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Côte d'Ivoire : L'étrange démarche des anciens de la Fesci :c'est une perversion, pire que la précédente par son caractère opportuniste,vis à vis du Général GUEI, alors qu'il venait de prendre le pouvoir

Spécial Côte d'Ivoire : L'étrange démarche des anciens de la Fesci :c'est une perversion, pire que la précédente par son caractère opportuniste,vis à vis du Général GUEI, alors qu'il venait de prendre le pouvoir

Auteur: Pierre Soumarey /

(Le témoignage de certains sachant de cette génération, dont le Dr. DOUMBIA Major). "Le Président BEDIE ne s'y est pas d'ailleurs totalement trompé".

« L'association des anciens de la FESCI n'a pas qualité pour s'exprimer au nom d'un syndicat qui continue d'exister et qui a une représentation légale pour le faire lui-même, car l'entité morale dont il est question, subsiste et demeure toujours la même sans que l'on ne puisse opérer de distinction de périodes ou de dirigeants ».

L'activité d'un syndicat consiste à prendre en compte l'intérêt général d'une collectivité donnée en vue de corriger des dysfonctionnements, des inégalités et des injustices, de négocier l'obtention d'une amélioration des conditions de vie et de travail, et non pas de mener des actions individuelles sur le plan syndical, parce que subordonnées à des ambitions personnelles et des intérêts politiques extérieurs à la collectivité qu'on prétend défendre (monde du travail ou vie estudiantine), pour les imposer par la suite, à cette même collectivité, au besoin à la machette, à tout le moins par des moyens violents, et à la société toute entière, y compris contre les intérêts de ces dernières. C'est ainsi, que nous avons réussi à détruire l'école ivoirienne et continuons de la démolir avec la complicité passive de l'État (absence de volonté politique forte, défaillance inadmissible d'un service public prioritaire depuis de longues années). C'est la tare ou la perversion de ce type de syndicalisme que je dénonce ici avec force.

Aussi, l'association des anciens de la FESCI n'a pas qualité pour s'exprimer au nom d'un syndicat qui continue d'exister et qui a une représentation légale pour le faire lui-même, car l'entité morale dont il est question, subsiste et demeure toujours la même sans que l'on ne puisse opérer de distinction de périodes ou de dirigeants. C'est une continuité juridique formant un tout indissociable, intégré et global, et non une agrégation de personnalités distinctes. De la même façon, Il ne peut avoir de superposition de structures ou de concurrence déloyale entre elles, sans déroger aux dispositions légales qui donnent monopole et compétence aux syndicats d'étudiants, de représenter la population estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire. Les actions posées par leurs anciens dirigeants ont été engagées au nom de ces syndicats et non à titre personnel. Dès lors, seuls les syndicats concernés, dont la FESCI, peuvent collectivement se remettre en cause et demander pardon pour ses actions passées, non pas à des individus, à des personnalités politiques, comme en l'espèce, mais à la collectivité estudiantine et à la Nation, à qui appartient en définitive l'école ivoirienne et la République qui a été combattue pour des motifs démocratiques légitimes, bien qu'excédant l'objet strictement corporatiste d'un syndicat. En l'occurrence, Il ne s'agit pas d'un conflit interpersonnel qui aurait fait naître des ressentiments entre un individu, qui a été un organe incarnant l'État, et une section du peuple, comme d'une affaire individuelle, mais de l'histoire des contradictions qui se sont opposées dans la construction d'un état démocratique, dans laquelle ce syndicat a eu à participer par sous-traitance et procuration. C'est consacrer ici, un changement radical sur le plan de l'idéologie, de la méthode et de la vision de la FESCI. Ceci relève de la responsabilité des actuels dirigeants de ce syndicat et non de ses anciens dirigeants. Le cadre juridique d'une telle initiative est ignoré.

Dès lors, la démarche de l'ANA-FESCI est incompréhensible au regard du statut apolitique de cette association, en tant qu'amicale des anciens d'une structure donnée visant la fraternité et la solidarité sociale de ses membres. En sortant de ce périmètre, elle s'avère contraire à la logique juridique, et contredit à postériori l'esprit de neutralité qui devait animer le syndicat qu'ils ont représenté à un moment donné de son histoire. L'aveu postérieur de cette inféodation politique ne surprend guère les esprits avertis et les observateurs, mais c'est le caractère personnel des modalités de la caporalisation syndicale qui choque encore. Sous couvert de cette nouvelle structure, il s'agit en réalité de l'instrumentalisation et du prolongement politique d'un syndicat par des anciens syndicalistes qui n'en méritaient pas du tout le nom. Peut-être attachés aux bénéfices qu'ils en tiraient à titre personnel et politique, ils souhaitent continuer à diriger en réalité une officine destinée à assurer exclusivement la représentation d'une école de pensée pour la monnayer auprès de différentes chapelles politiques, contre la promotion d'ambitions personnelles, en construisant un outil politique avec le label de la FESCI comme produit d'appel, en vue d'assurer une base sociale à un groupement ou légalement une personnalité politique.

Il serait malsain de ma part, de douter de la sincérité de l'objectif de réconciliation poursuivi, mais il est une évidence, les éléments constitutifs de la démarche posent de nombreux problèmes. :::::: En effet, c'est une perversion, pire que la précédente par son caractère opportuniste, qui réédite une démarche antérieure menée vis à vis du Général GUEI, alors qu'il venait de prendre le pouvoir (Cf. le témoignage de certains sachant de cette génération, dont le Dr. DOUMBIA Major). Le Président BEDIE ne s'y est pas d'ailleurs totalement trompé. Premièrement en datant la création de la structure qui les regroupe tous aujourd'hui, à plus de sept ans, deuxièmement en précisant l'objet de la démanche qui guide cette organisation " ......le pardon que vous demandez pour tous les actes de jeunesse que vous avez posés tout au long de l'existence de la FESCI...", alors que ce syndicat continue d'exister et est légalement représenté par d'autres personnes. On ne saurait mieux faire dans l'art de la confusion.

Par : Pierre Soumarey -

Dernière modification levendredi, 22 février 2019 12:40
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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