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Politique (197)

Soutien à Guillaume Soro : Une marée populaire de plus en plus forte en Côte d’Ivoire /Débats & Opinions

Soutien à Guillaume Soro : Une marée populaire de plus en plus forte en Côte d’Ivoire

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Au-delà des mensonges, des faits divers, des calomnies ourdies et perpétrées contre lui pour salir son image, Guillaume Soro qui occupe la Une de l’actualité depuis janvier 2017 est de plus en plus choyé et adulé par les populations ivoiriennes de tous âges, de toutes idéologies politiques ou religieuses.

Partout en Côte d’Ivoire on sent une ébullition réelle autour de la marque déposée GKS ! Vous vous souviendrez des ovations et acclamations nourries des populations lors de son entrée au stade Félix Houphouët-Boigny à l’occasion de l’ouverture des 8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan.

Plus son image est galvaudée par ses propres partisans républicains, Guillaume Soro accumule et savoure à pleines dents l’affection des populations ivoiriennes de toutes les régions du pays. Pire, des députés du RDR vont même jusqu’à tronquer le sens originel que Guillaume Soro veut donner à sa vision et son ambition de voir les Ivoiriens se réconcilier et se pardonner mutuellement. Le jeune député Kangbé Charles Lopez Gnaoré dit Gnaoré Charly s’en est illustré récemment sur les réseaux sociaux de la plus mauvaise manière en dévoyant le combat et en dénaturant l’image des Forces nouvelles.

Au lendemain de la Conférence de presse de M. Sékongo Félicien, un certain Fofana inventé par les détracteurs de Guillaume Soro au RDR comme ancien porte - parole des Forces nouvelles France, a pondu une diatribe sur les Forces nouvelles, sans que les Ivoiriens n’y prêtent une petite attention.

Depuis l’appel du 03 avril du Président de l’Assemblée nationale pour le Pardon et la Réconciliation à l’occasion de la rentrée solennelle de la session parlementaire, tous et surtout les cadres du Rassemblement des Républicains, avant leur Congrès, se servent au menu du diner du Guillaume Soro. Qui, lui puise sa force et sa Baraka en Dieu et dans le Peuple qui n’est pas du dupe et dont la jeunesse est de plus en plus exigeante depuis les années de l’avènement du multipartisme en 1990.

Mais qu’à cela ne tienne, avec les réseaux sociaux et les nouvelles technologies de ce 21ème siècle, aucun peuple du monde ne peut être embrigadé ni politiquement, ni religieusement. Les responsables du RDR en occurrence, le porte-parole Joël N’Guessan devrait tourner sept fois la langue avant de chercher à salir politiquement Guillaume Soro et à galvauder l’image des Forces nouvelles qui leur ont tout donné.

Pour matérialiser ce soutien populaire au fils de Lafokpokaha, des mouvements de soutien tous azimuts se créent spontanément sur les réseaux sociaux et à travers toutes les régions du pays, malgré les menaces de licenciement et de radiations brandies par des responsables de certains partis politiques dits de gros calibre. Mais aucun parti politique ne peut menacer ou arrêter la marche d’une génération vers son destin.
.
Et Guillaume Soro, 45 ans révolus depuis le 07 mai 2017 est le seul leader générationnel en qui toute la jeunesse ivoirienne, à cause de toutes ses qualités humaines, spirituelles et même morales, se reconnait.

Il y aura bel et bien un effet Macron avec Guillaume Soro en Côte d’Ivoire.

Konan Louis‎

A lire aussi /  Contribution/ Fofana Ousmane, ex-Porte-parole des FN France: «Guillaume Soro s’est oublié… il veut une sorte de guerre entre les générations… il ne pense pas à nos humiliés et à nos morts»

De retour de Paris Guillaume Soro a fait un discours qui m’a tant agacé qu’ennuyé, ponctué de poncifs sur la nécessité de la réconciliation en côte d’ivoire, « j’irai demander pardon à Gbagbo et à Bédié. »
Guillaume s’est oublié, dans sa repentance devant nos bourreaux d’hier, il nie le sens du combat qui a été le nôtre ! Il ne pense pas à nos humiliés et à nos morts !

On peut parler de réconciliation, on peut pardonner, on peut demander pardon pour ceux qui en ont souffert, on devrait même demander pardon prioritairement à la famille de nos propres éléments qui sont morts étouffés dans un conteneur à Korhogo, sous les ordres de qui on imagine. Mais jamais nous ne pouvons demander pardon ni à Gbagbo ni à Blé Goudé encore moins a Bédié qui a inventé le discours de division avec lequel on a marqué les nôtres au fer rouge dans ce pays ! En les indexant comme des sous ivoiriens avec l’étoile jaune du discours ivoiritaire.

Nous autres avons accepté l’humiliation, la perte de nos privilèges et de notre honorabilité ; accepté qu’on nous qualifié de rebelle ou d’assaillants ;
Nous avons accepté d’être fichés sur des listes de terroristes, et même accepté de mourir pour défendre notre dignité d’Hommes dans notre propre pays où nous étions pointés du doigt par le discours dominant comme des sous-hommes, comme des citoyens de seconde zone . Nous étions les insectes qu’il fallait « baygonner » ou désinfecter de la liste électorale. Réconciliation d’accord, mais jamais s’humilier auprès de nos bourreaux d’hier, dans des repentances honteuses et des reniements qui frisent la félonie et la trahison de la cause pour laquelle on s’est battu hier. Nous ne suivrons pas dans leurs égarements des personnes sans dignités qui sont prêtes à vendre père et mère, à fouler au pied la lutte de toute une génération juste pour le pouvoir, pour leurs intérêts personnels et pour garder des privilèges.

Leader générationnel !

