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Nature Ecologie (17)

Etats généraux de la Forêt, de la Faune et des Ressources en Eau : Kablan Duncan appelle à l’aide pour enrayer le cycle de dégradation

Daniel Kablan Duncan, Premier ministre de Côte d’Ivoire a procédé le lundi 16 novembre 2015 à l’auditorium de la Primature, à l’ouverture des Etats Généraux de la Forêt, de la Faune et des Ressources en Eau. Il s’agira trois jours durant (du 16 au 19 novembre) pour les participants d’apporter des réponses pour une gestion durable et efficiente des ressources naturelles

C’est sans fioriture que le Premier ministre a présenté la situation actuelle de la faune, des ressources en eau, mais surtout de l’état de la forêt ivoirienne. Il a relevé que ces assises se tiennent après l’adoption par la communauté internationale des objectifs du Développement Durable et deux semaines avant le lancement de la COP21 à Paris, le 30 novembre prochain. Pour Kablan Duncan, la Côte d’Ivoire est confrontée actuellement au défi de la gestion efficace de ses ressources naturelles que sont la forêt, la faune et les ressources en eau. Le lancement des travaux préparatoires de ces Etats Généraux le 27 février 2015, à Bingerville, traduit bien la prise de conscience de plus en plus aiguë par le Gouvernement de l’importance et de l’urgence des enjeux. « La forêt ivoirienne a connu une dégradation continue passant de 16,5 millions d'ha à l'indépendance à 12 millions d’ha en 1970, puis à 4 millions d’ha en 2000 et à seulement 2 millions ha aujourd'hui, soit moins de 13% du territoire national contre 78% à l’indépendance », a rappelé le Premier ministre. Il a indiqué que de façon plus générale, le Gouvernement est conscient qu’il y a urgence à agir pour inverser rapidement la tendance continue et désastreuse de la dégradation des ressources naturelles du pays. Il s’agit de préserver le couvert forestier et de réhabiliter la forêt ivoirienne pour ramener sa couverture du territoire national au-dessus du seuil international de 20%.

La tenue des Etats Généraux de la Forêt, de la Faune et des Ressources en Eau vient donc, selon lui, à point nommé pour aider à identifier, dans un cadre concerté, les causes des dysfonctionnements dans la gestion de nos ressources naturelles et à proposer des mesures correctives à moyen et long termes. Il s’agit d’établir les bases d’une gouvernance plus efficiente des ressources naturelles disponibles afin d’assurer leur sauvegarde et leur reconstitution pour le bien-être des populations présentes et des générations futures. Pour finir, Kablan Duncan a lancé un appel pressant aux partenaires techniques et financiers, aux organisations internationales, au secteur privé et à la société civile, à prendre une part active à côté du Gouvernement ivoirien dans le financement et la mise en œuvre des objectifs qui seront assignés à ce nouveau plan.

Elaborer un Plan de développement stratégique (PSD) 2016-2045

Pour Mathieu Babaud Darret, les résultats issus des Etats Généraux vont non seulement constituer une véritable analyse rétrospective du secteur, mais également un répertoire fourni de pistes ou de solutions souhaitables pour une gestion efficace, efficiente et durable des ressources forestières, fauniques et des ressources en eau. Ces réflexions permettront de doter le pays, d’une capacité d’anticipation des changements pouvant impacter le secteur. Un renouvellement qui appelle l’élaboration du nouveau Plan de développement stratégique (PND) allant à la période de 2016 à 2045. « Qu’est-ce qui fait que rien ne marche malgré nos efforts ? Pourquoi n’arrive-t-on pas à inverser la tendance ? ». Ce sont entre autres ce genre de questions, qui selon lui seront posées et auxquelles les experts devront répondre.

Quant à SEM. Georges Serre, Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, il a promis d’actionner l’aide des partenaires au développement afin d’atteindre les objectifs que sont l’arrêt de la dégradation et l’inversion de la tendance en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles ivoiriennes.

Olivier Guédé /(L'Intelligent d'Abidjan)

 

 

 

Côte d’Ivoire : 190 millions d’euros pour le réseau routier...

