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Nature Ecologie (17)

"Il faut d'ici à 2030 verdir Cocody en plantant deux millions d'arbres", explique à l'AFP le maire Mathias N'Gouan Aka, qui veut "séquestrer le CO2".

Deux mille arbres plantés en 2016, mille fois plus d'ici à 2030: Cocody, le quartier chic d'Abidjan surnommé le "Beverly Hills africain", veut devenir un rempart contre le réchauffement climatique et lutter contre la déforestation, avec un vaste projet "vert".

Résultat de recherche d'images pour "cocody angré 8eme tranche"En Côte d'Ivoire, la forêt jadis immense se réduit comme une peau de chagrin: sa surface a été divisée par huit en un demi-siècle, passant de 16,5 millions d'hectares au moment de l'indépendance en 1960 à deux millions d'hectares aujourd'hui, selon les chiffres officiels. Elle occupe désormais moins de 13% du territoire national contre 78% auparavant.

Or, la disparition des forêts entraîne des dérèglements climatiques en provoquant une baisse des précipitations, pourtant essentielles à la bonne culture du cacao, dans un pays qui en est le premier producteur mondial.

Fort de ce constat, la commune de Cocody, qui abrite la résidence officielle du président ivoirien Alassane Ouattara, celles de la plupart des ambassadeurs et l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, la principale de Côte d'Ivoire, veut donner l'exemple.

"Cocody Commune verte" se veut projet pilote, les Ivoiriens cherchant une solution nationale au réchauffement climatique.

"Il faut d'ici à 2030 verdir Cocody en plantant deux millions d'arbres", explique à l'AFP le maire Mathias N'Gouan Aka, qui veut "séquestrer le CO2".

"Amoureux de la nature et féru d'astrologie", il est lui-même propriétaire, hors de sa commune, de nombreuses plantations de palmiers, d'hévéas et d'ananas.

'Vieux tacots'

Le projet a débuté par la plantation de 1.500 arbres le long d'un grand boulevard jouxtant l'Ecole nationale d'Administration (ENA). La commune s'est aussi lancée dans la réhabilitation d'une dizaine d'espaces verts, dont les 15 kilomètres de terre-plein d'un autre grand axe d'Abidjan, l'un des plus importants de la ville.

Au programme également, la plantation prochaine de palétuviers sur 30 kilomètres de berges de la célèbre lagune d'Abidjan, afin de reconstituer une végétation de mangroves en voie de disparition.

Cocody compte aussi se débarrasser de 5.000 taxis, des "vieux tacots qui occasionnent une forte pollution" dans cette cité résidentielle de 192 km2 qui abrite notamment l'hôtel Ivoire, le plus grand du pays, et le principal hôpital, le Centre hospitalier universitaire (CHU).

Le projet prévoit enfin l'abandon du charbon de bois au profit du méthanol dans ce quartier où le tiers de la population vit avec moins d'un dollar par jour, selon une étude de la Banque mondiale. Et ce, en subventionnant le méthanol, obtenu à partir de résidus de canne à sucre, dont la Côte d'Ivoire est l'un des premiers producteurs ouest-africains.

L'utilisation du méthanol est également censée réduire les maladies cardiaques et vasculaires liées à l'inhalation des fumées de charbon.

Financement ?

Ses concepteurs estiment que le projet va coûter au total 138 milliards de FCFA (environ 210,5 millions d'euros). Il est censé générer 100.000 emplois directs et 400.000 emplois indirects d'ici à 2030. La commune prévoit une contribution de quatre milliards de FCFA (6,1 millions d'euros).

Il faut donc attirer d'autres financements, explique Charles Koffi qui pilote le projet, ancien ambassadeur de la Côte d'Ivoire aux Etats-Unis et directeur de cabinet du maire. Il a été présenté à la COP22, le rendez-vous mondial sur le climat qui s'est déroulé à la mi-novembre 2016 au Maroc, à Marrakech. Le maire affirme que "ce projet novateur" a notamment séduit la ministre française de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal. "A la fin du projet, 58 milliards de tonnes de carbone seront séquestrées", s'enthousiasme le maire. "C'est beaucoup d'argent" si l'on convertit en "crédit carbone", car "la tonne (de carbone) a un prix". Avec AFP

A lire aussi / Les chocolatiers s'unissent contre la déforestation

Douze des plus importantes entreprises de la filière cacao travaillent sur un vaste programme commun pour mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts dans la chaîne d'approvisionnement mondiale. Ce projet est une première dans ce secteur industriel. Des sociétés comme Nestlé, Olam, Ferrero, Mars ou encore Cémoi, ont annoncé qu'elles présenteraient ce programme en novembre à la COP 23. La Côte d'Ivoire et le Ghana, premiers producteurs de cacao dans le monde, en seront les premiers bénéficiaires. Les investissements s'élèveront à plusieurs centaines de millions de dollars et les industriels vont devoir trouver des partenaires financiers au sein de la communauté internationale pour les aider. Un enjeu de taille alors que la consommation mondiale annuelle de cacao s'élève à 3 millions de tonnes.

Le plan d'action prévoit des investissements accrus pour améliorer la gestion de l'environnement et protéger les forêts. Un effort particulier est attendu pour augmenter le rendement des plantations et permettre de cultiver davantage sur des zones plus petites.

Richard Scobey préside la FMC, la Fondation mondiale du cacao, qui représente les plus grosses entreprises du secteur. « L'approvisionnement futur dépend d'une production plus durable en terme social et écologique. Si les petits producteurs n'obtiennent pas un revenu stable avec des plantations au rendement plus élevé, ils quitteront le secteur, analyse-t-il. Les entreprises ont aussi pris conscience qu'elles devaient contribuer à la lutte contre le changement climatique. Tout cela nécessite d'investir aujourd'hui. »

Selon l'organisation Mighty Earth, le taux de déforestation en Côte d'Ivoire et au Ghana est deux à trois fois plus élevé qu'ailleurs dans la région.

