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KOUMASI/ DÉGRADATION, ASSAINISSEMENT, ACCÈS … / LE VRAI VISAGE DE CETTE COMMUNE – AU CŒUR DES CALVAIRES DES POPULATIONS

Spécial KOUMASI/ DÉGRADATION, ASSAINISSEMENT, ACCÈS … / LE VRAI VISAGE DE CETTE COMMUNE – AU CŒUR DES CALVAIRES DES POPULATIONS

Nids de poule, mares boueuses, larges crevasses, etc ... Tout y est qui présente le décor de la voirie dans la commune de Koumassi. La situation est triste. Elle inspire la pitié pour les automobilistes vivant dans cette commune. Circuler sur les routes de Koumassi est un parcours du combattant. Les 5 principales voies de cette cité sont quasiment abîmées, coupées. Les routes secondaires et les ruelles également. La situation est très critique dans la commune et suscite la grogne de ses habitants.

A l'image de la dégradation sur près d'un kilomètre, de la voie de la ligne du bus 11, précisément à l'école Baradji. Selon les riverains, cette situation tire ses sources d'un véritable problème d'assainissement et des installations anarchiques des commerçants sur les ouvrages d’assainissement. Les caniveaux bouchés et les dispositifs d'assainissements non collectifs (Anc) communément appelés ''regards'', aussi défaillants, ne permettent pas l'écoulement des eaux usées qui stagnent sur les voies. Ces eaux remontent parfois même dans les habitations. La situation empire dès qu'une petite pluie s’abat sur la cité.

Des opérateurs économiques se plaignent de cet environnement à la fois dégradant et répugnant qui fait baisser leurs chiffres d'affaires. «Nos clients sont de plus en plus rares », déplore une vendeuse de fruits, soutenue par une tenancière de bistrot à côté. Des riverains révèlent également que les voies dégradées sont des endroits pour certains opérateurs de vidange pour déposer leurs déchets. « Un chauffeur de camion de vidange et son apprenti ont échappé à un lynchage », a indiqué une dame témoin de la scène, très remontée, qui appelle les populations à la vigilance. Sur la ligne du bus 05, dans la zone de Koumassi Nord-est, à partir de la pharmacie Fanny, cette voie est marquée par deux autres larges crevasses. L'état de cette route contraint les automobilistes, notamment les chauffeurs de taxis communaux et compteur, à refuser cette destination aux clients. Les matins, c’est la croix et la bannière pour les travailleurs qui résident dans cette zone pour rallier leurs lieux de service. Des transporteurs en profitent pour faire de la surenchère. « Des chauffeurs de taxis-compteur prennent presque le double du transport pour la même distance », s'en plaint dame Mina Aurèle, résidant dans la zone. Pour se justifier, des chauffeurs de taxis-compteur accusent les autorités. «On n'y est pour rien. Il faut être aveugle pour ne pas voir. Il n'y a pas de route à Koumassi. Nous allons régulièrement au garage à cause de l'état des routes, ce sont des frais qu'on paie, en plus des taxes. Nous avons de la famille à nourrir», a lancé un chauffeur très remonté lui aussi.

Cette route de Koumassi, dans la zone Nord-est, fait face à un véritable problème d'assainissement. Les eaux usées qui stagnent sur la voie publique, on en trouve un peu partout dans la commune de Koumassi, à l'image de cette zone où des populations sont contraintes de marcher avec tous les risques de maladies que cela comporte. Ces eaux sales, qui dégagent des odeurs fétides, sont des gîtes larvaires de moustiques. Ces vecteurs parasitaires du paludisme se développent et infestent les quartiers et sites qui favorisent leur reproduction. On en trouve du côté de Koumassi Remblais, précisément au carrefour du sous-quartier dénommé « sans fil ». L'air n'est pas du tout agréable à respirer, puisque toutes les voies de Koumassi Remblais sont concernées.

L'autre point critique qui suscite des inquiétudes est sur la ligne du bus 32, précisément devant la pharmacie Saint-François. Idem pour l'axe situé à l'angle du cimetière municipal et même au niveau du grand marché de la cité. Que dire de la grande mare au niveau de l'école Baradji et les voies du quartier '' Aklomiabla». A cela s'ajoutetoutes les voies de la zone industrielle et la route du camp commando où des travaux d'envergure sont en cours.

Toutes les grandes voies d'entrée de la commune sont aujourd'hui impraticables et nécessitent une intervention d'urgence de l'Etat. On annonce des travaux de bitumage qui ont effectivement débuté au carrefour des ateliers centraux de la Sotra, sur la route du camp commando par la zone industrielle. Ils évoluent. En attendant, les populations vivent la galère sur l'ensemble des routes de cette cité. Plusieurs véhicules tombent en panne et s’immobilisent sur ces routes, obligeant leurs occupants à descendre dans la boue. Populations et conducteurs, tous grognent. Les uns redoutent d'arriver en retard à leurs lieux de rendez-vous, les autres craignent pour l'état de leurs engins.

UNE ENQUÊTE PARUE DANS LE QUOTIDIEN L’INTER DE CE VENDREDI 06 NOVEMBRE 2015 (Photos) de Agbala Koffi.

Dernière modification lesamedi, 07 novembre 2015 06:56
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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