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Politique (299)

Tiemoko Antoine Assale « La politique, on la fait pour que les gens vivent mieux. Pas pour s’épanouir sur le dos de ceux qui votent. »

Tiemoko actuel maire de Tiassale / " C’est en qualité d’indépendant que j’ai été élu par les populations de Tiassale, devant six autres candidats dont ceux du RHDP et du PDCI. Depuis ce matin, des amis inquiets du basculement de plusieurs élus dans le RHDP alors qu’ils ont été élus sous la casquette d’indépendants, ne cessent de m’interpeller pour avoir ma position sur le phénomène et savoir si je donnerais aussi ma victoire à un groupement politique.

Ce soir je vais rassurer tout le monde. Le groupement politique qui réalisera les choses qui suivent pour les populations de Tiassale me verra lui donner ma victoire.

1/ le bitumage de toutes les voies menant dans tous les quartiers de Tiassale.

2/ la construction d’un lycée municipal.

3/ la construction d’un lycée professionnel.

4/ la réhabilitation de l’hôpital général.

5/ l’extension du réseau électrique dans tous les quartiers de la commune.

6/ l’extension du réseau d’eau potable dans tous les quartiers.

7/La réhabilitation de toutes les écoles primaire de la commune et la construction de quatre nouvelles écoles de 12 classes.

8/ la construction d’une bibliothèque communale entièrement équipée et informatisée.

9/ la réhabilitation de toutes les voies menant dans les villages et campements de la commune.

10/ l’electrificarion de tous les villages et campements rattachés à la commune.

11/ la construction d’une HVA (hydraulique villageoise améliorée ), dans tous les villages et campements rattachés à la commune.

12/ la réhabilitation de toutes les écoles primaires des villages et campements rattachés à la commune.

13/ la construction d’une école de six classes dans tous les villages et campements rattachés à la commune .

14/ la construction d’un centre de santé de base dans tous les villages et campements rattachés à la commune.

15/ la construction d’un hôtel de ville à Tiassale.

16/ la construction d’un marché moderne.

17/ la construction de 2000 logements sociaux.

18/ le financement des projets à fort rentabilité pour 2000 jeunes hommes et 2000 femmes.

19/ la délocalisation et l’équipement complet du commissariat de police.

20/ l’équipement en matériels de travail de la brigade de gendarmerie.

21/ la réhabilitation complète du pont de Tiassale.

22/ la réhabilitation complète du vieux lycée moderne.

23/ la viabilisation de la nouvelle gare routière.

24/ le renouvellement du parc automobile des transporteurs de Tiassale.

25/ l’engagement écrit de madame Kandia Camara à affecter des enseignants dans les écoles de la commune.

Si on me remet le budget permettant de financer tout ce qui précède, je remets sans hésiter ma victoire à qui aura trouvé cet argent. La politique, on la fait pour que les gens vivent mieux. Pas pour s’épanouir sur le dos de ceux qui votent.

Dans ce pays, on ne peut pas tous appartenir à des partis politiques. Il faut bien que quelques uns restent dans la société civile. Pour que le système soit crédible. Je sais qu’il est probable qu’on nous fasse toutes les difficultés pour ne pas réaliser ce qu’on veut faire pour les populations.

Ce n’est cependant pas une raison suffisante pour trahir la confiance des populations. "

Source : Tiemoko Antoine Assale Officiel Publications

Contentieux électoral : Koné Tehfour appelle à l’apaisement et à la retenue "en tant qu’élu du peuple, qui a voté la loi électorale, et de ce que cette loi a ouvert les contentieux électoraux"

«J’appelle l’ensemble de ma communauté d’Abobo à l’apaisement et à la retenue car nous sommes des républicains», a lancé l’honorable Koné Tehfour aux populations abobolaises, mercredi dernier, lors de la cérémonie du troisième jour de son superviseur, Coulibaly Lanciné, assassiné dans la nuit du 13 octobre 2018.

 Selon le député, en tant qu’élu du peuple, qui a voté la loi électorale, et de ce que cette loi a ouvert les contentieux électoraux, il n’appartient plus à la population d’aller à une quelconque protestation qui pourrait endeuiller une fois encore Abobo.

Tout en estimant qu’il y a eu des irrégularités et inversement de résultats, Koné Tehfour tient à ce que ce contentieux soit vidé par la justice.

 «Nous avons observé beaucoup d’irrégularités et nous allons suivre la loi électorale. Nous avons fait recours en annulation du scrutin auprès de la CEI », a fait savoir Koné Tehfour ; qui a par ailleurs émis le vœu de la construction d’un véritable Etat de droit en Côte d’ Ivoire.

SOURCE  Yannick Kobo  /  par Informateur Oct 18, 2018

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 17 octobre 2018

Le mercredi 17 octobre 2018, un Conseil des Ministres s’est tenu de 10h00 à 13h30 , au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat. L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants : A/-Mesures Générales − Projets de loi − Projets de décrets B/-Mesures Individuelles C/-Communications D/-Divers A/– MESURES GENERALES

PROJETS DE LOI

 Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ; Le Conseil a adopté trois (03) projets de loi organique :

 • un projet de loi organique déterminant la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Cour Suprême ;

• un projet de loi organique déterminant les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Cour de Cassation ;

 • un projet de loi organique déterminant les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil d’Etat.

La Constitution du 08 novembre 2016 a institué en Côte d’Ivoire une dualité de juridictions, en faisant une nette séparation entre les juridictions de l’ordre judiciaire et les juridictions de l’ordre administratif. Au sommet des juridictions de l’ordre administratif, la Constitution prévoit, en son article 149, le Conseil d’Etat, juridiction suprême, chargée de veiller à l’application de la loi par les juridictions administratives et de juger de la légalité des actes administratifs ainsi que de la responsabilité des personnes publiques. Au sommet des juridictions de l’ordre judiciaire, la Constitution prévoit, en son article 148, la Cour de Cassation, juridiction suprême, chargée de veiller à l’application de la loi par les juridictions judiciaires. En conséquence, la Constitution institue, en son article 147, une haute juridiction, dénommée la Cour Suprême, en qualité d’arbitre nécessaire entre les deux ordres de juridiction. Elle est chargée, non pas de trancher les litiges, mais de déterminer lequel des deux ordres est compétent pour le faire en cas de conflit de compétence. Ainsi, les présents projets de loi organique établissent, en complément et en application de la Constitution, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement de ces différentes institutions juridictionnelles.

PROJETS DE DECRETS

 1- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, en liaison avec le Ministère des Transports; Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de l’Etat du Qatar relatif aux services aériens, signé le 22 décembre 2017 à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Cet accord, conforme aux nouvelles exigences de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), a pour objectifs de développer les relations aéronautiques et de consolider les relations diplomatiques, économiques et commerciales entre l’Etat du Qatar et notre pays. Aussi, cette mesure de ratification permettra aux entreprises de transport aérien désignées des deux pays, d’assurer les liaisons aériennes avec tout aéronef sans limitation de fréquence de vols entre l’Etat du Qatar et la Côte d’Ivoire.

