Bannière

Log in

L’ INTER / Côte d'Ivoire : Interview exclusive Adama DIOMANDE répond à TIKEN Jah et parle des palabres au RHDP

Spécial L’ INTER / Côte d'Ivoire : Interview exclusive Adama DIOMANDE répond à TIKEN Jah et parle des palabres au RHDP

Mr Adama Diomandé est le président de l’Association pour la Défense de la démocratie et des Liberté (ADDL) organisation créée en France où il réside et porte la contradiction aux adversaires du régime en place en Côte d'Ivoire . Dans cet entretien qu’il a accordé a L’inter; M. Diomandé se prononce sur les sujets brulants de l’actualité. À savoir les sénatoriales 2018 la crise au sein du RHDP et les débats sur les échéances de 2020

L’actualité politique s’anime avec un débat sur électorale indépendante (CEI) depuis des mois .Pensez-vous qu’il faut la reformer en son état actuel la veille d’un scrutin ?

 Je pense qu’il faut penser à la reformer à l’avenir. Mais on ne peut pas demander à la veille d’une élection, de changer une commission qui maitrise le terrain électoral et qui sait déjà travailler. Finissons avec ces élections et moi je pense que Youssouf Bakayoko s’est acquitté de sa tâche d’une manière respectable dans des moments difficiles. Maintenant, il faut revoir la formule de la CEI car souvent guider par les désignations politiques. Il faudra à l’avenir une CEI avec des personnes neutres, même s’il faut faire recours à la haute magistrature et là on saura que c’est une commission libre et indépendante détachée de toutes les pressions politiques.

Au regard des élections en Afrique , jugez- vous l’apport des commissions électorale sont - elles pu résoudre le problème de la confiance entre les politiques par rapporta l’appareil électoral  ?

Ce sera toujours un problème si ce sont les politiciens qui désignent les personnes au sein de la commission. Il y aura toujours les problèmes de suspicion politicienne et de favoritisme c’est pour cela il faut sortir de cette formule qui a fait faire d'avancer démocratiques mais qui a atteint ses limites. L’exemple du Ghana peut nous servir parce que sa commission s’est détachée du pouvoir un Parti politique. Il faut que les personnes au sein de la commission se détachent de leur rôle de militant politique . 

Parlons des élections sénatoriales, il y aura le scrutin national et certainement pas au niveau international . Cela ne pénalise-t-il pas la diaspora ? 

Si j’étais résident en Côte d’Ivoire je proposerais ma candidature à mon parti si cela avait été accepter je me serais présenté, compte tenu de mon expérience je pouvais apporter un petit plus aux actions et au débat démocratique, à mon avis nos parlementaires ne bousculent pas véritablement les choses. La deuxième réponse c’est que c’est à la discrétion du président, c’est lui qui choisi le meilleur d’entre nous les Ivoiriens à l’extérieur qui correspondent à la vision de sa politique sur le plan international et l’image positive de notre PAYS et défend les actions du gouvernement à l’international . Moi je suis toujours disponible pour mon PAYS dans l’option du président de la République .

Quand vous dites que vous ne pouvez pas être éligible,  à quoi faites-vous allusion ? 

C’est parce que je ne réside pas en Côte d’Ivoire et je ne peux prétendre à une candidature sur une liste locale.  

(( Le fait que le FPI n’assume pas sa responsabilité d’opposant démocratique ne peut être imputée au pouvoir))

 Dans quelle ambiance vous sentez les élections sénatoriales ?

L’élection des sénateurs, ce sont les grands électeurs qui élisent les sénateurs, cela ne relève pas du vote de citoyen lambda. Le problème ce n’est pas l’élection, et sur celui qui va emporter la majorité. Le problème réside plutôt sur l’utilité du sénat dans notre contexte démocratique. Moi je dis que la IIIe république ne pouvait pas continuer avec ces institutions incomplètes. Dans la constitution de la IIIe république, il y a un sénat qui est recommandé et le gouvernement ne pouvait pas continuer sans cette institution qui est sénat, ça c’est une réalité.