Etelle Higonnet est directrice de campagne. Elle attend plus des industriels. « La Côte d’Ivoire et le Ghana sont en pleine crise existentielle pour leurs forêts. On ne peut pas avoir des solutions à moitié, des solutions lentes, non, il faut avoir des solutions radicales et rapides, estime-t-elle. La demande grimpe de 2 à 5% chaque année. Le monde adore le chocolat. Tout le monde aime le chocolat ! Moi, j’aime le chocolat ! Les plus grandes compagnies s’en mettent plein les poches, elles ont bien assez d’argent pour protéger l’environnement et leurs travailleurs. »

La solution la plus efficace, selon elle : accorder aux forêts le statut juridique de parcs nationaux. Un statut qui protège beaucoup mieux contre les ravages de l'agrobusiness.

 

 

CIV/ Eaux et Forêts: Dakoury Tabley annonce de nouvelles dispositions

Ainsi, pour le nouveau découpage géographique, le nombre de directions régionales qui, auparavant, était de 12, va passer à 31. Les directions départementales à 106, les postes frontières à 197. On note également la suppression des cantonnements forestiers.Eaux et Forêts: Dakoury Tabley annonce de nouvelles dispositions Louis-André Dakoury Tabley, ministre des Eaux et Forêts a terminé sa série de rencontres de moralisation et de normalisation du secteur des eaux et forêts, le 4 août 2016, à San Pedro. Recevant pour cette fin de tournée les directions régionales de San Pedro et de Gagnoa, à la grande salle de réunion d'un l’hôtel de San Pedro, le ministre a dégagé les grandes lignes de la politique générale en vue d’une redynamisation du secteur. Il a également annoncé certaines dispositions.

Selon le premier responsable de ce département ministériel, il y avait un dysfonctionnement. « Quand je suis arrivé au ministère des Eaux et Forêts, je me suis rendu compte qu’il y avait un dysfonctionnement au niveau des hommes. Ils travaillaient sur un dispositif administratif qui n’était pas adéquat. C’est pourquoi, nous avons décidé de normaliser les directions régionales pour une grande efficacité », a-t-il dit. Ainsi, pour le nouveau découpage géographique, le nombre de directions régionales qui, auparavant, était de 12, va passer à 31. Les directions départementales à 106, les postes frontières à 197. On note également la suppression des cantonnements forestiers.

Le ministre, tout en rappelant les missions premières de son département qui sont la protection de l’eau, la forêt et la faune, a signifié que ces trois secteurs étaient dirigés par une seule direction générale. Elle était donc lourde et inopérante, selon lui. Désormais, il y aura, dit-il, une direction pour les eaux, une pour la forêt et une autre pour la faune.  « Les espaces à gérer sont trop grands. Le ratio est immense. On parle au niveau de la Sodefor, d’un agent pour 5000 hectares, cela est surréaliste. Il était donc nécessaire de faire un maillage plus important du territoire, pour une meilleure surveillance et un aménagement du secteur mieux maîtrisé », argue-t-il.

Parlant de la moralisation du secteur, Louis-André Dacoury Tabley a appelé ses collaborateurs à un changement de mentalité. « Je vous invite à un changement de mentalité. Il faut se mettre au service des eaux et forêts et non à son propre service », a-t-il exhorté. Il a profité de cette occasion pour évoquer le plan de carrière des agents. Avant d’afficher sa satisfaction pour cette tournée qui lui a permis d’échanger avec ses collaborateurs.

Martial Detchi  Correspondant régional http://fratmat.info

Vidéo / CIV- Le ministre des Eaux et Forêts, Louis-André Dacoury-Tabley compte lutter efficacement contre la fraude dans l’exploitation forestière.

C’est dans ce cadre qu’il a ordonné hier la fermeture de la société Thanry, située à Danané. En effet dans une des annexes de ladite société, des milliers de grumes, coupés frauduleusement ont été découvertes. En attendant donc que les enquêtes diligentées situent l’ampleur de la fraude et la suite judiciaire à donner, cette entreprise restera fermée jusqu’à nouvel ordre. Selon une note du ministère des Eaux et Forêts, c’est l’une des plus importantes fraudes dans l’exploitation forestière jamais réalisées en Côte d’Ivoire. Cet exploit est à l’actif de l’unité spéciale d’intervention créée il y a à peine un mois par ledit ministère pour lutter contre les maux qui gangrènent ce département. Notamment la fraude et la corruption.

Le lieutenant Traoré, chef de l’équipe de l’unité spéciale d’intervention qui a découvert la fraude, a indiqué , selon la note, que les bois ne sont pas marqués au fer comportant le numéro du marteau de la société sur leur lieu d’exploitation, conformément à l’usage en matière d’exploitation forestière, mais à la peinture .Il a également fait savoir que le marquage se fait, une fois acheminés sur le parc à bois de la société, avec de la peinture pour tromper la vigilance des services de l’administration forestière. Ainsi, est-il difficile de faire une traçabilité du bois coupé. C’est donc une fraude sur l’exploitation forestière d’une grande ampleur réalisée par la société Thanry, une des plus grandes et plus anciennes sociétés industrielles du bois installées en Côte d’Ivoire.

Il convient de noter qu’après Danané, plusieurs tonnes de bois scié et de billons de teck qui devaient être convoyées vers le Burkina Faso ont été saisies à Yamoussoukro par la direction régionale des Eaux et Forêts ainsi que des tonnes de planches et de chevrons frauduleux saisies à Toumodi. C’est pour mettre fin à cette fraude dans l’exploitation forestière qui fait perdre à l’Etat de Côte d’Ivoire plus de 22 milliards de FCFA que le ministre Louis-André Dakoury-Tabley s’est engagé à assainir le secteur des Eaux et Forêts.

