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Politique (213)

Absence prolongée, destitution du Pan, … : Le secrétaire général du Parlement dit tout sur le cas Soro ...

Absence prolongée, destitution du Pan, … : Le secrétaire général du Parlement dit tout sur le cas Soro
Cyrille Djedjed
Le secrétaire général de l'Assemblée nationale, Latte Ahouanzi, était face à la presse le vendredi 13 octobre 2017, à la rotonde de ladite institution, au Plateau, pour faire ''le bilan des activités parlementaires''.

Occasion toute trouvée pour les hommes de médias pour en savoir davantage sur l'absence prolongée du chef du parlement ivoirien et surtout sur la rumeur de destitution récemment annoncée par la Lettre du continent. A ces interrogations, M. Ahoua n'a pas confirmé une destitution de M. Soro. Il a plutôt invité les uns et les autres à '' ne pas aller vite en besogne et à savoir raison garder'', tout en les renvoyant la Constitution ''pour les appréciations''. Poursuivant, le conférencier a fait savoir que le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, est ''régulièrement en mission''.

«Actuellement, à l'invitation du parlement russe, il prend part à la 137è réunion de l'Union interparlementaire. Ensuite, il se rend au Burundi en tant que premier vice-président de l'Association des parlements francophones dans une délégation des parlements francophones pour participer à une mission de bons offices auprès du Burundi qui est membre de la Francophonie. Donc il y va ici actuellement à titre officiel puisque premier vice-président du parlement francophone», a-t-il éclairé.

Pour le secrétaire général de l'Assemblée nationale, malgré cette absence du président Guillaume Soro, l'Assemblée nationale est ''au travail'' même si les séances de questions orales avec débat prévues pour le jeudi 12 octobre 2017 ont été reportées. Il fait savoir que ce n'est pas la première fois que cela arrive dans le fonctionnement de l'institution, précisant que pour que les activités puisent se tenir, il faut que les membres du gouvernement soient disponibles. «Nous arrêtons le calendrier de commun accord. Mais il peut arriver que pour une raison ou une autre le gouvernement saisisse l'Assemblée nationale pour indiquer l'indisponibilité du représentant du gouvernement à cette activité. Nous en prenons note et nous proposons une autre date pour tenir cette activité. Nous avons été saisis de l'indisponibilité des ministres qui devaient passer et nous avons convenu de reporter ces activités. Elles ne sont pas annulées, elles sont reportées pour trouver avec le gouvernement la meilleure date pour les réaliser», a-t-il expliqué.

Revenant sur le bilan des activités parlementaires, le secrétaire général de l'Assemblée nationale a rappelé que l'institution a débuté ses activités législatives le 13 avril avec une conférence des présidents qui lui a permis de disposer d’un calendrier de travail pour la session. Toutefois, en raison de la durée de la session, qui s’étend sur 09 mois, dit-il, la périodicité des travaux a été séquencée. Ainsi, fait savoir le conférencier, le 1er calendrier a couvert la période qui part d’avril à fin juillet avec l'examen de 7 projets de loi, dont 5 ont été adoptés. Poursuivant, M. Ahouanzi a indiqué que pour la reprise des travaux depuis le 21 septembre 2017,les projets de loi qui n’ont pu être examinés lors de la 1ère phase, ainsi que les séances de questions orales avec débats qui n’ont pu se tenir, sont reprogrammés. «Ce sont 20 projets de loi et 2 propositions de loi qui sont sur le bureau de l’Assemblée nationale, au nombre desquels nous comptons le budget de l’Etat pour l’année 2018», a-t-il précisé, ajoutant que l’Assemblée nationale a aussi une action en direction de l’international qui s’exprime au travers la diplomatie parlementaire. Cette session unique ouverte le 3 avril prend fin le dernier jour ouvrable du mois de décembre, soit le 29.

Cyrille DJEDJED

Côte d’Ivoire] L’espace public ne doit pas être un cadre de l’exhibition de ce qu’il y a de plus laid en l’homme #édito Pascal ROY

"Aucune force n'est suffisamment forte pour empêcher d'autres forces de la déforcer!" « J’appelle à un véritable cessez-le-feu sur le front du langage socio-politique! »


C’est vrai qu’en Afrique, la majorité de la population est loin d’avoir atteint l’amour du citoyen. C’est plutôt l’amour parental qui régit la plupart des institutions des pays du continent. Pour autant, l’espace public ne doit pas être un cadre de l’exhibition de ce qu’il y a de plus laid en l’homme, un choix entre le préférable et le détestable. L’espace public doit être le lieu pour faire apparaître la grandeur de la pensée. Il nous faut alors réussir à prouver ainsi qu’il est possible, encore aujourd’hui, de se mettre à une telle hauteur, chacun de nous, comme nous sommes.

Dans les débats de société comme dans les batailles politiques en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique, la dignité, la décence, les valeurs morales, juridiques, religieuses et celles des coutumes africaines nous convoquent et nous appellent à regarder l’autre avec les yeux de la raison. La lumière de l’humain sur son visage doit nous faire prendre conscience de ce que Lévinas appelle la « responsabilité sur autrui ». Les animaux ont des griffes ou des crocs, des becs ou des pinces, mais ils n’ont pas d’éthique.

L’éthique commence quand je cesse de regarder l’autre du haut de ma pseudo-puissance de mortel poussiéreux parce que j’ai découvert une puissance venue d’ailleurs, la puissance du visage.


« Il nous faut lapider cette force morale et cette audace intellectuelle, bien différentes des pompeuses parades langagières qui tentent de transformer l’espace public en un ring pour cochons dodus et de Katas de biceps de pécule«
Cette puissance du visage n’est pas la puissance des faux puissants de ce monde, une puissance mondaine nécrologique. C’est la force d’une présence, d’un regard qui se tourne vers moi et m’incline à une réaction d’humanité. Face à un visage pâle, un teint blafard, une expression faciale de tristesse, nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Nous ne pouvons pas tourner les talons de la raison théorique et passer notre chemin socio-politique. Réussir cet essai phénoménologique, c’est faire preuve de « cette vraie générosité envers l’avenir qui consiste à tout donner au présent », dont parle Albert Camus.

