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Politique (299)

Patrick Achi & Siandou FOFANA, Secrétaire exécutif du PDCI-RDA deux fervents défenseurs du RHDP

Au regard de la parole prise par les jeunes, je me dois de leur parler. Chers amis jeunes, quand on veut le pouvoir, on ne menace pas celui qui est assis dans le fauteuil. On compose avec lui. On essaie de travailler avec lui. On collabore avec lui. Le Président Alassane Ouattara a couru après le pouvoir pendant des années.

Et pour l’avoir, il a collaboré avec le Pdci. Il ne nous a pas menacés. Il a appris à marcher avec nous, et a fait la cour au Pdci pour qu’on marche main dans la main, et dans la confiance réciproque.

On est allé chercher le pouvoir dans une fraternité et dans la concorde. La stabilité est le meilleur moyen de donner un avenir à la jeunesse. Et le moyen le plus sûr dont nous disposons pour une stabilité dans notre pays, c’est le Rhdp UNIFIÉ...  " Siandou FOFANA, Secretaire Exécutif du PDCI-RDA.

 

Le Ministre Patrick Achi, fervent défenseur du RHDP, hier dimanche 10 juin à Agboville

Comprendre ou mieux comprendre les enjeux du PDCI-RDA à aller en RHDP. Voilà l’essentiel du message qui a été délivré par le Ministre Patrick Achi, fervent défenseur du RHDP, hier dimanche 10 juin à Agboville. Il avait à ses côtés, ni plus ni moins que le Président de la JPDCI urbaine, le frère Kouassi Valentin.

Ayant compris l’engagement de ses aînés, le Président Kouassi Valentin, a décidé de les soutenir pour la sensibilisation des militants de base

Sous le gouvernement RHDP, la Côte d'Ivoire est en très bonne voie et en progrès rapide sur le chemin du perfectionnement de sa démocratie.

Par : Alexis Dieth  /   Le RDR poche et modèle de démocratie en Côte d'Ivoire.

Au RDR on peut critiquer sans être limogé, on peut exprimer une opinion divergente qui contrevient à la discipline de parti sans être exclu et sanctionné. On est réintégré et même promu dans la direction du parti sans être voué aux gémonies malgré la dissidence.

L'expression des différences est reconnue.

La ligne centriste et républicaine officielle du parti n'est pas remise en question par la confrontation des divergences.

Cela s'appelle de la démocratie.

Ce parti serait-il le modèle à imiter en Côte d'Ivoire?

Tout le laisse penser à l'observateur avisé qui sait ce qu'est la démocratie républicaine pluraliste.

Le consensus dans les valeurs de la République, la libre expression des différences d'opinions, la reconnaissance du conflit des points de vue divergents, la recherche de compromis structurent la démocratie. Cela se traduit dans la gouvernance de la Côte d'Ivoire par le RHDP: respect de la liberté de manifestation des syndicats et des ONG (qui n'empêche pas le principe républicain de maintien de l'ordre public) libre expression des critiques de l'opposition et libre enquêtes des journaux d'investigation suivie d'effets judiciaires comment en témoigne l'affaire de corruption du GU, responsabilité du Gouvernement devant la société, usage des fonctions régaliennes de l’État pour reconstruire les infrastructures et les équipement publics qui permettent de bâtir l’intégration nationale de la cité et de renforcer le sentiment d'appartenance commune.

N'en déplaise à ceux qui estiment que la Côte d'Ivoire est devenue une dictature immonde, les faits prouvent le contraire.

Sous le gouvernement RHDP, la Côte d'Ivoire est en très bonne voie et en progrès rapide sur le chemin du perfectionnement de sa démocratie. Il importe à ce propos de souligner, à l'attention des Ivoiriens, que la démocratie est la médiation politique du développement endogène.

C'est à travers elle que l'économie de marché parvient à se transformer en développement endogène. Hors de la démocratie républicaine pluraliste dont le RHDP est actuellement l'opérateur en Côte d'Ivoire, il n'y a que sous-développement, misère, domination et prédation.

Ma contribution au débat sur la candidature du Président Alassane Ouattara en 2020 « POSSIBILITÉ D’UN 3EME MANDAT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE »

PAR CISSE IBRAHIM BACONGO

Le meilleur profil au RHDP, pour l’élection présidentielle de 2020, sera «la personne qui réussira à faire le consensus, qui aura le plus de compétences et d’expérience. Le Président Henri Konan Bédié et moi-même aurons notre mot à dire, mais ce sera un processus démocratique (…). La nouvelle Constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020. Je ne prendrai ma décision définitive qu’à ce moment-là, en fonction de la situation de la Côte d’Ivoire. La stabilité et la paix passent avant tout, y compris avant mes principes». Quant au Président Bédié, «ce serait sa décision.»Trois réponses données par le Président de la République à trois questions posées lors de l’interview retranscrite sur cinq pages, qu’il a accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique, dans sa livraison du 3 au 9 juin 2018. Il n’en fallait pas plus, pour que la Toile s’embrasse, la presse écrite avec.Actuellement, cette dernière tourne à plein régime, grâce au combustible des déclarations indignées et des prises de positions véhémentes d’une opposition jusque-là hagarde, qui avait le vague à l’âme. Et pourtant, les réponses données par le Président de la République auraient dû être analysées ou perçues comme une clarification visant à mettre fin aux confidences improbables, aux messes basses et aux rumeurs suffocantes sur sa volonté de se présenter ou non à l’élection présidentielle de 2020. Mais, tout porte à croire que c’est, en réalité, l’éventualité que cette volonté puisse s’exprimer, qui est réprimée, par prévention. Sinon, le débat en cours n’aurait aucun sens, pour diverses raisons.

 D’abord, la formulation des réponses du Président de la République. Elle aurait dû suffire à faire l’économie de la mêlée ridicule qui a lieu actuellement. En effet, la première réponse dépeint le portrait du candidat du RHDP en 2020 comme étant «la personne qui réussira à faire le consensus, qui aura le plus de compétences et d’expérience».Et le Président de préciser que «(…) le Président Henri Konan Bédié et moi-même aurons notre mot à dire, mais ce sera un processus démocratique (…)». Cette réponse se passe de commentaire, parce que le Président de la République et le Président Bédié ne peuvent pas avoir leur mot à dire dans le processus démocratique du choix du candidat du RHDP, s’ils sont eux-mêmes candidats. Quant à la deuxième réponse, elle traduit une compréhension, sinon une interprétation de la nouvelle Constitution, qui peut être défendue, valablement.

Pour cause, cette Constitution crée un nouvel état de droit. Dès lors, on peut soutenir qu’elle ne s’applique pas au second mandat du Président de la République. Ce mandat était déjà en cours, depuis un peu plus d’un an, avant son entrée «(…) en vigueur à compter du jour de sa promulgation (…)».Le fait que les nouvelles dispositions visées soient identiques aux anciennes ne constitue pas un argument définitif, pour deux raisons d’égale valeur. D’une part, les dispositions pertinentes de l’ancienne constitution ne peuvent pas s’appliquer comme une simple survivance de celle-ci, pas plus que les dispositions de la nouvelle ne peuvent être rétroactives et s’appliquer par anticipation, même si les unes et les autres sont identiques. D’autre part, si la nouvelle Constitution avait supprimé la limitation de la durée du mandat présidentiel, l’ancienne n’aurait pas pu empêcher le Président de la République de se représenter devant le Peuple, pour de nouveaux mandats. A cet égard, il existe un précédent au Sénégal, dont la démocratie est prise en exemple en Afrique. Dans un débat similaire à celui qui a cours ici actuellement, le Juge Suprême sénégalais s’était prononcé en faveur de l’éligibilité du Président Abdoulaye Wade, dont le second et dernier mandat courait encore à la date d’entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la Constitution. Cette décision pourrait servir de raison écrite, pour utiliser une formule consacrée en droit ivoirien. Sauf que qu’en Côte d’Ivoire, le Président de la République n’a pas encore décidé, pour le moment, de se présenter à l’élection présidentielle de 2020, comme il le précise, lui-même.

 Par ailleurs, il est vrai que l’auteur du présent papier avait affirmé, dans une interview accordée à une Web-TV, lors de la campagne référendaire, en même temps que d’autres membres du Comité des Experts, que l’article 183 de la nouvelle Constitution constituait une preuve, parmi bien d’autres, que le Président de la République n’envisageait pas de se présenter à l’élection présidentielle de 2020. Mais, il ne faisait que donner de cet article sa propre lecture, en ayant conscience qu’elle pourrait être sujette à débat.La compréhension concurrente à cette lecture pourrait consister dans l’idée que l’article visé ne concerne pas la Constitution de la 2ème République abrogée, mais plutôt les lois prises pour son application, dès lors qu’elles ne lui sont pas contraires. Cette interprétation pourrait être corroborée par les termes utilisés dans la disposition visée, à savoir : «la législation en vigueur (…), l’intervention de nouveaux textes (…)».Comme on le voit, CISSE Ibrahim Bacongo n’a pas pu clore le débat, s’il a jamais eu cette prétention ou celle d’avoir dit quelque vérité axiomatique.

