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Jeunesse (8)

Samuel vient d’obtenir le Prix du Capital Intelligent du concours CGECI Academy Business Plan dont les résultats ont été proclamés le vendredi 22 avril 2016.

Par / Touré Mamadou

la photo de profil de Touré MamadouApres avoir raconté les histoires de Cissé et de Sefora les semaines précédentes, je veux vous parler pour cette fin de semaine du jeune Gbékpon Sévi Samuel, âgé de 22 ans et titulaire d’un BTS en informatique industrielle obtenu au Groupe Ivoire Academy à Abidjan. Samuel vient d’obtenir le Prix du Capital Intelligent du concours CGECI Academy Business Plan dont les résultats ont été proclamés le vendredi 22 avril 2016.

Nous l’avons découvert à l’occasion des Assises de le Jeunesse organisées en mars 2015 au cours desquelles il a remporté, parmi sept nominés, le Prix du Jeune Inventeur décerné par le comité d’organisation des dites Assises en partenariat avec le Programme d’Appui Stratégique à la Recherche Scientifique (PASRES). Samuel a, en effet, inventé le protège tasse latex.

Mais comment l’idée d’inventer un tel appareil est-elle née? Elle lui est venue à l’esprit en 2011. En effet, Samuel, comme la plus part des jeunes ivoiriens se rendait très souvent dans son village pour y passer ses vacances. Au vue des plaintes de son grand-père dues à des mauvaises récoltes de latex dans sa plantation d’hévéas pendant la saison pluvieuse, il a décidé de trouver une solution pour le satisfaire. En fait, la saignée des plants se diluait à l’eau de pluie et donnait un mauvais produit, inutilisable.

 Après les vacances auprès du grand-père, grâce à son génie, il a réfléchit et a inventé le protège tasse latex. Ce matériel est une sorte de parapluie en caoutchouc accroché à l’arbre saigné, juste au-dessus du récipient qui recueille le liquide. Ce qui empêche l’eau de pluie de s’y déverser et de préserver ainsi la qualité du latex. Cette invention innovante pourra être d’une grande utilité pour tous les planteurs d’hévéas.

Projet très porteur, il pourrait, sur 4 années, rapporter un chiffre d’affaires d’environ 31 milliards de FCFA. Notons qu’en 2013, il a fait une demande de brevet d’invention qu’il a obtenu en 2015 auprès de l’Office Africain de la Propriété Intellectuelle(OAPI). Après son sacre lors Prix du Jeune Inventeur décerné au cours des Assises de la jeunesse, Samuel a postulé à African Innovation Fondation en 2015, un prix qui récompense les innovateurs les plus talentueux d’Afrique. Il a été retenu parmi les 10 meilleurs inventeurs africains sur 925 candidatures provenant de 41 pays représentant le continent. A cet effet, il est invité le 23 juin 2016 prochain au Botswana pour une exposition, des formations et des opportunités de rencontre avec des investisseurs. Il a été aussi sélectionné parmi les 10 meilleurs du concours Start-Up er de l’année, organisé par TOTAL.

Au vu de tous ses succès, je suis particulièrement heureux que le du prix Jeune Inventeur des Assises de la jeunesse 2015 ai permis de révéler ce jeune talent. Comme vous pouvez le constater, Samuel est un inventeur accompli. Les résultats de ces recherches, pourraient contribuer à la croissance, au développement et à la prospérité de notre pays et bien au-delà.

A seulement 22 ans, Samuel démontre la jeunesse c'est aussi le présent et l'avenir de notre pays, voire de notre continent. Mobilisons nous pour lui apporter notre soutien dans son aventure extraordinaire qui ne fait que commencer. À la semaine prochaine pour la révélation d’un autre jeune talent, Obin.

Forum Crans Montana : Aly Coulibaly félicite les jeunes Ivoiriens nominés

«J’en suis très heureux, parce que c’est notre présent, mais aussi notre avenir, parce qu'une jeunesse bien formée c’est une jeunesse qui permet à notre société de se développer harmonieusement », s’est réjoui le ministre. Qui a aussi profité de son séjour à Dakhla pour se prononcé sur la situation sahraoui, face à la déclaration du Secrétaire général de l’Organisation internationale des Nations unies.

