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Politique (233)

Alphonse Djédjé Mady : son appel à Ouattara (Nous devrons soutenir le président Alassane, père de la nation de tous, président de tous, à continuer ses efforts en comptant sur nous-mêmes )

 " Le démon ne dort toujours pas et nous voici encore dans des perturbations du climat sociopolitique, avec ce qui est arrivé. Coup d’Etat en 1999, rébellion en 2002. Et voici, la Côte d’Ivoire en guerre contre elle-même et ce que le pays n’a jamais connu, nous le vivons aujourd’hui. C’est pourquoi, du Haut-Sassandra, je vous invite à apporter un soutien sans faille au président Alassane Ouattara, fils d’Houphouët-Boigny, et à son aîné Henri Konan Bédié, pour que tirant les leçons que Boigny nous a laissées, cette Côte d’Ivoire reste unie malgré les difficultés."

Alphonse Djédjé Mady, ex-secrétaire général du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et président du Conseil régional du Haut-Sassandra, s’exprime à travers cette déclaration faite, à la faveur de la présentation des vœux, au sein du Conseil, sur la situation politique de la Côte d’Ivoire. Larges extraits. Suite et fin.

 « Le démon ne dort toujours pas et nous voici encore dans des perturbations du climat sociopolitique, avec ce qui est arrivé. Coup d’Etat en 1999, rébellion en 2002. Et voici, la Côte d’Ivoire en guerre contre elle-même et ce que le pays n’a jamais connu, nous le vivons aujourd’hui. C’est pourquoi, du Haut-Sassandra, je vous invite à apporter un soutien sans faille au président Alassane Ouattara, fils d’Houphouët-Boigny, et à son aîné Henri Konan Bédié, pour que tirant les leçons que Boigny nous a laissées, cette Côte d’Ivoire reste unie malgré les difficultés. Allons à la réconciliation et pour que nous puissions apporter notre soutien ferme et déterminant en tant que région à l’effort du président de la République, nous devons nous-mêmes être en paix avec nous-mêmes, être réconciliés avec nous-mêmes »

« Nous lançons un appel, au nom de l’Ouest, au nom du Grand Ouest, à la mobilisation pour la paix sans laquelle tout le reste est vain. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui un des rares pays africains à avoir des détenus en international. Nous avons des détenus à La Haye, nous avons une multitude de réfugiés qui se trouvent encore dans les pays environnants malgré, je suis sûr, les efforts que le président de la République Alassane Ouattara faits pour que la paix revienne. Oui, la Côte d’Ivoire est l’un des rares pays où les journaux peuvent encore, quelques matins, titrer la condamnation à 10 ans, 20 ans, de tel ou tel cadre, dans cette crise politique.

Nous devrons soutenir le président Alassane, père de la nation de tous, président de tous, à continuer ses efforts en comptant sur nous-mêmes pour que les éléments et la base de la vraie paix, de la vraie réconciliation se fassent en cette année 2018. Oui comme tout pays, nous sommes à l’image de notre bouche qui renferme la langue et les dents. La langue a son utilité, les dents également. Elles se mordent mais ne déménagent pas »

 « Ce qui est horrible doit être oublié par les efforts de tous. La chose la plus solide que le président Ouattara pourrait nous laisser, c’est une Côte d’Ivoire réconciliée, fondamentalement réconciliée où personne n’est détenu pour des raisons politiques. Même si cela a dégénéré et que nous avons connu beaucoup de morts, nous n’avions pas le choix. Nous devrons nous réconcilier et le père de cette réconciliation doit être et est le président de la République, qui a besoin que nous, populations, partagions cet effort qu’il veut faire. Je suis sûr qu’il veut faire cet effort de réconciliation de tous les Ivoiriens.

 C’est pourquoi, je me permets à mes risques et périls et c’est ça la vie, à partir de Daloa, de lancer cet appel. Et, c’est pourquoi, je lance cet appel au président de la République. Les connotations diverses, les interprétations diverses du climat sociopolitique, que cette zone du Grand Ouest dont est originaire Gbagbo Laurent, des gens penseraient que les plus grandes rancœurs se trouveraient dans cette zone. Non, nous sommes pour la réconciliation totale de tous les enfants. Quelle que soit notre opinion politique, nous devons vivre et travailler ensemble. Rien n’est tout à fait blanc, rien n’est tout à fait noir. Nous devons conjuguer blanc et noir pour sortir la couleur médiane qui en découle, œuvre de tous les Ivoiriens. Confortons cette idée, je suis sûr, qui est au centre de préoccupations du président Ouattara ».

 « Si chacun attend son heure, pour réagir et croire prendre sa revanche, ce n’est plus la vie d’un pays. Vous avez parlé des réalisations que nous avons faites qui nous encouragent. Dieu merci. Mais que seraient ces réalisations demain si la Côte d’Ivoire n’est pas en paix, la vraie paix, la paix des cœurs et des esprits ? Aucun enfant n’irait à l’école, vous n’aurez même pas le temps de fréquenter les centres de santé. Il n’y aurait pas de routes. Vous vous souvenez, au niveau de notre zone, de notre région, la zone CNO et la zone de confiance. On ne pouvait pas passer facilement pour aller de l’autre côté, à Vavoua. C’est ça la guerre.

Rien, absolument rien ne peut nous amener à oublier ce que nous devons faire comme sacrifice pour que des filles et fils de Côte d’Ivoire, malgré leurs imperfections, puissent vivre car aucun d’entre nous à ce que je sache, n’a choisi de naitre Ivoirien. Dieu a permis que nous naissions sur cette parcelle terrestre et que nous vivions ensemble sur cette parcelle qu’il nous a donnée malgré nos différences ».

16 février 2018

CIV : Gon Coulibaly, un Premier ministre concentré sur «son job»« je suis concentré sur ce que le président de la République m’a confié et je ne me déroberai jamais de cette logique de faire le job pour;

 Conférence de presse ce mercredi 14 février du Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly. Le chef du gouvernement a longuement exposé tous les défis qui il doit relever en terme d'accès à la santé, de routes et de ponts à construire, de bonne gouvernance (loin d'être satisfaisante) et de lutte contre le chômage. Une conférence de presse où il y avait plus de membres du gouvernement et de partenaires techniques et financiers que de journalistes même si ceux-ci, nombreux, ont presque pu poser toutes les questions qu'ils souhaitaient.

C'était presque une conférence meeting où le gouvernement faisait la claque aux bons mots ou aux déclarations choc du Premier ministre, Amadou Gon Coulabaly, porteur d'un discours empreint de satisfaction pour le chemin parcouru depuis un an et conscient des défis à relever pour les prochaines années.

Quand on lui oppose que le récent rapport de la Banque mondiale sur l'état économique du pays n'est pas fait que de louanges à propos de l'action gouvernementale, le Premier ministre, qui ne se démonte jamais, répond: « Tous les éléments de productivité, nous allons les discuter avec le secteur privé et nous verrons ensemble ce qu’il faut faire ! Et tout ce qui apparaîtra comme objectifs, que ce soit au niveau privé comme au niveau public, nous le ferons. »

Question plus politique dans la salle : est-ce que le gouvernement ivoirien va se plier à la demande de la Cour africaine des droits de l'homme de refondre la Commission électorale indépendante, sans vraiment répondre le Premier ministre laisse entendre que l'action d'une ONG -si respectable soit le NDI [Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales]- est plus importante que les recommandations d'une institution panafricaine dont la Côte d'Ivoire a pourtant reconnu les compétences. « La CEI est issue d’un consensus politique et ce consensus a été facilité et organisé par le NDI alors, la Cour africaine des droits de l’homme, je vous invite à aller voir comment ce jugement est arrivé et par qui la plainte a été déposée ! »

Enfin à la question: serez-vous candidat à la présidence ou la vice-présidence de 2020 si votre gouvernement atteint ses objectifs, Amadou Gon Coulibaly répond que pour le moment il est concentré, « sur son job », n'effleurant même pas la question de ses ambitions personnelles pour 2020. « Si vous m’avez écouté, vous voyez que l’agenda est quand même chargé !», a conclu le Premier ministre, « je suis concentré sur ce que le président de la République m’a confié et j’ai toujours été concentré sur les missions qu’il m’a confiées et je ne me déroberai jamais de cette logique de faire le job pour lequel il m’a chargé aujourd’hui. Je suis en train de travailler… Je vous l’ai expliqué, je peux vous dire qu’il y a du boulot.»

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20180215-cote-ivoire-gon-coulibaly-premier-min...

 

Côte d’Ivoire: pour une nouvelle coalition politique éclairée par l’esprit de l’houphouëtisme.  

L’équation existentielle et vitale qu’eurent à résoudre  la plupart des États africains, aussitôt  leur indépendance politique  acquise, fut d’unifier des territoires caractérisés par une grande diversité culturelle et par une faible intégration économique et administrative.

En Côte d’Ivoire singulièrement, la pluralité diversifiée des ethnies et la multiplicité  des confessions portaient à incandescence cette problématique existentielle.  Les dirigeants africains qui ne réussirent pas à combiner la pluralité des appartenances et l’unité de gestion et d’administration basculèrent dans l’unification autoritaire liberticide ou dans la diversification fédéraliste sans unité politique. Certains installèrent des dictatures personnelles, ethniques ou tribales dans des Etats marqués par l’exclusion ; d’autres instituèrent des fédéralismes sans substance menacés par les tendances centrifuges des communautés dans des territoires désintégrés. Quelques rares États parmi lesquels se comptent la Côte d’Ivoire et le Sénégal furent les exceptions qui confirmaient la règle.

