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Côte d'Ivoire /La Cour d'assises d'Abidjan a acquitté mardi,Simone Gbagbo, de crime contre l'humanité lors de la crise... "Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" prononcée en 2015.

Spécial Côte d'Ivoire /La Cour d'assises d'Abidjan a acquitté mardi,Simone Gbagbo, de crime contre l'humanité lors de la crise... "Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" prononcée en 2015.

 Accusée de crime contre l’humanité : Mme Gbagbo déclarée non coupable / Le verdict du procès Simone Gbagbo, en assises, est tombé le 28 mars 2017, au tribunal d’Abidjan-Plateau. Après six heures de huis-clos, la cour d’Assises a acquitté l’ex-première dame de Côte d’Ivoire. « Le jury à la majorité déclare Simone Gbagbo non coupable des crimes qui lui sont reprochés, prononce son acquittement et ordonne qu’elle soit remise immédiatement en liberté si elle n’est retenue pour d’autres causes », a déclaré le juge Boiqui Kouadjo, président de la Cour d’assises.

Mais avant lui, Aly Yéo, Procureur de la République avait requis une peine d’emprisonnement à vie à l’encontre de Simone Gbagbo. Cette décision, avait-il expliqué, était un facteur pour consolider la réconciliation nationale. Les parties ont 60 jours pour introduire un pourvoi contre cette décision. Simone Gbagbo ne recouvrera pas la liberté car elle purge depuis Mars 2015 une peine de 20 ans pour son implication dans la crise post-électorale de 2010 qui a occasionné de nombreux déplacement et de 3 mille morts. Ce procès qui s’achève ainsi aura duré 10 mois. Il a débuté le 31 mai 2016. C’est depuis cette date que Simone Gbagbo était devant la Cour d’Assises pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime. (Diomandé Mémoué fraternité Matin)


A lire aussi / "Le jury à la majorité déclare Simone Gbagbo non coupable des crimes qui lui sont reprochés, prononce son acquittement et ordonne qu'elle soit remise immédiatement en liberté si elle n'est retenue pour d'autres causes", a déclaré le juge Kouadjo Boiqui, président de la Cour d'assises. Côte d'Ivoire: coup de théâtre au procès de Simone Gbagbo acquittée de crimes La Cour d'assises d'Abidjan a acquitté mardi l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, de crime contre l'humanité lors de la crise post-électorale, un coup de théâtre alors que le procureur avait requis l'emprisonnement à vie. "Le jury à la majorité déclare Simone Gbagbo non coupable des crimes qui lui sont reprochés, prononce son acquittement et ordonne qu'elle soit remise immédiatement en liberté si elle n'est retenue pour d'autres causes", a déclaré le juge Kouadjo Boiqui, président de la Cour d'assises.

Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" prononcée en 2015. Les parties ont "60 jours pour introduire un pourvoi contre cette décision", a souligné le juge, à l'issue de six heures de délibéré des six jurés.

Le procureur général du tribunal d'Abidjan avait requis une peine d'emprisonnement à vie à l'encontre de Simone Gbagbo, y voyant un acte pour sceller "la réconciliation nationale" après une meurtrière crise post-électorale. "Messieurs les jurés, il vous est demandé par l'acte que vous allez poser d'aider la Côte d'Ivoire à tourner une page de son histoire, de sa propre histoire et de lui donner les moyens d'aller à la réconciliation nécessaire", avait déclaré le procureur Aly Yéo, dès l'ouverture de son réquisitoire qui a duré une heure. Pour lui, "la réconciliation passe avant tout par la justice. Car sans justice la réconciliation n'est qu'illusion".

"Soyez au rendez-vous de l'histoire", avait martelé le procureur, appelant les jurés à déclarer "Mme Gbagbo coupable de crime contre l'humanité et de crime de guerre" et à la "condamner à l'emprisonnement à vie". Mme Gbagbo, dont la dernière apparition au tribunal remonte à fin novembre, était une nouvelle fois absente mardi pour dénoncer un procès qu'elle juge inéquitable.