Maintenant, on critique le fait que les conditions de la désignation par le Président de la République, 1/3 du sénat et le fait que l’opposition ne serait pas représenté notamment le FPI mais le fait que le FPi n’assume pas sa responsabilité d’opposant démocratique cela ne peut être imputé au pouvoir donc il n’y a pas de listes de l’opposition par la faute du FPI Une institution, même dans des Pays développés et avancés démocratiquement ne commence pas avec une parfaite organisation. Si nous voulions considérer cela il n’y aurait pas d’Assemblée nationale ivoirienne en Côte d’Ivoire à ce jour. Car, je me souviens que, les parlementaires étaient désignés par Houphouët Boigny ou par le PDCI. 

Je saisis votre question pour rebondir sur l’actualité, la sortie du frère Tiken Djah, sur le sénat, la misère, la corruption… Tiken Djah, et un penseur libre, il n’est pas militant RDR, je ne partage pas sa conception et sa vision sur le sénat. Mais, il est libre de dire ce qu’il pense chez lui. Je reconnais son combat contre l’ivoirité.

Ce n’est pas parce qu’il nous critique aujourd'hui, qu’il faut minimiser ses positions d’alors contre la catégorisation des Ivoiriens Je ne partage pas son opinion et son ton excessif contre le Président BEDIE surtout dans un contexte de réconciliation et d’unité des Ivoirins . Il a été reçu par le président Alassane OUATTARA une ou deux fois. Parce que, le président est à l’écoute des personnes qui défendent les idées d’égalité et de liberté. Les idéaux sur lesquels Tiken Djah est reconnu.

Il conteste un éventuel un troisième mandat du président, mais nulle par Tiken Djah, n’a lu ou vu une déclaration d’Alassane Ouattara qui dit être candidat en 2020. Mais, nous les politiques ne devront pas prendre cela en considération. Celui-ci, a toujours affirmé le contraire et c’est ce qui est le plus important politiquement. Nous au RHDP, notamment au RDR nous devons prendre nos responsabilités, en assumant le bilan du président de la République et parfaire ce qui n’est pas parfait. Il y a des critiques qu’il est impossible de nier, parce que l’effort du président pour le bien-être des populations n’est surement pas le rendu sur le terrain sur le plan social comme le Président l’aurait voulu sauf exception faite des actions de la première dame DOMINIQUE OUATTARA .

 Depuis 2 ans Moi, je suis sur le terrain et je sais que le rendu n’est pas exactement conforme aux désirs du président de la République Donc nous devons faire plus d’efforts pour que nous arrivons à la hauteur de la vision et le désir d’élévation sociale que le président Alassane OUATTARA souhaite pour tous les Ivoiriens et nous impliquer fortement aux côtés des Ivoiriens les plus démunis socialement et êtres a l’écoute de leurs désespoirs surtout de notre jeunesse, même si je reconnais que des efforts considérables ont été faits dans ce sens par le gouvernement

 On assiste à une montée de la violence verbale au sein du Rhdp. Pensez-vous qu’il y a de la surenchère de part et d’autre ?

 Oui, cela est lié à la lutte politique, il faut se marcher dessus POUR PRESERVER SON ESPACE D’INFLUENCE . Je suis persuadé que nous viendrons à la réalité, c’est-à-dire l’accord entre le PDCI et le RDR. Parce qu’il n’y a pas d’autre issue que de s’entendre et je soutiens la parole du président. C’est le meilleur d’entre nous qui doit le succéder en 2020. Je ne partage pas le point de vue de ceux du PDCI, qui pense que c’est leur tour. C’est une négociation politique, ce n’est pas parce qu’on est le meilleur militant du PDCI qu’on est bon forcément pour la Côte d’Ivoire, voilà la réalité. Même au sein du PDCI, il y a des divergences. Quand on sera unifié je pense qu’on choisira le meilleur candidat dans ce Parti unifié. En attendant, je pense que, le Premier ministre Amadou Gon, fait son travail, il est en train de démontrer aux Ivoiriens que sa préoccupation est le bonheur de la Côte d’Ivoire. Et, je suis vraiment séduit qu’il ne se laisse pas enfermer dans la politique politicienne. Il est en train de démontrer qu’il est un homme d’État au-delà de sa fidélité au Président de la République Car à chaque sortie il nous ramène des résultats positifs.

 De l’autre côté, nous avons les Secrétaires généraux de la Fesci qui ont décidé de se réunir et mettre l’accent dans leur communication sur l’aspect social. Ne pensez-vous pas que c’est un signal fort au regard du passé chargé de la Fesci ? 

