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Politique (299)

"Il serait temps que cette population se lève et dise « ça suffit maintenant ! Nous ne voulons plus revivre ce que nous avons déjà connu...

 Par Venance Konan : (Tolérance, dialogue, paix. Trois mots qui caractérisent la politique et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Trois mots que le président du PDCI-RDA et le Chef de l’État ont utilisés dans leur hommage à leur mentor commun olérance, dialogue et paix)

Je suis de ceux qui avaient rêvé de voir le Chef de l’Etat, M. Alassane Ouattara, et le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), M. Henri Konan Bédié, se rencontrer à la basilique de Yamoussoukro ou sur la tombe de Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre dernier, à l’occasion de la commémoration du 25ème anniversaire de son décès, se serrer la main, se faire l’accolade, et se retirer dans une pièce pour en ressortir en se tenant par la main, en souriant. Oui, j’ai fait ce rêve en même temps que de nombreux Ivoiriens qui ne supportent pas de savoir que les deux grands hommes de la politique ivoirienne sont en froid. Malheureusement, un malaise, nous a-t-on dit, a empêché le président Bédié de se rendre à Yamoussoukro.

Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et prions pour que le Dieu qu’il adore et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny lui donnent la force de pouvoir aller vers son cadet qu’est le président Ouattara, ou de l’appeler auprès de lui en sa qualité d’ainé, afin qu’ils se parlent franchement pour que ce qui les divise ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Le 7 août dernier, le président Bédié a pu néanmoins rendre hommage au président Félix Houphouët-Boigny à travers une vidéo dans laquelle il a affirmé que ce dernier fut le plus grand des présidents de notre pays, un apôtre de la paix, que ses vrais disciples se trouvent au PDCI-RDA et que ceux qui militent dans d’autres partis politiques en prétendant être du PDCI ne sont pas ses vrais héritiers. Il a ajouté par ailleurs que lui, est son héritier politique (l’unique ?) et qu’il se bat pour que son parti demeure éternel.

Le Chef de l’État a pour sa part salué « l’œuvre gigantesque de Félix Houphouët-Boigny à la tête de notre pays qu’il a dirigé dans la fraternité et l’ouverture », avant de nous inviter à suivre les idéaux de tolérance, de dialogue et de paix du père de la nation.

Tolérance, dialogue, paix. Trois mots qui caractérisent la politique et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Trois mots que le président du PDCI-RDA et le Chef de l’État ont utilisés dans leur hommage à leur mentor commun, et que nous aimerions tant voir en action en ce moment. Parce que ce que nous voyons en ce moment est l’intolérance, le refus du dialogue et nous savons tous que cela est de nature à compromettre la paix que connaît notre pays et nous conduire à la guerre.

En affirmant cela, nous ne faisons pas qu’énoncer une simple théorie ou émettre une simple hypothèse, mais nous parlons bien de quelque chose que nous avons déjà expérimenté.

Oui, il y a vingt ans, avec les mêmes acteurs, nous avions refusé de nous parler, nous avions pratiqué l’intolérance et cela nous a conduit d’abord à un coup d’Etat, puis, à une rébellion qui a occupé la moitié du pays pendant huit ans avec ce que tout cela nous a coûté en vies humaines et en pertes économiques, puis l’apothéose fut une vraie guerre entre nous, avec des acteurs étrangers. Il a été dénombré au finish plus de trois mille morts, nous nous sommes retrouvés avec un pays divisé, une économie en lambeaux, et notre ancien président dans une prison en Hollande. Ce dernier disait que le chien qui avait vu le lion ne courait plus de la même façon que celui qui ne l’avait jamais vu. Nous avons rencontré le lion, il nous a même griffés. Nous ne pouvons plus courir de la même façon qu’avant cette rencontre.

Les présidents Bédié et Ouattara, les principaux protagonistes de la crise qui nous a conduits à la guerre ne peuvent pas à nouveau adopter des attitudes qui sont de nature à nous y replonger.

Qui fuit le dialogue ?

Qui est devenu intolérant ?

Qui chasse ceux de son camp qui parlent de dialoguer, de tendre la main, de tout faire pour préserver la paix ?

Bien sûr les partisans de chacun pointeront le doigt sur l’autre. Mais gardons en mémoire cette phrase de feu Zadi Zaourou : « lorsque vous pointez un doigt accusateur sur l’autre, n’oubliez pas que trois de vos propres doigts sont dirigés vers vous. »

 D’un côté comme de l’autre il y a toujours des faucons et des extrémistes inconscients pour souffler sur les braises. La population, elle qui le plus souvent ne comprend rien aux vrais enjeux des crises mais en paie néanmoins toujours le prix le plus fort regarde, entend, lit et voit les déclarations et comportements des uns et des autres. Il serait temps que cette population se lève et dise « ça suffit maintenant ! Nous ne voulons plus revivre ce que nous avons déjà connu, nous voulons que nos enfants grandissent dans un pays en paix. Comme au temps d’Houphouët-Boigny. Et il est temps que vous passiez le relais à une autre génération. » 

Apparemment c’est la dernière phrase que quelqu’un ne veut pas entendre et il semble que ce soit ce qui a amené la palabre.

Venance Konan

Le serveur de bandji Actuellement c’est la foire... - Par Venance Konan

« Bédié m’a confié qu’il sera candidat » a dit l’un. « Ce n’est pas vrai ! Je suis son vrai confident et il m’a dit le contraire » a aussitôt contredit un autre. « Menteur ! A moi il a juré qu’il sera candidat » a corrigé un troisième.

Le serveur de bandji Actuellement c’est la foire aux confidents au Parti démocratique de Côte d’Ivoire- Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA).

C’est à qui affirmera le plus fort qu’il détient la vraie confidence de Bédié sur son éventuelle candidature à la présidentielle de 2020. « Bédié m’a confié qu’il sera candidat » a dit l’un. « Ce n’est pas vrai ! Je suis son vrai confident et il m’a dit le contraire » a aussitôt contredit un autre. « Menteur ! A moi il a juré qu’il sera candidat » a corrigé un troisième. Comme le dit mon voisin de quartier, « candidature, c’est comme grossesse. On ne peut pas la cacher longtemps. Tchoco tchoco ça va sortir un jour. On ne peut pas être candidat clandestin. » Tout porte à croire que le PDCI-RDA prépare les Ivoiriens à cette candidature. On en parle tellement que lorsqu’elle sera annoncée, elle ne surprendra plus personne. Et le sort en aura été jeté. Juridiquement M. Bédié peut être candidat. Ses partisans disent que physiquement et intellectuellement aussi il le peut. Il appartiendra alors aux électeurs de trancher.

Il y a quelques années quelqu’un avait utilisé l’image du serveur du vin de palme appelé bandji qui avait cassé le canari contenant ce breuvage. Et il se demandait s’il était prudent d’envoyer à nouveau la même personne chercher le bandji. Cela avait irrité au plus haut point les partisans de M. Bédié qui avaient expliqué avec forces détails que le canari s’était cassé parce que le serveur avait été braqué, attaqué par des bandits. Soit ! Mais n’avait-il pas par imprudence ou insouciance pris le chemin où il y avait des brigands, alors qu’il aurait pu en emprunter un de plus sûr que tout le monde lui recommandait ? Ce que nous demandons au PDCI-RDA, est d’analyser froidement les six ans de règne de M. Bédié et les circonstances qui ont entraîné sa chute. Il est tout à fait légitime pour ce parti de chercher à revenir au pouvoir. Mais on n’exerce pas ce pouvoir pour faire plaisir à un homme ou pour calmer son égo. Le sort de millions de personnes dépend de la gestion de ce pouvoir. C’est pour cela que le choix du candidat est primordial. Le PDCI-RDA doit se demander, d’abord, si son candidat est celui qui a le plus de chances de gagner, et ensuite, s’il est celui qui peut gouverner durablement le pays pour le bien de son parti et des citoyens. Nous sommes convaincus pour notre part que M. Bédié ne peut être ni le meilleur candidat, ni le meilleur président pour les temps à venir.