Ces ressources, prévues dans le cadre de l'aide au développement française, serviront notamment à la réhabilitation du pont Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan et à la réalisation d'une quinzaine de ponts métalliques à l'intérieur du pays. L’Agence française de développement et le gouvernement ivoirien ont signé, le 02 novembre, la convention d’affectation du « programme d’appui au secteur routier » prévu dans le cadre du 2e Contrat de désendettement et de développement (C2D) conclu entre la Côte d’Ivoire et la France. .

D’un montant de 125 milliards de F CFA (190,56 millions d’euros), ces ressources seront affectées en particulier à la réhabilitation de la route Bouaké-Ferkéssédougou traversant la moitié nord du pays (59,04 milliards de F CFA) et à celle du pont Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan (26,24 milliards de F CFA). Ce projet prévoit également « la construction du pont de Bettié sur la rivière Comoé, […] la réalisation de 14 ponts métalliques sur des axes ruraux, la réhabilitation de 400 km de routes interurbaines et l’amélioration des conditions de circulation routière à Abidjan », indique une note du gouvernement ivoirien. Selon les autorités d’Abidjan, environ 90 % du linéaire ivoirien a dépassé sa durée de vie théorique. Le réseau routier ivoirien compte 82 000 km de routes interurbaines classées et 4 000 km de voiries urbaines.

Lire la suite : http://www.jeuneafrique.com

La Côte d'Ivoire présente son plan d'action climat pour l'accord de Paris 2015 / On se bouscule pour Versus Bank à Abidjan

La République de Côte d'Ivoire a soumis son nouveau plan d'action climat à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Tout en prenant en compte la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la Côte d’Ivoire , à l’instar des économies africaines doit relever le défi du développement afin d’améliorer le niveau et la qualit é de vie d e sa population. L’impérieuse nécessité de ce développement qui passe notamment par l’accroissement de la production agricole, la transformation agro - industrielle , la lutte contre la déforestation et la poursuite, voire l’accélération de la mise à disposition d’énergie moderne à tous les habitants, n’entame en rien la volonté politique du pays de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Toutefois , la Côte d’Ivoire a besoin d’être appuyée pour poursuivre la voie d’un développement durable, respectueux de l’environnement et soucieux des enjeux des changements climatiques. Les INDC de la Côte d’Ivoire se déclinent donc en un premier niveau de contribution et un second niveau de contribution additionnelle .

Le premier niveau de contribution est basé sur les efforts de réduction de GES contenus dans les plans stratégiques sectoriels de développement prévoyant l’appui des partenaires techniques et financiers.

Le second niveau de contribution est assujetti à un certain nombre d’appuis liés à des financements conséquents, neufs, additionnels, prédictibles et facilement accessibles ainsi qu’à des mécanismes adéquats pour favoriser le transfert/ développement effectif de technologies et le renforcement des capacités.

(Média Terre 15/09/15)

Côte d’Ivoire : on se bouscule pour Versus Bank à Abidjan

En attendant le lancement officiel de l’appel d’offres pour la privatisation de Versus Bank, plusieurs entreprises ont déjà manifesté leur intérêt. Selon nos informations, la banque d’investissement américaine Merrill Lynch a pris des renseignements auprès des autorités ivoiriennes sur ce dossier. Le milliardaire espagnol Alberto Cortina, qui détient la Banque de Dakar, mène, quant à lui, un lobbying discret auprès de la primature, qui assure la tutelle du comité de privatisation.

Le groupe français BPCE, qui a déjà tenté de s’implanter en Côte d’Ivoire mais a échoué à reprendre la Banque Atlantique, ne renonce pas à son projet et vise lui aussi la prise de contrôle de Versus Bank. À ce stade, l’État a estimé à 47 millions d’euros la valorisation des 67 % du capital à céder. Un prix jugé élevé par certains acquéreurs potentiels car, malgré ses récents bons résultats, l’établissement public détient des créances douteuses irrécouvrables et n’a pas de fonds propres importants. Prévu pour août dernier, c’est finalement en septembre que l’appel d’offres de cession sera lancé.

 

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