- 'Le véritable chef de la Côte d'Ivoire' -

Selon le procureur, "elle a commencé à s'imposer depuis l'accession de son époux (Laurent Gbagbo au pouvoir en 2000) "comme le véritable chef de la Côte d'Ivoire, de l'armée, de la police et de la gendarmerie". L'ex-première dame de Côte d'Ivoire a été le chef d'une cellule de crise, "véritable organe décisionnel sur le plan sécuritaire", souligne le parquet général, sur la base des documents saisis chez le couple présidentiel, lors de leur arrestation le 11 septembre 2011. Le procureur a requis en l'absence des avocats commis d'office de Mme Gbagbo qui réclament une "reprise totale du procès" en raison d'"irrégularités". Les trois avocats commis d'office avaient longuement exposé vendredi dernier leurs griefs, dénonçant notamment l'absence de 10.000 documents dans le dossier d'accusation et le remplacement d'un juge.

Me Patrick Georges Vieira a dénoncé une "situation ubuesque, qui est une atteinte aux droits de la défense. Le caractère équitable (du procès) est indiscutablement remis en cause". Les avocats qui avaient été commis d'office pour remplacer les précédents défenseurs, qui avaient déjà quitté le procès pour protester contre le refus de la cour d'entendre certains témoins, réclament la reprise du procès à zéro.

Le premier défenseur de Mme Gbagbo, Ange Rodrigue Dadjé, a souligné lundi dans un communiqué que "les actes, déclarations et décisions de la Cour d'assises et du ministère public contrevenaient gravement aux engagements pris par l’Etat de Côte d'Ivoire de garantir à Mme Simone Gbagbo un procès juste et équitable". Mme Gbagbo est jugée depuis le 31 mai 2016 pour son implication présumée dans des tirs d'obus sur le marché d'Abobo, un quartier d'Abidjan favorable à Alassane Ouattara - rival de son mari Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010 - et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara. Laurent Gbagbo, lex-président ivoirien est jugé de son côté par le Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour des crimes contre l'humanité commis pendant la crise de 2010-2011. (Christophe KOFFI / (AFP 28/03/17)

A lire aussi / Assassinat d’Yves Lambelin: Pr Hellène Etté fait des révélations  La manifestation de la vérité dans le cadre du procès des ‘’disparus du Novotel’’ se poursuit. Les témoins continuent de se succéder à la barre.

Résultat de recherche d'images pour "simone gbagbo"Ce mardi 28 mars 2017, il y a eu trois témoins. Parmi eux, le médecin légiste, Pr Hellène Etté Yapo. C’est elle qui a fait l’expertise sur les ossements d’Yves Lambelin découverts le 1er juin 2011, à la base navale de Locodjro. 

Devant la Cour, elle a déclaré que l’ex-Pca de Sifca est mort d’une « mort violente ». « Yves Lambelin a eu plusieurs fractures aux membres supérieurs, inférieurs. Il y a eu aussi la fracture de la mandibule », a-t-elle fait savoir, précisant que ces résultats ont été obtenus à partir de l’examen du fémur droit et de la dent n°21.

Pr Hellène Etté a indiqué avoir ramassé le 1er juin 2011 une mandibule, les clavicules droit et gauche, 11 dents, 11 vertèbres, 8 côtes, des os du bassin, etc. « Yves Lambelin a été violenté avant sa mort. Les fractures constatées sont vitales », a-t-elle ajouté. 

Avant elle, l’ex-patron de la 1ère compagnie de la Garde républicaine, Sidibé Samba était à la barre. Il a informé n’avoir rien vu. Par conséquent, son témoignage est fait sur la base de ce qu’il lui a été rapporté.