J’entends çà et là que Guillaume serait le « leader générationnel » et que nous devrons taire nos querelles, et comme un seul homme le soutenir dans son ambition présidentielle. Là encore je dis que cet homme est faux, Guillaume, comme un opportuniste est prêt à tout pour le pouvoir. Il a non seulement usurpé une lutte qu’il a rejoint pour se réaliser politiquement et financièrement, mais il a ensuite foulé au pied l’idéal de ce combat en opposant les combattants entre eux comme il tente aujourd’hui d’opposer les jeunes à leurs ainés en parlant de génération . Derrière son auto-proclamation comme « leader générationnel » Guillaume veut créer une opposition entre jeunes désargentés et sans avenir contre les vieux (Ado, Bédié, Amadou Gbon ….) riches et arrogants, une sorte de guerre larvée entre les générations. Tout se résumant à sa personne dans sa bulle onirique, il faut dégager ceux qu’il présente comme vieux pour lui donner le pouvoir (le dégagisme à la sauce Soro) Diviser pour chopper le pouvoir, attention cet homme est faux, cet homme est opportuniste. Passez le message à cet homme faux que nous ne sommes pas dupes. Guillaume a été Premier ministre et ensuite PAN ; à part se plaindre pour des postes réservés à sa petite personne et pour son clan de cleptomanes, Soro n’a jamais poser le moindre problème social pour les jeunes et les pauvre de notre pays. Il n’a jamais posé le problème de l’éducation des jeunes ; c’est même pendant qu’il était premier ministre que l’inscription à l’université a subi l’augmentation la plus forte de l’histoire de la CI (plus de 200%). Soro n’a jamais posé le problème de l’employabilité des jeunes ; pour cet homme faux le chômage des jeunes est complètement inconnu de son vocabulaire, seul compte pour quel poste lui et ses amis occuperont.

Alors, qu’est ce qui lui donne le droit de s’auto proclamer leader générationnel ? Ah cet homme est vraiment faux. Allez dire à Soro que le fondement de notre contrat social est basé sur cette solidarité inter générationnelle, notre éducation nous oblige au respect de nos ainés, nous veillerons sur nos ainés et eux nous transmettront leur expérience de la vie. Nous le savons maintenant, pour Guillaume tout est permis, pas de retenu, ni de limite pour donner vie à son rêve narcissique d’être un jour le président de la Côte d’Ivoire.

Fofana Ousmane, ex porte-parole des FN France

Le langage en politique ou quand la parole emphatique d’Hamed Bakayoko enflamme le web

Dans une formule célèbre, Esope, fabuliste de la Grèce Antique, résumait ainsi la fonction et les effets du langage : « La langue (1) est la meilleure et la pire des choses. » Pour reprendre complètement l’argumentaire d’Esope, lisons ce qu’il en disait : «- Eh ! Qu’y a-t-il de meilleur que la langue ? reprit Ésope. C'est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison : par elle on bâtit les villes et on les police ; on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées... » Mais, il dit aussi : « C'est la mère de tout débat, la nourrice des procès, la source des divisions et des guerres. Si on dit qu'elle est l'organe de la vérité, c'est aussi celui de l'erreur et, qui plus est, de la calomnie. Par elle on détruit les villes, on persuade de méchantes choses. »

Le langage est bien une arme. Peut-on imaginer une société sans langage ? En politique, la « guerre » des mots a remplacé la guerre avec les armes. Mais, c’est une arme à double tranchant. On assiste ainsi, devant des salles de convertis, à des prises de paroles dont la fonction n’est pas toujours de convaincre, mais d’enflammer la foule des militants. Les discours tenus, dont les effets sont renforcés par toutes les figures de style (lyrisme, emphase, exagération, métaphore, comparaison, etc.), peuvent alors donner le sentiment de sortir du cercle de la raison pour celui de l’émotion.
L’emphase est définie notamment comme exagération pompeuse dans le ton, le geste, dans les termes employés ; enflure, grandiloquence. Parler avec emphase, c’est la mise en relief d'un des constituants de la phrase par l'intonation ou par l'ordre des mots.
Tout un programme ou un art, qui n’est pas sans risque face à la vigilance de ceux à qui le discours emphatique n’est pas destiné, mais qui peut aussi être mal compris par ceux à qui l’on s’adresse.
Voulant marquer les esprits des militants et les soutiens de son camp, surtout de la jeunesse, lors d’un meeting de soutien au Président ivoirien Alassane Ouattara, le 5 août 2017 à Abidjan , Hamed Bakayoko est entré dans les subtilités que le langage offre aux hommes politiques : il a lancé un univers de mots qui vise à s’imposer comme réalité, affirmant : « Avant Alassane Ouattara (…) il n’y avait même pas d’hôtels (…), il n’y avait même pas d’avions ».