Rosemonde Kouadio / Publié par | Le Quotidien d’Abidjan

CIV/ Secteur agricole: la Banque mondiale décaisse plus 4 milliards Fcfa pour Soubré

Dans le cadre du Projet d’appui au secteur agricole en Côte d’Ivoire de la Banque mondiale (Psac), la région de Soubré a bénéficié de plus de 4 milliards Fcfa, selon le directeur des Opérations de la banque pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Burkina Faso et la Guinée, Pierre Laporte. Lors d’une visite pour s’enquérir des réalisations des projets d’infrastructures appuyées par la Banque mondiale dans les régions du Gbêkê, du Bélier, du Nawa et du Bas-Sassandra du 6 au 8 avril.

« Globalement, le Psac a injecté dans cette région plus de 4 milliards de Fcfa pour la réhabilitation et l’entretien des routes rurales et de dessertes agricoles, le co-financement de projets socio-économiques, l’appui à la formation des producteurs aux bonnes pratiques agricoles, le renforcement de la lutte contre les maladies du cacaoyer et l’accès au matériel végétal amélioré pour la replantation de 20 000 hectares de vergers cacaoyers », a déclaré Pierre Laporte. Saluant à cet effet les coordonnateurs des projets Prici et du Psac ainsi que leurs équipes et tous les partenaires impliqués dans l’exécution des travaux. Sans oublier les responsables des projets sous financement Banque mondiale "qui font de l’obligation des résultats leur principe directeur", dit-il.

Pour le directeur des opérations, "cette visite a pour objectif de prendre langue avec le pays-profond pour écouter et échanger sur la meilleure manière d’avancer l’agenda du développement. Et aussi une opportunité d’évaluer l’impact des investissements que le groupe de la Banque mondiale et l’État de Côte d’Ivoire ont réalisé dans ces zones".

L’ancien directeur de la Banque centrale des îles Seychelles a aussi passé en revue les installations portuaires de San Pedro et les unités industrielles de transformations. Il s'est dit satisfait de l’impact des investissements que le groupe de la Banque mondiale et l’État de Côte d’ivoire ont réalisé pour le bien-être des populations en matière d’accès aux services de base comme l’assainissement, l’eau potable, les routes, l’éducation et l’Emploi. En somme, les investissements dans cette zone s’élèvent à plus de 12,7 milliards de Fcfa au bénéfice de près de 170 000 habitants, a indiqué Pierre Laporte.

Kamagaté Issouf/(Fraternité Matin 13/04/16)

 

Anne Ouloto compte éradiquer l’insalubrité et l’indiscipline en Côte d’Ivoire

Abidjan- La ministre de la Salubrité urbaine et de l’Assainissement, Anne Désirée Ouloto, a décidé d’en finir avec l’insalubrité et l’indiscipline en Côte d’Ivoire, n’hésitant pas chaque fois que le besoin s’est fait sentir, de s’arrêter ici et là pour inviter les populations à un changement de comportement et au respect des règles d’hygiène.

Le 15 février dès 7H30′, « Dame propreté » a mis le cap sur le centre de groupage  de Port-Bouët en vue de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Ensuite, l’escorte de la ministre a pris le chemin de Bonoua pour visiter deux autres sites de gestions de déchets ménagers. Chemin faisant, Mme Ouloto n’a pas hésité à faire un détour au niveau de l’axe Adjouffou-Bassam pour sermonner un pseudo syndicat qui s’est arrogé le droit de stationner des minicars et de contrôler des véhicules, tout en distribuant des billets de passage, le long de la plage qui a été dégagée.

« Avez-vous une autorisation pour stationner ici ? Cette voie mène à Grand-Bassam, une ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. La voie doit être dégagée et vous vous arrêtez ici pour occuper l’autoroute. Messieurs, vous devez avoir un modèle de fonctionnement de l’Ivoirien nouveau, du transporteur nouveau qui rentre dans le cadre de la vision du Président de la République », a-telle fait savoir à ces syndicalistes hagards, tout en insistant auprès de sa délégation qu’il est impérieux de balayer ces plages qui font triste mine avec les ordures qui jonchent ça et là.

Anne Ouloto visite les centres de groupage de Bonoua, le 15 février 2016

Puis, la ministre a repris son bâton de pèlerin, visité  les deux centres de groupage de Bonoua d’une superficie de 70 m² , ouverts en juillet 2015 et construits chacun à hauteur de cinq millions de francs CFA avec l’aide de l’ambassade de Suisse et du Fonds de financement des programmes de salubrité urbaine (FFPSU). Elle a félicité les autorités locales, tout en les invitant au tri des ordures au sein de ces sites et en prêtant attention aux doléances du maire Téké Norbert. Ce dernier a souligné la nécessité de la construction d’autres édifices de groupage d’ordures, ainsi que le besoin d’avoir des tracteurs, des bacs et la mise en place d’une décharge améliorée dans sa commune.

Satisfaite, Mme Ouloto a pris le chemin de retour à Abidjan mais a dû s’arrêter à la décharge de Bassam au carrefour Mondoukou en vue d’inviter au changement de comportement, dame Adjaratou Coulibaly qui pensait agir en honnête citoyenne en salissant une partie de la voirie avec ses bouteilles, sacs et autres objets en piteux état qu’elle récupérait en vue de les revendre.

« Nous avons pris la pleine mesure de l’urgence avec laquelle nous devons traiter certaines questions notamment la lutte contre l’insalubrité. La question de la propreté doit être une priorité pour les Ivoiriens. Notre cadre de vie n’est pas du tout propre. Nous devons très rapidement nous engager tous à faire en sorte que nos villes soient propres », a-telle insisté, avant d’accoster au même endroit le propriétaire d’un convoi de plusieurs camions de sable fin non couverts. Ce dernier a vite fait de s’exécuter en couvrant le contenu de ses engins.

Un centre de groupage de Bonoua, le 15 février 2016 (AIP) amak/cmas

Abidjan (AIP)- La deuxième édition de la plate-forme d’échanges « Les Rendez-vous de la famille » se tiendra jeudi à 16 heures  au palais de la culture à Treichville autour du thème « L’Ivoirien nouveau pour une Côte d’Ivoire émergente : Quel rôle pour la Famille » avec  pour invité le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan. En prélude à cet événement initié par le ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant  en collaboration avec la Commission nationale de la Famille, La ministre Anne Ouloto a accordé une interview à l’AIP pour en situer les enjeux.

