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CIV / J'apprécie les différentes contributions au débat sur une éventuelle candidature du PRADO, debat qui se déplace des plateaux de RFI pour se déporter sur les réseaux sociaux. Nous espérons que la RTI, prendra le relais au moment opportun...

Spécial CIV / J'apprécie les différentes contributions au débat sur une éventuelle candidature du PRADO, debat qui se déplace des plateaux de RFI pour se déporter sur les réseaux sociaux. Nous espérons que la RTI, prendra le relais au moment opportun...

Par/Issak Rose BAKAYOKO 

J'apprécie les différentes contributions au débat sur une éventuelle candidature du PRADO, debat qui se déplace des plateaux de RFI pour se déporter sur les réseaux sociaux. Nous espérons que la RTI, prendra le relais au moment opportun, pour exposer ces trois visions. Ceci étant, et en tant que intellectuel et me basant sur des cas pareils (Sénégal), il serait judicieux juridiquement, moralement, historiquement et surtout politiquement de laisser le PRE (Président d'Eburnie), tenter sa chance, s'il tel est son désir.

Nous sommes en démocratie et en plus, aucune loi ne lui interdit un mandant supplémentaire. Si nous avons été naïfs en votant la constitution de la troisième république ou si nous l'avions fait en connaissance de cause, avec la possibilité que Mr Ouattara se présente, cela n'est pas grave, il faut capitaliser cette expérience politique et avancer. C'est la vie des nations; En politique, les promesses sont les promesses, et n'engagent en réalité que ceux qui y croient (Affaire du Corbeau et du Renard, juste une caricature).

Une promesse n'est pas une loi, et la saine appréciation du moment peut nous amener à revoir nos plans, et cela arrive dans tous les domaines, la politique n'en fait pas exception. Il revenait aux opposants, aux ONG et autres intellectuels de nous éclairer sinon d'éclairer le peuple sur ce risque, si risque qu'il y avait que le Président en exercice, pourrait candidater. Mais personne. S'opposer à cela maintenant est plus dangereux pour la république que de laisser le PRADO se présenter, car nous ne savons pas les tournures que cela pourrait prendre.

Or, l'aventure dans une république qui se respecte n'est pas acceptable, car cause d'instabilité et de déchéance de l'Eat (Coup d'Etat de 1999, la constitution confligène de 2000, suivi par la rébellion de 2002, la crise post électorale de 2010). Il reste encore une occasion à ceux ou celles qui voudraient le voir partir, c'est d'être candidat contre le PRADO, si ce dernier est candidat à sa propre succession. Avec les arguments basés sur la moralité et la sortie par la petite porte (défaite du PRADO aux présidentielles, j'espère que c'est de cela qu'il s'agi) évoqués par Méité sindou. Bien que ces arguments soient subjectifs de mon point de vue, ils constituent un bon argumentaire électoral qui peut faire basculer les choses. Car en réalité, que le PRADO sorte par la grande porte ou la petite, ne devrait alarmer personne dans une république !

Surtout pas ses opposants déclarés ou tapis dans l'ombre car cela signifie leur victoire et surtout celle de la démocratie. De Gaulle est sorti par la petite porte lors d'un référendum, Wade battu par une coalition d'opposants, extrêmement organisés pour le mettre out au second tour, l'opposition vient de prendre le pouvoir en Sierra Leone, mais cela fait partie du jeu démocratique, surtout quand les lois sont respectées.

Que ceux qui sont contre cette nouvelle candidature, s'opposent clairement à lui aux élections présidentielles à venir : le peuple décidera, et il départagera. L'argument moral n'est valable que pour le concerné et ceux qui le soutienne, surtout en en cas d'échec. Il ira ruminer sa défaite à Mougins, à Kong ou dans son village maternel, Gbéléban. Il ne faut pas donner l'impression d'avoir peur de l'affronter ou que sa candidature briderait certaines ambitions. Prenez votre destin à main de façon courageuse. Sauf être espion de l'autre camp, personne ne fait la passe à son adversaire en connaissance de cause. Il doit se battre et mériter sa victoire. Que ses opposants ou les potentiels candidats prennent leur responsabilité de démocrates et de patriotes pour l'affronter, cela s'est passé ailleurs et couronné par des victoires ou des échecs.

A mon humble avis, je pense que c'est une voie acceptable car tout autre argument contraire à cela, ressemble à du chantage, à de l'exclusion politique, au manque de combativité des opposants et à l'absence de programmes alternatifs crédibles. ADO à beaucoup promis (Voir son programme de campagne), il a fait beaucoup aussi. Nous savons aussi qu’il ne pourra pas faire tout, ce qu'il a promis. L'Etat est une continuité.

Nous savons aussi d'où nous venons. Force doit rester à la démocratie permise par la loi que nous nous sommes librement donnés.

Fraternellement.</phttps://www.facebook.com/isaak.bakayoko

 

Dernière modification lemardi, 10 avril 2018 20:22
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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