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Nouvelle direction du RDR, parti unifié…. : Mamadou TOURE, Porte-parole du RDR dit tout…

Spécial Nouvelle direction du RDR, parti unifié…. : Mamadou TOURE, Porte-parole du RDR dit tout…

"J’ai été nommé lors du Congrès par le président d’honneur, la présidente du parti et la secrétaire générale comme secrétaire général délégué...

Vous avez désormais en charge au sein de votre parti, le Rdr, la mobilisation, la communication et le porte-parolat. Est-ce de très lourdes charges sur les frêles épaules d’un jeune loup ?

J’ai été nommé lors du Congrès par le président d’honneur, la présidente du parti et la secrétaire générale comme secrétaire général délégué. Ensuite, je me suis vu attribuer la communication et la mobilisation en plus du porte-parolat. Je m’honore donc de la confiance placée en moi et au delà de ma personne à toute la jeunesse. Pour moi, c’est une invitation à travailler d’avantage nous allons donc nous y atteler sans tarder. Nous le ferons en nous appuyant sur l’expérience de nos devanciers et en nous entourant des autres jeunes du parti.

Tout un symbole, pourrait-on dire. C’est la jeunesse qui est propulsée au devant de la scène.

Dès ma nomination, j’ai l’ai d’ailleurs dédié à toute la jeunesse. Je pense qu’au-delà de ma personne, notre parti devrait et fera la promotion des jeunes. L’avenir d’un pays c’est sa jeunesse. Un parti politique qui n’a pas une stratégie jeune est voué à une mort certaine. Le Rdr l’a compris depuis de nombreuses années, depuis plus de dix ans maintenant. Que ce soit au niveau des élections locales, au niveau de la députation, au niveau de l’occupation de postes aux secrétariats nationaux, bon nombre de jeunes ont été promus. Nous sommes dans la droite ligne de cette dynamique impulsée par le président Ouattara et ses collaborateurs. Dans les nouvelles instances qui se mettront en place, notamment les secrétariats nationaux et autres, je peux vous dire que la présidente du parti, le premier vice-président, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et la secrétaire générale Mme Kandia Camara ont à cœur de faire la promotion des jeunes.

Les jeunes continuent pourtant de se plaindre au Rdr. La plupart de ceux qui grognent sont les jeunes.

Je ne suis pas de cet avis ou bien on ne parle pas de la même séquence. C’est vrai qu’il y a quelques mois, beaucoup de jeunes se plaignaient. Ces problèmes ont été soulevés lors des pré-congrès du Rdr, le manque de solidarité au sein du parti, le manque de lisibilité sur l’insertion des militants, notamment des jeunes qui ont beaucoup contribué à la lutte du Rdr. Toutes ces questions ont été soulevées lors des pré-congrès du Rdr. Mais je peux vous dire qu’après les pré-congrès du mois de mai dernier, des réponses ont commencé à être apportées. Nous n’avons pas attendu la fin du congrès. Entre les pré-congrès et le congrès, des réponses ont été apportées pour corriger toutes ces critiques maintes fois objectives. C’est cela qui nous a permis d’atteindre dans l’union, la mobilisation que nous avons eues lors du congrès. Le RDR a ressuscité l’espoir chez les jeunes.

 Après les congrès, la nouvelle équipe dirigeante du parti a été dévoilée. Qu’est-ce qui a guidé et motivé le choix des personnalités coptées comme vice-présidents et secrétaires généraux adjoints ?

 D’abord, vous devez savoir que le Rdr a grandi. C’est un parti qui a eu 23 ans en septembre dernier. Depuis 1994, c’est un parti qui a pu s’étendre sur toute l’étendue du territoire national, qui a pu recevoir en son sein, beaucoup de personnes ressources. La configuration actuelle de notre direction, avec des cadres qui se sont vu confier des responsabilités sectorielles est conforme à cet état de fait. C’est-à-dire l’agrandissement du parti et puis la nécessité de prendre en compte un certain nombre de questions qui, pour nous, sont essentielles dans le débat public.

 Au niveau du Secrétariat général, des attributions spécifiques ont été faites. On a également rattaché à chaque vice-président une localité. Y a-t-il une explication à cet état de fait ?