Les partisans de M. Bédié nous diront que s’il veut revenir au pouvoir, c’est parce qu’il est d’un amour débordant pour ce pays et qu’il veut le servir jusqu’à son dernier souffle. D’autres diront pour leur part qu’il n’a simplement pas encore digéré le coup d’Etat de 1999 et qu’il cherche à prendre sa revanche. Je dirais à ses partisans que M. Bédié n’a jamais été aussi utile à la Côte d’Ivoire que dans son rôle de « sage de Daoukro » que tout le monde allait consulter, et qui d’une certaine manière, contribuait à tempérer un tant soit peu les choses. Pour ce qui est de sa revanche, je dirais qu’il l’a prise depuis longtemps, en contribuant à deux reprises à l’élection de M. Ouattara que l’on présentait comme son ennemi, et par les honneurs que ce dernier lui a rendus par la suite.

Toute la Côte d’Ivoire avait payé le prix de la mésentente entre les deux hommes. Et elle a bénéficié par la suite du fruit de leur réconciliation. Depuis qu’ils sont séparés, c’est à nouveau toute la Côte d’Ivoire qui retient son souffle. Il y a quelques jours une photo montrant mesdames Bédié et Ouattara en train de déjeuner quelque part à Paris avait ravi bon nombre d’Ivoiriens, qui ne sont pas nécessairement de leurs bords politiques, parce qu’ils y avaient vu le prélude à une réconciliation salvatrice pour notre pays entre leurs époux.

Il y a quelque temps de nombreux Ivoiriens s’étaient pris à rêver d’un tandem Daniel Kablan Duncan-Amadou Gon Coulibaly pour succéder à M. Ouattara. Ce duo avait l’avantage de réaliser cette alternance réclamée par le PDCI-RDA, tout en rassurant les militants du RDR qui rechignaient à faire la passe au vieux parti. Et de plus, ils ont chacun un CV qui fait que l’on peut fonder tous les espoirs en leur capacité à gouverner efficacement le pays. A l’époque tout le monde pensait que l’alternance dont parlait M. Bédié valait pour quelqu’un d’autre de son parti. Et ils sont nombreux à avoir pensé à celui qui fut son Premier ministre avant d’être celui de M. Ouattara et plus tard Vice-président de la république.

On comprend maintenant pourquoi M. Duncan est présenté aujourd’hui comme un mauvais militant et qu’il fut hué lors d’un bureau politique du PDCI-RDA sans que M. Bédié ne bronche. L’alternance, c’était pour lui et personne d’autre. En tout état de cause, certains militants du PDCI-RDA devraient cesser de regarder le leader de leur parti comme les membres d’une secte regardent leur gourou, et choisir avec un peu plus de discernement celui qui défendra leurs couleurs. Venance Konan

 PS :Dans ma précédente chronique j’avais utilisé le terme « taliban » qui n’a pas été apprécié par de nombreux militants du PDCI-RDA. Je leur présente mes excuses en précisant que je désignais par ce terme, non pas tous les militants du vieux parti, mais les plus extrémistes d’entre eux avec qui tout dialogue est impossible, les BOR si l’on peut dire, à savoir les « Bédié ou rien. »

 A lire aussi : Venance Konan -Pouvoir et devoIr Bédié peut-il être candidat à la présidentielle de 2020 ?

Pour notre confrère Le Nouveau Réveil, la question ne se pose pas : « la communauté internationale reconnaît en lui une capacité à rassembler les Ivoiriens autour de l’idéal de paix et de démocratie. Si en 2020, après les deux mandats de Ouattara, Bédié veut reprendre du service pour le bonheur de la Côte d’Ivoire, où est le mal ? Surtout que loin d’être un handicap, son âge se trouve être un avantage. A 84 ans, il est très lucide et vif, comme il le démontre chaque fois avec des activités politiques qu’il dirige avec maestria et vision. Il se porte physiquement très bien et l’on peut même dire sans risque de se tromper qu’il se porte mieux que beaucoup d’hommes politiques qui se disent plus jeunes…Bref, pour tout dire, Bédié est apte, il a tous les atouts. » (Le Nouveau Réveil du 12 novembre 2018).

Voilà qui est bien dit. Il est vrai que nous sommes au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) où les années n’ont aucune prise sur les corps et les esprits, et où la vraie jeunesse ne commence qu’après 80 ans. Il n’y a qu’à voir les fringants jeunes loups d’au moins 70 ans qui constituent la garde rapprochée de Bédié et qui sont appelés à assurer la relève après lui. C’est donc entendu : Bédié est celui qui a le plus d’atouts pour succéder au Président Ouattara.

Cependant, si légalement, physiquement et intellectuellement il peut être candidat dans deux ans, doit-il pour autant l’être ?

Pour ses « talibans », la question n’a pas de sens, et la poser, c’est insulter leur prophète. Certains se sont d’ailleurs déjà mis au travail pour son avènement en 2020. Ainsi notre confrère SoirInfo nous apprend-il dans son édition du 14 novembre que le président du Conseil régional de l’Iffou sillonne en ce moment sa région pour annoncer la bonne nouvelle du retour prochain de Bédié : « Le président Bédié reviendra au pouvoir en 2020. Le travail que nous faisons, nous le faisons pour lui. C’est lui qui nous envoie et c’est pour lui que nous travaillons. » On dirait Jean-Baptiste annonçant l’arrivée prochaine de Jésus.

Au PDCI l’on a sans doute découvert le secret de l’eau de jouvence. Il n’empêche qu’ils sont encore nombreux, les Ivoiriens qui restent persuadés que si les années bonifient l’homme, il arrive cependant un âge où le temps qui passe a des effets beaucoup plus négatifs que positifs sur le physique et l’intellect de l’homme. De plus, M. Bédié a quitté le pouvoir à l’aube de l’an 2000. S’il y revient en 2020, cela aura fait 20 ans.

L’histoire recèle peu de cas de personnes étant revenues au pouvoir 20 ans après et qui ont réussi leur « come back ». Surtout si l’on tient compte des conditions dans lesquelles elles ont perdu ce pouvoir. Soyons honnêtes.

M. Bédié a exercé le pouvoir de fin 1993 à fin 1999 dans des conditions, difficiles, pour ne pas en dire plus. La preuve en est qu’il l’a perdu dans un coup d’Etat que tout le monde avait vu venir, sauf lui. Avant ce dénouement, le pays était divisé entre un nord et un sud qui étaient au bord de l’affrontement, en raison du fameux concept de l’ivoirité, et la lutte contre la corruption n’était pas d’une efficacité remarquée, pour user d’un euphémisme. On peut penser et dire tout ce que l’on veut de tout cela mais c’est le constat simple que les témoins que nous avons été pouvons faire sans parti-pris.

De plus, la Côte d’Ivoire qu’avait dirigée M. Bédié vivait globalement en paix malgré quelques conflits ethniques récurrents liés à des problèmes fonciers. C’est sous M. Bédié que les Ivoiriens ont eu des problèmes avec leur identité et que le pays a connu son premier coup d’Etat ; puis l’on a connu une rébellion armée qui a occupé le nord du pays durant de longues années, des affrontements armés avec notre alliée la France, et en bouquet final, une guerre entre nous Ivoiriens. Tout cela a installé de nouvelles valeurs, malheureusement souvent négatives, chez l’Ivoirien, ainsi que de nouveaux comportements. Pour tout dire, l’Ivoirien d’aujourd’hui est totalement différent de celui que gouvernait M. Bédié il y a vingt ans.