Forum Crans Montana : Aly Coulibaly félicite les jeunes Ivoiriens nominés

Le forum Crans Montana a récompensé le samedi 19 mars au Centre de conférence de Dakhla, une quarantaine de jeunes du monde pour leurs efforts dans  le développement économique et social. Parmi eux, figurent des  Ivoiriens (Edith Brou, Coulibaly Amina, Sylvie Ahouré Ekanza, Renaut Stéphanie Audrey, Wilfried Adingra), à qui le ministre de l’Intégration et des Ivoiriens de l’Extérieur a adressé les félicitations.

«J’en suis très heureux, parce que c’est notre présent, mais aussi notre avenir, parce qu'une jeunesse bien formée c’est une jeunesse qui permet à notre société de se développer harmonieusement», s’est réjoui le ministre. Qui a aussi profité de son séjour à Dakhla pour se prononcé sur la situation sahraoui, face à la déclaration du Secrétaire général de l’Organisation internationale des Nations unies.

A cette plateforme d’échange entre décideurs, managers, jeunes leaders, réunissant une diversité de pays du monde,  la Côte d’Ivoire  a illustré son ambition de devenir une plaque tournante de l’économie régionale, continentale et même mondiale. Ce, par la distinction de ces jeunes qui ont reçu des mains de Jesse Jackson (compagnon de Martin Luther King) leur diplôme.

Pour Sylvie Ahouré Ekanza- directrice d’un cabinet d’ingénierie, c’est très émouvant. «Il faut qu’on soit à la hauteur  et qu’on apporte du bonheur pour notre pays. Ça nous fat un nouveau chalenge qu’on doit être à mesure de relever ». Quant à Edith Brou,  digitale manager,  elle a confié être  heureuse et fière d’avoir été nominée. « Ça me donne encore plus de courage et de motivation pour aider les jeunes africains à s’approprier les nouvelles technologies. Je leur dirai qu’il faut toujours  croire et qu’il ne faut jamais lâcher ». Ces émotions ont été également partagées par Renaut Stéphanie Audrey, Awa Coulibaly et qui ont été  toutes deux émues en recevant cette récompense, fruit de leurs efforts.

Hormis cette cérémonie, d’autres Ivoiriens ont pour leur part  donné un satisfecit à ce forum, tel que le président du Conseil d’administration de l’Aigf, Aka Sayé Lazard. Il s’est dit très impressionné par la diversité des races présentes et aussi par  la prise en compte du leadership au niveau des managers, également comment faire sortir nos entités du marasme managérial. Il a ajouté qu’il est par ailleurs là  pour approfondir  les centres d’intérêts par rapports à ses occupations personnelles. « Je vais creuser cet l’aspect de la  bonne gouvernance », explique-t-il. Je serai  disposé à échanger avec des collègues ou homologues en cas de contact ».

Lanciné Koné, conseiller technique du président chargé des Technologie de l’information et de la communication lui a souhaité abordé  au cours du Forum Crans Montana l’enjeu des Tic dans la coopération sud-sud. A cette préoccupation le fondateur de cette initiative, Jean Paul Carteron, dira que ce volet passe par pas mal de chose, par l’éducation, la culture, l’énergie etc. Mais, fait-il remarquer ce domaine aussi bien important que l’industrie, les infrastructures etc.

Quant à Goro Adama, entrepreneur, cette première journée  a permis d’aborder quand même les questions cruciales de l’énergie, la sécurité alimentaire et aussi du rôle que doit jouer les jeunes pour l’appropriation et la mise en œuvre des résolutions de la Cop 21. « J’ai vraiment apprécié les échanges, le partage des expériences et surtout le fait d’avoir rencontré les leaders d’un certains niveau, peut être de haut niveau. Et on a eu des échanges très fructueux avec ces différents décideurs, des autorités européennes, mais surtout des autorités africaines ».