 Au surplus, chaque citoyen ivoirien a le droit d’exprimer sa compréhension ou de donner son interprétation des dispositions de la Constitution, lorsqu’elles s’y prêtent, pourvu qu’il en ait les ressources intellectuelles, scientifiques et techniques, au risque d’ajouter à la cacophonie et au vacarme général.Plus encore, le débat intellectuel, notamment en régime démocratique,doit être mené avec humilité, dans le doute cartésien constant, en ayant l’esprit de partage et le sens de la nuance, sans angoisse, ni crise intérieure, ni prévention et dans la sérénité. Moyennant quoi, il appartient, en dernier ressort, au seul juge constitutionnel, qu’est le Conseil du même substantif, d’indiquer, le moment venu, la religion à suivre par tous.C’est pourquoi, la cohue suscitée par l’interview accordée par le Président de la République à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique apparaît comme un procès en sorcellerie.

Ce procès hors du prétoire repose, en fait, même pas sur une intention suggérée, encore moins sur une volonté discrète ou implicite du Président de la République de se présenter effectivement à l’élection présidentielle de 2020. Il s’appuie sur une simple suspicion, qui rend les procureurs suspects, eux-mêmes.

En effet, il parait pour le moins curieux que le changement de pouvoir constitue la seule offre politique alternative proposée par l’opposition, sans l’avance de la moindre promesse aux ivoiriens d’avoir des réponses aux problèmes qu’ils peuvent avoir. Peu lui importe l’échéance dans laquelle ce changement devrait intervenir et la forme qu’elle pourrait revêtir.

Mais, il n’est pas impossible que cette posture dans laquelle se trouve actuellement l’opposition constitue un aveu de sa part, à savoir qu’elle reconnaît que le pays est géré mieux qu’elle ne pourrait le faire et se porte bien, malgré les critiques sur la gouvernance qu’elle a du mal à articuler et à rendre audibles et crédibles.Il n’y a aucune gêne à avoir, ni aucun mal à ce que l’opposition apporte son soutien, de façon citoyenne, à l’action du Gouvernement, puisqu’elle a l’intime conviction qu’elle n’aurait pas pu faire mieux, à la place de celui-ci, dans des conditions et un environnement similaires. Sinon, elle devra se ressaisir et arrêter de s’épuiser dans des débats dérisoires et périphériques, pour ne pas perdre le peu de crédit qui lui reste, s’il lui en reste encore.

 Car, à l’ère du numérique, les Peuples du nouveau monde dans lequel nous vivons ne sont plus dupes. Ils n’ont qu’une conscience aiguë d’être les seuls détenteurs de la souveraineté. Désormais, nul ne peut les distraire avec des recettes politiques datées et obsolètes, qui reposent sur le déni, l’intox et la propagande. C’est dire que les vérités d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui.A longueur de journées et de nuits, les citoyens de ce monde intégré communient et communiquent, en temps réel et dans la cohue, sur «Facebook, WhatsApp, Viber, Tweeter, Instagram et autres réseaux sociaux. Donc, aucun Président de la République ne peut encore se maintenir au pouvoir, «ad vitam aeternam», contre la volonté de celles et ceux qui l’ont porté à la tête de l’Etat.Avec ou sans limitation de la durée du mandat présidentiel, dans une Constitution.

Trêve de vaines gesticulations ! Avec cette affaire du siècle de «La nouvelle Constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020», on constate, pour le regretter, que l’opposition, aussi bien celle qui est assumée que celle qui est encagoulée, n’a pas le sens de la dérision. En ville et sur les réseaux sociaux, les jeunes lui auraient dit : «il n’y a rien dans jalousie» !

CISSE IBRAHIM BACONGO

CIV : Alassane OUATTARA L'ÉVENTUALITÉ D'UN 3 ème MANDAT EXAMINÉE SOUS L'ANGLE STRICTEMENT JURIDIQUE .

Par Pierre Soumarey -

 En l’absence de dispositions spéciales portant sur l'éligibilité dans la nouvelle Constitution, la règle est théorique. C'est le principe de la continuité de l'État qui s'applique à l'instar du principe qui en est dérivé pour la continuité législative. Autrement dit, les dispositions de l'ancien ordre juridique se poursuivent et conservent leur force légale, tant qu'elles ne se heurtent pas ou ne sont pas contraires à celles du nouvel ordre juridique mis en place, par l'entrée en vigueur de la Nouvelle Constitution. Ce principe y est clairement affirmé en son article 183 qui stipule que "la Législation en vigueur, reste applicable en ce qu'elle n'a rien de contraire à la présente Constitution". Ça c'est le principe général, mais en droit il y a le principe et l'exception, donc il reste l'exception à la règle, en l'absence d'une interdiction formelle. Or, l'actuel mandat du Président Ouattara est intervenu sous l'empire de la Constitution de 2000. Il appartient donc à ce régime, car il est antérieur à la Nouvelle Constitution dont il réclame le bénéfice. Or, celui-ci stipule expressément en son article 35 que le mandat présidentiel n'est renouvelable qu'une seule fois. Disposition dont il a consommé le bénéfice en 2O15. Dès lors, il ne peut en consommer le bénéfice une deuxième fois, l'un au titre de l'ancienne Constitution et l'autre au titre de la nouvelle Constitution, sans violer l'esprit de cette disposition (volonté populaire exprimée de manière constante et de celle de ses rédacteurs chargés de la traduire) qui reste identique et immuable dans l'une comme dans l'autre, donc sans remettre en cause l'un des termes essentiels du contrat social et du pacte politique qui légitiment son mandat. Dans tous les cas, et pour être tout à fait complet, le Président Ouattara " dit que l'actuelle constitution l'autorise à se présenter.

Une autorisation est par nature explicite, et non déductible. Quel texte l'y autorise? L'autorisation est formelle et indiscutable. La possibilité elle, peut être déductible, et donc discutable. On ne peut pas donc évoquer une autorisation en se basant sur ( une interprétation ou) l'exception" ( observation de mon jeune frère Inabo Delors sur ma page Facebook).

C'est pourquoi, j'ai dit dans mon post précédent, que la question juridique , dont tout le monde connait honnêtement la réponse, ne se pose même pas. L'enjeu la dépasse et interroge notre rapport à la culture (conduites sociales et politiques. Néanmoins, je compte analyser prochainement plus profondément ce deuxième volet de la question pour 3 raisons :

a) -Nous sommes passés d'une position personnelle (pour ou contre un 3ème mandat) à une possibilité. Toutefois, nous ne sommes pas encore passé d'une possibilité à une intention univoque, puis d'une intention à un fait (acte de candidature) pour engager si précocement le débat.C'est la raison qui me pousse à attendre un peu, avant de m'exprimer. Car cette déclaration peut avoir de multiples fonctions (faire sortir les loups du bois, exercer une pression dans un contexte particulier, calmer des ardeurs , défendre une vision systémique de la continuité de l'état, faire barrage à des ambitions ou l'aventure, rassurer les investisseurs, etc.,) qu'il convient de bien analyser sous son rapport à la politique et à l'économie également. En situation de responsabilité, nous ne sommes plus dans l'univers des idées. Dès lors, une question n'est plus isolée. Elle prend en considération d'autres dimensions (économiques, politiques et sociales).

b) - Tous les mandats présidentiels sont précédés et suivis d'une forte tension en Côte d'Ivoire, et se sont achevés par une crise institutionnelle ( Coup de force Bédié et Guei ) des fois, doublée d'une guerre civile (Gbagbo). Même le dernier mandat du Président Houphouët-boigny s'est achevé par une crise (contestation et faillite d'un modèle, guerre de succession).Cet enseignement de l'histoire, nous oblige à prendre nos responsabilités pour ne pas que cela se poursuive indéfiniment. c) - Dans les débats auxquels j'ai participé (télévision, radio et écrits) j'ai défendu la nécessité d'une nouvelle Constitution, dégagée de toute visée politique. J'accusais même mes contradicteurs de politiser le débat. Aujourd'hui, la question pourrait se poser rétrospectivement.

 CONCLUSION

Ce qui est certain nous ne sommes pas l'interprète de la Loi et ne sommes pas chargés de sa mise en oeuvre.