Il nous faut savoir être créatifs face aux adversités, aux challenges, aux maux de notre société et aux tempêtes de l’actualité.

Oui, tout donner pour préserver le débat politique en Côte d’Ivoire dans le respect des valeurs démocratiques et humaines, en évitant les comportements hasardeux et les mesquineries intellectuelles de toutes parts qui tissent les tissus des rancœurs et de la belligérance fratricide. Le faisant, nous donnerons aux proches et au monde une belle leçon de qualité de cœur politique, d’une magnifique dignité humaine et d’une inépuisable force de vie démocratique, dans un espace social et public fraternel.

Lorsque l’un de nos semblables semble frappé par la fièvre politique ou que les ingrédients semblent se concocter pour lui infliger une grippe para-politique, les moyens techniques peuvent nous manquer ou ne pas suffire pour faire front ou même lents à produire des résultats souhaités. Et pourtant, parce qu’humains, il nous faut pouvoir continuer à creuser la conscience et la pensée. Il nous faut lapider cette force morale et cette audace intellectuelle, bien différentes des pompeuses parades langagières qui tentent de transformer l’espace public en un ring pour cochons dodus et de Katas de biceps de pécule, afin de continuer de puiser dans les ressources de l’imagination, de la sensibilité et des intelligences pour faire face à la difficulté de la situation. Il nous faut savoir être créatifs face aux adversités, aux challenges, aux maux de notre société et aux tempêtes de l’actualité. Le créatif est un homme qui essaie d’épuiser le contenu même du concept d’humanité pour se positionner comme un leader, un être charismatique, un sage. Il est celui-là même qui se détache de la répétition monotone et mécanique des vieilles traditions politiques qui guident la masse pour en créer de nouvelles. C’est un être qui manifeste au maximum son humanité. C’est Nietzsche qui disait, dans « le prologue de Zarathoustra », que ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but.

Nous avons alors le devoir de participer à l’être du monde par la qualité de notre habitation dans ce monde, en évitant les pensées de forme qui déforment les fonds politiques.

En toutes circonstances socio-politiques, il nous faut pouvoir affirmer haut et fort que la fraternité est ce qu’il y a de meilleur pour tenter d’accomplir notre humanité́ errante et incertaine. C’est ce qu’avait proclamé la société mondiale en 1948 en promulguant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme pour faire face à la barbarie dont la deuxième guerre mondiale avait été le théâtre, révélant la face la plus sombre et la plus obscure de l’humanité. Sur quoi repose la Déclaration Universelle ? On l’oublie un peu vite mais l’article 1er de ce texte rappelle l’impératif éthique majeur : « les hommes doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». Ce qui veut dire que la fraternité doit s’imposer aux hommes. Elle est, comme l’a dit le philosophe Emmanuel LÉVINAS, « un fait originel ». Autrement dit, la fraternité n’est pas une option mais une nécessité et un impératif. Les rédacteurs de la déclaration de 1948 ont eu l’intuition et l’optimisme de penser qu’il y a un potentiel humain qui doit advenir, et c’est la fraternité qui définit et circonscrit le mieux cette espérance.

Mais, bien sûr, la fraternité n’est ni spontanée ni immédiate, et il ne servirait à rien de la décréter et encore moins de l’imposer. Non, la fraternité s’apprend à travers l’éducation et la formation et c’est précisément ce que disaient les rédacteurs de la Déclaration Universelle dans le préambule de leur texte. C’est aussi ce que nous dit Martin Luther King : « Où bien nous apprendrons à vivre ensemble de façon fraternelle, ou bien nous périrons tous comme des idiots ». Il y a donc un apprentissage tout au long de la vie scolaire et non scolaire à effectuer pour reforger la fraternité républicaine en Côte d’Ivoire, par la démocratie et la morale. En réalité, l’humanité n’a de sens que si elle renvoie à un monde que nous pouvons mettre en commun, à un univers où, animés de bonté, nous pouvons vivre dans une amitié fraternelle permettant de saisir l’autre comme un rameau de la même vigne de la vie, selon les termes du Professeur Augustin DIBI. Sans cette amitié fraternelle, sans cette cohabitation fraternelle, nourrie de l’attention à ce qui est fragile et menacé, que vaudraient la vie et l’action politique, sinon simplement un métal qui résonne, une cymbale glapissante ?

Il y a donc un apprentissage tout au long de la vie scolaire et non scolaire à effectuer pour reforger la fraternité républicaine en Côte d’Ivoire, par la démocratie et la morale.

La fraternité républicaine doit alors être reforgée individuellement mais surtout collectivement, dans le ciment de la démocratie et de la politique en Côte d’Ivoire, si nous voulons nous garantir une existence de paix, préalable à toutes actions de gouvernance et de développement. Nous devons être capables de nous inventer des solutions pour nous tirer d’une situation qui se dessine bien compromise, a priori désespérée. Sachons-nous créer des outils pour nous construire des abris démocratiques de coexistence pacifique. Il est temps de nous confectionner des habits pour nous protéger des prédateurs politiques et nous draper continuellement dans notre dignité d’êtres humains ivoiriens. J’appelle à un véritable cessez-le-feu sur le front du langage socio-politique! Nous ne devons pas démissionner de toute responsabilité vis-à-vis de nous-mêmes, des autres et de notre Nation!

Comme le dit Joseph Ki-Zerbo, « N’an laara, an saara.- Si nous nous couchons, nous sommes morts» !

