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BURKINA FASO /les problèmes de cœur de Djibrill Bassolé inquiètent ses partisans. Le MPP, par la bouche du Président Roch Kaboré en personne, a répondu :l’arrestation de Djibril BASSOLE s’est opérée avant l’avènement du parti au pouvoir »

Spécial BURKINA FASO /les problèmes de cœur de Djibrill Bassolé inquiètent ses partisans. Le MPP, par la bouche du Président Roch Kaboré en personne, a répondu :l’arrestation de Djibril BASSOLE s’est opérée avant l’avènement du parti au pouvoir »

**La NAFA le parti de Djibrill Bassolé exige « la cessation immédiate de l’instrumentalisation politique du dossier et la libération ‘’immédiate’’ de Djibrill Bassolé en attendant son procès **

Djibrill Bassolé, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré souffrirait du cœur. Emprisonné à la Maison d'arrêt de Ouagadougou pour son implication présumée dans la tentative de coup d'Etat de septembre 2015, Djibrill Bassolé s'est rendu lundi à la clinique du cœur de Ouagadougou pour y subir des examens. Il y avait été une première fois fin janvier pour 24h avant de regagner sa cellule. Ses partisans exigent sa mise en liberté provisoire afin qu'il puisse se soigner convenablement.

Ses amis et ses partisans sont inquiets. Djibrill Bassolé souffre du cœur et ils redoutent que son état de santé se détériore. Samedi dernier, l'ancien ministre des Affaires étrangères avait préféré annuler les visites qu'il reçoit à la Maca, la maison d'arrêt et de correction des armées, afin de se reposer.

L'un de ses amis affirme même qu'il aurait fait un malaise, la veille. L'ancien ministre a demandé la possibilité d'aller voir son cardiologue, ce qu'il a pu faire ce lundi en milieu de journée en compagnie du médecin de la pison. Il a ensuite regagné sa cellule.

Le 23 janvier dernier déjà, il avait brièvement quitté la prison pour des examens cardiaques. Pourtant, les partisans de l'ancien ministre affirment que la justice s'obstine à l'empêcher de se faire soigner, ce que le procureur militaire dément formellement.

Selon lui, la justice et l'administration pénitentiaire font ce qu'il faut pour qu'il se maintienne en bonne santé. Les militants de la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), le parti fondé par Djibrill Bassolé, exigent sa remise en liberté immédiate afin qu'il puisse partir se faire soigner à l'étranger. Djibrill Bassolé est détenu depuis octobre 2015. Par RFI Publié le 27-02-2017 Modifié le 27-02-2017 à 23:06

A lire aussi / La Nouvelle alliance du Faso (NAFA), parti de Djibrill Bassolé a, dans un communiqué parvenu à APA, exigé que leur leader, qui a été victime ce week-end d’un malaise en prison, soit transféré à l’étranger pour des soins appropriés.

 Les partisans de Djibrill Bassolé exigent son évacuation à l’étranger pour des soins médicaux

« Djibrill Bassolé a été une nouvelle fois victime d’un malaise ce samedi 25 février. Par ce communiqué la NAFA tient à rappeler que la privation de soins à des personnes détenues est inacceptable dans un état de droit et constitue une violation flagrante des droits de la personne humaine », a indiqué le texte.

Le président de la NAFA, Rasmané Ouédraogo, signataire du communiqué, exige sans ‘’délais et sans condition’’ « l’évacuation à l’étranger du prisonnier politique Djibrill Bassolé pour des soins médicaux ».

Le parti a par ailleurs exigé « la cessation immédiate de l’instrumentalisation politique du dossier Djibrill Bassolé et la libération ‘’immédiate’’ de Djibrill Bassolé en attendant son procès ». La NAFA rappelle que c’est « suite aux informations persistantes sur la fragilisation progressive de l’état de santé et les manœuvres de privation de soins médicaux dont est victime, le prisonnier politique Djibrill Bassolé de la part des autorités judicaires militaires burkinabè , la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) exprime ses vives inquiétudes pour la vie de son candidat aux élections présidentielles de novembre 2015 ».