En revanche, nous avons l'obligation de prévenir contre toute dérive ( excès ou abus de pouvoir, violation de la règle de droit) ou menace sur la paix sociale et la stabilité du pays. La gravité du sujet nous invite pour l'instant à la prudence, à la réflexion et au recul, sans tempérer notre exigence pour le respect du Droit (ce n'est pas un ordre contre un autre, un camp contre un autre, mais la réalisation d'un consensus national sur ce fondamental pour notre société, et pour conjurer la fatalité de la répétition de nos crises depuis un quart de siècle ). N'oublions jamais que nos crises viennent de notre refus de respecter le droit, de le bafouer ou de l'instrumentaliser.

L'ÉVENTUALITÉ D'UN 3ème MANDAT EXAMINÉE SOUS L'ANGLE JURIDIQUE (2ème PARTIE )

mardi 5 juin 2018

J’avais dit dans ma première livraison, qu’ « en l’absence de dispositions spéciales portant sur l’éligibilité dans la nouvelle Constitution, la règle est théorique. C’est le principe de la continuité de l’État qui s’applique » (1). En effet, lorsqu’une nouvelle Constitution entre en vigueur, certaines dispositions de l’ancienne Constitution subsistent. Elles continuent à produire des effets juridiques en attendant l’application de la nouvelle norme. Le meilleur exemple dans le cas qui nous occupe est la validité du mandat présidentiel en cours, au moment de son entrée en vigueur. On ne se débarrasse jamais de manière totale, des sédiments de l’ancien ordre juridique; dont hérite le nouvel ordre qui lui succède. Il n’y a pas de table rase intégrale du passé. Il existe un cordon ombilical, des passerelles, des amortisseurs et une forme de superposition dans le temps (généralement sur une courte période) dont les modalités sont organisées par la norme transitoire pour assurer le continuité de l’État sans bouleversement et sans friction (règle de la continuité de l’État). Les dispositions transitoires ont pour vocation à remplir un double rôle : organiser la rupture entre l’ancienne norme et la nouvelle norme et garantir la sécurité juridique. Dans le cas général la norme ancienne bénéficie en quelque sorte d’un sursis à l’issue duquel elle disparaît de l’ordonnancement juridique au profit de la nouvelle norme, dont elle n’a pas pu bénéficier des effets de l’application immédiate de celle-ci. On pourrait donc dire que les deux normes ne se heurtent pas et ne rentrent pas en confrontation, grâce au régime transitoire qui organise leur coexistence harmonieuse. Par analogie, on retrouve cette même logique de césure en matière pénale avec la notion de rétroactivité, qui s’oppose à la prétention du bénéfice d’une norme nouvelle, pour des faits qui sont antérieurs à son apparition. On retrouve encore cette logique dans le principe qui lui est dérivé avec le principe de la continuité législative en ce qui concerne la Loi. ::::::::: J’ai indiqué également qu’en droit, il y a le principe général et l’exception, et promis de traiter ce second volet de la question ultérieurement.

C’est à cet exercice que nous allons nous prêter dans cette deuxième partie, au plan intellectuel et citoyen, en précisant avec insistance, d’une part que c’est une question de spécialité pour laquelle nous n’avons pas compétence, d’autre part, que « nous ne sommes pas l'interprète de la Loi et ne sommes pas chargés de sa mise en œuvre »

(1).La question juste et rationnelle est: que dit exactement les textes ?

 Il ne s’agit ni d’opinion, ni de réaction, encore moins de sentiment et de souhait, mais de faits, seulement de faits. Dès lors, notre problématique sera essentiellement concentrée sur le régime transitoire, qui régule l’entrée et la sortie des ordres dans la vigueur. Aussi, toute défectuosité dans sa qualité (précision, clarté, fidélité, réalisme, encrage dans le contexte et dans le temps) ou omission de sa part, pourrait laisser perplexes les citoyens avec pour conséquence négative de conforter la méfiance à l’égard des institutions (Président de la République et Conseil Constitutionnel). Le régime transitoire a pour fonction d’assurer en amont la résolution des conflits qui pourraient apparaître dans le temps, du fait de l’existence de deux normes contradictoires, et de traduire fidèlement la volonté populaire qui s’est exprimée. Nous reviendrons sur ce dernier point qui apparait comme prépondérant dans notre analyse.

Nous avons pu constater que l’édiction d’une norme et son application effective sont deux moments distincts. A supposer par exemple, que la nouvelle constitution édictait une durée de 7 ans,, renouvelable une fois, pour le mandat présidentiel, le mandat du Président Ouattara, étant né avant l’apparition de cette nouvelle norme, ne pourrait en prétendre au bénéfice. À l’inverse, si la nouvelle norme édictait que le mandat présidentiel avait une durée de 4 ans, cette limitation ne pourrait pas s’appliquer également au mandat du Président Ouattara en cours, parce que formé sous le régime de l’ancienne norme. Que constatons nous donc aujourd’hui ? Il n’existe aucun conflit entre la norme ancienne et la nouvelle norme. L’ancienne norme aura produit tous ses effets en 2020 dans la conformité avec ses propres termes (durée et renouvellement du mandat). Dès lors, elle disparaît de l’ordonnancement juridique pour céder la place à la norme nouvelle. Or, celle-ci n’édicte pas dans ses conditions d’éligibilité et d’inéligibilité, ni que les personnes qui ont bénéficié précédemment de deux mandats continus, ne sont pas éligibles, ni qu’il est impossible pour une même personne d’assurer successivement sans discontinuité, plusieurs mandats au-delà de deux mandats. Il n’y a donc aucun rapprochement direct entre les deux normes sous cet angle . Cette carence est confortée par la levée de la limitation d’âge, qui lui ouvrent de plus bel les portes d’une nouvelle candidature.

Cependant qu’en est-il dans le régime transitoire ?

Il existe plusieurs théories pour résoudre les conflits qui peuvent surgir lorsque deux normes portant le même objet, entrent en compétition ou s’excluent mutuellement. Or, on n’est pas en face d’un conflit entre normes, ni en face d’une rupture brutale de normes. Dès lors, le régime transitoire n’a pas jugé utile d’organiser la succession des normes, considérant qu’il sortait du champ traditionnel de son rôle. Cependant, il peut lui être reproché d’avoir omis de le faire, car il aurait pu ou du préciser, c’est selon, par exemple, que compte tenu que le mandat présidentiel issu de l’ancienne norme a été renouvelé, dans des termes identiques à celles de la nouvelle norme, qui prévoient toutes les deux la même limitation, il sera considéré exceptionnellement que celui-ci ayant consommé le bénéfice des dispositions de l’ancienne norme, qu’il ne serait pas équitable et conforme à la volonté populaire, qu’il puisse en bénéficier une seconde fois au titre de la nouvelle. Dès lors, la limitation prévue dans la nouvelle norme, s’applique à lui dans les mêmes conditions que l’ancienne. Peu importe la formulation ou la terminologie utilisée, c’est la portée qui compte ici.

En l’absence de telles dispositions spéciales et expresses, le Président Alassane Ouattara a, à priori, parfaitement raison, de déclarer que la nouvelle Constitution l’autorise à se présenter à un nouveau mandat, dans le sens qu’elle ne s’oppose pas à une nouvelle candidature de sa part. Cette approche de la question est soutenue par la théorie selon laquelle la norme la plus récente abroge la plus ancienne. Dès lors, il n’y a plus renouvellement de mandat, mais nouveau mandat.

En réalité, les choses ne sont pas aussi simples. Était-ce la traduction fidèle de la volonté populaire qui s’est exprimée lors du Référendum ? À priori oui, puisque la nouvelle Constitution a été soumise à la Nation exactement en ces termes pour son approbation. Dès lors, la nouvelle Constitution est réputée être le reflet fidèle de la volonté du peuple, ce qui implique tacitement la volonté que le Président sortant puisse se présenter à nouveau au titre de la nouvelle Constitution.

Alors où est le problème ?

Si le conflit n’est pas de nature juridique à quoi tient il ?

Est-il éthique ?

Le consentement du peuple n’était pas suffisamment éclairé et il ne lui a pas été donné le temps matériel de s’imprégner suffisamment du texte Constitutionnel. Le débat sur son contenu n’a pas eu lieu (celui-ci a plutôt porté sur son opportunité et ses modalités d’élaboration), et sa diffusion préalable a été très faible. De ce constat peut légitiment se déduire à postériori, une manœuvre politicienne que je me suis personnellement refusé à concevoir dès le départ, bien que j’ai alerté sur ce risque en son temps (information insuffisante du peuple sur les enjeux de la nouvelle Constitution. On a été à la votation au pas de course, alors qu’aucune obligation légale ne le nous imposait).

