponse. Il n’y a rien de surprenant, les positions ont évolué au gré des intérêts des uns et des autres. Après la politique, l’heure est venue de faire des affaires. Ne dit-on pas que l’intérêt des Etats passe avant celui des hommes ? Ce n’est pas à Jean Ping que l’on apprendra cela. Rappelons-le, « La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts » avait déclaré le général De Gaule en 1958. Cette maxime n’a jamais été aussi vraie que de nos jours. 

Bongo ou pas Bongo, la France veille sur ses intérêts au Gabon comme le coq veillerait sur sa basse-cour. Elle n’a donc pas intérêt à perdre ce petit pays au sous-sol riche en pétrole. Et surtout pas au moment où elle entend redessiner sa cartographie géopolitique en Afrique et redevenir le premier acteur économique sur le continent et notamment dans ses ex-colonies. On convient que devant un tel enjeu, la France a plus à perdre si elle laisse la situation de crise perdurer au Gabon. Même au plus fort des contestations, elle n’a songé évacuer ses ressortissants. Paris s’est contentée de lancer des appels à la vigilance aux 10 969 Français vivant dans ce pays. 

Ce qui intéresse les partenaires économiques comme la France, c’est tirer profit de la croissance (5%) de ce pays dont l’économie repose essentiellement sur l’exploitation pétrolière (39% du PIB et 84% des recettes d’exportation) et l’industrie forestière. Selon le FMI, « le Gabon dispose de bons fondamentaux – faible inflation et dette soutenable, en dépit d’une progression de 21% à 28% en 2014 – et de perspectives favorables pour les prochaines années. » 

Bien évidemment, l’ambition de l’ancienne puissance coloniale, princi

ale fournisseur du Gabon (21%) devant la Belgique (16%), la Chine (8%) et les Etats-Unis (8%), est d’augmenter ses exportations vers le Gabon pour dépasser la barre de 679 millions d’euros réalisés en 2014. Les investisseurs français veulent être au rendez-vous des futurs appels d’offres du « Gabon industriel » et du « Gabon vert » sous Bongo II. 

De nombreuses opportunités sont à saisir par exemple dans le domaine de la transformation des matières premières destinées à l’exportation, la construction d’infrastructures (routes, barrages, écoles, hôpitaux…) 

La réélection d’Ali Bongo peut être un nouveau départ pour la France de reprendre la main au Gabon où plusieurs pays d’Asie lui disputent désormais les juteux marchés. La Corée du Sud a par exemple signé plusieurs accords dans le domaine de la coopération culturelle, des mines et des hydrocarbures. Le Japon a également entrepris des investissements importants dans les secteurs de la pêche et de la forêt. Quant à la Chine, elle figure parmi les partenaires privilégiés. La première puissance économique mondiale est présente dans le domaine portuaire, des mines (exploitation du gisement de Belinga), de l’urbanisation (…) 

Plus que jamais, Paris devra dissiper très vite les malentendus et les déclarations malencontreuses de ces derniers temps vis-à-vis de Libreville pour espérer revenir par la grande porte à Libreville. 

Editorial Octobre 2016  Clément Yao Paru dans le Diasporas-News n°78 d'Octobre 2016 http://www.diasporas-news.com/Editorial-

 

Côte d’Ivoire: la campagne référendaire commence le 22 octobre, annonce Alassane Ouattara : le référendum aura lieu le 30 octobre (officiel)

La campagne référendaire commencera le 22 octobre prochain pour expliquer en ‘’détails’’ aux populations la ‘’constitution du futur’’ dont l’objectif est de laisser un ‘’héritage moderne aux nouvelles générations’’, a annoncé, mercredi, à Abidjan le Chef de l’Etat Alassane Ouattara.

‘’Je procéderai au lancement de la campagne référendaire le 22 octobre. Nous rencontrerons les chefs coutumiers et religieux le 24 octobre à Yamoussoukro avant de me rendre à Bouaké le même 24 octobre’’, a annoncé Alassane Ouattara à l’entame des travaux du Conseil des ministres qu’il préside, soulignant que ‘’la campagne référendaire n’est pas une campagne présidentielle’’. ‘’Il nous revient d’expliquer plus en détails notre volonté de renforcer la constitution aux populations. Comme vous le savez, l’Assemblée nationale a adopté à près de 96% l’avant-projet de la constitution qui lui a été proposé par le Président de la République. Cet avant-projet devient un projet qui sera soumis à référendum le 30 octobre’’, a encore expliqué M. Ouattara. ‘’Je procéderai à la signature du projet portant constitution. Ce projet sera publié au journal officiel le 13 octobre’’, a-t-il poursuivi en remerciant ‘’les députés avec à leur tête le Président de l’Assemblée nationale pour cette étape essentielle’’.