Bassolé avait déjà été transféré de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) le 23 janvier 2017 dans une clinique de Ouagadougou où il avait fait un séjour de 24 heures et selon la NAFA, « Djibrill Y Bassolé devait y retourner pour des soins et examens complémentaires le 1er février ». La NAFA rappelle « aux autorités judiciaires et politiques du MPP (parti au pouvoir ) qu’elles seront tenues pour seules responsables pour tout dommage irréversible ou qui adviendrait sur l’état de santé de Djibrill Bassolé ». APA 28/02/17)

A lire aussi Le parti au pouvoir (MPP) au Burkina-Faso est froid face au dossier Djibrill Bassolé.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 1er Mars 2017, le parti au pouvoir, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) n’a pas reçu l’argument du camp Djibrill Bassolé selon lequel son dossier subirait une quelconque « instrumentalisation » de la part de la Justice burkinabè.

Cette bataille entre partis politiques, notamment entre le MPP et l’opposition, la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), avait débuté le lundi 27 février 2017, sur le cas Djibrill Bassolé. Candidat à la présidentielle de 2015, et soutenu par la NAFA, l’officier supérieur Djibrill Bassolé n’a pu aller au bout de sa randonnée politique, parce épingler dans une affaire qui le maintient en ce moment dans les geôles du Burkina-Faso.

Ces partisans de la NAFA ‘’accuse expressément le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) d’être responsable de cette situation du Général Bassolé’’ et demande la ‘’cessation immédiate de l’instrumentalisation du dossier Djibril Bassolé par le pouvoir du MPP’’.

En revanche, le MPP, par la bouche du Président Roch Kaboré en personne, a répondu ainsi: ‘’Cette affirmation accusant notre parti est gratuite et sans fondement’’ a t-il réagi calmement, avant d’ajouter ‘’Le MPP n’a de cesse d’affirmer son principe d’attachement à l’indépendance de la justice. Faut-il le rappeler si besoin en était que l’arrestation de Djibril BASSOLE s’est opérée avant l’avènement du parti au pouvoir’’, a t-il précisé.

‘’Aussi, tient-il à réaffirmer qu’il n’est ni de près ni de loin concerné par son arrestation et encore moins par son état de santé’’, par conséquent, le MPP ‘’rejette catégoriquement les allégations mensongères et outrancières de la NAFA’’. Par ailleurs, le parti dit souhaiter ‘’un prompt rétablissement au Général Djibril Bassolé’’, ‘’en dépit de nos divergences politiques et idéologiques avec la NAFA’’, a t-il conclu.

Selon la Nafa, la santé de M. Bassolé s’est dégradée suite à de malaises récurrents, nécessitant une évacuation sanitaire à l’étranger pour des soins plus appropriés.  (Afrique sur 7 /  01/03/17)

A lire aussi / Burkina: un parti exige la libération de Bassolé, un proche de Compaoré

(AFP 28/02/17) Un parti d'opposition burkinabè a exigé lundi la "libération immédiate" pour raisons de santé de Djibril Bassolé, un proche de l'ex-président Blaise Compaoré, détenu depuis 15 mois dans une affaire de putsch raté.

"Suite aux informations persistantes sur la fragilisation progressive de l'état de santé et les privations de soins médicaux dont est victime le prisonnier politique Djibril Bassolé de la part des autorités judicaires militaires burkinabè", la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) exige "sans délais et sans conditions (sa) libération immédiate en attendant son procès".

Dans un communiqué, la Nafa dénonce une "situation de non-droit où la vie de Djibril Bassolé est en danger", réclamant son "évacuation à l’étranger (…) pour des soins médicaux appropriés".

"Les autorités judiciaires militaires ne lui ont pas permis d'honorer, dans des conditions adéquates, des rendez-vous médicaux, son état de santé s'est détérioré et (…) Djibrill Bassolé, a été une nouvelle fois, victime d'un malaise le samedi 25 février", ajoute le texte.

