Bannière

Log in

Politique (314)

Cei, Cpi, Ouattara candidat en 2020 : ce qu’a dit le secrétaire d’État américain David Hale à Abidjan

Suite à des propos attribués au sous le Sous-Secrétaire américain David Hale, lors de sa rencontre avec des étudiants à l’Ecole nationale d’administration, nous publions la transcription transmise par par Daniel Langenkamp, Conseiller de Presse et des Affaires Culturelles, à l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, à Abidjan.

[ Les élections municipales ]

Le monde suit de près la Cote d’Ivoire. Nous sommes intéressés par le progrès de la démocratie et de la bonne gouvernance. Les élections municipales visaient à tester les institutions, tester l’attitude de divers éléments de la société civile.

Nous sommes inquiets parce que nous avons constaté des intimidations de votants, des irrégularités, et des cas de violence et cela est particulièrement néfaste pour la Côte d’Ivoire qui a connu des violences liées au élections.

Donc notre avis est que la Côte d’Ivoire tire des leçons de cette expérience au moment où vous préparez 2020, et que les hommes politiques s’engagent à ne pas accepter la violence sous toutes ses formes, travailler à la réconciliation pour surmonter le passé et cela est important, s’assurer que tout citoyen qui en a le droit est inscrit sur la liste électorale et peut voter, car si vous n’êtes pas inscrits, vous ne pouvez voter et votre voix ne peut être entendue. C’est l’essence de la démocratie.

[ La Corruption ]

Je ne connais aucun pays qui soit immunisé contre la corruption. La question est donc de savoir quelles sont les mesures pour lutter contre la corruption lorsque celle-ci se produit ?

Est-ce des standards de transparence, des enquêtes agressives ou de juger et punir ceux qui y sont impliqués ?

Le public a-t-il une attitude cynique ou est-il plutôt choqué lorsqu’il entend un cas de corruption ?

Ce sont ce genre de question clés. Pensez-vous que vous avez ce genre d’attitude et des institutions qui peuvent les empêcher de se reproduire, ou les gens disent tout simplement qu’il n’a rien que l’on puisse faire ?

C’est plutôt terrible car il a y a des choses que peuvent être faites. J’ai servi dans ma carrière au Moyen-Orient dans plusieurs pays avec des sérieux problème de corruption. Et certains dirigeants me posaient la question, « en tant qu’ami que conseillez-vous ? Car nous voulons faire quelque chose contre ça ». 

Et ma réponse a toujours été : poursuivez en justice les auteurs, faites des enquêtes, jugez-les justement, sur la base de preuves. Il y a des cas où nous voyons l’engagement des dirigeants à lutter contre cela et j’espère que vous pourriez en trouver ici en Côte d’Ivoire.

Il est aussi important de garder à l’esprit le coût de la corruption. L’un des coûts le plus évident est moins d’argent pour le gouvernement, l’argent du contribuable allant ailleurs, alors qu’il aurait pu aller à l’éducation, à la santé ou autre. Il y a un autre coût – celui de l’érosion de confiance vis à vis du gouvernement.

C’est terrible lorsque le peuple n’a plus confiance au gouvernement. Il se trouve alors ailleurs vers d’autres pouvoirs. En troisième lieu, c’est un frein aux investissements étrangers, surtout américains. Nous avons une loi qui dit que les entreprises américaines ne peuvent pas payer des pots-de-vin à des dirigeants étrangers pour faire des affaires et les entreprises américaines quitteront tout pays où la corruption est endémique, et c’est pareil pour tout gouvernement étranger.

[ Réforme de la CEI ]

Je pense c’est absolument essentiel. Si la Commission électorale elle-même n’est pas perçue comme juste, en dehors du contrôle de toute faction en course dans les élections, si la commission semble être influencée par le pouvoir, tout le processus manquera de crédibilité, et dans ce cas pourquoi avoir des élections ?

Qui d’autre qu’une commission indépendante peut garantir la crédibilité des élections ? Il y’a plusieurs modèles dans le monde donc nous n’avons pas la réponse parfaite, mais la Cote d’Ivoire devra s’en trouver une. ;;

[ La question du 3ème mandat du chef de l’État ]

Vous savez que ce n’est pas une décision américaine. C’est au peuple ivoirien de faire ces choix, mais je dirai quelques mots. Je sais que le président Ouattara a fait une déclaration – je crois en août- dans laquelle il a appelé à une transition du leadership vers une nouvelle génération, et je pense que c’est une déclaration louable.

Nous avons eu une expérience dans notre propre pays. Vers 1945 ou 1944, lorsqu’un président vénéré de notre pays, le Président Roosevelt, a été élu pour un quatrième mandat, cela a brisé toutes les traditions. Il n’y avait pas de loi, mais il y’avait une tradition de deux mandats.

Notre pays était en crise, et il a remporté une victoire écrasante pour un troisième et quatrième mandat. Et il est décédé peu de temps après son élection pour un quatrième mandat. Il y’avait une atmosphère bipartisane après cela. Pas contre lui, mais un bipartisme [des deux principaux partis politique aux États-Unis] contre le concept d’un président qui siégerait dans un environnement démocratique aussi longtemps.

Ce n’était pas sain. Il fallait du sang frais, des idées neuves, un leadership nouveau. Donc nous avons modifié la constitution, ce qui est inhabituel dans notre pays. Ce qui nécessite un très haut niveau de soutien, mais il y avait un assez fort soutien pour revenir à la tradition et la rendre loi. Qu’il n’y aurait que deux mandats dans notre pays. 

Voilà donc notre loi depuis lors. Vous avez votre propre expérience. Nous vous souhaitons bonne chance, mais je pense que ce sont là les points que je voudrais aborder.

[ La question sur la décision de la CPI à propos de l’ancien President Gbagbo ]

La CPI a bien pris sa décision après une longue période et c’est là où ils se trouvent. J’espère, et je pense que c’est important, c’est que nous évaluions tous notre avenir. Pour la Côte d’Ivoire, vous avez un processus de réconciliation, c’est vrai, et c’est absolument essentiel, c’est ce qui est arrivé. La CPI a rendu son jugement et c’est bien. Où est-ce que vous voulez aller? Comment approfondissez-vous la réconciliation? Parce que c’est la vraie réponse.

Ce n’est pas ce que disent ou ne disent pas les forces extérieures. Qu’est-ce qui se passe dans ce pays? Quelles sont les personnes qui ont un passé – comment vont-elles interagir les unes avec les autres dans le futur ? Et encore une fois, il y a tellement de sociétés qui ont abordé cette question de tant de manières différentes.

L’Afrique du Sud est souvent citée comme un très bon exemple de vérité et de réconciliation après ses nombreuses années de conflits internes et d’inégalités – et même pire. J’ai vécu au Liban pendant de nombreuses années. Le Liban n’a jamais mis en place un processus de réconciliation et continue de se battre même si sa guerre est finie. Ils sont toujours comme ça [gestes avec les mains] et ils sont constamment en tension les uns avec les autres et ils courent toujours le risque de guerre.

J’espère mieux pour la Côte d’Ivoire. Je pense que mieux se passe. C’est donc là que je concentrerais l’attention sur l’avenir. Alors, comment pouvez-vous aller au-delà de ce point vers un processus de réconciliation réel et approfondi ?

Source : Assé Alaphé11/02/2019 :

L'Intelligent d'Abidjan Dernère publication 11/02/2019 à 23:01 min NB : le titre et le chapeau sont de la rédaction

INVITÉ AFRIQUE Alassane Ouattara: «Il n’est pas question d’empêcher la candidature de qui que ce soit» / Par : Christophe BoisbouvierDiffusion : lundi 11 février 2019

Alassane Ouattara: «Il n’est pas question d’empêcher la candidature de qui que ce soit» :

(Podcas) : http://www.rfi.fr/emission/20190211-alassane-ouattara-il-est-pas-question-empecher-candidature-soitAlassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire: «C’est très clair. Je peux me représenter si je...

Exclusif: le président ivoirien Alassane Ouattara, présent au 32e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, est l'invité Afrique de RFI. Pour la première fois, il revient sur la démission de Guillaume Soro à la présidence de l'Assemblée nationale ivoirienne, sur l'acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI, ainsi que sur l'élection controversée de Félix Tshisekedi en RDC.

La démission de Guillaume Soro de la présidence de l’Assemblée nationale, est-ce la fin d’une longue amitié entre lui et vous ?

Alassane Ouattara : Ah non, pas du tout. Guillaume Soro estimait qu’il était plus d’une idéologie politique qui n’était pas celle du RHDP [Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix], puisque le RHDP, les Houphouëtistes, nous sommes un parti libéral ; libéral social, lui se considère marxiste. Donc, je comprends que de ce fait ce ne soit pas compatible avec ses convictions.

Vous êtes des compagnons de longue date, depuis les années 2000, depuis notamment la crise postélectorale de 2010-2011. Guillaume Soro a été votre premier Premier ministre après votre arrivée au pouvoir. Ce n’est quand même pas rien cette brouille aujourd’hui.