Toutefois, Sidibé Samba a fait savoir qu’en 2011, sa vie était en danger car, soupçonné de travailler pour Alassane Ouattara qui était à cette époque à l’hôtel du Golf. « Je faisais partie des officiers à éliminer. C’est le commandant Kipré Yagba qui me l’a dit. Le jour J, on devrait me tirer dans le dos », a-t-il porté à la connaissance de la Cour.

Diomandé Mémoué Correspondant communal / Restez connecté sur le site web de Fraternité Matin

A lire aussi /A lire aussi / Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo acquittée à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités

L’acquittement de la Première dame met en évidence le rôle crucial de la CPI en tant que voie de recours pour les victimes

(Nairobi) – L’acquittement en Côte d’Ivoire de l’ex-Première dame Simone Gbagbo pour crimes contre l’humanité à l’issue d’un procès ayant suscité des inquiétudes en matière d’équité, et entaché par l’absence de preuves essentielles, met en évidence l’importance de l’affaire à son encontre devant la Cour pénale internationale a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Simone Gbagbo était jugée pour de graves violations des droits humains commises durant la crise postélectorale, un épisode sanglant déclenché par le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara suite à l’élection présidentielle de novembre 2010. Cette crise a conduit à des violences politiques et finalement à une reprise du conflit armé. Entre décembre 2010 et mai 2011, au moins 3 000 civils ont été tués et plus de 150 femmes ont été violées, avec de graves atteintes aux droits humains commises par les deux camps.

« L’acquittement de Simone Gbagbo par la haute cour de Côte d’Ivoire pour crimes contre l’humanité dément les nombreuses irrégularités qui ont entaché le procès et laisse de graves questions sans réponse concernant son rôle présumé dans les crimes brutaux perpétrés pendant la crise postélectorale de 2010-2011 », a expliqué Param-Preet Singh, directrice adjointe du Programme Justice internationale chez Human Rights Watch. « L’enquête peu approfondie et les preuves ténues présentées lors de son procès soulignent l’importance de l’affaire en cours contre Simone Gbagbo à la CPI pour des crimes similaires. »

En novembre 2016, les avocats privilégiés de Simone Gbagbo ont suspendu leur participation au procès, manifestement pour protester contre le refus de la Cour de faire comparaître des témoins bien connus qu’ils estimaient déterminants pour la défense de Simone Gbagbo. Ils avaient précédemment dénoncé à plusieurs reprises un procès basé selon eux sur des motifs politiques. Le tribunal a désigné de nouveaux avocats pour Simone Gbagbo, mais ceux-ci se sont aussi retirés de l’affaire le 15 mars, signalant une irrégularité dans la composition de la Cour qui incluait un juge nommé après le début du procès.

En mai 2016, à la veille du procès, les groupes de défense des droits humains agissant pour le compte des victimes ont refusé de participer, déclarant que la cour, en jugeant Simone Gbagbo séparément des autres anciens dirigeants, ne serait pas en mesure de démontrer l’ampleur de son rôle dans l’administration de son mari Laurent Gbagbo. Ces organisations ont aussi déclaré qu’en vertu de la loi ivoirienne, les victimes avaient le droit légal d’être présentes à l’audience confirmant les chefs d’inculpation à l’encontre de Simone Gbagbo, mais qu’on leur avait refusé la possibilité d’y prendre part. Cela les a privés de l’opportunité d’exprimer leurs inquiétudes concernant la préparation de l’affaire Simone Gbagbo avant le début du procès.

Les organisations de défense des droits humains observant le procès ont également dénoncé le manque de preuves présentées par le procureur pour justifier la culpabilité de Simone Gbagbo. Ces critiques font écho à celles qui ont suivi la condamnation de Simone Gbagbo en mars 2015 à une peine de 20 ans de prison en Côte d’Ivoire pour des crimes contre l’État commis pendant la crise postélectorale. À l’époque, le procès avait soulevé des inquiétudes similaires quant au manque de preuves apportées pour les relier, elle et d’autres dirigeants politiques, aux violences commises par leurs partisans.