L’emphase, qui se nourrit ici d’un enthousiasme militant, vient trahir une pensée que l’on peut résumer ainsi, car proche de la réalité selon les Ivoiriens eux-mêmes : avant avril 2011, si l’on regarde les années 1999-2010, la Côte d’Ivoire, sur la pente du déclin, était en train de devenir un État failli, incapable de participer aux échanges commerciaux internationaux, d’attirer les investisseurs et de jouer un rôle sur la scène internationale, à cause des interminables crises politiques et militaires vécues depuis la disparition du père fondateur de la Nation.
Les hôtels existaient déjà, les avions atterrissaient sur l’aéroport international FHB, les bateaux déversaient des marchandises sur le port autonome d’Abidjan, des universités publiques fonctionnaient, la Côte d’Ivoire exportait son cacao ; car en réalité pour Hamed Bakayoko, l’histoire de la Côte d’Ivoire ne commence pas du tout en avril 2011.
Cependant , en avril 2011, c’est une histoire nouvelle de la Côte d’Ivoire qui commence à s’écrire avec l’élection d’Alassane Ouattara, puis sa réélection en 2015.
Lorsqu’il s’exprime, ce 5 août 2017, devant les militants et la jeunesse du RDR, Bakayoko quitte le cercle de la raison discursive pour le chemin de la parole emphatique militante, pour redevenir un militant enflammé et le soutien indéfectible du Président de la République de Côte d’Ivoire.
La politique redevient une religion et l’engagement politique un sacerdoce avec deux constantes : la thématique de l’avant/après et l’utilisation de l’emphase, l’exagération, car il s’agit non pas de convaincre, mais de ramener les contempteurs, ou d’éventuels esprits « égarés », ou chagrins, qui étaient dans le doute, sur le chemin de l’ADOration, dans l’adoration du Chef, en faire des ADOrateurs, comme on ferait des GOR ( Gbagbo ou rien).


[La thématique de l’avant/après]
Cette thématique revient constamment dans les argumentaires de propagande. Tout le monde se souvient de la phrase de Jack Lang, le 10 mai 1981, à la suite de l’élection de François Mitterrand : « On est passé de l’ombre à la lumière », l’exemple même de la phrase emphatique. Nous sommes ici dans une logique de propagande, dont le but est d'influencer l'opinion en modifiant la perception des événements. Le « socialisme » est, pour Jack Lang, synonyme de « lumière » et 1981 la date d’entrée dans une ère de « lumière », comme le communisme était, pour les mouvements de libération africains, une clef pour entrer dans une ère de liberté et de prospérité.
« Le changement, c’est maintenant », avait dit François Hollande au peuple de France. Cinq années après, le Parti socialiste est mort, victime d’annonces présomptueuses comme « l’inversion de la courbe du chômage ».
Même les plus grands démocrates se font victimes des discours qu’ils tiennent, lorsque ces derniers sortent du cercle de la raison. La propagande, ou la parole emphatique, peut se moquer de la réalité en jouant sur l’imaginaire. Hamed Bakayoko est dans un registre , qui ne devrait pas être perçu littéralement et au simple premier degré, comme c’est le cas depuis quelques jours.


[ L’emphase, l’exagération et le lyrisme en politique ]
Deux types de discours se nourrissent d’emphase, d’exagération et de lyrisme : les discours de politique générale et ceux destinés aux militants. Souvent même ces discours peuvent s’apparenter à l’art de parler pour ne rien dire avec des invariants : rupture avec les prédécesseurs, ère nouvelle, etc.
Aux États-Unis, les discours radicaux de l’ultra droite souvent endossés par Donald Trump, les discours des extrêmes en Europe, et la « méthode » Hugo Chavez et Nicolas Maduro en sont des parfaites illustrations : de Paris à Moscou, en passant par Washington, Pékin, Santiago, Athènes…, le ministre ivoirien n’a pas réinventé l’eau chaude.
La prise de parole du ministre d’État ivoirien, Hamed Bakayoko, du 5 août 2017, s’adresse volontairement à l’imaginaire, les mots ayant ici une fonction émotive, au-delà de la raison.
Bien sûr, comme indiqué plus haut, les hôtels existaient avant 2011, les avions atterrissaient à Abidjan avant 2011. Toutefois la réalité est que depuis avril 2011, la Côte d’Ivoire est redevenue le fer de lance de l’économie de l’Afrique de l’Ouest, que l’activité diplomatique est redevenue intense, que la BAD est revenue à Abidjan, le pays se transforme.
Une étude récente montre que l’économie ivoirienne est l’une des plus prometteuses en Afrique (le pays vient de lever 2 milliards d’eurobonds sur les marchés financiers), même si tout ce qui est croissance peut rester une pure abstraction, pour le panier de la ménagère.
Il s’agit pour l’orateur de sortir du cercle de la raison discursive afin de frapper l’imagination des militants qui n’attendent surtout pas qu’il leur raconte que tout va mal, et qu’ils ont tort de croire en Alassane Ouattara. N’est-ce pas un talent que de savoir parler à un public ?


[La politique comme religion pour les « noyaux durs »]
Hamed Bakayoko s’était déjà plaint qu’il n’existait plus- ou pas en ce moment -, au RDR, cette ferveur quasi mystique à l’endroit du Chef, comme ce fut le cas avant l’accession au pouvoir. Aujourd’hui il y’a une tentation d’alternance à Alassane Ouattara, un fort soupçon de désir d’après-Ouattara, une volonté de tourner la page d’un Président qui a pourtant encore trois années à passer à la tête de l’État.
La parole emphatique d’Hamed Bakayoko vise à balayer cette perception, dans un contexte de débats avant-terme sur la présidentielle de 2020, poussant déjà à effacer Ouattara. S’il faut laisser , sans réagir, enterrer son Chef de son vivant, alors qu’il est toujours au pouvoir, qu’en restera-t-il alors après ?
Au PDCI, il semble exister une ferveur quasi religieuse pour Bédié, au FPI, pour Gbagbo, dans le « Soroland », pour Soro présenté comme le « gourou » de la transition générationnelle.
Dans la gestion du pouvoir d’État, loin du discours électoraliste pouvant souvent être populiste, la personnalité de Ouattara et son profil de grand économiste, ajoutés à l’usure du pouvoir, peuvent appeler à plus de modération, de rationalité, à moins de passion autour de lui.