Tout à fait. J’ai beaucoup d’estime pour Guillaume Soro. C’est un jeune homme que je considère comme un de mes fils. Vous savez, j’en ai beaucoup. Au niveau de mon parti, il a été courageux. Il a fait un travail important. Et il était engagé contre l’ivoirité, c’était la chose, je pense, qui l’a amenée vers moi comme beaucoup de jeunes qui considéraient que cette politique d’ivoirité dans les années 1990 allait totalement détruite la Côte d’Ivoire. Et je pense d’ailleurs que cela a été le cas. Tous les maux de la Côte d’Ivoire peuvent être rattachés à cette politique d’ivoirité. Maintenant que ces problèmes sont derrière nous, évidemment s’il veut mener une carrière politique conformément à ses convictions politiques, nous ne sommes pas de convictions libérales sociales. Mais écoutez, il est libre de le faire.

En fait, c’est cela : vous avez souhaité qu’il entre dans le nouveau parti unifié RHDP. Il n’y est pas entré. Vous en avez tiré les conséquences ?

Non. Il est entré à la formation du parti. Mais un peu plus tard, après réflexion, il a estimé que peut-être sa place n’était pas au RHDP et qu’il préférait engager une nouvelle aventure. Il l’a dit lui-même. Donc je n’ai pas besoin de répéter ce qu’il a dit.

Et pour vous, il y a une certaine logique à ce que le président de l’Assemblée nationale soit membre du RHDP, c’est cela ?

Mais, est-ce que le président de l’Assemblée nationale française est du Parti socialiste ? 

Donc, il y a une logique parlementaire ?

Mais évidemment. C’est la majorité présidentielle qui désigne son président qui doit être de la majorité. Le RHDP est largement majoritaire, pratiquement les deux tiers du Parlement. Il faut bien que le président du Parlement soit issu du RHDP.

Est-ce que de facto, depuis sa démission que l’on dit un petit forcée par vous-même…

Non, non. Je ne suis pas homme à forcer qui que ce soit. Nous avons eu de bons entretiens. Il m’a confirmé tout cela. Il m’a dit qu’il voulait prendre un peu de temps. Il envisage d’aller faire des études de MBA à Harvard. Et puis après, on verra, je n’exclus pas qu’il revienne à la maison d’ailleurs.

Est-ce que de facto Guillaume Soro, qui est un jeune homme politique, c’est un quadragénaire, il ne va pas être tenté de se présenter à la présidentielle de 2020 ?

Mais, je considère que c’est son choix, c’est sa liberté. J’ai dit que tout le monde peut être candidat. Par conséquent, la Constitution l’autorise à le faire et il n’est pas question pour moi d’empêcher la candidature de qui que ce soit, comme certains ont tenté de le faire par le passé.

Est-ce que de facto, il n’est pas devenu désormais pour vous un adversaire politique ? 

Ah, non. Je le considère comme un jeune qui s’était attaché à ma personne, à mon combat, à mes idées, qui m’a dit qu’il est impressionné par la manière dont nous avons géré ce pays, les transformations qui sont visibles. Et par conséquent, non, c’est un jeune homme avec qui je maintiendrai les rapports que j’ai toujours eus. Je pense qu’au niveau de la presse, vous exagérez un peu. Il n’y a pas de problème relationnel. Guillaume, je suis tout de même à un niveau où on ne peut pas considérer que Guillaume puisse avoir un problème avec moi. C’est un jeune homme qui se dit très attaché à ma personne. 

Un autre allié politique est parti. C’était au mois d’août 2018. Ce n’est pas n’importe qui. C’est l’ancien président Henri Konan Bédié.

Il est parti où ?

Il est parti apparemment dans l’opposition ?

J’entends parler d’une plateforme stratégique, mais on verra. Mais je ne sais pas qui est dans cette plateforme.

Il appelle justement Guillaume Soro à entrer dans cette plateforme ? 

Je pense que ce n’est pas dans l’intérêt de Guillaume Soro de le faire. Et je lui ai dit. 

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? 

Non, pas plus. Il sait ce que j’en pense et il pense la même chose que moi.

Vous pensez que la proposition d’Henri Konan Bédié n’est pas pertinente, c’est cela ? 

En tout cas elle n’est pas cohérente. Un Houphouétiste est quelqu’un qui est pour le dialogue, qui est pour la tolérance, qui fait de la politique économique libérale, sociale. Et là, une plateforme avec des partis de gauche et des partis marxistes, je ne sais pas à quoi cela correspond.

Est-ce que Henri Konan Bédié n’est pas en train d’essayer de fédérer tous les gens qui ne sont pas satisfaits de votre politique ? 

Je pense que vous devriez poser cette question à monsieur Henri Konan Bédié. Moi, j’ai été élu en 2015 à 83% dans des élections transparentes et démocratiques. Donc il reste très peu de gens qui ne soient pas satisfaits de ma politique. 

Henri Konan Bédié, c’est tout de même un ancien président. C’est tout de même le patron d’un parti puissant, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI).

Ah bon ? (rires) 

Vous ne pensez pas que les troupes soient nombreuses derrière Henri Konan Bédié ? 

Le PDCI d’aujourd’hui n’est pas le PDCI d’hier. 

Pensez-vous que les gens du PDCI, qui ont rejoint le RHDP, peuvent affaiblir le PDCI Bédié, c’est cela ?

Ce n’est pas mon intention, mais je constate qu’ils sont les plus nombreux : présidents de région, députés, maires, conseillers municipaux, conseillers régionaux, cadres, et j’en passe. 

Donc votre pari, c’est cela. C’est que le RHDP unifié, qui a été créé il y a quelques jours, fin janvier, c’est qu’il garde l’esprit de l’alliance Ouattara-Bédié de 2005 ? 

Mais bien évidemment. Nous avons été d’accord sur cela avec d’autres partis. Nous avons signé un accord politique. Nous sommes engagés sur un calendrier. Et c’est ce calendrier que je suis en train d’appliquer. Donc il n’y a pas de changement de cap en ce qui me concerne. Je pense que le temps fera son effet, on verra bien. 

Dans l’opposition, certains parient sur l’usure du pouvoir et sur le fait qu’il y a des constats qui ne sont pas toujours positifs. On pense notamment au dernier rapport de l’Union européenne en juillet 2018 qui a dénoncé certaines mauvaises gouvernances…

Mais ce rapport par un groupe de gens, d’«experts» ne peut pas faire le meilleur rapport que le Fonds monétaire, la Banque mondiale, le gouvernement américain avec le MCC [Millenium challenge corporation], la Fondation Mo Ibrahim et ainsi de suite. C’était tout simplement du n’importe quoi. Et je l’ai dit à l’Union européenne.

Laurent Gbagbo acquitté par la Cour pénale internationale. Quand vous avez appris cette nouvelle, c’était il y a quelques semaines, comment avez-vous réagi ?

Aucune réaction de ma part. C’est un procès qui continue. 

Sur le fond, il y a plus de 3 000 morts pendant la crise postélectorale.

Exactement. Quelqu’un doit bien être responsable de ces 3 000 morts. J’espère que la justice fera la lumière sur cela. C’est ce que les victimes demandent. 

Est-ce que vous vous êtes dit, c’est un jugement injuste. Comment avez-vous réagi ? 

Non, vous savez j’ai fait toute ma carrière à l’international. La Cour pénale internationale est une structure internationale. Je n’ai pas d’avis. Ils ont donné une décision, en première instance, je vous signale. Et maintenant, il y aura sans doute appel au niveau du procureur. Mais attendons de voir comment les choses vont se terminer.

Christophe Boisbouvier, à gauche et Alassane Ouattara, à droite. RFI

 Ce que beaucoup disent dans le Front populaire ivoirien (FPI), c’est qu’en fait la Cour pénale internationale a été instrumentalisée par la Côte d’Ivoire ? 

Eh bien, dites donc, nous sommes vraiment puissants (rires). Mais au moins, ils reconnaissent que la Côte d’Ivoire est maintenant un pays puissant, moderne qui a des relations, mais interférer avec la justice internationale ou nationale, ce n’est pas comme ça que je gère mon pays.

Est-ce que de fait il n’y a pas eu des liens très forts entre le premier procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, Nicolas Sarkozy et vous-même et que cela a abouti à l’inculpation de Laurent Gbagbo, et qu’aujourd’hui, il y a des juges qui disent : finalement le dossier est difficile à prouver ? 

Je ne le connaissais pratiquement pas. Je l’ai eu au téléphone une ou deux fois.

Moreno Ocampo ? 

Moreno Ocampo. Je me suis même fâché une fois avec lui. Laissons la justice faire son travail. Ce serait plus simple. Et pensons aux victimes, à leurs proches. Pensons à ces 3 000 morts, ces 3 000 Ivoiriens qui ont quand même été massacrés. Nous, nous continuons nos enquêtes pour voir quels sont ceux qui sont responsables de ces crimes.

Et si demain, Laurent Gbagbo est acquitté également en appel, et s’il rentre en Côte d’Ivoire. Que va-t-il se passer ?

Si, si, si… C’est que des châteaux en Espagne. Attendons de voir. 

Il a été condamné il y a un an dans une affaire de braquage de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), c’était par la justice ivoirienne. Est-ce qu’il risque d’être arrêté à son retour en Côte d’Ivoire, en pratique ?

La Côte d’Ivoire est un Etat de droit. On avisera à ce moment-là.

Et est-ce que des discussions peuvent être envisagées entre les autorités ivoiriennes et le FPI pour que le retour de Laurent Gbagbo se passe sans encombre ? 

Pour le moment, il n’y a aucune discussion.

C’est trop tôt ?