AIP: Madame la ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant,  quel est l’objectif visé par la plateforme d’échanges « Les Rendez-vous de la famille »?

Anne Ouloto: Le ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, a initié cette plate-forme d’échanges dénommée « Les Rendez-vous de la famille » en liaison avec la Commission nationale de la famille (CNF) dans le but est de promouvoir les valeurs familiales et républicaines inhérentes à l’édification d’une société ivoirienne émergente et forte de type nouveau, c’est donc un cadre d’échanges et de discussions qui donne l’opportunité à une personnalité étatique d’exposer la vision du Gouvernement sur un thème lié à la politique nationale en faveur des familles.

AIP: Selon vous pourquoi les familles doivent-elles s’intéresser  à cette tribune d’échanges ?

Anne Ouloto: La famille, cellule de base de la société est le creuset d’amour et d’unité, le cadre privilégié de transmission des   valeurs fondamentales de la vie en communauté. Il est donc important que, pour bien jouer ce rôle, la famille soit au fait des sujets la concernant.

Cette plate-forme donne donc l’occasion aux familles de s’instruire sur les politiques nationales qui les touchent. Les échanges qui suivent les communications des orateurs constituent pour les familles une opportunité de cerner les contours des thèmes abordés en vue de mieux remplir leur responsabilité.

AIP: Pourquoi avez-vous choisi pour la deuxième édition de cette tribune le thème « L’Ivoirien nouveau pour une Côte d’Ivoire émergente : Quel rôle pour la famille »?

Anne Ouloto: A l’occasion de la cérémonie solennelle de sa  prestation   de serment,   le   mercredi   28   octobre   dernier  le Président de la république a   déclaré   vouloir faire de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020, un   pays   émergent,   une   nation réconciliée   avec   elle-même   et   avec   les   autres nations.   Une   Côte   d’Ivoire rassemblée   autour des   valeurs   républicaines.   Un   Etat moderne, respectueux   de   l’indépendance   de   la justice, qui   luttera   contre   l’impunité   et   assurera la promotion du mérite et de la compétence.

Cet engagement fort du Chef de l’Etat est un appel solennel à bâtir « Un ivoirien nouveau ». Le thème de cette 2ème édition des « Rendez-vous de la famille » va nous permettre d’échanger avec les familles pour une meilleure  compréhension   et   une   totale   adhésion   au concept de l’Ivoirien nouveau et mobiliser les familles autour des défis de l’Ivoirien nouveau pour l’atteinte de l’émergence.

AIP: Quel rapport y a-t-il entre famille et cette ambition d’un « Ivoirien nouveau »?

Anne Ouloto: La famille constitue l’épine dorsale de cette nouvelle vision du Président de la République. Nous   ne   pouvons   avoir   l’Ivoirien   nouveau   sans   des   familles   fortes, organisées, unies. La famille est en effet l’entité, la cellule indispensable à l’avènement de l’Ivoirien nouveau, bâtisseur de la Côte d’Ivoire émergente. Il   est   donc   nécessaire   de   mettre   les   familles   au   cœur   de   toutes   nos politiques, afin de les rendre fortes et stables. Elles seront alors à même de relever le défi de l’Ivoirien nouveau.

AIP: Pourquoi avez-vous  choisi comme invité le Premier ministre Daniel Kablan Duncan ?

Anne Ouloto: Qui mieux que M. le Premier ministre, plus proche collaborateur du Président de la République, l’initiateur de ce concept,  peut-il nous instruire la dessus. Nous pensons qu’il est la personne la mieux indiquée, non seulement pour donner des orientations et des directives précises au gouvernement chargé de traduire en réalité la vision du Président de la République mais aussi pour éclairer les familles sur leurs rôles dans l’édification de l’Ivoirien nouveau.

Interview réalisée par Akoua Marie-Ange

akn/ask

BABICAR, Faisons le trajet ensemble !

BABICAR, le covoiturage à l’ivoirienne

Voyager d’Abidjan vers l’intérieur du pays, effectuer ses trajets domicile – travail sans tracasseries dans la convivialité et en bonne compagnie, tout ceci à faible coût et avec le respect de l’environnement,

C’est aujourd’hui possible en Côte d’Ivoire grâce à BABICAR, un nouveau service créé par la start-up ivoirienne INNOV CONSULTING GROUP, spécialisée dans le conseil et la conduite de l’innovation.

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BABICAR vous permet en tant que passager de réserver facilement votre place en ligne et voyager moins cher, en toute confiance, même en dernière minute ; ou en tant que conducteur de partager vos frais en prenant des passagers sympas lors de vos trajets en voiture.

C’est donc économique, convivial, sécurisant et respectueux de l’environnement. Tout le monde y gagne !

 BABICAR, comment ça marche ?

1- Propriétaire de véhicule ou pas, tout le monde peut avoir son profil BABICAR. Pour cela, rendez-vous sur le site www.babicar.net

 

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Votre identité, une photographie et les caractéristiques du véhicule sont quelques éléments qui permettent de garantir la sécurité des utilisateurs du service BABICAR.

 

BABICAR est la première plateforme de covoiturage en Côte d’Ivoire dont le but principal est de développer les notions de solidarité et d’entraide mutuelle dans le secteur des transports ivoiriens. En effet, BABICAR fonctionne comme une gare virtuelle donnant la possibilité aux voyageurs (conducteurs et passagers) d’effectuer ensemble un trajet en participant chacun aux frais.

 

 BABICAR, Faisons le trajet ensemble !

Côte d’Ivoire : 11 milliards FCFA pour démarrer l’aménagement de la Baie de Cocody

Urbanisme - Côte d'Ivoire : la très chère baie de Cocody / 137 milliards de francs CFA. C'est le montant qu'il faudra mobiliser pour faire de cette cité lagunaire un paradis. Alors que les travaux sont lancés, l'heure est aussi au calcul des coûts.

