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Politique (280)

PDCI / la victoire des « 6 voix contre », la proclamation de la défaite des « 14 voix pour »lors de la Réunion du Bureau politique du PDCI-RDA du 17 Juin dernier et, au final, la déclaration de la victoire des « 6 voix contre »

«  Autrement dit une minorité aurait imposé son choix lors de cette réunion en utilisant des moyens anti-démocratiques ».

PAR : Alexis DIETH / La fraction ethno-nationaliste du PDCI, une menace contre la démocratie républicaine en Côte d’Ivoire.

 14 voix pour le RHDP parti-unifié et  6 voix contre le RHDP parti unifié sur un total de 20 votants, lors de la Réunion du Bureau politique du PDCI-RDA du 17 Juin dernier et, au final, la déclaration de la victoire des « 6 voix contre », la proclamation de la défaite des « 14 voix pour ». Autrement dit une minorité aurait imposé son choix lors de cette réunion en utilisant des moyens anti-démocratiques. Par la violence, les hués et la confiscation de la parole, une fraction idéologique minoritaire à l’intérieur PDCI-RDA a disqualifié de manière organisée une majorité démocratique. Ce serait la victoire volée de la dictature contre la démocratie à l’intérieur du parti en vue de la présidentielle 2020.

S’il s’avérait que cette accusation est fondée, il faudrait alors s’inquiéter de la prétention de cette fraction du PDCI, à se réapproprier l’Etat ivoirien et à exercer le pouvoir à partir de 2020 car elle fut l’architecte de l’ethno-nationalisme qui rompit l’unité nationale de la Côte d’Ivoire dans les années 1995. La dénonciation contestatrice de voix d’autorités au PDCI-RDA, telles celles de l’Ambassadeur et ancien Ministre Bernard Ehui-Koutoua, pour ne citer que lui, contre ce déni de démocratie, atteste de la gravité de ce scandale politique majeur dans notre pays. L’épisode de ce déni interne de démocratie véhicule un message sans équivoque : la pulsion antidémocratique qui pousse la fraction ethno-nationaliste du PDCI vers le FPI extrémiste et nationalitaire et ses divers satellites, relève d’une attraction de type idéologique et programmatique. L’anti-houphouëtisme minoritaire d’une fraction oligarchique au sein du PDCI-RDA tente d’en dévoyer l’esprit à des fins mercenaires.

L’alliance potentielle du PDCI ethno-nationaliste et du FPI national-populiste et de ses satellites qui se dessine à l’horizon  est, selon toutes les évidences, une coalition opportuniste explosive de dictateurs et d’autocrates en herbe ou déjà confirmés dans l’exercice du pouvoir. Cette interprétation est certifiée par le ralliement quasi-assuré de la fraction  du leader générationnel en rupture de ban non-assumée  avec le RDR.

C’est un front antirépublicain et anti-démocratique qui se dresse contre le Front républicain et démocratique RHDP afin de renverser les conquêtes démocratiques du peuple ivoirien. Analysant les discours et les pratiques des divers protagonistes de l’échiquier politique ivoirien, j’avais anticipé et dénoncé cette évolution à plusieurs reprises. J’avais appelé à une nouvelle coalition RHDP éclairée  par l’esprit de l’houphouëtisme, expression ivoirienne de la démocratie républicaine. (Cf. « Pour une nouvelle coalition politique éclairée par l’esprit de l’houphouëtisme », cedea.net, Février 2018.)

La chute des masques qui révèle à l'opinion publique ivoirienne  le visage grimaçant de la dictature dans une fraction  du parti, prouve éloquemment que le passage indiscriminé du témoin au profit du PDCI au sein du RHDP, ne va pas de soi. Cette alternance indiscriminée représenterait un danger mortel contre la démocratie républicaine car le PDCI est grevé par une fraction ethno-nationaliste activiste et virulente.  Le déroulé de l’imposture démocratique au sein du parti démontre que cette fraction est encline à recourir à des moyens antidémocratiques pour se réapproprier le pouvoir d’État afin d’appliquer son programme nationaliste d’exclusion fondé sur le « Nous ou Eux ». Une vision autocratique du pouvoir s’est dévoilée en cette imposture.

Le dévoilement au grand jour de la nature autocratique et du programme ethno-nationaliste de cette fraction du PDCI qui s’était déjà affirmé sans équivoque lors de la présidentielle de 2015, donne raison aux prévenances pragmatiques et à la prudence politique du Président de la République Alassane Ouattara. Ce démasquage certifie l’utilité politique de la formule politique RHDP parti -unifié.  Le parti-unifié est bel et bien le garant de la continuité de l’Houphouëtisme qui est, rappelons-le, un nationalisme libéral républicain et démocratique fondé sur l’alliance des identités ethniques et de la rationalité moderne. Cette coalition pérenne, qui fait de l’inclusion et de reconnaissance réciproque des identités son leitmotiv, est ancrée dans la base sociologique de la Côte d’Ivoire.

Elle la reflète politiquement. Elle  assure l’unité nationale. Elle est le bastion protecteur de la Côte d’Ivoire contre la division nationale. Elle est la garantie de la paix sociale, de la stabilité politique et du développement économique en Côte d'Ivoire. J’avais justifié argumentativement et conceptuellement ce propos dans la contribution suivante qu’il importe de revisiter. (Cf. « En quoi le RHDP parti-unifié est-il le garant de la paix sociale, de la stabilité politique et du développement économique en Côte d’Ivoire ? », cedea.net, 15 juin 2018)

Sous la personnalisation du débat politique, comme je l’ai souvent souligné, se cachent des logiques et des projets anti-démocratiques et antirépublicains. L’urgence de recentrer l’affrontement politique ivoirien sur les programmes et les projets sociétaux est confirmée par ce scandale interne qui suscite, au sein  du PDCI, un courant  de résistance d’houphouëtistes de conviction contre l'imposture démocratique.  Ce n’est pas Alassane Ouattara qui veut monopoliser le pouvoir d’État en trompant son allié Henri Konan Bedié. Ce n’est pas le RDR qui veut s’y maintenir en flouant son partenaire le PDCI–RDA.

Ce n’est pas le RHDP qui veut se transformer en parti-unique afin de tuer la démocratie et ramener politiquement la Côte d’Ivoire en arrière comme se plaisent à l’affirmer les propagandistes, les medias incorporés et les intellectuels organiques des partis intéressés.

Une grille rationnelle de lecture doit être appliquée à la problématique de l’affrontement politique ivoirien autour du RHDP parti unifié pour en révéler la logique objective interne. Elle laisse voir que le chef d’un État démocratique et  représentant d’une majorité politique libérale veut préserver le régime de démocratie républicaine pluraliste en renforçant un front républicain RHDP devant la menace ethno-nationaliste et populiste. Elle montre qu’un bloc libéral progressiste de centre-droit veut pérenniser ses acquis politiques économiques et sociaux contre des blocs antilibéraux, anti-démocratiques et antirépublicains de type extrémiste.

Les prises de position, les discours et les pratiques des protagonistes accréditent cette interprétation.

Ce ne sont pas des personnes qui luttent pour s’approprier l’Etat ivoirien afin d’en faire un usage privé. Ce sont deux visions du monde, deux programmes et deux projets sociétaux antithétiques qui s’affrontent pour conquérir le pouvoir d’Etat afin de mettre en œuvre leur vision opposée respective de la Côte d’Ivoire. C’est une vision du monde, un projet sociétal et programme politique houphouëtiste d’inclusion et d’intégration qui affronte une vision du monde, un projet sociétal et un programme politique anti-houphouëtiste d’exclusion et de désintégration. Il importe au plus haut de recentrer l’affrontement et le débat politique ivoirien sur cette contradiction programmatique et sociétale. Source http://www.cedea.net/wp/?p=3219

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COMMUNIQUÉ DU PDCI-RDA RELATIF A LA CREATION D’UN COURANT AU SEIN DU PDCI-RDA

Le mardi, 03 juillet 2018, Monsieur Adjoumani Kobenan Kouassi a fait une déclaration annonçant la création d’un mouvement dénommé « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ».

Ce mouvement est présenté par son initiateur comme un courant au sein du PDCI-RDA.

Sans s’attarder sur les motifs invoqués par Monsieur Adjoumani pour la création de ce mouvement, le Secrétariat Exécutif, sous l’autorité de Son Excellence Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, rappelle que :

• Le PDCI-RDA ne permet pas et n’admet pas en son sein des courants formellement constitués;

• Le débat d’idées, le dialogue, la concertation entre militants en vue du consensus sont les modes privilégiés de règlement démocratique de nos différends ou de nos contradictions internes. En conséquence, cette déclaration de création d’un courant au sein du PDCI-RDA est nulle et de nul effet. Le Président du Parti rappelle que le Bureau politique du 17 juin 2018 a démocratiquement et souverainement statué sur l’Accord Politique pour la création d’un Parti Unifié dénommé RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes Pour la Démocratie et la Paix) et demande que chacun des militants observe, de façon scrupuleuse, dans la discipline et le respect, les décisions des organes du Parti. Il est important de rappeler, une fois de plus, que les contrevenants aux dispositions de nos textes, ainsi qu’aux résolutions du Bureau Politique qui restent inviolables, seront sévèrement traduits devant le Conseil de Discipline.

Le Président du Parti en appelle au sens des responsabilités de l’initiateur de ce mouvement et ses comparses et les invite à se ressaisir pour préserver le PDCI-RDA des dérives opportunistes préjudiciables à sa cohésion, à sa stabilité et à l’unité d’action qui nous conduiront à la victoire et à la consolidation de la Démocratie en Côte d’Ivoire. Le président du parti rappelle qu’au Bureau Politique du 17 juin 2018, s’il y a eu quatorze (14) intervenants de ceux qui voulaient l’adoption des statuts et du règlement intérieur du parti unifié, c’est parce qu’il a voulu expressément que tous ceux qui défendaient ce point de vue prennent la parole. En réalité, il y’avait plus de soixante-dix (70) intervenants inscrits ; c’est pour éviter que le débat ne traîne en longueur qu’il n’a pas donné la parole à un grand nombre de ces intervenants, qui tous allaient dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau Politique.

D’ailleurs, le communiqué final du Bureau Politique a été adopté à l’unanimité des membres du bureau politique et sans objection aucune. Le Président du Parti recommande,donc,à tous les militants la vigilance dans la discipline et le respect des mots d’ordre du Parti afin de ne pas laisser prospérer la désinformation, les intérêts personnels et les marchands d’illusions.

Fait à Abidjan, le 04 juillet 2018 P.

Le Président du PDCI-RDA p/o le Secrétaire Exécutif chargé des Commissions Techniques Nationales Porte-Parole du PDCI-RDA N’Ddri Kouadio Narcisse

A lire aussi LES TROUS DU COMMUNIQUE DU PDCI QUI PROUVE
Par Alexis DIETH / LE DÉNI DE DÉMOCRATIE PAR UNE FRACTION DU PARTI.