Kamagaté Issouf

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Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire et Présidente du Comité National de Surveillance des Actions de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS)

Environ 4000 enfants «victimes de traite et d'exploitation» dans le secteur du cacao ivoirien «ont été retirés et pris en charge de 2012 à 2014»Le gouvernement ivoirien dégage plus de 7 milliards CFA pour lutter contre la traite des enfants

Plus de 7 milliards CFA ont été dégagés par le gouvernement ivoirien pour l’exécution du plan d’action national (2012-2014) de lutte contre la traite, l’exploitation, et le travail des enfants selon , Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire et Présidente du Comité National de Surveillance des Actions de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS) lors de la présentation, mardi, à Abidjan du nouveau plan.

Ces ressources qui ont été appuyées par celles des bailleurs de fonds et autres partenaires au développement à plus e 2,4 milliards FCFA ont permis d'obtenir , à en croire Dominique Ouattara « d'importants résultats grâce aux efforts conjugués de tous les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux ».

« Ces résultats ont conduit le Département d'Etat des Etats Unis, dans son rapport annuel sur la traite des personnes à reclasser notre pays dans la catégorie 2 qui correspond aux pays faisant des efforts significatifs pour éradiquer ce fléau », s'est félicitée la présidente du Comité national de surveillance (CNS).

« La mise en œuvre du nouveau plan d'Action 2015-2017, devra nous permettre de consolider les acquis et de poursuivre les actions engagées pour une réduction significative du phénomène à l'échéance 2017 » a par ailleurs espéré la première Dame ivoirienne.

Un montant de 12 980 296 600 FCFA est nécessaire pour l'exécution de cette nouvelle phase.

La sensibilisation, la protection, l'assistance, la répression sont les axes majeurs autour desquels travaille ce comité appuyé par le comité interministériel sur la question dirigé par le ministre d'Etat Moussa Dosso en charge des affaires de l'emploi et des affaires sociales de même que des structures internationales comme le Bureau international du travail (BIT).

L'action contre l'exploitation des petits ouvriers connaît un bilan encourageant. Le prochain plan prévoit un renforcement des mesures.

Environ 4000 enfants «victimes de traite et d'exploitation» dans le secteur du cacao ivoirien «ont été retirés et pris en charge de 2012 à 2014» par les autorités et les ONG, selon le bilan du Plan d'action national de lutte contre les pires formes de travail des enfants (PFTE), présenté mardi à Abidjan.

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, est considérée comme une importante destination régionale du trafic d'enfants en provenance des pays frontaliers, afin de travailler dans ses cultures.

Le pays s'est engagé depuis quelques années à éliminer le «fléau» du travail des enfants dans les plantations.

Centaines de milliers d'enfants exploités

Entre 300'000 et un million d'enfants travaillent dans le cacao ivoirien, selon la fondation Initiative internationale pour le cacao (ICI), une organisation créée par l'industrie du chocolat pour lutter contre le travail des enfants dans la filière, qui souligne que cette notion recouvre une réalité complexe, allant d'une contribution occasionnelle à du travail forcé.

Dans le cadre de la répression contre le travail des enfants dans les plantations de cacao, 23 personnes ont été jugées, dont 18 ont été condamnées à des peines d'emprisonnement ferme et cinq à des peines avec sursis, selon le bilan du plan d'action 2012-2014.

Quelque 13 milliards de FCFA (plus de 21 millions de francs) seront consacrés au plan 2015-2017, selon Patricia Yao, directrice de cabinet de Dominique Ouattara, l'épouse du président Alassane Ouattara, qui est à la tête d'un Comité national de surveillance contre la traite et le travail des enfants et de la fondation «Children of Africa».

Ce plan «vise à réduire de 30%, à l'échéance 2017, la proportion d'enfants victimes des PFTE en Côte d'Ivoire et à éliminer les facteurs de risque par la création d'un environnement plus protecteur des enfants contre la traite et l'exploitation».

Le plan prévoit notamment de soutenir les activités génératrices de revenus et d'investir dans l'éducation dans les zones à risques. «L'objectif à terme est de parvenir à la réduction d'au moins 70% des PFTE fin 2020», selon le plan.

