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Politique (299)

Signature de la charte de la Coalition Nationale pour le Changement, en présence des principaux représentants de l`opposition

Abidjan- Plus d’un millier de personnes ont assisté vendredi au lancement d’une coalition composée de ténors de la majorité et de l’opposition contre le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, seul candidat d’envergure déclaré avant la présidentielle d’octobre, a constaté l’AFP.

Treize cadres de la politique ivoirienne, dont l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (majorité) et l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly (opposition), étaient présents au premier meeting de la Coalition nationale pour le changement (CNC), dans un hôtel d’Abidjan.

"Nous sommes (...) pour des élections transparentes, nous ne sommes pas contre quelqu’un", a déclaré à la presse M. Koulibaly, interrogé sur le caractère "anti-Ouattara" de cette coalition, qui selon lui "va battre" le président sortant.

"La priorité de la coalition est de dire au gouvernement qu’il va falloir négocier les conditions (des élections) et puis nous dirons quels seront nos candidats", a-t-il insisté.

La charte de la CNC, qui exige "la libération des prisonniers politiques, notamment du président Laurent Gbagbo" et "la dissolution de l’actuelle Commission électorale indépendante (CEI)", a été lue aux militants, qui ont longuement scandé "Libérez Gbagbo !"

L’ex-président ivoirien est emprisonné depuis plus de trois ans à La Haye, en attente de son procès pour "crimes contre l’humanité" le 10 novembre devant la Cour pénale internationale.

Plus de 3.000 personnes sont mortes durant la crise post-électorale de 2010-2011, liées à son refus de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.

La coalition critique la composition, selon elle trop pro-Ouattara, de la CEI, organisatrice du scrutin, ce que les autorités nient. Elle dénonce également l’utilisation des médias publics comme des "caisses de résonance du

pouvoir".

"Ouattara ne pourra faire le dos rond sur ces revendications, à moins de vouloir passer en force, ce qui serait mal vu par la communauté internationale", observe l’analyste Jean Alabro, pour qui la coalition met à

"risque" la réélection du président sortant pourtant présentée comme acquise par le régime.

Outre MM. Banny et Koulibaly, Bertin Konan Kouadio dit KKB, un député du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI - majorité) et Aboudramane Sangaré, un "frondeur" du Front populaire ivoirien (FPI - opposition), étaient présents au meeting.

"Il ne faut pas croire que Banny est esseulé. Mamadou Koulibaly a un électorat de jeunes. Les frondeurs du FPI ont le leur. Le challenge sera d’unifier ces différents électorats. Les attentes sont très fortes. Il faut voir comment ils les transformeront", juge M. Alabro.

Opposés l’un à l’autre sur l’échiquier politique, FPI et PDCI sont en proie à de fortes divisions internes.

Un nombre croissant de militants du FPI conteste l’autorité du président du parti, Pascal Affi N’Guessan, qui souhaite conduire la principale formation de l’opposition à la présidentielle.

Fin avril, ses opposants en interne ont nommé Laurent Gbagbo "président" de cette formation qu’il a créée et ont radié M. N’Guessan, qui ne reconnaît pas ces décisions.

Au PDCI, quatre "frondeurs", dont Charles Konan Banny et Bertin Konan Kouadio, s’opposent à la stratégie visant à ne pas présenter de candidat en octobre afin d’assurer la victoire d’Alassane Ouattara.

Seul le Rassemblement des républicains (RDR), la formation d’Alassane Ouattara, présente un visage unifié à cinq mois de l’élection, qualifiée de cruciale pour la décrispation en Côte d’Ivoire, qui sort d’une décennie de crise politico-militaire.

"Les élections de 2010 ont créé un tel traumatisme que la peur s’est installée dans nos rangs", commente Bertin Konn Kouadio, qui voit dans la CNC "un instrument de combat (...) pour faire renaître l’espoir".

ck-jf/dom

La maîtrise de la bataille politique, condition de la victoire du RHDP en Octobre 2015