Non, je n’ai pas été contacté par qui que ce soit. Mais je suis disponible pour discuter de toute chose concernant la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Sans exclusivité je suis pour la paix, je suis pour que la Côte d’Ivoire continue dans la tranquillité, que les progrès importants que nous avons vus ces sept dernières années puissent se consolider dans tous les domaines économique, social, sur le plan de la gouvernance démocratique, etc.

Quand les amis de Laurent Gbagbo disent que si demain il rentre en Côte d’Ivoire, ce sera dans un esprit de réconciliation. Y croyez-vous ?

Mais je le souhaite. Ce serait une très bonne chose.

Même si demain, il se présente à la présidentielle de 2020 ? 

Posez-lui la question. 

2020, vous y pensez monsieur le président ?

Bien sûr que j’y pense. Il s’agit de l’avenir de mon pays. On a fait de bonnes élections en 2015, après les problèmes que nous avons vécus en 2010. Je souhaite que 2020 se passe comme en 2015.

Alors en 2015, vous étiez candidat.

Bien sûr.

Vous avez gagné dès le premier tour… 

A 83%.

Est-ce que vous serez candidat en 2020 ?

On verra en 2020. Je répondrai à cette question. 

Certains disent que, dans la Constitution ivoirienne, il n’est pas très clair de savoir si vous pouvez vous représenter ou pas ? 

C’est très clair. Je peux me représenter si je le souhaite. C’est une nouvelle Constitution qui a touché non seulement à l’exécutif, avec un poste de vice-président, qui a touché au législatif avec la création d’un Sénat, qui a touché au judiciaire, avec la création de nombreuses cours plutôt que des chambres. C’est une toute nouvelle Constitution. Et tous les avis juridiques que j’ai consultés me confirment que si je veux être candidat en 2020, je peux l’être. Et ce serait conforme à la Constitution.

Est-ce qu’avec les opposants qui se multiplient, Konan Henri Bédié, peut-être Laurent Gbagbo, peut-être Guillaume Soro. Est-ce qu’il ne va pas falloir que ce soit vous le candidat du RHDP ?

Non, mais vous savez en réalité je donnerai ma réponse en 2020. Il y a beaucoup d’hypothèses que vous imaginez, mais il y a une recomposition politique qui se déroule en Côte d’Ivoire. En tant que démocrate, j’estime que c’est une excellente chose. Et je souhaite d’ailleurs qu’il y ait une clarification, que ceux d’entre nous qui sommes des libéraux sociaux, soyons d’un côté et les autres qui sont d’une autre tendance soient de l’autre côté. Et que les Ivoiriens aient un choix très clair de faire les choses en fonction des attentes de nos concitoyens. Une chose est certaine, j’ai un bilan qui est inattaquable. Cette année, une croissance moyenne par an de 8%, parmi les quatre pays du monde avec le plus fort de croissance ; un taux d’inflation de 1 à 2% quasiment jamais inégalé, pas seulement en Afrique, mais en Europe ; un déficit budgétaire autour de 3 à 4% ; une dette publique de moins de 40% du PIB. Et je pourrais continuer. Nous avons un bilan qui est remarquable. Et tout à l’heure d’ailleurs, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) l’a confirmé. Nous sommes à 82% aujourd’hui de fourniture d’eau, de fourniture d’électricité, etc. C’est dans tous les secteurs qu’il y a eu des progrès ces 7 dernières années. Donc la Côte d’Ivoire va bien. La Côte d’Ivoire est en sécurité et nous avons reformé l’armée après les problèmes que nous avons vécus en 2017.

Une mutinerie...

C’est un pays qui est tenu, c’est une économie qui va. Et les taux de croissance continueront d’être entre 7 et 8 % sur les deux, trois, cinq prochaines années. Sans hésitation, je peux vous le dire et, quelle que soit l’évolution des taux de change, parce que nous avons une bonne politique macroéconomique, nous assurons que ce soit la base de l’attraction des investissements et de l’épargne nationale. Moi, je suis confiant quant à l’avenir de mon pays. 

Et justement, pour défendre ce bilan, beaucoup disent aujourd’hui en Côte d’Ivoire, que comme il n’y a pas au RHDP de dauphins qui s’affirment vraiment en dessous de vous, le meilleur pour défendre le bilan en 2020, ce sera vous…

Non, cela n’est pas vrai. Je peux vous citer deux, trois, quatre noms, de jeunes de grande qualité… 

Vous pouvez nous les citer ?

on, je ne le ferai pas. J’ai quand même mon opinion. Mais nous avons une très bonne équipe avec des gens compétents. Et c’est pour cela, j’ai toujours insisté sur le transfert du pouvoir à une nouvelle génération. Mais le moment viendra pour cela.

Quand prendrez-vous votre décision pour 2020 ? L’année prochaine. 

Début 2020. 

En 2020. Je crois que je peux prendre ma décision conformément à la Constitution fin juillet 2020, pour être plus précis. Puisque les élections auront lieu le 28 octobre 2020. Normalement, le dépôt de candidatures c’est 90 jours avant, c’est qui nous amène au 28 juillet 2020. Vous voyez que j’ai bien calculé tout ce qu’il faut.

Oui, mais si jamais vous vous voulez préparer un dauphin, il faudra le préparer avant le mois de juillet 2020 ?

Oui, le dauphine, on a vu dans d’autres pays que je ne nommerai pas, le dauphin a été nommé six semaines avant l’élection. 

Vous pensez à la République démocratique du Congo… Que vous inspire cette élection très controversée, au terme de laquelle Félix Tshisekedi a été officiellement proclamé vainqueur ? 

Non, je n’ai pas de commentaire. Nous, nous avons au niveau de la Cédéao [Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest] comme principe que les questions régionales doivent être réglées par les structures régionales. Donc il appartient à la communauté d’Afrique de l’Est [EAC] et la SADC [Communauté de développement d'Afrique australe] de régler ce problème. Je connais bien le président Kabila. Nous avons d’excellentes relations. Je connais bien également le président Tshisekedi que je recevrais d’ailleurs pendant ce sommet, et il appartient aux Congolais de trouver les arrangements pour que ce pays demeure en paix. 

Quel bilan faites-vous de la présidence Kagame à la tête de l’Union africaine ?  Ne craignez-vous pas un coup de frein à ses réformes par le futur président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi ?

Non, je ne le pense pas. D’abord, je crois que le président Kagame a un bilan exceptionnel. La réforme des institutions, la réforme du financement de l’Union africaine, ce qui nous permettra quand même de pouvoir nous financer nous-mêmes. 

Avec cette fameuse taxe…

Avec la taxe de 0,2%. Et nous, nous l’avons soutenu pour cela puisque c’est une formule que nous appliquons déjà au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine [UEMOA], au niveau de la Cédéao. Moi, je suis heureux que nous l’ayons appliquée. La Côte d’Ivoire l’applique déjà. Et nous sommes le dixième contributeur au niveau de l’Union africaine. Et le président Kagame est venu en visite officielle en Côte d’Ivoire en décembre. Nous avons eu un très bon échange. Je le félicite pour le travail qu’il a fait.

Et je n’ai pas de doute que le président al-Sissi continuera sur la même voie. 

 

Désormais le divorce est annoncé entre l’ex-Président Laurent Gbagbo et l’ex-première Dame Simone Gbagbo

Sery Jean Bosco est à Abidjan en ce moment.

Lorsque Atebi lui a donné l'information et confirmée par Akpa Corenthin, il est allé rencontrer Michel Gbagbo pour lui demander ce qu'il en est.

Michel Gbagbo, lui a dit qu'il a reçu un coup de fil de son père pour lui dire qu'il a appris que Simone veut aller à Mama.

Il lui a demandé de joindre le chef de village et le chef de terre de Mama pour leur dire que Simone ne doit pas avoir accès à son domicile.

Lorsqu'il a voulu l'en dissuader, il a indiqué que c'est un ordre.

C'est donc ce qu'il a fait. Lorsque Simone est arrivée à Mama elle a demandé aux chefs d'ouvrir la résidence pour qu'elle y passe la nuit.

Les chefs ont répondu que c'est pas eux qui ont la clé. 

Sery Jean Bosco a alors demandé à Michel Gbagbo s'il peut confirmer les rumeurs relatives au divorce de son père d'avec Simone.

Il a répondu que lors de son dernier voyage à la Haye, son père lui a confirmé que entre Simone et lui, il y a longtemps que c'est fini.

Source proche du Village de Gbagbo a MAMA

P S PHOTOS pour Illustrations

INTERVIEW EXCLUSIVE /Après la sortie de Bédié à Daoukro / Adama Diomandé (Cadre du RHDP) cogne le président du PDCI : « Bédié n’est plus crédible aux yeux des Ivoiriens »

"Les Ivoiriens ont confiance au Président de république ils savent qu’il ne permettra pas la chienlit préconisée par l’ancien Président Bédié d’être effective dans notre pays. Et aussi cela est valable pour les partisans du FPI qui pensent à un match retour."

Après la sortie de Bédié à Daoukro / Adama Diomandé (Cadre du RHDP) cogne le président du PDCI : « Bédié n’est plus crédible aux yeux des Ivoiriens »

Adama Diomandé est une figure bien connue des Ivoiriens de France. Ce sexagénaire proche des idées d’Alassane Ouattara est un grand habitué des débats politiques radiotélévisés dans l’hexagone. Dans cet entretien, le président de l’Association pour la défense de la démocratie et des libertés (ADDL) également cadre du RHDP a tiré à boulets rouges sur leurs ex-alliés du PDCI tout en commentant l’actualité brûlante.