Prise en charge des petites victimes

«Un autre volet du plan d'action national 2015-2017, sera la prise en charge des enfants victimes (...) en complément à la sensibilisation et à la répression avec la construction de centres d'accueil», a annoncé mardi Mme Ouattara.

Début juin, 48 enfants ouest-africains, qui avait fait l'objet d'un trafic d'êtres humains dans les plantations de cacao de Côte d'Ivoire, ont été secourus dans le cadre d'une vaste opération policière. Les victimes, âgées de 5 à 16 ans, étaient utilisées comme «ouvriers» dans les riches plantations de San Pedro (sud-ouest), qui abrite également le premier port de cacao au monde.

Le cacao ivoirien représente environ 35% des parts du marché mondial et 15% du PIB du pays.

 

L’Agence Emploi Jeunes lance une plateforme pour le financement de projets

Le Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, a assisté à la cérémonie de clôture de l’« atelier technique relatif à la plateforme de financement des projets jeunes ». C’était vendredi 27 novembre 2015 au Plateau. Démarré la veille (26 novembre, ndlr) cet atelier, mise en œuvre par l’Agence Emploi Jeunes (AEJ), avait essentiellement pour but de présenter et de valider ladite plateforme. Le ministre Sidi Tiémoko Touré a dit sa satisfaction pour « la qualité des travaux » en félicitant « les parties prenantes de la plateforme pour leur participation active ». C’est, selon lui, le « gage de la volonté des parties prenantes de marcher ensemble et de conjuguer les efforts pour une prise en charge du jeune, depuis son idée de projet jusqu’à son installation effective ».

L’Agence

« Je vous encourage à redoubler d’effort » a-t-il lancé en indiquant que c’est « Une opération hautement importante (...) qui va donner un coup d’accélérateur à l’auto emploi des jeunes ». Des partenaires engagés Cette cérémonie de clôture d’atelier a été le lieu de plusieurs signatures de partenariat entre le Ministère et 4 partenaires publics et privés. L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI), L’union nationale des coopératives d’épargne et de crédits de Côte d’Ivoire (Unacoopec-Ci ainsi que les micro-finances « Mimoye Finances » et « Crédit Access ». Ces conventions ont pour objet de « définir les conditions et modalités pour la collaboration entre les parties pour la mise en place d’un système de financement adapté aux programmes spécifiques d’insertion professionnelle et d’emploi des jeunes ». Cela par des « systèmes financiers décentralisés ». Pour s’inscrire, les internautes devront se rendre sur le site www.emploijeunes.ci et renseignez les champs. Une opération hautement importante qui voit le jour pour donner un coup d’accélérateur à l’auto emploi des jeunes.

Publié le samedi 28 novembre 2015  |  Ministères

Dr Kader Diaby, Président de la FADIV :« L’action actuelle de la diaspora n’est pas du tout efficace »Entretien Réalisé par Jean-Paul ORO à Paris

Président sortant de la Fédération des associations de la diaspora ivoirienne en France (FADIV), et actuel représentant Europe de la Convention des organisations de la société civile ivoirienne, le Dr. Moussa Abdoul-Kader Diaby est l’un des leaders significatifs de la diaspora ivoirienne en Hexagone. Dans cet entretien, cet Ivoirien expert chez un constructeur automobile parle de ses choix politiques, de sa vision des actions de la diaspora, et de la réconciliation nationale ivoirienne.

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M. Jean Paul ORO : Vous êtes le représentant Europe de la Convention nationale des organisations de la société civile ivoirienne, et vous avez observé notamment le scrutin présidentiel ivoirien ici en France. Quelles conclusions avez-vous tirées de ce scrutin ?