Docteur Pascal ROY

Juriste, Philosophe et Diplômé de Sciences politiques

Enseignant-Chercheur des Universités

Chercheur-Associé à l’Institut Catholique de Paris

Membre-Associé à la Société Française de Philosophie

Écrivain et Chroniqueur

www.docteurpascalroy.com

Les ambitions de Soro passent forcément par le RDR tout ceux qui le poussent à la création d'un parti le trompent.

Diomandé Adama, président de l’Association pour la Défense de la démocratie et des libertés (ADDL) à propos du positionnement au RDHP: "Ouattara et Bédié doivent trouver un accord politique" - Abidjan.net

Politique Diomandé Adama, président de l’Association pour la Défense de la démocratie et des libertés (ADDL) à propos du positionnement au RDHP: "Ouattara et Bédié doivent trouver un accord politique"
Publié le mardi 26 septembre 2017 | Abidjan.net

Politique © Abidjan.net par Atapointe
Politique ivoirienne : Adama Diomandé, Président ADDL France propose des solutions
Abidjan le 21 septembre 2017. Le président de l’Association pour la défense de la démocratie et des libertés (ADDL) Adama Diomandé donne son avis sur les grands sujets de la politique nationale.

Président de l’Association pour la Défense de la démocratie et des libertés (ADDL), M. Diomandé Adama prenait déjà une part très active au débat politique ivoirien depuis la France où il résidait. De retour au pays depuis près de cinq mois, il a décidé de s’impliquer davantage dans les questions politiques.

De l’alternance en 2020, en passant par les secousses au RDR et au RHDP, jusqu'aux ambitions du président de l’assemblée nationale Soro Guillaume, l’opérateur économique donne son avis sans tabous lors d’un entretien accordé à Abidjan.net.

Mettre de l’ordre dans la case

Parti essentiel à la cohésion au Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le Rassemblement des Républicains (RDR) traverse des moments troubles du fait des ambitions à peine masquées de certains cadres du parti.


En congrès les 9 et 10 septembre dernier, le parti compte changer de cap pour être toujours au devant de la scène politique. Mais selon M. Diomandé, la solution est simple, il faut remobiliser la base : « Je me suis battu à l’extérieur mais maintenant j'ai mis les pieds dans le plat, j’écoute les uns et les autres et je vois la situation des militants. Les dirigeants n’arrivent pas à mettre en ordre les militants, la base, qui se sent délaissé. Il faut donc mobiliser la base et avoir des dirigeants qui pensent que nous pouvons être des acteurs incontournables »


Ce qu’il déplore encore plus, c’est que certains militants oublient le parti pour leur ambition en 2020 : « De la manière on se comporte actuellement nous pouvons perdre les deux et une alliance contre nature peut également nous faire perdre nos acquis depuis 20 ans. »

RHDP : Aller au parti unifié avant de parler d'alternance

“ Si nous voulons aller au RHDP, nous devons nous consolider nous même pour être le pilier du RHDP et nous ne devons pas avoir le complexe de revendiquer cela. Le PDCI a la même ambition mais chacun se bat pour se positionner. Si des alliances se font et que nous n'arrivons pas à être d'accord, on pourrait encore avoir un président par défaut. Au RDR nous avons mis carte sur table, que le PDCI fasse de même » indique-t-il.

Allant plus loin, M. Diomandé soutient qu’il faut un accord politique entre les présidents Henri Konan Bédié Alassane Ouattara afin d’avoir une position sur un ticket unique que chaque cadre des deux partis devra entériner, mais le plus important est d’aller au parti unifié avant de parler d'alternance.

« Le président Ouattara a les moyens, comme il a dit dans son discours à l’ouverture du congrès, de faire naitre le parti unifié car il s'agit pour lui de préserver son bilan, celui de Bédié et d’Houphouët » a-t-il ajouté.

Ramener le soldat Soro

Le sujet politique phare du moment étant les ambitions, masquées ou pas (c’est selon) du PAN Soro Guillaume pour la présidentielle 2020, le président de ADDL avait un message à l’endroit de son jeune frère qu’il ne blâme pas, mais à qui il montre une voix honorable

« Les ambitions de Soro passent forcément par le RDR. Il ne peut pas se mettre en dehors des ambitions de son parti mais doit plutôt y consolider sa position en venant au congrès pour limiter et commencer à baliser son positionnement dans le parti. S'il sort sans le RDR, ce n'est pas sur que ses partisans vont le suivre compte tenu de la création du RDR et du statut du président Ouattara. Que Soro affirme son ambition au Rdr » conseille-t-il.

Néanmoins, il prévient, « tout ceux qui le poussent à la création d'un parti le trompent. Dans le discours du président Bédié à l’anniversaire de l’appel de Daoukro, il semblait lancer un appel au PAN qui disait clairement : reste là où tu es et positionne-toi. »

Atapointe

Ouattara, les deux fronts / Sur le front Soro la problématique est simple : comment garder l’enfant terrible du RHDP au RDR?

"Sur le front du PDCI, tout le monde, observateurs, responsables du RDR, militants PDCI même, a été surpris par la fermeté du Président Bedié lors du discours qu’il a prononcé pour commémorer le 3eme anniversaire de l’appel de Daoukro......

L’agenda politique du Président de la République à son retour de New York, où il participait à la traditionnelle Assemblée Générale des Nations Unies, est copieux.

Il devra, avec l’aide de la fidèle Henriette Dagri Diabaté, portée à la tête du RDR par les militants réunis en congrès il y a quinze jours, travailler sur les deux fronts politiques ouverts depuis le début de cette année : la gestion du cas Soro, qui a boudé le 3ème congrès ordinaire de son parti au prétexte qu’il n’a pas été associé à sa préparation par l’ancienne direction, et celle des relations avec le PDCI, dont le Président, Henri Konan Bedié, a rappelé avec force, le week-end dernier, lors de la commémoration de son appel de Daoukro, l’exigence d’alternance en 2020. « Je bloque ces termes!« , a -t-il dit. Fermez le banc!