La société Ivoirienne évolue. Ses exigences sont de plus en plus fortes. Il n’est ni dans l’intérêt des gouvernants qu’un discrédit général frappe les institutions, ni dans celui des gouvernés que l’insécurité gouverne les rapports juridiques. Il n’est pas bon non plus que la Constitution soit toujours au cœur des crises en Côte d’Ivoire (insuffisance de clarté, subsistance de conflit entre les normes, pièges et volonté politique d’instrumentalisation). En conséquence, la Constitution et les lois qui en découlent pour en assurer l’expression, doivent avoir pour vocation première d’enregistrer et de traduire la volonté nationale, en l’encadrant et en la codifiant fidèlement, pour éviter de renforcer le fossé entre la société politique et le peuple ou de creuser davantage le décalage entre la mentalité ou l’opinion majoritaire de la société et les lois qui la gouvernent. Pareille situation ne peut que déboucher sur des tensions sociales et politiques que le droit ne sera plus en mesure de résorber, en raison des inadéquations précitées. Mais alors pourquoi présumer de la volonté populaire ? Comment la mesurer et l’exprimer, sinon en lui donnant à nouveau la parole en 2020, pour lui permettre de préciser sa volonté dans l’urne. Si le peuple ivoirien dans sa majorité veut du Président Ouattara il votera pour lui, s’il n’en veut plus, il ne votera pas pour lui. Le suffrage universel étant la seule source du pouvoir, et non le Droit.

CONCLUSION

Notre Constitution est très originale (d’autres la qualifient d’atypique) parce que sa norme transitoire encourt le danger d’une netteté insuffisante. Nous avons pu le constater lors des sénatoriales (absence de mesures dérogatoires pour coller avec la logique interne du texte), et nous la prévoyons d’ores et déjà, pour les prochaines présidentielles au regard du présent débat qui risque de se réduire à une opposition à la norme. Si on devait l’appliquer intégralement, donc avec une candidature du Président sortant, le passage des Institutions de 2000 à celles de 2016 comportera un hiatus et suscitera une vive tension dans le pays, alors qu’il est censé être un régulateur de tension. La notion de République est une fiction. Une construction. En réalité il y a des règles qui régissent la Gouvernance de l’État. Celles-ci sont variables dans le temps. En fonction de l’amplitude de cette variation, on aboutit à la notion de République. L’enjeu ici, était pour les rédacteurs de la Constitution de déconstruire cette fiction, pour trouver le fil conducteur qui pouvait nous ramener à la permanence de la volonté populaire en faveur d’une limitation à deux mandats, et non à la possibilité d’un cumul des renouvellements de mandats. Celui de l’ancien ordre s’additionnant à celui du nouvel ordre. Ici l’exception est que les dispositions spéciales du régime transitoire ne sont pas venues au soutien du principe général exposé en première partie de mon article sur le sujet, comme elles auraient dues le faire. De plus son caractère composite accroit les perplexités quant à l’équilibre des pouvoirs. Cependant, je réaffirme que ce débat est prématuré car nous ne sommes pas dans la formulation d’une intention, mais d’une possibilité. L’évocation de cette possibilité, mise en réserve, est un moyen de pression sur la société politique pour faire aboutir la principale revendication du Président Alassane Ouattara pour sa succession, dans l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire. Celle du meilleur profil pour la charge présidentielle, celle du meilleur choix pour poursuivre et préserver son œuvre. Nous devons donc recevoir sa déclaration à Jeune Afrique comme un avertissement. A défaut, de l’entendre il pourrait lui-même descendre dans l’arène, réservée aux poulains, aux dauphins, à l’opposition et autres candidats, sans avoir réellement l’intention d’assumer ce hypothétique troisième mandat (ressources physiques) dans l’ordre chronologique, qu’il laisserait achever, quelque temps après son éventuelle élection, par le vice-président qu’il se sera choisi comme colistier, donc qu’il aura lui-même choisi, comme Président de la République pour sa succession.

Voici le scénario de la menace qu’il adresse de manière subliminale à la société politique. Ce moyen détourné pour arriver à ses fins, aussi nobles et élevées qu'elles puissent être ou parître, est-il véritablement démocratique, nonobstant la compétition électorale à laquelle il participerait, sous réserve de l'obstacle du droit (selon que le Conseil Constitutionnel jugera de la recevabilité de sa candidature) ?

La République n’est pas une propriété privée, ne vaut-il pas mieux réussir à convaincre le peuple et ses partenaires politiques de la justesse de sa vision et de son combat. Son devoir n’est-il pas de préparer une transition transparente, apaisée, inclusive et équitable. Cette déclaration peut avoir également de multiples objectifs (tâter le terrain, faire sortir les loups du bois, position de négociation, etc.).

Donc, il est urgent d’attendre et d’observer.

(1) Livraison du 4 Juin 2018

CIV « PDCI RDA «  / Thierry TANOH Secrétaire exécutif Chargé du suivi de l’action Gouvernementale

Henri Konan Bédié a remanié ce vendredi 25 mai 2018, le secrétariat exécutif. direction du PDCI RDA Kobenan Kouassi change de fonction

Tous les ministres RHDP du PDCI sont renforcés au secrétariat exécutif.

 Secrétaire exécutif Chargé du suivi de l’action Gouvernementale : Thierry TANOH

Secrétaire exécutif Chargé de l’information et de la communication : KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

 Secrétaire exécutif Chargé du développement, de l’innovation et vit du Parti : FOFANA Siandou

 Secrétaire exécutif Chargé des transports et des infrastructures : Amédé Koffi KOUAKOU

Secrétaire exécutif Chargé de la Famille et du système de Santé : Raymonde GOUDOU COFFIE (Mme)

Secrétaire exécutif Chargé de l’agriculture et de la protection de la forêt : Alain Richard DONWAHI

Secrétaire exécutif Chargé de l’aménagement du territoire et de la politique de l’Habitat : Claude Isaac DE

Ci-dessous le communiqué. Bédié secrétariat exécutif PDCI.

1. Secrétaire Exécutif du Parti, Chef du Secrétariat Exécutif : Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE

2. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Organisation et de la Mobilisation : Noel AKOSSI BENDJO

3. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Partis Politiques Nationaux : Wenceslas LENISSONGUI COULIBALY

4. Secrétaire Exécutif Chargé des Sections, des Délégations Départementales et Communales : SERI Bi N’guessan Privat

5. Secrétaire Exécutif Chargé de la Formation et de l’Institut Politique du Parti : Robert NIAMKEY KOFFI

1. Décision de nomination de Bédié


 2. Secrétaire Exécutif Chargé des Elections : ADIKO François Roland

3. Secrétaire Exécutif Chargé des Etudes, de la Prospective et de la propagande : Jean Louis BILLON

4. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations Extérieures et des Délégations Générales : Joseph KOUAME-KRA

5. Secrétaire Exécutif Chargé du suivi de l’Action Gouvernementale : Thierry TANOH

6. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Information et de la Communication : KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

7. Secrétaire Exécutif Chargé du développement, de l’Innovation et Vie du Parti : FOFANA Siandou

8. Secrétaire Exécutif Chargé des Finances et du Patrimoine : Désiré ASSAMOUA N’ZI

9. Secrétaire Exécutif Chargé des Affaires Juridiques : SUY BI Gohore Emile (Me)

10. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Elus locaux et les Conseillers Economiques et Sociaux, environnemental et culturel, du Parti : Colette KONE EPSE KONE (Mme)

11. Secrétaire Exécutif Chargé de la Sécurité et du Service d’Ordre : Emmanuel KOUASSI LENOIR

12. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Syndicats, les ONG et des Groupes Socio professionnels et des Mouvements Associatifs : Aminata N’DIAYE (Mme)

13. Secrétaire Exécutif Chargé des Commissions Techniques Nationales : N’DRI KOUADIO Pierre Narcisse

14. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec le Groupe Parlementaire du PDCI-RDA : BODI KOUASSI Théodore

15. Secrétaire Exécutif Chargé des Affaires Sociales : Aminata Louise Jeanne DIOP (Mme)

16. Secrétaire Exécutif Chargé des Femmes : Karidia KONE Epse KOUMA (Mme)

17. Secrétaire Exécutif Chargé des Jeunes : Brahima KAMAGATE

18. Secrétaire Exécutif chargé des relations avec le Monde Rural : Augustin SILUE KAGNON

19. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Enseignants militants du PDCI-RDA : Aya Adèle N’DIORE (Mme)

20. Secrétaire Exécutif chargé des Nouvelles Adhésions et des Relations avec les Communautés : ABDOULAYE M’BENGUE dit Racine

21. Secrétaire Exécutif Chargé du Bulletin de Liaison du Parti : Denis KAH ZION

22. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Insertion Professionnelle des Jeunes : Valérie YAPO Epse ADAÏ (Mme)

23. Secrétaire Exécutif Chargé des transports et des infrastructures : Amédé Koffi KOUAKOU

24. Secrétaire Exécutif Chargé de la Famille et du Système de Santé : Raymonde GOUDOU COFFIE (Mme)

25. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Agriculture et de la protection de la Forêt : Alain Richard DONWAHI

26. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Aménagement du territoire et de la Politique de l’Habitat : Claude Isaac DE Article

2 : La présente décision qui abroge les dispositions antérieures, prend effet, à compter de la date de sa signature. Article

3 : La présente décision sera publiée et communiquée partout où besoin sera.