Dans le communiqué du PDCI qui déclare nulle et non avenue la création d'un courant favorable au RHDP parti-unifié, le soupçon de déni de démocratie est confirmé.

Des pratiques d'un autre âge qui tiennent à la fois du contrôle communautaire et de l'arbitraire autocratique et qui n'ont rien à voir avec la discipline de parti, ont disqualifié une majorité au profit d'une minorité. Nous lisons ceci dans ce communiqué éloquent :

" Le président du parti rappelle qu'au Bureau politique du 17 Juin, s'il y a eu quatorze (14) intervenants de ceux qui voulaient l'adoption des statuts et du règlement intérieur du parti unifié, c'est parce qu'il a voulu expressément que tous ceux qui défendaient ce point de vue prennent la parole.

En réalité, il y avait plus de soixante-dix (70) intervenants inscrits; c'est pour éviter que le débat ne traîne en longueur qu'il n'a pas donné la parole à un grand nombre de ces intervenants, qui tous allaient dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau politique"!

Ce propos étrange et sidérant en Démocratie soulève nécessairement les questions suivantes : comment prouver à la Nation ivoirienne qui est aussi une partie prenante de ce débat du PDCI ( nous sommes en démocratie pluraliste dans le cadre de la République) que les soixante dix (70) qui ne s'exprimèrent pas abondaient "dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau politique".

Donnèrent-ils leur avis par conciliabules secrets?

Leurs consentements furent-ils arbitrairement présupposés ?

Pourquoi ne pas avoir laissé s'exprimer publiquement ces 70 sur un sujet aussi important d'intérêt national en prenant le temps nécessaire pour dégager une majorité claire et pour éviter tout équivoque?


Il y a là une violation du principe de publicité et du principe de liberté de parole par une fraction au sein du PDCI comme l'attestent les hués dont le communiqué officiel ne parle pas et qu'il ne condamne d'ailleurs pas. Ces pratiques dictatoriales d'un autre âge révolu doivent être vivement dénoncées. Le communiqué final du PDCI justifie le soupçon de déni de démocratie au PDCI.

Il légitime le caractère salutaire du Courant qui sauvegarde l'esprit démocratique du parti et la mémoire de l'Houphouëtisme.

 A lire aussi Larges extraits enregistrement téléphonique ministre Amédé Kouakou. « Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir.

S’il ne veut pas venir, c’est son problème » Ce n’est pas Gnamien Yao qui est quitté au FPI, ce n’est pas Billon qui a sa carte du RDR en poche, qui va venir nous imposer quelque chose. Dans un enregistrement téléphonique qui a fuité sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité a été reconnue par les deux interlocuteurs, le ministre Amédé Kouakou (PDCI) s’en prend violemment à Henri Konan Bédié, alors qu’il échange avec Innocent Yao, président de la JPDCI.

Nous qui sommes pour le RHDP, nous allons lancer le mouvement à Yamoussoukro avec 20 000 personnes.

Vous pouvez dire à Bédié de venir, s’il veut il peut ne pas venir. Je préfère vous prévenir, nous sommes dans le juste. Nous ne sommes pas prêts qu’il y ai un candidat en 2020 pour le PDCI, mais à l’intérieur du RHDP. Nous n’avons aucun intérêt à brûler ce pays. Nous sommes très sereins, nous ne sommes pas contre Bédié, nous le soutenons mais, nous voulons aller au parti unifié. Avant que les autres partis ne sortent il y avait le PDCI et le RDR. Donc, on peut être ensemble pour gouverner ce pays. Ce qui nous intéresse c’est la paix et pas autre chose.

 « Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir. S’il ne veut pas venir, c’est son problème »

Ce n’est pas Gnamien Yao qui est quitté au FPI, ce n’est pas Billon qui a sa carte du RDR en poche, qui va venir nous imposer quelque chose. Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir. S’il ne veut pas venir, c’est son problème. Ceux qui ont pris la parole au bureau politique, ceux qui étaient pour le parti unifié étaient plus nombreux que ceux qui étaient contre. Comme le président Bédié a dit qu’il y a des pro et des anti, nous allons nous peser pour voir qui est plus lourd.

Aller huer un vice-président de la république, aller huer des ministres, on est où là ? Nous allons nous peser, ceux qui sont pro viendront chez nous et ceux qui sont anti iront chez vous. Nous sommes convaincus de notre majorité. Comme vous voulez vous associer au FPI, je vous attends à l’ouest là-bas.

Côte d’Ivoire : Pourquoi Bédié a appelé Ouattara après le bureau politique du Pdci [ QU’A DIT OUATTARA ET QU’EN PENSE-T-IL ]

« Si on avait dit RBDP au lieu de RHDP, (Rassemblement des Bédiéistes pour la démocratie et la paix, , et non Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et paix), il n’y aurait eu aucun problème.

Côte d’Ivoire : Pourquoi Bédié a appelé Ouattara après le bureau politique du Pdci Le mardi 19 juin 2018, 48 heures après le bureau politique du Pdci, le Président du Pdci Rda, a passé un coup de fil, au Président Alassane Ouattara, alors que celui-ci se trouvait encore en France, et s’apprêtait à rentrer au pays, suite aux inondations à Abidjan.

Au cours de l’entretien téléphonique, le chef du Pdci a tenu à rassurer le chef de l’État ivoirien sur la suite de leur collaboration. Pour Henri Konan Bédié, rien ne devrait changer puisque le bureau politique, lui a donné mandat pour poursuivre le renforcement du Rhdp.

Traduction : le report au congrès ordinaire d’après la présidentielle de 2020, pour un examen approfondi de l’accord politique et des statuts Rhdp signés par Bédié ne devrait pas avoir de conséquence, alors que la création du parti était imminente.

Selon Bédié, la conséquence du rejet dans l’immédiat de la création du Rhdp marquée par un départ du Pdci du gouvernement et des institutions de l’État, conformément à ce que le chef de l’État avait dit au sujet de l’Upci, n’est pas à l’ordre du jour. En clair, Bédié et le Pdci ne sont pas prêts pour la rupture, malgré le refus de l’agenda d’Alassane Ouattara pour le parti unifié.

[ QU’A DIT OUATTARA ET QU’EN PENSE-T-IL ] Le chef de l’État a dit avoir pris bonne note, mais la conversation n’a pas été prolongée. Sans doute au moment où il parlait avec Bédié, Alassane Ouattara s’est-il souvenu de cette vanne datant de plusieurs semaines déjà, et qui circule dans les milieux Rdr au sujet de l’attitude de son aîné :

« Si on avait dit RBDP au lieu de RHDP, (Rassemblement des Bédiéistes pour la démocratie et la paix, , et non Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et paix), il n’y aurait eu aucun problème. On est étonné que le nom d’Houphouët-Boigny pose tant problème, et que des militants préfèrent plus le nom Pdci en héritage, que le nom même de celui qui a légué cet héritage. On aurait dû dire RBDP ».

 Mais l’ambiance ne semble pas être à l’humour en ce moment entre le Pdci et le Rdr.

Par Charles Kouassi (source ) http://www.lintelligentdabidjan.info/news/cote-divoire-pourquoi-bedie-a-appele-ouattara-apres-le-bureau-polit

 

CIV / Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… HAMBAK « Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Hamed Bakayoko, en homme politique avisé « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Municipales et régionales 2018: Voici les candidats qui ont déjà le OK de Ouattara Par SYLLA Arouna

 Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… Le président d’honneur du Rassemblement des républicains (Rdr), Alassane Ouattara, a présidé, à Abidjan, une réunion de la haute direction de son parti, avant de s’envoler, il y a une dizaine de jours, pour Paris. Il s’est agi au cours de cette rencontre, rapportent des sources informées, de faire le point des candidatures au niveau du Rdr, pour les municipales et régionales prévues dans environ trois mois.

 Sur la liste des candidats qui lui a été soumise, après les arbitrages, le chef de l’Etat n’a pas fait de difficulté pour donner sa caution à certains noms. Pour d’autres, il a demandé de continuer les conciliabules jusqu’à la fin du mois de juin. Ainsi, au niveau des communes d’Abidjan, Alassane Ouattara a accepté que Gilbert Kafana Koné, Hamed Bakayoko et Cissé Ibrahim Bacongo défendent les couleurs de son parti, respectivement à Yopougon, Abobo et Koumassi.

Concernant les régionales, le numéro 1 ivoirien ne voit pas d’inconvénients que Cissé Sindou rempile comme président du Conseil régional du Folon, pour le compte du parti présidentiel. Par contre, dans le Béré, Karamoko Abdel Kader, le président du Conseil régional sortant, pourrait avoir des soucis. Il se trouve que l’ex-ministre Dosso Moussa, actuellement administrateur de la Banque africaine de développement (Bad) pour la Côte d'Ivoire, la Guinée et la Guinée équatoriale, est intéressé par ce poste. Parmi ces deux cadres du Béré, le leader du Rdr a une préférence pour l’ancien membre du gouvernement…

 En tout état de cause, le processus de désignation des candidats à ces élections n’est pas encore à son terme au Rdr et dans bien de partis politiques. Après qu’il aura arrêté sa liste de candidats, le parti au pouvoir doit, en principe, confronter le résultat de son arbitrage avec celui des autres formations politiques membres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Et, comme l’a, une fois, indiqué Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), en cas de désaccord dans une commune ou une région donnée, le parti qui se sent capable de gagner pourrait mettre dans la course, son cheval. Sans problème.

 Il est donc fort possible qu’on assiste à d’âpres batailles entre partis membres du Rhdp pour certaines mairies et présidences de Conseil régionaux. Hamed Bakayoko prend une longueur d’avance. D’ores et déjà, le ministre d’Etat, ministre de la défense a pris une longueur d’avance au niveau d’Abobo.

Une délégation des têtes fortes du Rdr à Abobo a fait, le mardi 19 juin 2018, le déplacement du siège de leur parti à Abidjan-Cocody, pour dire que leur choix s’est porté sur lui pour conduire la liste de leur formation politique lors des élections municipales prochaines dans leur commune. Le Secrétaire départemental, Yéo Kolotioloma, en présence notamment de Jeanne Peuhmond et de l’adjoint au maire Idrissa Kennedy, a demandé à la direction du parti d’Alassane Ouattara, représentée par Gilbert Kafana Koné, d’accepter de mettre M. Bakayoko à leur disposition.