2- Au titre du Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme et le Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat; Le Conseil a adopté un décret fixant les conditions de réalisation des ouvrages de transport et de distribution de l’énergie électrique et de leur transfert au domaine public de l’Etat. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables et de l’incitation à l’autoproduction, de manière à faciliter l’accès de la population à une énergie de bonne qualité et à moindre coût.

Ainsi, ce décret précise, en application du Code de l’électricité, les procédures préalables à l’exercice des droits de servitude, à l’expropriation pour cause d’utilité publique et à l’occupation des terrains rattachés à la construction des ouvrages, les procédures de contrôle technique et de surveillance administrative, ainsi que les conditions et modalités de transfert de ces ouvrages au domaine public de l’Etat. 3- Au titre du Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances et le Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat;

Le Conseil a adopté un décret modifiant les articles 2, 3, 5, 6, 10, 11, 12, 16, 17 et 19 du décret n° 2010-200 du 15 juillet 2010 portant définition des règles de gestion des flux financiers du secteur de l’électricité. Ce décret modifie le système de paiement en cascade institué en 2010 en créant une nouvelle catégorie de dépenses dénommée « B2 » qui correspondent aux remboursements et aux paiements au titre du prêt qui sera octroyé par les bailleurs de fonds à CI-Energies.

 Cette mesure participe des actions engagées par le Gouvernement pour assurer l’équilibre financier du secteur de l’électricité. Elle permettra plus précisément à CI-Energies de recourir à l’émission d’une dette auprès d’établissements bancaires locaux, régionaux et internationaux aux fins de combler le besoin de financement du secteur.

 B/– MESURES INDIVIDUELLES

Au titre du Ministère du Ministère de la Justice; Le Conseil a donné son accord en vue de la nomination de :

 • Monsieur FOFANA Ibrahima en qualité de 1er Avocat Général près la Cour Suprême ;

 • Monsieur KHOUADJANI Kouadio Kouakou Bertin en qualité d’Inspecteur Général des Affaires Judiciaires

Au titre du Ministère de l’Economie et des Finances;

Le Conseil a donné son accord en vue de la nomination de :

 • Monsieur LENISSOUNGUI Coulibaly Wenceslas en qualité de Président du Conseil d’Administration de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI).

Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale;

Le Conseil a donné son accord en vue de la nomination de :

 • Monsieur KRAMO Kouassi en qualité de Président du Conseil d’Administration de la Caisse National d’Assurance Maladie (CNAM).

 Au titre du Ministère des Affaires Etrangères; Le Conseil a donné son accord en vue de la nomination de :

• Madame KOLOKO épouse ASSENE NKOU Marie Yvette, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Cameroun près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan ;

• Monsieur MUHIDINI ALLY MBOWETO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Unie de Tanzanie près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abuja au Nigéria ;

 • Monsieur Abdullah Bin Hamad AL SOBAIEE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume d’Arabie Saoudite près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan.

 C/– COMMUNICATIONS

 1- Au titre du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat; Le Conseil a adopté une communication relative à l’enrôlement à la Couverture Maladie Universelle (CMU) de tous les Fonctionnaires et Agents de l’Etat avant la fin du mois de novembre 2018.

L’enrôlement biométrique des assurés de la CMU constitue la première étape de la mise en place de ce système obligatoire de protection contre le risque maladie dans notre pays. Aussi, en vue d’accélérer le processus d’enrôlement des assujettis et de garantir la généralisation effective des prestations de la CMU prévue pour janvier 2019, tous les Ministres ont été instruits, à l’effet de prendre les mesures appropriées dans tous les départements ministériels et dans les structures sous leur tutelle, pour assurer l’enrôlement de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat le 30 novembre, au plus tard.

 2- Au titre du Ministère d’Etat, Ministre de la Défense, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances et le Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat; Le Conseil a adopté une communication relative à la 26e exposition et à la Conférence internationale navale et maritime «EURONAVAL », à Paris (France).

 Une délégation conduite par le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense prendra part à cette 26e édition de l’exposition navale et maritime qui regroupera tous les acteurs de l’industrie navale et de la sécurité maritime de tous les continents du 23 au 26 octobre 2018 à Paris.

Cette rencontre offrira à notre pays l’occasion d’identifier, de renforcer et de diversifier le matériel opérationnel de la marine nationale telle que prévu par la loi de programmation militaire 2016-2020. 3- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères; Le Conseil a adopté deux (02) communications :

 • La première communication est relative à la visite officielle effectuée par le Président de la République au Koweït, du 15 au 18 avril 2018.

A l’invitation de Son Altesse Cheikh Salah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah, Emir de l’Etat du Koweït, le Président de la République a effectué une visite de travail et d’amitié au Koweït, en avril 2018. A l’occasion de cette visite officielle, les deux Chefs d’Etat se sont félicités de leur parfaite convergence de vues sur les questions internationales mais également sur les questions de coopération bilatérale traduites par la signature d’un accord sur la création d’une Commission Mixte de Coopération entre les deux Gouvernements et la signature de plusieurs mémorandums d’entente sur la coopération économique.

A la faveur de cette visite, cinq nouveaux projets sociaux éducatifs ont été soumis, par la délégation ivoirienne, à l’agrément du fonds koweïtien pour un montant de 300 milliards de francs CFA. Il s’agit de la construction d’un centre hospitalier à Abobo, de sept lycées d’excellence, d’un collège de jeunes filles, d’une autoroute de contournement de la ville d’Abidjan et de l’assainissement et de l’aménagement des sites liés au projet de la baie de Cocody.

 Cette visite a été marquée par l’élévation du Président de la République à la dignité de « Mubarak El Kabir », la plus haute distinction de l’Etat du Koweït par l’Emir de l’Etat du Koweït. En retour, le Président de la République a remis les insignes de Grand-Croix de l’Ordre National de Côte d’Ivoire, la plus haute distinction de notre pays, au Chef d’Etat koweïtien.

• La deuxième communication est relative à la visite officielle effectuée par le Président de la République au Qatar, les 16 et 17 septembre 2018.

A l’invitation de Son Altesse Sheikh Tamim Bin Hamad AL-THANI, Emir de l’Etat du Qatar, le Président de la République de Côte d’Ivoire, a effectué, après celle de mai 2013, une visite d’amitié et de coopération au Qatar, les 16 et 17 septembre 2018. A l’occasion de leur entretien, les deux Chefs d’Etat ont salué la qualité exceptionnelle des liens d’amitié et de coopération qu’entretiennent l’Etat du Qatar et la République de Côte d’Ivoire depuis de nombreuses années.

Aussi, dans le cadre du renforcement de ces liens, les deux Chefs d’Etat ont convenu d’établir un partenariat stratégique global entre leurs deux pays. Cette entente s’est traduite par l’annonce, par le Président de la République, de l’ouverture de l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Doha, suite à l’ouverture de celle du Qatar à Abidjan, la création d’une Grande Commission Mixte de Coopération entre les deux Gouvernements et la signature de plusieurs accords bilatéraux, notamment dans les domaines de l’emploi, de la protection des investissements, du transport maritime, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette visite a également été l’occasion pour le Président de la République de rencontrer de hautes personnalités et des investisseurs de l’Etat du Qatar auprès desquels il a insisté sur les opportunités d’investissement dans notre pays.

4- Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité; Le Conseil a adopté une communication relative aux élections régionales et municipales couplées du 13 octobre 2018.

Les élections couplées du samedi 13 octobre 2018 ont retenu les dossiers de quatre-vingt-huit (88) listes de candidatures aux Régionales et de six cent quatre-vingt-quatre (684) listes de candidatures aux Municipales, issues des formations politiques RHDP, PDCI-RDA, FPI et de candidats indépendants, pour trente-et-un (31) Conseils régionaux et deux cent un (201) Conseils municipaux à pourvoir. A l’issue du scrutin, ont remporté : − au titre des élections des conseillers régionaux :

• le RHDP : dix-huit (18) Régions, soit 18 listes de candidatures élues (60% des Conseils) ; • le PDCI-RDA : six (06) Régions, soit 06 listes de candidatures élues (20% des Conseils); • le PDCI-RHDP : deux (02) Régions, soit 02 listes de candidatures élues (06,67% des Conseils) ; • le FPI : une (01) Région, soit 01 liste de candidature élue (03,33% des Conseils) ; • les listes Indépendantes, trois (03) Régions, soit 03 listes de candidatures élues (10% des Conseils) ; − au titre des élections des conseillers municipaux : • le RHDP : quatre-vingt-douze (92) Communes, soit 92 listes de candidatures élues (46% des Conseils) ; • le PDCI-RDA : cinquante (50) Communes, soit 50 listes de candidatures élues (25% des Conseils) ; • le FPI : deux (02) Communes, soit 02 listes de candidatures élues (01% des Conseils); • les listes Indépendantes : cinquante-six (56) Communes, soit 56 listes de candidatures élues (28% des Conseils).

Sur décision de la CEI, les résultats de l’élection de la Région du GUEMON et de la Commune de Port-Bouët sont invalidés.

Les élections seront reprises dans ces circonscriptions à une date ultérieure. D’un point de vue général, le scrutin s’est déroulé dans le calme. Toutefois, il est à déplorer des incidents par endroits, tant dans le District d’Abidjan qu’à l’intérieur du pays, notamment à Koumassi, Bingerville, Port-Bouët, Béoumi, Daloa, Yamoussoukro, Lakota, Dikodougou, Séguéla Grand-Bassam, Méagui, Bondoukou, Kasséré, Divo et Guiglo. L’intervention des autorités préfectorales et des forces de sécurité ont permis de contenir ces incidents et de maintenir l’ordre public.

Ainsi se referme ce cycle électoral débuté en 2015 avec l’élection du Président de la République, suivie du référendum, des élections législatives et sénatoriales de mars 2018. Par ailleurs, c’est le lieu de rappeler qu’il est essentiel, pour tous les acteurs politiques, de quelque bords qu’ils soient, de faire preuve de responsabilité et de retenue, afin de préserver un climat apaisé. 5- Au titre du Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances;

Le Conseil a adopté une communication relative à la mise en conformité de l’actionnariat de la Banque Nationale d’Investissement (BNI) et de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) avec la réglementation bancaire.

Conformément à la réglementation bancaire au sein de l’espace UEMOA, traduite par l’ordonnance n° 2009-385 du 1er décembre 2009 portant réglementation bancaire, le Conseil des Ministres a décidé d’ouvrir l’actionnariat de la BNI et de la CNCE à des acteurs autres que l’Etat à travers des émissions d’actions nouvelles.

 Compte tenu du caractère stratégique de ces établissements nationaux de crédit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique économique de l’Etat, il a été retenu de réserver cette ouverture de capital à des structures en relation avec le secteur public. Cette opération permettra, par ailleurs, pour le cas spécifique de la CNCE, de renforcer le plan de restructuration en cours pour le rétablissement de l’équilibre financier de cette banque.

 D- DIVERS

 Fait à Abidjan, le 17 octobre 2018 Sidi Tiémoko TOURE Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement

Sur décision de la CEI, les résultats de l’élection de la Région du GUEMON et de la Commune de Port-Bouët sont invalidés.

 Les élections seront reprises dans ces circonscriptions à une date ultérieure.  D’un point de vue général, le scrutin s’est déroulé dans le calme.

Toutefois, il est à déplorer des incidents par endroits, tant dans le District d’Abidjan qu’à l’intérieur du pays, notamment à Koumassi, Bingerville, Port-Bouët, Béoumi, Daloa, Yamoussoukro, Lakota, Dikodougou, Séguéla Grand-Bassam, Méagui, Bondoukou, Kasséré, Divo et Guiglo.

L’intervention des autorités préfectorales et des forces de sécurité ont permis de contenir ces incidents et de maintenir l’ordre public. Conseil des Ministres du mercredi 17 octobre 2018 Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité; Le Conseil a adopté une communication relative aux élections régionales et municipales couplées du 13 octobre 2018. 

Les élections couplées du samedi 13 octobre 2018 ont retenu les dossiers de quatre-vingt-huit (88) listes de candidatures aux Régionales et de six cent quatre-vingt-quatre (684) listes de candidatures aux Municipales, issues des formations politiques RHDP, PDCI-RDA, FPI et de candidats indépendants, pour trente-et-un (31) Conseils régionaux et deux cent un (201) Conseils municipaux à pourvoir. A l’issue du scrutin, ont remporté : − au titre des élections des conseillers régionaux :

• le RHDP : dix-huit (18) Régions, soit 18 listes de candidatures élues (60% des Conseils) ;

• le PDCI-RDA : six (06) Régions, soit 06 listes de candidatures élues (20% des Conseils);

•le PDCI-RHDP : deux (02) Régions, soit 02 listes de candidatures élues (06,67% des Conseils) ;

• le FPI : une (01) Région, soit 01 liste de candidature élue (03,33% des Conseils) ;

• les listes Indépendantes, trois (03) Régions, soit 03 listes de candidatures élues (10% des Conseils) ; − au titre des élections des conseillers municipaux :

• le RHDP : quatre-vingt-douze (92) Communes, soit 92 listes de candidatures élues (46% des Conseils) ;

• le PDCI-RDA : cinquante (50) Communes, soit 50 listes de candidatures élues (25% des Conseils) ;

• le FPI : deux (02) Communes, soit 02 listes de candidatures élues (01% des Conseils);

• les listes Indépendantes : cinquante-six (56) Communes, soit 56 listes de candidatures élues (28% des Conseils). 

Sur décision de la CEI, les résultats de l’élection de la Région du GUEMON et de la Commune de Port-Bouët sont invalidés. 

Les élections seront reprises dans ces circonscriptions à une date ultérieure. D’un point de vue général, le scrutin s’est déroulé dans le calme.