 Pour la vice-présidence, il y a deux choses. Vous avez un certain nombre des cadres qui ont été pour beaucoup dans l’avancement de notre parti, qui sont montés au niveau des vice-présidents. Ce sont des cadres qui ont été de tout temps dans les combats du Rdr, qui ont apporté une grande contribution à ce combat. En plus de leurs responsabilités de vice-présidents, il leur a été confié la gestion de certaines régions. La volonté du Rdr, c’est de faire un maillage du territoire national. Aujourd’hui, nous avons un niveau d’implantation qui couvre toute l’étendue du territoire. Il s’agit de confier la supervision des activités du parti à l’échelle d’une région à ces hautes personnalités qui ont été choisies comme vice-présidents.

 Dans un souci d’efficacité bien entendu

Oui, dans un souci d’efficacité mais aussi de proximité avec les militants. Vous avez dit que certains militants se sont plaints avant le congrès. Certains militants ont dénoncé le manque de proximité entre eux et les cadres du Rdr. La nouvelle configuration répond en partie à cette préoccupation, être au plus près des militants.

 Le Rdr était à un moment miné par des dissensions énormes. Aujourd’hui, la direction s’ouvre à toutes les sensibilités. Avez-vous le sentiment que tout le monde a pris place dans la case ?

 Je ne sais si les dissensions étaient énormes. C’est vrai qu’il y avait quelques points de vue divergents qui ont fait jour à l’approche du congrès. Mais si vous remarquez de façon constante, avant même le congrès, le message fort de la direction du parti dirigée à l’époque par le ministre Amadou Soumahoro était le rassemblement et l’union. Le premier vice-président actuel du Rdr le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui a eu un important discours à Abobo, c’était le dernier meeting avant le congrès, a appelé à l’union. Le président Alassane Ouattara, dans son important discours d’orientation au congrès, a appelé au rassemblement et à l’union. Mme Diabaté, présidente du parti et Mme Kandia Camara, secrétaire générale du parti, après leur nomination et élection, ont appelé à l’union et au rassemblement. Cette direction actuelle, pour nous, reflète l’état d’esprit qui a prévalu juste avant le congrès et après le congrès. Rassemblement et union de tous les cadres et de tous les militants autour de notre idéal commun et autour de notre leader naturel,le président Alassane Ouattara.

Pour vous, toutes les tendances du Rdr sont-elles aujourd’hui impliquées dans la gestion du parti ?

La direction n’a voulu laisser personne en marge des activités et de la vie du parti. Cette direction qui a été publiée est inclusive et intègre tout le monde. Cela est conforme la vision des choses au sein du RDR.

Pourtant, après la publication de la liste des vice-présidents, une rumeur a fait état de ce que Guillaume Soro ne serait pas d’accord pour sa nomination parce qu’il n’a pas été consulté. Qu’en est-il ?

 Je pense qu’il faut moins écouter les rumeurs que les personnes elles-mêmes. Ce qui est important ici, ce ne sont pas les rumeurs. Ce qui est important ici, c’est la position du président Guillaume Soro. Et je pense que président Guillaume Soro, aujourd’hui, a à cœur de faire en sorte qu’il y ait la cohésion, le rassemblement au sein de son parti le Rdr, c’est le plus important.

Lors de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, on a vu des images saisissantes. Soro avec le Premier ministre, Soro avec le président de la République. Est-ce des gestes sincères selon vous ?

Je pourrai vous dire qu’il n’y a jamais eu de rupture. Il y a eu certes, par moments, quelques incompréhensions, mais je pense que le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro lui-même, à son retour de paris, a souhaité rencontrer le chef de l’Etat pour lui demander pardon. Après sa rencontre avec le chef de l’Etat, il a rencontré d’autres cadres du Rdr. Je pense qu’il faut s’en tenir à cela et s’en tenir au fait que le calme est revenue et les perspectives, c’est que nous puissions travailler main dans la main pour aider au renforcement de notre parti et aider à la création du parti unifié. Nous devons travailler main dans la main pour aider le président Ouattara à réaliser ce pourquoi les Ivoiriens l’ont élu.

Quel est l’état actuel des rapports de ceux qu’on qualifie de pro-Soro et la direction actuelle du Rdr ?

 Je ne comprends pas très bien votre question.

Il y a eu des actes qui ont été posés. Est-ce qu’après ces actes, ils continuent de se fréquenter, de se parler ? Y a-t-il aujourd’hui un apaisement ?