Vous étiez présent à Abidjan pour le Congrès constitutif du RHDP unifié. Quelles sont vos attentes après ce grand rassemblement ?

Je vous signale que je suis venu au Pays avant la date du 26 janvier donc j’ai participé aux réunions préparatoires de ce grand rendez-vous avec les Ivoiriens. J’ai pris part au pré-congrès éclaté à Abidjan et aussi à l’intérieur du pays. Pour revenir à votre question, le RHDP va permettre une consolidation de la fraternité entre tous les Ivoiriens. Mais également la solidarité, le progrès sur le plan social et une démocratie pluraliste favorisant un climat politique apaisé. Cela pour booster la perspective du développement en direction de l’émergence cher au Président Alassane Ouattara à l’horizon 2020.

2. Pendant que le parti unifié annonce un nombre record de plus de 200 mille participants, vos détracteurs dénoncent un mensonge grossier, ils parlent toujours de coalition de partis politiques dirigés par le Rassemblement des républicains (RDR), qu’en pensez-vous ?

A D/ Moi je m’arrête aux chiffres que le président du comité d’organisation, Adama Bictogo a donné c’est-à-dire plus 150 mille Ivoiriens ont fait le déplacement. Ils ont répondu à l’appel du Président du RHDP et ils ou elles ont adhéré à ses idées qui est une Côte d’Ivoire ressemblée dans la paix et le progrès sous le nom du plus illustre des Ivoiriens : Feu Félix Houphouët Boigny. Pour ce qui est de la réaction de nos opposants, je ne m’occupe pas de leurs états d’âmes ni de leur chagrin, de leur ‘’Goumin Goumin’’ comme cela se dit ici en Côte d’Ivoire.

3. L’absence du Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro au congrès du 26 janvier dernier anime les causeries dans les rues d’Abidjan et fait des vagues dans la presse. Comment expliquez-vous cette défection à ce grand évènement ?

AD/ Personnellement j’aurais souhaité qu’il soit présent à ce congrès mais hélas ! C’est le contraire qui a été choisi par Guillaume Soro. Je respecte ce choix même si je ne le partage pas.

Et pourquoi vous ne partager pas ce choix ?

A D / Désolé je vous dirais pas plus que ça !

4. Concernant toujours Guillaume Soro, après son directeur de protocole, Souleymane Kamaraté alias Soul To Soul, un autre de ses compagnons, l’ex-ministre des Sports et Loisirs, actuel Député de Fresco, Alain Lobognon a également maille à partir avec la Justice. Cela ne laisse pas croire à une chasse aux sorcières faisant suite au désaccord entre le président Ouattara et son ancien dauphin ?

AD / Le cas de Souleymane Kamaraté alias Soul To Soul, ne peut être comparé au cas du député Alain Lobognon. Je vous rappelle que Soro Guillaume lui-même a souhaité que son directeur de protocole collabore en lui demandant de se mettre à la disposition de notre justice. Donc, ne me demandez pas de commenter une décision de justice. Cela n’ait nullement mon rôle. En ce qui concerne le député Lobognon, je ne commenterais pas non plus la décision de la justice. Mais je donnerais mon avis sur l’acte posé par l’élu de la nation qui a voté les lois qui régissent notre société. En effet, il a affirmé dans un tweet une contre-vérité qui pouvait envenimer les choses après une élection très tendue dans la commune du Plateau. Par arrogance il ne s’est pas ressaisi. Au contraire, il a défié la justice, moi je pense qu’un simple tweet d’excuse ou de rétractation aurait suffi a calmé l’affaire. Un élu de la nation ne défie pas la justice de la nation.

Le cas du député Lobognon ne serait-il pas un acharnement politique ?

Non ! Pas du tout et puis en quoi l’ex-ministre des Sports serait un cas de règlement de compte politique ? Il a été battu dans son propre fief par le RHDP. En plus sa démission du RDR n’a pas gêné le parti dans sa dynamique de création du RHDP. Donc pour moi, ce n’est aucunement un règlement de compte.

L’actualité politique est animée par la déferlante d’attaques verbales entre le PDCI d’Henri Konan Bédié et le RHDP Unifié cher au Président Ouattara au point que certains Ivoiriens craignent le pire en 2020. En tant que défenseur de la démocratie et des libertés, quel commentaire faites-vous ?

AD/ Je vais vous répondre en tant que militant du RHDP car vous me demandez une réaction politique à des propos prononcés par un homme politique important de notre pays, de surcroît un ancien Président de la République, Henri Konan Bédié, qui, à l’occasion d’une rencontre avec la jeunesse du PDCI à Daoukro a traité les Houphouëtistes du RHDP de ‘’bâtards’’ et indignes d’être des héritiers politique du père de notre nation au moment où se tenait le premier congrès du RHDP. Je ne trouve pas cela du tout responsable d’un homme, que la majorité des Ivoiriens a cru qu’il était devenu sage et même jusqu’à lui donné le titre de Président du conseil d’administration (PCA) de la Côte d’Ivoire. Je pense que cette sortie le discrédite aux yeux de bons nombres d’Ivoiriens. Les Ivoiriens ont confiance à Ouattara. Il rassure les Ivoiriens donc les Ivoiriens n’ont aucune crainte pour 2020. C’est l’opposition ou les nouveaux opposants qui n’ont aucun argument ni programme alternative veulent crée la chienlit pour faire peur aux Ivoiriens, en réveillant les souvenirs douloureux de leur souffrance de la crise postélectorale de 2011, mais encore une fois je le répète les Ivoiriens ont confiance au Président de république ils savent qu’il ne permettra pas la chienlit préconisée par l’ancien Président Bédié d’être effective dans notre pays. Et aussi cela est valable pour les partisans du FPI qui pensent à un match retour. En ce qui concerne l’éventualité du retour de l’ex-Président Laurent Gbagbo en temps qu’Ivoirien soucieux de la Paix dans mon Pays, je prends acte de la décision des juges de la CPI.

Nous sortons d’une crise postélectorale qui a fait plus de 3 mille morts. Après 8 ans de détention à La Haye, les juges de la Cour pénale internationale (CPI), ont annoncé l’acquittement pur et simple des principaux accusés, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. A votre avis, justice a été rendue ?

Je vous renvoie à la déclaration de la procureure de la CPI Madame Fatou Bensouda.

Pour la Présidentielle de 2020, il est de plus en plus fait cas d’une alliance entre le PDCI de Bédié et le FPI de Gbagbo. Vous qui êtes très proche du président de la République ne craignez- vous pas une telle coalition ?

La démonstration des 25 et 26 janvier dernier a fini de me convaincre que le RHDP sortira gagnant en 2020. Car le RHDP a des bilans très positifs économiquement, diplomatiquement, politiquement et avec le programme social qui sera déployé en cette année 2019 nous n’avons aucune crainte d’une éventuelle coalition politique de contre-nature qui est seulement politicienne. Et qui a un seul objectif la catégorisation des Ivoiriens et cela les Ivoiriens dans leur majorité n’en veulent pas du tout.

Cela se murmure dans tous les milieux politiques. Dites-nous, Ouattara sera-t-il candidat en 2020 ?

A D / Je ne peux que vous renvoyer aux déclarations du Président de la République lui-même. Pour parler comme lui, attendons 2020. Il a dit aussi que notre chère Côte d’Ivoire est plus importante que ses principes à lui. Sinon, il a plusieurs fois exprimé son souhait. Pour finir sur cette question, même s’il se présentait en 2020, il sera à son premier mandat de la troisième République. 

Des sources proches de la présidence de la République font état de votre prochaine nomination en tant que Sénateur issu de la diaspora. Vous confirmez ?

Je ne réagis pas aux rumeurs et cette décision est à la discrétion du Président de la République

Et si l’information était avérée ?

Merci à vous je serais heureux !

Quels sont vos souhaits à l’endroit de vos concitoyens ?

Paix et pardon mutuelle pour une réconciliation franche et sincère entre tous les Ivoiriens et tous les habitants de notre chère Côte d’Ivoire.

Présidentielles 2020 : Comment BEDIE a verrouillé Billon, Tanoh et les jeunes cadres au Pdci-Rda, ce qu’il a dit

Henri Konan Bédié, candidat aux élections présidentielles de 2020 ? C’est de plus en plus probable, malgré les velléités de jeunes cadres de son parti, contraint de regarder venir les choses. 

Par : Felix BONY  /  

A 21 mois des prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire, les candidats ne se bousculent pas encore au Pdci-Rda pour la convention de ce parti. Les velléités s’expriment encore timidement au sein de la formation septuagénaire dirigée par Henri Konan Bédié. Le ‘’sphinx’’ de Daoukro ne veut laisser les cadres de son parti se disperser autour d’une candidature, quoi qu’il ait été le premier, depuis avril 2017, à réclamer un militant actif du Pdci-Rda pour l’alternance jamais obtenue avec le Rdr de son ex-alliés, Alassane Ouattara, devenu son désormais farouche rival du parti unifié du Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp). 