Toutefois, il est à déplorer des incidents par endroits, tant dans le District d’Abidjan qu’à l’intérieur du pays, notamment à Koumassi, Bingerville, Port-Bouët, Béoumi, Daloa, Yamoussoukro, Lakota, Dikodougou, Séguéla Grand-Bassam, Méagui, Bondoukou, Kasséré, Divo et Guiglo. L’intervention des autorités préfectorales et des forces de sécurité ont permis de contenir ces incidents et de maintenir l’ordre public. 

Ainsi se referme ce cycle électoral débuté en 2015 avec l’élection du Président de la République, suivie du référendum, des élections législatives et sénatoriales de mars 2018. Par ailleurs, c’est le lieu de rappeler qu’il est essentiel, pour tous les acteurs politiques, de quelque bords qu’ils soient, de faire preuve de responsabilité et de retenue, afin de préserver un climat apaisé.

 

COTE D’IVOIRE / Alexis DIETH : Je m'exprime ici en qualité de citoyen ivoirien d'origine Akan, de père Baoulé et de mère N'Zima.

« Je récuse inconditionnellement le propos ci-dessous de cet individu perdu et délirant manifestement victime des oligarques du PDCI avec à leur tête l'inénarrable roitelet d'un autre âge Henri Konan Bédié qui rêve de royauté Akan et qui s'attache pour y parvenir à diviser et à fragmenter la Côte d'Ivoire en communautés ethniques repliées sur elles-mêmes et dressées les unes contre les autres. »

Je m'exprime ici en qualité de citoyen ivoirien d'origine Akan, de père Baoulé et de mère N'Zima. 

J'ai des parents à Bassam une ville hospitalière où j'ai passé une partie de mes premières années, une ville qui brasse une population diversifiée vivant en harmonie dans une relation de fraternité. Grd-Bassam n'est pas le terroir privé des N'Zeman devant être défendu contre une prétendue invasion d'étrangers troubleurs et corrupteurs d'une prétendue homogénéité ethnique, d'une invasion prétendument amenée par le RHDP parce que le maire précédent Ezaley qui est avant tout un citoyen avant d'être un fils du terroir aurait perdu la majorité du vote des habitants de la cité. Grand-Bassam est la première capitale de la Côte d'Ivoire. 

L'Indépendance du pays fut conquise par la lutte de toutes les catégories sociales du territoire. 

La marche des femmes sur la prison de Grand-Bassam contre les autorités coloniales occupantes fait de Grd-Bassam une ville symbole de la Côte d'Ivoire citoyenne libre et indépendante. Grd-Bassam n'est pas une propriété privée de la communauté N'zèma.

Le poison identitaire inoculé pour une seconde fois par Henri Konan Bédié dans le corps de la société ivoirienne que ce personnage manifestement irresponsable souhaite diviser et fragmenter en communautés ennemies afin de capturer le pouvoir d’État pour s'y asseoir comme sur un trône et régner est en train de déployer sournoisement ses effets mortifères dans notre cité. Il importe de l'annihiler rapidement en faisant porter à Henri Konan Bédié la responsabilité pénale de son aventurisme communautariste dangereux et mortifère.

Je récuse inconditionnellement le propos ci-dessous de cet individu perdu et délirant manifestement victime des oligarques du PDCI avec à leur tête l'inénarrable roitelet d'un autre âge Henri Konan Bédié qui rêve de royauté Akan et qui s'attache pour y parvenir à diviser et à fragmenter la Côte d'Ivoire en communautés ethniques repliées sur elles-mêmes et dressées les unes contre les autres. Les Ivoiriens attendaient de celui dont le nom a été attribué à un pont qu'il remplisse son office de chef de parti en reliant les rives, en réconciliant les parties de la société au lieu de diviser la société en communautés ethniques ennemies les unes des autres, au lieu de briser les liens de cité. 

Henri Konan Bédié qui pour la deuxième fois en un quart de siècle vient de tenter de rallumer la braise incendiaire du nationalisme ethnique dans notre pays culturellement diversifié devra donc répondre judiciairement des conséquences politiques de l'incendie communautaire qu'il vient de rallumer pour la deuxième fois en Côte d'Ivoire.

PDCI / la victoire des « 6 voix contre », la proclamation de la défaite des « 14 voix pour »lors de la Réunion du Bureau politique du PDCI-RDA du 17 Juin dernier et, au final, la déclaration de la victoire des « 6 voix contre »

«  Autrement dit une minorité aurait imposé son choix lors de cette réunion en utilisant des moyens anti-démocratiques ».

PAR : Alexis DIETH / La fraction ethno-nationaliste du PDCI, une menace contre la démocratie républicaine en Côte d’Ivoire.

 14 voix pour le RHDP parti-unifié et  6 voix contre le RHDP parti unifié sur un total de 20 votants, lors de la Réunion du Bureau politique du PDCI-RDA du 17 Juin dernier et, au final, la déclaration de la victoire des « 6 voix contre », la proclamation de la défaite des « 14 voix pour ». Autrement dit une minorité aurait imposé son choix lors de cette réunion en utilisant des moyens anti-démocratiques. Par la violence, les hués et la confiscation de la parole, une fraction idéologique minoritaire à l’intérieur PDCI-RDA a disqualifié de manière organisée une majorité démocratique. Ce serait la victoire volée de la dictature contre la démocratie à l’intérieur du parti en vue de la présidentielle 2020.

S’il s’avérait que cette accusation est fondée, il faudrait alors s’inquiéter de la prétention de cette fraction du PDCI, à se réapproprier l’Etat ivoirien et à exercer le pouvoir à partir de 2020 car elle fut l’architecte de l’ethno-nationalisme qui rompit l’unité nationale de la Côte d’Ivoire dans les années 1995. La dénonciation contestatrice de voix d’autorités au PDCI-RDA, telles celles de l’Ambassadeur et ancien Ministre Bernard Ehui-Koutoua, pour ne citer que lui, contre ce déni de démocratie, atteste de la gravité de ce scandale politique majeur dans notre pays. L’épisode de ce déni interne de démocratie véhicule un message sans équivoque : la pulsion antidémocratique qui pousse la fraction ethno-nationaliste du PDCI vers le FPI extrémiste et nationalitaire et ses divers satellites, relève d’une attraction de type idéologique et programmatique. L’anti-houphouëtisme minoritaire d’une fraction oligarchique au sein du PDCI-RDA tente d’en dévoyer l’esprit à des fins mercenaires.

L’alliance potentielle du PDCI ethno-nationaliste et du FPI national-populiste et de ses satellites qui se dessine à l’horizon  est, selon toutes les évidences, une coalition opportuniste explosive de dictateurs et d’autocrates en herbe ou déjà confirmés dans l’exercice du pouvoir. Cette interprétation est certifiée par le ralliement quasi-assuré de la fraction  du leader générationnel en rupture de ban non-assumée  avec le RDR.