En réponse, le maire de Yopougon a exprimé sa joie devant la démarche de ces militants du Rdr d’Abobo, promettant que la direction étudiera, avec une grande attention, leur demande. Hamed Bakayoko, en homme politique avisé, n’a pas tout de suite répondu favorablement à cette demande. Il a posé certaines conditions qui ne sont pas insurmontables. Comme l’affaire est goupillée, il ne devrait pas refuser d’être candidat aux municipales prochaines à Abobo, lui le député de Séguéla…

 « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Parce que, sachez que lorsque j’ai la bénédiction de mes parents, je n’échoue jamais. Si ma réponse est positive, je viendrai à Abobo pour qu’on gagne. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud. Personne ne pourra arracher Abobo au Rdr», a lancé Hamed Bakayoko, faisant un grand geste à cette délégation du Rdr d’Abobo.

Par SYLLA Arouna (source) http://www.linfodrome.com/vie-politique/39623-municipales-et-regionales-2018-voici-les-candidats-qui-ont-deja-le-ok-de-ouattara

RHDP Ahoua N'doli ‘’En ce qui me concerne, je continuerai à me battre, haut et fort, et mettrai tout en œuvre pour le faire comprendre Cette bataille, je ne la mènerai pas en dehors du PDCI, mais à l’intérieur du PDCI

Ahoua N'doli à propos du dernier bureau politique du PDCI

 S’il éprouve un ‘’sentiment de soulagement’’ que le Bureau Politique qu’on annonçait comme un Bureau Politique de tous les dangers se soit terminé sans heurts, Ahoua N’Doli regrette que ‘’la salle ait été bourrée de personnes venues avec l’intention délibérée de huer afin de faire taire toutes les personnes qui ont, elles, compris l’enjeu du parti unifié’’.

Le Vice-président du PDCI s’est dit inquiet. Ce d’autant plus que le tableau présenté lors de Bureau Politique rappelle exactement le contexte qui a prévalu à la création du Rassemblement des Républicains (RDR), transfuge du PDCI. ‘’À moins d’être amnésique, on avait l’impression d’être en face d’un scénario qui se répète. Rappelons-nous qu’en avril 1994 à l’hôtel Ivoire, ce sont des agissements pareils qui avaient donné naissance au RDR’’, a-t-il déploré. Il s’est indigné que ‘’certains se comportent comme s’ils étaient plus militants du PDCI’’, rappelant à toutes fins utiles que ‘’tous sont des militants convaincus du PDCI-RDA’’. 

‘’En ce qui me concerne, je continuerai à me battre, à le clamer haut et fort, et mettrai tout en œuvre pour le faire comprendre aux autres. Cette bataille, je ne la mènerai pas en dehors du PDCI, mais à l’intérieur du PDCI. En effet, je crois aujourd’hui plus qu’hier, à l’union des filles et des fils d’Houphouët-Boigny au sein d’un RHDP pour la paix et le développement de la Côte d’Ivoire. Je crois et je l’affirme dans le contexte actuel, il n’y a pas d’alternative au RHDP pour préserver la paix et la stabilité de la Côte d’Ivoire’’, a martelé l’Inspecteur général d’Etat.

‘’Cela reste ma conviction et je continuerai de me battre pour cela.Je suis convaincu que de nombreuses personnes le pensent aussi. Je reste aussi convaincu que nous saurons éviter les erreurs du passé, nous saurons rester unis car devant, il y a encore de beaux et grands combats à mener et, c’est unis, que nous y parviendrons’’, a-t-il ajouté.

A l’endroit de ceux qui soutiennent que les partisans du parti unifié RHDP ont renié le PDCI, Ahoua N’Doli s’est voulu catégorique : ‘’Nous n’avons jamais renié le PDCI-RDA. Le PDCI demeure l’essence de notre combat politique. Je pense que ceux qui n’ont pas encore saisi l’essence ou l’opportunité du RHDP doivent réexaminer leur point de vue et se souvenir qu’en tant que filles et fils d’Houphouët-Boigny, nous ne souhaitons que pérenniser la mémoire et les idéaux de celui qui nous a réuni au sein du PDCI’’, a conclu le vice président du PDCI-RDA.

PDCI : Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance : Désormais, les yeux sont rivés sur Alassane Ouattara. Mettra-il ses menaces à exécutions ?

(Source jeune Afrique ) Daniel Kablan Duncan hué / Ambiance de corrida / Léger compromis

« Quand on fait un prêt à la banque, on accepte les conditions », a argumenté Diby Koffi. « On ne peut pas endosser un chèque sans provision », « lui a répondu Billon »

Réuni en bureau politique le 17 juin, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a endossé l'accord politique signé le 12 avril par son président Henri Konan Bédié, mais décidé de n'examiner les statuts et règlements que lors de son prochain congrès, qui aura lieu après l'élection présidentielle de 2020. Récit des six heures de débats. Débats animés, clameurs et empoignades : le bureau politique du PDCI du dimanche 17 juin, élargi au comité des sages, sentait le souffre. Il a duré près de six heures et tenu toutes ses promesses. La séance a débuté par un premier moment de tension. Après un propos d’introduction du secrétaire exécutif Maurice Kacou Guikahué, N’Dri Kouadio Narcisse, porte-parole du parti, a fait le compte rendu des travaux du comité de haut niveau, dont il était membre.

Daniel Kablan Duncan hué Le vice-président, Daniel Kablan Duncan, qui menait la délégation du PDCI au sein de ce comité, s’est ému de ne pas avoir été associé à la rédaction de ce compte-rendu. Il a ensuite expliqué que le parti unifié était une chance pour sa formation politique et qu’un rejet pourrait avoir des conséquences sur la stabilité du pays. Son intervention a été huée…

 Quatre résolutions, entérinées en amont par la direction du parti, ont ensuite été soumises au quelques 700 membres présents. Les trois premières ont été approuvées sans encombre. Rappelant sa détermination « à reconquérir le pouvoir en 2020 », le PDCI a d’abord décidé de reporter son 13e congrès, prévu en octobre prochain, à après cette élection présidentielle. En conséquences, le bureau politique a prolongé le mandat de tous les organes et structures annexes du PDCI, ainsi que celui de son président Henri Konan Bédié.

Ambiance de corrida

 Le dernier point à l’ordre du jour concernait le parti parti unifié, RHDP. Il a suscité de vifs débats dans l’auditorium de la maison du PDCI, à Cocody. La résolution lue par N’Dri Kouadio Narcisse, porte-parole du parti, stipulait que « le PDCI endosse l’accord politique signé le 12 avril par les membres de Rassemblement des Houphouëtistes pour la paix (RHDP), prend acte des statuts et règlement tels que validés par le comité de haut niveau et décide de soumettre ces documents à l’examen du prochain congrès ordinaire du PDCI-RDA. » Ces statuts prévoient que chacune des formations entre ensuite dans une période de transition de 12 à 18 mois avant de s’auto-dissoudre pour rejoindre le RHDP.

À la lecture de la résolution, qui repousse une possible adhésion au parti unifié à après 2020, 60 personnes ont demandé à prendre la parole. Finalement, une dizaine, pro et anti-parti unifié, s’est exprimée dans une ambiance de corrida. Le président du Conseil économique et social, Charles Diby Koffi, le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, le président du Sénat, Jeannot Ahoussou Kouadio, ou le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, ont demandé à ce que les statuts et règlements soient également endossés lors du bureau politique. Leurs adversaires ont répondu que seul un congrès avait le pouvoir de le faire.

« Quand on fait un prêt à la banque, on accepte les conditions », a argumenté Diby Koffi. « On ne peut pas endosser un chèque sans provision », lui a répondu Billon. Léger compromis

 Ce climat a contraint Bédié à faire un léger compromis. Après une courte pause, le président a indiqué qu’il avait compris qu’il était nécessaire de « trouver un juste milieu » et que le PDCI ne pouvait « pas prendre la responsabilité d’aller à la rupture avec ses alliés ». Il a ainsi demandé à ce que deux alinéas soient ajoutés à la résolution.

Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance

Le premier lui donne mandat « pour poursuivre les négociations dans le cadre du RHDP, et ce à toutes les étapes du processus de mise en œuvre du parti unifié ». Le second l’encourage, lui et les instances du parti, « à poursuivre la finalisation de la mise en œuvre du RHDP qui sera effective à l’issue d’un congrès constitutif au terme d’une période transitoire de 12 à 18 mois. Cette période devant permettre aux partis membres du RHDP de renforcer leur cohésion et de régler, de façon consensuelle, les difficultés éventuelles auxquelles ils seraient confrontés ».

Faut-il comprendre que le PDCI ne ferme pas la porte, notamment si l’alternance lui est garantie ?

« Ce compromis a permis de calmer les esprits », raconte un participant.

Après l’adoption de la résolution, Henri Konan Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance dans les médias.

« S’il y a des incompréhensions, je ferai les mises au point », a-t-il déclaré.

Désormais, les yeux sont rivés sur Alassane Ouattara.

Ces dernières semaines, le chef de l’État avait tenté de mettre la pression sur son allié. Assurant qu’il n’avait rien promis à Bédié sur une quelconque alternance, ADO avait indiqué qu’il comptait accélérer la mise en place du parti unifié et nommer, fin juin ou début juillet, un nouveau gouvernement qui n’inclurait que les membres des partis portant l’étiquette RHDP.  Mettra-il ses menaces à exécutions ?

 </phttp://www.jeuneafrique.com/579064/politique/parti-unifie-en-cote-divoire-les-dessous-du-bureau-politique-du-pdci/

 

LE RHDP OU LA NECESSAIRE EVOLUTION DU PDCI-RDA : « Par Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO Président du SENAT Vice-président du PDCI-RDA »

Bonjour je partage avec vous ma contribution à la naissance de ce grand parti unifié que nous appelons tous de nos vœux.

 Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) est en proie à un questionnement interne qui tient en haleine la classe politique nationale. Les récentes sorties médiatiques de quelques cadres du parti et l’activisme de certains militants sur les réseaux sociaux ont remis sur la table la question lancinante de l’alternance politique en 2020 et celle du Parti unifié qui cristallisent toutes les discussions.

 A l’orée de la réunion du Bureau Politique du PDCI-RDA qui cristallise les débats autour du Parti Unifié, il est impérieux de jeter un regard rétrospectif sur les mutations et reconfigurations des partis politiques en Afrique. Cette rétrospective devrait contribuer à éclairer les alliés Houphouëtistes pour solder définitivement les malentendus et consolider les nombreux acquis afin de conjuguer les énergies nécessaires des partis politiques membres du RHDP au service de la nation ivoirienne que le Président Félix Houphouët-Boigny a appelé de tous ses vœux.

I. LES MUTATIONS DES PARTIS POLITIQUES DES INDEPENDANCES A NOS JOURS Au lendemain des indépendances des Etats africains, les grands ensembles sous-régionaux tels que l’AOF et l’AEF s’effondrent, donnant ainsi, droit à un morcellement politique de l’Afrique. Dans ces micro-Etats hérités des empires coloniaux, des Partis-Etat, à fort relent progressistes, révolutionnaires et nationalistes, se substituent à l’administration coloniale. A l’épreuve des tribulations politiques, ces partis uniques ont connu diverses fortunes.