 Le génie politique de Félix Houphouët-Boigny fut, comme je l’ai maintes fois souligné, d’avoir su utiliser les deux catégories fondamentales de l'Un et du Multiple comme principes d’architectonique politique. Il sut les combiner pour construire la Côte d’Ivoire. Réussir à réunir la diversité des appartenances, et à respecter les particularismes au sein d’une démocratie libérale dirigée par un parti-Etat, fut la marque de fabrique de l’houphouëtisme. La Côte d’Ivoire est née de cette unification politique et administrative de la diversité culturelle et régionale. C’est en cela que Félix Houphouët-Boigny, le fondateur du PDCI-RDA, fut un bâtisseur de cité et un démocrate.

Inspiré par le respect des principes d’unité et de diversité  conçus comme  les éléments complémentaires et structurants de toute architecture politique soucieuse d’égalité et de liberté,  le choix du parti-État ne fut pas motivé par une volonté de domination et d’homogénéisation totalitaire de la société.

Quoi qu’autoritaire, le parti-État ivoirien fut loin d’être une sanglante dictature meurtrière piétinant les droits fondamentaux de la personne. Beaucoup d’analystes y virent un despotisme éclairé. Comme tel, il fit de la modernisation économique le moyen de l’intégration nationale. Conformément au nationalisme libéral qui l’animait, la nation ivoirienne qu’entreprit de construire cet État fut conçue selon un modèle démocratique libéral. L’unification nationale mise en œuvre par le PDCI-RDA au pouvoir ne fut ni une homogénéisation communautaire de la cité et une négation de la citoyenneté, ni un anéantissement de la diversité culturelle dans la citoyenneté républicaine.

La nation qu’entreprit de construire le PDCI-RDA  en Côte d’Ivoire dès les premiers jours de l’Indépendance, ne fut inspirée ni par le modèle communautaire d’unification ethnique, ni par le modèle révolutionnaire d’unification de classe, ni par le modèle jacobin d’unification citoyenne. Prenant acte de la diversité culturelle du pays et de son besoin de modernisation et d’intégration, le parti-État ivoirien entreprit de bâtir la nation ivoirienne  comme sujet politique collectif chargé de servir de médiation entre la diversité des cultures et l’unité de l’Etat, entre les intérêts particuliers  de la société civile et l’intérêt général de la société globale dans l’État. La nation ivoirienne se construisait dans l’alliance de la reconnaissance de la citoyenneté et de la reconnaissance des identités culturelles au sein d’un projet d’intégration économique et social de la cité.

L’État ivoirien du temps du parti unique s’est pour cela défini comme État mobilisateur et s’est assigné le programme de réaliser l’intégration nationale à travers la modernisation économique et la maîtrise de la rationalité instrumentale des sciences de la nature. Conséquemment à ce choix politique, il a préféré l’action aux déclamations nationalistes et aux slogans révolutionnaires creux. Il en est résulté une politique nationale dont les axes centraux furent de construire les équipements publics, les infrastructures et de promouvoir l’investissement et l’entreprenariat dans un projet d’industrialisation basé sur l’agriculture. Cette alliance des identités et de la modernité, des cultures ethniques et de la rationalité qui portent le projet de la modernisation économique, de l’industrialisation et de l’ouverture de la Côte d’Ivoire sur le monde, constitue l’esprit de l’Houphouétisme.

Il semble qu’une partie de la postérité politique de Félix Houphouët-Boigny  ait perdu cette mémoire de l’houphouëtisme. Parlant désormais d’exhibition d’infrastructures, disqualifiant toute politique d’intégration nationale par le biais des équipements publics, révoquant le nationalisme libéral au profit du nationalisme identitaire, elle semble avoir fait le choix du modèle communautaire de la nation et de l’État dont procède toujours la désintégration des cités multiethniques et multiconfessionnelles.

Il est donc aujourd’hui d’importance existentielle de sauvegarder l’Idée de la Côte d’Ivoire à travers une nouvelle coalition politique éclairée par l’esprit de l’houphouëtisme. Cette coalition vitale, condition de la pérennité du modèle Houphouëtiste de la Nation, est requise pour la Présidentielle 2020. Elle permettra de préserver et d’assurer la continuité des acquis démocratiques de la présidentielle 2010 qui replaça la Côte d’Ivoire sur le chemin de l’intégration politique et du développement économique.  

Par Alexis DIEHT

L'unification PDCI/RDR C'est plutôt un impératif,une nécessité pour la consolidation de la paix sociale et du progrès amorcé depuis l'avènement du Président Allassane Ouattara.

Le PDCI de Henri Konan Bédié doit s'y atteler.

Par : Bakus Bakayoko

Après un moment d 'observation et de silence,nous demandons au PDCI et au Président Aimée Henri Konan Bédié de s'inscrire résolument dans la mise en place du parti Unifié.Le faire n'est pas un signe d faiblesse.

C'est plutôt un impératif,une nécessité pour la consolidation de la paix sociale et du progrès amorcé depuis l'avènement du Président Allassane Ouattara.

 Le PDCI de Henri Konan Bédié doit s'y atteler.Il ne faut pas oublier l histoire et son histoire.Ceux qui appellent au RHDP aujourd'hui sont ceux qui ont permis de faire du PDCI RDA hier, un parti fort et régent de la politique ivoirienne 40 environ.

Il ne faut pas oublier que ce pays a frôlé le pire.Il y a environ dix ans ,l'ivoirien lui même ne croyait plus en son pays.Il y' a environ dix ans ,l espoir avait fait place au doute et au pessimisme.

 N'Oubliez surtout pas que ce sont les grands groupements politiques qui ont bâti et donné espoir aux peuples après les fratricides ou des guerres.Des USA après la crise de 1929,du Japon,de la France,de l Allemagne à la Ruissie après la seconde guerre mondiale en 1945. Du Rwanda tout près en passant par l Afrique du Sud, l'Union politique à fait ses preuves. Les peuples qui ont fait le contraire sont dans le désespoir.

La RD Congo,le Congo,le Burundi,le Soudan du Sud etc....

Nul ne peut nier les résultats spectaculaires depuis 2011 . Aujourd'hui ce pays qui change, a retrouvé son lustre d'antan.

 À cet effet nous demandons à la jeunesse du PDCI et à certains journalistes de s'éloigner des attitudes belliqueuses.Le pouvoir n'est pas une fin en soi.Même si d'aucuns disent que" la fin justifie les moyens"Une chose est d'avoir le pouvoir et une autre est de pouvoir l'exercer .Il y 'a une paix à préserver.Et aucune ambition d'un membre du PDCI ne doit l'empêcher.Nous savons tous l histoire du PDCI RDA.

C est parce que d'autres groupements politiques, hommes politiques, ont contenu leurs volontés, leurs ambition de conquête du pouvoir que le PDCI RDA a pu régenter dans la paix la vie politique 30 ans durant.Voilà pourquoi le president Ouattara s'est inscrit dans une dynamique de rassemblement .

Et ce n'est ni un signe de faiblesse ni par peur de son propre avenir.

 Lui a déjà tout eu et tout vu.C'est pour nous les jeunes .Alors Mettons nous résolument dans la vision du Président Allassane Ouattara.Vive le RHDP

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Côte d’Ivoire : les cinq freins à une éventuelle alliance PDCI-FPI

L’éventualité d’une alliance entre le Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo, principal parti d’opposition) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, parti d’Henri Konan Bédié, membre de la mouvance présidentielle) est désormais sur la table en Côte d’Ivoire. Pour l’instant, cinq raisons rendent pourtant cette liaison hypothétique.

La rencontre le mercredi 24 janvier entre Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, et Pascal Affi N’Guessan, président de l’une des deux tendances du Front populaire ivoirien, a été un signe interprété comme une éventuelle future alliance du PDCI et du FPI.

 « En ce qui concerne une alliance avec le PDCI-RDA, c’est notre volonté, c’est notre aspiration, parce qu’en Côte d’Ivoire, le jeu politique se déroule autour de la question des alliances. Les deux partis qui se mettent ensemble sont assurés de gagner l’élection présidentielle. » Initiateur de la rencontre avec Bédié, Affi N’Guessan milite ouvertement pour cette alliance. Seulement voilà, plusieurs obstacles rendent, pour l’instant, cette alliance hypothétique.

1. Opposition historique

Historiquement le PDCI et le FPI ont toujours été opposés. Laurent Gbagbo a été le premier opposant à se porter candidat, en 1990, face à Félix Houphouët-Boigny, l’un des « pères fondateurs » du PDCI.

En 2000, après le coup d’État qui a porté au pouvoir le général Robert Gueï, les deux partis alors dirigés par Laurent Gbagbo et Laurent Dona Fologo ont tenté de créer un Front patriotique, après la mort de fait du Front républicain (alliance du FPI et du Rassemblement des républicains – RDR d’Alassane Ouattara).

Cette alliance a duré le temps d’une conférence de presse conjointe…

2. Opposition idéologique

 La deuxième raison est liée aux idéologies des deux partis. Le FPI est un parti se réclamant de la gauche socialiste, tandis que le PDCI se range dans le champs d’un centre-droit libéral.

 Seul point idéologique commun entre les deux formations : les idées nationalistes, qui ont été défendues par les deux partis au cours de leur histoire.