C’est un front antirépublicain et anti-démocratique qui se dresse contre le Front républicain et démocratique RHDP afin de renverser les conquêtes démocratiques du peuple ivoirien. Analysant les discours et les pratiques des divers protagonistes de l’échiquier politique ivoirien, j’avais anticipé et dénoncé cette évolution à plusieurs reprises. J’avais appelé à une nouvelle coalition RHDP éclairée  par l’esprit de l’houphouëtisme, expression ivoirienne de la démocratie républicaine. (Cf. « Pour une nouvelle coalition politique éclairée par l’esprit de l’houphouëtisme », cedea.net, Février 2018.)

La chute des masques qui révèle à l'opinion publique ivoirienne  le visage grimaçant de la dictature dans une fraction  du parti, prouve éloquemment que le passage indiscriminé du témoin au profit du PDCI au sein du RHDP, ne va pas de soi. Cette alternance indiscriminée représenterait un danger mortel contre la démocratie républicaine car le PDCI est grevé par une fraction ethno-nationaliste activiste et virulente.  Le déroulé de l’imposture démocratique au sein du parti démontre que cette fraction est encline à recourir à des moyens antidémocratiques pour se réapproprier le pouvoir d’État afin d’appliquer son programme nationaliste d’exclusion fondé sur le « Nous ou Eux ». Une vision autocratique du pouvoir s’est dévoilée en cette imposture.

Le dévoilement au grand jour de la nature autocratique et du programme ethno-nationaliste de cette fraction du PDCI qui s’était déjà affirmé sans équivoque lors de la présidentielle de 2015, donne raison aux prévenances pragmatiques et à la prudence politique du Président de la République Alassane Ouattara. Ce démasquage certifie l’utilité politique de la formule politique RHDP parti -unifié.  Le parti-unifié est bel et bien le garant de la continuité de l’Houphouëtisme qui est, rappelons-le, un nationalisme libéral républicain et démocratique fondé sur l’alliance des identités ethniques et de la rationalité moderne. Cette coalition pérenne, qui fait de l’inclusion et de reconnaissance réciproque des identités son leitmotiv, est ancrée dans la base sociologique de la Côte d’Ivoire.

Elle la reflète politiquement. Elle  assure l’unité nationale. Elle est le bastion protecteur de la Côte d’Ivoire contre la division nationale. Elle est la garantie de la paix sociale, de la stabilité politique et du développement économique en Côte d'Ivoire. J’avais justifié argumentativement et conceptuellement ce propos dans la contribution suivante qu’il importe de revisiter. (Cf. « En quoi le RHDP parti-unifié est-il le garant de la paix sociale, de la stabilité politique et du développement économique en Côte d’Ivoire ? », cedea.net, 15 juin 2018)

Sous la personnalisation du débat politique, comme je l’ai souvent souligné, se cachent des logiques et des projets anti-démocratiques et antirépublicains. L’urgence de recentrer l’affrontement politique ivoirien sur les programmes et les projets sociétaux est confirmée par ce scandale interne qui suscite, au sein  du PDCI, un courant  de résistance d’houphouëtistes de conviction contre l'imposture démocratique.  Ce n’est pas Alassane Ouattara qui veut monopoliser le pouvoir d’État en trompant son allié Henri Konan Bedié. Ce n’est pas le RDR qui veut s’y maintenir en flouant son partenaire le PDCI–RDA.

Ce n’est pas le RHDP qui veut se transformer en parti-unique afin de tuer la démocratie et ramener politiquement la Côte d’Ivoire en arrière comme se plaisent à l’affirmer les propagandistes, les medias incorporés et les intellectuels organiques des partis intéressés.

Une grille rationnelle de lecture doit être appliquée à la problématique de l’affrontement politique ivoirien autour du RHDP parti unifié pour en révéler la logique objective interne. Elle laisse voir que le chef d’un État démocratique et  représentant d’une majorité politique libérale veut préserver le régime de démocratie républicaine pluraliste en renforçant un front républicain RHDP devant la menace ethno-nationaliste et populiste. Elle montre qu’un bloc libéral progressiste de centre-droit veut pérenniser ses acquis politiques économiques et sociaux contre des blocs antilibéraux, anti-démocratiques et antirépublicains de type extrémiste.

Les prises de position, les discours et les pratiques des protagonistes accréditent cette interprétation.

Ce ne sont pas des personnes qui luttent pour s’approprier l’Etat ivoirien afin d’en faire un usage privé. Ce sont deux visions du monde, deux programmes et deux projets sociétaux antithétiques qui s’affrontent pour conquérir le pouvoir d’Etat afin de mettre en œuvre leur vision opposée respective de la Côte d’Ivoire. C’est une vision du monde, un projet sociétal et programme politique houphouëtiste d’inclusion et d’intégration qui affronte une vision du monde, un projet sociétal et un programme politique anti-houphouëtiste d’exclusion et de désintégration. Il importe au plus haut de recentrer l’affrontement et le débat politique ivoirien sur cette contradiction programmatique et sociétale. Source http://www.cedea.net/wp/?p=3219

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COMMUNIQUÉ DU PDCI-RDA RELATIF A LA CREATION D’UN COURANT AU SEIN DU PDCI-RDA

Le mardi, 03 juillet 2018, Monsieur Adjoumani Kobenan Kouassi a fait une déclaration annonçant la création d’un mouvement dénommé « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ».

Ce mouvement est présenté par son initiateur comme un courant au sein du PDCI-RDA.

Sans s’attarder sur les motifs invoqués par Monsieur Adjoumani pour la création de ce mouvement, le Secrétariat Exécutif, sous l’autorité de Son Excellence Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, rappelle que :

• Le PDCI-RDA ne permet pas et n’admet pas en son sein des courants formellement constitués;

• Le débat d’idées, le dialogue, la concertation entre militants en vue du consensus sont les modes privilégiés de règlement démocratique de nos différends ou de nos contradictions internes. En conséquence, cette déclaration de création d’un courant au sein du PDCI-RDA est nulle et de nul effet. Le Président du Parti rappelle que le Bureau politique du 17 juin 2018 a démocratiquement et souverainement statué sur l’Accord Politique pour la création d’un Parti Unifié dénommé RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes Pour la Démocratie et la Paix) et demande que chacun des militants observe, de façon scrupuleuse, dans la discipline et le respect, les décisions des organes du Parti. Il est important de rappeler, une fois de plus, que les contrevenants aux dispositions de nos textes, ainsi qu’aux résolutions du Bureau Politique qui restent inviolables, seront sévèrement traduits devant le Conseil de Discipline.

Le Président du Parti en appelle au sens des responsabilités de l’initiateur de ce mouvement et ses comparses et les invite à se ressaisir pour préserver le PDCI-RDA des dérives opportunistes préjudiciables à sa cohésion, à sa stabilité et à l’unité d’action qui nous conduiront à la victoire et à la consolidation de la Démocratie en Côte d’Ivoire. Le président du parti rappelle qu’au Bureau Politique du 17 juin 2018, s’il y a eu quatorze (14) intervenants de ceux qui voulaient l’adoption des statuts et du règlement intérieur du parti unifié, c’est parce qu’il a voulu expressément que tous ceux qui défendaient ce point de vue prennent la parole. En réalité, il y’avait plus de soixante-dix (70) intervenants inscrits ; c’est pour éviter que le débat ne traîne en longueur qu’il n’a pas donné la parole à un grand nombre de ces intervenants, qui tous allaient dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau Politique.