Simone Gbagbo, détenue en Côte d’Ivoire depuis avril 2011, a aussi été inculpée par la CPI pour crimes contre l’humanité. La Côte d’Ivoire a toutefois refusé de la transférer à la CPI, en violation de son obligation légale prévue par le Statut de Rome, document fondateur de la CPI. Laurent Gbagbo est actuellement jugé par la CPI avec son proche allié, Charles Blé Goudé, pour crimes contre l’humanité.

L’acquittement de Simone Gbagbo, ainsi que le procès de la CPI en cours contre son époux, viennent aussi rappeler l’absence de poursuites judiciaires visant les commandants pro-Ouattara.

Bien que la Cellule spéciale d’enquête et d’instruction de la Côte d’Ivoire ait inculpé plusieurs commandants de haut rang des forces pro-Ouattara, aucune de ces affaires n’est allée jusqu’à un procès. Bon nombre des personnes inculpées occupent toujours des postes haut placés dans les forces armées ivoiriennes. Plusieurs d’entre elles ont même obtenu des promotions considérables le 26 janvier, ce qui suscite des inquiétudes parmi les groupes de victimes ivoiriens de voir leurs dossiers stoppés dans leur progression. La CPI enquête également sur les crimes commis par les commandants pro-Ouattara, mais elle doit encore émettre les mandats d’arrêt.

Le président Alassane Ouattara a promis à plusieurs reprises que tous les responsables de violations des droits humains – quelle que soit leur affiliation politique – seront traduits en justice. Pour ce faire, le gouvernement Ouattara devrait poursuivre son soutien aux enquêtes impartiales et indépendantes sur les crimes commis pendant le conflit de 2010-2011 et s’assurer qu’à l’issue des enquêtes, des procès aient lieu sans interférences politiques.

« L’absence de procès contre les commandants pro-Ouattara pour les abus dévastateurs pendant la crise postélectorale jette un doute sur l’engagement du gouvernement en faveur d’une justice impartiale », a conclu Param-Preet Singh. « L’enquête de la CPI en cours sur les crimes perpétrés par le camp Ouattara reste essentielle afin que les personnes les plus responsables n’échappent pas à la justice. »

Région / Pays Afrique  Côte d'Ivoire / Thème Justice internationale Cour pénale internationale

A lire aussi /  En Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo acquittée de crimes contre l’humanité, contre toute attente (Le Monde)

Le procureur avait requis la prison à vie pour l’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, jugée devant la cour d’assises d’Abidjan depuis mai 2016.

Coup de tonnerre à Abidjan. Poursuivie pour crimes contre l’humanité, l’épouse de l’ancien président de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a été jugée, mardi 28 mars, « non coupable » et acquittée, à la majorité des membres du jury.

Alors que le réquisitoire du procureur général ivoirien, Aly Yéo, laissait présager une condamnation à la prison à perpétuité, le juge Kouadjo Boiqui a prononcé l’acquittement. « La cour, à la majorité, déclare l’accusée non coupable des faits qui lui sont reprochés et demande sa remise en liberté », a annoncé le président de la cour d’assises d’Abidjan, à la surprise générale de l’assistance.

Le procès avait débuté en mai 2016, mais Mme Gbagbo avait décidé de le boycotter depuis octobre dernier. Sa chaise est restée de nouveau vide lors de l’annonce du verdict. Ses avocats étaient aussi absents. Les parties ont « soixante jours pour introduire un pourvoi contre cette décision », a souligné le juge, à l’issue de six heures de délibéré des six jurés.

« On ne peut plus faire confiance à la justice ivoirienne »

« Je regrette que l’émotion l’ait emportée sur la réalité des faits », a fait savoir Soungalo Coulibaly, un des avocats de la partie civile représentant l’Etat ivoirien, qui se réserve le droit de se pourvoir en cassation. « Le jury a peut-être voulu envoyer un signal fort en faveur de la politique de réconciliation », a affirmé pour sa part le procureur général Aly Yéo.