Alassane Ouattara s’est également félicité de ce ’’plébiscite des députés de l’Assemblée nationale’’. Pour lui, ‘’ce projet est un document historique et un héritage pour la future génération’’.

‘’Mon aîné (Henri Konan Bédié) et moi, notre objectif commun est de laisser un héritage moderne aux nouvelles générations’’, a ajouté M. Ouattara qui dit mettre en mission ses ministres. ‘’Que chacun de vous aille expliquer aux populations. Je voudrais à présent vous engager tous afin que notre message de nouvelle constitution pour la paix soit entendu sur toute l’étendue du territoire’’, a lancé le Chef de l’Etat en s’adressant aux membres du gouvernement.

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Le référendum en vue de l'adoption d'une nouvelle Constitution en Côte d'Ivoire se tiendra le 30 octobre, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement. "Le collège électoral ivoirien est convoqué le dimanche 30 octobre 2016. Le scrutin sera ouvert à 8 heures et clos à 18 heures", a précisé Bruno Koné à la presse après le conseil des ministres. L'ouverture de la campagne "est fixée au 22 octobre à 00 heures" et elle sera "close le 29 octobre à minuit", a-t-il ajouté.

Mardi, l'Assemblée nationale a adopté le projet de nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara, la quasi totalité des votants se prononçant en faveur du texte. "L'esprit de l'avant-projet de la Constitution (...) est l'occasion de tourner définitivement la page des crises successives que notre pays a connues", a déclaré le président Ouattara aux députés la semaine dernière. Ce projet prévoit la création d'un poste de vice-président "élu en même temps" que le président et d'un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président. "En cas de vacance de la présidence, le vice-président garantit la stabilité et la continuité du fonctionnement de l'exécutif d'une part et le respect du calendrier électoral d'autre part", a expliqué M. Ouattara, soulignant qu'il "s'agit de mettre le pays à l'abri d'incertitude pouvant déboucher sur une crise ou à un ralentissement économique liée à l'organisation d'élections anticipées".

Le cycle électoral "sera connu à l'avance par tous avec des dates précises afin qu'aucun report ou décalage ne puisse perturber la stabilité de notre nation", a-t-il affirmé.

Ce projet de nouvelle Constitution prévoit également un mandat du président de la République "de cinq ans renouvelable une seule fois". Il supprime la limite d'âge maximale de 75 ans pour être candidat, mais prévoit que le président "n’est rééligible qu’une fois". M. Ouattara, 74 ans, a été réélu pour un second mandat en octobre 2015. Le Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par l'ex-président Laurent Gbagbo, a toujours rejeté ce projet de nouvelle Constitution, dénonçant "l'absence de concertation" sur un texte qui va "mettre à mal la cohésion sociale, déjà fortement entamée par les multiples crises de ces deux dernières décennies". La Côte d'Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, marquée par une partition entre le nord du pays aux mains de la rébellion et le Sud contrôlé par le camp de M. Gbagbo. Cette période troublée a culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011, provoquée par le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois. (AFP 12/10/16)

A lire aussi / Le Chef de l’Etat a procédé au lancement officiel de la campagne de la Côte d’Ivoire pour un siège de Membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU

Le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, a procédé ce mardi 11 octobre 2016, au Ministère des Affaires Etrangères, au lancement officiel de la campagne de la Côte d’Ivoire pour un siège de Membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2018 - 2019. Dans la déclaration faite à cette occasion, le Chef de l’Etat a d’abord félicité l’ancien Premier Ministre du Portugal, SEM Antonio GUTERRES, qui vient d’être désigné par le Conseil de Sécurité comme le prochain Secrétaire Général de l’ONU. Il lui a exprimé ses ‘’voeux de réussite’’ et l’a assuré d’ores et déjà du ‘’soutien’’ de la Côte d’Ivoire lors de l’élection à l’Assemblée Générale ; une élection que le Président Alassane OUATTARA voudrait par ‘’acclamation’’.