Fait à Abidjan, le 25 Mai 2018 Henri KONAN BEDIE Président du PDCI-RDA

La réplique cinglante d'Alexis DIEHT a un imposteur anarchiste vieux gauchiste (Michel Galy n'est pas un "éminent politologue français". C'est un vieux bras cassé des réseaux de la Françafrique de gauche)

C'est une figure emblématique de la faction des socialistes communautaires français rejetés par la gauche française républicaine. Nous l'avons interpellé à plusieurs reprises sur cedea.net http://www.cedea.net/wp/

pour
ses prises de positions pseudo-scientifiques qui n'étaient rien de plus que des partis pris idéologiques, une pure propagande débitée en soutien au chef de fil des "socialistes" communautaires africains: l'ivoirien Laurent Gbagbo qui est par ailleurs (il ne faut pas oublier ce détail capital) soutenu par par les figures du Front National raciste français. Les propos tenus dans cette interview surréaliste doivent être pris pour ce qu'ils sont: de la désinformation et de la pure propagande sirupeuse au profit de l'un des caporaux africains du socialisme communautaire français. L'impérialisme colonialiste français a des visages surprenants et des valets africains dont l'imposture est la vertu particulière.

http://iciabidjan.com/proces-gbagbo-michel-galy-revele-il-…/http://iciabidjan.com/proces-gbagbo-michel-galy-revele-il-…/

 

Crise sociale ivoirienne : l’interprétation de Mr Michel Galy est-elle objective?

3 février 2017 Alexis

Déjouant toutes les prophéties apocalyptiques, la récente crise ivoirienne, exprimée par les mutineries militaires et par la prolifération des mouvements sociaux, est en train de s’apaiser par la négociation et le compromis social. Elle n’était pas une crise politique motivée par la contestation populaire de la légitimité du gouvernement et par une volonté de révolution.

L'objectif des mouvements sociaux qui proliférèrent dans le pays, n’était pas de renverser « un pouvoir Dyoula » et « une mouvance Mandingue » comme le veut le « politologue » français Michel Galy qui utilise, conformément à son parti-pris identitaire, ces termes caractéristiques de sa lecture idéologique des questions politiques africaines. Elle n’était pas, comme le prétendait ce « spécialiste » de l’Afrique subsaharienne (cf blogs de mediapart : les invites de mediapart : fragile Côte d'Ivoire ), une révolte d’ « autochtones » contre une domination politique et économique supposée d’étrangers.

La crise ivoirienne n’était pas animée par une volonté de remplacer le régime démocratique et républicain par un régime communautariste et identitaire dirigé par un gouvernement « d’autochtones ». La crise ivoirienne était une crise sociale motivée par une revendication d’intérêts catégoriels et par une demande populaire légitime de redistribution et de représentativité sociale du gouvernement. Instruments institutionnels de la résolution des conflits sociaux en démocratie, le dialogue, la négociation et le compromis social ont permis de dénouer la crise qui se révèle ainsi être effectivement, en ces causes profondes, socialement motivée. Au-delà des revendications catégorielles, la crise interpellait le pouvoir sur le registre du respect des principes éthiques de la gouvernance démocratique qui rendent possible la représentativité sociale des acteurs politiques. Elle n’aspirait pas à rejeter le régime pluraliste et les élections qui ont consacré son avènement. Faut-il le rappeler, la démocratie est construite pour rendre possible la coexistence, l’intégration et l’unité politique de la pluralité sociale. Elle est bâtie pour assurer la représentativité politique des demandes sociales, pour résoudre politiquement, par la négociation sociale et par le compromis, les affrontements inévitables entre les intérêts divergents des acteurs sociaux.

Elle est faite pour gérer institutionnellement l’asymétrie entre l’investissement et la redistribution, la contradiction entre les intérêts à long terme de l’Etat et ceux à court terme de la société. En 2002, ce principe démocratique de dialogue constructif, de négociation et de compromis social à opposer aux revendications et demandes sociales, fut allègrement piétiné par le pouvoir de Laurent Gbagbo qui prétendait pourtant incarner la paternité de la démocratie en Côte d’Ivoire. A la mutinerie des militaires réclamant en 2002 l’inclusion politique de toutes les parties du corps social ivoirien, il opposa la force de la réaction militaire. Aux mouvements sociaux revendicatifs qui émaillèrent sa gouvernance entre 2000 et 2010, il opposa la répression militaire et sécuritaire, répondit par une fin de non-recevoir au lieu d’y répondre par le dialogue, la négociation et le compromis social. La crise sociale se mua alors en crise politique.

Le régime de Gbagbo fut militairement et politiquement contesté du fait du viol systématique des principes de la démocratie définie comme régime de la pluralité sociale et politique. Ce viol s’enracinait dans la vision autocratique et identitaire du corps politique qui poussait le FPI de Laurent Gbagbo à récuser la contestation, la contradiction et la revendication, à attribuer a priori au mouvement social une signification politique et le réprimer Interprétant la mutinerie militaire et la prolifération des mouvements revendicatifs comme moment significatif de ce régime de la pluralité, à la différence du parti-pris idéologique de Michel Galy , l’article analytique objectif et critique du Mr Didier Niewiadowski fait ressortir la cause sociale, éthique et morale de la crise ivoirienne. ( http://www.jeuneafrique.com/396868/politique/cote-divoire-rattrapee-passe/ ).

La problématique soulevée par l’auteur est celle d’une nécessaire réprésentativité sociale de la démocratie ivoirienne, de la restauration d’une gouvernance soucieuse d’exemplarité, attentive aux demandes sociales, au service du bien public. « Tenant compte du précédent burkinabé, -souligne-t-il- le président Ouattara devrait peut-être davantage s’attaquer aux véritables causes de la crise actuelle plutôt que d’en tirer les conséquences. »

Pour Mr Didier Niewiadowski, les détournements de deniers publics révélés dans les récents scandales retentissants qui ont secoué la Côte d’Ivoire, la corruption et la prévarication « décuplent les revendications des laissés-pour-compte de la croissance économique ». Le gouvernement ivoirien devrait donc traiter en profondeur le malaise social ivoirien en sévissant contre la corruption qui tend à gangrener l’appareil d’Etat et qui donne à la population le sentiment que la classe dirigeante confisque le trésor public, sert ses intérêts particuliers au lieu de servir l’intérêt général et la société.

Ecartant cette problématique cruciale, sociale et de gouvernance éthique, Michel Galy voit, au contraire, dans la crise ivoirienne un conflit politique, une révolte nationaliste et identitaire provoquée la confiscation de l’Etat par « un pouvoir Dyoula » par l’invasion de la Côte d’Ivoire par des « Sénoufo » venus du nord, par des « Malinkés » venus du Burkina Faso et du Sahel, par « une mouvance Mandigue » selon ses propres termes. Ce « pouvoir Dyoula » serait soutenu par les multinationales et par la France qui auraient installé à la tête de l’Etat, pour défendre leurs intérêts, un de leurs pions en perpétrant, en 2010 « un coup d’Etat » contre un natif ivoirien.

 Ainsi, d’après la grille de lecture surannée de la lutte anticolonialiste et du tiers-mondisme paternaliste français qui surdétermine sa pensée, Mr Michel Galy déplace arbitrairement la crise ivoirienne, du terrain de la revendication sociale en démocratie sur le terrain de la lutte politique des autochtones contre une domination étrangère. Cette interprétation dogmatique de la crise sociale ivoirienne est régie par les a priori idéologiques d’une certaine mouvance intellectuelle démonétisée et décrédibilisée: le tiers-mondisme antidémocratique complotiste et le nationalisme identitaire xénophobe.

 En Afrique ces idéologies dangereuses sont les ferments des dictatures brutales et corrompues prétendument révolutionnaires, qui se disputent le terrain avec les autocraties liberticides prétendument libérales, au détriment de la démocratie.