D’aucuns estiment que, deux fronts politiques au sein de sa propre majorité quand l’opposition, les étudiants, la grogne sociale, les revendications des militaires et anciens combattants, ne font déjà pas de son second mandat une promenade de santé, c’est trop. Il faudra au Président déployer des trésors de subtilité et de génie politique, comme ceux qui lui ont permis de renverser la table du RDR lors de son dernier congrès, et toute l’autorité morale de la Présidente du RDR, pour redonner un semblant de calme et de cohésion à la majorité, avant les grandes échéances.

Sur le front Soro la problématique est simple : comment garder l’enfant terrible du RHDP au RDR?

Quels mots, quels gestes, pourront faire rentrer dans le rang celui qui estime que l’ancienne direction du parti l’a maltraité et que les accusations plus ou moins ouvertement portées contre lui à propos des mutineries du premier semestre sont diffamatoires? Les jours qui viennent nous diront si le Président Ouattara, qui pour l’instant a rompu le contact, voudra prononcer ces mots et poser ces gestes à son endroit. Il restera au PAN, qui n’a de cesse de publier des messages d’apaisement sur les réseaux sociaux, à saisir la balle ou non. Car, c’est plutôt à la création d’un parti politique à sa main que la multiplication récente des mouvements se réclamant de son nom (les soroistes, les parlementaires du 3 avril, l’Amicale des Forces Nouvelles), et le spectaculaire boycottage du congrès de son parti, faisaient penser ces derniers temps.

Sur le front du PDCI, tout le monde, observateurs, responsables du RDR, militants PDCI même, a été surpris par la fermeté du Président Bedié lors du discours qu’il a prononcé pour commémorer le 3eme anniversaire de l’appel de Daoukro. S’arc-boutant sur les termes de « l’accord », estimant avoir rempli sa part, il a fait savoir que l’alternance, cette idée que le prochain candidat du RHDP à la présidentielle de 2020 devra être issu de son parti, n’est plus négociable, ni discutable. Sans attendre forcément une réponse formelle à court terme puisqu’il a pris le soin de préciser qu’il fallait laisser Ouattara travailler et ne plus polluer l’atmosphère avec cette question, certes brûlante, mais selon lui déjà tranchée. Il n’empêche que tout le monde attendra, à son retour, un signe du Chef de l’Etat pour connaître la tendance. Un simple louvoiement de sa part risquerait d’être mal interprété par Bédié, avec qui, dit-on, il ne parle plus non plus depuis plusieurs mois. Difficile équation à résoudre pour éviter de mettre en danger la coalition même.

Sur ces deux fronts, la Grande Chancelière de Côte d’Ivoire et nouvelle Présidente du RDR, Henriette Dagri Diabaté, l’arme fatale d’Alassane Ouattara, aura un rôle déterminant. Les semaines qui viennent risquent d’être passionnantes.


Philippe Di Nacera
Directeur de la publication

Pdci-Rdr : Un grand bouleversement en vue au Rhdp / Congrès du RDR: Amadou Gon s’explique sur l’absence de Guillaume Soro

Célébration / Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) a réaffirmé son unité le dimanche 17 septembre dernier, au cours de la célébration de l'an 3 de l'appel de Daoukro dans ladite ville.

Alors que l'opinion redoutait une explosion de cette coalition, le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, qui en assure le leadership, a témoigné avec ses alliés qu'ils continuent leur aventure. Les adversités tues, l'unité à nouveau scellée, un grand bouleversement s'annonce au niveau de l'instance dirigeante de l'alliance au pouvoir. Nommé depuis le 15 février 2016 à la tête du directoire du Rhdp, Amadou Soumahoro doit, en effet, céder son fauteuil. L'ancien ministre du Commerce n'est plus, depuis le dernier congrès du Rdr tenu les 9 et 10 novembre dernier, le patron du Secrétariat général de ce parti dont il assurait l'intérim. Il a été remplacé par la ministre Kandia Camara pleinement nouvelle secrétaire générale du parti au pouvoir.

Le poste de président du directoire du Rhdp revenant de façon tournante aux secrétaires généraux des partis membres de la coalition, Henri Konan Bédié devrait procéder, dans les jours et semaines à venir, à la nomination d'une nouvelle personnalité pour occuper ce fauteuil. Logiquement, Kandia Camara devrait terminer le mandat de son prédécesseur, Amadou Soumahoro, avant de poursuivre la rotation.

Après le Rdr, le tour devrait revenir à une formation de la coalition. Le choix président Bédié a un choix à faire entre l'Udpci de Mabri Toikeusse et le Mfa. Mais, ces options présentent un profond embarras pour le président du Pdci-Rda en raison de quelques précédents avec, ou à l'intérieur, de ces deux formations alliées.

Depuis novembre 2016, en effet, la direction de l'Udpci est littéralement mise à l'écart dans la conduite des affaires de l'alliance.

Après avoir été débarqué du gouvernement, pour avoir présenté une liste parallèle à celle validée par les présidents Bédié et Ouattara, Mabri Toikeusse ne prend plus part aux décisions du Rhdp. Certes, il se réclame toujours de la coalition au pouvoir, mais formellement, il reste tenu loin du cercle des deux principaux leaders, qui font cavalier seuls. Quant au Mfa, ce parti traverse une profonde crise de leadership depuis le débarquement de son président-fondateur, Anaky Kobenan, par son ex-collaborateur Anzoumana Moutayé, lui-même confronté à une fronde ces dernières semaines.