3. Opposition politique

La troisième raison est politique et se résume aux courants internes qui traversent les deux partis. Si la tendance du FPI conduite par Affi est prête à nouer une alliance avec le PDCI, il n’est pas sûr qu’au PDCI, tout le monde soit favorable à ce rapprochement.

Certes, certains responsables de ce parti, à l’instar de Noël Akossi Bendjo, le puissant maire du Plateau (commune d’Abidjan) ont apporté publiquement leur soutien à la rencontre début janvier, entre les jeunes des deux formations politiques, qui a précédé la rencontre entre Affi et Bédié.

« Au PDCI, de nombreux militants ne sont pas encore disposés à valider une alliance avec le FPI, j’en fais partie », confie un délégué départemental du PDCI, ancien député. :::::::::: La grande inconnue de l’équation reste la réelle position de Bédié, sur la question de l’alliance. Le vieux dirigeant (84 ans), encore combatif, a fermement rappelé qu’il est le seul qui « dicte la ligne politique du parti ». Et il n’a encore rien laissé paraître de ses intentions.

4. Opposition tactique

La quatrième raison est d’ordre tactique. Le PDCI a bien conscience que s’il noue une alliance avec la tendance minoritaire – trois députés à l’Assemblée nationale sur 255 – du FPI, au pire le RDR cherchera à nouer une alliance improbable avec la tendance, théoriquement majoritaire, du FPI conduite par Aboudramane Sangaré, au mieux il renforcera son alliance avec l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI d’Albert Toikeusse Mabri, avec ses six députés) et des petits partis de la mouvance présidentielle, comme le Mouvement des forces d’avenir (MFA d’Azoumana Moutayé).

5. Opposition stratégique

 La dernière raison est en rapport avec l’objectif stratégique des deux partis. Dans l’absolu, tous les deux aspirent à diriger le pays, en s’offrant la présidence de la République, en 2020.

Cependant, pour le FPI toutes tendances confondues, cet objectif passe par l’utilisation d’un moyen qui laisse jusque-là le PDCI indifférent : la libération de Laurent Gbagbo, détenu depuis plus de six ans à la Cour pénale internationale (CPI).

Par : André Silver Konan 31 janvier 2018 à 16h45 — Mis à jour le 31 janvier 2018 à 17h14

RHDP / Alexis DIEHT réagi a la conception de l'Houphouëtisme de Frédéric GRAH MEL "Est-il possible de faire perdurer historiquement le PDCI-RDA sans assurer la permanence de son esprit dans le temps ?

31 janvier  2018 Par Alexis DIETH

Vouloir unifier le PDCI et le RDR, est-ce vouloir liquider le PDCI-RDA et Félix-Houphouët-Boigny ou est-ce, au contraire, vouloir assurer institutionnellement la pérennité de son esprit et de son projet sociétal? Peut-on identifier la volonté d’unifier le PDCI et le RDR à une volonté de liquider le PDCI-RDA et in fine, de liquider Houphouët-Boigny, comme le suggère son biographe Frédéric Grah Mel, dans un interview à Jeune Afrique (cf : édition numérique du 29-01-2018) ? Porté par ce syllogisme effrayant, ce procès d’intention est-il politiquement fondé en raison ?

Le PDCI-RDA est « le réel héritier » du père de la Nation, dit Mr Grah Mel qui accuse : « Tous ceux qui, sous prétexte de parti unifié, veulent aujourd’hui liquider le PDCI-RDA s’exposent à trahir l’héritage politique d’Houphouët. Liquider le PDCI-RDA, c’est vouloir liquider Houphouët ».

Est-il, d’abord, politiquement rationnel de définir le PDCI-RDA en termes d’héritier et d’héritage ? Voir en ce parti politique un héritier de son fondateur n’est-ce pas personnaliser ce qui n’est, comme phénomène politique, qu’une institution du régime démocratique ?

N’est-ce pas fétichiser le PDCI-RDA, autrement dit, le réduire à la personne physique de son fondateur ?

N’est-ce pas oublier les valeurs les programmes et les projets sociétaux qu’un parti est fonctionnellement destiné à défendre et à servir dans la temporalité politique ? Définir le PDCI-RDA comme héritage, n’est-ce pas en faire arbitrairement un bien immobilier réservé à l’héritier d’une filiation biologique familiale, lignagère, tribale ou clanique ? Affirmer que la volonté d’unifier le PDCI et le RDR est prétexte dissimulant une volonté de liquider le PDCI-RDA, de trahir l’héritage politique de Félix Houphouët-Boigny et in fine de liquider sa mémoire ne relève-t-il pas de la vision patrimonialiste et totalitaire du parti politique propre aux dictatures ?

Les propos de Monsieur Frédéric Grah Mel sont donc politiquement et rationnellement contestables. En démocratie, un parti politique n’est ni l’incarnation de la personne de son fondateur, ni un héritage de sa descendance, ni un bien immobilier de propriété privée. Le parti politique est une institution publique, un instrument bâti en vue de servir une certaine conception du bien public. C’est le moyen du service d’une fin politique plus haute, d’un idéal, d’un universel, qui transcende la personne de son fondateur.

Le PDCI-RDA fut construit en Côte d’Ivoire pour réaliser l’alliance des identités culturelles et de la rationalité moderne dans le combat anticolonialiste pour l’Indépendance.(Cf « Ce qu’est l’Houphouëtisme, mémoire commune du PDCI et du RDR ».cedea.net. Décembre 2017). Pour Houphouët-Boigny, cette alliance s’avère nécessaire. Elle permet à la Côte d’Ivoire de se libérer de la dépendance et de se propulser sur les fonts baptismaux du développement endogène au fil du temps.

L’houphouëtisme est l’expression ivoirienne des valeurs et du projet économique et sociétal de la démocratie républicaine. Le PDCI-RDA incarnait, en Côte d’Ivoire, ces valeurs et ce projet. Sa scission historique entre une aile républicaine et une aile démocratique met les deux nouvelles entités partisanes au défi de porter effectivement ces valeurs et ce projet par la praxis et par la confrontation idéologique, d’en assurer la pérennité dans le combat politique. Telle est, me semble-t-il, la perspective sous laquelle nous devons lire la volonté d’unification. Elle est inspirée par la mémoire de l’Houphouëtisme.

La scission historique interne du PDCI-RDA fut causée par des logiques d’affirmation de ses composantes idéologiques, de sa dimension nationaliste conservatrice et de sa dimension moderniste et progressiste. Les réalités de l’affrontement politique ivoirien dans le cadre de la démocratie multi-partisane nécessitent maintenant une coalition durable de valeurs entre ses deux composantes qui s’étaient séparées. A l’image de la coalition allemande de la CSU/CDU, l’unification PDCI/RDR est à comprendre comme coalition programmatique durable de valeurs fondée sur le respect réciproque des partenaires de l’alliance. Cette coalition programmatique de valeurs nécessairement bâtie sur des compromis est destinée à assurer, contre des périls politiques communs, la pérennité du projet politique et sociétal de l’Houphouëtisme : l’alliance de l’identité et de la rationalité moderne.

Compris dans sa signification rationnelle et politique, la volonté d’unifier le PDCI et du RDR n’est donc pas le prétexte d’une volonté de liquider le PDCI-RDA, de trahir ses valeurs et de liquider Houphouët-Boigny. Elle apparait, au contraire, comme étant une volonté de consolider le PDCI-RDA en tant que forme politique normative, de maintenir temporellement vivant l’esprit de Félix Houphouët. Sous le PDCI/RDR né des transformations historiques et politiques de la Côte d’Ivoire vivrait le PDCI-RDA comme référence idéologique et politique normative.

Loin de dissoudre le PDCI-RDA, l’unification assure sa pérennité historique à travers l’alliance idéologiquement et programmatiquement fondée de ses deux branches contre les adversaires de l’Houphouëtisme dans le combat politique. L’unification ne liquide pas Félix Houphouët-Boigny. Elle le fait revivre en garantissant institutionnellement la pérennité de sa mémoire et de son projet politique contre l’adversité : l’émancipation pérenne de la Côte d’Ivoire à travers l’alliance des identités culturelles et des diverses formes de la rationalité moderne. L’interprétation de Frédéric Grah Mel est abusive.

liquider-l…/">http://www.jeuneafrique.com/…/frederic-grah-mel-liquider-l…/

A lire aussi  

Appréciation critique du propos de Mamadou Koulibaly le chef du LIDER sur l'affaire de la policière giflée et de la rébellion des députés.

Que penser de ce propos du chef du LIDER Mamadou Koulibaly, déplorant selon ses termes sur son compte Twitter "la dégénérescence de l'autorité de l’État" à la suite l'affaire de la policière giflée par le député, de l'incarcération momentanée de l'auteur et de la rébellion consécutive de ses pairs contre les pouvoirs publics? Je l'assimile personnellement à la réaction démagogique d'un pompier pyromane.

L'autorité (qualité morale et politique) de l’État repose d'abord sur la reconnaissance unanime de la légitimité du gouvernement après une élection présidentielle. Or Mamadou Koulibaly et ses pairs ont depuis 2010 refusé de reconnaître la légitimité du gouvernement ivoirien. Ils s'attachent depuis leur défaite électorales, qu'ils ont refusé d'accepter, l'attribuant à un complot international, à conspuer et à dénigrer le gouvernement et les pouvoirs publics, à rejeter toutes ses actions économiques, politiques et sociales, à appeler au boycott de toutes les élections, à en appeler au retour au pouvoir de Laurent Gbagbo.