Or l’emphase d’Hamed Bakayoko vise à recréer, au RDR, cette ferveur quasi messianique pour le Chef. Il n’est pas question d’adhésion à un programme, mais d’amour, d’affection.
Le fanatisme n’est certes pas loin, et il faut assurément -et à raison- se méfier des logorrhées verbales que déversent, dans les meetings populaires, certains hommes politiques. Hamed Bakayoko n’est absolument pas dans ce cas.
[Le rôle des réseaux sociaux]
Comme la langue d’Esope, les réseaux sociaux sont la pire et la meilleure des choses. La pire, lorsqu’ils déversent des flots d’insultes, la meilleure, lorsqu’ils interviennent comme contre-pouvoir. On peut donc s’amuser des « détournements » ou « détourement » critiques engendrés par la toile des propos enflammés d’Hamed Bakayoko, comme des challenges pour démontrer qu’il à bien raison. Lui-même doit en sourire…
Mais, il ne faut pas oublier, en politique, que le pire ennemi de l’homme politique, c’est souvent lui-même, les pires ennemis du Chef (Chef d’État, chef de parti), peuvent souvent être ses soutiens inconditionnels.
Hamed Bakayoko le sait ! C’est pourquoi dans toutes ses postures ( d’avant comme de maintenant ), il reste un enfant du peuple, nullement coupé du vécu de la majorité des populations du pays : un enfant d’Adjamé, qui a grandi en Côte d’Ivoire , qui a connu les petits « gôglô» de la capitale et du pays , qui danse sans façon ni calcul le « coupé-décalé », qui peut chanter avec DJ Arafat et porter ce filleul sur le dos, qui danse avec aise le « bastchegué » , ou le N’dombolo, qui peut chanter avec l’orchestre Kitoko ( des habitudes ou talents qui ne lui ont pas toujours rendu service dans la création d’une figure d’homme politique policé et respectable) ; un homme qui fut même perçu à tort comme un loubard ( ce qui ne fait pas lui, un acteur politique issu de l’élite, et coupé des réalités ).
L’homme politique ne peut sortir, sans risquer de perdre part de crédibilité, du cercle de la réalité, et de la vie quotidienne des populations. Si jamais Hamed Bakayoko avait pu un seul instant en douter, le « pastichage », et les « détour-n-ements » faits de son « fouka fouka » verbal du 5 août 2017, sont là, pour le rappeler à l’incontournable pesanteur du réel…
Sans doute dira-t-il, si l’occasion lui était donnée, ceci : « Je vous ai compris, vous aussi comprenez-moi !».

Charles Kouassi

Le Président Henri Konan Bédié est rentré au pays, dimanche 30 juillet 2017 [ Un accueil protocolaire qui montre que le dialogue n’est pas rompu entre Bédié et Ouattara ]

 ” Nous agissons tous en ce moment en Rhdp” ! Ouf ! A la fin du point de presse, Duncan et Ahoua Ndoli qu’on sentait un peu crispés au départ, se détendent et paraissent soulagés...

2020 non négociable, Duncan et Ahoua Ndoli réhabilités : décryptage exclusif du retour de Bédié en fils prodigue

2020 non négociable, Duncan et Ahoua Ndoli réhabilités : décryptage exclusif du retour de Bédié en fils prodigue

Le Président Henri Konan Bédié est rentré au pays, dimanche 30 juillet 2017, en véritable fils prodige. L’accueil s’est passé dans d’excellentes conditions à la dimension du poids du Pdci dans l’alliance au pouvoir, sans oublier la considération que maintient à l’égard de son aîné le chef de l’Éta ivoirien. On a vu aussi la mobilisation militante des cadres, des dirigeants et des militants de base du parti. Au-delà de ces considérations d’ordre général, qui semblent, a priori, si évidentes dans un contexte politique et démocratique normal, mais qui, dans le contexte des désaccords persistants entre le PDCI et le RDR à propos de 2020, font que l’accueil du Président Henri Konan et le discours qu’il a tenu ont une résonance particulière, quelle lecture faire de ce qui s’est passé à l’aéroport ?

[ Un accueil protocolaire qui montre que le dialogue n’est pas rompu entre Bédié et Ouattara ]

Le protocole a installé à la droite du Président Bédié le Vice-président Duncan et, juste à sa gauche, l’Inspecteur d’Etat Ahoua Ndoli, fraîchement nommé après le limogeage de Niamien N’Goran. Au Pdci, le Vice-président Duncan n’a pas de prééminence vis à vis des autres vice-présidents du parti, tandis qu’Ahoua Ndoli ne peut prétendre être aux côtés du Président du Pdci, par rapport aux autres hauts cadres du parti. On constate que le protocole républicain s’est imposé à Henri Konan Bédié lors de son accueil. La rumeur avait fait état des relations tendues qui pouvaient exister entre Bédié et le Vice-président, entre Bédié et l’lnspecteur d’Etat, à la suite de l’échec d’une mission à Paris.

Le Président Bédié, en se soumettant au protocole de la République et de l’Etat , donne des gages aussi bien à Ouattara qu’aux partisans du Rhdp au sein du parti. Bédié semble dire aux « noyaux durs » du PDCI : « Le temps n’est pas encore à la rupture, à l’affrontement, à la bataille au sein du Rhdp. Duncan et Ahoua Ndoli appartiennent bien à la famille. Ils sont Pdci. Ils ne sont pas des vendus, ni des traites, sinon ils ne seraient pas à mes côtés. Leurs fonctions éminentes au sein des institutions sont bien dévolues à des Pdci ». On les disait en disgrâce, et objet du courroux des militants et du Pdci, mais les voici mis en premier rang et réhabilités, devenant les vrais bénéficiaires de cette opération de remise en selle du Président du parti.