Lorsque je demande à M. Bédié de renoncer à briguer à nouveau le pouvoir, cela irrite au plus haut point ses suiveurs, mais s’ils avaient du respect et de la considération pour leur champion, ils seraient les premiers à l’en dissuader. Pour son image et son honneur. En 2010, nous avons tous vu combien la fin de campagne fut difficile pour M. Bédié. Il ne put participer au dernier débat à la télévision.

Ses partisans veulent-ils revoir de telles scènes ou croient-ils qu’il soit possible de faire une campagne à la Bouteflika ou à la Biya en Côte d’Ivoire, c’est-à-dire une campagne où l’on ne voit pas le candidat ?

Robert Guéï qui s’était autoproclamé « candidat du peuple » l’a fait et l’on sait ce que cela a donné.

Je crois que le drame du PDCI, tout comme du Front populaire ivoirien (FPI), est qu’ils n’ont pas fait leur autocritique après la perte du pouvoir. Pour eux, la manière dont ils ont été chassés du palais présidentiel n’est rien d’autre que la marque d’une grande injustice à leur endroit.

De ce fait, c’est aux autres de s’expliquer, puisque eux n’ont rien fait, et puis des méchants sont venus les bouter hors du pouvoir. Si le PDCI s’essayait à une petite autocritique, il comprendrait que pour l’honneur de Bédié et pour le bien de la Côte d’Ivoire, il serait mieux qu’il ne cherche plus à revenir au pouvoir.

Par Venance Konan

Conférence du RHDP à Paris – Mamadou Toure cogne Billon et prévient : « faites attention à ce qu’il dit » VIDEO

A l'adresse de l’ex ministre Jean Louis Billon. "Il a donc lancé un appel au « vrai débat » en lieu et place de ce qui est offert à présent par leurs adversaires politiques, en l’occurrence le PDCI à travers son chargé de la propagande l’ex ministre du commerce Jean Louis Billon.

« Je ne peux pas me lever sans répondre à mon homologue parce qu’il est aussi chargé de communication au sein du pdci anti Houphouët. Sauf que lui il est chargé de la propagande et il est fier de dire qu’il est chargé de la propagande. Donc faites attention a tout ce qu’il dit.

Par définition, il est chargé de la propagande. Donc chaque fois qu’il dit quelque chose, demandez vous si ce n’est pas de la propagande. Mais tout ce qui a été dit, les 100 millions, les « ceci, cela » mais sait que ce sont les officines qu’ils ont créées et pour distiller à longueur de journée des mensonges sur les réseaux sociaux. On n’a même pas le recul intellectuel nécessaire.

Mais nous voulons de vrais débats et j’espère que nous aurons de vrais débats pour que les ivoiriens sachent distinguer le vrai de l’ivraie."

Le ministre de la promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, porte-parole adjoint du gouvernement, était face à la diaspora ivoirienne et la presse, lors de la conférence du RHDP portant sur le thème : « le RHDP et le défi de la Côte d’ivoire nouvelle ». Après avoir fait la genèse de la création du RHDP, le ministre Mamadou Toure a bien voulu faire une révélation de taille sur les consultations et les tractations entreprises par le président Ouattara avant l’organisation de l’assemblée générale constitutive : » Dans l’organisation de l’assemblée générale constitutive, le Président de la République a consulté tous les présidents d’institutions membres du PDCI. Il a consulté le président Charles Diby Koffi, Ahoussou Jeannot et le vice-président de la République Daniel Kablan Duncan. Après avoir consulté ces cadres du Pdci qui lui ont demandé expressément d’aller à l’assemblée générale constitutive, face à un tel blocage.

Ils ont tous dit « Mr le Président, il nous faut avancer. Les autres prendront le train en marche. Il vous faut organiser dans les plus brefs délais comme prévu dans nos engagements l’assemblée générale constitutive ». Ceci pour dire que le RHDP est une volonté commune de ceux qui y militent à présent.

Le second point important de l’intervention du ministre Mamadou Toure était relatif à la nécessité d’ouvrir un véritable débat entre les acteurs entre les acteurs politiques. Il a donc lancé un appel au « vrai débat » en lieu et place de ce qui est offert à présent par leurs adversaires politiques, en l’occurrence le PDCI à travers son chargé de la propagande l’ex ministre du commerce Jean Louis Billon. ::::::: « Je ne peux pas me lever sans répondre à mon homologue parce qu’il est aussi chargé de communication au sein du pdci anti Houphouët. Sauf que lui il est chargé de la propagande et il est fier de dire qu’il est chargé de la propagande. Donc faites attention a tout ce qu’il dit. Par définition, il est chargé de la propagande.

Donc chaque fois qu’il dit quelque chose, demandez vous si ce n’est pas de la propagande. Mais tout ce qui a été dit, les 100 millions, les « ceci, cela » mais sait que ce sont les officines qu’ils ont créées et pour distiller à longueur de journée des mensonges sur les réseaux sociaux. On n’a même pas le recul intellectuel nécessaire. Mais nous voulons de vrais débats et j’espère que nous aurons de vrais débats pour que les ivoiriens sachent distinguer le vrai de l’ivraie. Nous aurons de vrais débats. On n’a parlé de la commission électorale indépendante. Mon homologue mais chargé de la propagande puisque moi c’est seulement la communication.

Lui, il est chargé de la propagande. Dire que la commission électorale indépendante. Je n’ai même pas compris l’utilité de sa conférence parce qu’il est venu dire ce que Alassane Ouattara dit. Il dit « non non », on exige la reforme de la CEI, on exige que la société civile soit plus représentée au sein de la CEI. Mais fallait pas faire de conférence de presse puisque Alassane Ouattara a déjà dit ça. Il a déjà dit que la CEI sera reformée dans sa composition et que le rôle de la société civile sera renforcé au sein donc de cette commission électorale indépendante. Mais venir dire que nous avons aujourd’hui la commission électorale indépendante qui a organisé les élections de 2020 et qui n’est plus adaptée, c’est mentir. Parce que, vous êtes journalistes. Vous savez qu’en 2010, la commission électorale indépendante qui découlait des accords de Pretoria était une commission indépendante qui intégrait les éléments des forces nouvelles. MPCI, MPIGO, MJP.

Et en 2013-2014, il y a eu une reforme de cette commission électorale indépendante. Et qu’avec l’aide du NDI et de façon consensuelle, y compris avec mon collègue chargé de la propagande, qui était d’accord. Nous avons une commission consensuelle qui a été mise en place. Même après le consensus, quand l’opposition s’est plainte de la composition du bureau de cette commission électorale indépendante, le président a pris un acte pour donner des places supplémentaires à l’opposition. Ce qui permet à Coulibaly Gervais et Dohou Alain pour le FPI d’être membre de la commission électorale indépendante. Donc, venir dire que c’est la commission électorale de 2010 qui est, vraiment…même quand on veut faire de la propagande, il faut quand même essayer d’être cohérent dans sa démarche. Maintenant, rien n’est parfait.

Cette commission électorale indépendante accordons nous d’abord pour dire qu’on la mise en place ensemble. Toute la classe politique Ivoirienne. » Le ministre a fini son temps de parler en affirmant que le RHDP cristallise les espoirs des ivoiriens faisant de la formation des houphouetistes la première force politique en Côte d’Ivoire.

Il faut aussi rappeler que cette conférence de presse a été organisée par l’ambassadeur Ali Toure. Comme co-conférencier, on pouvait compter le ministre des sports Mr Claude Paulin Danho, le secrétaire d’Etat Anoble Felix chargé des PME, et la vice-présidente du parlement Dogbo Belmonde. La cérémonie a aussi enregistré la présence appréciée et remarquée de l’ambassadeur Abdou Toure et de l’ex président du Conseil Economique et Social, Mr Laurent Dona Fologo.