Ce dévoiement de l'opposition qui a abandonné son rôle de critique constructive et programmatique pour sombrer dans le populisme contribue activement à nier le service gouvernemental du bien commun et à saper l'autorité de l’État.

N'était-ce pas d'ailleurs le programme majeur du FPI et de ses alliés, l'arme secrète avec laquelle ils comptent récupérer le pouvoir d’État dont ils estiment avoir été dés-approprié par un complot ?

Le propos de Mamadou Koulibaly est donc démagogique, insincère, hypocrite et électoraliste.

Il faut le prendre comme tel.

Alexis Dieth ·

DEBAT / RHDP Alexis DIEHT répond a Ferro BAILLY Selon Ferro Bailly "la colère gronde au PDCI-RDA"! Pauvre Ferro Bailly qui prend ses lubies pour des réalités !

La similitude des problématiques de la coalition PDCI-RDR en Côte d’Ivoire et de la Coalition CDU-SPD en Allemagne.

En Allemagne, un compromis de circonstance est en passe d’être conclu entre conservateurs et sociaux-démocrates allemands, entre deux partis de centre-droit et un parti de centre-gauche pour conjurer un danger commun : l’avancée politique de l’extrême droite identitaire adepte du nazisme. Un compromis est donc en passe d’être conclu au nom de l’intérêt général qui transcende les intérêts particuliers partisans afin de sauvegarder l’unité et la pérennité de la Nation.

Le journal Le Monde note, à propos de ce compromis, que « s’il constitue l’ébauche d’un programme de gouvernement pour les quatre ans à venir, il s’agit avant tout d’un compromis de circonstance qui vise à éviter ce que les dirigeants des trois partis, à l’instar d’une majorité d’Allemands, redoutent au plus haut point : la tenue de nouvelles élections, quelques mois seulement après celles du 24septembre, qui ont vu l’extrême droite entrer au Bundestag pour la première fois depuis la seconde guère mondiale ».

 Pour rendre possible un tel compromis, chacun des deux camps a dû reculer sur certains points relativement aux visions sociopolitiques et économiques opposant la droite libérale et la gauche socialiste « tout en veillant à imposer sa propre marque ici et là ».  A supposer que les dirigeants politiques et les ivoiriens aient tiré pleinement toutes les leçons de l’amère expérience de l’exercice du pouvoir d’Etat par l’extrémisme de droite et de gauche rassemblé sous le nationalisme identitaire et le populisme révolutionnaire , la menace de son retour politique impose, au PDCI au RDR et aux divers partis de la coalition RHDP, un compromis de circonstance dans le projet de parti unifié. En Côte d’Ivoire, ce compromis de circonstance devrait être facilité parce qu’il réunit des partis libéraux du centre droit à la différence de la grande coalition allemande qui réunit deux partis de centre-droit et un parti de centre-gauche.

Les efforts conjugués consacrés par les acteurs politiques des trois partis allemands pour sceller une coalition de gouvernement entre la CSU/CDU libéral d’Angela Merkel et le SPD social-démocrate de Martin Schulz, pourraient donc inspirer les membres de la coalition ivoirienne RHDP. Ces efforts pourraient nourrir leurs réflexions et leurs actions.

 Une coalition politique est toujours un accord de gouvernement entre des partis politiques d'obédiences différentes ayant des programmes politiques, économiques et des projets sociétaux de type républicain divergents mais néanmoins complémentaires selon les circonstances historiques.

Au cœur de la coalition il y a des discussions et des compromis basés sur le consensus républicain et la considération de l'intérêt général par delà les intérêts particuliers personnels et partisans.  Au-delà de l’alternance du pouvoir, il s’agit donc en Côte d’Ivoire de restructurer la coalition RHDP sur la problématique de la complémentarité des programmes politiques, économiques et sociaux de gouvernement en vue de la Présidentielle 2020.

Les compromis devraient s’ordonner sur les divergences partisanes entre le conservatisme et le libéralisme ivoirien relativement aux problématiques économiques et sociétales de ces obédiences. Le PDCI est un parti démocratique conservateur. Le RDR est un parti républicain libéral d'orientation progressiste. Les deux partis souscrivent au capitalisme libéral et à ses  valeurs  politiques sociales et économiques comme en atteste la gouvernance de la coalition.

La problématique est d’en faire l’objet du débat dans le Haut Comité et dans les bases. Les visions et les divergences sociétales, programmatiques politiques, économiques entre les membres de la coalition devraient être clairement formulées et le débat politique devrait s’organiser autour de ces divergences.

En Allemagne les  points de friction et  d’achoppement qui problématisent la grande coalition CDU-SPD et appellent au compromis portent sur la contradiction opposant une vision libérale et conservatrice de l’économie et de la société à une vision social-démocrate.

Quelles sont donc les contradictions entre la vision politique économique et sociale du PDCI et du RDR ? Quels sont les compromis possibles qui permettraient de les surmonter ?

En présupposant que les deux partis souscrivent, comme il se doit au consensus sur les valeurs de la Démocratie républicaine, le problème de la restructuration de l’alliance RHDP en parti unifié c’est-à-dire rassemblé comme plateforme électorale et comme coalition de gouvernement est donc soluble.

 Les compromis indispensables à la résolution de ce problème, la fécondité des négociations qui permettraient d’y parvenir reposent toutefois sur certaines conditions absolues incontournables. La conscience et le sens de l’intérêt  général de la Nation doivent prévaloir sur les intérêts particuliers d'appareils et de personnes.

Des sommets partisans aux bases électorales des parties prenantes de la coalition RHDP, la conviction et consensus républicains doivent être fermes et communément partagés. Les sommets doivent pouvoir expliquer aux bases la nécessité vitale de certains compromis difficiles. Les visions politiques et des projets sociétaux partisans doivent être clairement formulés et partagées.

Les stratégies d’appareils devront donc nécessairement couplées à la formulation pédagogique et à la discussion des visions politiques et des projets sociétaux partisans dans toutes parties-prenantes de la coalition. Cette innovation politique indispensable est requise par l’évolution sociologique de l’électorat ivoirien et par la situation historique de la Côte d'Ivoire. Elle est vitale.

Alexis DIEHT  

 « Selon Ferro Bailly "la colère gronde au PDCI-RDA"! Pauvre Ferro Bailly qui prend ses lubies pour des réalités !!!

Le " journaliste" organique de l'extrême droite identitaire ivoirienne Gbagbo-Sangaré et consort est obligé de constater que ses critiques stériles de facture populiste et qui puent l'esprit de vengeance pour le compte de ses mentors se heurtent au mur de la réalité politique ivoirienne. Une mécanique politique implacable construite selon la mesure des attentes des populations ivoiriennes est en train de broyer et de réduire à néant les manœuvres de délégitimations ourdies par une faction oligarchique de "révolutionnaires" attardés et de populistes qui n'ont rien de concret à proposer aux ivoiriens en guise de programme politique et économique si ce n'est leur impunité et leur soif de récupération du pouvoir. Contrairement à ce que dit Laurent Gbagbo, selon l'imprécateur Ferro Bailly à partir de la logique patrimonialiste qui structure la vision du monde de son clan, Bédié n'est pas Esaü qui aurait vendu son droit d'ainesse pour un plat de lentilles. Henri Konan Bédié est un politique trop avisé et trop noble pour souiller son honneur en allant s'allier à des criminels aux bras dégoulinant, jusqu'aux coudes, du sang des innocents et qui refusent de surcroit, à la stupéfaction des ivoiriens, d'en assumer la moindre responsabilité. Espérons que cet imprécateur dont nul n'a lu la moindre interpellation et la moindre critique dénonciatrice sous le gouvernement duplice, cynique, corrompu et meurtrier de Laurent Gbagbo se rende compte que ses dénonciations sirupeuses frappées à l'aune du parti-pris sont prises pour ce qu'elles sont par la majorité des ivoiriens: Une critique partiale, une propagande et une vaine entreprise de délégitimation du gouvernement RHDP pour le compte du FPI Gbagbo-Sangaré. »

Alexis DIEHT

A lire aussi : RHDP: Les grandes manœuvres de Ouattara en Côte-d’Ivoire : par Ferro Bailly 

La colère gronde au PDCI-RDA. Des jeunes de ce parti ont empêché, le jeudi 11 janvier 2017 à Abidjan, la réunion du Comité de haut niveau pour la mise en place du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition réunissant le PDCI-RDA, le RDR, le MFA, l’UPCI et l’UDPCI) comme parti unifié. Ils se disent convaincus que ce parti à naître va sonner le glas de la plus vieille formation de Côte d’Ivoire, entraînant sa liquidation.

A l’unisson, la première réunion annuelle des délégués départementaux et communaux tenue le même jour à Daoukro a encouragé «le président du parti (Henri Konan Bédié) à demander à notre allié, le RDR, à se déterminer avec clarté sur la question lancinante de l’alternance afin de créer la confiance au sein de l’alliance du RHDP».

 Après bientôt treize ans de vie commune, il y a de l’eau dans le gaz. Les militants du PDCI-RDA ont de plus en plus le sentiment que la plate-forme fait de leur parti politique le dindon de la farce.

La naissance, le 18 mai 2005 à Paris, de cette plate-forme politique représente un véritable cadeau empoisonné pour le parti fondé par Félix Houphouët-Boigny. C’est désormais un géant aux pieds d’argile: il a perdu sa place de première formation politique ivoirienne et se trouve largement désormais à la remorque du RDR, le parti sorti de ses entrailles en 1994.