C'est l'un des grands projets du nouveau quinquennat du président Alassane Ouattara. La rénovation de la baie de Cocody qui, ces dernières années, avait perdu de sa superbe, envahie par la boue et les déchets. Le projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody a été mis sur la table en 2014 avec pour ambition d'apporter une solution définitive au problème d'inondation au carrefour de l'Indénié et à la fluidité du trafic routier. Le Premier ministre a procédé ce lundi 18 janvier au lancement de la première phase de ce chantier.

Une première phase estimée à 11 milliards de francs CFA / Le coût de la première phase des travaux est estimé à 11 milliards de francs CFA. Elle va durer neuf mois. Cette phase est constituée du dragage complémentaire du fond lagunaire et du chenal artificiel, de la réalisation d'un remblai hydraulique des berges et de la baie avec du sable propre issu des opérations de dragage, de la stabilisation des berges du chenal et de la réalisation de la plateforme de la marina. Le ministre du Tourisme, Roger Kacou, représentant le ministre des Infrastructures économiques, maître d'ouvrage, a pour sa part annoncé que le projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody ambitionnait d'apporter une solution définitive au problème d'inondation au carrefour de l'Indénié et à la fluidité du trafic routier. « Il sera réalisé dans le cadre de la coopération ivoiro-marocaine et le coût total des travaux de réhabilitation de la baie est estimé à 137 milliards de francs CFA, dont 37 milliards ont été déjà mobilisés par l'État de Côte d'Ivoire, avec l'appui de ses principaux partenaires », a-t-il ajouté. Le gouvernement ivoirien a reçu l'appui de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD) et de l'Agence française de développement (AFD) pour le financement de la première phase du projet. L'ensemble de ces aménagements est réalisé dans le cadre de la coopération ivoiro-marocaine. D'ailleurs, en juin 2015, quatre conventions d'un montant de 100 milliards de francs CFA avaient été signées entre l'État ivoirien et le royaume du Maroc à travers son bureau d'ingénieurs-conseils et d'expertise MarchicaMed pour le financement des autres phases du projet de sauvetage et de valorisation de la baie de Cocody. Preuve en est du dynamisme affiché de leur coopération, les échanges entre la Côte d'Ivoire et le Maroc sont passés de 85,59 milliards de francs CFA en 2014 à 121,92 milliards de francs CFA en 2015.

Le retour du « paradis d'Abidjan » / Après la première phase, ce sont les infrastructures de classe internationale qui ont un coût de 100 milliards de francs CFA. Il s'agira alors de transformer la baie de Cocody en paradis du tourisme écologique. Avec l'aménagement, entre autres, du viaduc reliant Cocody au Plateau, de la marina avec les bateaux de plaisance, la Maison ivoire (magasins, restaurants, espace détente…), l'espace aménagé allant du pont De-Gaule à la baie de Cocody, etc. S'exprimant, lors du lancement des travaux, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a souligné : « L'impact positif de ces travaux sur le quotidien des populations sera indéniable, permettant ainsi à tous de bénéficier des bienfaits de l'émergence de la Côte d'Ivoire. » Une promesse que tous les Ivoiriens espèrent voir se réaliser rapidement.

Par Joséphine Johnson (Le Point 20/01/16)

Les travaux d’aménagement de la « Baie de Cocody », appelée à devenir la vitrine d’Abidjan, ont démarré ce lundi avec une première phase d’un coût de 11 milliards FCFA, soit 16,77 millions d’euros.

Le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a procédé ce 18 janvier au lancement de la première phase des travaux d’aménagement et de valorisation de la Baie de Cocody, en présence de Saïd Zarrou, le président du directoire de Marchica Med, la société publique marocaine qui conduit les travaux.

D’un coût de 11 milliards FCFA, soit 16,77 millions d’euros, cette étape du projet va porter notamment, durant les neuf prochains mois, sur le dragage du fond lagunaire et du chenal artificiel, la réalisation d’un remblai hydraulique des berges de la baie ainsi que la réalisation de la plateforme prévue pour la Marina abidjanaise.

Cette étape matérialise le démarrage effectif de ce qui sera d’ici 2019 « la nouvelle carte postale de la ville d’Abidjan » s’est réjoui le Premier ministre ivoirien. A terme, cet espace bordant la lagune Ebrié qui fend en deux la capitale économique ivoirienne et sert de frontière naturelle entre la commune huppée de Cocody et le quartier des affaires, le Plateau, va abriter un ensemble d’infrastructures urbaines qui viendront redorer le blason de la capitale économique ivoirienne, qui portera ainsi avec plus de fierté la couronne de « Perle des lagunes ».

L’aménagement final tel que prévu par Marchica Med prévoit la réalisation d’infrastructures routières, d’un parc urbain, des équipements sportifs, ludiques et commerciaux, a indiqué Said Zarrou. De façon plus détaillée, l’on y notera un viaduc pour relier les communes de Cocody et Plateau, un espace aménagé allant du Pont De Gaulle à la baie de Cocody pour les promenades et le sport, un parc urbain pour la détente, une Marina avec bateaux de plaisance.

Evalué à un coût global de 100 milliards FCFA, soit 152 millions d’euros, le projet a été dévoilé pour la première fois le 3 juin dernier lors de la visite du roi Mohamed VI en Côte d’Ivoire, en présence du président ivoirien Alassane Ouattara.

JEAN-MERMOZ KONANDI (Financial Afrik 20/01/16)

 

Une loi d’orientation agricole pour assurer une croissance agricole durable en Côte d’Ivoire & Travail d’enfants en Côte d’Ivoire: Nestlé à nouveau dans le viseur

L’admission, en 2015, de la Côte d’Ivoire au MCC, symbole d’un pays en « plein essor »

Le gouvernement ivoirien a engagé, sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, diverses réformes économiques depuis 2011 qui ont abouti à l’admission, à la mi-décembre 2015, du pays au programme compact du Millenium Challenge corporation (MCC).