Auteur : la redaction Source : Lementor.net

 

Amadou Gon, la ‘‘copie conforme’’ de Ouattara à l’œuvre

 « Il est également vrai que le chef de l’État est le mentor du Premier ministre. Mais quand on regarde les deux hommes à l’œuvre et surtout leur début respectif à la Primature et les résultats qu’ils ont produits juste après leur installation, l’on ne peut affirmer que AGC est la ‘‘copie conforme’’ de son mentor. Le président Alassane Ouattara, on le sait, a été appelé à la rescousse, en 1990 par le père fondateur Félix Houphouët Boigny pour venir secourir la Côte d’Ivoire qui était en train de sombrer dangereusement. En 1990 »

Extrait du quotidien L’EXPRESSION du vendredi 08 novembre 2018

Le terme est de Traoré Bamoudien, Directeur général de l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), par ailleurs Conseiller spécial de la Secrétaire général du RDR, Kandia Camara. Au cours de la clôture de la campagne du candidat Téné Birahima Ouattara aux élections régionales dans le Tchologo, ce cadre du RHDP qui était le directeur régional de campagne des candidats Houphouëtistes, avait tenu un discours qui mérite d’être gravé dans le marbre des discours d’anthologie. 

Parlant du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui était présent ce jour-là, Traoré Bamoudien a indiqué que le chef du Gouvernement est la copie conforme du président de la République, Alassane Ouattara. « Au-delà de son caractère politique et solennelle, cette rencontre apparait avant tout comme des retrouvailles des frères et sœurs d’une région, avec à leur tête deux de leurs illustres fils. L’un se distingue par son ardeur au travail, sa rigueur en toute circonstance, son sens élevé de la responsabilité, doublé d’une fidélité légendaire à son excellence le Président de la République Alassane Ouattara : c’est sa copie conforme tant il l’a forgé et formé à son image ; Quant à l’autre, humble, généreux et courtois, il est la photocopie. Rassemblés ici, nous avons donc avec nous « la copie conforme » et « la photocopie ».

Il s’agit bien entendu du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et du ministre des Affaires présidentielles, Téné Birahima Ouattara, notre candidat », avait indiqué le Directeur régional de campagne du candidat du RHDP qui a d’ailleurs remporté cette élection avec un score sans concession de 73%. Si l’on était dans le domaine de la religion, l’on dirait que Traoré Bamoudien était dans la révélation. Au regard des performances réalisées par l’équipe gouvernementale et les récents lauriers glanés par la Côte d’Ivoire au plan international, l’on peut dire que Amadou Gon Coulibaly est effectivement la « copie conforme » du président Ouattara. Il est vrai que les deux hommes se connaissent, se fréquentent et travaillent ensemble depuis 1990 et ont fini par développer des automatismes que ni temps, ni les vicissitudes humaines et politiques ne pourront altérer. Il est également vrai que le chef de l’Etat est le mentor du Premier ministre.

Mais quand on regarde les deux hommes à l’œuvre et surtout leur début respectif à la Primature et les résultats qu’ils ont produits juste après leur installation, l’on ne peut affirmer que AGC est la ‘‘copie conforme’’ de son mentor. Le président Alassane Ouattara, on le sait, a été appelé à la rescousse, en 1990 par le père fondateur Félix Houphouët Boigny pour venir secourir la Côte d’Ivoire qui était en train de sombrer dangereusement. En 1990, Alassane Ouattara a pris les rênes de la Primature dans le feu avec le front social qui était en ébullition et une économie totalement exsangue. Il a fallu s’appeler Alassane Ouattara pour surmonter tous ces défis et remettre le pays et son économie sur les rails.

Idem pour Amadou Gon Coulibaly quand il a été appelé pour prendre les rênes de la Primature en 2017. Comme son mentor en 1990, AGC a commencé sa Primature dans le feu avec les mutineries dans l’armée et une grève généralisée qui a paralysé toute l’administration. Les fondamentaux de l’Etat étaient atteints et la survie même du régime était mise à rude épreuve au regard de l’ampleur des mutineries qui ont fini par gagner toutes les casernes et les fonctionnaires qui avaient durcit leur mouvement. 

Mais sous la responsabilité du président Alassane Ouattara, le Premier ministre Amadou Gon, usant de tact et de diplomatie, est parvenu à désamorcer la bombe sociale et ramener les soldats dans les casernes, sauvant ainsi le pays d’un chaos dont tous les ingrédients étaient réunis. Après ce coup de maître, le chef du Gouvernement s’est mis à la tâche avec son équipe pour mettre en œuvre les différentes réformes engagées sous le leadership éclairé du président de la République.

Et aujourd’hui, les résultats de ce travail sont là ! Après 2014 et 2015, la Côte d’Ivoire vient d’être classée à nouveau parmi les dix pays les plus réformateurs au monde selon le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale qui a été rendu public le mercredi 31 octobre 2018. Et comme un succès ne vient jamais tout seul, quelques jours avant cette bonne nouvelle, la Côte d’Ivoire recevait un autre satisfecit : Celui du classement décennal de l’Indice Mo Ibrahim. Selon ce ranking sur la gouvernance africaine, la Côte d'Ivoire est passée de la 41e à la 22e place. Faisant d’elle, le pays présentant la plus grande progression en matière de gouvernance (+12,7 points) et le seul pays sur l'Indice qui montre une amélioration dans les 14 sous-catégories. Et ce n’est pas tout. Après 20 années d’absence, grâce aux efforts du Gouvernement Amadou Gon, la Côte d’Ivoire a été élue, le 5 novembre dernier, au Conseil d’administration de l’Union internationale des Télécommunications (UIT) lors de la 20e Conférence des Plénipotentiaires 2018 PP18 de l’UIT à Dubaï. 

Lors de sa dernière mission d’évaluation en Côte d’Ivoire, le FMI a également félicité la Côte d’Ivoire pour les performances réalisées. « En dépit des chocs endogènes et exogènes de l’année 2017, l’économie ivoirienne a montré sa résilience et de bonnes performances économiques sont prévues pour 2018 et 2019 », a noté la mission FMI dans le communiqué final qui a sanctionné cette mission. Au cours de la rencontre du Mécanisme de financement mondial de la santé, qui s'est tenue du 5 au 6 novembre à Oslo (Norvège), la Directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Gueorguieva, a salué les performances de la Côte d’Ivoire en matière de réformes. Mme Kristalina Gueorguieva a chaleureusement félicité le Premier ministre Amadou Gon pour sa conduite des actions gouvernementales qui ont débouché sur la mise en œuvre efficace et efficiente de toutes les réformes. Ce sont là autant de faits et de résultats qui achèvent de convaincre que le président de la République et le Vice-président dont le tandem a toujours été salué, peuvent compter sur le Premier Ministre Amadou Gon pour une conduite optimale des actions gouvernementales.

Et comme la ‘‘copie conforme’’ est toujours à l’image de l’originale, Amadou Gon a intégré dans ses approches la méthode Ouattara, basée essentiellement sur la rigueur, le travail, la compétence et le sens élevé de l’Etat. Ces qualités du N°1 ivoirien ont été d’ailleurs saluées par Tiburce Koffi, homme de lettres et de culture, notoirement reconnu pour sa ‘’grande gueule’’ qui ne fait aucun cadeau aux hommes au pouvoir. « J'affirme haut et fort que le régime de Ouattara a plus apporté à la Côte d'Ivoire que celui de Gbagbo. Le Président Ouattara est un bosseur. Ce n'est pas un idéologue.

Il est évident qu'il ne dégage pas la chaleur humaine de Laurent Gbagbo ; mais il n'a pas non plus les tares de ce dernier : la culture de l'amusaille, du propos vulgaire, du rire banania, des jouissances paresseuses et irresponsables. Ouattara ne rit pas, ne danse pas, ne s'amuse pas. Il travaille. C'est un chef d'Etat qui s'est donné une mission et qui s'applique à l'accomplir en s'en donnant les moyens. 