Tous les pions qui sont en train d’être poussés apportent de l’eau au moulin de Georges Djéni Kobina Kouamé, fondateur et premier secrétaire général du RDR. A la création de ce parti centriste, il affichait ses ambitions: faire disparaître l’ex-parti unique en le réduisant «à l’état de vestiges au nord et de reliques au sud».

Le 19 octobre 1998, Djéni a tiré sa révérence sans avoir réalisé cette ambition mais cet objectif apparaît en filigrane dans les actions menées. Aussi, quand Bédié, à l’issue du Bureau politique tenu le 17 novembre 2015, a proposé «le retour de toutes les formations politiques du RHDP au PDCI-RDA, l’œuvre la plus chère à Félix Houphouët-Boigny», il n’a récolté qu’une fin de non recevoir de tous les prétendus fils d’Houphouët.

La pilule fut difficile à avaler: il est payé en monnaie de singe. Si Ouattara, pour sa réélection, est passé haut la main à l’issue de la présidentielle du 25 octobre 2015, c’est parce que, sur injonction de Bédié, le PDCI-RDA s’est fait hara-kiri: par son Appel de Daoukro en date du 17 septembre 2014, le parti, malgré les résolutions du XIIè Congrès ordinaire (3 au 6 octobre 2013), a renoncé à ses ambitions présidentielles au profit de la candidature unique de Ouattara pour le compte du RHDP.

Après le refus de se fondre dans le PDCI-RDA, le RDR a infligé un autre camouflet à son allié. Il refuse de lui retourner l’ascenseur et reste donc sourd à la contrepartie attendue de l’Appel de Daoukro: l’alternance au pouvoir en 2020 sous forme de tontine politique, au profit de la candidature unique d’«un militant actif du PDCI-RDA» pour le compte du RHDP.

Car Ouattara reste flou sur ses intentions en 2020 avec ses réponses normandes. Tantôt, il est catégorique: «A l’occasion de mes 75 ans, ceci m’amène à réaffirmer que les institutions de la République qui seront mises en place très prochainement me permettront de prendre congé en 2020», déclarait-il le 4 janvier 2017, à l’occasion de ses vœux aux corps constitués du pays. Tantôt, il est nuancé: «Attendez 2020 pour connaître ma réponse en ce moment-là», a-t-il confié le 27 novembre 2017 à France 24.

Deux faits intervenus dans cette période mettent les puces à l’oreille. D’un, la Constitution de la IIIè République promulguée le 8 novembre 2016, remet les compteurs à zéro et n’empêche pas juridiquement Ouattara de solliciter un autre mandat présidentiel. Sans compter que lui-même avoue qu’il est contre la limitation des mandats, au point que se présentant à la présidentielle de 2010 pour n’exercer qu’un seul mandat, il a rempilé en 2015.

De deux, à l’issue du IIIè Congrès ordinaire du RDR (9 et 10 septembre 2017), il a déjoué tous les pronostics en nommant Mme Henriette Dagri Diabaté comme présidente du parti. Ouattara s’est attribué le titre de président d’honneur du parti à la Case. Et il y a anguille sous roche.

Le 31 octobre 2017, à l’issue d’une rencontre avec son «aîné» Bédié (photo), Ouattara (à g.) a mis le turbo pour la naissance du parti unifié du RHDP. Il a annoncé la création d’un Comité de haut niveau chargé de travailler sur le manifeste et les textes (Statuts et Règlement intérieur) du futur parti unifié. Et la machine s’est mise en branle.

Car deux positions antagonistes s’opposent et peuvent provoquer le clash en 2020 entre les deux poids lourds de l’alliance. «Le PDCI aura un candidat en 2020. Ce sera le candidat unique du RHDP. Il faut qu’Alassane Ouattara et moi nous entendions sur ce point pour que cette alternance ait lieu», a confié le 26 juin 2017 Bédié dans un entretien à Jeune Afrique. Réponse du berger à la bergère. «Je veux dire aux uns et aux autres que pour la prochaine élection présidentielle, tous pourront se porter candidat, selon les dispositions de notre Loi fondamentale qui garantit des élections démocratiques et transparentes», a déclaré Ouattara pour doucher l’optimisme de Bédié dans son adresse à la nation, le 6 août 2017, à l’occasion de la commémoration du 57ème anniversaire de la Côte d’Ivoire pour traduire le bras de fer.

Au Congrès du RDR, il a mis balle à terre pour jouer l’endormissement. «Je voudrais dire à tous ceux qui se font des illusions, Henri Konan Bédié et moi sommes ensembles. Il n’y aura pas de problèmes entre Henri Konan Bédié et moi», a précisé Ouattara pour flatter son «aîné».

Quant au RDR, il a produit, sous son impulsion, une résolution spéciale consacrée à la constitution du parti unifié, dans les meilleurs délais. Nous y sommes. Car Ouattara a revu toutes ses ambitions. Si sa candidature est désormais dans l’ordre du possible, sa démission avant le terme de son second mandat (2015-2020) qu’il mettait dans la balance pour appâter ses alliés dans la campagne pour le projet de Constitution, n’est plus à l’ordre du jour. Et Ouattara a engagé les grandes manœuvres. Il a lancé RHDP dont l’unification était en souffrance, dans une course contre la montre afin que cela devienne réalité avant 2020. C’est le branle-bas pour tuer dans l’œuf une opposition frontale prévisible entre le PDCI-RDA et le RDR.

Ouattara vise clairement la présidence du parti unifié pour remplacer Bédié qui est depuis toujours le président de la Conférence des présidents des partis membres du RHDP. Son ambition est simple: instrumentaliser cette machine politique afin qu’elle reste à sa solde et exécute sa volonté.

Chaque parti ayant perdu son identité et son autonomie parce que dissous dans le RHDP, il n’y a plus que les seules instances du RHDP. Et alors Ouattara sera l’incontestable maître du jeu qui aura entre ses mains toutes les cartes. A la tête de l’État, il détient déjà les moyens de pression et les instruments de chantage qui mettent tout le gotha du RHDP à ses pieds. Des jeunes du PDCI-RDA, aiguillonnés en sous-mains par des cadres du PDCI qui tirent les ficelles, ont choisi d’exprimer leur inquiétude dans des réactions de colère. Ils ont tous le net sentiment que leur président, avec toutes les concessions qu’il consent en vain depuis sa «spoliation d’au moins 600.000 voix» qu’il a dénoncée au premier tour de la présidentielle du 31 octobre 2010, est désormais influençable et manipulable à souhait.

«Bédié, c’est Ésaü: il a vendu son droit d’aînesse contre un plat de lentilles», commente Laurent Gbagbo dans son ouvrage «Pour la vérité et la justice», co-écrit avec le journaliste français François Mattéi.

«Mon aîné et moi sommes sûrs que le pays est en de bonnes mains», s’est réjoui Ouattara à la sortie de sa rencontre avec Bédié. Cette déclaration a alerté des militants du PDCI-RDA sur un autre deal qui pourrait être conclu à leur insu, comme l’Appel de Daoukro qui leur a été imposé.

Elle sonne comme un autre blanc seing que Bédié a donné. Car la suite d’une telle sortie est connue: on ne change pas une équipe qui gagne. Et ainsi, on va reprendre le même Ouattara, «bâtisseur infatigable, nouveau développeur de ce beau pays» selon Bédié, pour recommencer en 2020.

Par : FERRO M. BALLY  

RHDP: Le RDR demande la création du parti unifié avant les élections locales de 2018

Le Comité de direction du Rassemblement des Républicain (RDR) réaffirme son «attachement» à la création du parti unifié, «gage de paix et de stabilité pour notre pays», indique un communiqué du parti au pouvoir, après une réunion du Comité de direction élargi aux SGA et aux conseillers spéciaux.

Cette rencontre s’est tenue ce vendredi 12 janvier 2018, au siège de ce parti, à Abidjan-Cocody. Présidée par le chef de cette formation politique Mme Henriette Diabaté, cette réunion recommande que soit mis place le parti unifié avant les élections cette année 2018 (mairies, conseils généraux et Sénat).

«Le Comité de direction demande que la RHDP aille à ces élections en parti unifié», explique la note. Plus clairement, a expliqué plus tard dans la presse, Mamadou Touré, le porte-parole, «le RDR demande la mise en place du parti unifié avant les élections locales.

Marcel APPENA Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Le RDR demande au RHDP d’aller aux prochaines élections locales en parti unifié

e Rassemblement des républicains (RDR) a demandé, vendredi soir, à l’issue de la première réunion de son Comité de direction à Abidjan au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) d’aller aux prochaines élections locales en parti unifié.

‘’Au niveau de la politique nationale, le Comité de direction a réaffirmé l’attachement du RDR à la création du parti unifié, gage de paix et de stabilité pour notre pays’’, a souligné le communiqué final de cette rencontre lu par le porte-parole du RDR, Mamadou Touré. Analysant les élections locales à venir, a-t-il ajouté, ‘’le Comité de Direction demande que la RHDP aille à ces élections en parti unifié’’. Auparavant, la présidente du RDR, Henriette Dagri Diabaté a rappelé que ‘’2018 est une année électorale importante’’.