Visiblement abattu, le président de l’association des victimes de la crise, Issiaka Diaby, n’a pas caché sa déception à l’énoncé du verdict. « Je ressens de la tristesse et de la désolation pour les victimes, a-t-il dit. Je réclame l’exécution du mandat d’arrêt de Simone par la Cour pénale internationale [CPI]. Aujourd’hui, seule la justice internationale peut lutter contre l’impunité. On ne peut plus faire confiance à la justice ivoirienne. »

L’épouse de Laurent Gbagbo reste tout de même derrière les barreaux. Condamnée à vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », en mars 2015, elle doit purger le reste de sa peine. Lors de ce précédent procès, elle était jugée avec 78 coaccusés pour leur rôle dans la crise causée par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. M. Gbagbo est, quant à lui, jugé par la CPI de La Haye pour les crimes contre l’humanité commis alors.

« Dame de fer »

L’épouse de l’ex-président ivoirien était soupçonnée par les juges d’avoir eu un rôle central dans la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 morts. Il est reproché à « la Dame de fer », comme l’appellent les Ivoiriens, d’avoir participé à des réunions ayant mené à des meurtres, des viols et des actes de persécution commis sur le territoire national.

Selon le procureur, celle qui est considérée comme un pilier inébranlable du régime de Laurent Gbagbo « a commencé à s’imposer depuis l’accession de son époux au pouvoir en 2000 » comme le véritable chef de la Côte d’Ivoire, de l’armée, de la police et de la gendarmerie.

« L’ex-première dame de Côte d’Ivoire a été la chef d’une cellule de crise, véritable organe décisionnel sur le plan sécuritaire », avait souligné le parquet général, sur la base des documents pris chez le couple présidentiel, lors de leur arrestation le 11 avril 2011. Ces documents attestent qu’« elle a répondu à des correspondances de marchands d’armes qui lui proposaient des achats d’armes et d’hélicoptères de combat », affirmait le procureur.

Un procès sans l’accusée

Le procès de Mme Gbagbo s’est ouvert le 9 mai 2016 devant la cour d’assises d’Abidjan. Elle avait au préalable tenté d’éviter de comparaître en se pourvoyant en cassation, mais la Cour suprême du pays avait rejeté cette demande, ouvrant définitivement la voie à son procès pour crime contre l’humanité.

A la fin du mois d’octobre, les avocats de Mme Gbagbo se sont retirés du procès, invoquant le fait que la cour avait refusé de faire témoigner des personnalités ivoiriennes qu’ils souhaitaient faire entendre. Le lendemain, « la Dame de fer », suivant leur conseil, refusait de comparaître. Le reste du procès s’est déroulé sans elle, et sa défense a été assurée par des avocats commis d’office.

Au tribunal, en juin 2016, Simone Gbagbo a plaidé non coupable. Face aux enquêteurs, elle a nié être intervenue dans la gestion du pouvoir et a soutenu que son rôle de première dame se limitait à être l’épouse du président de la République. Un président qui, selon elle, a été choisi par Dieu pour diriger la Côte d’Ivoire et dont les opposants ne pouvaient être que des « démons ». / Par Alexis Adélé et Sébastien Hervieu (Abidjan, correspondance)

Lire la suite :  http://www.lemonde.fr/afrique

A LIRE AUSSI / Réaction d'un citoyen, face l'acquittement de Simone GBAGBO. Que retenir de ce procès ?

Que la décision rendue embarrasse et confond encore une fois les pourfendeurs impénitents du régime Ouattara, en ce qu'il consacre l'indépendance de notre justice... (Par Serge Lescoufleurs)


La Justice a fait justice de l'affaire État de Côte d'Ivoire contre Simone GBAGBO prévenue de crimes contre l'humanité.