I-1. Les partis ayant succombé à l’usure du pouvoir (KANU, PS)

 La KANU Née de l’alliance de trois partis politiques (Kenya African Union, Kenya Independent Movement et People’s Congress Party) en 1960, la KANU (Kenya African National Union), dirigée par Jomo Kenyatta, présida au destinée du Kenya dès son accession à l’indépendance le 12 décembre 1963. Au décès de Jomo Kenyatta en 1978, Daniel Arap Moi prit les rênes du parti et du pays jusqu’aux élections générales de décembre 2002. En dépit du schisme entre le N’Ze (Chef en swahili) Kenyatta et son vice-président Odinga Odinga dans les années 1960, la KANU fut érigée en parti unique en 1976 jusqu’au retour du multipartisme en 1991. Mais l’amalgame entre la région et la nation, la monopolisation ethnique du pourvoir d’Etat ont renforcé le ressentiment des jeunes kenyans contre l’ex-parti unique. Aux élections de 2002, le candidat de la KANU Uhuru Kenyatta, fils de Jomo Kenyatta, est battu par une coalition de l’opposition Nationale "Rainbow" Coalition (NaRC) dirigée par Mwai Kibaki, avec plus de 62% des suffrages

 Le Parti Socialiste Sénégalais Porté sur les fonts baptismaux en 1976 par le poète-président Léopold Sédar Senghor, le Parti Socialiste Sénégalais (PS) est né d’une fusion entre le BPS (Bloc Populaire Sénégalais) et le Parti Socialiste d’Actions Sénégalaises (PSAS). Le 31 décembre 1980, Senghor se décharge de ses fonctions de chef de l’Etat et du parti. Son successeur Abou Diouf triomphe des élections présidentielles jusqu’à sa défaite historique d’avril 2000, ouvrant ainsi, la voie à la première alternance au Sénégal avec Maître Abdoulaye Wade du PDS comme chef d’Etat.

 I-2. Les partis emportés par l’ombre de leur leader (PDG-Guinée, le MPR)

 Auréolé du NON au référendum de 1958, Sékou Touré imposa le PDG-RDA (Parti Démocratique Guinéen) comme l’unique parti de la Guinée. La révolution qu’il instaure à son accession au pouvoir le 2 octobre 1958, sombre, au gré des complots et des purges, dans une dictature impitoyable. Ce régime draconien ne laisse aucun répit à d’éventuels contestataires réduits en traîtres et valets de l’impérialisme. A sa mort, le 26 mars 1984, le PDG-RDA qui quadrillait et verrouillait la Guinée de Conakry jusqu’aux moindres confins, s’effondre comme un château de carte et disparait de l’échiquier politique guinéen.

Le 17 janvier 1961, le général Joseph Mobutu se débarrasse du Premier Ministre Patrice Lumumba avec la complicité des puissances occidentales et le soutien de Moïse Tchombé. En Novembre 1965, Joseph Mobutu évince Joseph Kasavubu du pouvoir. Rebaptisé Mobutu Sese Seko, il établit, à l’instar de ses paires africains, un puissant parti-Etat, le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) afin de pérenniser son pouvoir. Après 32 ans de règne absolu et de régime totalitaire, le MPR se désagrège lorsque le vieux léopard fut renversé par les maquisards de Laurent Désiré Kabila le 17 mai 1997.

I-3. Les partis qui n’ont pas subis de changement (PDG-Gabon, L’ANC)

 Le PDG-Gabon Le 17 août 1960, le Gabon accède à l’indépendance sous la férule de Léon Mba. Rétabli dans ses fonctions de chef de l’Etat par l’Armée française en 1964 après la tentative de putsch de son rival politique Jean Hilaire Aubame, Léon Mba dissout tous les partis politiques au profit du PDG. Au décès de Léon Mba en 1967, Albert Bongo perpétue, comme il était de tradition sur le continent, le régime du parti unique jusqu’au retour du multipartisme en 1992. Grâce à la promotion de cadres de l’opposition à des postes de responsabilité et l’inféodation des institutions au pouvoir exécutif, le PDG remporte la quasi-totalité des élections jusqu’à la mort d’Omar Bongo Odimba, en 2008. Miné par les divisions et les défections, le PDG d’Ali Bongo remporte, contrairement à ses grands scores sous le défunt régime, l’élection de 2009 qu’avec seulement 41% des suffrages. Ses deux adversaires politiques André Aubame Aubame (transfuge du PDG) et Pierre Mamoudou ont obtenu respectivement 35 et 34% des suffrages. Le PDG d’Ali Bongo rempile pour un nouveau septennat sans tirer les leçons de son score de 2009. Opposé en 2016 à Jean Ping, l’un des anciens ténors du PDG, Ali Bongo est réélu (50,03% des suffrages) avec à la clef de lourds soupçons de fraudes (Province du Haut-Ogoué) et une crise post-électorale émaillée d’une violence sans précédent dans le pays. Heureusement que le calme et la stabilité sont revenus.

 L’ANC Le 27 avril 1994, Nelson Mandela, soutenu par la majorité noire, accède, après 27 ans de vie carcérale dans les geôles de l’apartheid à Roben Island, à la magistrature suprême. Las des promesses non tenues par les dirigeants de l’ANC, après un quart de siècle de gouvernance, les Noirs sud-africains qui n’ont pas subi les affres du régime ségrégationniste se sentent de moins en moins redevables à l’ANC. En effet, à l’épreuve du pouvoir, certaines figures tutélaires de l’ANC comme Jacob Zuma, de par leur comportement, ont écorné l’image du Pays et érodé le capital de sympathie que leur vouaient les Noirs (80% de la population) en Afrique du Sud. Corrélativement à l’enrichissement illicite de certains responsables de l’ANC, la majorité noire, vivier électoral de l’ANC, est frappée de plein fouet par le chômage et croupit dans la misère des townships. Le mécontentement des Noirs sud-africains vis-à-vis de l’ANC s’est traduit d’abord par la défection de Julius Maléma et la création du Parti Economique de la Liberté. Ensuite l’élection d’un Noir, Mmusi Maimane, à la tête de l’Alliance Démocratique, le parti de la minorité blanche. Enfin, les défaites historiques infligées à l’ANC lors des dernières élections municipales de 2016 dans les grandes villes sud-africaines comme Johannesburg, Pretoria, Port Elizabeth et le Cap. L’ANC dont les scores dépassaient les 60% depuis son accession au pouvoir en 1994, n’a récolté qu’à peine 53% des suffrages lors desdites élections. La hantise d’une défaite électorale en 2019 a entrainé une destitution de Jacob Zuma au profit de l’actuel président Cyril Ramaphosa afin de préserver les chances de l’ANC lors du scrutin législatif de 2019 (régime parlementaire où le président est élu au suffrage indirect par le Parlement).

I-4. Les partis mués en coalitions politiques (TANU-CCM, RPT-UNIR) • TANU-CCM

Fondé en juillet 1954 par Julius Kambarage Nyerere, la Tanganyika African National Union (TANU) fut rebaptisée en 1964, Tanzania African National Union (TANU) après la réunification de la partie continentale du pays (Tanganyika) à l’île de Zanzibar (Tanganyika+Zanzibar = TanZanie). En 1977, après avoir reconnu l’échec du « Ujamaa ou socialisme africain », le Mwalimu (le Maitre d’école en swahili), Nyerere accepte de réunir toutes les intelligences de la nation au sein d’un parti transcendant les clivages ethniques et religieux pour relever les défis du développement. De la fusion des deux partis au pouvoir (Tanzanie et Zanzibar) TANU+ASP (l’Afro-shirazi Party) nait le Chama Cha Mapinduzi (swahili) l’actuel parti au pouvoir en Tanzanie.

Grâce à ce parti unifié, Julius Nyerere a préparé minutieusement sa retraite politique. En 1985, Nyerere se retire du pouvoir d’Etat. Ali Hassan Mwinyi président de Zanzibar devient chef de l’Etat Tanzanien. Dix ans plus tard, en 1995, Benjamin Mkapa succède à Ali Hassan Mwinyi. En 2005, Jakaya Mrisho Kikwete prit la relève de Benjamin Mkapa. Depuis 2015, John Magufuli préside aux destinées de la Tanzanie. Le Parti Unifié mis en place par Julius Nyerere en 1977, a permis son retrait du pouvoir en 1985, quatre alternances pacifiques au sommet de l’Etat, la pérennité du Parti au pouvoir et la préservation de la stabilité politique de la Tanzanie.

• RPT-UNIR Au Togo, le lourd héritage du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) de feu Gnassingbé Eyadema faisait ombrage à son fils Faure Eyadema en 2006. L’assassinat de Sylvanus Olympio en 1963, le putsch contre Nicolas Grunitzky en 1967, le meurtre de l’opposant Tavio Amorin en 1992, la tentative d’assassinat de l’opposant Gilles Christ Olympio, l’éviction du Premier Ministre, Joseph Kokou Koffigoh, nommé par la Conférence Nationale Souveraine, les diverses élections et les multiples amendements constitutionnels au profit du RPT ne prédisposaient guère les Togolais à un soutien indéfectible au fils du défunt président. Pour se défaire de la puissance tutélaire de son père et du RPT, Faure Eyadema crée la coalition (Union pour la République - UNIR qui lui permet de l’emporter à plus de 60% des suffrages, face à l’opposant Bob Aquitani de l’UFC (35% des suffrages) en 2006. Grâce au parti Unifié, Faure Eyadema fut réélu successivement en 2010 et 2015. Ce qui n’était pas évident s’il avait le RPT.

II. LE RHDP OU LA NECESSAIRE EVOLUTION DU PDCI-RDA

En somme, les partis politiques en Afrique, qui n’épousent pas l’ère du temps en faisant leur mue et autocritique, ont été emportés par les sirènes du changement et la soif d’alternance. Les coalitions politiques sont les seuls moyens de conquérir pacifiquement le pouvoir et de l’exercer dans un paysage politique aussi émietté que le nôtre. Dès lors, le RHDP est une opportunité historique pour le PDCI.

L’ambiance générale actuelle de notre parti ressemble fortement à celle qui a prévalu au lendemain de l’élection présidentielle de 1995. A cette époque aussi, notre parti s’était retrouvé plongé comme aujourd’hui, dans un contexte de division, de calomnie, de dénigrement, d’invectives publiques et de violence de tous ordres. Les cadres étaient opposés les uns aux autres et l’irréparable fini par se produire.

Nous assistons impuissant au développement de la violence dans les attitudes de certains de nos militants naguère disciplinés, respectueux et cités en exemple comparativement à ceux des autres partis politiques. Cela ne nous honore pas. Il nous faut abandonner ces attitudes et comportements qui ne sont pas conforme aux valeurs qui sont portées par notre parti, le PDCI-RDA.