Moi, je ne parlerai pas de pro X ou pro Y. Nous avons des militants du Rdr et une direction inclusive s’est mise en place. Des militants peuvent avoir des sensibilités qui les rapprochent de tel ou tel cadre. Mais comme je l’ai dit tantôt, le plus important, c’est que tout le monde se retrouve dans cette direction. Et après la publication des membres du Secrétariat général, Mme la secrétaire générale du parti va certainement, dans les prochains jours, nommer les conseillers spéciaux. Après, nous aurons la mise en place des secrétaires nationaux. Le travail a déjà commencé. Des orientations ont été données lors de ce congrès par le président d’honneur de ce parti, notamment le renforcement de notre parti, la proximité avec les militants et surtout, le grand projet du parti unifié. Voilà ce à quoi nous devons nous atteler.

Il est de plus en plus question de la mise sur pied du parti unifié.Pourtant des observateurs notent que les bases des partis de la coalition Rhdp bouillonnent. Même les différentes directions travaillent plus à l’implantation de leur formation politique qu’à parler de parti unifié à la base. N’est-ce pas là une difficulté certaine de la mise en œuvre de ce projet de parti unifié ?

En tout cas, au niveau du Rdr, cette lecture n’est pas juste. Si vous prenez tous les communiqués du Rdr depuis décembre 2016, de façon constante, le Rdr a appelé au rassemblement des houphouétistes, a réitéré son attachement à ce groupement et le Rdr a même pris une option pour le parti unifié. Le dernier communiqué de la direction de notre parti qui a sanctionné une réunion importante avant le congrès, c’était au mois de juillet 2017. Au congrès de notre parti, le président d’honneur de notre parti a aussi donné une orientation claire par rapport au parti unifié. Vous ne trouverez aucune voix officielle du Rdr après ce congrès qui remette en cause cette dynamique. Mieux, vous avez le comité de haut niveau qui a été mis en place composé de cadres du Rdr, du Pdci, de l’Udpci, de l’Upci. Pour nous, c’est une étape importante. Le président Henri Konan Bédié lui-même a eu une déclaration importante. Après le congrès du Rdr, il y a eu l’anniversaire de l’Appel de Daoukro au cours duquel le président Henri Konan Bédié a eu un important discours appelant à aller au parti unifié. Je pense que c’est ce qui est important. Maintenant, nous pouvons avoir quelques cadres qui, pour des intérêts personnels, des calculs personnels, tentent de remettre en cause cette dynamique. Je pense qu’ils ne réussiront pas. Parce que ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui pourrait nous diviser. N’oublions pas que le Rhdp, c’est notre histoire. C’est vrai qu’il y a le Rdr, le Pdci, l’Udpci mais nous ne pourrons jamais effacer les douze années que nous avons passées ensemble, c’est-à-dire de 2005 à 2017. Nous avons des militants qui sont morts au nom du Rhdp. Nous avons gagné des élections au nom du Rhdp. Parler de l’histoire de nos partis de façon individuelle sans tenir compte de l’histoire commune dans le cadre du Rhdp, c’est falsifier l’histoire récente de notre pays. Au nom de cela, nous pensons que nous sommes dans une bonne dynamique. S’agissant des militants, je pense qu’il faut faire une analyse beaucoup plus en profondeur. Les militants ne remettent pas fondamentalement en cause le Rhdp. D’ailleurs, nos militants, qu’ils soient du Pdci ou du Rdr, de l’Udpci, de l’Upci, le Mfa, ou du Pit, sont toujours mobilisés lors des grandes échéances lorsque nous sommes toujours allés en Rhdp. En aucun moment, ces militants n’ont boudé ces échéances quand nous étions en Rhdp. Ce que nos militants demandent dans nos différents partis politiques, c’est d’avoir une lisibilité sur ce que nous leur accordons comme place. Est-ce que nous nous occupons de leurs préoccupations. Que ce soit les militants du Rdr, du Pdci ou des autres partis, ils veulent avoir une lisibilité sur leur avenir, sur le quotidien. Je pense que ces questions peuvent être traitées au sein de nos partis politiques respectifs comme nous sommes en train de le faire aujourd’hui au Rdr. Ces questions doivent aussi être traitées au sein du groupement politique que nous avons, le Rhdp. Le Rhdp doit, à un moment donné, s’asseoir et regarder les conditions de ses militants et essayer d’apporter des réponses à certaines préoccupations.