Henri Konan Bédié va-t-il reprendre en main le directoire de sa coalition en le confiant à nouveau à son parti ? Pas si sûr, car ce poste reviendrait à Maurice Kakou Guikahué, qui en était l'ex-détenteur. Va-t-il continuer avec le Rdr, en nommant Kandia Camara ? Cette voie semble plus probable en revenant sur le mandat de l'ancien secrétaire général du Pdci-Rda, le professeur Alphonse Djédjé Mady, auquel avait succédé le ministre Guikahué dès qu'il y a eu changement au Pdci-Rda.
F.D.BONY


Congrès du RDR: Amadou Gon s’explique sur l’absence de Guillaume Soro

L`absence de Guillaume Soro du dernier Congrès du Rassemblement des Républicains (RDR) a été l’un des points marquants de la rencontre organisée les 9 et 10 septembre dernier par le parti aux pouvoir. Depuis Londres, le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly est revenu sur la question.

Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro était absent du 3è Congrès ordinaire du RDR, son parti. Le chef du parlement a expliqué cette situation par le fait qu’il n’a pas été associé aux préparatifs de cette rencontre.

A l’occasion d’une interview accordée à la radio BBC, Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre et actuel 1er vice-président du parti au pouvoir a démenti cette version de celui qu’on surnomme le PAN. « Il (Guillaume Soro) était associé au même titre que tout le monde. Il était absent de la dernière réunion au cours de laquelle le président a abordé avec la direction du parti, toutes les informations relatives au Congrès », a expliqué le chef du gouvernement.

Le chef du gouvernement a par ailleurs « regretté » l’absence de Soro à cette rencontre qui s’est tenue sur deux jours au Parc des Sports de Treichville.

Côte d’Ivoire. Pratiquer la realpolitik de la prudence : un viatique existentiel pour le PDCI et le RDR.

Pratiquer la realpolitik de la prudence consiste, au sens aristotélicien du terme, en ce que l’habileté soit reprise et tirée du bon côté par la vertu morale. Ce conseil pragmatique de la raison politique devrait être, pour le PDCI et le RDR, un viatique existentiel indispensable. La configuration de la situation politique de la Côte d’Ivoire les oblige à se réapproprier cette realpolitik démocratique, union de la politique et de la morale. Ces deux partis devraient, dans la lutte politique qui les oppose, concilier « la prudence du serpent » à « la simplicité de la colombe » comme le conseille le philosophe Emmanuel Kant.

Le philosophe souligne, dans son opuscule Le projet de paix perpétuelle, que « la droiture vaut mieux que toute politique » et que cette proposition théorique est « la condition inéluctable de la politique ». Pour opérer des choix politiques gagnants dans la recomposition du champ politique ivoirien, le PDCI et le RDR devraient unir la préoccupation d’efficacité à celle de rigueur morale, allier le souci d’habileté au souci de droiture. Cette combinaison qui définit la prudence est la vertu cardinale de l’homme politique, dit Aristote. Elle devrait, s’ils s’en montrent capables, assurer leur salut. Ils devraient, pour cela, s’interdire de chevaucher, par calcul électoraliste, les monstres féroces du nationalisme identitaire, du confessionnalisme et de l’hubris du pouvoir au visage terrifiant de Méduse Gorgone.


Le PDCI ne doit pas tenter de chevaucher le monstre féroce de l’hubris du pouvoir au risque d’en être terrassé. Il doit tout autant se défier du monstre communautaire et national-populiste au risque d’être déraciné et dévoré, comme en témoigne un passé si proche. Le RDR ne doit pas tenter de chevaucher le monstre régionaliste et confessionnaliste, au risque d’être étouffé par ses terrifiants tentacules internationaux.

Ils devraient éviter, tous les deux, de confondre la realpolitik nationale des démocraties avec la realpolitik nationale des dictatures : la fourberie, l’impudeur, le cynisme et le machiavélisme abusivement réinterprété. Ce legs empoisonné du passé, cette idéologie de la violence politique qui servit à justifier l’arbitraire du pouvoir dans les dictatures et les autocraties postcoloniales, doit être rejeté par la classe politique ivoirienne.

Déconnecté de l’assistance de la belle âme, autrement dit de la conscience morale, le machiavélisme est la vertu politique des assassins. « En affirmant que dans le domaine publico-politique les hommes devraient apprendre à pouvoir n’être pas bons, Machiavel n’a jamais voulu dire, bien sûr qu’ils devraient apprendre à être mauvais » souligne Hannah Arendt. Il est nécessaire de rappeler que Machiavel s’insurgeait contre la corruption de la vie politique de l’Italie de son temps et que la violence qu’il préconisait était destinée à fonder l’Etat pour rendre la politique possible.

Le mauvais politicien interprète abusivement machiavel pour justifier la violence politique et les ruses qui lui permettent de prendre et de confisquer le pouvoir contre les lois, alors même que l’État est déjà établi. Antithèse radicale de Périclès, il réduit la vertu politique à l’indifférence envers le Bien commun et envers le Bien tout court. Il assimile l’habileté politique à la roublardise et à l’aptitude de combiner les moyens les plus efficaces pour atteindre des fins personnelles même s’il devrait en résulter le malheur collectif et si le monde entier devrait en périr. Protagoras des temps moderne, puisant son inspiration chez les sophistes, démagogue indifférent à la Vérité et au Bien, le mauvais conseiller, antithèse radicale d’Aristote conseiller d’Alexandre le Grand, réduit le conseil politique au fait d’annihiler le jugement de l’acteur politique, de lui procurer des recettes d’imprudence et de fourberie, de chanter ses louanges contre rétribution. Cette realpolitik d’imprudence sied à ces fléaux des cités que Platon recommandait de bannir : l’homme politique et le conseiller dépourvus de pudeur. Elle convient aux tyrannies et aux dictatures. Dans les démocraties de nos jours, elle commande des stratégies électorales perdantes.