[ Bédié ne cède rien sur les questions qui fâchent ]

Pourtant le chef du Pdci ne cède pas sur le fond ou du moins ne se renie pas. Car au-delà des symboles et du protocole , il renvoie à nouveau aux interviews qui fâchent, en particulier l’entretien accordé à Jeune Afrique ou à TV5. Il avoue n’avoir rien de nouveau à dire sur les questions qui fâchent, par rapport à ce qu’il a déjà dit, à savoir : un candidat Pdci en 2020, dans le cadre de l’alternance. Ambiance.

Au passage il lâche un petit mot vicieux au sujet de 2020, qu’il indique non négociable par rapport à la constitution : c’est à dire que c’est une échéance non négociable. Les journalistes cherchent alors la petite phrase qui mettra le mettre aux poudres, le reprennent et demandent : « non négociable pour le Pdci, pour l’alternance, pour quoi, pour qui ? ».

Bédié, qui est bien rodé, a tout de suite vu le piège, il feint de ne pas entendre la question, la fait reprendre le temps de trouver la bonne réponse : 2020, n’est pas négociable pour tout le monde. Pas seulement pour le Pdci mais pour tout le monde, car il s’agit d’une date constitutionnelle qui s’impose à tous.

En même temps, le Sphinx sait que le bout de phrase malgré sa précision, pourrait être retenu pour lui faire dire ce qu’il n’a pas dit. Après le coup de l’alternance, voici le mot “pas négociable” , qui vient s’ajouter à ces expressions et bons petits mots dont le Sphinx a le génie et l’inspiration : ” zozo, hypocondriaque écrivant, les grandes douleurs sont muettes , vieux jeunes, Soro mon protégé, etc….”.

[Piège évité]

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Les journalistes maintiennent la charge et demandent ce qu’il en est du parti unifié, et du Rhdp. Ils veulent savoir comment la présidentielle non négociable pour tous les Ivoiriens et tous les partis politiques sera abordée. Bedié souffle alors le froid après avoir soufflé le chaud, afin de contenter les “noyaux durs”, qui ne sont pas trop contents de voir Duncan et Ahoua Ndoli, en bras droit et gardes de corps du chef. Mais le Président Bédié ajoute aussitôt : ” Nous agissons tous en ce moment en Rhdp” ! Ouf ! A la fin du point de presse, Duncan et Ahoua Ndoli qu’on sentait un peu crispés au départ, se détendent et paraissent soulagés. Mais rien n’est moins sûr : le Président Bedié indique que les vraies nouvelles seront données à la maison, et non à l’aéroport, comme s’il voulait donner l’occasion de penser qu’il donne un coup de pied à son protégé Guillaume Soro qui a choisi de donner les nouvelles depuis un aéroport, avec sa déclaration solennelle de pardon.

[ Pourquoi faire à Ouattara, une guerre pas faire à Gbagbo ]

Résultat des courses : le retour de l’enfant prodigue, c’est-à-dire celui qui a oublié la maison et qui y revient pour la retrouver (cette parabole est l’image du retour de la brebis égarée, Bédié s’étant « égaré » avec l’Appel de Daoukro), a été un triomphe, et tout le monde semble y avoir gagné un peu aussi bien au Rdr , qu’au Pdci.

À coup sûr la guerre des nerfs se poursuit et est ainsi décodée par un connaisseur de la maison Bédié : « Pourquoi voulez-vous qu’il traite Ouattara en ennemi ou même en simple adversaire, ce qu’il n’a pas fait, de 2000 à 2010, à Laurent Gbagbo qui était pourtant un adversaire déclaré, mais dans le gouvernement duquel des cadres Pdci ont été nommés. Nous sommes pressés, mais doucement, doucement ». Traduction : chaque chose en son temps ; juillet 2017 est loin de 2020.

Interrogé sur l’affirmation prêtée dans le JA, en kiosque, ce Lundi, à un haut cadre proche du Président Ouattara , selon laquelle Bédié avec l’appel de Daoukro, n’a fait qu’éviter l’humiliation au Pdci crédité de 10 à 15 % dans les urnes face à Ouattara qui aurait gagné de toutes les façons , ce connaisseur dit sobrement : « Dieu est grand. En 2020 on verra ». Amen et Alleliua !

Le retour de Bédié ne s’est pas conclu par une déclaration de guerre au Rdr. Mais, manifestement, ce retour était attendu par tout le monde : par les militants et cadres du PDCI, désormais rassurés, mais aussi par les alliés de Bédié qui avaient suivi le ballet des visiteurs de Paris.

Charles Kouassi /Afrikipresse

CIV / Guillaume Soro à son arrivée à l'aéroport d'Abidjan

"J'irai demander Pardon à mes aînés les présidents Henri Konan BEDIE, Alassane OUATTARA et aussi Laurent GBAGBO pour tous les torts, manquements ou offenses que moi-même ou mes proches ont pu causer à chacun d'entre eux spécifiquement...

"je suis un acteur majeur de la crise de 2002. Je prends ma part de responsabilité et dès à présent, j'irai demander pardon aux ivoiriens pour toutes les fautes que j'ai pu commettre. Je demanderai pardon à mes aînés Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et même Laurent Gbagbo"

Mesdames et Messieurs les journalistes,


Je reviens d’une longue mission en Europe, mission qui m’a conduit respectivement en Belgique, au Luxembourg et en France. D’abord, en Belgique j’étais en visite officielle au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles où j’ai signé une convention entre nos deux institutions parlementaires.


Ensuite, au Luxembourg où j’ai été élu 1er Vice-Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie et où j’ai pu rencontrer les plus hautes autorités de ce beau pays.
Enfin, j’ai été à Paris, à l’Assemblée nationale française où j’ai été reçu par mon homologue, M. François de RUGY, et où j’ai pu nouer des contacts politiques importants.