L’ancien chef de l’Etat, héritier politique de feu Félix Houphouët-Boigny, depuis son décès en 1993, a tout verrouillé. Et ce depuis que les échéances de 2020 ont commencé à pointer. On se souvient, en effet, de ces cérémonies d’hommage sur les places publiques, comme ce fut le cas, à la célébration des martyrs le 30 janvier 2018 à Dimbokro, quand des cadres l’ont proposé comme candidat pour 2020. Le mouvement ‘’Bédié pour tous, tous pour Bédié’’ dirigé par l’ambassadeur, Gnamien Yao, promu Grand Conférencier du Pdci-Rda savait bien ce qu’il faisait, quand à l’issue du Colloque organisé dans la ville dite martyre du vieux parti, il a annoncé : « « Le commissaire générale et les organes du colloque international sur les martyr du PDCI-RDA des années 1950 lui (Henri Konan Bédié) demandent de bien vouloir accepter d’être le candidat pour tous les militants du PDCI-RDA qui iront l’investir à la convention de 2019 ».

Cette sortie, à laquelle le concerné n’a pas donné de suite, a tempéré les ardeurs de jeunes cadres qui se préparaient dans l’ombre, à l’instar du ministre Jean Louis Billon, bombardé au Secrétariat exécutif du ‘’vieux parti’’ avec la charge de l’information, de la communication et de la propagande. Mieux, Henri Konan Bédié continue d’entretenir le flou sur son éventuelle candidature toutes les fois que des confrères étrangers ont eu l’occasion de lui poser la question. Le président du Pdci-Rda, dans ces entretien, n’écarte plus la possibilité pour lui de tenir le flambeau de son parti, et même les alliés avec lesquels il pourrait composer son ticket. Stratégie de diversion ou realpolitik ?

A en croire plusieurs sources proches de la formation septuagénaire, à 85 ans bientôt, l’ancien président ivoirien continue de nourrir sérieusement cette ambition de se présenter comme le candidat de son parti en 2020. « Le président Bédié pense qu’il y a plus de certitude que sa candidature soit validée plutôt que prendre le risque avec un autre cadre. C’est pourquoi, il veut se présenter lui-même, pour garantir les chance du Pdci, car personne n’osera l’écarter de ces présidentielles », lâche un haut cadre du parti, tandis que des intellectuels se réunissent déjà pour préparer un nouveau projet de société à leur président. Le président Bédié, lui-même, ne s’en cache presque plus. De plus en plus, dans ses discours, il semble préparer ses partisans à accepter son éventualité. C’est le cas quand le 26 janvier 2019, il recevait les jeunesses de sa formation politique à Daoukro pour se donner un cadre de réplique au congrès constitutif du parti unifié qui avait lieu, le même jour, à Abidjan.

Affichant sa fierté à ses jeunes, le président du Pdci va saluer leur mobilisation du jour et la traduire comme étant leur ferme volonté à agir comme une jeunesse consciente des grands enjeux et défis à relever au cours de cette année 2019, année qualifiée à juste titre de décisive. « D’abord, les jeunes que vous êtes, vous devez demeurer les artisans de la stabilité du Parti, telle que prônée par le 6ème congrès extraordinaire, tenu le 15 Octobre dernier, ici même à Daoukro. Ensuite, vous devez être les acteurs permanents de la continuité de l’action politique de notre grand Parti pour pérenniser notre œuvre commune sans rupture et conflit entre les générations dans ce Parti qui a su, au cours de son histoire, faire de l’intégration harmonieuse des Jeunes la certitude et la priorité de ses priorités ». Et le président Bédié d’ajouter du haut de ses 85 ans : « Nous sommes une et une seule génération au PDCI-RDA; à savoir celle qui se reconnaît dans les idéaux prônés, et rappelés plus haut, par nos pères fondateurs, dont le plus illustre d’entre eux, de tous les temps, demeure incontestablement Félix Houphouët-Boigny ».

Ces propos sont passés quasi-inaperçus dans le flot d’uppercuts que le président du Pdci-Rda a eu à, donner ce jour à ses ex-alliés du parti unifié. Mais, Henri Konan Bédié transmettait là un message très important à sa jeunesse. Celle-ci, en effet, devra désormais casser les barrières d’âge pour le compter comme une personnalité compétitive pour les échéances à venir. Challenge qu’il présente sous la forme de la nécessité de d’assurer la « protection de ce précieux héritage politique », comme il présente le Pdci-Rda. « Tous ensemble, nous devons agir pour réussir la préparation et l’organisation en 2019, de notre Convention Nationale de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020 ».  Tout est dit. Si bien dit dans ce discours, où indirectement, le probable futur adversaire d’Alassane Ouattara, qui ne cache plus, lui-aussi, son intention de rempiler, s’affiche de plus en plus. De quoi retenir des jeunes loups comme Jean Louis Billon, Thierry Tanoh et autres nouveaux espoirs, qui militeraient pour le passage du flambeau à une « nouvelle génération ». « Génération » à laquelle Henri Konan Bédié n’entend pas être exclu.

Source : F.D.BONY : http://www.linfodrome.com/vie-politique/45623-presidentielles-2020-comment-bedie-a-verrouille-billon-tanoh-et-les-jeunes-cadres-au-pdci-rda-ce-qu-il-a-dit

 

Rhdp, Kandia persiste et signe : « Ouattara est celui qui a le plus appris auprès d’Houphouët », Raymonde Goudou affiche son choix: « On m'a envoyé au Rhdp, J'y suis et j'y serai toujours. Peu importe ce que disent les gens »

La ministre Kandia Camara, a réitéré ses propos au sujet du débat sur les vrais héritiers d'Houphouët-Boigny. Pour elle, seul le président de la République, Alassane Ouattara, qui aura le mieux appris avec le père de la nation ivoirienne.

En prélude au Grand meeting du dimanche 03 février 2019, qu'elle animera, une délégation du Rhdp composée des ministres Anne Oulotto, Raymonde Goudou, du maire de la commune Félix Anoblé Miezan avec à sa tête la secrétaire générale du Rassemblement des Houphouetistes pour la paix et la democratie (Rhdp), Kandia Camara, a rencontré les militants de cette famille politique à son siège au quartier Seweké. Apres avoir traduit la reconnaissance de la direction du parti aux militants de la cité pétrussienne pour leur forte mobilisation à l'occasion du congrès du 26 janvier dernier, les membres de la délégation se sont, les uns après les autres, prononcé sur certains sujets de l'actualité en Côte d'Ivoire sur la question des "vrais Houphouetistes" et les raisons de la création du parti unifié, le Rhdp. 

« Quand on voit les hommes et les femme réunis pour le Rhdp, on se rend compte que, le vœu de Félix Houphouët-Boigny est en train de se réaliser grâce à Alassane Ouattara », a indiqué d’entrée Kandia Camara.

Poursuivant, elle a fait savoir que le président Ouattara est le véritable disciple du père fondateur de la nation ivoirienne. « On peut avoir plusieurs enfants, mais il y en a toujours un qui apprend le plus du père et de la mère. Et Alassane Ouattara est lui-là qui a le plus appris du père. Et il est en train de mettre en pratique ce qu'il a appris de lui. C'est la raison pour laquelle nous sommes fiers de lui et de l'avoir comme président de notre grand parti le Rhdp », a-t-elle souligné.

La secrétaire générale du Rhdp a ensuite expliqué qu'avec le président Ouattara, c'est l'union de tous les Ivoiriens. « Avec le président Alassane Ouattara, il n'y pas d'Ivoirien du Nord, du Sud, du centre, de l'Ouest et de l'Est, mais il n'y a que, les Ivoiriens et les Ivoiriens un point un trait », a-t-elle martelé. Avant elle, responsables du Rhdp à San Pedro ont évoqué la nécessité pour les Ivoiriens de militer au sein du parti unifié. « Le Rhdp est le parti de la paix et du développement », a fait savoir le coordonnateur communal, Attié Yeya. Le maire de la commune de San-Pedro, Anoblé Miezan Félix a, lui, indiqué que sa commune a amorcé son développement grâce au président Ouattara. 

A cet effet, il a appelé sa population à marquer son soutien au président de la République. Emboîtant le pas aux autres intervenants, les ministres Raymonde Goudou et Anne Oulatto sont également revenues sur les raisons pour les Ivoiriens d'appartenir au Rhdp.

« Je ne peux pas faire de plate-forme avec le FPI que le président Henri Konan m'a demandé de combattre par le passé. On m'a envoyé au Rhdp, J'y suis et j'y serai toujours.

Peu importe ce que disent les gens », a souligné Raymonde Goudou. Et la ministre Anne Oulotto d'ajouter : « Je demande aux Ivoiriens de soutenir le président Alassane Ouattara.

Car, aujourd'hui en Côte d'Ivoire, nous n'avons pas deux personnalités de ce genre. Si le président n'avait pas été là, le nom de Félix Houphouët serait enterré à jamais ».

Au terme de la rencontre, la ministre Kandia Camara a pris rendez-vous avec les militants pour la grand'messe, ce dimanche 03 février 2019, à la place ADO. Source http:

//www.linfodrome.com/vie-politique/45570-rhdp-kandia-persiste-et-signe-

 

Côte d’Ivoire : Balle à terre , par venance Konan / " Il ne s'agit pas de savoir qui a commencé, mais de ne plus répondre".  Que tous les hommes et femmes qui ont encore de l’autorité morale dans ce pays invitent les uns et les autres à mettre ...