 

L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour Amadou Soumahoro. « TCHOMBA » mes très sincère félicitations

Notre aîné a souvent dit des choses importantes dans un langage que lui seul a le secret sans tabous dans la lutte politique que notre parti le RDR porte depuis plus de 20 ans même si cela a été souvent déplaisant dans les oreilles de nos adversaires et même aussi chez nos alliés c'est cela aussi la lutte politique . Bonne chance dans la nouvelle fonction monsieur le ministre et cher ainé (Diomandé Adama)

À lire l'excellent article que le numéro 100 du Journal D' ABIDJAN lui consacre (JDA) 

 JDA N°100 DU 10 AU 16 MAI.pdf : Le changement dans la continuité L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour Amadou Soumahoro.

L’emblématique membre fondateur du Rassemblement des républicains (RDR) a été nommé la semaine dernière ministre conseiller, en charge des affaires politiques auprès du Président de la République. Un nouveau challenge dans la continuité de ce qu’il sait le mieux faire, la politique. Il fait partie des jeunes transfuges du PDCI-RDA qui ont pris leur courage à deux mains, un jour de 1994, pour porter le RDR sur les fonts baptismaux. Depuis, ce parti politique est comme son enfant, qu’il protège jalousement et défend bec et ongles.

En 2011, il succède à Henriette Dagri Diabaté au secrétariat général du parti, qui vient d’accéder au pouvoir, et se pose en véritable rempart face aux attaques qui pleuvent. Amadou Soumahoro ne mâche pas ses mots quand il s’agit de défendre les intérêts du RDR. Bête noire des partis de l’opposition, à qui il apportait des répliques cinglantes lors des débats, il a fini par se forger la carapace d’un « politicien rigide et belliqueux », selon ses contempteurs. En 2013, il échoue à se faire élire maire de Séguéla.

Un point noir dans sa carrière politique qui lui vaudra d’être contesté à la tête du RDR par des voix qui remettaient en cause sa légitimité. Une rivalité nait ainsi entre lui et Hamed Bakayoko, dont l’un des proches lui avait fait mordre la poussière. Il reste cependant à son poste jusqu’au congrès du 9 septembre 2017. Départ qui ne s’est pas fait en douceur. D’un commerce difficile Derrière les rideaux du congrès, il avait fait des pieds et des mains pour être confirmé au secrétariat général, mais avait aussi travaillé afin que ses concurrents à ce poste, notamment Adama Bictogo et Ibrahim Cissé Bacongo, ne lui succèdent pas, se souvient un cadre du RDR.

Taxé d’être d’un commerce difficile, Amadou Soumahoro, la soixantaine révolue, est pourtant l’un des proches du Président d’honneur de son parti, Alassane Ouattara. Des relations tissées dès les premières heures, chaudes, du RDR, et qui se sont renforcées depuis. Secrétaire général par intérim et président du groupe parlementaire du RDR, il avait caressé le rêve de succéder à Guillaume Soro à la tête du Parlement, début 2017. Mais les choses s’étaient passé autrement et il était entré « dans une colère noire », se souvient un de ses collaborateurs. À la rue Lepic, celui que les militants appellent « Tchomba », se fait de plus en rare, n’apparaissant que lors des réunions du bureau politique ou les grands évènements. Sa nomination du 4 mai n’est toutefois pas une surprise, car le président Ouattara avait annoncé, au cours du congrès du 9 septembre, qu’il lui réservait un rôle majeur.

Malick SANGARÉ

Après avoir dit non au parti unifié : L'Upci menacée par une grave crise, son président Soro Brahimé invité à la démission.

Après avoir dit" non" au parti unifié, Me Soro Brahima, président de l'Upci, est désormais aux prises avec une frange de ses principaux collaborateurs. Ces derniers l'accusent de haute trahison et exigent sa démission.

Des coordinateurs communaux et régionaux de l'Upci ne sont plus en odeur de sainteté avec leur président exécutif, Me Soro Brahima. La plaie est profonde, à en croire Sidibé Yacouba, Coordinateur Upci Koumassi, entouré de Boubli Patrick de Port-Bouët,  Fadiga Mohamed, Coordinateur adjoint et Nanan Clémentine Amessan de Marcory que nous avons rencontrés ce mercredi 9 mai 2018 à Koumassi. « Me Soro Brahima est un danger pour la cohésion sociale. Il a des ambitions personnelles dans lesquelles il veut nous entraîner. Il doit démissionner », ont lancé ces responsables de bases de l’Upci.

Les plaignants soutiennent qu'il est inacceptable qu'un président de parti puisse prendre un engagement et se dédise deux jours plus tard. « Nous sommes affiliés au Rhdp conformément aux idéaux de notre parti. Me Soro manque de dignité parce qu'il ne respecte pas la parole donnée », justifient les coordinateurs mécontents. Avant d'indiquer qu’en 2017, le président-fondateur du parti, Gnamien Konan, a été contraint à la démission pour avoir choisi de quitter le Rhdp.

Dans la même logique,  Me Soro Brahima est appelé à rendre sa démission. En tout cas, Sidibé Yacouba, l'un des membres fondateurs du parti et ses camarades n'ont pas chaussé de gants pour fustiger le président Soro qu'ils menacent de déloger s'il ne révisait pas sa position. Ils ont même indiqué la tenue prochaine d'une réunion élargie aux coordinateurs régionaux afin de prendre des mesures vigoureuses.

Norbert Nkaka : http://www.linfodrome.com/vie-politique/38575-apres-avoir-dit-non-au-parti-unifie-l-upci-menacee-par-une-grave-crise-son-president-soro-brahime-invite-a-la-demission

MISE AU POINT DU MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI « Aujourd’hui où des ministres PDCI lui demandent de faire reporter la cérémonie pour qu’ils soient tous présents, M. Guikahué dit non ». Quel est donc son projet ? Quelles sont ses intentions...

 MISE AU POINT. DU MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI Afin de contribuer personnellement à l’instauration d’un climat apaisé et serein au sein de notre parti le PDCI-RDA et de notre grande famille politique du RHDP, j’avais décidé depuis quelques semaines d’observer le silence et de ne pas réagir à toutes les provocations et attaques de mes détracteurs qui hélas refusent de baisser le glaive.

Mais les récents événements qui se sont déroulés dans la région du Gontougo à la faveur du meeting d’hommage au Président Henri Konan Bédié, les commentaires relevés sur les réseaux sociaux, les compte-rendus volontairement tendancieux et erronés lus dans certains médias m’imposent de faire cette mise au point pour rétablir la vérité et lever certaines incompréhensions en accord avec mes frères les Ministres Siandou Fofana et Abinan Kouakou Pascal.

De quoi s’agit-il ?

Un meeting d’hommage au président du PDCI-RDA devrait se tenir le 05 mai dernier à Koun-Fao, un département qui se trouve dans la région du Gontougo dont je suis le Président élu du Conseil régional. Logiquement, nous devrions tous être étroitement associés à l’organisation de cette manifestation pour en faire une grande messe et une réussite totale. Bien que l’organisation ne fut pas très inclusive en raison de la mise à l’écart de certains cadres et élus, nous avons tous et sans exception décidé d’y participer. Il se trouve que face à des questions majeures de dernières minutes, liées pour la plupart à des questions professionnelles, de nombreuses personnalités, y compris le parrain le Ministre Siandou Fofana et le Ministre Abinan Kouakou Pascal, avaient sollicité le report de seulement une semaine de ladite cérémonie afin de permettre à tous d’être effectivement présents.

A titre personnel, j’ai été désigné par le Gouvernement pour prononcer le discours de bienvenue à Son Excellence Julius Maada Bio, Président de la République sœur de Sierra Leone qui effectuait une visite de travail au Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) le même samedi 05 mai à 10 heures, en présence du Vice-président de la République, M. Daniel Kablan Duncan. Le Ministre Tierry Tanoh était également présent. Les images de cette rencontre ont d’ailleurs été diffusées par la RTI dans son journal télévisé le même soir.

Dès lors, il m’était impossible d’être à Koun-Fao pour prendre part au meeting. Mes collègues Siandou Fofana et Abinan Kouakou Pascal étaient également dans la même situation que moi. Par ailleurs, j’ai pris soin d’informer personnellement le Président Henri Konan Bédié de cette contrainte, avant de le prier d’autoriser si possible le report d’une semaine de cette cérémonie. Le Président Henri Konan Bédié sensible à cette démarche et soucieux de la cohésion des cadres de notre région, m’a répondu qu’il n’y voyait aucun inconvénient et que la cérémonie pouvait être reportée parce que le parrain, le Ministre Siandou Fofana avait également plaidé pour son report. Il nous a donc conseillé de voir avec le comité d’organisation pour arrêter la décision finale conformément à la volonté exprimée par la majorité des élus et cadres concernés.