Acquittée.Ainsi en a décidé le jury.Populaire.Pour rappeler au petit peuple le principe de la séparation des pouvoirs d'une part,et celui non discutable de l'autorité de la chose jugée ;sauf si la partie adverse exerce son droit de recours que lui confère La Loi.

La Justice avait à répondre à la question de savoir si son statut de Première Dame,doublé de celui de Présidente du Groupe parlementaire de son parti,donnait des pouvoirs légaux à Simone pour donner des ordres de tueries massives.Les jurés en dépit du réquisitoire du Procureur Général et des plaidoiries des parties civiles ont répondu NON à la majorité,démontrant encore une fois que notre Justice fonctionne comme dans les grandes démocraties.

Que retenir de ce procès ?

Que la décision rendue embarrasse et confond encore une fois les pourfendeurs impénitents du régime Ouattara,en ce qu'il consacre l'indépendance de notre justice.Ensuite l'acquittement de Simone crée chez les victimes de ce pogrome sans précédent,un sentiment de frustration,d'injustice et fragilise la volonté d'aller à une réconciliation.Parlant de réconciliation,le prix à payer n'est il pas que chacun y mette du sien,en portant sa part de douleur, comme le pieu porte sa cale?

La volonté politique doit s'exprimer.Nous sommes tous,autant que nous sommes d'avis,que la réconciliation doit emprunter les sillons de la justice rendue au nom du peuple,Et qu'obtenir une totale satisfaction sur tous les sujets de notre société n'est qu'illusion.

Il faut valoriser la notion de fraternité et donner son sens à notre commune appartenance à une même nation,en nous pardonnant les uns les autres,pour que La Côte d'Ivoire avance sur le difficile chemin du développement ,avec la participation des tous les ivoiriens ,dans leurs diversités socio-ethniques.

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 L’acquittement de Simone Gbagbo est salué avec satisfaction par ses compagnons de route du Front populaire ivoirien (FPI). C’est « une volonté d'aller à la réconciliation » selon Pascal Affi N’Guessan, qui souhaite que les autres prisonniers politiques soient remis en liberté.

Un discours qui est également celui de l’autre aile du parti celle dirigé par Abodramane Sangaré et son secrétaire général intérimaire. Ce dernier se dit « réjoui » par ce verdict. « Cet acquittement est la reconnaissance que madame Gbagbo est innocente, de tout, parce que dans notre compréhension des choses, il s’agit d’un seul et même procès qu’on a voulu démultiplier », estime le responsable du parti de Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien jugé par la CPI.

« Je salue le courage des magistrats mais je veux les encourager à aller au bout de leur courage. Pour d’autres prisonniers, il faut que toute la chaîne se retrouve dans la même logique et que les magistrats continuent courageusement de dire le droit, surtout que je peux leur assurer qu’ils ont le soutien du peuple de Côte d’Ivoire et nous en premier, au FPI. »

Dans le camp de la majorité présidentielle, Joël N'Guessan, porte-parole du RDR, estime qu’il n’y a « pas à être surpris quand une décision de justice est prise ». « Nous n’avons qu’à prendre acte », souligne le porte-parole du parti du président Alassane Ouattara. Quant à savoir si cette décision de justice peut avoir un impact sur une société toujours en quête de réconciliation, Joël N'Guessan veut y voir un signe positif pour la démocratie ivoirienne.

« Peut-être que cela fera taire toutes les personnes qui prétendent que nous sommes dans une justice des vainqueurs, avance-t-il. Si Simone Gbagbo a été acquittée, cela veut dire que la justice est indépendante. L’Etat de droit, enfin, commence à se mettre en place en Côte d’Ivoire et donc, il n’y a pas de justice des vainqueurs. Mon souhait, c’est que ceux qui utilisent cette expression arrêtent. Les jurés ont tranché, on s’en remet à cela. »  Reste que pour le moment, il y a toujours des familles endeuillées, notamment au marché Siaka d’Abobo, qui ne savent toujours pas qui est responsable de la mort de leur parents.