D’ailleurs, le communiqué final du Bureau Politique a été adopté à l’unanimité des membres du bureau politique et sans objection aucune. Le Président du Parti recommande,donc,à tous les militants la vigilance dans la discipline et le respect des mots d’ordre du Parti afin de ne pas laisser prospérer la désinformation, les intérêts personnels et les marchands d’illusions.

Fait à Abidjan, le 04 juillet 2018 P.

Le Président du PDCI-RDA p/o le Secrétaire Exécutif chargé des Commissions Techniques Nationales Porte-Parole du PDCI-RDA N’Ddri Kouadio Narcisse

A lire aussi LES TROUS DU COMMUNIQUE DU PDCI QUI PROUVE
Par Alexis DIETH / LE DÉNI DE DÉMOCRATIE PAR UNE FRACTION DU PARTI.

Dans le communiqué du PDCI qui déclare nulle et non avenue la création d'un courant favorable au RHDP parti-unifié, le soupçon de déni de démocratie est confirmé.

Des pratiques d'un autre âge qui tiennent à la fois du contrôle communautaire et de l'arbitraire autocratique et qui n'ont rien à voir avec la discipline de parti, ont disqualifié une majorité au profit d'une minorité. Nous lisons ceci dans ce communiqué éloquent :

" Le président du parti rappelle qu'au Bureau politique du 17 Juin, s'il y a eu quatorze (14) intervenants de ceux qui voulaient l'adoption des statuts et du règlement intérieur du parti unifié, c'est parce qu'il a voulu expressément que tous ceux qui défendaient ce point de vue prennent la parole.

En réalité, il y avait plus de soixante-dix (70) intervenants inscrits; c'est pour éviter que le débat ne traîne en longueur qu'il n'a pas donné la parole à un grand nombre de ces intervenants, qui tous allaient dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau politique"!

Ce propos étrange et sidérant en Démocratie soulève nécessairement les questions suivantes : comment prouver à la Nation ivoirienne qui est aussi une partie prenante de ce débat du PDCI ( nous sommes en démocratie pluraliste dans le cadre de la République) que les soixante dix (70) qui ne s'exprimèrent pas abondaient "dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau politique".

Donnèrent-ils leur avis par conciliabules secrets?

Leurs consentements furent-ils arbitrairement présupposés ?

Pourquoi ne pas avoir laissé s'exprimer publiquement ces 70 sur un sujet aussi important d'intérêt national en prenant le temps nécessaire pour dégager une majorité claire et pour éviter tout équivoque?


Il y a là une violation du principe de publicité et du principe de liberté de parole par une fraction au sein du PDCI comme l'attestent les hués dont le communiqué officiel ne parle pas et qu'il ne condamne d'ailleurs pas. Ces pratiques dictatoriales d'un autre âge révolu doivent être vivement dénoncées. Le communiqué final du PDCI justifie le soupçon de déni de démocratie au PDCI.

Il légitime le caractère salutaire du Courant qui sauvegarde l'esprit démocratique du parti et la mémoire de l'Houphouëtisme.

 A lire aussi Larges extraits enregistrement téléphonique ministre Amédé Kouakou. « Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir.

S’il ne veut pas venir, c’est son problème » Ce n’est pas Gnamien Yao qui est quitté au FPI, ce n’est pas Billon qui a sa carte du RDR en poche, qui va venir nous imposer quelque chose. Dans un enregistrement téléphonique qui a fuité sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité a été reconnue par les deux interlocuteurs, le ministre Amédé Kouakou (PDCI) s’en prend violemment à Henri Konan Bédié, alors qu’il échange avec Innocent Yao, président de la JPDCI.

Nous qui sommes pour le RHDP, nous allons lancer le mouvement à Yamoussoukro avec 20 000 personnes.

Vous pouvez dire à Bédié de venir, s’il veut il peut ne pas venir. Je préfère vous prévenir, nous sommes dans le juste. Nous ne sommes pas prêts qu’il y ai un candidat en 2020 pour le PDCI, mais à l’intérieur du RHDP. Nous n’avons aucun intérêt à brûler ce pays. Nous sommes très sereins, nous ne sommes pas contre Bédié, nous le soutenons mais, nous voulons aller au parti unifié. Avant que les autres partis ne sortent il y avait le PDCI et le RDR. Donc, on peut être ensemble pour gouverner ce pays. Ce qui nous intéresse c’est la paix et pas autre chose.

 « Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir. S’il ne veut pas venir, c’est son problème »

Ce n’est pas Gnamien Yao qui est quitté au FPI, ce n’est pas Billon qui a sa carte du RDR en poche, qui va venir nous imposer quelque chose. Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir. S’il ne veut pas venir, c’est son problème. Ceux qui ont pris la parole au bureau politique, ceux qui étaient pour le parti unifié étaient plus nombreux que ceux qui étaient contre. Comme le président Bédié a dit qu’il y a des pro et des anti, nous allons nous peser pour voir qui est plus lourd.

Aller huer un vice-président de la république, aller huer des ministres, on est où là ? Nous allons nous peser, ceux qui sont pro viendront chez nous et ceux qui sont anti iront chez vous. Nous sommes convaincus de notre majorité. Comme vous voulez vous associer au FPI, je vous attends à l’ouest là-bas.

Côte d’Ivoire : Pourquoi Bédié a appelé Ouattara après le bureau politique du Pdci [ QU’A DIT OUATTARA ET QU’EN PENSE-T-IL ]

« Si on avait dit RBDP au lieu de RHDP, (Rassemblement des Bédiéistes pour la démocratie et la paix, , et non Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et paix), il n’y aurait eu aucun problème.

Côte d’Ivoire : Pourquoi Bédié a appelé Ouattara après le bureau politique du Pdci Le mardi 19 juin 2018, 48 heures après le bureau politique du Pdci, le Président du Pdci Rda, a passé un coup de fil, au Président Alassane Ouattara, alors que celui-ci se trouvait encore en France, et s’apprêtait à rentrer au pays, suite aux inondations à Abidjan.

Au cours de l’entretien téléphonique, le chef du Pdci a tenu à rassurer le chef de l’État ivoirien sur la suite de leur collaboration. Pour Henri Konan Bédié, rien ne devrait changer puisque le bureau politique, lui a donné mandat pour poursuivre le renforcement du Rhdp.

Traduction : le report au congrès ordinaire d’après la présidentielle de 2020, pour un examen approfondi de l’accord politique et des statuts Rhdp signés par Bédié ne devrait pas avoir de conséquence, alors que la création du parti était imminente.

Selon Bédié, la conséquence du rejet dans l’immédiat de la création du Rhdp marquée par un départ du Pdci du gouvernement et des institutions de l’État, conformément à ce que le chef de l’État avait dit au sujet de l’Upci, n’est pas à l’ordre du jour. En clair, Bédié et le Pdci ne sont pas prêts pour la rupture, malgré le refus de l’agenda d’Alassane Ouattara pour le parti unifié.