Dr DIABY Kader : Effectivement, dans nos responsabilités de représentant Europe de la convention nationale des organisations de la société civile ivoirienne, nous avons observé que le scrutin s’est déroulé dans le calme et la sérénité. Il ne faut pas oublier que la dernière présidentielle ivoirienne de 2010 a débouché sur une crise qui a fait énormément de victimes. Celui-là était donc très attendu parce qu’il

y avait à la fois trois enjeux. Le premier, était que la dynamique lancée par le Président de la République suite à la crise postélectorale soit maintenue. A savoir garder la confiance des investisseurs qui sont venus en Côte d’Ivoire après la crise que nous avons vécue. Deuxième élément, poursuivre et garantir le processus de réconciliation nationale qui avait aussi été entamé au lendemain de la crise postélectorale. Et finalement poursuivre les actions qui allaient conduire la Côte d’Ivoire vers l’émergence. Trois enjeux majeurs pour lesquels il fallait que le scrutin du 25 octobre dernier se déroule de façon apaisée. Et nous retenons que ça été le cas, et tous les appels lancés par les organisations de la société civile pour un scrutin apaisé ont été suivis. Les hommes politiques sont restés également dignes. Nous avons vu les candidats perdants appeler le candidat gagnant pour le féliciter pour le bon déroulement du scrutin et pour sa victoire. C’est une page qui se tourne, et la Côte d’Ivoire est vraiment sur la voix de la démocratie.

JPO : Rappelons que vous êtes le président sortant de la fédération des associations de la diaspora ivoirienne, maintenant désigné représentant Europe de la convention nationale des organisations de la société civile ivoirienne ? Qu’est ce qui fait courir un jeune ivoirien, cadre chez Peugeot ?

KD : Vous savez, j’ai commencé à m’intéresser aux affaires de la communauté ivoirienne en France depuis 2005 par un passage au RDR. J’y étais le secrétaire à la jeunesse dans la section de la ville de Lille. Et c’est comme-ça que je prends contact avec mes compatriotes ivoiriens. Je participe à la plateforme de signature de la convention du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix : NDLR) dans la même année. Et depuis lors, l’engouement pour la vie publique ivoirienne naît en moi. Après mon doctorat à l’école polytechnique, bien que positionné chez PSA, je considère qu’il me fallait faire un retour d’expérience et d’acquis à mon pays d’origine qu’est la Côte d’Ivoire. C’est ainsi que des amis et moi avons mis sur pieds une association pour la promotion de la recherche en Côte d’Ivoire. Cette association a œuvré et continue de le faire dans l’appui à la recherche en Côte d’Ivoire. Et au niveau de la fédération des associations de la diaspora ivoirienne, je prends le pouls de l’action publique et communautaire au sens large du terme. C’est de cette façon-là que je m’investis jusqu’à en devenir le président en 2013 avec trois actions majeures. Une première action tournée vers la coopération économique, vers l’appui à l’investissement à travers la création du club économique et d’affaires de la diaspora ivoirienne. Un deuxième élément avec l’émergence des compétences techniques et scientifiques des compétences ivoiriennes qui sont en France par la mise en place d’une conférence des experts de la diaspora ivoirienne. Et finalement, un troisième axe qui est l’appui à la dynamisation de la vie associative. Aujourd’hui, la FADIV est présente dans les esprits de tous les Ivoiriens vivant en France et en Côte d’Ivoire. Il est donc temps pour moi d’aller voir vers d’autres horizons pour porter cette fois-ci les voix des populations ivoiriennes auprès des institutions privées et partenaires internationaux pour faire connaître les problématiques de nos populations.

Et c’est ce rôle-là que je joue au sein de la convention nationale des organisations de la société civile ivoirienne. Pour m’aider à cela, j’essaie d’acquérir encore un certain nombre de compétences dans le domaine des affaires publiques en préparant une deuxième thèse de doctorat à l’université de Paris-Dauphine.

JPO : Depuis un moment, des bruits se font de plus en plus pressant de la création d’un Haut conseil de la diaspora. Beaucoup de cadres issus de la communauté ivoirienne en France se rendent de plus en plus visibles. Est-ce que ce n’est ce Haut conseil de la diaspora qui vous fait courir ?