 ‘’Avec un parti organisé, en ordre de marche, qui s’assigne une mission claire et qui sait comment l’accomplir, nous réussirons. Il revient donc à chacun de vous, de mériter notre choix en faisant en sorte que tous les défis soient relevés’’ a-t-elle lancé au Comité de direction élargi aux Secrétaires généraux adjoints et aux Conseillers spéciaux.

Le président Alassane Ouattara et le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié qui constituent les deux principaux leaders du RHDP, ont mis en place le 31 octobre dernier, un Comité de haut niveau chargé de travailler à la création du parti unifié du RHDP.

Ce Comité doit élaborer le manifeste du parti unifié, les statuts, le règlement intérieur et un calendrier d’exécution des étapes à franchir pour la naissance de ce parti unifié.

Dans son discours de nouvel an le 31 décembre dernier, le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a annoncé que les élections locales (municipales, régionales et sénatoriales) se tiendront au cours de cette année 2018. A ce propos, la Commission électorale indépendante (CEI), chargée d’organiser ces élections, a annoncé avoir entamé des pourparlers avec le gouvernement afin d’arrêter un chronogramme officiel pour ces élections ainsi que le budget. ;;;; Après l’analyse de la situation sociopolitique et après avoir adopté les conclusions de la note de cadrage, le Comité de direction du RDR a décidé de la traduire auprès des militants au cours des missions politiques d’informations et de sensibilisation prévues du 20 au 28 janvier 2018, suivies d’un séminaire sur la communication du parti.

LS/APA

Dans une vidéo / L'amalgame politicien insoutenable de KOULIBALY Mamadou

Avec la volonté manifeste de malhonnêteté intellectuelle de faire des compassions entre 2 décrets-lois qui n'ont rien avoir entre eux.En ce qui concerne la carte de séjour et la limitation d'âge d'importation des véhicules de moine de 10 ans.

OUI je suis d'accord pour que la rigueur des contrôles techniques des véhicules, que soient renforcée et réalisée avec profondeur les contrôles, pour nous éviter que des cercueils roulants déciment et endeuillent des centaines de familles par an, mais de grâce ne faisons pas cela monsieur Ex-président de l'ASSEMBLÉE NATIONALE qui a toujours fui ses responsabilités politiques majeures quand il était en fonction.

 Je voudrais dires aussi à Mamadou KOULIBALY que les IVOIRIENS du nord de notre pays sont des citoyens comme les citoyens du sud de l'Est de l'Ouest du PAYS . Ils n'ont pas plus de droit que les autres et moins de devoir que les autres IVOIRIENS .

J'apporte mon soutien au GOUVERNEMENT et au MINISTRE des transports pour assainir le secteur du transport.

Si même j'ai une divergence avec la limitation tous azimuts de l'âge d'une voiture tout dépend de l’utilisation et de l'entretien du véhicule et un contrôle très approfondi de l'état des véhicules devra être très déterminent.

Car aussi il faut le reconnaître des voitures et véhicules destinés à la casse en Europe sont exporté en Afrique nous ne pouvons pas être la poubelle des voitures destiné à la casse en Europe.

Pdci Rda: Bédié donne ses orientations aux délégués départementaux et communaux PDCI /Désaccord Guikahue – Adjoumani La mise au point de Bédié

« Aux nouveaux délégués et aux anciens, je reprends les propos sur le rôle que vous devez jouer: l’Etat dans le cadre de l’administration, a divisé le territoire en département dirigé par des préfets. De même notre partia reproché de la direction du parti, les militants en créant des délégations départementales et communales.

Votre rôle est d’être le porte parole du Président. Les délégués assurent et coordonnent les activités dans leursdélégations. L’objectif de ce travail est de préparer les échéances prochaines de reconquête du pouvoir politique. Cet objectif ne peut être atteint dans le désordre et l’indiscipline », tel est la recommandation faite hier au palais des congrès de l’hôtel de la paix de Daoukro, le Président du Pdci Rda, Henri Konan Bédié, aux 220 délégués départementaux et communaux de Côte d’ivoire. Le Président du parti s’est dit satisfait du travail accompli par le secrétariat exécutif et à tenu à demander aux délégués de poursuivre les efforts qu’ils ont entamé pour la bonne marche du parti : « J’ai écouté avec une attention particulière le résumé du rapport général présenté par le secrétaire exécutif relatif aux résultats de la feuille de route.

Ce rapport traduit minutieusement le travail effectué dans les délégations. Aussi, je voudrais féliciter le secrétaire exécutif pour le travail abattu et les délégués qui constituent la base. J’exhorte ces derniers à poursuivre le travail de recueil des données des indices et d’appréciations pour la vitalité du parti ».Répondant aux doléances posées par les délégués exprimées par le secrétaire exécutif, le Président Bédié à souligné qu’elles seront étudiées : « Nous étudierons sereinement les doléances, mais pour l’heure, une issue favorable est accordée, à savoir le renversement impératif du ristourne aux délégations, la délivrance des cartes aux militants ayant payé leur cotisation en 2014 »

 Bien avant le Président du parti, le secrétaire exécutif, le professeur Maurice Kakou Guikahue, a rappelé que du 4 Novembre au 7 Décembre 2017, un séminaire de restitution des données a été organisé dans 6 zones de la Côte d’ivoire, pour faire l’état du personnel politique et renouveler les structures de bases du parti. Il est revenu sur le séminaire de Bingerville du 8 avril 2017 qui a défini les fondements de ces séminaires de restitutions. Et de dire que le séminaire a été accueilli avec enthousiasme par les militants : « Les séminaires par zone ont été une bonne occasion pour les bases de s’exprimer à travers les délégués. Ils se sont déroulés en présence des membres du bureau politique, des coordonnateurs des 6 zones et ceux du grand conseil régional ainsi que de tous les délégués des différentes zones visitées. Il s’est agit d’axer la redynamisation sur différents points à savoir le recrutement en nombre élevé du personnel politique et l’identification et l’expérimentation des militants. Ce qui a permis de mettre à la disposition du parti la cartographie des délégations.

Aussi, ces séminaires tournants ont permis d’exprimer la volonté manifeste de présenter un candidat pour les élections présidentielles de 2020 ». Le secrétaire exécutif à insisté sur le fait que les militants de base ont insisté sur la confirmation d’un candidat Pdci Rda dans le cadre du Rhdp et sur l’organisation annuelle tournante dans chacune des 6 zones de ce genre de rencontre. Le professeur Maurice Kakou Guikahue a souligné que ces différents rencontres dans les 6 zones ont améliorer l’image du Pdci.

Le délégué départemental de Daoukro 1, Traore Kolia Adam, qui a souhaité la bienvenue, s’est apesanti sur la relation entre le président Bédié et son jeune frère, le Chef de l’Etat Sem Alassane Ouattara, qui permet au pays de garder le cap dans la perspective de l’émergence.

ENCADRÉ Désaccord Guikahue – Adjoumani / La mise au point de Bédié « Depuis quelques temps, notre maison est habité par l’indiscipline, le désordre la désobéissance, la cacophonie, la violence verbale. Le manque de respect s’est installé. Les porte paroles que nous avons nommé doivent jouer leur rôle sans contrainte avec un langage approprié en mettant de côté leur humeur.

C’est le Président qui donne la ligne directrice du parti . J’ai nommé un secrétaire exécutif quirelaie à mon nom des activités du parti au quotidien. J’ai tenu à rappeler ces choses pour que soit évité les amalgames. Point de polémique entre le micro et le haut parleur qui sont complémentaire.

Nouvelle direction du RDR, parti unifié…. : Mamadou TOURE, Porte-parole du RDR dit tout…

"J’ai été nommé lors du Congrès par le président d’honneur, la présidente du parti et la secrétaire générale comme secrétaire général délégué...

Vous avez désormais en charge au sein de votre parti, le Rdr, la mobilisation, la communication et le porte-parolat. Est-ce de très lourdes charges sur les frêles épaules d’un jeune loup ?

J’ai été nommé lors du Congrès par le président d’honneur, la présidente du parti et la secrétaire générale comme secrétaire général délégué. Ensuite, je me suis vu attribuer la communication et la mobilisation en plus du porte-parolat. Je m’honore donc de la confiance placée en moi et au delà de ma personne à toute la jeunesse. Pour moi, c’est une invitation à travailler d’avantage nous allons donc nous y atteler sans tarder. Nous le ferons en nous appuyant sur l’expérience de nos devanciers et en nous entourant des autres jeunes du parti.

Tout un symbole, pourrait-on dire. C’est la jeunesse qui est propulsée au devant de la scène.

Dès ma nomination, j’ai l’ai d’ailleurs dédié à toute la jeunesse. Je pense qu’au-delà de ma personne, notre parti devrait et fera la promotion des jeunes. L’avenir d’un pays c’est sa jeunesse. Un parti politique qui n’a pas une stratégie jeune est voué à une mort certaine. Le Rdr l’a compris depuis de nombreuses années, depuis plus de dix ans maintenant. Que ce soit au niveau des élections locales, au niveau de la députation, au niveau de l’occupation de postes aux secrétariats nationaux, bon nombre de jeunes ont été promus. Nous sommes dans la droite ligne de cette dynamique impulsée par le président Ouattara et ses collaborateurs. Dans les nouvelles instances qui se mettront en place, notamment les secrétariats nationaux et autres, je peux vous dire que la présidente du parti, le premier vice-président, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et la secrétaire générale Mme Kandia Camara ont à cœur de faire la promotion des jeunes.