De retour en Côte d’Ivoire, j’ai pu noter des signes d'agitations. En tant qu’acteur politique et au nom de la responsabilité qui est la mienne, je voudrais lancer un appel au calme, à la pondération et à la retenue aux uns et aux autres. Personne n’a intérêt à jouer contre la tranquillité, la sérénité et la stabilité de la Côte d’Ivoire.


Notre pays attend de chacun de nous de la mesure et de la modération. Vous vous en souviendrez, le 3 avril 2017, j'ai placé la première année de cette législature sous le triple sceau de la Repentance, du Pardon et de la Réconciliation. Je note aussi que l'année pastorale a pour thème : "toi, laisse-là ton offrande, et va te réconcilier avec ton frère ..." Tout ceci nous invite tous, tous les acteurs politiques sans exceptions, à faire preuve d'humilité et de grandeur.


Pour ma part, j’ai décidé de demander, une fois de plus, pardon aux Ivoiriens, pour tout ce que, depuis 2002, j’ai pu consciemment ou inconsciemment commettre comme offenses à ce peuple qui a tant souffert. J’adopterai la même approche du Pardon et j'irai demander Pardon à mes aînés les présidents Henri Konan BEDIE, Alassane OUATTARA et aussi Laurent GBAGBO pour tous les torts, manquements ou offenses que moi-même ou mes proches ont pu causer à chacun d'entre eux spécifiquement.


Je demeure convaincu que toutes les filles et tous les fils de ce pays doivent résolument emprunter le chemin de la vraie repentance et de la vraie réconciliation. En ce qui me concerne j'ai déjà pardonné et je suis désormais sans rancune ni colère.


Je vous en conjure, ne nous divisons pas. La division ne pourra que nous mener à la catastrophe. Rassemblons-nous ! C’est cette mission de rassemblement par le pardon et la réconciliation que je me suis assigné et rien ne devrait m’en détourner. Je m'engage à travailler davantage, et plus que par le passé, pour reconstruire l’union de toutes les filles et tous les fils de la Côte d’Ivoire.
Guillaume Kigbafori Soro

Adama Toungara aux militants : le RDR n’implosera pas ! "Le RHDP est nécessaire, car c’est la seule façon d’avoir la stabilité"

"Nous devons travailler pour le parti unifié. Nous devons faire en sorte de construire un RHDP fort. C’est dans le RHDP que se trouve le salut de notre parti. Il faut que nous allions ensemble"

«Le RDR n'implosera pas ! », a rassuré le ministre Adama Toungara lundi 17 juillet 2017 à la mairie d’Adjamé. Il était à la tête d’une délégation du Rassemblement des Républicains dans le cadre des missions de remobilisation et d’information des militants dans cette commune. Reçu par le secrétaire départemental Farik Soumahoro et le maire Youssouf Sylla, c’est dans la grande salle de mariage que l’émissaire de la formation politique domiciliée à la rue Lepic s’est adressé aux militants venus nombreux l’écouter.

Après les salutations et remerciements d’usage, il a transmis sa compassion aux victimes des dernières pluies diluviennes.

S’invitant dans l’actualité politique du moment, il a été on ne peut plus clair : « Beaucoup de personnes parlent d’une succession d’ADO, c’est incongru et indécent qu’on en parle maintenant ». A l’en croire, les militants du RDR entendent se mobiliser pour soutenir le président de la République Alassane Ouattara pour construire un parti fort ‘’gage de paix et de stabilité’’, qu’est le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition politique au pouvoir.

«Le RHDP est nécessaire, car c’est la seule façon d’avoir la stabilité. Nous devons travailler pour le parti unifié. Nous devons faire en sorte de construire un RHDP fort. C’est dans le RHDP que se trouve le salut de notre parti. Il faut que nous allions ensemble », a-t-il insisté.

« Nous devons nous unir autour de lui pour l’accompagner dans l’œuvre gigantesque de développement à lui confiée par le peuple ivoirien. C’est trop tôt. Alassane Ouattara vient d’être réélu. Pourquoi parler de sa succession ?

Amadou Soumahoro : " Quelle que soit la colère contre son frère, on ne prend pas le micro pour l’insulter "

Plutôt qu’un débat « malsain » et « inopportun » sur sa succession en 2020, c’est d’une union sacrée dont a besoin, en ce moment, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, pour poursuive ses efforts de redressement du pays.

Tel a été le message du secrétaire général par intérim du Rdr, Amadou Soumahoro, aux militants rassemblés, samedi dernier, à la place CP1 de Yopougon.

« Nous devons nous unir autour de lui pour l’accompagner dans l’œuvre gigantesque de développement à lui confiée par le peuple ivoirien. C’est trop tôt. Alassane Ouattara vient d’être réélu. Pourquoi parler de sa succession ? », s’est agacé Amadou Soumahoro qui avait à ses côtés, le député-maire de Yopougon, Gilbert Kafana Koné, et plusieurs secrétaires départementaux.

« Nous sommes ici pour inviter tous nos militants, où qu’ils soient, à se mobiliser pour prendre une part active à l’organisation du 3e congrès du Rdr. J’invite les secrétaires départementaux, les commissaires politiques, les secrétaires des sections, les présidents des structures spécialisées à se mettre en ordre de bataille pour faire de ce grand rendez-vous une grande fête », a-t-il exhorté. « Le Président est à la tâche. Le Chef de l’Etat est en train de trouver les solutions pour que les choses rentrent en ordre dans la famille. Nous y travaillons. La paix reviendra à la maison. Doucement, doucement. Nous allons tout régler dans la famille », a-t-il assuré.

« Quelle que soit la colère qu’on a contre son frère, on ne prend pas le micro pour l’insulter », a-t-il requis, mi- pédagogue, mi- ferme. Le meeting d’Amadou Soumahoro entre dans le cadre d’une série de rencontres lancées par le parti pour sensibiliser la base avant le troisième congrès ordinaire prévu, les 9 et 10 septembre, à Abidjan.