Nous devons aller à tous les rendez-vous avec un PDCI-RDA fort, structuré, actif et mobilisé. Je milite donc pour peu de discours et plus d’actions au service de la redynamisation de nos structures de base. Nos Présidents de Comités de base et nos Secrétaires de Sections ont besoin de nous, de notre soutien, de notre activisme militant à leurs côtés, sur le terrain et non dans les salons et sur les réseaux sociaux. L’HOUPHOUËTISME dont nous nous réclamons tous, exprime fondamentalement une vision, un principe, une dynamique qui embrasse le rassemblement, l’union, le partage et la confiance.

Le principe moteur, la matière et la raison d’être de l’HOUPHOUËTISME sont l’union des cœurs et des esprits, la convergence des forces dans un creuset de synergie et la somme positive d’énergies diverses, pour produire un tout cohérent et harmonieux au service d’une Côte d’Ivoire que nous voulons tous grande et belle. Dans ce contexte, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est une force démultipliée, une puissance amplifiée et une vigueur portée au summum par plusieurs pôles et piliers de puissance que constituent nos partis respectifs.

Pour arriver à construire notre pays dans la paix, la sérénité, l’union et la concorde, il nous faut avoir une confiance totale dans les initiatives et la vision politique des Présidents Henri Konan BEDIE et Alassane Ouattara. La paix dont nous savourons les bienfaits aujourd’hui est le fruit de sacrifices collectifs qu’ils ont consentis au profit de la Côte d’Ivoire. Leurs efforts ont sauvé la Côte d’Ivoire des catacombes dans lesquelles entre des mains inexpertes, elle s’était retrouvée.

Nous devons ensemble, travailler et aider nos deux icônes à faire aboutir leur vision commune celle de mettre en œuvre cette initiative exceptionnelle qui consiste à construire un RHDP fort, unifié et qui se vivifie de l’énergie de tous les partis qui le composent et qui sont le PDCI-RDA, le RDR, l’UDPCI, le MFA et le PIT. Gardons constamment à l’esprit que le RHDP est une alliance politique réussie qui forme le socle sur lequel repose la Côte d'Ivoire. En consolidant la paix et la cohésion nationale, le RHDP est devenu la plateforme de confiance qui permet les performances économiques réalisées par le pays depuis son accession au pouvoir.

Le moment est venu pour que tous les grands acteurs du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) se retrouvent pour consolider les bases de notre alliance, qui constitue la pierre angulaire sur laquelle repose la Côte d’Ivoire. Oui, le RHDP est une alliance pour la paix ; une alliance pour la fraternité ; une alliance pour le bonheur des ivoiriens.

Vous conviendrez avec moi que cette alliance a fait ses preuves ces dernières années. Pourquoi ne pas donc poursuivre ensemble notre marche harmonieuse et glorieuse pour le bonheur des ivoiriens. III. L’alternance au profit du PDCI-RDA, un objectif possible dès 2020 au sein du RHDP Pour conquérir le pouvoir il faut que le PDCI-RDA soit fort dans un RHDP rassemblé mais surtout que ses élus, ses cadres et ses militants soient tous unis et solidaires. J’en appelle donc à la cohésion totale dans l’action au service de notre parti.

Ce qui est essentiel à mon avis, c’est la consolidation de la confiance entre nous. Nous devons travailler inlassablement à la construction de la confiance entre nous, au sein du PDCI-RDA et avec nos alliés. A l’instar de tous les militants du PDCI-RDA, je milite pour l’alternance voulue par le Président Henri Konan BEDIE dès 2020 au profit d’un militant du PDCI-RDA. Mais cela doit se faire dans la cohésion, le rassemblement et l’unité avec les partis membres du RHDP.

Il nous faut pour cela, faire confiance au Président Henri Konan BEDIE pour sa sagesse ; sa clairvoyance ; son attachement à la paix, son don de soi et son engagement pour la Côte d’Ivoire. Le contexte politique actuel indique bien qu’aucun parti politique ne peut gagner seul les élections présidentielles en Côte d’Ivoire et à fortiori gouverner seul. C’est pour cela qu’il nous faut consolider, au sein du RHDP, la confiance entre nous. Abandonnons les aprioris et gardons constamment à l’esprit que c’est ensemble, dans le RHDP, que tout redevient possible y compris l’alternance au profit d’un cadre, militant actif du PDCI-RDA. Les militants des partis membres du RHDP doivent désormais rester sourds aux appels à la division, à l’exclusion, à l’extrémisme et à la rupture pour construire dans un dialogue participatif et fécond la grande famille des houphouétistes que nous voulons forte et unie.

Les victoires communes de 2010 et 2015, dans le cadre du RHDP ont sonné le retour à l’union, à la cohésion entre nous, à la paix. Cette union et cette paix retrouvées ont pour socle la philosophie de paix notre père spirituel, le Président Félix Houphouët-Boigny, notre père à tous. Aujourd’hui, et cela est salué partout dans le monde, les Présidents BEDIE et OUATTARA ne font qu’UN. Un pour la paix ; Un pour la liberté ; Un pour le progrès pour tous et Un pour faire de la Côte d’Ivoire, un modèle envié de tous. Oui, leur unité qui a pour socle la sincérité et la fidélité est aujourd’hui la boussole de tous les houphouétistes. Il nous faut nous abreuver à cette source intarissable de sagesse qui vivifie les bâtisseurs de nations. Cette alliance fusionnelle que nous vivons aujourd’hui à travers les Présidents BEDIE et Ouattara aux commandes du RHDP doit nous inspirer.

En vérité, la démarche des Présidents Bédié et Ouattara s’apparente à celle du Président Julius Kambarage Nyerere et nous devons les accompagner et les soutenir sans réserve. A tous les Houphouëtistes convaincus de la nécessité de consolider chaque jour un peu plus notre fraternité, la cohésion entre nous par un dialogue constructif qui nous permet de surmonter nos divergences, nous disons Osons le dialogue avec les ultras de tous bords. Osons le dialogue contradictoire public pour convaincre par nos arguments. Osons le courage, Osons le pas, Osons le renouveau porteur d’espérance et de stabilité.

Osons le changement qualitatif pour pérenniser l’œuvre et la vision politique du Président Félix Houphouët-Boigny. Contribuons à la naissance de ce grand parti unifié que nous appelons tous de nos vœux.

Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO Président du SENAT

Vice-président du PDCI-RDA

(Lettre ouverte à Bédié ) Par : Paul Maurice Dogbo Pépé Militant du PDCI-RDA / Excellence M. le Président de quelle base parle t-il ?

« Il convient de reverser sur le seul compte de Guikahué, la violence qui prévaut actuellement dans le parti ». Le débat sur le parti unifié, au lieu de nous permettre d’entrevoir des perspectives heureuses pour la Côte d’Ivoire, a créé au sein du PDCI-RDA une ambiance délétère, crispée et malsaine. Elu député grâce à la somme des voix des militants des partis membres du RHDP, le S. E. en Chef voudrait faire croire que la base n’en veut pas, tout en manœuvrant pour que les prochaines élections locales se fassent en RHDP.

De quelle base parle t-il ?

De la base de Korhogo, Didievi, Aboisso, Grand-bassam,  Bondoukou, Bongouanou, Bouaflé, Abengourou ou de sa seule base à lui ?

Quand et par quel moyen a-t-il mesuré l’opinion de la base ?

La base du PDCI-RDA était-elle d’emblée d’accord avec la candidature unique du Président Alassane Ouattara en 2015 ?

 Quand a-t-il expliqué à la base le projet du parti unifié ?

Mais alors, pourquoi le Chef du S. E. feint-il de ne pas savoir que l’opinion des militants à la base peut-être radicalement modifiée par une bonne campagne d’explication ?

Si les militants du PDCI-RDA ont accepté de porter la candidature du Président Alassane Ouattara en 2010 et 2015 pourquoi n’accepteraient-ils pas que l’on aille plus en avant dans l’alliance ? » »

Lettre ouverte d’un militant PDCI à Bédié :

« La base du PDCI-RDA était-elle d’emblée d’accord avec la candidature unique du Président Alassane Ouattara en 2015 ? ».

 

 Lettre ouverte à Bédié ) Par : Paul Maurice Dogbo Pépé Militant du PDCI-RDA

Excellence M. le Président Le débat sur le parti unifié, au lieu de nous permettre d’entrevoir des perspectives heureuses pour la Côte d’Ivoire, a créé au sein du PDCI-RDA une ambiance délétère, crispée et malsine. En lieu et place des débats contradictoires et civilisés nécessaires à l’enracinement de la démocratie à l’intérieur du parti, nous assistons à une foire à la désinformation, aux injures et au dénigrement systématique de ceux qui auraient vendu leurs âmes à Bacchus. Sur la toile, des militants encagoulés pour les besoins de la mauvaise cause, ne se gênent pas pour tenir à l’endroit des Judas des propos injurieux, mettant gravement à mal la cohésion du parti. Le PDCI-RDA, jadis parti de dialogue, est en train de devenir, sous nos yeux ahuris, un parti  intolérant et violent.

Au-delà des militants des partis membres du RHDP, ce sont tous les Ivoiriens qui attendent avec impatience vos directives, relativement à la nature des relations que le PDCI-RDA voudrait entretenir avec le parti unifié en création. Si l’opposition rêve de voir notre parti s’engager dans une entreprise périlleuse de reconquête solitaire du pouvoir c’est parce qu’elle espère s’engouffrer à nouveau dans la brèche des incompréhensions entres les héritiers politiques d’Houphouët pour se hisser au pouvoir.

 Excellence Monsieur le Président Si ce n’était que pour dépeindre la situation qui prévaut actuellement dans le parti, je ne me serais pas donné autant de mal pour vous écrire, car l’état des lieux, vous ne le connaissez que trop ; la dessus, personne ne peut vous abuser. Par contre, sur l’origine et la raison de cette agressivité, des ‘‘esprits malins’’ peuvent tenter de distordre votre compréhension de la situation afin de vous entraîner sournoisement sur une voie opposée à celle dans laquelle vous vous êtes déjà engagé.

Vu l’importance de la décision que prendra le prochain Bureau Politique sur l’avenir de notre parti et vu le poids de votre opinion personnelle dans cette décision j’ai estimé qu’il était nécessaire de partager avec vous ma modeste position sur la question qui nous divise.

 Excellence M. le Président, Tout a commencé quand, sur Facebook, un groupuscule de jeunes militants de notre parti, se réclamant ouvertement du S.E. en Chef et se faisant passer pour des sachants, ont taclé, en violation flagrante du respect dû aux aînés, aux dignitaires du parti et aux grands commis de l’Etat, le Doyen Lambert Kouassi Konan, le Vice-président de la République, le Président du Sénat, le Président du CESC, l’Inspecteur Général d’Etat et les Ministres K. Kouassi Adjoumani, Pascal Abinan, R. Goudou Coffie, Fofana Siandou, Amédée Kouassi, Patrick Achi, et J.C. Kouassi au motif pris qu’ils seraient favorables au parti unifié.