Et... oui, j'ai de l'admiration pour un tel chef », a affirmé Tuburce Koffi dans une réaction qui a fait le buzz récemment sur les réseaux sociaux. Et comme AGC est à l’image de son mentor, c’est également un bourreau du travail pour qui ‘‘l’amusaille’’, la complaisance et les approximations n’ont aucune place dans la gestion des affaires de l’Etat. Raison pour laquelle, à tort et de loin, certains le trouvent trop rugueux, rigoureux et renfermé. Au total, Amadou Gon est indiscutablement l’homme qui marche dans les pas du président Alassane Ouattara. L’ex pop star Michaël Jackson avait raison de dire que « la meilleure éducation au monde, c’est de regarder les maîtres à l’œuvre ».

Amadou Gon était et est aux côtés du maître Alassane Ouattara depuis 1990 et a tout appris ou presque chez lui. Aujourd’hui, Amadou Gon, la ‘‘copie conforme’’ de ‘‘l’original’’ Alassane Ouattara est à l’ouvrage, sous le regard admiratif de la ‘‘photocopie’’ Téné Birahima Ouattara. Et les résultats sont là.

LA Vidéo de la conférence de presse à PARIS (Le RHDP et le défi de la Côte d'Ivoire Nouvelle)

ABDOU TOURE & LAURENT DONA FOLOGO LES DISCOURS ET TEMOIGNAGES de leurs vécus dans vie politique de notre PAYS, des doyens et sachant . LAURENT DONA FOLOGO, avec des paroles fortes a l'endroit du Président Alassane OUATTARA et aussi du PDCI L’ambassadeur ABDOU TOURE avec son témoignage sur la création du RHDP depuis ACCRA 3 ont ému l’assistance.

                                                                   

LA Vidéo de la conférence de presse à PARIS (Le RHDP et le défi de la Côte d'Ivoire Nouvelle) ABDOU TOURE & LAURENT DONA FOIOGO 

L' HOMMAGE DE GBAGBO A SANGARE DEPUIS LA HAYE « Je tiendrai jusqu’au bout. Je te le dois » « en certains moments, la mort vaut mieux que le déshonneur (Saya Kafissa maloya là)

"Sangaré excuse-moi, pour une fois, une seule fois, j’outrepasse ta volonté. Ce trait singulier de fidélité et de loyauté aux combats justes a dû se forger grâce à notre référent commun, Soundiata Kéïta, le roi du manding qui ne cessait de rappeler à ses sujets que: « en certains moments, la mort vaut mieux que le déshonneur (Saya Kafissa maloya là) Homme très peu bavard et fuyant les honneurs mondains, tu te serais contenté de très peu d’hommages. Peut-être même pas du tout. Mais Homme très peu bavard et fuyant les honneurs mondains, tu te serais contenté de très peu d’hommages. Peut-être même pas du tout. Mais Sangaré excuse-moi, pour une fois, une seule fois, j’outrepasse ta volonté." 

Exclusif/ Gbagbo à Sangaré depuis la Haye : « Je tiendrai jusqu’au bout. Je te le dois »

« Que de combats n’avons-nous pas menés ensemble, que de misère n’avons-nous pas partagée ensemble ; que de souffrances n’avons-nous pas connues ensemble; mais aussi, que de rêves n’avons-nous pas caressés et de joies ne sommes-nous pas communiquées mutuellement. Inséparables, nous sommes unis par un destin commun que notre foi en la démocratie, comme meilleur mode de gestion des contradictions inhérentes à toutes les communautés humaines, nous a imposé. 

Pour cet objectif, nous avons fait esprit ensemble dans une sorte d’osmose qui nous permet de nous transférer nos idées, de façon commutative, même quand nous sommes séparés physiquement. Cette fusion d’esprit, dans deux corps différents, nous a permis, grâce à l’alternance dans l’action, de déjouer les différents et nombreux pièges de l’adversaire. Ainsi, quand je suis ici et que tu n’es pas ici, tu y es aussi.

Quand tu es là-bas et que je ne suis pas là-bas, j’y suis aussi. Nous avons, ensemble, fait dos rond et appris à supporter tous les coups durs afin de minimiser nos peines et nos souffrances pour rester constants sur le chemin vers notre objectif commun, démocratiser notre pays. Comme si c’était le Bon Dieu lui-même qui tenait à nous rappeler le caractère sacerdotal de notre engagement, le lieu de notre première rencontre et le lieu de notre séparation physique définitive coïncident : la prison. La prison nous a unis la première fois en 1971 à Séguéla à cause de nos idées politiques, la prison nous a séparés physiquement depuis le 11 avril 2011 et, une fois encore, pour nos idées politiques.

A cause toujours de la prison, je n’ai pas pu être à tes côtés pour recueillir tes dernières confidences. Je me trouve à des milliers de kilomètres de toi au moment où nous nous séparons physiquement de façon définitive. Entre les deux extrémités de notre parcours, que de brimades, que d’humiliations et de souffrances, mais, par-dessus tout, que d’espérances suscitées en nos concitoyens.

Depuis 1971, tu as été de tous les combats, sans relâche, dans la loyauté et la fidélité à nos idéaux. De la palmeraie de Dabou en 1988 au congrès de Moossou en 2018, tu es resté le gardien fidèle de notre instrument de lutte: le FPI. Après tant de sacrifices, alors que tout t’autorisait à réclamer la primauté, tu t’es toujours refusé de solliciter une quelconque prime particulière. Au contraire, tu as été l’artisan du transfert du pouvoir au sein du parti à la jeune classe.

Cette posture de grande dignité a contribué à te hisser au sommet du parti dans la conscience de tous nos militants qui, à juste titre, t’ont décerné le titre de « gardien du temple ». Tu as, en effet, su garder la maison stable sur les flots malgré les torrents et les tempêtes qui l’ont secouée. Quand tout semblait compromis, ton calme et ta sérénité ont toujours redonné l’espoir. En février 1992, quand la violence étatique s’est abattue à bras raccourcis sur nous, tu as été là pour sauver la maison. En 2014, il a fallu encore toi, pour remettre les choses à l’endroit afin que notre famille politique ne perde pas son âme. Tu es resté l’homme des missions difficiles et ingrates pour notre parti. C’est pourquoi, j’engage toutes les militantes, tous les militants et les sympathisants du FPI ainsi que tous nos compatriotes épris des valeurs de démocratie et de liberté, à te rendre un hommage à la hauteur de tes sacrifices.

Au-delà du parti, c’est toute la nation ivoirienne qui te doit un hommage mérité. De la faculté de droit à l’Inspection générale d’Etat en passant par le ministère des Affaires Étrangères, tu es resté un grand serviteur de l’Etat à la conscience incorruptible. 

Soumis aux mêmes souffrances, notre destin commun nous a portés de l’unicité politique à l’unicité familiale. Une fraternité née des épreuves nous unit. Tu me l’as prouvé une fois encore, un jour d’avril 2011, lorsque tu as décidé de venir avec ta mère, que dis-je notre mère, te joindre à nous à la résidence du Président de la République de Côte d’Ivoire, déjà à feu et à sang à cause des bombardements que nous subissions. J’ai encore en mémoire les termes du courrier que tu m’as envoyé, en ces temps incertains pour nos vies, pour me témoigner ta fraternité.

Ce trait singulier de fidélité et de loyauté aux combats justes a dû se forger grâce à notre référent commun, Soundjata Kéïta, le roi du Manding qui ne cessait de rappeler à ses sujets que: « En certains moments, la mort vaut mieux que le déshonneur (saya kafissa maloya lâ). Homme très peu bavard et fuyant les honneurs mondains, tu te serais contenté de très peu d’hommages. Peut-être même pas du tout. Mais Sangaré excuse-moi, pour une fois, une seule fois, j’outrepasse ta volonté. Je me suis permis de parler un peu de toi. Pour le reste, ta réputation d’honnêteté et d’incorruptibilité, qui ne s’éteindra jamais, constitue le plus grand témoignage de ta vie. En effet, une sagesse africaine rappelle, à juste titre, que « la mort enfouit le corps de l’homme mais jamais sa réputation ». 