On a l’impression, des fois, que les hommes politiques cachent quelque chose aux Ivoiriens au regard de ce que l’horizon politique n’est pas dégagé.

Excusez-moi encore, ce n’est pas mon sentiment. Nous avons une orientation claire. Pour une fois, on ne peut pas reprocher au président Henri Konan Bédié et au président Alassane Ouattara de n’avoir pas donné une lisibilité sur leur vision de l’avenir du pays. Cet avenir, pour nos deux grands chefs, passe par le rassemblement des enfants d’Houphouët-Boigny. Maintenant, il y a des questions, comment faire les attelages, comment cela pourrait se faire. Nous avons tous décidé que ces questions relèvent des prérogatives des deux chefs. Nous pensons que chaque chose en son temps. Il faut d’abord que nous allions à la consolidation de notre groupement, à la création du parti unifié et ensuite, nos deux chefs sauront se retrouver et sur les questions subsidiaires liées à ce groupement politique donner les orientations qu’il faut. Il nous faut travailler tous les jours à aider nos deux chefs à aller dans ce sens et nous préparer à suivre les orientations qu’ils nous donneront. Donc, je n’ai pas le sentiment que les horizons politiques ne sont pas dégagés. Il y a encore des questions qui doivent être traitées, mais ces questions seront traitées selon le timing et le chronogramme définis par nos deux chefs.

Vous voulez dire que vous ne cachez rien aux Ivoiriens, encore moins aux militants du Rhdp?

Rien n’est caché. Au moment de l’élection présidentielle de 2015, le président Alassane Ouattara soutenu par son frère le président Henri Konan Bédié avait déjà donné la vision sur tous les changements institutionnels qui devraient permettre au pays de consolider la stabilité et éviter toutes les crises que nous avons connues. Modification de la Constitution qui a permis la création de certaines Institutions notamment, la vice-présidence. Ensuite, les deux ont appelé au parti unifié. D’abord le 3 août 2015, le Rhdp est devenu un groupement politique. Ensuite, nous avons pu faire les élections législatives en Rhdp même si après nous avons eu deux groupes parlementaires. Mais je pense que c’est une question qui fait l’objet de discussions aujourd’hui, certains cadres de nos partis pensent à juste titre qu’il faut réunifier nos groupes parlementaires. Nous sommes dans une bonne dynamique. Il y a des étapes et nous sommes en train de franchir ces étapes une à une. La prochaine étape, c’est vraiment le parti unifié.

 Ce sont des poids lourds qui composent le Comité de haut niveau mis sur pied pour le parti unifié. Qu’est-ce qui explique le choix de ces poids lourds ?

Vous aurez reproché le contraire au président Henri Konan Bédié et au président Alassane Ouattara s’ils n’avaient pas envoyé des grosses pointures pour discuter de parti unifié. Cela démontre tout l’intérêt qu’ils portent au projet. Ceux qui composent le groupe de haut niveau sont des collaborateurs de premier niveau des deux présidents. C’est la preuve qu’ils y attachentbeaucoup d’importance et nous sommes persuadés que ces personnalités, par leur sens de persuasion, leur sens de l’intérêt général, pourront aider à avancer très rapidement vers ce projet.

On parle de plus en plus d’élections des Municipales et des Conseils régionaux en 2018. Comment appréhendez-vous ces échéances électorales ?

 Je n’ai pas ces informations à mon niveau. Il reviendra au président de la République, au gouvernement, et certainement en concertation avec l’ensemble des partis politiques de Côte d’Ivoire, de déterminer les échéances électorales intermédiaires, notamment les élections locales. Mais à mon niveau, je n’ai pas d’informations sur ce débat.

Sous quels auspices s’annonce l’année nouvelle, selon vous ?