Benoit HILI https://www.fratmat.info

 
 

DÉCLARATION DU PDCI-RDA RELATIVE À LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE EN CÔTE D'IVOIRE

Le samedi 15 juillet 2017, SEM Henri Konan Bedie, Président du PDCI-RDA, a reçu, à sa résidence privée de Paris, une délégation du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA, conduite par le Pr Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA.

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Au cours de cette rencontré, il s'est essentiellement agi de l'analyse de la situation au regard des derniers développements politiques intervenus en Côte d'Ivoire.

Le président du Parti a écouté avec une attention particulière, l'exposé de monsieur Noël Akossi Benjo, Secrétaire Exécutif du Parti ainsi que les délibérations du Secrétariat Exécutif du Parti, réuni en session extraordinaire, le vendredi 14 juillet 2017.

Suite aux échanges francs et empreints de responsabilité, le PDCI-RDA prendre acte de la décision de relèvement des fonctions de l'inspecteur Général d'État, Emmanuel Niamien N'Goran; decision motivée par son échec aux élections législatives de décembre 2016.

En ce qui concerne le dossier relatif à la suspension de Monsieur Jean Louis Billon, Président du Conseil Régional du Hambol, le PDCI-RDA s'étonne d'une telle décision prise sans un exposé de motifs convaincants.

Le PDCI-RDA tout en apportant son soutien au ministre Jean Louis Billon, rappelle que la Côte d'Ivoire étant un pays de droit, ce dossier doit être géré en application rigoureuse des textes en vigueur.

En conséquence de ce qui précède, le PDCI-RDA:

1- Lance un appel au calme et invite les militantes et militants à se concentrer sur les instructions du Président du Parti, relatives à la promotion et au succès d'un candidat du PDCI-RDA, à l'élection présidentielle de 2020.

À cet effet, il est demandé aux Délégués Départementaux et Communaux d'achever dans les meilleurs délais, les passations des charges afin d'accélérer les activités de motivation de terrain.

2- Instruit, en attendant le retour du Président du Parti, le Secrétariat Exécutif à l'effet de procéder à la consultation des Délégués Départementaux et Communaux, des Coordonnateurs du Grand Conseil Régional, des Inspecteurs du Parti, des Membres du Conseil de Discipline et de l'Ordre du Bélier, des Élus ( Députés, Maires, Présidents de Conseil Régional, Conseillers Économiques, Sociaux, Environnementaux et Culturels, militants du PDCI-RDA ) et des bureaux nationaux des UFPDCI et JPDCI.

3- Réaffirme son appartenance au rhdp dans le strict respect de ses engagements.

4- Invite les militantes et militants à se joindre aux populations afin de réserver un accueil à la mesure de l'hospitalité légendaire de notre pays, aux 8 ème Jeux de la Francophonie qui s'ouvrent le vendredi 21 juillet 2017.

Enfin, le PDCI-RDA exhorte les militantes, militants, sympathisants du Parti, à rester solidaires, sereins, vigilants, mobilisés et à l'écoute de la Direction du Parti.

Fait à Paris, le 15 juillet 2017

P/ Le Président du PDCI-RDA

P.o.Le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

Pr Maurice Kakou Guikahué

Guikahué,Je ne me sens donc nullement concerné par cette déclaration fallacieuse qui sert des intérêts qui ne sont pas ceux du PDCI.

«Une déclaration circule actuellement sur les réseaux sociaux selon laquelle Le PDCI indigné par des actes récents du Président Alassane Ouattata aurait pris des décisions. Je voudrais rappeler que des décisions d’une telle importance ne relèvent pas du Secrétariat exécutif du PDCI. Elle ne résulte non plus d’aucune réunion d’aucune instance du PDCI tenue à ce jour. Je ne me sens donc nullement concerné par cette déclaration fallacieuse qui sert des intérêts qui ne sont pas ceux du PDCI.»

Pr Maurice Kacou Guikahué,
Secrétaire exécutif du PDCI,
Président du Groupe parlemen

Après le limogeage de ses cadres, le PDCI s’en remet à Bédié
Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a déclaré "donner la primeur des conclusionso des travaux'' de son secrétariat général, convoqué vendredi, quarante-huit heures après le limogeage de Niamien N'goran de ses fonctions d'Inspecteur général d'Etat, au président du parti, Henri Konan Bédié.

"Nous avons bien travaillé dans la sérénité et dans la bonne ambiance. Mais souffrez que la primeur des conclusions soit réservé au président Henri Konan Bédié" a déclaré à la presse, le Secrétaire exécutif adjoint, Noël Akossi Bendjo, assurant l'interim du Secrétaire exécutif, Maurice Kakou Guikahué.

Mercredi dans la foulée d'un conseil des ministres qui a suspendu le Porte-parole adjoint du PDCI, Jean-Louis Billon, dans ses fonctions de président du conseil régional du Hambol, au centre-nord, un décret présidentiel a mis fin aux fonctions d'Inspecteur général d'Etat de Niamien N'goran, Vice-président du PDCI et neveu du président Bédié.

Il a été, d'ailleurs remplacé à ce poste, ce vendredi, par un autre cadre de son parti, en l’occurrence Théophile Ahoua N'doly, précédemment, directeur de cabinet du Vice-président Daniel Kablan Duncan.

C’est au sein du RDR que la conception de l'avenir politique de notre PAYS des membres de ce parti doit avoir lieu et non sur les réseaux sociaux comme certains sont tentés de le faire.