La realpolitik de la prudence, qui commande les stratégies électorales gagnantes dans les démocraties modernes, ne s’identifie plus à l’opportunisme, au cynisme, et à l’immoralité des alliances contre-nature. Les fins de la politique, autrement dit la liberté, l’égalité et le bien-être des peuples, déterminent aujourd’hui le choix des moyens efficaces de l’action politique. Telle est la realpolitik démocratique moderne. La viabilité politique du PDCI et du RDR dépendra de leur capacité respective à s’y inscrire.

(A suivre) / par / Alexis Dieth, Docteur en philosophie de l’Université de Poitiers, est chercheur à Vienne (Autriche). Spécialiste de la philosophie morale et politique de Kant

Côte d’Ivoire. Ce qu’est l’houphouëtisme, mémoire historique commune du PDCI et du RDR

Coopérer ou périr, telle est l’alternative existentielle qui s’impose au PDCI et au RDR après leur séparation. Cette alternative, qui met en jeu leur avenir politique, les appelle à se ressourcer dans leur mémoire commune car la crise qui provoqua, à l’origine, la scission du PDCI-RDA, fut une crise de sa mémoire idéologique. Cette crise mémorielle, qui a nourri une tension centrifuge au sein de la coalition, oblige à réinvestir les fondamentaux idéologiques du PDCI-RDA historique légués par le Père de la Nation Ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny.

L’idéologie du nationalisme modernisateur d’obédience libérale du PDCI-RDA, l’Houphouëtisme du Père de la Nation Ivoirienne, traduisait en idéologie mobilisatrice et en utopie politique, les besoins et les espérances démocratiques d’une société multiethnique qui aspirait à l’unité, à la liberté, à l’égalité et à la modernisation économique. Les mots de paix, de tolérance, de fraternité, de dialogue, d’unité nationale, l’appel à une Nation ivoirienne de citoyens, la célébration du métissage, la xénophilie du PDCI-RDA historique originel formulaient les attentes profondes des forces sociales d’un pays multiplement enraciné et ouvert sur le monde.


La désignation du PDCI-RDA, comme parti des planteurs et des paysans, le définissait comme représentation politique d’une catégorie socio-professionnelle majoritaire. L’appel aux traditions signifiait la promotion et la défense du génie créateur des diverses collectivités culturelles ivoiriennes. Il ne se faisait guère dans le sens de la défense d’identités communautaires singulières et fermées. Cette combinaison idéologique des universaux de la modernité et du particularisme des traditions situait donc le nationalisme modernisateur et libéral du PDCI historique à mille lieux du nationalisme communautaire et identitaire.

L’Houphouëtisme, synthèse des traditions et de la modernité, opère la combinaison difficile de l’unité et de la multiplicité dans le régime de la démocratie républicaine libérale. L’objectif de la dimension républicaine de cette démocratie était de réaliser l’unité de la diversité socio-culturelle à travers la citoyenneté. L’objectif de sa dimension démocratique était de réaliser la coexistence de la pluralité sociale dans le respect réciproque des particularismes.

La postérité actuelle du PDCI-RDA historique se méprendrait ici gravement à interpréter cette représentation inclusive de la nation comme ethnicisation. Dans l’Houphouëtisme, l’intégration politique des ethnies fut celle des génies culturels dans la participation politique et dans la production de la richesse nationale. Quoique la traduction historique de cette intention aie conduit à des égarements dans une géopolitique interprétée dans un sens ethniciste, les dévoiements doivent désormais être définitivement corrigés. L’alternance démocratique du pouvoir en Côte d’Ivoire ne doit pas être pensée comme alternance de type ethnique et régionaliste.

Nous devons, en Côte d’Ivoire, être capables de nous penser en citoyens régionalement et culturellement situés. Notre définition ethnique de soi doit être conçue comme variation multiple d’un thème unique : celui d’une citoyenneté enracinée dans la multiplicité de ses mémoires culturelles.

Pour renaître pleinement à eux-mêmes et pour maîtriser leur historicité politique, le PDCI et le RDR doivent chacun se défier de l’ethnicisme, du tribalisme, de confessionnalisme, du régionalisme et de la personnalisation du pouvoir. L’ethnicisation catastrophique de la politique partisane ivoirienne résulta de la subversion de l’ethnicité à des fins politiques. Cette subversion permit d’attribuer à l’ethnicité une signification politique au lieu de respecter sa définition sociale et culturelle. La définition de soi comme ethnie exclut alors la définition de soi comme citoyen et sape à la base la République comme creuset du rassemblement et de l’unité d’un peuple divers. Dans une démocratie républicaine libérale, l’acteur social est un citoyen enraciné néanmoins dans une ethnie. L’identité nationale citoyenne est toujours assise sur une mémoire culturelle qui n’aspire guère à occuper le champ politique et à faire des coutumes, la Loi fondamentale de l’Etat.

Désormais séparés mais appelés à coopérer, le PDCI et le RDR doivent se réapproprier cette conception citoyenne de la nation qui définit leur mémoire politique commune et qui structure le « nationalisme » et le patriotisme républicain d’Etat du PDCI-RDA. Cette mémoire doit normer leur choix, leurs décisions et actions politiques

La viabilité politique du PDCI et du RDR dépendra de leur capacité respective à se distancier des extrémismes identitaire et national-populiste. Leur identité partisane devrait se construire et se consolider sur leur consensus commun dans les valeurs de la République et de la Démocratie qui ne sont rien d’autres que les valeurs constitutives de l’houphouëtisme.

Le PDCI et le RDR devront donc se défier, tout à la fois, de la représentation du parti comme coalition régionale et ethnique, et comme parti de chef. Il leur faut révoquer la conception antidémocratique de la représentation politique comme incarnation de l’identité d’un peuple ethnique, au profit de la conception démocratique et républicaine de la représentation comme délégation d’un mandat révocable aux élus d’une Nation de citoyens.