Mais contre toute attente, M. Guikahué a opposé un refus catégorique à cette position commune en demandant au comité d’organisation de mettre tout en œuvre pour tenir le meeting le 5 mai, même en l’absence des ministres et cadres originaires de la région, empêchés.

Au demeurant, M. Guikahué peut-il accepter d’être ignoré dans le processus d’organisation et la tenue d’une cérémonie du PDCI ou d’hommage au Président Henri Konan Bédié à Gagnoa sur sa terre natale ?

A partir de ce moment, nous avons compris que l’objectif de M. Guikahué n’était plus de rendre seulement hommage au Président Henri Konan Bédié mais de mettre à mal la cohésion du PDCI-RDA dans notre région en présentant les personnalités absentes comme des ennemis du PDCI-RDA et du Président Henri Konan Bédié, notre père bien-aimé.

Que dire des propos tenus par notre cher doyen, le Vice-président Amoikon Edjampan, qui estime que ceux qui ne sont pas venus à ce meeting d’hommage ont tout simplement changé de père en allant s’asseoir ailleurs ?

Il est tout de même regrettable que pareille déclaration soit faite par un aîné pour qui nous avons beaucoup d’admiration, un aîné qui nous condamne sans prendre la peine de nous entendre. Parce qu’en réalité, nous avons informé le père de famille de notre indisponibilité pour des raisons professionnelles. Pour se convaincre il peut référer au Président Henri Konan Bédié.

Et puis, si l’on devrait suivre la logique du Vice-président Edjampan, cela voudrait dire que notre parti connait une véritable saignée dans notre région dans la mesure où le point des personnalités politiques présentes au cours de ce meeting révèle que sur douze (12) délégués PDCI que compte le Gontougo, seulement trois (3) étaient présents ; sur 5 députés PDCI, un seul était présent ; sur 4 maires PDCI, 2 ont effectué le déplacement ; quant aux sénateurs, aucun n’était présent tout comme le Président du Conseil régional et ses vice-présidents.

Allons-nous raisonner comme notre doyen en affirmant que tous ces absents ont changé de père ?

La présence du Ministre Kouadio Comoé Augustin, Vice-président du FPI signifie-t-elle qu’il a lui aussi changé de père ?

Que notre aîné sache que nous ne faisons pas partie des catégories d’enfants qui changent leur père au gré du vent. Il sait très bien qu’ils sont nombreux tous ces transhumants politiques PDCI qui aujourd’hui reviennent dans la maison du père sans coup férir.

Il faut noter, en outre, l’absence du chef de village de Koun Fao, la Reine mère de Koun Fao ainsi que les chefs du département de Koun Fao qui n’ont pas répondu présent à cette cérémonie.

Je suis scandalisé, d’autant plus scandalisé de lire les propos du maire de Koun Fao, farouche opposant à l’Appel de Daoukro, hier, ex directeur de campagne de KKB aux élections présidentielles de 2015. Lui qui prétend tant aimer le Président Henri Konan Bédié oublie-t-il que c’est le même Henri Konan Bédié qu’il vilipendait suite à l’Appel de Daoukro ?

Monsieur le Maire, qui s’autoproclame "vrai militant du PDCI-RDA", oublie-t-il qu’il était candidat indépendant aux dernières élections législatives contre le candidat officiel du PDCI-RDA ?

Qu’il puisse déclarer aujourd’hui que les absents au rendez-vous de Koun Fao ne sont pas de vrais militants du PDCI-RDA est une aberration.

Au regard de ce qui s’est passé à Koun Fao ce jour-là, nous sommes aujourd’hui en droit de dire que M. Guikahué en semant la division au sein des élus et cadres du PDCI-RDA de la région du Gontougo, n’avait d’autres soucis que d’humilier notre vénéré père et d’exposer certains cadres et élus à la vindicte populaire. Mais nous n’accepterons jamais que le nom du Président Henri Konan Bédié soit utilisé pour assouvir des intérêts strictement personnels et égoïstes.

Nous n’accepterons plus que M. Guikahué use de subterfuges pour semer la discorde entre nous. Sinon comment comprendre qu’au cours de son intervention, des mots aient été trouvés pour excuser le Ministre Siandou Fofana et qu’un silence ait été observé sur l’absence des Ministres Adjoumani et Abinan Pascal. Mais c’est peine perdue, car il ne parviendra pas à nous diviser. Nos parents aiment profondément le Président Henri Konan Bédié et ils vont le démontrer très bientôt.

Quel est donc ce secrétaire exécutif qui divise au lieu d’œuvrer à la cohésion au sein du PDCI ?

M. Guikahué apparait comme le plus grand diviseur commun du PDCI-RDA et du RHDP.

Aujourd’hui je peux l’affirmer, M. Guikahué a un agenda caché qui n’a rien à voir avec l’agenda du Président Henri Konan Bédié. Il a montré que manifestement il ne défend ni les intérêts du PDCI, ni les intérêts du Président Henri Konan Bédié et encore moins ceux du RHDP.

Voici en effet quelqu’un qui après avoir participé aux réunions du comité de haut niveau, vient crier sur la place publique qu’il n’a rien signé, qu’il n’a pas paraphé le document. Mais la signature par le Président Henri Konan Bédié de l’accord politique sur le RHDP vient clore ce débat, désavouant ainsi M. Guikahué.

En outre, lorsque le Président Henri Konan Bédié a signé récemment l’accord politique sur le RHDP, M. Guikahué n’a pris aucune initiative pour expliquer le contenu de l’acte signé par le Président Henri Konan Bédié. Pis, quand des jeunes se sont déchainés contre notre leader, le Président Henri Konan Bédié et ont manifesté à la maison du PDCI-RDA, M. Guikahué a laissé faire. Aucune explication, aucune condamnation. C’est d’ailleurs après la mise au point du Président Henri Konan Bédié lui-même, qu’il a daigné pondre une déclaration au nom du Secrétariat exécutif, agissant ainsi comme un médecin après la mort.

Avant cet acte, le 10 mars 2018 à Yamoussoukro, M. Guikahué ébruitait une promesse qu’aurait faite le Président Alassane Ouattara au Président Henri Konan Bédié au sujet de l’alternance en 2020. Selon M. Guikahué, cette promesse aurait été faite devant témoin et qu’au moment venu le Président Henri Konan Bédié en parlerait. Jusqu’à ce jour, le Président Henri Konan Bédié n’a donné aucune suite à ces propos, bien au contraire, lors de la signature de l’accord politique, il a indiqué à la presse que l’alternance est un sujet en discussion avec les alliés du RHDP.

Où est donc passée cette promesse ?

Où est donc passé le fameux témoin ?

M. Guikahué a encore frappé.

Un homme digne et sérieux, de ce point de vue déjà devrait envisager sa démission. La plupart des militants du PDCI aujourd’hui commence à comprendre le double jeu de ce secrétaire exécutif qui se prend pour le Président du PDCI-RDA. S’agissant par exemple de la cérémonie de Koun Fao, la majorité des cadres était absente, la majorité des députés était absente.

 Etait aussi absente la quasi-totalité des délégués, préfets du parti. Si malgré cela, M. Guikahué s’est entêté à aller à Koun Fao, c’est qu’il a effectivement un agenda caché. Il voulait porter un coup à la cohésion entre les cadres et élus de notre région. Mais, à la vérité c’est que M. Guikahué a échoué puisqu’il n’a pas réussi à nous diviser. Pis, sur un objectif initial de 15 000 personnes qu’il se proposait de mobiliser il n’a pu en définitive réunir que 4 000 selon sa propre estimation qui est loin de la réalité.

De même, je voudrais relever que lorsque le PDCI-RDA tenait son dernier congrès extraordinaire, le RDR y était présent avec une délégation conduite par son Secrétaire général par intérim M. Amadou Soumahoro. La logique aurait voulu qu’à ce congrès extraordinaire du RDR, M. Guikahué renvoie l’ascenseur à son principal allié. Il ne l’a pas fait. Prétextant que le PDCI-RDA n’avait pas à être présent à un congrès extraordinaire du RDR. Or justement, au 3è congrès extraordinaire du RDR, M. Guikahué avait bien conduit une délégation du PDCI-RDA à ces assises.