Je t’entends me dire, Laurent n’abandonne pas. Sang, je te le promets, au nom de notre engagement commun, jamais je n’abandonnerai. Je reste à la tâche même privé de liberté. Je tiendrai jusqu’au bout. Je te le dois. Maintenant, mon cher Sang, repose en paix. Que ton âme ne soit point troublée. Tu as mené le bon combat. Tu as parcouru le chemin sans répits. Tu as droit au repos que méritent tous les combattants des causes justes. Merci Sang, merci pour tout, infiniment merci.

Très fraternellement,». Laurent GBAGBO.

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CÔTE D'IVOIRE  LAURENT GBAGBO Côte d'Ivoire: pluie d'hommages après la mort d'Aboudramane Sangaré Aboudramane Sangaré, fidèle entre les fidèles de Laurent Gbagbo, est décédé samedi 4 novembre 2018. Par RFI Publié le 04-11-2018 Modifié le 04-11-2018 à 23:37

En Côte d'Ivoire, les hommages à la mort d'Aboudramane Sangaré se sont succédé tout le week-end. Le plus fidèle compagnon de route de l'ex-président Laurent Gbagbo s'est éteint des suites d’un cancer de la prostate à 72 ans samedi 3 novembre à Abidjan. La classe politique ivoirienne a rendu hommage au baron du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. La nouvelle de son décès a pris de court l'ensemble de la classe politique ivoirienne, qui semblait tout ignorer de la maladie d’Aboudramane Sangaré.

Le président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro a été le premier à rendre un hommage appuyé à celui que l'on surnommait « le gardien du temple ». Samedi, en fin d'après-midi, le PDCI a dépêché son secrétaire exécutif Maurice Kakou Guikahué à la résidence de Laurent Gbagbo pour présenter ses condoléances à la famille biologique et politique, et saluer la mémoire « d'un homme d'honneur demeuré fidèle à la ligne politique originelle du FPI ».

Depuis sa ville de Daoukro, le président du PDCI, Henri Konan Bédié, a lui-même pris sa plume pour s'incliner devant la mémoire de celui qu'il considère comme « un animateur de premier plan de la vie politique ivoirienne », tout en assurant que son parti sera présent à toutes les étapes du deuil. Sur les réseaux sociaux, Pascal Affi N'Guessan, président de l'aile officielle du FPI dont s'était affranchi Aboudramane Sangaré, met de côté les divisions et déplore la perte de celui qui a été « de tous les combats pour l'avènement d'une démocratie pluraliste dans le pays ».

Mamadou Koulibaly, transfuge du FPI et ancien président de l'Assemblée nationale sous Gbagbo désormais chef du parti Lider, a également rendu hommage à son ancien collègue. Enfin, dans un sobre communiqué, le parti présidentiel RDR, a adressé ses condoléances aux proches du baron de l'opposition.

© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

« Mon ami de tous les jours, Aboudramane Sangaré s’en est allé. Quel drame ! », s’est simplement exclamée Simone Gbagbo.

De bonne source, Aboudramane Sangaré, 72 ans (un an de moins que Laurent Gbagbo, son immanquable mentor) a commencé à éprouver de violents maux, il y a deux semaines, liés à sa prostate. Sa dernière sortie publique remonte au 18 octobre 2018. Il fustigeait les conditions d’organisation des élections locales.  Le président par intérim du FPI (branche des Gbagbo ou rien) avait été conduit à la clinique Hôtel Dieu d’Abidjan, où il avait subi une première opération chirurgicale.

« Quel drame ! »

Dans la nuit de vendredi à samedi, son état de santé s’est dégradé, nécessitant un transfèrement dans une autre clinique, en l’occurrence la Polyclinique Farah. C’est là qu’il a rendu l’âme.

Par Elvire Ahonon

La suite et source https://www.ivoiresoir.net/voici-le-mal-qui-a-emporte-aboudramane-sangare-recit-de-ses-dernieres-heures/?fbclid=IwAR1pZ9P3bzeOzaMtBpF-pmcQ-

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Elections locales 2018, situation au Pdci-Rda, Rhdp, 2020,…: Yasmina Ouégnin sans détours, ce qu’elle pense d’une alliance entre le Pdci et le Fpi (Félix D. Bony)

Elections locales 2018, situation au Pdci-Rda, Rhdp, 2020,… : Yasmina Ouégnin sans détours, ce qu’elle pense d’une alliance entre le Pdci et le Fpi Elle fait partie de la délégation de leaders ouest-africains invités de la Fondation Konrad Adenauer en Allemagne du 14 octobre au 20 octobre dernier dans le cadre du programme d'étude et de dialogue intitulé ''Le développement et la démocratie, un regard actuel sur les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest''. La députée de la commune Cocody, Yasmina Ouégnin, au terme de ce voyage, s’est confiée à linfodrome.ci. Sans détours, l’élue de la nation répond à toutes les questions se rapportant à la mission mais également à l’actualité socio-politique en Côte d’Ivoire.

Honorable, vous venez de participer à une mission en Allemagne, qui vous a permis de découvrir plus ou moins les priorités des Allemands, de la reconstruction à la renaissance. Que retenez-vous de cette mission à laquelle vous avez été associée par la Fondation Konrad Adenauer ?

J’ai eu la chance de venir en Allemagne à deux reprises, à l’invitation de la Fondation Konrad Adenauer. La première fois, en 2016, j’ai pu me rendre à Saarbruck, dans l’Etat de Saarland, un Etat fédéral proche de la frontière française, et cette fois nous avons été plutôt du côté Est de l’Allemagne, à Erfurt dans l’état de Thuringe. Je remercie donc la Fondation KONRAD ADENAUER qui a bien voulu m’associer à ces différents voyages au cours desquels les nombreuses rencontres et séances de travail m’ont permis d’échanger sur la coopération germano-africaine et surtout sur la consolidation de nos démocraties. Pour moi, ce sont à chaque fois des expériences très enrichissantes. Et j’en retiens que l’Allemagne appréhende favorablement une intensification de sa coopération tant politique qu’économique avec l’Afrique.

L’Allemagne est justement un pays qui est sorti d’une situation difficile. Que vous a inspiré son modèle de la réunification, de la renaissance et de la reconstruction par rapport à la situation en Côte d’Ivoire ?

 L’Allemagne, dans les frontières que nous lui connaissons actuellement, a été construite il y a, approximativement, deux siècles. Devant ce nombre d’années, traverser une période difficile de 20, 30 ou même 50 ans reste relativement un court moment dans la vie d’une nation. Cela nous situe sur le relativisme que l’on doit avoir quant à l’évolution que peut connaître un pays. L’exemple allemand nous prouve qu’on peut encore espérer pour la Côte d’Ivoire. Et pour la plupart des pays africains qui ne sont qu’à 50 ans voire 60 ans d’existence. Il peut y avoir des écueils dans nos progressions, mais quand un peuple sait ce qu’il veut, il avance. Comme vous l’avez constaté, il est mentionné sur de nombreux panneaux et dans de nombreux bâtiments publics ‘’Wir sind ein volk’’ c’est-à-dire ‘’Nous sommes un peuple’’. Comme nous aimons dire, chez nous, ‘’Une Côte d’Ivoire, une et indivisible’’, il faut que nous intégrions définitivement cette notion, afin qu’elle s’enracine profondément dans notre subconscient.

 Pendant ce voyage, il a été question de coopération, et des conditions pour que l’Allemagne puisse coopérer avec l’Afrique. Pensez-vous que les idées que se font les Allemands de l’Afrique sur le cadre juridique ou la corruption et autres sont fondées ? 