Pour sauvegarder leur identité partisane respective, il est d’importance vitale de tenir compte de la différence et de l’antinomie idéologique et axiologique qui distinguent un parti national républicain, démocratique et libéral d’un parti nationalitaire antirépublicain, antidémocratique et illibéral, défenseur d’une identité ethnique et tribale fermée. La pérennité du PDCI et du RDR, dans une Côte d’Ivoire culturellement, socialement, politiquement, et économiquement ouverte sur le monde en dépend. Il y va de leur survie politique commune.

par / Alexis Dieth, Docteur en philosophie de l’Université de Poitiers, est chercheur à Vienne (Autriche). Spécialiste de la philosophie morale et politique de Kant

Alassane Ouattara : « La Côte d’Ivoire est au-dessus de nos intérêts personnels » « C’est terminé, nous n’accepterons plus qu’on vienne perturber la tranquillité et la quiétude des ivoiriens (…)

Alassane Ouattara : « La Côte d’Ivoire est au-dessus de nos intérêts personnels » « C’est terminé, nous n’accepterons plus qu’on vienne perturber la tranquillité et la quiétude des ivoiriens (…)

« Le RDR subi la violence physique et morale des autres »

Aux militants de son parti, Alassane Ouattara a demandé de ne pas oublier d’où ils viennent. « Si vous gardez en mémoire notre parcours et d'où nous venons, vous apprécierez notre combat et la Paix que nous avons », a-t-il affirmé.

Poursuivant, le Président Ouattara a soutenu que le « Rdr n'est pas un parti de violence comme on veut le faire croire, mais un parti qui a subi la violence morale et physique des autres. »

Dans son discours de clôture du congrès M. Ouattara a indiqué que quelques soient les « ambitions personnelles et les divergences nous travaillons pour mettre en place le parti unifié, le RHDP ». Et de préciser qu’il compte mettre ce parti sur place avant la fin de cette année.

« Le Président Bédié et moi nous ne le faisons pas pour nous, mais pour nos enfants. La Côte d'Ivoire mérite ce sacrifice », a souligné ouveau président d’honneur du Rdr.

Mandats d’arrêts

Mais avant, le Président de la République Alassane Ouattara a rappelé que la Cîte d’Ivoire revient de loin après des périodes d’instabilité. « Les récentes attaques des Commissariats et des camps de gendarmerie et évasion des prisons ne troublent pas notre sommeil. Nous travaillons à cela pour la sécurité des ivoiriens », a-t-il rassuré les Ivoiriens.

Aussi a-t-il révélé que « quel que soit les mensonges des uns et des autres, nous avons des preuves concrètes et elles seront transmises dans les pays ou les déstabilisateurs se trouvent ».

Aux déstabilisateurs cités, M. Ouattara s’est voulu ferme : « Ils feront le choix de rentrer par eux même, autrement des mandats d’arrêts seront émis à leur endroit. »

Nouvelle direction RDR

Pour la nouvelle direction du parti, Alassane Ouattara passe président d’honneur.

- Mme Henriette Dagri DIABATÉ, Présidente du RDR

- M. AMADOU GON COULIBALY, 1er Vice-Président du RDR

- MME KANDIA KAMISSOKO CAMARA, Secrétaire Générale du RDR

- M. MAURICE BANDAMA, 1er Secrétaire Général délégué du RDR

- MME ANNE DÉSIRÉE OULOTO, 2ème Secrétaire Générale déléguée du RDR

- M.MAMADOU TOURÉ, 3ème Secrétaire Général Délégué du RDR.

CHEICKNA D. Salif

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Côte d’Ivoire : tous d’accord pour réformer la Commission électorale indépendante

Enjeu de la réforme : rendre la CEI plus indépendante vis-à-vis du pouvoir.

Les huit partis politiques représentés au sein de la Commission électorale indépendante (CEI), dont le RDR (au pouvoir), sont tombés d’accord sur un certain nombre de recommandations censées assurer une plus grande transparence dans l’organisation des futurs scrutins.

Réunis en juillet à Grand-Bassam à l’initiative de la Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire (Poeci), ils ont formulé une recommandation, non rendue publique mais directement transmise au président Alassane Ouattara et à son Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

Il s’agirait de mettre fin, au sein de la commission centrale de la CEI, au vote des cinq représentants de l’administration publique. Dès lors, seuls les huit représentants des partis politiques (quatre de l’opposition, quatre de la mouvance présidentielle) et les quatre représentants de la société civile devraient participer au vote des résolutions. Les partis estiment que les représentants de l’administration (dont celui du président de la République) devraient se contenter du statut d’observateur afin de permettre aux représentants de la société civile d’être les véritables arbitres en cas de désaccord entre les représentants des partis, notamment lors de l’élection du président de la CEI.

Enjeu de la réforme : rendre la CEI plus indépendante vis-à-vis du pouvoir.

En savoir plus sur : http://www.jeuneafrique.com/mag/472967/politique/cote-divoire-tous-dacco...

Adama Diomandé: « Je suis convaincu qu’il y aura un ticket RHDP en 2020 »

Depuis son retour à Abidjan, Adama Diomandé multiplie les actions de bons offices au sein de son parti.

En France depuis une trentaine d’années, Adama Diomandé a décidé de regagner son pays afin de participer activement à la vie politique de son parti, le Rassemblement des républicains (RDR). À 64 ans, ce proche d’Alassane Ouattara croit en un avenir radieux pour la famille des Houphouëtistes, avec en leur sein les ex- Forces nouvelles.

Vous rentrez au pays à la veille d’un congrès décisif de votre parti, le Rassemblement des républicains (RDR). Comment sentez-vous les choses avec tout ce qui se passe déjà autour de cette échéance?