Sûrs de leur fait, ils ont obstrué, sans coup férir, la tenue de la réunion du comité de haut niveau, mis en place par vos soins pour plancher sur la création du parti unifié, qui devait se tenir au siège du parti.

 Qui n’a pas été choqué de lire, prétextant que vous auriez vendu le PDCI au RDR, l’appel lancé par un de ces jeunes à ‘’l’esprit’’ du Président Houphouët de venir vous chercher ?

 Qui ne se souvient des attaques en règle, à la fois gratuites, inutilement provocatrices et opportunistes lancées contre le Chef de l’Etat, au cours d’une manifestation organisée pour soit disant vous ‘’célébrer’’ ?

Pour sa proximité avec ses jeunes, pour leur avoir donné l’impression qu’ils étaient dans la vision du parti et pour n’avoir pas traité précocement le mal, il convient de reverser sur le seul compte du S.E. en Chef l’irrévérence et la violence qui prévalent actuellement dans le parti.

 Totalement englué dans le débat sur le parti unifié, malgré la consigne que vous nous avez donné de laisser cette matière à votre discrétion, embrouillant les militants en se présentant les jours impaires comme le chef de file des anti RHDP et les jours paires comme son porte-étendard, les dressant les uns contre les autres et dressant vos plus fidèles compagnons contre vous, le S.E. en Chef a élargi et approfondi le fossé entre anti et pro RHDP, y a versé du combustible et y a mis le feu.

 A fond dans le combat de positionnement, donnant l’impression que le candidat du parti à la prochaine élection présidentielle a déjà été choisi, il a entreprit de museler et de combattre ceux qu’il suspectait de ne pas aller dans le même sens que lui. Contre son souffre-douleur, le Ministre Adjoumani, il a trouvé dans le Ministre Billon un antidote, créant ainsi la cacophonie au sommet du parti. Pour mesurer le degré de fidélité des hauts fonctionnaires militants du PDCI-RDA à votre personne, par rapport à leur loyauté au Chef de l’Etat, il n’a rien trouvé d’autre que d’organiser ici et là des manifestations en votre honneur sans tenir aucun compte de leurs agendas professionnels.

 Elu député grâce à la somme des voix des militants des partis membres du RHDP, le S. E. en Chef voudrait faire croire que la base n’en veut pas, tout en manœuvrant pour que les prochaines élections locales se fassent en RHDP.

De quelle base parle t-il ?

De la base de Korhogo, Didievi, Aboisso, Grand-bassam,  Bondoukou, Bongouanou, Bouaflé, Abengourou ou de sa seule base à lui ?

Quand et par quel moyen a-t-il mesuré l’opinion de la base ? La base du PDCI-RDA était-elle d’emblée d’accord avec la candidature unique du Président Alassane Ouattara en 2015 ?

Quand a-t-il expliqué à la base le projet du parti unifié ? Mais alors, pourquoi le Chef du S. E. feint-il de ne pas savoir que l’opinion des militants à la base peut-être radicalement modifiée par une bonne campagne d’explication ? Si les militants du PDCI-RDA ont accepté de porter la candidature du Président Alassane Ouattara en 2010 et 2015 pourquoi n’accepteraient-ils pas que l’on aille plus en avant dans l’alliance ? Excellence M. le Président

 A plusieurs égards, le RHDP est une idée lumineuse, à approfondir et à pérenniser. Sa création témoigne de la capacité des Ivoiriens à se pardonner et à prioriser la Côte d’Ivoire. Dans le cadre du RHDP, les héritiers politiques d’Houphouët fraternisent et travaillent de nouveau ensemble.

 A l’épreuve de la gestion du pouvoir, le RHDP a montré son efficacité. Pour ce qui concerne le partage du pouvoir, le PDCI n’a aucune raison de se plaindre : la Vice-présidence de la République, les Présidences du Sénat et du CESCE, l’Inspectorat d’Etat, 8 postes ministériels et de nombreux postes de PCA et DG sont tombés dans son escarcelle, du fait de cette plateforme politique.

En moins de 7 ans d’exercice commun du pouvoir, la Côte d’Ivoire est à la porte de l’émergence économique. La sécurité des personnes et des biens s’améliore de jour en jour, les exilés reviennent au bercail et le difficile dossier de la réconciliation se traite aussi rapidement que le peuvent le Gouvernement et la justice. Les Ivoiriens comprennent, contrairement à ce que l’on a voulu leur faire croire, que vous n’êtes ni rancunier ni ‘’ivoiritaire’’ et apprécient votre rôle tampon dans la stabilité des institutions de la République.

 Excellence M. le Président, le retour à l’unité ne sera pas aisé car il implique une réduction drastique du personnel politique. Là où coexistaient au 4 à 5 responsables politiques locaux, il faut désormais en prévoir 1 seul. Il en est de même pour les structures spécialisées. Au plan national, le personnel politique sera également réduit dans les mêmes proportions.

 Nous comprenons donc les motivations des uns et n’ignorons pas les ressentiments des autres, à l’égard du Chef de l’Etat. Pour autant, nous ne pouvons accepter que les intérêts de quelques uns entravent la volonté de la très grande majorité des Houphouëtistes de retrouver une famille politique réconciliée avec elle-même et apaisée. La réconciliation nationale que nous appelons de tous nos vœux doit prendre racine dans notre famille politique avant de s’étendre à l’ensemble de la population Ivoirienne.

Soutenir qu’œuvrer pour que le PDCI prenne sa place dans le parti unifié revient à brader l’héritage politique du Président Houphouët n’est rien d’autre qu’un misérable cache-sexe ; c’est un lamentable prétexte qui vise à préserver des strapontins ou à régler des comptes mais qui a l’inconvénient de perpétuer la division de notre famille politique. Car nul n’ignore qu’il n’y a pas meilleure preuve de notre attachement à son œuvre intemporelle que de nous rassembler à nouveau, 25 ans après son décès, et de donner à notre rassemblement son nom. Excellence M. le Président

 L’enjeu du combat pour l’unité est considérable ; il s’agit de donner à notre pays la chance d’expérimenter à nouveau une longue période de stabilité et de développement socioéconomique. Pour gagner ce combat nous devons désintoxiquer ceux qui ont été dressés contre le RDR et qui ne rêvent que d’en découdre avec ses militants, leur expliquer que l’entreprise est périlleuse, que nous ne sommes pas plus Houphouëtistes qu’eux et qu’il y va de l’intérêt de tous de renforcer notre union et de demeurer ensemble.

Il s’agit in fine d’expliquer à ces camarades que le soutien des autres partis membres de la coalition à la candidature d’un militant du PDCI ne pourra pas s’obtenir au forceps, dans l’arrogance et en dehors du parti unifié. Bâtir un parti ayant la taille et la même composition sociologique que celui que nous laissa le Père avant de partir, voilà un projet noble qui ne s’accommode pas de petits calculs politiciens et qui relève de votre responsabilité, en votre qualité d’aîné et de gardien de l’héritage.

 En espérant avoir fait œuvre utile en amplifiant l’opinion largement partagée par de nombreux militants, je vous prie de croire, Excellence M. le Président, en l’expression de ma très haute considération.

 Paul Maurice Dogbo Pépé Militant du PDCI-RDA

DUNKAN prend une position claire et ferme pour le PARTI UNIFIER RHDP : « la paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement ».

Daniel Kablan Duncan, vice-président du PDCI et favorable au parti unifié, s’est exprimé, le samedi 10 juin 2018, à son domicile à Grand-Bassam, face à des responsables du PDCI la création du Rhdp s’inscrit dans la droite ligne de l’ambition du président de la République, Son Excellence, monsieur Alassane Ouattara, appuyé par son aîné le président Aimé Henri Konan Bédié de doter la Côte d’Ivoire d’institutions fortes, stables et crédibles nécessaires pour renforcer les baes de sa stabilité et consolider durablement la paix qui est si chère à chaque Ivoirienne et à chaque Ivoirien.::::

La création de l’alliance politique Rhdp, le 18 mai 2005 à Paris, visait déjà ce même grand objectif.

Il est donc important de le souligner, le Rhdp est né de la volonté commune des leaders des partis politiques se réclamant de la philosophie politique du président Félix Houphouët Boigny, de préserver son œuvre, notamment sur deux aspects majeurs, concernant la paix et le développement. En ce qui concerne la paix, n’est-ce pas que son action politique a été marquée par son attachement à la paix ? ::::::: Qui ne se souvient de sa citation très célèbre : la paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement.

Il disait aussi que la paix est la deuxième religion de la Côte d’Ivoire. Pour le développement, car c’est le développement soutenu du pays qui a permis d’améliorer sensiblement les conditions de vie des populations ivoiriennes, mais aussi de devenir la première économie des 8 pays membres de l’Uemoa (…). Chers frères et chères sœurs, comment oublier la grande souffrance endurée par les populations ivoiriennes durant toute une décennie du coup d’Etat de décembre 1999 jusqu’ à la crise post électorale de 2010 avec des milliers de morts.

Officiellement, c’est 3000. Même s’il y avait un seul, c’était un seul de trop. Et une paupérisation quasi généralisée. Oui, en effet, plus d’un Ivoirien sur deux, le chiffre exact c’est 51% vivait sous le seuil de la pauvreté. Au sortir de cette crise, les Ivoiriennes et les Ivoiriens ont unanimement proclamé : plus jamais ça. Nous ne devons pas l’oublier. Vous savez que dès que les choses commencent à s’améliorer, on commence à vite oublier le passé. Mais, il ne faut pas l’oublier. Il faut pardonner, mais ne pas l’oublier. C’est au regard de cette grande souffrance de ses frères et sœurs ivoiriens que le président Henri Konan Bédié faisant preuve d’une grande sagesse, une hauteur de vue, a notamment lancé le 17 septembre 2014 à Daoukro, l’Appel historique dit Appel de Daoukro.

Cet Appel comportait notamment le soutien à la candidature du président Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2015, mais également la nécessité de transformer l’alliance Rhdp en un parti unifié. Avec, bien sûr, la question de l’alternance en 2020. Voilà les trois aspects. Soutien au président Alassane Ouattara, création du parti unifié et alternance en 2020.  Ce sont les trois points qu’il avait évoqués. Mais sur ce dernier point, sur l’alternance, il est à noter que le président Bédié a eu à le préciser à plusieurs reprises que cette question devait être traitée uniquement à leur haut niveau.

C’est-à-dire entre lui et son jeune frère, le président de la République, Son Excellence, monsieur Alassane Ouattara, président d’honneur du Rdr. Mais comment se fait-il que un certain nombre de personnes se sont emparées de ce dossier et, à travers des journaux, à travers différents médias, ne font que parler de cela, matin et soir. A tel point que dès la 1ère année même du mandat du président Alassane Ouattara, au lieu de s’atteler à travailler pour transformer le pays, c’est devenu leur gagne pain, leur leitmotiv.