1999. Nous étions à un an de l’élection présidentielle. Les principaux leaders politiques qui animaient la vie politique étaient Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Bédié faisait face à la coalition formée par Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. 

Les passions étaient alors à leur paroxysme. Les injures fusaient de part et d’autre. Des journaux avaient été créés spécialement pour insulter l’adversaire, ou plutôt l’ennemi. Le débat politique était réduit uniquement à cela : insulter, démontrer que l’adversaire n’est pas ivoirien, qu’il est un malhonnête qui a détourné des deniers publics, répliquer aux insultes en descendant chaque jour un peu plus bas dans la poubelle. On jeta des journalistes, ainsi que des hommes et femmes politiques en prison. A la veille de l’an 2000, ce grand tournant dans l’histoire de l’humanité, l’atmosphère était totalement pourrie en Côte d’Ivoire. Et tout cela se conclut le 24 décembre de l’année 1999 par un coup d’Etat presqu’annoncé. 

Après dix mois d’une gestion chaotique et sanglante du pays par une junte militaire, le parti de Laurent Gbagbo dribbla tout le monde et s’accapara le pouvoir pendant dix longues années toutes aussi chaotiques et marquées par le sang. C’est lorsque Bédié et Ouattara se réconcilièrent qu’ils vinrent à bout du régime de Gbagbo. Et pendant sept courtes années, le pays connut la paix et la croissance économique. 2019. Vingt ans plus tard. Les mêmes acteurs politiques que sont Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sont toujours à la tête de leurs troupes. Même si Laurent Gbagbo est encore en prison à la Haye au moment où nous écrivons ces lignes, son ombre a toujours plané sur la vie politique ivoirienne, et sa libération, tout comme son retour dans l’arène politique ivoirienne ne sont plus à exclure. Bédié et Ouattara se sont brouillés, et le premier tente de se rapprocher de Laurent Gbagbo.

Et comme en 1999, les passions sont à nouveau à leur paroxysme, les insultes fusent de partout. Les réseaux sociaux ont remplacé les journaux, même si ces derniers ne sont pas en reste. On déshabille l’adversaire qui est devenu un ennemi sur la place publique, on lui jette de la boue, on pose à nouveau la question de la nationalité de tel ou de tel, etc. Un député est actuellement en prison. La suite ? Croisons les doigts pour que les choses ne s’achèvent pas comme en 1999.Il n’y a vraiment pas de quoi être fier d’être Ivoirien en ce moment. Lorsque l’offre politique se réduit à des injures envers l’adversaire et à son dénigrement systématique, sans aucune proposition de projet ou de programme alternatif, il y a de quoi désespérer d’une telle vacuité intellectuelle. 

Que tous les hommes et femmes qui ont encore de l’autorité morale dans ce pays invitent les uns et les autres à mettre balle à terre. Parce que nous courons à la catastrophe. Même si l’histoire ne se répète pas toujours exactement de la même façon, on ne peut pas semer actuellement de la haine, des injures, de la division, et espérer récolter la paix au temps de la moisson. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, n’importe qui peut s’autoriser à insulter les chefs. Quelle fierté leurs militants peuvent-ils en tirer ? Quelle sera notre gloire lorsque nos chefs seront tous nus, couverts de boue dans les rues ?

Dépêchons-nous de refermer cette boîte de Pandore que l’on vient imprudemment d’ouvrir et comportons-nous en citoyens civilisés. Notre pays ne mérite vraiment pas un tel débat aussi puant qui donne à penser que nous n’avons ni mémoire, ni même de l’intelligence. Parce que ce que nous avions vécu après le coup d’Etat de 1999 aurait dû nous assagir un peu. Non, nous n’avons tiré aucune leçon de cette tragédie qui s’est étendue sur une bonne dizaine d’années et qui avait failli emporter notre pays. Aurions-nous donc oublié le pays coupé en deux, les familles séparées, les milliers de morts, les blessés, les vies brisées, les biens détruits, le pays fracturé, l’immense retard pris sur le chemin du développement ? 

Il ne s’agit plus de savoir qui a commencé, mais de ne plus répondre. Chacun trouvera les arguments pour démontrer que c’est l’autre qui a commencé, ce qui l’oblige à répondre. Il est bon de savoir que ne pas répondre à une injure n’est pas du tout un signe de faiblesse, mais au contraire la preuve d’une force de caractère et d’une grandeur d’âme. Si l’une des parties se tait maintenant et que l’autre continue, on saura tous qui ne veut pas de la paix dans ce pays, et à force de s’égosiller toute seule, elle finira par se ridiculiser et à se taire.

Par / Venance Konan 

 

La réaction du ministre Sidiki Konate  /  " Il ne s'agit pas de savoir qui a commencé, mais de ne plus répondre".  Exact ! 

Mais si nous regardons profondément au-delà des émotions et de certains dérapages contre-productifs, nous constatons avec amertume ceci:

• l’histoire retient que celui qui a engagé le pays dans cette tragique mésaventure de 1999 a un nom et un schéma politique. Et il est triste de constater que c’est le même personnage qui nous réouvre la boite de Pandore et crée ce climat de haine et de tension sur fond toujours de l’ivoirité.  Injures mépris et volonté de redéfinir la nationalité de l’adversaire au gré des débats... 

On pourrait aussi dire que le même personnage produit toujours les mêmes effets, malgré les vicissitudes de l’histoire. 

• Or si l’histoire doit être une répétition alors l’amour triomphera encore de la haine. Comme hier en 1999...et même après. En conclusion il ne s’agit pas de ne pas répondre, il s’agit plutôt de savoir répondre autrement en tirant vers le haut. Là où d’autres parlent de ‘match retour’, il nous appartient de parler du ‘match de la paix et du développement’.

Et les arguments ne manquent point.

CIV/ Politique: attaques de Bédié contre le RHDP, Adjoumani répond au président du PDCI

Le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, était face à la presse ce mardi 29 janvier à Abidjan. Le porte-parolat du tout nouveau parti politique RHDP tenait a réagir "aux attaques portées par le président du PDCI-RDA à l’encontre de son parti". L’intégralité de son intervention.

Mesdames et Messieurs les journalistes 

Le samedi 26 janvier dernier, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a organisé au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Plateau, son premier Congrès Ordinaire. Ce rassemblement d’envergure exceptionnelle a connu un succès franc, à tous les niveaux. Le RHDP a, en effet, enregistré à l’occasion une mobilisation extraordinaire qui dépasse de loin tout ce que nous avons pu voir de pareille dans notre pays depuis des années. Une mobilisation gigantesque à faire pâlir de jalousie tous ceux qui avaient parié sur l’échec du RHDP et particulièrement de ce grand rendez-vous historique.

Les Ivoiriens se sont levés comme un seul homme. Ils sont venus de toutes les contrées du pays et même de l’extérieur, pour répondre à l’appel au rassemblement, à l’unité nationale, à la paix, à la stabilité et au développement lancé par le Président Alassane Ouattara.

Le RHDP voudrait profiter de l’opportunité que lui offre cette conférence de presse pour leur manifester toute son admiration, son infinie reconnaissance et ses très vifs remerciements.

Ils ont démontré de manière fort éloquente qu’ils sont un peuple viscéralement attaché au Président Félix Houphouët-Boigny et aux valeurs de la paix, de l’unité, de la stabilité, du dialogue et de la concorde qui incarnent sa philosophie politique. 

Mesdames et Messieurs les journalistes, 

S’adressant aux militants de son parti réunis le samedi 26 janvier dernier à Daoukro, le Président Bédié a dit entre autre :

« L’esprit de Félix Houphouët-Boigny se trouve ici et nulle part ailleurs

Les membres du RHDP sont des fils adultérins de l’houphouétisme

Le RHDP est le rassemblement des détourneurs de deniers publics ». 

Le RHDP a tenu à organiser la présente conférence de presse pour se pencher spécifiquement sur ces propos tenus par le Président Henri Konan Bédié, en réaction à son congrès ordinaire.

Des propos choquants et d’une gravité inouïe qui n’honorent pas celui que nous avons toujours considéré comme un sage.

Certes, nous sommes en politique, mais le jeu politique n’autorise pas toutes les dérives langagières, les discours haineux et mensongers qui traduisent tout le mépris qu’un homme d’Etat de la stature du Président Henri Konan Bédié peut avoir pour le peuple Ivoirien.

En effet, comment le président du PDCI-Daoukro que nous avons toujours placé sur un piédestal, que nous considérions comme un sage, un référent politique, un homme respecté, peut-il descendre dans l’arène en disant que cette mobilisation a été possible parce qu’on aurait distribué de l’huile, du riz et des chiffons aux congressistes ?

L’utilisation du mot « chiffon » à la place de « pagne » est l’expression la plus achevée du mépris qu’il a pour le peuple Ivoirien.

Si tant est que l’huile, le pain, les chiffons et le riz, cités plus haut, constituent la panacée pour mobiliser le peuple Ivoirien, pourquoi le Président Bédié n’en avait-il pas fait usage, au moment où il lançait son appel en 1999, pour emmener les Ivoiriens à descendre dans la rue quand il avait été débarqué du pouvoir ? 

Alors, que le Président Bédié sache que le RHDP n’a forcé personne à faire le déplacement du stade Félix Houphouët-Boigny. C’est fort de leur conviction et de leur foi en la paix en Côte d’Ivoire, que tous les militants, militantes et sympathisants du RHDP ont effectué ce grand pèlerinage qui suscite déjà la jalousie chez nos adversaires. 