En dehors de tout parti pris idéologique ou affectif, le souhait  du  bon sens commun est que le candidat du RHDP remporte l’élection à la Présidentielle d’Octobre 2015 pour une raison toute simple : le bilan économique social et politique du FPI et de ses alliés en dix ans de pouvoir a été catastrophique et terrifiant. Battu dans les urnes en décembre 2010, le FPI a pourtant refusé de s’amender politiquement. Il a refusé de se livrer à une autocritique pour repenser et redéfinir ses objectifs politiques et économiques afin de les réorienter selon une perspective républicaine. Il a refusé de jouer sa partition dans la production du bien commun et du service de l’intérêt général. Il s’est arc-bouté sur un refus irrationnel global du gouvernement élu arguant jusqu’à ce jour, contre tout bon sens politique, avoir été exproprié d’une imaginaire victoire. Le FPI demeure, dans la mémoire de la majorité des Ivoiriens, comme un épouvantail effrayant auquel sont associées les images de violence, de guerre  de mort, de corruption, de brutalité, d’intolérance, de division, de  dictature, de régression économique, sociale et politique, de médiocrité et d’incompétence. Son prétexte d’avoir été empêché de gouverner et d’appliquer son programme par des rebellions et des séditions organisées par des puissances hostiles ne saurait nullement être reçu. Car confronté lui aussi, aux mêmes moments,  à des rebellions militaires et aux violentes manifestations de l’opposition, l’ex-président défunt vénézuélien Hugo Chavez, qui se réclamait lui aussi du socialisme, avait réussi contrairement au FPI, à mettre en œuvre une politique sociale dont les effets se firent ressentir sur l’accroissement du niveau de vie des populations les plus pauvres. Cette politique eut néanmoins ses limites en raison d’une redistribution clientéliste du produit national, d’un investissement problématique et quasi inexistant. Relativement à ce pedigree peu flatteur du FPI et de ses alliés réunis dans une coalition d’opposition, il est donc tentant de considérer que le bilan économique du nouveau gouvernement assurera sa victoire à l’élection présidentielle d’Octobre 2015. Ce serait une grave erreur. Car en démocratie électorale représentative, une élection est un choix subjectif  qui n’est pas seulement déterminé  par les intérêts bien compris des électeurs. L’élection est aussi guidée par leurs opinions, les représentations et les images qu’ils se font du pouvoir en place. L’avantage économique d’un camp n’assure donc guère sa victoire électorale dans une présidentielle, comme en témoigne la défaite cinglante inattendue de Lionel Jospin en France en 2002, malgré un bilan économique flatteur. La victoire électorale en démocratie résulte de l’addition de la victoire économique avec la victoire politique. Il faut maîtriser à la fois la bataille économique et la bataille politique. La maîtrise de ces deux termes de l’équation électorale est d’autant plus essentielle que dans l’habitus africain, à la différence de l’habitus occidental, le politique détermine l’économique et non le contraire. Telle est la raison fondamentale pour laquelle les adversaires du gouvernement s’attachent à récuser sa prétention à fonder sa légitimité sur son bilan économique. Telle est l’une des raisons pour lesquelles, ils  dénigrent les succès  économiques du gouvernement et transportent la compétition électorale de la présidentielle sur le champ politique. On pêcherait  ici gravement à croire que cette opposition cacophonique, confrontée comme au Togo à des querelles de leadership, chemine en ordre dispersé, sans cap. Tout laisse à penser, au contraire, qu’une idée directrice organise ses attaques. La stratégie du FPI et de ses alliés, réunis dans une coalition d’opposition, est de saper l’image politique du gouvernement relativement aux nouveaux réquisits de la démocratie, afin de redorer leur propre image pour reconquérir l’opinion publique. Ils ciblent la légitimité politique du gouvernement en vue de la détruire. Ils accusent, pour ce faire,  le gouvernement ivoirien de partialité, afin d’accréditer l’idée de sa faillite quant au réquisit d’impartialité, nouvel impératif démocratique. A ce travail de sape répond la mobilisation de la thématique de la justice partiale ; de la CEI favorable au pouvoir, d’une cour constitutionnelle instrumentalisée selon eux  en vue de l’élection présidentielle. Ils accusent le pouvoir d’avoir monopolisé les institutions pour accréditer l’idée de sa faillite quant au réquisit démocratique de pluralisation des lieux de décision. A ce travail de sape répond la mobilisation de la thématique du rattrapage ethnique, du monopole ethnique des postes de la haute administration et de l’armée. Ils accusent le gouvernement ivoirien d’être indifférent au sort des populations pour accréditer l’idée de sa faillite relativement à la nouvelle exigence démocratique de compassion. A ce travail de sape répond la mobilisation de la thématique de la cruauté et de l’inhumanité du pouvoir, thématique qui attaque sur ce registre, la réalisation économique phare du RHDP, le Pont Henri Konan Bédié. Ils accusent le Pouvoir d’être éloigné des préoccupations des populations pour accréditer l’idée de sa faillite quant au réquisit de proximité. A ce travail de sape répond la mobilisation de la thématique de la vie chère, du gouvernement de l’étranger et de la Présidence de l’Etat par un technocrate froid, délégué par les institutions financières internationales et à la solde des intérêts du capitalisme financier contre la Côte d’Ivoire profonde. Le FPI et ses affiliés accusent donc le gouvernement de désapproprier les populations ivoiriennes pour le mettre en porte-à faux avec l’exigence démocratique d’appropriation sociale des pouvoirs. Pour répondre à ce travail sournois de sape, qui joue sur le terrain de l’imaginaire en un registre où l’ex-régime dispose d’une expertise incontestable, à savoir celle de la manipulation de l’opinion par la propagande, la campagne présidentielle du RHDP doit donc être configurée de manière concrète, relativement à la thématique de l’appropriation sociale du pouvoir.