Il a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté de travailler ‘’étroitement’’ avec M. Antonio GUTERRES, en particulier sur des dossiers relatifs au ‘’renforcement de la modernisation de l’ONU ; à la réforme du Conseil de Sécurité et à la pacification du monde’’. Sur ces différents dossiers, il a indiqué que l’Afrique ‘’attend beaucoup’’ du nouveau Secrétaire Général des Nations Unies.

Le Président de la République a ensuite ajouté que la candidature de la Côte d’Ivoire, déjà évoquée par lui à la tribune des Nations Unies le 22 septembre dernier, ‘’dépasse en réalité le cadre de la Côte d’Ivoire’’, d’autant qu’elle a été endossée à l’unanimité aussi bien par la CEDEAO que l’Union Africaine (UA). Pour lui, cette candidature représente donc désormais le ‘’choix de l’Afrique’’. A cet égard, il a remercié ses pairs Chefs d’Etat africains pour cette marque de confiance.

Il a également souligné que cette candidature constitue une ‘’nouvelle étape’’ dans l’affirmation du ‘’lien fort’’ qui unit la Côte d’Ivoire à l’Organisation des Nations Unies. Lien qui s’est particulièrement révélé à l’occasion des crises que notre pays a traversées et au cours desquelles la Communauté internationale, à travers l’ONU, est restée engagée aux côtés du peuple ivoirien pour ‘’préserver la démocratie, consolider la paix et la sécurité’’. Dans ce cadre, il a salué avec ‘’fierté’’ le succès de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) qui a permis au Conseil de Sécurité ‘’d’écrire l’une des plus belles pages’’ de son histoire.

Pour lui, en effet, les résultats de l’ONUCI apparaissent comme une véritable ‘’success story’’ et a donc profité de cette rencontre pour renouveler ses remerciements aux Nations Unies ainsi qu’à tous les pays qui ont pourvu des troupes à l’ONUCI ; tout en rendant hommage aux nombreux citoyens de pays amis ayant perdu la vie sous le drapeau des Nations Unies, dans notre pays.

Evoquant quelques raisons qui justifient la candidature de notre pays pour un siège de Membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Chef de l’Etat a affirmé que la Côte d’Ivoire dispose d’immenses atouts pour siéger à nouveau, avec efficacité, au Conseil de Sécurité des Nations Unies, vingt-cinq ans après son dernier mandat au sein de cet Organe.

Notre pays, a-t-il relevé, est porteur d’un idéal de paix universelle, grâce à la vision de notre Premier Président, le Président Félix Houphouët-Boigny, dans laquelle il dit ‘’s’inscrire entièrement’’.

Selon le Président Alassane OUATTARA, le monde entier connait en effet, les valeurs humanistes véhiculées par le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l’UNESCO, qui a honoré les plus grandes figures de notre époque, entre autres, Nelson MANDELA, Yasser ARAFAT, Shimon Peres, le Cardinal Roger ETCHEGARAY et Mustafa CERIC, le grand mufti de Bosnie.

Pour lui, nous sommes également les héritiers d’une longue tradition politique bien ancrée, de médiation dans les conflits de la sous-région et même au-delà, et d’un engagement constant en faveur de la sécurité collective dans notre espace communautaire.

Dans ce sens, il a affirmé que depuis ses premiers pas sur la scène internationale, la Côte d’Ivoire a toujours accompagné le Conseil de Sécurité dans ses efforts de paix, en jouant un rôle actif et souvent discret, dans la prévention des conflits et le règlement pacifique des différends ; tout en mettant en exergue les opérations de maintien de la paix dans lesquelles notre pays s’est investi comme au Congo, en Haïti, en Centrafrique et plus récemment au Mali.

Au regard de tout ceci et tirant les leçons de notre histoire, le Président de la République a donc réaffirmé la volonté de la Côte d’Ivoire d’aider à son tour d’autres peuples à retrouver la paix, en s’inspirant de son cheminement. Notamment en partageant son expérience en matière de sortie de crise, de maintien de la paix et de processus de désarmement, de démobilisation, et de réinsertion (DDR), afin de renforcer durablement, l’efficacité des Nations Unies sur d’autres terrains de conflit.