Devrions-nous nous taire, face aux attaques perpétrées par le Président Bédié, qui deviennent de plus en plus récurrentes ces derniers temps ?

Non, chers amis de la presse, le président du PDCI-Daoukro ne devrait pas descendre aussi bas.

Mais qu’il sache, comme aimait à le rappeler le Père fondateur, le crachat jeté en l’air vous retombe toujours sur le front.

Quand on aspire à reconquérir le pouvoir d’Etat, on prend de la hauteur. Quand on s’autoproclame dépositaire authentique de l’Houphouétisme, on ne tient pas des propos qui ne sont pas dignes du Président Houphouët-Boigny et de sa philosophie politique, surtout quand on s’adresse à une assemblée constituée de la jeunesse de son parti. Le Président Henri Konan Bédié a le devoir d’éduquer les jeunes du PDCI-RDA au respect des valeurs qui incarnent cette philosophie politique.

En outre, dans sa volonté de faire mal, il va jusqu’à tenir des propos offensants pour la mémoire du Président Houphouët-Boigny, en taxant ce dernier d’avoir laissé à la postérité des « fils adultérins ». Le dire, c’est accuser implicitement le Père-fondateur, cette illustre personnalité de notre pays, d’avoir entretenu des relations politiques extraconjugales ou parallèles desquelles seraient issus des « fils adultérins ». 

Mesdames et Messieurs les journalistes, le RHDP s’interroge.

Entre un prétendu fils légitime qui a commis le parricide, dès son avènement au pouvoir, en retirant les posters d’Houphouët-Boigny de tous les bureaux, en supprimant les pensées du jour publiées par Fraternité Matin et diffusées sur les antennes de la RTI, en laissant tomber en ruine et dans la broussaille, la maison du PDCI-RDA de Yamoussoukro, en poussant le rubicon jusqu’à vouloir remplacer le PDCI-RDA par le Cercle National Bédié et un « fils adultérin » qui a choisi d’immortaliser Houphouët-Boigny en créant un parti qui porte son nom, entre les deux dis-je, qui est, en réalité le fils légitime ?

En d’autres termes, ce prétendu fils légitime d’Houphouët-Boigny, qu’a-t-il fait de l’héritage à lui légué par le père ?

De grâce, que le Président Bédié n’engage pas la Côte d’Ivoire dans un autre concept nocif, plus dangereux que celui de l’ivoirité dont il est le père légitime et qui a fait tant de mal au pays. En effet, Houphouët-Boigny a toujours été le père de la nation toute entière. Il ne faisait aucune distinction entre ses enfants, qu’ils soient du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest en passant par le centre.

Une telle façon de faire de la part du Président Bédié en parlant « d’héritiers légitimes » et de « fils adultérins » est révélatrice de sa volonté de réveiller encore les vieux démons de la division en catégorisant les Ivoiriens. En effet, en traitant les membres du RHDP de « fils adultérins », c’est une véritable insulte que M. Bédié leur administre. Car, si l’on se réfère au concept d’ « enfant adultérin », il est conçu comme enfant né hors mariage, donc un enfant illégitime.

Mais, qui a dit que l’esprit d’un père ne se trouve pas sur l’enfant qu’il a conçu hors mariage ?

Qu’il soit entendu du Président Bédié et de ses suiveurs que dans le contexte qui nous préoccupe, les enfants de Félix Houphouët-Boigny ne sont pas ceux qui sont issus de sa famille biologique, mais plutôt ceux qui se réclament de son héritage spirituel dont n’ont jamais fait partie, les militants du Front Populaire Ivoirien (FPI) qui sont aujourd’hui adulés par M. Bédié. 

En tout état de cause, quel qualificatif le Président Bédié trouvera-t-il pour la dénomination de ces opposants irréductibles d’Houphouët-Boigny avec lesquels il négocie, par opportunisme, une plateforme politique ? 

Acceptera-t-il de brader l’héritage d’Houphouët-Boigny avec ses nouveaux alliés qu’il appelait naguère des « hypocondriaques endurcis », au détriment de ses supposés frères « adultérins » ? 

N’est-ce pas une façon de s’attaquer à l’héritage d’Houphouët-Boigny que le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix veut sauvegarder ?

Nous comprenons aujourd’hui que le Président Henri Konan Bédié voulait être un autre Houphouët qu’il n’a jamais été. Que le Président Bédié sache qu’il a échoué et c’est ce qui explique son agacement.

Poursuivant son envolée, le Président du PDCI-Daoukro a osé déclarer, par ailleurs que la mobilisation exceptionnelle du stade Félix Houphouët-Boigny serait le fait d’un « rassemblement des détourneurs de deniers publics ».

Pour le respect que le RHDP manifeste au Président Bédié qu’il continue de considérer comme un acteur essentiel de la vie politique en Côte d’Ivoire, il s’est toujours abstenu de lui répondre du tac au tac. Toutefois, face à la gravité singulière des propos qu’il a tenu à Daoukro et compte tenu du fait que la plupart des Ivoiriens ont une parfaite connaissance de l’histoire récente de notre pays, le RHDP voudrait ici élever juste quelques interrogations. 

Mais avant, dire que le RHDP est le « rassemblement des détourneurs de deniers publics » nous semble un peu fort et n’est même pas digne d’un militant lambda du PDCI-RDA, à plus forte raison sortant de la bouche de son chef pour qui chaque mot, en son temps, avait une valeur pédagogique. 

Pour en venir aux questions, est-ce de cette façon que le Président Bédié entend rassembler tous les fils de Félix Houphouët-Boigny en traitant ceux qui refusent de le suivre dans sa nouvelle aventure, de voleurs et de « détourneurs de deniers publics » ?

Pourquoi en 1977, le Président Houphouët-Boigny a-t-il bruyamment relevé le Président Henri Konan Bédié de ses fonctions de ministre de l’économie et des finances ?

Pourquoi au soir de son règne, en 1998-1999, avant le coup d’Etat, tous les bailleurs de fonds lui avaient fermé tous les robinets ? 

Que dire de cette scabreuse affaire des 18 milliards de l’Union Européenne ?

M. Guikahué qui était tout heureux lorsque le Président Bédié prononçait son discours à Daoukro, oublie-t-il qu’il était l’épicentre de ce scandale financier, qui a fait trembler le Gouvernement Bédié ?

Est-ce le même Président Bédié qui hier réclamait un second mandat pour le Président Alassane Ouattara, au regard de ses prouesses de grand bâtisseur à la tête de l’Etat, lors de l’inauguration du pont qui porte son nom ?

Est-ce encore le même Bédié, qui faisait l’éloge de la bonne gouvernance du Président Alassane Ouattara dans tous ses discours ? Depuis qu’il est passé du statut d’allié à celui d’opposant, a-t-il subitement changé les lunettes avec lesquelles il ausculte désormais la gouvernance du Président Alassane Ouattara, au point de voir en noir aujourd’hui ce qui était blanc hier ? 

Manifestement, ces propos qui transpirent la haine et la rancune relèvent d’un adversaire politique en déroute qui dit et se dédit. 

Pour le RHDP, le Président Henri Konan Bédié dont le parti, le PDCI-RDA a pris une part effective à la gestion des affaires de l’Etat, de 2011 à juin 2018, ne saurait se dérober de celle-ci, en taxant, le RHDP de « rassemblement des détourneurs de deniers publics ». En d’autres termes, si par extraordinaire, il y a eu détournement effectif de deniers publics, comme il le prétend, le PDCI-RDA et son président doivent accepter d’assumer leur part de responsabilité. Ils sont co-auteurs ou à tout le moins receleurs, surtout que c’est le Président Henri Konan Bédié, lui-même, qui avait affirmé que « le parti unifié est dénommé RHDP ». 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Au regard de ce qui précède, le RHDP voudrait élever ici une vive protestation contre toutes ces attaques et accusations gratuites qui relèvent de la seule imagination de M. Bédié et de ses suiveurs, comme il se plaît à les qualifier. 

Le RHDP en appelle à la responsabilité du Président Henri Konan Bédié qui doit éviter d’inoculer le venin de la violence, de la division et de la stigmatisation à la jeunesse.

Pour le RHDP, la paix est une œuvre, une construction perpétuelle. Comme le dit le Président Félix Houphouët-Boigny, « la paix, ce n’est pas un mot mais un comportement ». Tachons donc d’agir en homme de paix en désarmant nos langues. Cultivons l’amour et la concorde malgré nos divergences politiques et religieuses, pour nous rendre dignes des héritiers du Président Félix Houphouët-Boigny qui n’a jamais fait de différence entre ses enfants, parce que pour lui, la Côte d’Ivoire, une et indivisible, doit demeurer le pays de la vraie fraternité. 

Pour terminer, le RHDP voudrait spécialement féliciter et encourager le Président Alassane Ouattara dans sa quête inlassable de rassemblement de tous les Ivoiriens, de toutes les forces vives de la nation, autour de l’idéal de paix, de pardon et de réconciliation, dans le droit fil des enseignements du Père-fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, le Président Félix Houphouët-Boigny dont il est aujourd’hui, le digne héritier. 