[ QU’A DIT OUATTARA ET QU’EN PENSE-T-IL ] Le chef de l’État a dit avoir pris bonne note, mais la conversation n’a pas été prolongée. Sans doute au moment où il parlait avec Bédié, Alassane Ouattara s’est-il souvenu de cette vanne datant de plusieurs semaines déjà, et qui circule dans les milieux Rdr au sujet de l’attitude de son aîné :

« Si on avait dit RBDP au lieu de RHDP, (Rassemblement des Bédiéistes pour la démocratie et la paix, , et non Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et paix), il n’y aurait eu aucun problème. On est étonné que le nom d’Houphouët-Boigny pose tant problème, et que des militants préfèrent plus le nom Pdci en héritage, que le nom même de celui qui a légué cet héritage. On aurait dû dire RBDP ».

 Mais l’ambiance ne semble pas être à l’humour en ce moment entre le Pdci et le Rdr.

Par Charles Kouassi (source ) http://www.lintelligentdabidjan.info/news/cote-divoire-pourquoi-bedie-a-appele-ouattara-apres-le-bureau-polit

 

CIV / Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… HAMBAK « Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Hamed Bakayoko, en homme politique avisé « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Municipales et régionales 2018: Voici les candidats qui ont déjà le OK de Ouattara Par SYLLA Arouna

 Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… Le président d’honneur du Rassemblement des républicains (Rdr), Alassane Ouattara, a présidé, à Abidjan, une réunion de la haute direction de son parti, avant de s’envoler, il y a une dizaine de jours, pour Paris. Il s’est agi au cours de cette rencontre, rapportent des sources informées, de faire le point des candidatures au niveau du Rdr, pour les municipales et régionales prévues dans environ trois mois.

 Sur la liste des candidats qui lui a été soumise, après les arbitrages, le chef de l’Etat n’a pas fait de difficulté pour donner sa caution à certains noms. Pour d’autres, il a demandé de continuer les conciliabules jusqu’à la fin du mois de juin. Ainsi, au niveau des communes d’Abidjan, Alassane Ouattara a accepté que Gilbert Kafana Koné, Hamed Bakayoko et Cissé Ibrahim Bacongo défendent les couleurs de son parti, respectivement à Yopougon, Abobo et Koumassi.

Concernant les régionales, le numéro 1 ivoirien ne voit pas d’inconvénients que Cissé Sindou rempile comme président du Conseil régional du Folon, pour le compte du parti présidentiel. Par contre, dans le Béré, Karamoko Abdel Kader, le président du Conseil régional sortant, pourrait avoir des soucis. Il se trouve que l’ex-ministre Dosso Moussa, actuellement administrateur de la Banque africaine de développement (Bad) pour la Côte d'Ivoire, la Guinée et la Guinée équatoriale, est intéressé par ce poste. Parmi ces deux cadres du Béré, le leader du Rdr a une préférence pour l’ancien membre du gouvernement…

 En tout état de cause, le processus de désignation des candidats à ces élections n’est pas encore à son terme au Rdr et dans bien de partis politiques. Après qu’il aura arrêté sa liste de candidats, le parti au pouvoir doit, en principe, confronter le résultat de son arbitrage avec celui des autres formations politiques membres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Et, comme l’a, une fois, indiqué Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), en cas de désaccord dans une commune ou une région donnée, le parti qui se sent capable de gagner pourrait mettre dans la course, son cheval. Sans problème.

 Il est donc fort possible qu’on assiste à d’âpres batailles entre partis membres du Rhdp pour certaines mairies et présidences de Conseil régionaux. Hamed Bakayoko prend une longueur d’avance. D’ores et déjà, le ministre d’Etat, ministre de la défense a pris une longueur d’avance au niveau d’Abobo.

Une délégation des têtes fortes du Rdr à Abobo a fait, le mardi 19 juin 2018, le déplacement du siège de leur parti à Abidjan-Cocody, pour dire que leur choix s’est porté sur lui pour conduire la liste de leur formation politique lors des élections municipales prochaines dans leur commune. Le Secrétaire départemental, Yéo Kolotioloma, en présence notamment de Jeanne Peuhmond et de l’adjoint au maire Idrissa Kennedy, a demandé à la direction du parti d’Alassane Ouattara, représentée par Gilbert Kafana Koné, d’accepter de mettre M. Bakayoko à leur disposition.

En réponse, le maire de Yopougon a exprimé sa joie devant la démarche de ces militants du Rdr d’Abobo, promettant que la direction étudiera, avec une grande attention, leur demande. Hamed Bakayoko, en homme politique avisé, n’a pas tout de suite répondu favorablement à cette demande. Il a posé certaines conditions qui ne sont pas insurmontables. Comme l’affaire est goupillée, il ne devrait pas refuser d’être candidat aux municipales prochaines à Abobo, lui le député de Séguéla…

 « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Parce que, sachez que lorsque j’ai la bénédiction de mes parents, je n’échoue jamais. Si ma réponse est positive, je viendrai à Abobo pour qu’on gagne. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud. Personne ne pourra arracher Abobo au Rdr», a lancé Hamed Bakayoko, faisant un grand geste à cette délégation du Rdr d’Abobo.

Par SYLLA Arouna (source) http://www.linfodrome.com/vie-politique/39623-municipales-et-regionales-2018-voici-les-candidats-qui-ont-deja-le-ok-de-ouattara

RHDP Ahoua N'doli ‘’En ce qui me concerne, je continuerai à me battre, haut et fort, et mettrai tout en œuvre pour le faire comprendre Cette bataille, je ne la mènerai pas en dehors du PDCI, mais à l’intérieur du PDCI

Ahoua N'doli à propos du dernier bureau politique du PDCI

 S’il éprouve un ‘’sentiment de soulagement’’ que le Bureau Politique qu’on annonçait comme un Bureau Politique de tous les dangers se soit terminé sans heurts, Ahoua N’Doli regrette que ‘’la salle ait été bourrée de personnes venues avec l’intention délibérée de huer afin de faire taire toutes les personnes qui ont, elles, compris l’enjeu du parti unifié’’.

Le Vice-président du PDCI s’est dit inquiet. Ce d’autant plus que le tableau présenté lors de Bureau Politique rappelle exactement le contexte qui a prévalu à la création du Rassemblement des Républicains (RDR), transfuge du PDCI. ‘’À moins d’être amnésique, on avait l’impression d’être en face d’un scénario qui se répète. Rappelons-nous qu’en avril 1994 à l’hôtel Ivoire, ce sont des agissements pareils qui avaient donné naissance au RDR’’, a-t-il déploré. Il s’est indigné que ‘’certains se comportent comme s’ils étaient plus militants du PDCI’’, rappelant à toutes fins utiles que ‘’tous sont des militants convaincus du PDCI-RDA’’. 