Je suis heureux d’appartenir à un parti politique qui est en mouvement, où les choses se disent d’une manière franche, même si il y a des faiblesses évidentes auxquelles il faut faire face. C’est pourquoi le retour du chef de l’État à la tête du RDR, par le biais de ce congrès, sera une bonne chose. Le fonctionnement du RDR sous Alassane Ouattara, entre 1998 et 2010, était différent. Il y avait un cabinet qui gérait la stratégie du président pour arriver au pouvoir et il y avait la rue Lepic (siège du parti), qui s’occupait des militants. Aujourd’hui, l’une des difficultés du RDR est que la direction intérimaire n’a pas su faire ce qu’il fallait pour que les militants ressentent tout ce qui a été fait de positif par le Président de la République.
Nous qui sommes à l’extérieur, sommes peinés quand nous écoutons les militants. Alassane Ouattara est un modèle, mais son parti n’a pas su expliquer cela aux Ivoiriens. Donc nous devons nous remobiliser pour montrer l’aspect positif du Président de la République. C’est un être humain.
Certaines choses n’ont pas été bien faites, mais les bonnes actions sont plus conséquentes que les ratés.

Vous avez dit que le RDR avait des faiblesses évidentes. Quelles sont ces faiblesses ?

L’absence de proximité avec les militants, le manque de solidarité entre les militants et la faiblesse de la communication. Allez faire un tour à la rue Lepic. Pour accéder à un cadre, c’est tout un parcours, même si, notons-le, certains restent accessibles. Ce qui m’importe, c’est qu’en deux mandats le président a propulsé le pays à un niveau très considérable, sur le plan international et sur le plan national aussi. Le désenclavement des villes, des villages, le respect qu’impose la Côte d’Ivoire dans la sous-région, la force et la stabilité de l’économie ivoirienne, qui rejaillissent sur toute la sous- région. C’est vrai que le militant de base ne prend pas en compte ces réalités, car cela fait partie de son quotidien, mais c’est l’une des faiblesses du RDR, qui n’est pas allé au contact des militants pour leur expliquer que la Côte d’Ivoire devait être économiquement forte pour que les actions du président rejaillissent sur tout le monde. C’est aussi pourquoi les militants ont souhaité son retour à la tête du parti.

Justement, ce retour crée des suspicions, car certains le soupçonnent de vouloir faire un 3è mandat…

Depuis que je le connais, il n’a jamais manqué de respecter la parole donnée. Sa préoccupation est de faire une transition générationnelle de qualité. Il ne va pas le faire n’importe comment et à n’importe quel prix. Que nos alliés ne se trompent pas : quand on parle d’alternance, cela veut dire qu’il y a deux partis concurrents. L’idée du Président de la République est de créer un parti unifié, de le solidifier, parce que les bases sont là et que le meilleur d’entre nous sera propulsé. Pour y arriver, la compétition s’organise toute seule. Les ambitions sont révélées et, à partir de là, chacun met en place sa stratégie. Il est tout à fait démocratique que les uns et les autres expriment leurs ambitions. Maintenant, ceux qui, par leur positionnement et dans leur discours, ne contribuent qu’à réveiller les frustrations, se trompent de stratégie. Vous avez par exemple les ex Forces nouvelles (FN) qui affirment leurs ambitions. Cela est compréhensible. Oui, les FN ont été utiles à notre combat, mais ce sont nos deux forces associées qui ont abouti à ce changement. S’il n’y avait pas eu une force politique respectable sur le plan national et international, le combat des FN n’aurait pas été déterminant. Mais qu’ont-ils apporté en termes de stratégie de renouvellement au RDR ? Ils se sont juste installés dans les fauteuils de la complaisance, comme ceux venus d’ailleurs. Les FN devaient apporter leur contribution dans ce processus de changement.

Les FN estiment pourtant n’avoir pas eu le cadre nécessaire au sein du parti pour développer leurs idées. Qu’en pensez-vous ?

Au sein d’un parti, on crée toujours un cadre. S’ils avaient eu une stratégie claire au sein du RDR, ils ne se sentiraient pas frustrés. Mais ils se sont exprimés en dehors du parti et ont ainsi dispersé leurs forces. J’ai beaucoup de sympathie pour eux et j’estime que leur force est au sein du RDR. Ceux qui pensent le contraire se trompent. Ce congrès doit être celui du rassemblement et ils doivent y prendre part et subir la concurrence au sein du RDR. Nous disons que c’est le meilleur d’entre nous qui sera à la tête et, pour être le meilleur, il faut lutter au sein de sa famille.

On parle de transition générationnelle. Comment cela peut-il se faire avec d’un côté les dinosaures, qui se maintiennent, et une nouvelle génération qui leur met la pression ?

Comment mettent-ils la pression ?
S’ils veulent être la copie conforme de la génération qu’ils veulent voir dégager, c’est peine perdue. La nouvelle génération d’hommes politiques doit adopter une autre stratégie. Je constate malheureusement que cette nouvelle génération copie de façon maladroite les choses qu’elle-même critique. Elle est attachée aux postes de ministres, aux postes dans l’administration. A chaque fois qu’on la déplace, ce sont les mêmes refrains. Perdre un poste nominatif ne doit pas faire de nous des opposants à notre propre pouvoir. Aujourd’hui, le torchon brûle entre le PDCI et le RDR.

Ne craignez-vous pas une rupture entre ces deux partis ?

Non. Ces deux grands partis ont déjà connu les affres de la division. Je ne pense pas qu’ils voudraient y replonger en laissant en héritage à leurs successeurs ce qui a été leur principal défaut. Je suis convaincu qu’il y aura un ticket RHDP en 2020 et que la fusion entre ces deux partis se fera.

Ouakaltio OUATTARA / http://www.jda.ci/news/politique-nationale-1395-adama-diomand-je-suis-conva-incu-quil-y-aura-un-ticket-rhdp-en-2020

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