Toujours dans cette démarche, le mardi 31 octobre 2017, à l’issue de la visite rendue par le président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara à son aîné, le président Aimé Henri Konan Bédié, ces deux éminents fils spirituels du président Félix Houphouët-Boigny ont réitéré leur ferme volonté de consolider fortement le Rhdp dans un délai de 12 à 18 mois. Soyez donc rassurés, le Rhdp est le fruit d’une action concertée menée depuis longtemps avec l’objectif majeur de rassembler les fils et les filles d’Houphouët-Boigny que nous sommes, afin de faire ensemble front contre l’adversité. Et comme dit l’adage, l’union fait la force.

En effet, l’Histoire nous a toujours démontrés que lorsque nous sommes unis et solidaires, les enfants d’Houphouët-Boigny sont plus forts et peuvent relever tous les défis comme ce fut le cas en 2010 où nous avons réussi à arracher l’organisation de l’élection présidentielle et à remporter le suffrage au second tour. Par ailleurs, c’est dans l’union et la cohésion de ses membres que la grande famille des Houphouétistes a pu ramener, depuis 2011, la paix et rehausser l’image de notre pays écornée entre 2000 et 2010. Et positionner notre économie parmi les plus performantes, cela non seulement au niveau africain mais même sur le plan mondial. Avec un taux de croissance économique moyen de 9% sur la période 2012 à 2016 et de 7,8% en 2017. Ça, on en parlera.

Les jeunes disent qu’on ne mange pas la croissance, mais s’il n’y a pas la croissance, il n’y a pas à manger. On l’a vu dans la période difficile, entre 2000 et 2010, croissance négative. On a vu toutes les souffrances. Notre pays a ainsi réalisé des performances remarquables qui le classent parmi les 5 premières économies dans le monde. Au niveau de la croissance économique, elle est l’une des premières de la région ouest africaine. Rappelez-vous en 2015, après l’Appel de Daoukro, nous avons gagné toutes les élections dans la paix et la cohésion. Quand le président Ouattara a été élu, les 9 autres candidats l’ont appelé pour le féliciter. Chers frères, chères sœurs, la division au sein de la grande famille des Houphouétistes ne peut naturellement que profiter à tous ceux qui, tapis dans l’ombre, n’attendent que cela.

Nous les enfants d’Houphouët Boigny, nous avons l’impérieux devoir de préserver ce que nous construisons ensemble progressivement et sûrement depuis 2011. En effet, nous sommes tous témoins de la belle et grande transformation économique, sociale et culturelle qui s’opère dans notre pays en moins de 8 ans. A cet effet, dans un souci de développement harmonieux, équilibré de notre pays, toutes les régions ont bénéficié et continuent de bénéficier d’importantes réalisations socioéconomiques.

Cela, notamment en matière d’éducation, de santé, d’accès à l’électricité, d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement, de routes etc (…). Toutes ces grandes réalisations qui montrent que la Côte d’Ivoire avance et la région du Sud-Comoé avec elle, s’accompagne de la création de nombreux emplois pour les femmes et pour les jeunes.

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Port-bouet/Meeting de soutien au RHDP à Gonzagueville: Siandou Fofana s’engage pour le parti unifié  « Quand le PDCI et le RDR s’entendent, la Côte d’Ivoire se porte mieux ».

C’est le résumé du discours tenu par le Ministre Siandou Fofana au Meeting de soutien au Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) le 11 juin dernier au stade de Gonzagueville à Port-Bouët. Devant de nombreux sympathisants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), sa formation politique et des représentants des partis alliés du RHDP notamment du RDR, le Délégué communal du PDCI-RDA de Port-Bouët a invité les partisans du RHDP à aller au parti unifié, gage selon lui de stabilité et de développement pour la Côte d’Ivoire.

Il ne souhaite pas que dirigeants et militants du parti Houphouétiste commettent les mêmes erreurs du passé qui ont conduit le pays au bord du chaos pendant plus d’une dizaine d’année. « Sachons tirer les leçons du passé », conseille-t-il avant de continuer : « Il est des fois où l’histoire nous rappelle à nos devoirs. Nous devons avoir à léguer aux plus jeunes que nous, ce que nous avons reçu de nos aînés. Il s’agit pour la Côte d’Ivoire d’avoir à évoquer les souvenirs et à faire l’autopsie de la situation passée pour envisager notre avenir avec sérénité pour que dans la paix et la concorde, nous construisions une Côte d’Ivoire qui fasse rêver. » Pendant le meeting, le Ministre du tourisme a voulu partager son intime conviction, celle de vivre le RHDP ‘’ avec panache’’ et ‘’ avec engagement ‘’ parce que c’est ‘’le salut et la paix’’ pour la Côte d’Ivoire. :::::::::: « Quand on vit dans un pays en paix et en développement, on vit mieux. Il ne sert à rien d’être ministre dans un pays en guerre où les gens se regardent en chiens de faïence. Il ne faut pas que les gens jouent avec la paix de notre pays. Oui, quand Ouattara et Bédié parlent le même langage, la Côte d’Ivoire avance », soutient-il.

Avant de prendre congé de ses hôtes, le Ministre Siandou Fofana a rappelé la naissance du RHDP et du parti unifié dont le père n’est autre que le président Henri Konan Bédié.

« Faisons confiance à nos deux chefs et les choses avancent. La tâche n’est pas facile. Il ne faudrait pas en ajouter des difficultés innombrables », implore le Délégué communal PDCI-RDA de Port-Bouët. Selon le Secrétaire exécutif du PDCI-RDA, Chargé de la vie du parti, « l’alternance est une question qui va se traiter avec beaucoup d’intelligence et de sagesse ».

 Au cours de cette réunion très politique de vérité, le Ministre du tourisme n’a pas oublié ses bonnes habitudes quand il rencontre les populations de Port-Bouët. Il a donc fait un geste pour soutenir les habitants. 10 millions de CFA ont été remis aux différentes sections du PDCI-RDA de Port-Bouët, un million aux chefs coutumiers et 500 mille aux religieux. Mais qui parle de la cité portuaire, évoque nécessairement élections municipales. Même si le ministre ne l’a pas mentionné dans son discours, les populations le lui ont rappelé en ces termes : « Motion de soutien des structures de base du PDCI-RDCI et des organisations de jeunes et de femmes pour la candidature de M. Siandou Fofana aux prochaines élections municipales ».

Avant qu’il ne prenne la parole au stade de Gonzagueville qui a fait le plein, les différents intervenants ont invité les populations de Port-Bouët à s’enrôler massivement pendant la révision de la liste électorale qui s’ouvre du 18 au 24 juin 2018.

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DECLARATION DES MEMBRES DES INSTANCES DU PDCI-RDA DE LA REGION DU BELIER ET DU DISTRICT AUTONOME DE YAMMOUSSOKRO

Demandons au BUREAU POLITIQUE de donner, force à la signature du PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE, homme d’honneur et de conviction, en endossant sans réserve l’accord politique pour la création d’un parti unifié dénommé Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) signé le 12 avril 2018 par le Président Henri Konan BEDIE et tous les actes subséquents ;

 DECLARATION DES MEMBRES DES INSTANCES DU PDCI-RDA DE LA REGION DU BELIER ET DU DISTRICT AUTONOME DE YAMMOUSSOKRO

Réunion du Samedi 09 juin 2018

 A l’initiative des Vice-présidents : JEANNOT AHOUSSOU-KOUADIO, LAMBERT KOUASSI KONAN, ALLAH KOUADIO REMI, des secrétaires exécutifs RAYMONDE GOUDOU COFFIE ET N’DRI KOUADIO PIERRE NARCISSE et sous la présidence effective du Doyen LAMBERT KOUASSI KONAN, les membres des Instances (Bureau Politique, Délégués départementaux et communaux, Grand Conseil Régional, Secrétaires Généraux des Sections, les Bureaux de l’UFPDCI et JPDCI), se sont réunis le Samedi 9 juin de 10 H à 13 H 30 à YAMOUSSOKRO. Au cours de la réunion, les participants se sont penchés sur les points suivants :

- Information et analyse de l’accord politique signé par le Président Henri Konan BEDIE, le 12 avril 2018, pour la création d’un parti unifié dénommé Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ;

 - Le recensement électoral ; - Les préparatifs pour les élections locales (communes et conseil régional) Après les mots d’ouverture des Vice-présidents Lambert KOUASSI KONAN et Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO, l’Accord politique signé par le Président Henri Konan BEDIE, le 12 avril 2018, pour la création d’un parti unifié dénommé RHDP a été intégralement lu. Il s’en est suivi un débat franc et courtois entre les membres des instances du PDCI-RDA présents à la réunion.

Après un examen minutieux dudit accord politique ; Soucieux du rôle du PDCI RDA dans la construction de la Côte d’Ivoire moderne et dans la consolidation de la paix retrouvée,

Conscient que de tout temps et en toute circonstance le PDCI a su faire montre de sagesse, de discipline et de confiance en son chef,

 Confiant dans la clairvoyance, le leadership du PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE, notre guide, qui est toujours à la tâche pour la paix et la concorde entre tous les ivoiriens ; Nous, les membres des Instances du PDCI-RDA de la Région du BELIER et du District Autonome de YAMOUSSOKRO :

 1- Renouvelons notre soutien total et notre indéfectible attachement au Président Henri Konan BEDIE ;

2- affirmons, notre pleine et entière confiance au PRESIDENT Henri Konan BEDIE pour mener à bien dans l’intérêt du PARTI et de la PAIX, toutes réflexions et prendre tout engagement en ce qui concerne la création du RHDP, PARTI UNIFIE ;

 3- Félicitons le PRESIDENT Henri Konan BEDIE pour tout le travail accompli, et l’encourageons à continuer à œuvrer inlassablement pour le rayonnement du PDCI et pour la PAIX ;

4- Demandons au BUREAU POLITIQUE de donner, force à la signature du PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE, homme d’honneur et de conviction, en endossant sans réserve l’accord politique pour la création d’un parti unifié dénommé Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) signé le 12 avril 2018 par le Président Henri Konan BEDIE et tous les actes subséquents ;

5- Au titre du recensement électoral, les membres des instances appellent à une forte mobilisation des militants et des populations pour le succès de l’opération d’enrôlement sur le listing électoral pour les victoires futures du PDCI-RDA ;

 6- Au titre des préparatifs pour les élections locales à venir (communes et conseil régional), les membres instances du PDCI-RDA de la Région du Bélier et du District Autonome de Yamoussoukro décident de créer un comité électoral présidé par le Vice-président Lambert Kouassi Konan ;

Fait à Yamoussoukro, le 09 Juin 2018 Pour es membres des Instances du PDCI-RDA du BELIER et du DISTRICT AUTONOME de YAMOUSSOKRO Les Vice-présidents :

 LAMBERT KOUASSI KONAN JEANNOT AHOUSSOU-KOUADIO ALLAH KOUADIO REMI

Hamed Bakayoko, homme de terrain, en charge aux yeux des Ivoiriens des questions de sécurité, est, pour un quartier populaire, sûrement un des meilleurs candidats.