La restauration de la stabilité macro-économique et l’assainissement de la gestion des finances publiques

Le programme MCC est le fruit d’ »une amélioration significative » du gouvernement ivoirien dans la lutte contre la corruption, de la bonne gouvernance, ainsi que le retour des investissements dans les ressources humaines et la liberté économique.

L’admission de la Côte d’Ivoire au MCC lui permet de disposer, sur cinq ans, de près de 300 milliards de FCFA qui seront investis dans divers domaines socioéconomiques.

Les réformes et les actions engagées par le gouvernement ont également redonné confiance aux investisseurs étrangers. Et ce, à travers le premier appel au fonds islamique lancé par l’Etat de Côte d’Ivoire, pour un montant attendu de 150 milliards de francs CFA.

Auparavant, la Côte d’Ivoire a réalisé son second Eurobond, pour un montant de 500 milliards de francs CFA. A cela, il faut ajouter la poursuite et le prolongement du programme économique et financier du Fonds monétaire international (FMI), avec un premier appui budgétaire, d’un montant de 40,1 milliards de francs CFA, reçu le 05 juin 2015. D’autres réformes, principalement dans le secteur agricole, ont également permis à la Côte d’Ivoire de se repositionner dans plusieurs domaines agricoles.

Une loi d’orientation agricole pour assurer une croissance agricole durable en Côte d’Ivoire

Par ailleurs, une loi pour garantir la cohérence des actions dans le secteur agricole a été adoptée par les députés ivoiriens, tout comme l’harmonisation entre les lois existantes et les réformes et stratégies agricoles sont à prendre en compte au titre des avancées enregistrées au titre de l’année 2015. Il faut aussi signaler le statut juridique de l’agriculteur qui est désormais reconnu ainsi que les exploitations familiales et les entreprises agricoles.

Les réformes des filières coton-anacarde et café-cacao ont d’ailleurs valu à la Côte d’Ivoire la position de premier pays exportateur mondial de noix de cajou avec une production de 625 000 T de noix de cajou en 2015, pour une recette d’exportation de quelque 337 milliards de francs CFA.

Au niveau du cacao, un prix record de 1000 FCFA/kg bord champ, au titre de la campagne 2015-2016, a été franchi avec une prévision de production de 1,8 millions de tonnes. En revanche, pour le café, le pays a remonté son classement en devenant le 3ème exportateur mondial et premier au niveau africain.

Pour la valorisation du secteur agricole, le gouvernement a renoué avec le salon de l’agriculture et des ressources animales (SARA). Après celles de 1997 et 1999, la troisième édition, en 2015, a mobilisé 12 pays, 607 entreprises et organisations exposantes et 371 stands. Le salon a été également une occasion d’échanges et de partages d’expériences sur les grands défis de développement du secteur de l’agriculture ainsi que la promotion du savoir-faire (techniques et technologiques) et la richesse des produits locaux et internationaux, sans oublier la stimulation des partenariats sous-régionaux et internationaux à investir dans l’agriculture ivoirienne.

L’année 2015 a été aussi marquée par l’inauguration de nombreux ouvrages

En début d’année, le chef de l’Etat a procédé à l’inauguration de la station d’eau potable, à Bonoua, d’un coût de réalisation de 59 milliards francs CFA, pour alimenter les villes de Bonoua, Grand-Bassam et d’Abidjan, réduisant ainsi le déficit d’approvisionnement en eau. Cet ouvrage, doté d’un réseau de 124 km de canalisation qui part de Bonoua aux châteaux d’eau de Koumassi et de Vridi, a une capacité de propulsion de 80.000 m3 d’eau.

Le Président Alassane Ouattara a procédé également, en juillet, à l’inauguration de la première turbine à vapeur pour la production d’électricité installée sur le site de la centrale thermique d’Azito, dans la commune de Yopougon, pour un coût d’investissement de 615 millions de dollars américains, soit environ 307,5 milliards de francs CFA. Avec la mise en marche de cette turbine, la capacité de production énergétique de la Côte d’Ivoire passe à 1772 Mw à 1900 Mw fin 2015. Avec la mise en route d’une autre phase de CIPREL, la puissance de production d’électricité du pays passera à 2100 Mw en 2016 et à 4000 Mw en 2020.

Au mois de septembre, le chef de l’Etat ivoirien a ouvert l’autoroute reliant Abidjan à Grand-Bassam, longue de plus de 42 km, et qui a coûté environ 64 milliards de francs CFA pour sa construction.

Octobre, après 43 ans d’attente, le Pont de Béoumi (Nord d’Abidjan) a été inauguré par le Président Alassane Ouattara. D’un coût de 8, 6 milliards francs CFA, ce pont a été réalisé grâce au financement de la France à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D). Un autre ouvrage, sur le Kan, a été également inauguré par le président ivoirien, le même jour. Long de 94 m, ce pont a coûté 3,8 milliards francs CFA.

D’autres ouvrages réalisés depuis l’accession du Président Alassane Ouattara à la magistrature suprême ont été soit lancés, soit en cours de réalisation. C’est le cas, en juillet, du lancement officiel, par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, des travaux de modernisation du port de pêche. Ce projet qui comprend deux phases, porte sur la construction d’un môle de 450 m de long sur 160 m de large, et de la création de terrains industriels, à partir de la darse actuelle. Ces travaux, d’un coût global de 28,625 milliards francs CFA, seront livrés en mai 2016.

Il a été également procédé au lancement des travaux d’élargissement/approfondissement du canal de Vridi, pour un coût de 151 milliards de francs CFA et devant durer 36 mois. Cet ouvrage vient renforcer la compétitivité du port autonome d’Abidjan (PAA)et offrira la possibilité au PAA et permettra au port d’accueillir les plus grands navires fréquentant les côtes africaines (jusqu’à 350 m de longueur avec 16 m de tirant d’eau). Il réduira aussi le temps d’attente de 10 H/jour en moyenne pour les navires.