Le RHDP voudrait enfin remercier les militantes, militants et sympathisants du RHDP qui ont eu foi en notre chef et qui ont adhéré de façon délibérée à ce parti.

Le RHDP prie le Président Alassane Ouattara de poursuivre ses efforts en faveur du développement, de la paix et de la cohésion sociale et de ne point se laisser distraire par ces agitations et attaques, qui n’ont pour seul but que de le détourner des objectifs nobles qu’il s’est fixés. ///// Vive le RHDP, parti créé pour servir et bâtir la Côte d’Ivoire. 

Pour le RHDP 

Le Porte-parole Principal

KOBENAN Kouassi Adjoumani

La vidéo intégrale du discours pour du Président de la République président du RHDP pour ceux d’entre nous qui avons souffert de la mauvaise sonorisation de ce grand moment.

Extrait des Propos du Président de la République, Président du RHDP  « C’est le jour de notre jour, c’est notre moment. Aujourd’hui, le 26 janvier, c’est notre jour. Nous sommes dans une alliance politique et cette alliance qui nous a permis de gagner les élections de 2010. Je me rappelle les moments que nous avons passé à l’hôtel du Golf. C’est à ce moment que l’union et le vivre ensemble se sont resserrés. Mais aujourd’hui nous avons décidé le vivre ensemble et c’est ensemble nous avons remporté les élections démocratiquement en 2015.  Depuis la mort d’Houphouët, nous n’avons pas eu de tranquillité jusqu’à ce que je vienne au pouvoir. Nous avons donné la parole aux ivoiriens pour qu’il soit ensemble, toujours ensemble, hier ensemble, aujourd’hui ensemble et ensemble pour toujours. Je veux vous remercier et vous dire que vous êtes formidable. Je félicite le comité d’organisation avec à sa tête adama bictogo. » 

’’pas moins de 150.000 personnes étaient attendues’’ à ce ’’Rassemblement pour la paix et la cohésion sociale’’

une page de notre Chère Côte d'Ivoire est tournée J'y étais et j’ai participé et j'ai apporté ma modeste contribution je suis fier d'être Alassaniste vive le RHDP dans une Côte d'Ivoire réconcilier et paisible je reste serein et confiant pour 2020 dans la perceptive de l'émergence en horizon 2020

Ce sont plusieurs dizaines de milliers de militants qui ont pris d’assaut le Stade Félix Houphouët Boigny d’Abidjan et ses abords pour participer au 1er Congrès du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), ce samedi 26 janvier 2019.

Venus d’Abidjan et de toutes les régions du pays, ces militants pour certains ont passé la nuit aux abords du stade Félix Houphouët Boigny, afin d’être parmi les premiers à avoir accès au stade. Contrairement au dernier meeting du RHDP dans le cadre de la campagne pour le OUI à la Constitution de la 3eme République, en 2016, c’est un stade Houphouët Boigny archi-comble refusant du monde qu’il a été donné de voir ce samedi. Débordés les organisateurs ont dû fermer les portes du stade pour empêcher que ne surviennent des incidents.

Selon le président du Comité d’organisation du Congrès, Adema Bictogo, ’’pas moins de 150.000 personnes étaient attendues’’ à ce ’’Rassemblement pour la paix et la cohésion sociale’’.

De nombreux écrans géants ont été installés aux abords du stade Houphouët Boigny et dans plusieurs artères de la commune du plateau pour permettre aux militants n’ayant pas eu accès au stade de pouvoir suivre le déroulement du Congrès. 

CÔTE DIVOIRE/L’ÉDITORIAL DE VENANCE KONAN: VOEUX ET ALLÉGEANCE / J’ai cru comprendre à travers ses propos et ceux de certains de ses proches qu’il veut être candidat en 2020 ...

J’ai cru comprendre à travers ses propos et ceux de certains de ses proches qu’il veut être candidat en 2020 et il en voudrait beaucoup au Président de la République de ne pas le soutenir dans ce projet.

"Je persiste à croire et à dire que c’est une erreur de la part de M. Bédié, et que cela risque d’être le combat de trop. Et sur ce chemin-là, je ne le suivrai jamais. Que les choses soient bien claires. J’estime qu’avec le parcours qui est le sien, sa place n’est plus dans l’arène, mais au-dessus de la mêlée. J’aurais voulu qu’il fût celui qui réconcilie Alassane Ouattara et Guillaume Soro, Affi N’Guessan et Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, plutôt que celui qui prend position pour l’un contre l’autre. " 

CÔTE DIVOIRE/L’ÉDITORIAL DE VENANCE KONAN: VOEUX ET ALLÉGEANCE

Le 1er janvier dernier, j’ai eu la surprise de recevoir un sms du président Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda), qui me souhaitait la bonne année. J’étais surpris, parce que c’était la première fois de ma vie que je recevais ses voeux de cette façon. Je l’en ai remercié et lui ai dit que je viendrais volontiers lui présenter les miens de vive voix. Il m’a répondu : « Tu es le bienvenu. » Plus tard, son service de communication m’a convié au déjeuner qu’il offrait à la presse le jeudi 10 janvier à Daoukro. À Daoukro, rappelons-le, vivent ma mère et plusieurs autres membres de ma famille. Aussi, me suis-je retrouvé dans cette ville le jeudi 10 janvier, et ai-je présenté mes vœux au président Bédié, avec des présents comme je le fais chaque année. J’ai également participé au repas qu’il a offert à la presse auquel il m’avait lui-même convié à la fin de notre rencontre. Le lendemain matin, j’ai constaté que son service de communication avait envoyé la photo de notre rencontre à plusieurs personnes et journaux, et certains se sont demandé si j’étais allé faire allégeance au président Bédié.

J’ai un grand respect pour le président Bédié, en raison de tous les postes qu’il a occupés dans ce pays, et aussi parce que je suis ressortissant de Daoukro dont il est quelque peu le patriarche. Je fais partie de la première promotion à avoir passé le baccalauréat au lycée moderne de Daoukro en 1978, et notre promotion s’appelait justement Henri Konan Bédié. Il était notre parrain. Lorsqu’il était Président de la République, je fus l’un de ses plus grands laudateurs, pour ne pas dire l’un de ses sofas. Je l’avais suivi dans son combat contre Alassane Ouattara et avais soutenu son concept d’ivoirité. Je me suis démarqué de lui lorsque j’ai constaté tout le mal que ce concept faisait à notre pays. Plus tard, j’ai applaudi lorsqu’il s’est réconcilié avec Alassane Ouattara. J’ai versé une petite larme à Yamoussoukro en novembre 2010, lorsqu’il a appelé ses partisans à voter pour Alassane Ouattara. Et j’ai constaté avec joie, comme beaucoup de nos compatriotes, que le tandem qu’il formait avec le Président de la République avait permis à notre pays de retrouver sa stabilité et de renouer avec la croissance. Et j’ai été malheureux, et je le suis toujours, lorsque j’ai vu M. Bédié devenir un irréductible opposant à M. Ouattara.

J’ai cru comprendre à travers ses propos et ceux de certains de ses proches qu’il veut être candidat en 2020 et il en voudrait beaucoup au Président de la République de ne pas le soutenir dans ce projet. Je persiste à croire et à dire que c’est une erreur de la part de M. Bédié, et que cela risque d’être le combat de trop. Et sur ce chemin-là, je ne le suivrai jamais. Que les choses soient bien claires. J’estime qu’avec le parcours qui est le sien, sa place n’est plus dans l’arène, mais au-dessus de la mêlée. J’aurais voulu qu’il fût celui qui réconcilie Alassane Ouattara et Guillaume Soro, Affi N’Guessan et Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, plutôt que celui qui prend position pour l’un contre l’autre. J’aurais voulu qu’il fût celui qui rassemble tous les fils du Pdci-Rda, même les plus turbulents, plutôt que celui qui exclut. J’aurais voulu qu’il fût l’homme des discours apaisants, et non celui aux violentes diatribes. J’aurais voulu qu’il s’entourât de colombes plutôt que de faucons. Au fait, avec qui le Pdci-Rda compte-t-il reprendre le pouvoir lorsqu’il chasse tous ses cadres ? Je pense que la place du Pdci-Rda est dans le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qu’il soit unifié ou pas. L’houphouétisme, c’est l’union, pas la division. Je voudrais rappeler que c’est le président Bédié qui a, le premier, parlé de la nécessité de créer un parti unifié dans son « appel de Daoukro. » Relisez bien son discours.

Je pense aussi que dans la vie, il arrive toujours un moment où il faut passer la main

Lorsque l’on est déjà entré dans l’histoire, il faut savoir y rester. Le Chef de l’État a invité le Président Bédié à deux reprises à passer le relais à une autre génération, en citant les exemples de plusieurs dirigeants occidentaux qui sont à peine quadragénaires. La Côte d’Ivoire a changé. Les Ivoiriens aussi. Dans leur grande majorité, ils ont moins de trente ans. Notre pays a une histoire particulière que nous avons tous contribué à écrire, et qui nous a amenés à nous battre il n’y a pas très longtemps.

Nous devons impérativement tourner cette page en passant le relais à une autre génération. Faisons attention à ne pas réveiller de vieux démons comme nous le faisons actuellement. Que tout le monde, dans tous les camps, garde en mémoire que nous avons un pays encore fragile, que des mots, de simples mots peuvent faire beaucoup de mal.

Venance Konan

S'abonner à ce flux RSS

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px