Sa campagne, s'il est candidat, sera sûrement axée , entre autres, sur les questions de sécurité quotidienne en lien avec le développement économique, la salubrité publique (le déguerpissement est à l'ordre du jour avec Anne-Désirée Ouloto) et l'amélioration du cadre de vie. Abobo peut devenir une « ville verte », une « éco-cité », une « smartcity ». Les habitants des quartiers populaires ont droit à un cadre de vie agréable, avec une circulation maîtrisée et des transports durables. Bakaoyo peut s'appuyer sur des slogans comme « Transformer Abobo en lui conservant son âme ».

Hamed Bakayoko candidat du Rdr à Abobo : Enjeux par rapport à Soro et 2020

En politique, la conquête du pouvoir au plan national passe souvent par la multiplication des conquêtes au plan local. Il n'y a pas, aujourd'hui, un parti politique, ou un futur candidat à l'élection présidentielle, qui ne se lance dans les municipales sans penser à l'élection majeure de 2020.

En ce sens, la commune d'Abobo, un quartier populaire au nord d'Abidjan qui est le fief du Rdr , devient un cas d'école qui permet de réfléchir sur les stratégies de conquête du pouvoir. Question : qui sera le candidat du Rdr à Abobo pour les prochaines municipales ?

Réponse 1 : Le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, a été désigné tête de liste du Rassemblement Des Républicains pour les prochaines élections municipales à Abobo, Député d'Abobo et premier adjoint à l'actuel maire Adama Toungara, Jeanne Peuhmond, a expliqué avoir fait acte de candidature avant de se voir préférer le ministre Hamed Bayakoko, désigné par la direction sans être candidat.Nullement déçue, Jeanne Peuhmond, accepte, « de bon cour », dit-elle, le choix du RDR. Hamed Bakayoko ne s'est pas porté candidat, il a été désigné, ce qui montre que ce choix relève d'une stratégie électorale à long terme, qui s'explique par la Réponse 2 à la question « qui sera le candidat du RDR à Abobo pour les prochaines municipales ? ».

Réponse 2 : la candidature à Abobo du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, avait été  évoquée. Le magazine Jeune Afrique, généralement bien informé, avait écrit, en mai 2018 : « Le président de l'Assemblée nationale pourrait (.) être candidat dans l'une des plus grandes communes de Côte d'Ivoire. À savoir Yopougon, Bouaké ou Abobo ». On sait que l'équipe de Guillaume Soro a mis au point une stratégie de campagne dont l'un des objectifs est de conquérir le plus grand nombre de municipalités possible dans la perspective de 2020. L'élection présidentielle de 2020 commence avec les élections locales de la fin 2018, municipales et régionales. Les observateurs analysent déjà le profil des candidats aux municipales.

Un exemple : qui sera candidat à Ferké, le fief de Soro ?

On pouvait supposer que ce sera un Soro's boy. Mais le frère du chef de l'État , est y annoncé. Soro a plusieurs fois témoigné avoir de bonnes relations avec Ibrahim Ouattara.

Cela sera-t-il encore le cas , si celui-ci est candidat dans leur fief commun ?

Qui sera candidat à Bouaké, ville fief de l'ex rébellion ?

Sûrement pas Soro, qui doit se défaire de son image de chef des ex-Rebelles. Soro à Yopougon, à la place de Kafana ?

Personne n'y croit vraiment, même si après l'annonce du choix d'Abobo pour y installer Hamed Bakayoko, c'est la seule option d'envergure qu'il y'a. Bien entendu, il reste Abobo. Dans ce cas, pour Alassane Ouattara et la direction du RDR, le choix d'Hamed Bakayoko, un ministre populaire et charismatique, s'impose. Ce choix s'impose d'autant plus qu'Hamed Bakayoko n'a jamais déclaré qu'il serait candidat en 2020. Jusqu'à ce jour, même si des commentateurs le citent parmi les présidentiables dès 2020, il n'a jamais rien fait dans ce sens, ni rien laisser penser dans ce sens.

Parce qu'il voue à Alassane Ouattara une fidélité absolue, et qu'il n'a aucun complexe à revendiquer son parrainage et son mentorship politiques, parce qu'il est un croyant qui estime que Dieu a un plan pour chacun, parce qu'il a choisi d'apporter un appui loyal, sincère et sans calcul à son aîné, le Premier ministre, Hamed Bakayoko fera ce que le Président de la République demandera de faire, pour 2020. Hamed Bakayoko n'est pas un problème pour le Rdr, ni pour le Rhdp. À l'inverse, ce n'est pas parce qu'il est membre du Rdr , et même vice-président du parti que Guillaume Soro se pliera aux consignes du parti. On a déjà entendu un de ses proches , qui a rang de secrétaire général adjoint du Rdr, dire tout le mal qu'il pense des décisions du parti. On a aussi lui d'autres, et bien entendu Affoussy Bamba.

Certains des conseillers de Guillaume Soro lui demandent même de quitter le perchoir de l'Assemblée nationale, de moins voyager à l'étranger, pour retourner dans la vie réelle, au plus près du quotidien et des difficultés des Ivoiriens.

Quel est alors le lieu idéal de ce retour dans le réel ? 

Un quartier populaire d'Abidjan où vit le peuple. La capitale économique de la Côte d'Ivoire reste le cour du pouvoir politique, et Soro veut rester au cour du pouvoir politique, s'il fait le choix de ne pas rester à l'Assemblée nationale.

On peut même dire qu'il ne s'agit pas d'un hasard. Si Alassane Ouattara a nommé Adama Toungara, qui n'a pas toujours eu les meilleures relations avec Amadou Gon Coulibaly, comme Grand médiateur, c'est aussi pour le mettre à la retraite à Abobo. En 2013 déjà, il y avait songé, et avait poussé Jeanne Peuhmond à le contester , avant de céder à nouveau à la pression, et le maintenir dans la course. Avec l'accord du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, Alassane Ouattara, a décidé de lancer   Hamed Bakayoko à Abobo.

Le candidat choisi bénéficie du soutien du maire sortant, son tonton Adama Toungara. Une affaire de famille. Hamed Bakayoko a le soutien du Rdr. Outre Peuhmond, les autres candidats déclarés, sont en train de se rallier. Seul un député estampillé pro-Soro, serait en train de faire de l'agitation, dans l'attente de la désignation du candidat Pdci, et des discussions pour une candidature Rhdp, avec comme tête de liste , Hamed Bakayoko. Le fait que Simone Gbagbo ait été député de cette commune, qui a une allure et une place bien particulières, dans le débat ivoirien, en rajoute à la légitimité de la posture d'Hamed Bakayoko, qui a une histoire presque directe avec la commune, à travers son enracinement à Abidjan : Treichville, Adjamé , Cocody, et désormais Abobo. À cela, il faut ajouter qu'à plusieurs reprises déjà, il a été présent dans la commune, pour être à l'écoute des préoccupations des militants. Qui dit mieux !

La stratégie du RDR?

 Le Rdr, s'il veut freiner les ambitions prêtées à Soro pour 2020, et l'exigence d'alternance version Pdci fera tout pour garder dans son giron ses places fortes comme Abobo. Hamed Bakayoko, homme de terrain, en charge aux yeux des Ivoiriens des questions de sécurité, est, pour un quartier populaire, sûrement un des meilleurs candidats. Sa campagne, s'il est candidat, sera sûrement axée , entre autres, sur les questions de sécurité quotidienne en lien avec le développement économique, la salubrité publique (le déguerpissement est à l'ordre du jour avec Anne-Désirée Ouloto) et l'amélioration du cadre de vie. Abobo peut devenir une « ville verte », une « éco-cité », une « smartcity ». Les habitants des quartiers populaires ont droit à un cadre de vie agréable, avec une circulation maîtrisée et des transports durables. Bakaoyo peut s'appuyer sur des slogans comme « Transformer Abobo en lui conservant son âme ».

Lutter contre l'abstention, contenir les candidats indépendants?

Les dernières élections locales ont vu la montée de l'abstention et de nombreuses villes gagnées par des candidats indépendants. Les partis politiques voudront enrayer ce double phénomène. Il leur faut, pour cela, présenter des candidats qui ont une véritable dimension politique. Ces candidatures sont une arme à double tranchant : élu, Bakayoko maintient Abobo dans l'escarcelle du RDR dans la perspective de 2020 ; battu, il oblitère la volonté du RDR de conserver le pouvoir en 2020. Il en est de même pour Soro : élu à Yopougon, s'il est candidat, il bénéficiera d'un formidable tremplin pour 2020. ; battu, il oblitère ses chances pour la présidentielle.

 Quels que soient les candidats aux municipales et aux régionales, on peut donc s'attendre à une effervescence électorale, les enjeux nationaux risquant de l'emporter sur les enjeux locaux.

 Auteur: Justice Konan - Publié le: 10-06-2018 - Mise-à-jour le: 10-06-2018 

Patrick Achi & Siandou FOFANA, Secrétaire exécutif du PDCI-RDA deux fervents défenseurs du RHDP

Au regard de la parole prise par les jeunes, je me dois de leur parler. Chers amis jeunes, quand on veut le pouvoir, on ne menace pas celui qui est assis dans le fauteuil. On compose avec lui. On essaie de travailler avec lui. On collabore avec lui. Le Président Alassane Ouattara a couru après le pouvoir pendant des années.

Et pour l’avoir, il a collaboré avec le Pdci. Il ne nous a pas menacés. Il a appris à marcher avec nous, et a fait la cour au Pdci pour qu’on marche main dans la main, et dans la confiance réciproque.

On est allé chercher le pouvoir dans une fraternité et dans la concorde. La stabilité est le meilleur moyen de donner un avenir à la jeunesse. Et le moyen le plus sûr dont nous disposons pour une stabilité dans notre pays, c’est le Rhdp UNIFIÉ...  " Siandou FOFANA, Secretaire Exécutif du PDCI-RDA.

 

Le Ministre Patrick Achi, fervent défenseur du RHDP, hier dimanche 10 juin à Agboville

Comprendre ou mieux comprendre les enjeux du PDCI-RDA à aller en RHDP. Voilà l’essentiel du message qui a été délivré par le Ministre Patrick Achi, fervent défenseur du RHDP, hier dimanche 10 juin à Agboville. Il avait à ses côtés, ni plus ni moins que le Président de la JPDCI urbaine, le frère Kouassi Valentin.

Ayant compris l’engagement de ses aînés, le Président Kouassi Valentin, a décidé de les soutenir pour la sensibilisation des militants de base

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