Quant à la construction du second Terminal à conteneurs (TC2), son délai d’exécution est de 48 mois pour un financement de 409 milliards de francs CFA. A terme, le TC2 fera du PAA, le port le plus profond de la côte ouest africaine, et augmentera sa possibilité d’accueillir les plus grands porte-conteneurs mesurant jusqu’à 350 m de longueur avec 16 m de tirant d’eau. Sans compter l’accroissement de la capacité de manutention des conteneurs, soit de 1,2 million TEU/an à 3,7 millions TEU/an, l’augmentation du trafic en transbordement de 700 000 TEU/an à 2 millions TEU/an et la réduction du coût de manutention.

En outre, des projets structurants, des projets touchants le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication ont été aussi achevés.

A travers la fibre optique, connecter toutes les administrations du pays

C’est le cas du réseau numérique ivoirien, dénommé Backbone Est, à savoir la mise en service du réseau de haut débit de 622 km de fibre optique reliant Grand-Bassam à Bouna, qui a été lancé à fin novembre par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan.

Le projet backbone de l’Est qui est en réalité sa deuxième phase, vise à doter la Côte d’Ivoire de plus de 5000 km de fibre optique. Une fois achevé, ce projet permettra d’améliorer le système de communication en Côte d’Ivoire et surtout de garantir une connexion internet à haut débit.

(AIP)

A l’approche des fêtes, l’ONG Sum of Us relance une campagne vidéo contre Nestlé, visé aux Etats-Unis par une class action pour le travail forcé d’enfants en Côte d’Ivoire. En 24 heures, leur vidéo a été déjà été vues plus de 100.000 fois.

La face cachée du chocolat. Derrière certains produits industrialisés à base de cacao se cache une réalité peu reluisante, celle de l’exploitation d’enfants dans les champs de culture, notamment en Côte d’Ivoire. Dans ce pays, premier producteur mondial de cacao, de nombreux géants, dont Nestlé, s’approvisionnent auprès de fournisseurs locaux.

Or, certains de ces fournisseurs sont soupçonnés d’exploiter des enfants dans des conditions de travail effroyables. Mercredi, à la veille des fêtes de Noël, l’ONG Sum of Us a diffusé une vidéo visant directement Nestlé, et s'appuyant notamment sur des informations divulguées par un cabinet d’avocats américain, Hagens Berman. Ce cabinet juridique, spécialisé dans le droit des consommateurs, avait déposé une class action en septembre dernier visant Nestlé pour "importer des fèves de cacao produites par des fournisseurs exploitant des enfants, et pratiquant le trafic de mineurs".

La firme dément formellement les accusations

Le géant agroalimentaire avait déjà à l’époque formellement démenti ces accusations, et réagi via un communiqué, rediffusé via Twitter le 10 décembre dernier. "Le travail des enfants est une pratique inacceptable qui va à l’encontre de toutes nos valeurs et tous les principes du groupe Nestlé", peut-on lire dans ce texte, qui rappelle les différents engagements du groupe en faveur des enfants: "construction d’écoles, financement d’équipements scolaires, sensibilisation au problème auprès des communautés locales…" Contactée par BFMTV.com, la firme n'a pas souhaité réagir plus avant.

"Nestlé se contente de faire du cas par cas"

"Ce n'est que de la communication’", balaie un porte-parole de l’ONG Sum of Us, joint par BFMTV.com. “Nestlé fait le minimum. Ils se contentent de faire du cas par cas et d’améliorer le sort d'une poignée d'enfants. Or, ce phénomène concerne plus d’un million d’entre eux! Il est temps que Nestlé ne travaille véritablement plus qu’avec des producteurs décents, à travers des filières qui respectent les salariés, comme celles du commerce équitable".

En à peine plus de 24 heures, la vidéo mise en ligne par l'ONG Sum of Us comptabilise près de 104.000 vues. La pétition, qui avait été lancée en octobre dernier, approche, elle, des 100.000 signatures.

Près de 4.000 enfants sauvés depuis 2012

Entre 300.000 et un million d'enfants travaillent dans le cacao ivoirien, selon la fondation Initiative internationale pour le cacao (ICI), une organisation créée par l'industrie du chocolat pour lutter contre le travail des enfants dans la filière, qui souligne que cette notion recouvre une réalité complexe, allant d'une contribution occasionnelle à du travail forcé. Mais même quand il reste épisodique, le travail des mineurs reste extrêmement dangereux, insistent les associations impliquées dans la lutte contre ce phénomène.

Le 15 décembre dernier, la Côte d'Ivoire, qui s'est engagé depuis quelques années à éliminer ce "fléau", a présenté le bilan du Plan d'action de lutte contre les pires formes de travail des enfants (PFTE). Entre 2012 et 2014, près de 4.000 enfants "victimes de traite et d'exploitation" dans le secteur du cacao ivoirien "ont été retirés et pris en charge" par les autorités.

Alexandra GONZALEZ

Lire la suite : http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/travail-d-enfants-en-cote-d-ivoire-

 

Baie de Cocody: le Marocain Said Zarrou annonce un «joyau architectural» pour Abidjan «perle des lagunes»

Le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan a reçu, lundi , à Abidjan le président de la Société marocaine Marchica Med, Said Zarrou en charge de la mise en œuvre du projet d’aménagement et de rénovation de la baie de Cocody qui annonce un «joyau architectural» pour qu’Abidjan redevienne «perle des lagunes».L'homme d'affaires du royaume chérifien est venu s'enquérir de l'état d'avancement des travaux de rénovation de la Baie de Cocody, rapporte une note d'information transmise à APA dans la capitale économique ivoirienne. Selon, Said Zarrou cité par cette note, Abidjan retrouvera bientôt son appellation de « perle des lagunes », tant le « joyau architectural », une fois achevé, apportera un éclat à la capitale économique de la Côte d'Ivoire. Le projet d'aménagement et de valorisation de la Baie de Cocody a été lancé par le président Alassane Ouattara et le Roi Mohammed VI en visite à Abidjan en juin dernier. Il coûtera plus de 37 milliards de FCFA.