Les jeunes continuent pourtant de se plaindre au Rdr. La plupart de ceux qui grognent sont les jeunes.

Je ne suis pas de cet avis ou bien on ne parle pas de la même séquence. C’est vrai qu’il y a quelques mois, beaucoup de jeunes se plaignaient. Ces problèmes ont été soulevés lors des pré-congrès du Rdr, le manque de solidarité au sein du parti, le manque de lisibilité sur l’insertion des militants, notamment des jeunes qui ont beaucoup contribué à la lutte du Rdr. Toutes ces questions ont été soulevées lors des pré-congrès du Rdr. Mais je peux vous dire qu’après les pré-congrès du mois de mai dernier, des réponses ont commencé à être apportées. Nous n’avons pas attendu la fin du congrès. Entre les pré-congrès et le congrès, des réponses ont été apportées pour corriger toutes ces critiques maintes fois objectives. C’est cela qui nous a permis d’atteindre dans l’union, la mobilisation que nous avons eues lors du congrès. Le RDR a ressuscité l’espoir chez les jeunes.

 Après les congrès, la nouvelle équipe dirigeante du parti a été dévoilée. Qu’est-ce qui a guidé et motivé le choix des personnalités coptées comme vice-présidents et secrétaires généraux adjoints ?

 D’abord, vous devez savoir que le Rdr a grandi. C’est un parti qui a eu 23 ans en septembre dernier. Depuis 1994, c’est un parti qui a pu s’étendre sur toute l’étendue du territoire national, qui a pu recevoir en son sein, beaucoup de personnes ressources. La configuration actuelle de notre direction, avec des cadres qui se sont vu confier des responsabilités sectorielles est conforme à cet état de fait. C’est-à-dire l’agrandissement du parti et puis la nécessité de prendre en compte un certain nombre de questions qui, pour nous, sont essentielles dans le débat public.

 Au niveau du Secrétariat général, des attributions spécifiques ont été faites. On a également rattaché à chaque vice-président une localité. Y a-t-il une explication à cet état de fait ?

 Pour la vice-présidence, il y a deux choses. Vous avez un certain nombre des cadres qui ont été pour beaucoup dans l’avancement de notre parti, qui sont montés au niveau des vice-présidents. Ce sont des cadres qui ont été de tout temps dans les combats du Rdr, qui ont apporté une grande contribution à ce combat. En plus de leurs responsabilités de vice-présidents, il leur a été confié la gestion de certaines régions. La volonté du Rdr, c’est de faire un maillage du territoire national. Aujourd’hui, nous avons un niveau d’implantation qui couvre toute l’étendue du territoire. Il s’agit de confier la supervision des activités du parti à l’échelle d’une région à ces hautes personnalités qui ont été choisies comme vice-présidents.

 Dans un souci d’efficacité bien entendu

Oui, dans un souci d’efficacité mais aussi de proximité avec les militants. Vous avez dit que certains militants se sont plaints avant le congrès. Certains militants ont dénoncé le manque de proximité entre eux et les cadres du Rdr. La nouvelle configuration répond en partie à cette préoccupation, être au plus près des militants.

 Le Rdr était à un moment miné par des dissensions énormes. Aujourd’hui, la direction s’ouvre à toutes les sensibilités. Avez-vous le sentiment que tout le monde a pris place dans la case ?

 Je ne sais si les dissensions étaient énormes. C’est vrai qu’il y avait quelques points de vue divergents qui ont fait jour à l’approche du congrès. Mais si vous remarquez de façon constante, avant même le congrès, le message fort de la direction du parti dirigée à l’époque par le ministre Amadou Soumahoro était le rassemblement et l’union. Le premier vice-président actuel du Rdr le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui a eu un important discours à Abobo, c’était le dernier meeting avant le congrès, a appelé à l’union. Le président Alassane Ouattara, dans son important discours d’orientation au congrès, a appelé au rassemblement et à l’union. Mme Diabaté, présidente du parti et Mme Kandia Camara, secrétaire générale du parti, après leur nomination et élection, ont appelé à l’union et au rassemblement. Cette direction actuelle, pour nous, reflète l’état d’esprit qui a prévalu juste avant le congrès et après le congrès. Rassemblement et union de tous les cadres et de tous les militants autour de notre idéal commun et autour de notre leader naturel,le président Alassane Ouattara.

Pour vous, toutes les tendances du Rdr sont-elles aujourd’hui impliquées dans la gestion du parti ?

La direction n’a voulu laisser personne en marge des activités et de la vie du parti. Cette direction qui a été publiée est inclusive et intègre tout le monde. Cela est conforme la vision des choses au sein du RDR.

Pourtant, après la publication de la liste des vice-présidents, une rumeur a fait état de ce que Guillaume Soro ne serait pas d’accord pour sa nomination parce qu’il n’a pas été consulté. Qu’en est-il ?

 Je pense qu’il faut moins écouter les rumeurs que les personnes elles-mêmes. Ce qui est important ici, ce ne sont pas les rumeurs. Ce qui est important ici, c’est la position du président Guillaume Soro. Et je pense que président Guillaume Soro, aujourd’hui, a à cœur de faire en sorte qu’il y ait la cohésion, le rassemblement au sein de son parti le Rdr, c’est le plus important.

Lors de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, on a vu des images saisissantes. Soro avec le Premier ministre, Soro avec le président de la République. Est-ce des gestes sincères selon vous ?

Je pourrai vous dire qu’il n’y a jamais eu de rupture. Il y a eu certes, par moments, quelques incompréhensions, mais je pense que le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro lui-même, à son retour de paris, a souhaité rencontrer le chef de l’Etat pour lui demander pardon. Après sa rencontre avec le chef de l’Etat, il a rencontré d’autres cadres du Rdr. Je pense qu’il faut s’en tenir à cela et s’en tenir au fait que le calme est revenue et les perspectives, c’est que nous puissions travailler main dans la main pour aider au renforcement de notre parti et aider à la création du parti unifié. Nous devons travailler main dans la main pour aider le président Ouattara à réaliser ce pourquoi les Ivoiriens l’ont élu.

Quel est l’état actuel des rapports de ceux qu’on qualifie de pro-Soro et la direction actuelle du Rdr ?

 Je ne comprends pas très bien votre question.

Il y a eu des actes qui ont été posés. Est-ce qu’après ces actes, ils continuent de se fréquenter, de se parler ? Y a-t-il aujourd’hui un apaisement ?

Moi, je ne parlerai pas de pro X ou pro Y. Nous avons des militants du Rdr et une direction inclusive s’est mise en place. Des militants peuvent avoir des sensibilités qui les rapprochent de tel ou tel cadre. Mais comme je l’ai dit tantôt, le plus important, c’est que tout le monde se retrouve dans cette direction. Et après la publication des membres du Secrétariat général, Mme la secrétaire générale du parti va certainement, dans les prochains jours, nommer les conseillers spéciaux. Après, nous aurons la mise en place des secrétaires nationaux. Le travail a déjà commencé. Des orientations ont été données lors de ce congrès par le président d’honneur de ce parti, notamment le renforcement de notre parti, la proximité avec les militants et surtout, le grand projet du parti unifié. Voilà ce à quoi nous devons nous atteler.

Il est de plus en plus question de la mise sur pied du parti unifié.Pourtant des observateurs notent que les bases des partis de la coalition Rhdp bouillonnent. Même les différentes directions travaillent plus à l’implantation de leur formation politique qu’à parler de parti unifié à la base. N’est-ce pas là une difficulté certaine de la mise en œuvre de ce projet de parti unifié ?

En tout cas, au niveau du Rdr, cette lecture n’est pas juste. Si vous prenez tous les communiqués du Rdr depuis décembre 2016, de façon constante, le Rdr a appelé au rassemblement des houphouétistes, a réitéré son attachement à ce groupement et le Rdr a même pris une option pour le parti unifié. Le dernier communiqué de la direction de notre parti qui a sanctionné une réunion importante avant le congrès, c’était au mois de juillet 2017. Au congrès de notre parti, le président d’honneur de notre parti a aussi donné une orientation claire par rapport au parti unifié. Vous ne trouverez aucune voix officielle du Rdr après ce congrès qui remette en cause cette dynamique. Mieux, vous avez le comité de haut niveau qui a été mis en place composé de cadres du Rdr, du Pdci, de l’Udpci, de l’Upci. Pour nous, c’est une étape importante. Le président Henri Konan Bédié lui-même a eu une déclaration importante. Après le congrès du Rdr, il y a eu l’anniversaire de l’Appel de Daoukro au cours duquel le président Henri Konan Bédié a eu un important discours appelant à aller au parti unifié. Je pense que c’est ce qui est important. Maintenant, nous pouvons avoir quelques cadres qui, pour des intérêts personnels, des calculs personnels, tentent de remettre en cause cette dynamique. Je pense qu’ils ne réussiront pas. Parce que ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui pourrait nous diviser. N’oublions pas que le Rhdp, c’est notre histoire. C’est vrai qu’il y a le Rdr, le Pdci, l’Udpci mais nous ne pourrons jamais effacer les douze années que nous avons passées ensemble, c’est-à-dire de 2005 à 2017. Nous avons des militants qui sont morts au nom du Rhdp. Nous avons gagné des élections au nom du Rhdp. Parler de l’histoire de nos partis de façon individuelle sans tenir compte de l’histoire commune dans le cadre du Rhdp, c’est falsifier l’histoire récente de notre pays. Au nom de cela, nous pensons que nous sommes dans une bonne dynamique. S’agissant des militants, je pense qu’il faut faire une analyse beaucoup plus en profondeur. Les militants ne remettent pas fondamentalement en cause le Rhdp. D’ailleurs, nos militants, qu’ils soient du Pdci ou du Rdr, de l’Udpci, de l’Upci, le Mfa, ou du Pit, sont toujours mobilisés lors des grandes échéances lorsque nous sommes toujours allés en Rhdp. En aucun moment, ces militants n’ont boudé ces échéances quand nous étions en Rhdp. Ce que nos militants demandent dans nos différents partis politiques, c’est d’avoir une lisibilité sur ce que nous leur accordons comme place. Est-ce que nous nous occupons de leurs préoccupations. Que ce soit les militants du Rdr, du Pdci ou des autres partis, ils veulent avoir une lisibilité sur leur avenir, sur le quotidien. Je pense que ces questions peuvent être traitées au sein de nos partis politiques respectifs comme nous sommes en train de le faire aujourd’hui au Rdr. Ces questions doivent aussi être traitées au sein du groupement politique que nous avons, le Rhdp. Le Rhdp doit, à un moment donné, s’asseoir et regarder les conditions de ses militants et essayer d’apporter des réponses à certaines préoccupations.