Après les six premiers mois de l’année 2017 qui ont été des mois d’épreuves pour notre pays, n’oublions pas qu’au mois de janvier, il y a eu une mutinerie, après il y a eu la crise sociale avec la grève des fonctionnaires. Donc, les six premiers mois ont été des mois difficiles. Les six derniers mois de 2017 ont été des mois heureux avec les accords trouvés avec les fonctionnaires, avec les militaires, la mobilisation des ressources à travers l’Euro bond, l’organisation de jeux de la francophonie, l’élection de la Côte d’ivoire au conseil de sécurité des Nations Unies. Et ces trois derniers mois, la reprise ou le lancement de tous les projets de développement sur toute l’étendue du territoire. La parfaite organisation du Sommet Union Africaine-Union Européenne grâce au leadership du Président de la République consacre le retour définitif de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale. Sans risque de nous tromper, nous pouvons dire que le gouvernement va continuer dans cette dynamique. Puisque le leitmotiv du chef de l’Etat, c’est d’agir tous les jours pour nos concitoyens. Certainement qu’en 2018, le Premier Ministre et son le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, vont continuer travailler à satisfaire les besoins les plus essentiels des Ivoiriens. Au niveau politique, le gros projet que nous avons, c’est le parti unifié. Il est indispensable que nous puissions finaliser ce projet en 2018 et comme vous l’avez dit, pour dégager les perspectives au niveau politique pour les années qui vont suivre.

 A vous entendre, doit-on s’attendre à de grands changements au niveau politique en 2018 ?

 Je ne dirai pas de grands changements politiques. Je dirai que 2018 devrait voir la naissance du parti unifié pour ce qui est de l’aspect politique qui nous concerne. Je ne parle pas des partis politiques de l’opposition et autres. Au niveau de l’action gouvernementale, nous pensons qu’il y aura une continuité de ce que nous voyons déjà. C’est-à-dire de grands projets et des actions en faveur de nos populations, notamment les plus faibles.

Le parti unifié est-il, selon vous, le gage pour le Rhdp de conserver longtemps le pouvoir ?

 D’abord, c’est de la responsabilité de l’opposition de s’organiser et c’est légitime pour elle d’ambitionner de revenir aux affaires comme on l’entends de gauche à droite à travers des déclarations de certains responsables de l’opposition. Mais, il est aussi légitime et impératif de notre part de consolider notre alliance et de faire en sorte d’assurer la continuité de toutes les actions qui sont menées actuellement après 2020. Un Rhdp uni, fort a de beaux jours devant lui au niveau de la gestion des affaires. Nous continuons à considérer qu’il n’y a pas d’alternative au Rhdp aujourd’hui. J’ai eu à le dire bien avant mes nouvelles fonctions, les meilleurs cadres de la Côte d’Ivoire se trouvent au sein du Rhdp. Le meilleur projet de développement de la Côte d’Ivoire, c’est au niveau du Rhdp. Quand vous regardez en face, que ce soit au niveau des compétences, que ce soit au niveau des projets clairs et des solutions aux préoccupations des Ivoiriens, y a pas match comme on le dit communément. Justement, pour assurer notre destin commun qui veut que nous puissions, dans la dynamique du discours du président Houphouët-Boigny en 1986 qui avait déjà prédit qu’après lui, des générations viendraient élargir les sillons qu’il a tracés et hisser le pays à un certain niveau, nous n’avons pas le droit de trahir la mémoire du président Houphouët en nous distrayant dans de petites querelles, de petits calculs. Nous devons aller à l’essentiel, aller dans le sens de l’intérêt général pour notre pays, pour son avenir. Cela nous commande de nous unir, d’aller au parti unifié.

Etes-vous surpris qu’après plusieurs années, le Fpi ne parvienne pas à faire son unité ?

Honnêtement, je ne veux pas faire de commentaire sur le fonctionnement interne d’un parti politique surtout de l’opposition. Tous les partis politiques ont leur contradiction interne, leur débat interne. Et honnêtement,je voudrais laisser le Fpi à son débat. Ce qui est important, c’est que tout cela se fasse en préservant la démocratie et que la démocratie soit consolidée dans notre pays. Et pour que la démocratie soit consolidée, il faut bien évidemment qu’il y ait des partis au pouvoir et des partis dans l’opposition qui jouent pleinement leur rôle. C’est de leur responsabilité de jouer ce rôle, de s’organiser. Nous, notre préoccupation, c’est vraiment le Rhdp, faire en sorte que nous demeurions pendant longtemps encore, la seule alternative crédible en Côte d’Ivoire.

 

Dernière modification lemardi, 09 janvier 2018 10:02
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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