Comment répondre efficacement à un tel travail de sape ?

Il ne suffit pas d’opposer aux accusations d’inaccomplissements démocratiques proférées par le FPI et ses alliés envers le gouvernement, leurs propres inaccomplissements démocratiques attestés par la régression multiforme de la Côte d’Ivoire entre 2000 et 2010. Il ne suffit pas d’opposer l’incompétence économique et politique de l’ex-président et de son régime  à la compétence économique du Président actuel pour emporter le suffrage de la majorité des Ivoiriens. On tomberait dans un défaut contre-productif à célébrer les performances économiques du gouvernement comme réalisations d’un démiurge doté de pouvoirs surnaturels. Il faut abroger de la campagne présidentielle du RHDP le syndrome africain du culte de la personnalité, du démiurge aux pouvoirs surnaturels. Il faut éviter de réduire la campagne présidentielle du candidat du RHDP à la célébration griotique des pouvoirs démiurgiques d’une personne hors du commun. Cette tonalité accréditerait la stratégie du camp Gbagbo qui tente d’instiller dans l’opinion publique l’idée que la bataille électorale du candidat du RHDP est celle d’une personne désireuse conserver le pouvoir au moyen du tristement célèbre « On gagne ou on gagne » qui fut son propre leitmotiv en 2010. Que faire donc concrètement pour emporter, avec assurance, le suffrage de chaque électeur dans l’isoloir des bureaux de vote en Octobre 2015? (A suivre).

 Par  :Alexis Dieth, Docteur en philosophie de l’Université de Poitiers, est chercheurà Vienne (Autriche)Spécialiste de la philosophie morale et politique de Kant.

Rédacteur en chef  http://www.cedea.net

 

FORUM DE LA DIASPORA - 07 et 08 MAI 2015 : NON ET NON ... LE FORUM DE LA DIASPORA NE DOIT PAS SE TRANSFORMER EN UN FORUM POLITIQUE.

La diaspora ivoirienne, si elle existe vraiment, puisqu'en pleine construction, reste fragile, beaucoup trop fragile, à l'image de la Côte d’Ivoire qui continue de recoller les fragments de la crise fratricide qu’elle a traversée ces 15 dernières années dont le comble a été atteint après les élections présidentielles de 2010. 

Inutile de rappeler que c’est suite à l’instabilité politique, accentuée par une crise sociale et économique majeure, que la Côte d’Ivoire a connu depuis la fin des années 90, un mouvement massif de sa population vers l’extérieur.

Ainsi, autrefois terre d’immigration, la Côte d’Ivoire s’est transformée en terre d’émigration ; avec des ivoiriens peuplant les pays voisins et autres pays d’Afrique (Mali, Burkina Faso, Sénégal, Ghana, Maroc), pour des raisons d’études, ou d’exil ; les plus « chanceux » étant parvenus à regagner le continent européen (France, Allemagne, Espagne, Italie, Angleterre), ou américain (Etats-Unis et Canada). Ce sera d’ailleurs pour la première fois que l’on comptera des ivoiriens candidats à l’immigration clandestine empruntant des bateaux de fortune pour accomplir leurs rêves Européens.

Tous ceux qui côtoient les ivoiriens à l’extérieur savent qu’il y a encore beaucoup de travail à faire en terme de dépassement de soi pour rapprocher les cœurs et constituer ainsi une vrai communauté ivoirienne à l’extérieur, autrement dit une diaspora ivoirienne, c’est-à-dire une dispersion de la population ivoirienne dans les différents pays d’accueil mais dont le leitmotiv restera l’accomplissement d’actions en faveur du développement de la patrie d’origine, la Côte d’Ivoire.

De nombreuses tentatives ont été effectuées dans ce sens, avec la création de fédérations d’associations communautaires (Béra, Cowefe, etc.), de regroupements de compétences (Binkelen, afiprci, etc.), de fédérations plus larges d’associations (Fadiv, Cogid, etc.) ou même de tentatives de désignation de représentants d’ivoiriens dans des pays hôtes, organisées par les représentations diplomatiques et consulaires (États unis, Allemagne, etc.). Mais force est de constater que malgré tout, la question de la représentation de la diaspora subsiste et de nombreuses voix s’élèvent même sur la représentation politique de cette diaspora. Opportune ? Inopportune ?