On a l’impression, des fois, que les hommes politiques cachent quelque chose aux Ivoiriens au regard de ce que l’horizon politique n’est pas dégagé.

Excusez-moi encore, ce n’est pas mon sentiment. Nous avons une orientation claire. Pour une fois, on ne peut pas reprocher au président Henri Konan Bédié et au président Alassane Ouattara de n’avoir pas donné une lisibilité sur leur vision de l’avenir du pays. Cet avenir, pour nos deux grands chefs, passe par le rassemblement des enfants d’Houphouët-Boigny. Maintenant, il y a des questions, comment faire les attelages, comment cela pourrait se faire. Nous avons tous décidé que ces questions relèvent des prérogatives des deux chefs. Nous pensons que chaque chose en son temps. Il faut d’abord que nous allions à la consolidation de notre groupement, à la création du parti unifié et ensuite, nos deux chefs sauront se retrouver et sur les questions subsidiaires liées à ce groupement politique donner les orientations qu’il faut. Il nous faut travailler tous les jours à aider nos deux chefs à aller dans ce sens et nous préparer à suivre les orientations qu’ils nous donneront. Donc, je n’ai pas le sentiment que les horizons politiques ne sont pas dégagés. Il y a encore des questions qui doivent être traitées, mais ces questions seront traitées selon le timing et le chronogramme définis par nos deux chefs.

Vous voulez dire que vous ne cachez rien aux Ivoiriens, encore moins aux militants du Rhdp?

Rien n’est caché. Au moment de l’élection présidentielle de 2015, le président Alassane Ouattara soutenu par son frère le président Henri Konan Bédié avait déjà donné la vision sur tous les changements institutionnels qui devraient permettre au pays de consolider la stabilité et éviter toutes les crises que nous avons connues. Modification de la Constitution qui a permis la création de certaines Institutions notamment, la vice-présidence. Ensuite, les deux ont appelé au parti unifié. D’abord le 3 août 2015, le Rhdp est devenu un groupement politique. Ensuite, nous avons pu faire les élections législatives en Rhdp même si après nous avons eu deux groupes parlementaires. Mais je pense que c’est une question qui fait l’objet de discussions aujourd’hui, certains cadres de nos partis pensent à juste titre qu’il faut réunifier nos groupes parlementaires. Nous sommes dans une bonne dynamique. Il y a des étapes et nous sommes en train de franchir ces étapes une à une. La prochaine étape, c’est vraiment le parti unifié.

 Ce sont des poids lourds qui composent le Comité de haut niveau mis sur pied pour le parti unifié. Qu’est-ce qui explique le choix de ces poids lourds ?

Vous aurez reproché le contraire au président Henri Konan Bédié et au président Alassane Ouattara s’ils n’avaient pas envoyé des grosses pointures pour discuter de parti unifié. Cela démontre tout l’intérêt qu’ils portent au projet. Ceux qui composent le groupe de haut niveau sont des collaborateurs de premier niveau des deux présidents. C’est la preuve qu’ils y attachentbeaucoup d’importance et nous sommes persuadés que ces personnalités, par leur sens de persuasion, leur sens de l’intérêt général, pourront aider à avancer très rapidement vers ce projet.

On parle de plus en plus d’élections des Municipales et des Conseils régionaux en 2018. Comment appréhendez-vous ces échéances électorales ?

 Je n’ai pas ces informations à mon niveau. Il reviendra au président de la République, au gouvernement, et certainement en concertation avec l’ensemble des partis politiques de Côte d’Ivoire, de déterminer les échéances électorales intermédiaires, notamment les élections locales. Mais à mon niveau, je n’ai pas d’informations sur ce débat.

Sous quels auspices s’annonce l’année nouvelle, selon vous ?

Après les six premiers mois de l’année 2017 qui ont été des mois d’épreuves pour notre pays, n’oublions pas qu’au mois de janvier, il y a eu une mutinerie, après il y a eu la crise sociale avec la grève des fonctionnaires. Donc, les six premiers mois ont été des mois difficiles. Les six derniers mois de 2017 ont été des mois heureux avec les accords trouvés avec les fonctionnaires, avec les militaires, la mobilisation des ressources à travers l’Euro bond, l’organisation de jeux de la francophonie, l’élection de la Côte d’ivoire au conseil de sécurité des Nations Unies. Et ces trois derniers mois, la reprise ou le lancement de tous les projets de développement sur toute l’étendue du territoire. La parfaite organisation du Sommet Union Africaine-Union Européenne grâce au leadership du Président de la République consacre le retour définitif de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale. Sans risque de nous tromper, nous pouvons dire que le gouvernement va continuer dans cette dynamique. Puisque le leitmotiv du chef de l’Etat, c’est d’agir tous les jours pour nos concitoyens. Certainement qu’en 2018, le Premier Ministre et son le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, vont continuer travailler à satisfaire les besoins les plus essentiels des Ivoiriens. Au niveau politique, le gros projet que nous avons, c’est le parti unifié. Il est indispensable que nous puissions finaliser ce projet en 2018 et comme vous l’avez dit, pour dégager les perspectives au niveau politique pour les années qui vont suivre.

 A vous entendre, doit-on s’attendre à de grands changements au niveau politique en 2018 ?

 Je ne dirai pas de grands changements politiques. Je dirai que 2018 devrait voir la naissance du parti unifié pour ce qui est de l’aspect politique qui nous concerne. Je ne parle pas des partis politiques de l’opposition et autres. Au niveau de l’action gouvernementale, nous pensons qu’il y aura une continuité de ce que nous voyons déjà. C’est-à-dire de grands projets et des actions en faveur de nos populations, notamment les plus faibles.

Le parti unifié est-il, selon vous, le gage pour le Rhdp de conserver longtemps le pouvoir ?

 D’abord, c’est de la responsabilité de l’opposition de s’organiser et c’est légitime pour elle d’ambitionner de revenir aux affaires comme on l’entends de gauche à droite à travers des déclarations de certains responsables de l’opposition. Mais, il est aussi légitime et impératif de notre part de consolider notre alliance et de faire en sorte d’assurer la continuité de toutes les actions qui sont menées actuellement après 2020. Un Rhdp uni, fort a de beaux jours devant lui au niveau de la gestion des affaires. Nous continuons à considérer qu’il n’y a pas d’alternative au Rhdp aujourd’hui. J’ai eu à le dire bien avant mes nouvelles fonctions, les meilleurs cadres de la Côte d’Ivoire se trouvent au sein du Rhdp. Le meilleur projet de développement de la Côte d’Ivoire, c’est au niveau du Rhdp. Quand vous regardez en face, que ce soit au niveau des compétences, que ce soit au niveau des projets clairs et des solutions aux préoccupations des Ivoiriens, y a pas match comme on le dit communément. Justement, pour assurer notre destin commun qui veut que nous puissions, dans la dynamique du discours du président Houphouët-Boigny en 1986 qui avait déjà prédit qu’après lui, des générations viendraient élargir les sillons qu’il a tracés et hisser le pays à un certain niveau, nous n’avons pas le droit de trahir la mémoire du président Houphouët en nous distrayant dans de petites querelles, de petits calculs. Nous devons aller à l’essentiel, aller dans le sens de l’intérêt général pour notre pays, pour son avenir. Cela nous commande de nous unir, d’aller au parti unifié.

Etes-vous surpris qu’après plusieurs années, le Fpi ne parvienne pas à faire son unité ?

Honnêtement, je ne veux pas faire de commentaire sur le fonctionnement interne d’un parti politique surtout de l’opposition. Tous les partis politiques ont leur contradiction interne, leur débat interne. Et honnêtement,je voudrais laisser le Fpi à son débat. Ce qui est important, c’est que tout cela se fasse en préservant la démocratie et que la démocratie soit consolidée dans notre pays. Et pour que la démocratie soit consolidée, il faut bien évidemment qu’il y ait des partis au pouvoir et des partis dans l’opposition qui jouent pleinement leur rôle. C’est de leur responsabilité de jouer ce rôle, de s’organiser. Nous, notre préoccupation, c’est vraiment le Rhdp, faire en sorte que nous demeurions pendant longtemps encore, la seule alternative crédible en Côte d’Ivoire.

 

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