‘’En ce qui me concerne, je continuerai à me battre, à le clamer haut et fort, et mettrai tout en œuvre pour le faire comprendre aux autres. Cette bataille, je ne la mènerai pas en dehors du PDCI, mais à l’intérieur du PDCI. En effet, je crois aujourd’hui plus qu’hier, à l’union des filles et des fils d’Houphouët-Boigny au sein d’un RHDP pour la paix et le développement de la Côte d’Ivoire. Je crois et je l’affirme dans le contexte actuel, il n’y a pas d’alternative au RHDP pour préserver la paix et la stabilité de la Côte d’Ivoire’’, a martelé l’Inspecteur général d’Etat.

‘’Cela reste ma conviction et je continuerai de me battre pour cela.Je suis convaincu que de nombreuses personnes le pensent aussi. Je reste aussi convaincu que nous saurons éviter les erreurs du passé, nous saurons rester unis car devant, il y a encore de beaux et grands combats à mener et, c’est unis, que nous y parviendrons’’, a-t-il ajouté.

A l’endroit de ceux qui soutiennent que les partisans du parti unifié RHDP ont renié le PDCI, Ahoua N’Doli s’est voulu catégorique : ‘’Nous n’avons jamais renié le PDCI-RDA. Le PDCI demeure l’essence de notre combat politique. Je pense que ceux qui n’ont pas encore saisi l’essence ou l’opportunité du RHDP doivent réexaminer leur point de vue et se souvenir qu’en tant que filles et fils d’Houphouët-Boigny, nous ne souhaitons que pérenniser la mémoire et les idéaux de celui qui nous a réuni au sein du PDCI’’, a conclu le vice président du PDCI-RDA.

PDCI : Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance : Désormais, les yeux sont rivés sur Alassane Ouattara. Mettra-il ses menaces à exécutions ?

(Source jeune Afrique ) Daniel Kablan Duncan hué / Ambiance de corrida / Léger compromis

« Quand on fait un prêt à la banque, on accepte les conditions », a argumenté Diby Koffi. « On ne peut pas endosser un chèque sans provision », « lui a répondu Billon »

Réuni en bureau politique le 17 juin, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a endossé l'accord politique signé le 12 avril par son président Henri Konan Bédié, mais décidé de n'examiner les statuts et règlements que lors de son prochain congrès, qui aura lieu après l'élection présidentielle de 2020. Récit des six heures de débats. Débats animés, clameurs et empoignades : le bureau politique du PDCI du dimanche 17 juin, élargi au comité des sages, sentait le souffre. Il a duré près de six heures et tenu toutes ses promesses. La séance a débuté par un premier moment de tension. Après un propos d’introduction du secrétaire exécutif Maurice Kacou Guikahué, N’Dri Kouadio Narcisse, porte-parole du parti, a fait le compte rendu des travaux du comité de haut niveau, dont il était membre.

Daniel Kablan Duncan hué Le vice-président, Daniel Kablan Duncan, qui menait la délégation du PDCI au sein de ce comité, s’est ému de ne pas avoir été associé à la rédaction de ce compte-rendu. Il a ensuite expliqué que le parti unifié était une chance pour sa formation politique et qu’un rejet pourrait avoir des conséquences sur la stabilité du pays. Son intervention a été huée…

 Quatre résolutions, entérinées en amont par la direction du parti, ont ensuite été soumises au quelques 700 membres présents. Les trois premières ont été approuvées sans encombre. Rappelant sa détermination « à reconquérir le pouvoir en 2020 », le PDCI a d’abord décidé de reporter son 13e congrès, prévu en octobre prochain, à après cette élection présidentielle. En conséquences, le bureau politique a prolongé le mandat de tous les organes et structures annexes du PDCI, ainsi que celui de son président Henri Konan Bédié.

Ambiance de corrida

 Le dernier point à l’ordre du jour concernait le parti parti unifié, RHDP. Il a suscité de vifs débats dans l’auditorium de la maison du PDCI, à Cocody. La résolution lue par N’Dri Kouadio Narcisse, porte-parole du parti, stipulait que « le PDCI endosse l’accord politique signé le 12 avril par les membres de Rassemblement des Houphouëtistes pour la paix (RHDP), prend acte des statuts et règlement tels que validés par le comité de haut niveau et décide de soumettre ces documents à l’examen du prochain congrès ordinaire du PDCI-RDA. » Ces statuts prévoient que chacune des formations entre ensuite dans une période de transition de 12 à 18 mois avant de s’auto-dissoudre pour rejoindre le RHDP.

À la lecture de la résolution, qui repousse une possible adhésion au parti unifié à après 2020, 60 personnes ont demandé à prendre la parole. Finalement, une dizaine, pro et anti-parti unifié, s’est exprimée dans une ambiance de corrida. Le président du Conseil économique et social, Charles Diby Koffi, le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, le président du Sénat, Jeannot Ahoussou Kouadio, ou le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, ont demandé à ce que les statuts et règlements soient également endossés lors du bureau politique. Leurs adversaires ont répondu que seul un congrès avait le pouvoir de le faire.

« Quand on fait un prêt à la banque, on accepte les conditions », a argumenté Diby Koffi. « On ne peut pas endosser un chèque sans provision », lui a répondu Billon. Léger compromis

 Ce climat a contraint Bédié à faire un léger compromis. Après une courte pause, le président a indiqué qu’il avait compris qu’il était nécessaire de « trouver un juste milieu » et que le PDCI ne pouvait « pas prendre la responsabilité d’aller à la rupture avec ses alliés ». Il a ainsi demandé à ce que deux alinéas soient ajoutés à la résolution.

Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance

Le premier lui donne mandat « pour poursuivre les négociations dans le cadre du RHDP, et ce à toutes les étapes du processus de mise en œuvre du parti unifié ». Le second l’encourage, lui et les instances du parti, « à poursuivre la finalisation de la mise en œuvre du RHDP qui sera effective à l’issue d’un congrès constitutif au terme d’une période transitoire de 12 à 18 mois. Cette période devant permettre aux partis membres du RHDP de renforcer leur cohésion et de régler, de façon consensuelle, les difficultés éventuelles auxquelles ils seraient confrontés ».

Faut-il comprendre que le PDCI ne ferme pas la porte, notamment si l’alternance lui est garantie ?

« Ce compromis a permis de calmer les esprits », raconte un participant.

Après l’adoption de la résolution, Henri Konan Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance dans les médias.

« S’il y a des incompréhensions, je ferai les mises au point », a-t-il déclaré.

Désormais, les yeux sont rivés sur Alassane Ouattara.

Ces dernières semaines, le chef de l’État avait tenté de mettre la pression sur son allié. Assurant qu’il n’avait rien promis à Bédié sur une quelconque alternance, ADO avait indiqué qu’il comptait accélérer la mise en place du parti unifié et nommer, fin juin ou début juillet, un nouveau gouvernement qui n’inclurait que les membres des partis portant l’étiquette RHDP.  Mettra-il ses menaces à exécutions ?

 </phttp://www.jeuneafrique.com/579064/politique/parti-unifie-en-cote-divoire-les-dessous-du-bureau-politique-du-pdci/

 

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