Les ONG de défense des droits de l'homme et les victimes des violences commises pendant la crise post-électorale, qui ont fait 3 000 morts, s'insurgent. Selon elles cet acquittement équivaut à « une prime contre l'impunité ». Elles estiment que le procès de Simone Gbagbo a été entaché d'irrégularités. Et elles continuent de demander justice. A (re)lire ► Procès Simone Gbagbo: l'ex-première dame acquittée de crime contre l'humanité C’est une bonne chose pour la maturité de la justice ivoirienne. Ils ont prouvé là qu’ils sont matures. Parce que vraiment, il n’y a pas de preuves tangibles. Et quand il n’y a pas de preuves tangibles, il n’y a pas de condamnation. A Yopougon, les habitants saluent le verdict   30-03-2017 - Par Isidore Kouadio / Par RFI Publié le 29-03-2017 Modifié le 30-03-2017 à 03:29

Réaction d'un citoyen, face l'acquittement de Simone GBAGBO.
Photo de profil de Gaoussou De Mamba, L’image contient peut-être : 1 personne, gros plan SIMONE GBAGBO ACQUITTÉE,  Hier le Jury de la Cour d'assise a déclaré Simone Gbagbo NON COUPABLE des faits de "crimes de guerre" et "crime contre l'humanité".Je rappelle que Simone comparaissait pour la deuxième fois dans un procès en assise. La première fois Simone était poursuivie pour des faits "d'atteinte à la sûreté de l’Etat". Sa culpabilité ayant été établie à l'époque, elle a été condamnée à 20 ans d'emprisonnement ferme.Maintenant, en ce qui concerne ce deuxième procès, Nous sommes tous ici certains que Simone est impliquée dans les faits qui lui sont reprochés.  Mais la CERTITUDE POPULAIRE d'une culpabilité n'entraîne systématiquement pas la condamnation judiciaire d'un mis en cause. Une telle certitude ne constitue pas un GAGE JUDICIAIRE .C'est ça aussi le Droit. Pour être condamné, l'accusation doit impérativement démontrer tant la matérialité des faits incriminés que l'implication du mis en cause dans la commission de ces faits. Et c'est justement ce que le Parquet général n'a pas pu faire. Les faits de crimes de guerre et de crime contre l'humanité sont d'une extrême complexité lorsqu'il s'agit de les démontrer.  Leur nouveauté dans notre Droit pénal en rajoute à cette complexité. On sait aussi que certains témoins et acteurs non pas pu être entendus par la Cour. Simone Gbagbo et ses avocats ont été astucieux et ils ont bien eu le Procureur général. Ils savaient qu'en refusant de se présenter devant la Cour, le JURY (composé de citoyens ordinaires comme vous et moi) aurait vraiment du mal à s'accorder sur sa culpabilité. Par ailleurs, on peut pas raisonnablement comparer le Procès de la CPI et ce qui se passe ici, même si les deux Juridictions investiguent sur les mêmes faits. On peut être choqué, mais c'est seulement les preuves tangibles qui parlent. Les victimes ?? Nos martyrs ?? A default d'obtenir JUSTICE à ce deuxième procès, peuvent se contenter des Dommages-intérêts perçus par eux-mêmes ou leurs ayant-droits. La Condamnation des autres criminels comme Seka Seka, Dogbo Blé Bruno etc Complices sont tout aussi des actes de Justice. Je ne vois vraiment pas de mains politiques dans cette décision purement judiciaire. Alassane OUATTARA n'a même pas le temps de s'ingérer dans ça ! Faisons confiance à notre Justice. Les Magistrats qui l'animent ne sont pas des extraterrestres. Ce sont nos parents avec qui on partage notre quotidien. Ainsi ai-je parlé. Par / Gaoussou De Mamba

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Dernière modification lejeudi, 30 mars 2017 16:53
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