KD : Je ne répondrai pas en fuyant. Il est tout à fait légitime d’avoir des ambitions. Cela étant dit, ce n’est pas une question actuelle en ce moment. Pour l’instant, il n’est pas encore envisagé dans un futur proche de la création d’un siège de député pour la diaspora ou d’un Haut conseil dédié aux Ivoiriens de l’étranger. C’est vrai, le forum de la diaspora a permis d’arriver à la conclusion de la création d’un Haut conseil de la diaspora, mais les modalités de mise en œuvre et de désignation de ce Haut conseil ne sont pas encore définies. Je crois qu’il y a un débat à faire au sein de la communauté ivoirienne à l’extérieur comme en Côte d’Ivoire pour pouvoir définir le processus adapté de la représentation des Ivoiriens de l’extérieur. Ma conviction est qu’il faudra que les Ivoiriens se fassent représenter au parlement ivoirien à un moment donné, et je pense qu’un horizon de 5 ans me semble jouable. D’abord, parce qu’il nous faut une reforme constitutionnelle pour avoir un siège pour les Ivoiriens de l’extérieur. Et j’espère que la réforme de la Constitution que prévoit de faire le président de la république, il pensera à introduire la question d’au moins un siège pour les Ivoiriens de l’extérieur au parlement. Pour l’instant, la question de la création d’un Haut conseil de la diaspora n’est pas d’actualité. Je pense qu’à partir de 2020-2021, lorsque nous, acteurs de la communauté

ivoirienne à l’extérieur arriverons à rassembler les cœurs par nos actions sur le terrain, et arriverons à impacter sur l’économie de Côte d’Ivoire ; nous serons en droit d’avoir des représentants des Ivoiriens de l’extérieur au parlement.

JPO : Pour vous donc, l’impact de la diaspora n’est pas suffisamment démontré sur l’économie de la Côte d’Ivoire ?

KD : Le flux de cash des Ivoiriens de l’extérieur vers la Côte d’Ivoire est chiffré à un peu plus de 200 milliards de francs CFA par an. Mais comprenez que cet apport de cash n’est pas encore structuré. Cela veut dire que cet argent rentre essentiellement dans les 80% du tissu des actifs qu’est le secteur informel. Car, il faut le reconnaitre, 80% du monde actif ivoirien est dans l’informel. Cet apport financier de la diaspora aide sans doute au quotidien des destinataires, mais il sera difficile de démontrer réellement l’impact de l’action financière de la diaspora sur l’économie de Côte d’Ivoire. Mais je pense que le jour où des Ivoiriens qui sont chez Peugeot, Areva, Saint-Gaubin, EDF et autres arriveront à faire de sorte que ces grands groupes installent des centres de recherche et d’étude en Côte d’Ivoire, cela permettra de créer des milliers d’emplois. Ou par le réseautage et par leurs positions dans leurs différentes entreprises, puissent obtenir d’importants investissements pour notre pays. En ce moment-là, on pourra parler d’une diaspora utile, une diaspora dont l’action et l’impact est parfaitement visible. Nous serons ainsi sur des grands enjeux pour construire la Côte d’Ivoire de demain.

JPO : Vous êtes donc en train de dire contre de nombreuses personnes que l’action de la diaspora n’est ni utile ni efficace ? Est-ce à dire que seuls les cadres ivoiriens de l’extérieur peuvent agir efficacement pour le développement de la Côte d’ivoire ? Pensez-vous vraiment que ce discours que vous tenez peut rassembler la diaspora ?

KD : Malheureusement, c’est ce discours qu’il faut tenir. Mais regardons un peu les diasporas juive, indienne, chinoise et marocaine même. Prenez structurellement les Ivoiriens de l’étranger, ils ne sont pas créateurs d’emplois et de biens. C’est vrai que si nous cumulons l’ensemble de ce que nous faisons parvenir au pays, cela semble important. Mais au lieu de donner individuellement un euro chacun à sa famille chaque jour, si les centaines de milliers d’Ivoiriens de France, pour ne parler que de ceux-là, mutualisaient tous ces ‘’un euro’’ là, cela pourrait faire des centaines de milliers d’euro par jour à injecter dans des secteurs créateurs de richesses. Voici le type de modèle vers lequel nous devons aller. Et avec tous les niveaux de compétence dont nous disposons dans la diaspora, créer un Com-business en Côte d’Ivoire avec des partenaires que nous côtoyons au quotidien ici. Nous créerons ainsi des entreprises qui pourront à leurs tours embaucher les jeunes Ivoiriens. Voici comment la diaspora pourra se faire respecter à terme.