Incarcéré depuis octobre 2015, l’état de santé de M. Bassolé s'est aggravé à la suite de malaises récurrents, selon la Nafa, qui avait soutenu sa candidature à la présidentielle de novembre 2015, avant qu'il n'en soit exclu en vertu d'une loi empêchant les membres du dernier gouvernement de Compaoré de se présenter aux élections.

Selon lui, "la privation de soins à des personnes détenues est inacceptable dans un Etat de droit et constitue une violation flagrante des droits de la personne humaine".

M. Bassolé a été inculpé de "trahison", "attentat à la sûreté de l’Etat", "complicité d’assassinat, de blessures volontaires", sur la base d'enregistrements d’une conversation téléphonique présumée qu'il aurait eue avec Guillaume Soro (président de l’Assemblée nationale ivoirienne), dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch du général Diendéré (septembre 2015). En octobre dernier, plus de 5.000 personnes étaient descendues dans la rue à Réo (130 km, centre-ouest), sa ville natale, pour réclamer "justice et liberté pour Bassolé".

PhotoA lire aussi/ L'ancien ministre de Blaise Compaoré, inculpé dans l'enquête sur la tentative de coup d’État de septembre 2015, a été brièvement admis lundi à la polyclinique internationale de Ouagadougou en raison d'un nouveau malaise cardiaque.

Les soucis de santé de Djibrill Bassolé semblent persister. Lundi 27 février, l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré a été admis pendant quelques heures à la Polyclinique internationale de Ouagadougou après avoir fait un malaise cardiaque ce week-end à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), où il est retourné en fin de journée après avoir effectué différents examens.

Suspecté de soutien à la tentative de coup d’État en septembre 2015 et inculpé, entre autres, d’attentat à la sûreté de l’État, Bassolé, 59 ans, avait déjà effectué un premier séjour dans cet établissement fin janvier en raison de problèmes cardiaques. Il y avait été brièvement hospitalisé avant de retourner en détention préventive à la Maca.

Demande de remise en liberté

Selon ses proches, le cardiologue qui l’avait soigné avait ensuite rédigé un rapport médical dans lequel il préconisait des examens supplémentaires, tout en expliquant que son service ne disposait pas du matériel technique nécessaire pour traiter la pathologie de cet ancien fidèle de Blaise Compaoré.

Sur la base de ce document, sa défense a déposé début février une demande de remise en liberté pour urgence médicale au tribunal militaire de Ouagadougou, chargé de l’enquête sur le putsch manqué, afin de permettre à son client d’aller se soigner à l’étranger.

« Vu la gravité de ses problèmes cardiaques, la question est désormais très simple : soit la justice militaire lui permet d’aller se soigner correctement à l’étranger, soit elle prend le risque de le tuer », assène Me Varaut, l’avocat français de Djibrill Bassolé.

Les soutiens de Bassolé montent au créneau

De son côté, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), le parti de Bassolé, a diffusé un communiqué ce lundi pour réclamer sa libération. Dans ce texte, Rasmané Ouédraogo, le président de la Nafa, estime que la vie de Djibrill Bassolé est « en danger » et exige son « évacuation à l’étranger pour des soins médicaux appropriés ».

Depuis son inculpation dans le dossier du putsch manqué, la défense de Djibrill Bassolé a réclamé à plusieurs reprises sa remise en liberté, en dénonçant sur le fond comme sur la forme une procédure à charge contre son client. Toutes ces demandes sont pour l’instant restées lettres mortes. Quant au procès – très attendu – de la tentative de coup d’État de septembre 2015, aucune date n’a pour l’instant été fixée.

Benjamin Roger/www.jeuneafrique.com/407801/societe/burkina-djibrill-bassole-confronte-a-problemes-cardiaques-persistants

 

 

 

 

 

 

 

Dernière modification lemercredi, 01 mars 2017 20:31
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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