Moi-même j’ai été syndicaliste et également membre de la société civile, donc je sais ce que c’est le regroupement des générations. En Côte d’Ivoire, il y a la génération Fesci qui est forcément collée à l’image de Gbagbo Et il y a la génération à limage de Bedié- Alassane Ouattara, une génération qui a entre 50 et 65 ans aujourd’hui. C’est cette génération qui est ma préférence en 2020. Ils ont eu la chance de faire leurs études dans une stabilité politique et avoir des formations solides à l’international C’est clair et net. Pour moi, il n’y a pas d’ambiguïté ! Maintenant, il y aussi des personnalités dans la génération 90, qui ont une solide formation et expérience politique et apte à diriger notre Pays qui sont respectables. Et je me réjouis quelque part, il y a un match politique je dirai entre deux générations toutes tendances confondues. Le rendu peut être positif pour la Côte d’Ivoire si on sait s’en servir. Mais, je reconnais que la génération Fesci n’a pas pu s’en servir. Si cette génération, qui ont été des acteurs sont mûrs et conscients politiquement pour mener la politique autrement ça ne fera que du bien à la Côte d’Ivoire.

 On voit de nouvelles alliances poindre à l’horizon avec le Pdci qui s’est rapproché de plus en plus de l’opposition, notamment la rencontre Bédié et Affi N’guessan, et les émissaires de Sangaré, qui ont même participé à l’hommage de Yamoussoukro. N’y a-t-il pas menace sur le Rhdp ?

Non pas du tout car avec l’expérience politique de l’ex-chef de l’ETA il ne peut y avoir une alliance politique fiable entre lui et le FPI mais une stratégie politique est possible dans ce cas les autres membres du RHDP renforceront leur unité et cohésion . Et je pense que le lien entre le Président de la REPUBLIQUE Alassane OUATTARA et président Henri KONAN BEDIE est très solide pour que l'une ou l'autre face une alliance contre nature par contre ce rapprochement entre le PDCI et FPI est très bon pour le dialogue politique

 Guikahué soutient qu’il y a eu une promesse faite par le président Ouattara à son ‘’aîné’’ Bédié. Ceci expliquerait-il la crise qui oppose le Pdci et le Rdr, en ce moment ?

 (S'IL Y A UNE PROMESSE) Vous savez les promesses en politique engagent ceux qui croient en cette promesse cela ne vient pas de moi, ça vient d’un ami politique du Président BEDIE je peux dire le nom JACQUE CHIRAC l’ancien président. Mais au-delà de cette réponse il y a la réponse du Président de la REPUBLIQUE Alassane OUATTARA qui est en accord avec l’esprit de l’appel de DAOUKRO dans sa formulation et dans sa réalisation politique c'est-à-dire d'abord la création du parti unifier et dans ce parti unifier choisir le meilleur profil des candidats dans ce parti unifier pour être sur un ticket pour l’élection de 2020 donc dire que le meilleur militant d’un parti politique membre de la coalition RHDP soit le candidat à mon avis n’est pas la meilleure formule donc moi je soutiens l’idée du PRESIDENT DE LA REPUBLQUE QUI SERA LE MEILLEUR D'ENTRE NOUS CANDIDAT RHDP EN 2O20

Que dites-vous de ceux qui pensent que les élections sénatoriales auraient dû se tenir après les municipales et régionales de 2018 pour ne pas récompenser des élus défaillants susceptibles de se retrouver au Sénat ?

L'élection se passe bien cette semaine donc aucun candidat battu ne serait élu Sénateur si la question est que le chef de l'État nommera une personnalité battue dans des prochaines élections comme sénateur seul le président de la République pourra vous répondre.

 D’aucuns trouvent que le Sénat n’était pas nécessaire dans le contexte actuel, au moment où d’autres pays, comme le Sénégal supprime cette institution pour économiser. Qu’en dites-vous ?

 Ce n’est pas parce que le Sénégal renonce à une institution politique qui est le sénat que notre Pays doit faire autant au moment où nous n'avions pas le sénat le Sénégal l’avait donc c’est une question de contexte politique pour moi notre PAYS A besoin d’une deuxième chambre dans notre contexte politique pour parfaire notre démocratie l’argument qui est avancé que le sénat est budgétivore je réponds que la démocratie et les instruments de la démocratie à un cout et cela est moins coûteux que la dictature .

Dernière modification lejeudi, 22 mars 2018 03:45
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
Connectez-vous pour commenter

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px