JPO : Pour vous donc, l’action actuelle de la diaspora est inefficace ?

KD : Clairement, l’action de la diaspora dans son modèle actuel n’est pas du tout efficace pour impacter sur l’économie de notre pays. Sinon, le président Alassane Ouattara n’aurait pas invité des centaines d’Ivoiriens de la diaspora à un forum à Abidjan pour réfléchir sur le comment nous impliquer dans le développement de la Côte d’Ivoire. S’il l’a fait, c’est qu’il y a un problème.

JPO : Vous êtes parmi les responsables associatifs ivoiriens qui émergent à côté de beaucoup d’autres, mais il semble qu’il y a des problèmes avec un autre leader de la diaspora qu’est Bémitian Ouattara. Pourtant vous êtes tous les deux des produits de la FADIV et appartenez au même camp politique.

KD : Bémitian Ouattara est une personne pour laquelle j’ai beaucoup d’affection. Comme vous l’avez indiqué, nous sommes tous les deux des produits de la FADIV. Et je le félicite pour les actions qu’il mène à l’endroit de la diaspora. Nous n’avons donc aucun problème en dehors de la différence de style.

JPO : De grâce, laissez la langue de bois à vos aînés. Tout le monde le sait, vos ambitions individuelles s’entrechoqueraient peut-être ?

KD : Si vous insistez sur votre question, j’insisterai sur ma réponse. Il n’y a aucun nuage entre Bémitian Ouattara et moi. Avec qui nous avons fondé la FADIV dont il a été le premier président.

JPO : Revenons sur vos responsabilités à la tête de la CNOSCI qui a été observateur lors du dernier scrutin. N’avez-vous pas créé les conditions d’un conflit d’intérêts quand on sait que vous êtes aussi à la tête de l’association des jeunes cadres du RHDP-France qui a appelé à la réélection du président Alassane Ouattara ?

KD : Vous savez, à un moment donné de sa vie, il y a des choix à faire. En 2005, j’ai fait le choix du RDR que j’assume d’ailleurs. Je suis membre de l’association des jeunes cadres du RHDP, mais cela ne m’a posé aucun problème pour assumer mes responsabilités à la CNOSCI durant le scrutin présidentiel

ivoirien ici à Paris.

JPO : Vous qui parlez de rassemblement de la diaspora, et qui agissez au nom de la CNOSCI en Europe, que dites-vous des revendications des partisans de Laurent Gbagbo qui exigent la libération de ce dernier aux fins de la réconciliation en Côte d’Ivoire ?

KD : Dans tous les pays du monde qui se revendiquent être des Etats de droit, il ne devrait pas y avoir de prisonniers politiques. S’il est avéré qu’il y a des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire comme semble l’évoquer certaines organisations, il faudra les libérer. Cependant la situation ivoirienne est assez complexe parce que les revendications politiques se sont faites dans la violence, dans les deux camps d’ailleurs. Et au-delà de la simple conviction politique, des crimes et exactions ont été commis. Si les personnes emprisonnées ont outrepassé les limites de la liberté d’expression pour commettre des crimes bien spécifiques, nous ne devons pas faire l’économie de la justice. Mais il serait bon que la justice ivoirienne accélère ses procédures.

JPO : Justement, pour parler de justice, une partie de la population ivoirienne estime que cette justice est faite uniquement contre les partisans de Laurent Gbagbo.

KD : Ce sont des faits qu’il nous faut dénoncer.

JPO : Pour certains, l’on pourrait libérer tout le monde, faire l’économie de la justice, et ainsi aller à la réconciliation.

KD : Vous savez, la réconciliation ne pourra pas se faire sans la justice. C’est quand la justice sera faite et aura établi les responsabilités, que nous pourrons imaginer une loi d’amnistie afin d’éponger les faits issus de la crise postélectorale. C’est quand la justice sera rendue que nous pourrons aller vers le pardon, et je parle de tous les bords politiques. En définitive, la case justice ne doit pas être opposée à la case réconciliation, les deux cases s’inscrivent dans le processus de réconciliation.