En guise de perspectives, le Président Alassane OUATTARA a indiqué qu’en 2018, la Côte d’Ivoire entend porter la voix de la prévention en invitant le Conseil de Sécurité à se pencher sur les facteurs qui pourraient engendrer les conflits de demain et les moyens à même de prévenir leur apparition ou d’en gérer les effets. Aussi, la Côte d’Ivoire, a-t-il précisé, ira au Conseil de sécurité, pour rappeler au monde que nous ne devons pas faillir dans notre lutte contre le terrorisme, qui a endeuillé tant de pays et que l’Afrique, qui n’est pas épargnée par ce fléau, attend un soutien encore plus important des grandes puissances.

Pour ce faire, il en a appelé à la mobilisation de toutes nos Missions Permanentes, Ambassades et Consulats Généraux, pour porter très haut notre ambition, afin qu’au terme du scrutin de juin 2017, l’élection de notre pays au Conseil de Sécurité se transforme en un ‘’véritable plébiscite’’.

Dans la même veine, il a invité l’ensemble de la Communauté Internationale à soutenir la candidature de la Côte d’Ivoire, lors de l’élection des membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour la période 2018-2019.

Pour terminer, le Président de la République a évoqué l’actualité nationale marquée par l’adoption, ce mardi 11 octobre 2016, par l’Assemblée Nationale de l’avant- projet de Constitution (qui devient ainsi un projet de constitution) par 239 voix pour, 8 contre et 2 abstentions. A cet égard, il a traduit sa gratitude au Président de l’Assemblée Nationale, M. Guillaume SORO et à l’ensemble des Députés. Il a ajouté que son souci et celui du Président Henri Konan BEDIE, en proposant cet avant- projet de Constitution, c’est de ‘’préparer l’avenir, de transférer le pouvoir à une nouvelle génération en 2020’’. Pour lui, cette Constitution, si elle est acceptée par le peuple ivoirien, ‘’bâtira la paix et la stabilité sur une longue période’’. Date parution: Mercredi, 12 Octobre, 2016 - 08:30 Source du communiqué: Présidence

A lire aussi  / Les députés ivoiriens donnent leur feu vert au projet de nouvelle Constitution

L’avant-projet de Constitution ivoirienne pour une IIIe République a été validé par les députés mardi après-midi 11 octobre en séance plénière de l’Assemblée nationale. Ce texte qui consacre la création d’un Sénat, d’un poste de vice-président et qui rend plus souples les règles d’éligibilité pour l’élection présidentielle sera soumis aux électeurs ivoiriens par voie référendaire.

Pas l’ombre d’un suspense. Le projet de nouvelle Constitution a été adopté en moins d’une heure à partir du moment où les 184 articles ont été passés en revue.

La constitutionnalisation de l’éducation obligatoire, de l’égalité entre hommes et femmes, la création du Sénat ou du poste de vice-président et l’assouplissement des règles d’éligibilité des candidats à la future présidentielle, tout cela a été adopté sans coup férir.

Deux amendements ont été tout de même présentés, mais aussitôt retirés par leurs propres auteurs. Dès lors, le vote a pu avoir lieu : bulletin blanc pour le projet, bulletin vert contre le projet et orange pour les abstentionnistes.

Ce fut plus qu’un plébiscite. Sur 249 suffrages exprimés, 239 députés ont voté pour, deux se sont abstenus et huit ont voté contre. Un vote salué par le président de l’Assemblée nationale qui est encore pour quelque temps le deuxième personnage de l’Etat au regard de l’actuelle Constitution.

« Vous avez fait œuvre utile en soutenant l’avant-projet », a déclaré Guillaume Soro à l’adresse des députés qui venaient d’entonner l’hymne national, l’Abidjanaise.

A la sortie de l'Assemblée, les députés de la coalition de la majorité RHDP se félicitent de ce vote rondement mené. « Je suis d'accord que si l'opposition estime qu'elle n'a pas été associée à ce grand projet, l'opposition a le temps maintenant de prendre ce texte, d'aller sur le terrain, de s'organiser pour que le « non » l'emporte et à partir de ce moment on tirera les conséquences », estime le député RDR de Man, Sidiki Konaté.

L'opposition poitique étant quasiment absente des travées pour avoir boycotté les législatives de 2011 espère prendre sa revanche en mobilisants les Ivoiriens pour le « non » à la Constitution. A présent, la prochaine et dernière étape, c’est donc le référendum le 30 octobre prochain.

http://www.rfi.fr/afrique/20161011-deputes-cote-ivoire-projet-nouvelle-constitution-assemblee

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