"Il ne faut pas qu’au nom de la liberté d’expression, quelques ambitieux trop pressés, s’en prennent au socle de ce qui est l’aboutissement de vingt ans de combats politiques en Côte d’Ivoire...

D’une façon générale, la notion de liberté suggère celle de possibilité, la possibilité de l’action ou celle du mouvement.

Pour le sens commun, la notion de liberté s’oppose à celle de l’enfermement ou de la séquestration.

En philosophie, en sociologie, en droit, et en politique, la liberté est une notion majeure. Elle renvoie à l’aptitude des individus à exercer leur volonté.

De ce point de vue, la liberté d’expression, est le droit reconnu à l’individu de faire connaître sa pensée à son environnement. Cette liberté procède de la faculté de communiquer entre humains, ce qui est un phénomène naturel dans la vie en société.

Donc, la liberté de parole ou d’expression est indispensable dans toutes sociétés modernes. Et c’est parce qu’elle est importante à la vie en société qu’elle a été érigée en impératif catégorique des sociétés démocratiques, où elle est juridiquement garantie, mais en réalité assez étroitement encadrée.

Mais, si elle autorise la libération de la parole, elle suggère aussi, la retenue. Le philosophe allemand Emmanuel Kant, mettait déjà en garde contre les excès de cette liberté d’expression en insistant sur les devoirs qui incombent à ceux qui s’en servent dans leurs rapports aux autres et à la société. C’est dire s’il est utile de s’en servir à bon escient.

En particulier, on ne saurait, au nom de la liberté d’expression déconstruire ce qui a été élaboré patiemment et souvent dans la douleur sur les vingt dernières années.

Il ne faut pas qu’au nom de la liberté d’expression, quelques ambitieux trop pressés, s’en prennent au socle de ce qui est l’aboutissement de vingt ans de combats politiques en Côte d’Ivoire. Au moment où le RDR est confronté à un des moments de vérité de sa jeune existence, il importe que ceux qui s’en réclament, fassent valoir leurs ambitions et leurs stratégies en son sein.

C’est au sein du RDR que le débat doit avoir lieu et non sur les réseaux sociaux comme certains sont tentés de le faire. Car, cela ressemble à de la chienlit et non véritable débat démocratique.

Adama Diomandé

Président de l’ADDL.

Costumes, gâchette, Sarkozy... Bourgi raconte comment il a "tué" la campagne de Fillon Interrogé par "Complément d'enquête", le sulfureux homme d'affaires livre le détail d'une vengeance

"C'est face aux caméras de "Complément d'enquête", diffusé ce jeudi 6 juillet, que le sulfureux homme d'affaires a décidé de narrer les détails de cet épisode. "J'ai appuyé sur la gâchette", s'amuse-t-il encore en expliquant comment, vexé d'être snobé par l'ancien premier ministre, il a délibérément alerté la presse (Le JDD) sur cette affaire de costumes à 10.000 euros"....

 

POLITIQUE - Ce fut très certainement l'un des tournants de la campagne présidentielle de François Fillon. Beaucoup a déjà été dit sur "l'affaire des costumes" qui a plombé la candidature du vainqueur de la primaire de la droite, déjà bien lestée par les emplois présumés fictifs du "Penelope Gate". Cela n'empêche pas Robert Bourgi, l'homme à l'origine du scandale vestimentaire, de remuer continuellement le couteau dans la plaie.

C'est face aux caméras de "Complément d'enquête", diffusé ce jeudi 6 juillet, que le sulfureux homme d'affaires a décidé de narrer les détails de cet épisode. "J'ai appuyé sur la gâchette", s'amuse-t-il encore en expliquant comment, vexé d'être snobé par l'ancien premier ministre, il a délibérément alerté la presse (Le JDD) sur cette affaire de costumes à 10.000 euros.

"Je lui envoie un texto : 'Cher François, j'aimerais bien passer cinq minutes avec toi pour te féliciter de vive voix et boire une bonne bouteille'. Aucune réponse. [...] Je dis, 'François , je ne comprends pas ton silence'. Il me dit : 'J'ai la tête sous l'eau, je n'ai pas le temps de te de voir. Je me dis comment cet homme peut-il se comporter avec moi comme ça?", détaille Robert Bourgi qui reproche aussi à François Fillon d'avoir été "ignoble" avec son ami Nicolas Sarkozy.

Robert Bourgi raconte ainsi un déjeuner avec Nicolas Sarkozy au cours duquel il aurait prévenu l'ancien président de son intention de se "payer" François Fillon. A l'en croire, Nicolas Sarkozy n'aurait rien fait pour l'en dissuader.

Au passage, Robert Bourgi en profite pour livrer quelques confidences assassines sur le compte de l'ancien candidat à la présidentielle, depuis retiré de la vie politique. Comme ce petit déjeuner au Ritz où François Fillon l'a invité avant de remporter la primaire ("Il aime bien ces petits endroits assez chics. Bien entendu, c'est moi qui ai réglé. Je ne l'ai jamais vu régler une note") ou les "bonnes bouteilles" que l'ancien premier ministre affectionne.

Pendant la campagne, François Fillon a reconnu avoir "eu tort" d'accepter ces cadeaux et assuré les avoir rendus à Robert Bourgi. Robert Bourgi a été entendu le 4 avril par les policiers de l'office anticorruption (Oclciff) à Nanterre. Ces cadeaux ont été offerts par amitié, "sans contrepartie", avait assuré à l'AFP Me Eric Moutet. Éliminé dès le premier tour de la présidentielle, François Fillon est notamment mis en examen pour "détournement de fonds publics", "complicité et recel d'abus de biens sociaux", ainsi que son épouse et son ancien suppléant à l'Assemblée, Marc Joulaud.

Geoffroy Clavel Chef du service politique du HuffPost

 

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