L’actualité brûlante est l’enregistrement d’une présumée écoute d’une conversation entre Guillaume Soro et le Burkinabé Djibril Bassolé.

JPO : Quelle lecture faites-vous de cette affaire ?

KD : J'ai deux éléments à dire sur cette affaire. Premièrement, c’est extrêmement bouleversant et inquiétant dans la mesure où il s'agit d'une question d'atteinte à la sûreté d'un Etat voisin, et que la personne mise en cause est une personnalité éminente de notre pays, ancien Premier ministre, et Président de l'Assemblée nationale, c’est-à-dire, la 2ème personnalité de la Côte d'Ivoire. Cette affaire va donc affecter indéniablement et de façon négative les relations entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, deux pays amis et historiquement liés. Cela dit, ne nous précipitons pour porter un jugement quelconque, sans élément plus solide. L'enregistrement n'a pas été authentifié et la présomption d'innocence est valable pour tous. Attendons donc que toute la lumière soit faite. Néanmoins, nous avons intérêt à ce que cet enregistrement soit faux pour la consolidation de la paix dans notre pays et pour une entente cordiale et durable entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.

Réalisé par Jean-Paul ORO à Paris

 

L’Alliance pour une Jeunesse Ivoirienne Républicaine et Démocrate (AJIRD) félicite le Dr Alassane OUATTARA pour sa brillante réélection

Selon les résultats définitifs de l’élection présidentielle proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI), mardi 27 octobre 2015 à son siège aux II-Plateaux, le Docteur Alassane Ouattara est réélu Président de la République de Côte d’Ivoire, dès le premier tour, avec 83,66% des suffrages exprimés.

L’Alliance pour une Jeunesse Ivoirienne Républicaine et Démocrate (AJIRD), structure née en France, au lendemain de l’APPEL DE DAOUKRO pour œuvrer à la formation politique des jeunes ivoiriens aux valeurs libérales, républicaines et démocrates, tient à exprimer, par la voix de son président, M. Lanciné DIOMANDE, ses plus vives félicitations au Dr Alassane OUATTARA, pour cette brillante réélection.

En effet, l’AJIRD qui, depuis sa création en Septembre 2014, a beaucoup œuvré pour la mobilisation et la sensibilisation des compatriotes ivoiriens résidants en France, à travers une série de conférence dénommée « Politique Autrement », et des activités culturelles telles que la rupture collective du Jeûne du mois de Ramadan, ne peut que se réjouir de cette victoire éclatante du président de la République.

C’est pour l’AJIRD, la confirmation par les urnes, que les ivoiriennes et ivoiriens ont compris les choix opérés par le chef de l’état depuis son accession à la magistrature suprême en avril 2011. A travers leurs votes, les compatriotes placent à nouveau leurs confiances au président de la République, pour poursuivre les actions initiées en vue de l’atteinte de l’émergence en 2020.

L’AJIRD fidèle à l’esprit de l’APPEL DE DAOUKRO, encourage les membres du RHDP, à œuvrer pour la constitution du parti unifié, voulu par le Président Alassane OUATTARA et son aîné, le Président Henri KONAN BEDIE. L’AJIRD reste disponible pour accompagner l’action du chef de l’état et la politique du gouvernement, dans la formation des ivoiriens « nouveaux », au service des objectifs d’atteinte de l’émergence en 2020. Vive la Côte d’Ivoire !

Fait à Paris, le 28 octobre 2015 AJIRD Le Président M. Lanciné DIOMANDE 2

Le Grand Débat du Mercredi 28 Octobre 2015 Côte d’Ivoire, deuxième mandat pour Alassane Ouattara

ÉCOUTER L'ÉMISSION : 2015  Côte d’Ivoire, deuxième mandat pour Alassane Ouattara  Le Grand Débat  d’Africa N°1 sur l’actualité en France, en Afrique et dans le Monde. le lien chttp://www.africa1.com/IMG/mp3/le_grand_debat_-_28_10_15_-_pad.mp3  Le Grand Débat du Mercredi 28 Octobre 2015  Côte d’Ivoire, deuxième mandat pour Alassane Ouattara 

 

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