Heureusement qu’en homme sage, le Président Henri Konan Bédié, a mandaté en dernière minute, le Ministre Patrick Achi pour représenter le PDCI-RDA à ce congrès. Plus grave encore, au cours du meeting du 10 mars 2018 à Yamoussoukro, alors que les Ministres Ahoussou Jeannot et Raymonde Goudou Coffie étaient bel et bien présents, ils ont été royalement ignorés par le Secrétaire Exécutif. M. Guikahué avait déclaré à l’occasion que quand il s’agit d’hommage au Président Henri Konan Bédié, les ministres PDCI ne viennent pas, par conséquent ce ne sont pas des militants PDCI. Aujourd’hui où des ministres PDCI lui demandent de faire reporter la cérémonie pour qu’ils soient tous présents, M. Guikahué dit non.

Quel est donc son projet ?

Quelles sont ses intentions véritables ?

Heureusement encore, après le discours de clarification du Président Alassane Ouattara au 4è congrès extraordinaire du RDR, nous sommes en droit de dire que nos deux chefs sont véritablement en phase. Puisque le Président Alassane Ouattara affirme que le RHDP aura bel et bien un candidat unique en 2020 ; qu’en 2020 le meilleur parmi les candidats du RHDP sera choisi, mais que le RDR aussi ne disparaitra pas. Le disant, il rejoint ainsi le Président Henri Konan Bédié qui déclarait récemment que l’accord politique qu’il a signé ne signifie nullement la dissolution du PDCI-RDA, que son parti aura bel et bien un candidat en 2020 et que sur le sujet il est en négociation avec ses alliés pour que le candidat du PDCI soit le porte-étendard du RHDP en 2020.

 Fort de cette convergence des points de vue, je voudrais solennellement annoncer que tous les élus et cadres du Zanzan, tous les militants RHDP du Gontougo, vont bientôt organiser un grand meeting, une grande cérémonie d’hommage et de soutien aux Présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara à Bondoukou.

Nous le ferons dans un élan de communion totale des fils et des filles du district du Zanzan pour montrer le vrai visage d’une Côte d’Ivoire unie et solidaire autour de ces deux grands visionnaires, ces deux grands hommes d’Etat, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.

Nous le ferons et nous inviterons M. Guikahué pour lui montrer que quand on veut honorer un grand homme comme le Président Henri Konan Bédié, un homme de paix, on ne le fait pas dans un esprit de division et dans l’intention de régler des comptes politiques à certains cadres.

KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI Membre du bureau politique du PDCI-RDA

Après le « Non » de l’UPCI : Une députée du parti démissionne et fait des révélations sur Brahima Soro « Honorable Dogo Logboh Myss Belmonde Ex-vice-présidente chargée des Relations extérieures de l’UPCI »

« J’ai été profondément surprise et contrariée quand, au cours d’une réunion tenue la veille du congrès, vous avez plaidé pour que les militants votent pour le non reniant ainsi la signature que vous avez apposée sur le document de l’accord politique en notre nom à tous. Je ne reviendrai pas sur les conditions de l’organisation du congrès où il y a beaucoup à dire ».

 UPCI démission Dogo Logboh Myss Belmonde. Après le « Non » de son parti, l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI) au parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), elle démissionne et fait des révélations sur le double langage de Brahima Soro, le président. Ci-dessous, sa lettre adressée à son désormais ex-président.

Je vous adresse cette lettre pour vous faire part de ma décision de me mettre en congés des activités de l’Union Pour la Côte d’Ivoire (UPCI), notre parti.

Ma décision fait suite au rejet du parti unifié lors de notre congrès extraordinaire le samedi 28 avril 2018 et de votre déclaration à l’émission Matin Bonheur à la télévision nationale, le lundi 7 mai 2018, dans laquelle vous affirmiez n’avoir jamais été un défenseur du parti unifié.

 Monsieur le Président, la décision du congrès et votre déclaration traduisent l’incohérence politique de notre parti. En effet, l’UPCI s’est engagée, depuis le second tour de la présidentielle de novembre 2010, aux côtés du RHDP et de son candidat, le président de la République, SEM Alassane Ouattara. Nous avons cogéré le pouvoir, dans le gouvernement, avec l’alliance des Houphouétistes et obtenu de bien meilleurs résultats.

A la faveur des élections législatives, nous avons eu des divergences de vues avec nos alliés entraînant le départ de notre président, Gnamien Konan. Mais la situation s’est normalisée avec nos alliés et notre parti a retrouvé sa place au sein du directoire du RHDP. Nous avons participé aux côtés de nos alliés aux travaux du comité de haut niveau qui avait pour objectif principal de travailler sur les textes devant nous conduire au parti unifié.

L’UPCI qui était représentée par vous-même et par son secrétaire général, a pris part à toutes les séances de travail jusqu’à l’élaboration du manifeste devenu accord politique, des statuts et règlements du parti unifié. Après avoir paraphé les projets de documents du parti unifié, vous avez signé au nom de l’UPCI, en marge de l’installation du Sénat, l’accord politique portant création du parti unifié.

 « Mieux, j’ai été profondément surprise et contrariée quand, au cours d’une réunion tenue la veille du congrès, vous avez plaidé pour que les militants votent pour le non reniant ainsi la signature que vous avez apposée sur le document de l’accord politique en notre nom à tous »

Conformément aux procédures que nous avons arrêtées de façon consensuelle avec nos alliés, vous aviez la responsabilité avec la direction du parti, de soumettre ces textes à la validation de nos instances. Nous avions aussi la responsabilité, après avoir engagé notre parti à travers notre signature, de sensibiliser nos militants et nos instances sur les motivations qui nous ont conduits à parapher le document.

 Malheureusement, après avoir fait convoquer un congrès extraordinaire pour plancher sur les textes du parti unifié, notre direction ne s’est pas donné les moyens d’aller informer les militants en vue de leur donner tous les éléments pour faire un choix.

Mieux, j’ai été profondément surprise et contrariée quand, au cours d’une réunion tenue la veille du congrès, vous avez plaidé pour que les militants votent pour le non reniant ainsi la signature que vous avez apposée sur le document de l’accord politique en notre nom à tous. Je ne reviendrai pas sur les conditions de l’organisation du congrès où il y a beaucoup à dire.

 Les congressistes de l’UPCI ont dit non au parti unifié, ce samedi 28 avril 2018

« Trahison » Vous comprenez donc le sentiment de trahison que j’ai ressenti avec de nombreux militants quand vous avez affirmé hier lundi 7 mai 2018 au cours d’une émission à la télévision nationale, que vous n’avez jamais défendu le parti unifié, donnant ainsi le sentiment de nous avoir utilisés. Pourquoi avez-vous pris part, en notre nom, aux réunions du comité de haut niveau qui avait pour objectif principal l’élaboration des textes du parti unifié ? Si comme vous l’avez dit hier, vous n’avez jamais été un défenseur du parti unifié, pourquoi ne l’avoir jamais dit de façon claire au cours de nos réunions de bureau politique ? Même si la politique est perçue comme le théâtre d’ambitions et de reniement, la conception qui est la mienne recommande un minimum de cohérence, d’éthique et d’honnêteté non seulement vis-à-vis de nous-mêmes, mais aussi de nos alliés. En agissant ainsi et avec votre dernière déclaration vous avez discrédité l’UPCI aux yeux de l’opinion publique.

« Cela m’oblige à démissionner de mon poste de vice-présidente de l’UPCI et m’amène à me mettre en congés des activités du parti. Pour le reste, je continuerai à œuvrer pour le parti unifié pour lequel je me rendrai disponible »

Pour ma part, j’ai l’intime conviction qu’au-delà de nos intérêts personnels, de postes, notre pays, la Côte d’Ivoire a besoin d’être rassemblée et nous avons le devoir d’offrir aux générations à venir de meilleures opportunités de paix et de stabilité. C’est ce qui a toujours guidé mes options politiques en faveur du rassemblement des enfants d’Houphouët-Boigny.

UPCI démission Dogo Logboh Myss Belmonde

 Vous comprendrez dès lors que l’option actuelle prise par le parti et vous-même heurte mes convictions profondes et va à l’encontre du choix que nos militants UPCI de la région du Goh dont je suis le 1er responsable avaient fait en faveur du parti unifié. Cela m’oblige à démissionner de mon poste de vice-présidente de l’UPCI et m’amène à me mettre en congés des activités du parti. Pour le reste, je continuerai à œuvrer pour le parti unifié pour lequel je me rendrai disponible.

En espérant que la sagesse prévaudra et que l’UPCI pourra un jour se réconcilier avec les valeurs qu’elle a défendues ces dernières années, je vous souhaite bon vent Honorable Dogo Logboh Myss Belmonde

 Ex-vice-présidente chargée des Relations extérieures de l’UPCI

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