La plupart de nos interlocuteurs dans le domaine politico-économique nous ont quasiment exhortés à consolider les cadres légaux et juridiques de nos différents pays à travers des institutions stables, permettant ainsi aux investisseurs étrangers d’avoir confiance. Je peux bien comprendre ces préoccupations. Néanmoins, je les ai invités à ne pas en faire un facteur bloquant, à chaque fois que j’en ai eu l’occasion. Je n’ai pas manqué de leur rappeler qu’ils investissent dans certains pays en Europe de l’Est, en Asie ou en Amérique latine où les cadres légaux sont également discutables, car les opportunités de ces marchés et les bénéfices envisagés rapportés au risque, le minimise. Cela témoigne qu’à un moment donné, ils ont cru en ces pays, sont allés les explorer pour jauger de leur rentabilité, et c’est ce que je leur demande de faire au niveau de l’Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire dont les potentialités économiques offrent de réelles opportunités d’investissements étrangers que l’économie et l’industrie allemandes pourraient capitaliser.

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L'Honorable Yasmina échangeant au siège de la CDU avec la Secrétaire Générale du parti de Angela Merkel (Ph: KAS)

 Les Allemands parlent également de textes existants qui ne seraient pas mis en œuvre, notamment celui de la libre circulation des biens dans l’espace CEDEAO, où la création même de la CEDEAO, est ce que ce ne sont pas des réalités quand même justifiables ?

Je peux comprendre l’impatience d’un pays comme l’Allemagne au regard de cette problématique. Pour rappel, Allemands et Français ont su dépasser leurs antagonismes pour créer dans un 1er temps la Communauté économique du charbon et de l’acier, qui est devenue progressivement l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui. Alors, même si on ne peut calquer exactement le modèle qui a cours en Europe, il me plaît d’indiquer qu’avec nos regroupements régionaux tels que la CEDEAO, pour ce que je sais, nous parvenons graduellement à réduire les difficultés liées à la libre circulation des biens et des personnes, à évoluer sensiblement vers une zone de libre-échange africaine. Il nous faut toutefois poursuivre la sensibilisation à faire appliquer par tous, les textes communautaires que nous adoptons.

Ce regroupement souhaité n’est-il pas pour les Allemands une façon de briser le pré-carré français qui alourdit le processus de coopération avec bien de pays Africains ?

Je ne le pense pas, parce que le pré-carré français est lui-même une figure de style. Ceux qui le pensent se laissent malheureusement induire en erreur par une perception obsolète. Moi, je sais que la Côte d’Ivoire est ouverte à tous les investisseurs. Toute entreprise pourrait venir s’installer et trouver des partenaires locaux. De tout temps, des firmes chinoises, libanaises, israéliennes, françaises ou allemandes, ont toujours prospérer, car dans nos marchés, il y a de la place pour tout le monde.

Pendant que vous êtes en Allemagne, en Côte d’Ivoire se sont tenues les élections locales, qui ont fait beaucoup de bruits. Comment de l’extérieur vous avez vécu tous ces bruits qu’a suscité ce scrutin ?

J’ai quitté Abidjan le soir du 13 octobre, jour de vote. J’ai donc eu le temps d’accomplir mon devoir citoyen. Par contre, et cela est déplorable, nos élections, qu’elles soient, locales, législatives, ou présidentielles sont toujours émaillées de violences, de doutes quant à la légalité et la légitimité des scrutins. Je suis peinée de voir que nous ne parvenons pas à apprendre de nos erreurs. Il faut que nous arrivions à faire cesser cela par une prise de conscience collective, ainsi que par la confiance en nos institutions inspirée par plus de transparence et de bonne gouvernance dans lesquelles elles sont appelées à s’illustrer.

Eu égard à ce qui s’est passé à ces élections locales, y a-t-il lieu de craindre pour 2020 ?

La plupart des acteurs politiques ivoiriens ont effectivement le regard tourné vers 2020. Ils sont tellement obnubilés par cette échéance qu’ils en oublient les urgences quotidiennes. Me concernant, je ne pourrai pas vous dire que ces élections 2018 me plongent automatiquement dans une grande réflexion pour 2020. Par contre, ces scrutins me rappellent à quel point il importe que le pays avance. Mais qu’il avance dans la bonne direction, avec toutes ses filles et tous ses fils, chaque jour, et c’est cela qui devrait être notre préoccupation à tous. Et j’aimerais que nous soyons plus nombreux à comprendre que les efforts doivent-être faits, pas seulement en période électorale, ou à des fins électoralistes. Mais plutôt, à tout moment, par le citoyen lambda, à travers les activités des ONG, l’engagement de la Société Civile, les Associations de femmes, de jeunes, et même par les précieuses contributions de nos chefs religieux, coutumiers et traditionnels. Il nous appartient donc à tous d’être les garants des prochaines élections, sinon nous risquons fort de tous le regretter.

Vous attendiez-vous à ces échauffourées post-électorales en décidant de ne pas vous présenter à ces élections locales alors que beaucoup semblaient vous attendre aux municipales à Cocody?

Honnêtement, moi je n’ai jamais préjugé ni présagé le pire pour mon pays. Donc, je ne souhaitais pas que ces élections locales se passent dans la violence. Cependant, cela ne me surprend guère dans la mesure où nous avons décrié depuis de nombreuses années, diverses insuffisances de la commission chargée de l’organisation des élections, car elle ne garantissait nullement la transparence et l’équité nécessaire à la tenue d’un scrutin apaisé.

Pour ma non-participation aux municipales, elle s’explique par le fait que je sois contre le cumul des postes. Tout le monde le sait, je ne l’ai jamais caché. Je pourrais naïvement croire que dans les années 1970 - 80 et même 90, qu’il n’y avait pas assez d’Ivoiriens compétents, prêts à occuper des postes de responsabilités. Mais, aujourd’hui, c’est une certitude, la Côte d’Ivoire regorge d’hommes et de femmes expérimentés et d’une population qui a atteint une maturité politique, forgée par toutes ces différentes crises. Je suis honnêtement convaincue que nous pouvons être plus nombreux à servir chacun à des postes différents. Dans une saine concurrence et une saine émulation, avec pour objectif unique et final, de faire de la Côte d’Ivoire, ce havre de paix et de prospérité tel que connu à l’époque du Président Félix Houphouët-Boigny.

Après quelques frasques avec votre parti, le Pdci-Rda, quels sont vos relations aujourd’hui avec cette famille politique ?

 D’abord, je n’accepterai pas le mot ‘’frasque’’ qui est négativement connoté, je dirais plutôt, incompréhension ou divergence d’opinion. Je suis toujours membre du Bureau Politique du Pdci-Rda, à jour de mes cotisations. Je me félicite donc de voir que la direction du parti, quatre ans après que j’ai attiré son attention, se désolidarise de cette conception « démocratique » qui veut imposer un retour à la pensée unique avec un parti unique. Déjà, au lendemain de mon élection pour mon 1er mandat, lors d’une interview que j’ai accordée, en mars 2012, à un media local, l’ex-quotidien Nord-Sud, j’invitais les Présidents Ouattara et Bédié à ne pas nous entraîner dans une logique de parti unique et de pensée unique dont, à peine élue, j’entrevoyais les prémices. Depuis quelques mois, je me réjouis donc que le Pdci-Rda revienne à ses fondamentaux, retrouve les valeurs d’union, de travail, de lien générationnel… Ce que j’ai toujours souhaité pour ce parti qui m’est cher est qu’il recommence à retrouver son identité.

Malgré tout, on note un Pdci en pleine division, avec la naissance de mouvements tel ‘’ Sur les traces d’Houphouët-Boigny’’, qui a réussi, avec le Rhdp, à gagner des localités aux élections locales. Comment jaugez-vous, à l’aulne de ces divisions, l’ambition du Pdci de reconquérir le pouvoir en 2020 ?