L’occasion est donnée aux ivoiriens de l’extérieur de venir débattre des questions les concernant ; afin que l’état ivoirien en tienne compte dans la définition d’une politique nationale de gestion des ivoiriens de l’extérieur.

Cependant, il faudra faire attention … très attention … à ne pas transformer cet évènement inédit, en un forum politique politicien, dont les conclusions ne feraient aucunement l’unanimité, puisque personne ne s’y reconnaîtrait finalement.

Oui à un forum de la diaspora, pour débattre de toutes les questions économiques, sociales et politiques de la diaspora.

Non à un forum de la diaspora, avec des concepts tous cuits, déjà connus et largement diffusés sur les réseaux sociaux.

Ouvrons le débat … Creusons la question … Et sortons des recettes innovantes pour une meilleure prise en compte de nos problématiques et l’intégration de la diaspora dans l’atteinte de l’émergence voulue par le Chef de l’État.

Dr DIABY Moussa Abdoul Kader

Côte d’Ivoire (F P I) – Sangaré Aboudrahamane nouveau président du FPI, remplace Affi N’guessan/Affi qualifie son éviction et l’intérim de Sangaré « d’illégale »

La crise au Front Populaire va-t-elle vers son dénouement ? En effet, le Comité central du FPI réunit en session extraordinaire ce 5 mars 2015 àAbidjan, vient de décider de la suspension de l’ancien premier ministre Pascal Affi N’guessan du poste de président de ce parti. Monsieur Affi Nguessan Pascal est remplacé par le 1er vice président du parti, Sangaré Aboudrahamane, indique le communiqué [lire ici]. Côte d’Ivoire comité central – Affi qualifie son éviction et l’intérim de Sangaré « d’illégale » Crise au FPI: La réunion du comité central désignant un pdt intérimaire du parti de Gbagbo est « illégale » (direction) Par Edwige Fiendé La direction du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), sous le contrôle de son leader Affi N’Guessan a jugé jeudi « illégale », une décision du comité central qui a suspendu l’actuel président du parti « de toutes les activités » et désigné un intérimaire au cours d’une réunion, dans une note. Un comité central conduit par un autre groupe opposé à Pascal Affi N’Guessan, a décidé jeudi de suspendre le leader du parti de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo « de toutes les activités du FPI jusqu’au prochain congrès » et désigné le premier vice-président Abou Drahamane Sangaré « pour assurer (son) intérim ». Ces cadres de l’ex-parti au pouvoir, divisé entre partisans de M. Affi et M. Gbagbo, disent avoir noté une « défaillance » du président « en matière de tenue de réunion statutaire pour juguler la crise actuelle ». « La direction du parti tient à souligner que ces réunions illégales et les »résolutions » qui en découlent n’engagent nullement le Front populaire ivoirien », indique un communiqué, dont Alerte info a reçu copie. Depuis la candidature du Pascal Affi N’Guessan contre Laurent Gbagbo, à la tête du principal parti de l’opposition en Côte d’Ivoire, les militants sont divisés en deux camps. M. Affi a déjà fait reporter le 4e congrès du FPI qui devrait s’achever par l’élection d’un nouveau président et assigné le comité de contrôle en justice. La direction de cette formation politique qui qualifie ces militants de « frondeurs », annonce un comité central samedi au siège du parti, à l’est d’Abidjan. EFI Alerte info

Bataille autour des ressources pétrolières entre la Côte d'Ivoire et le Ghana

Entretien entre les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama La Côte d'Ivoire a réclamé la suspension par le Ghana « de toutes opérations d'exploration et d'exploitation pétrolières » dans une zone offshore que les deux pays se disputent, a annoncé lundi 2 février le Tribunal international du droit de la mer (TIDM). Après des mois de vaines négociations, les deux Etats voisins avaient décidé fin 2014 de porter le litige sur leur frontière maritime devant cette juridiction basée à Hambourg ( Allemagne) et relevant de la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Abidjan a réclamé jeudi 26 février une série de « mesures conservatoires » en attendant qu'une décision soit rendue sur le fond, exigeant principalement l'arrêt par Accra de toute activité pétrolière « dans la zone litigieuse », selon le communiqué du TIDM. Une date d'audience sur cette question sera fixée « au plus vite », précise le tribunal, qui avait annoncé le 12 janvier la formation d'une chambre spéciale destinée à trancher le litige entre les deux pays, composée de cinq juges acceptés par les parties. Une frontière maritime qui divise Le Ghana et la Côte d'Ivoire, respectivement les deuxième et troisième économies d'Afrique de l'Ouest, se divisent sur le tracé de leur frontière maritime, qui traverse un gisement de pétrole offshore que les deux voisins souhaitent exploiter. (Le Monde 04/03/15)
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