Je ne pense pas que le mouvement ‘’Sur les traces d’Houphouët-Boigny’’ ait présenté des candidats à ces élections. Je ne comprends donc pas tout à fait la question, mais le Pdci a également présenté des candidats et le Pdci a eu une performance plus qu’honorable. En tout état de cause, le militantisme est une libre adhésion, on choisit d'appartenir à un parti et on décide d’en sortir. Je pense que c’est aux créateurs de ce mouvement qu’il faut poser cette question.

Peut-on dire du Pdci qu’il est en danger présentement avec débauchage de cadres ?

Je ne le crois pas. Qui connaît l’histoire du PDCI saura que ce parti a toujours pu se mettre en ordre de bataille quand il s’agit de défendre ses idéaux. Il parvient encore et toujours à s’appuyer sur sa base, et je pense que sa base est toujours aussi disposée et disponible pour l’aider à reconquérir le pouvoir d’Etat. 

Pourquoi vous tenir encore loin du président Bédié au moment où il épouse la vision que vous défendez depuis plusieurs années ? 

Qu’entendez-vous par « se tenir encore loin ». Ma posture, comme celle de tout un chacun, est dictée par un certain nombre de circonstances. Toutefois, je reste convaincue qu’à chaque fois que le Parti m’a fait appel, j’ai répondu présente.

KAS Bundestag

L'immersion à la Deutsche Bunderstag, le siège du Parlement fédéral (Ph: KAS)

Comment entrevoyez-vous l’avenir du Pdci dans ce contexte trouble?

L’avenir du PDCI n’est pas plus important que le devenir de la Côte d’Ivoire, dans son unité et son intégrité. Nous sommes à un tournant décisif de notre jeune nation et cela demande que nous fassions preuve d’un sens des responsabilités. Nous devons chercher à aller de l’avant avec des formations politiques qui optent pour des débats constructifs, privilégient le dialogue inclusif et la démocratie en leurs seins. Ces entités peuvent même faire ponctuellement des alliances selon les intérêts du moment, à condition que celles-ci aient pour objectif de servir les aspirations légitimes des populations. Il est impérieux qu’une place de choix soit réservée, à la formation de leurs leaders, de leurs jeunesses, de leurs militants afin qu’ils n’instrumentalisent pas les populations. Si les Ivoiriens comprennent finalement qu’il n’y a pas plus important que la Nation, alors tous les groupements politiques pourraient avoir un avenir.

Que pensez-vous, en définitive au Pdci, d’une possibilité d’Alliance qui se profile entre ce parti et le Fpi ?

 J’ai eu à le dire précédemment, la vie politique de la Côte d’Ivoire a été et sera toujours ponctuée d’alliances. Rappelez-vous, le PDCI est né de l’alliance des forces vives qui luttaient pour l’indépendance. Après nous en avons eu plusieurs autres alliances tel que le Front Républicain durant les années 90 qui regroupait le FPI et le RDR ainsi que le Groupement RHDP, créé en 2005, La Majorité Présidentielle (LMP) qui a vu le jour à l’occasion des élections de 2010,... Alors, ce ne sera pas nouveau si face aux enjeux imminents, ces deux partis, voire plus, décident de s’unir pour impulser un changement.

Revenons à l’Allemagne, en tant que député de la nation, le modèle allemand que vous avez côtoyé vous a-t-il laissé des idées ?

Si je devais résumer en une phrase mon impression à la fin de ce voyage, ce serait que le plus souvent la Politique serait participative, c’est-à-dire le plus souvent les citoyens seront interrogés, consultés, et on leur rendra des comptes, le mieux une nation se portera.

Que feriez-vous de tout ce que vous avez appris ici en tant que parlementaire ?

Pour ma part, je vais faire ce que j’ai toujours fait depuis mon élection en 2011. A savoir continuer de faire de mon mieux, consciente du rôle que j’ai, qui est de me saisir en permanence des préoccupations des populations. Bien sûr, les acquis de ce voyage permettront d’enrichir la méthodologie que je retiens en vue de la pleine expression de la démocratie en Côte d’Ivoire.

Entretien réalisé depuis l’Allemagne

 Par Félix D.BONY  / SOURCE </phttp://www.linfodrome.com/vie-politique/42985-elections-locales-2018-situation-au-pdci-rda-rhdp-2020-yasmina-ouegnin-sans-detours

 

Hamed BAKAYOKO (Hamback ) refuse d’évoquer ses ambitions. « Je ferai ce qu’Alassane Ouattara me dira de faire »

Déjà, Hamed est un homme de mission. Intuitif, il a le contact facile et des connaissances dans tous les milieux. Durant la rébellion, alors que les relations sont tendues entre Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Soro, il est l’un des messagers du RDR auprès des FN.

Ces dernières années, c’est lui qui devait «gérer » Pascal Af N’Guessan. En se rapprochant du leader du Front populaire ivoirien (FPI), il est parvenu à diviser l’opposition. Ces derniers mois, il discutait ardemment avec la frange la plus dure des pro-Gbagbo, notamment avant l’annonce de l’amnistie accordée à 800 prisonniers politiques.

Il est désormais en première ligne dans les négociations avec le PDCI depuis qu’Henri Konan Bédié a décidé de mettre fn à son alliance avec le RDR. «Ce n’est que passager, ça va s’arranger», assure Hamed Bakayoko, partisan de la négociation avec les anciens alliés.

« Il est peu à peu devenu indispensable », estime un cadre du RDR. Même Amadou Gon Coulibaly, l’une des rares personnes pouvant prétendre être plus proche que lui du président, n’a pas eu gain de cause quand il a souhaité le sortir du gouvernement, en janvier 2017. Le Premier ministre voyait-il en lui un rival pour la présidentielle de 2020? Hamback refuse d’évoquer ses ambitions.

« Je ferai ce qu’Alassane Ouattara me dira de faire », répond-il. (Jeune Afrique )

Dominique Ouattara et Henriette Konan Bédié, soutiendront toute initiative visant à les rapprocher.

ADO-HKB : ambiance polaire Entre le chef de l’État, Alassane Ouattara, président du RHDP, et Henri Konan Bédié, le patron du PDCI, les relations restent tendues.

Au point qu’ils ne s’adressent toujours pas la parole. Selon nos sources, HKB se plaint, dans son cercle restreint, des « humiliations » que lui inflige son ancien allié, qui n’hésite pas à limoger des membres de sa famille de leurs postes à responsabilités. De son côté, ADO reproche à son « grand frère Bédié » de chercher lui aussi à l’« humilier », à le « narguer », voire à le « défier ». Si elles ne se sont pas encore prononcées sur les médiations en cours, leurs épouses, Dominique Ouattara et Henriette Konan Bédié, soutiendront toute initiative visant à les rapprocher.

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Soutien de Tehfour Koné, candidat aux municipales du 13 octobre à Abobo, Salif Traoré, alias Commandant Tracteur, a été convoqué le 15 octobre par la brigade de recherche de la gendarmerie d’Abidjan. L’ex-chef de guerre, proche de Guillaume Soro, a préféré se faire représenter par son avocat. Les enquêteurs, qui s’inter- rogent sur le rôle qu’il aurait joué le jour du vote, se sont rendus à son domicile le 19, sans succès. Cinq de ses proches ont été déférés à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) le 23, pour trouble à l’ordre public et détention illégale d’arme.

EHOUO REMERCIE BENDJO

De passage à Paris du 22 au 25 octobre, Jacques Ehouo

Le nouveau maire du Plateau (commune d’Abidjan), a rendu visite à Noël Akossi Bendjo, son oncle et prédécesseur. Le tombeur du communicant Fabrice Sawegnon était accompagné de plusieurs cadres du PDCI, dont le banquier Léon Konan Koffi, ancien conseiller de Charles Konan Banny, et le député Yah Touré.

SOURCE jeuneafrique no 3016-3017 du 28 octobre au 10 novembre 2018 11

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