Côte d’ivoire-Maroc.Baie de cocody signature de la convention pour les travaux 5 juin 2015/ À l’occasion d’une visite du roi Mohammed VI à Abidjan, quatre conventions relatives au projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody ont été signées. D’un coût de 137 milliards de F CFA (209 millions d’euros) et d’une durée de quatre ans, il est piloté par un comité mixte ivoiro-marocain. Quatre protocoles d’accord relatifs au projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody, à Abidjan, ont été signés le mercredi 04 juin, en présence du président ivoirien Alassane Ouattara et du roi Mohammed VI, en visite officielle en Côte d’Ivoire. Le projet, qui s’étalera sur 4 ans, contient plusieurs volets relatifs à l’assainissement, au transport, aux infrastructures routières, au loisir et au tourisme.

Ce programme, d’un coût global estimé à 137 milliards de F CFA (208,8 millions d’euros), est piloté par un comité mixte ivoiro-marocain mis en place en janvier dernier. La première tranche de ce programme a nécessité 37 milliards de F CFA mobilisés par la Côte d’Ivoire. Elle porte sur la réhabilitation du collecteur principal et l’émission en mer des eaux usées du district d’Abidjan, la restauration de quatre barrages existants, la réalisation de quatre nouveaux barrages, la réhabilitation des canaux primaires de drainage, la réalisation des réseaux d’assainissement dans trois communes et le raccordement de 5000 ménages au réseau d’eaux usées, a révélé Pierre Dimba, le coordonnateur du projet d’urgence d’infrastructures urbaines (PUIUR), cité par l’agence officielle AIP.

cotedivoire-maroc-baie-de-cocody-signature-de-la-convention-pour-les-travaux-1 Protocoles

La phase principale du projet concernera la réalisation d’un barrage et d’ouvrages hydrauliques et maritimes, la construction d’infrastructures routières, d’ouvrages de franchissement et d’un viaduc haubané, ainsi que la réalisation d’une marina, d’un parc urbain et de promenades aménagées. Les quatre protocoles signés le 04 juin visent la réalisation de cette phase du projet, au coût initial estimé à 100 milliards de F CFA. Ils s’agit : d’un accord-cadre d’assistance à maîtrise d’ouvrage signé entre Marchica Med (l’agence chargée de l’aménagement du site lagunaire de Marchica dans le rif marocain) et le ministère ivoirien des Infrastructures économiques ; d’un protocole d’accord de mobilisation d’un financement prioritaire et d’un contrat de mandatement pour la structuration et le montage du financement de ce projet signés entre le gouvernement ivoirien et le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank ; et, finalement, d’une convention de partenariat entre le bureau d’études marocain Conseil ingénierie et développement (CID) et le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) ivoirien.

Source images : www.koffi-diabate.com  Source : economie.jeuneafrique.com

 

 

 

COP21: un accord historique pour sauver la planète/D'intenses négociations/Aide aux pays en développement/Entrée en vigueur en 2020...

A l'unanimité, l'accord sur le climat de Paris a été adopté par les 195 état participant à la COP21. Ce traité contraignant a pour but de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C.

C'est fait. Les délégations des 195 pays présentes à Paris ont adopté samedi, sous les applaudissements et les vivats, le premieraccord mondial concernant le climat. Une avancée sans précédent dans la lutte contre le réchauffement de la planète, source de dérèglements et de menaces croissantes pour l'homme et la nature. Le Premier ministre Manuel Valls a salué sur Twitter la conclusion de cet accord. 

"Je regarde la salle, je vois que la réaction est positive, je n'entends pas d'objection, l'accord de Paris pour le climat est adopté!", a dit le président de la COP21, Laurent Fabius, suscitant une standing ovation de plusieurs minutes, des embrassades, des cris de joie, dans toute la salle. 

François Hollande est monté à la tribune, a tenu la main de Ban Ki-moon et celle de Laurent Fabius, tandis que la responsable climat de l'ONU Christiana Figueres et la négociatrice en chef de la France Laurence Tubiana se donnaient une longue accolade. 

D'intenses négociations

Après d'intenses tractations pour conclure un accord devant donner une ampleur inédite à la lutte contre le réchauffement climatique, les délégations qui ont négocié jour et nuit sur la fin de la COP, se sont retrouvées à 17H30 en vue d'une adoption formelle du texte. Il n'y a pas eu de vote, le consensus étant requis dans le cadre de la Convention climat de l'ONU. 

Reflétant un sentiment partagé au sein des ONG, Greenpeace a estimé que le projet marque un "tournant" et relègue les énergies fossiles "du mauvais côté de l'Histoire". Il a pour objectif de contenir le réchauffement "bien en deçà de 2°C" et appelle à "poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°", par rapport à l'ère pré-industrielle. Un but plus ambitieux que les 2°C visés jusqu'à présent, et qui était réclamé ardemment par les pays les plus vulnérables. 

Aide aux pays en développement

L'aide aux pays en développement pour faire face au réchauffement, qui doit atteindre 100 milliards de dollars annuels en 2020, devra être "un plancher", appelé à être revu à la hausse, selon le projet. Il s'agit là d'une exigence de longue date des pays du Sud. L'objectif de parvenir en 2015 à un accord universel et contraignant a été fixé en 2011 à Durban (Afrique du Sud). Les discussions engagées ces dernières années ont culminé pendant deux semaines au Bourget, au nord de Paris. 

Après l'annonce de l'accord, François Hollande a annoncé qu'il proposerait aux "pays qui veulent aller plus vite" dans la lutte contre le changement climatique de revoir leurs engagements avant 2020.  

Lors du coup d'envoi de la COP21, 150 chefs d'Etat et de gouvernement étaient venus exprimer l'urgence à agir face à un phénomène qui touche en premier lieu les pays les plus pauvres, disposant de moins de moyens pour y faire face.  

Entrée en vigueur en 2020

L'emballement du mercure menace la production agricole, les ressources marines, les réserves en eau de nombreuses régions. Quant à la montée des océans, elle met en danger des Etats insulaires, comme les îles Kiribati, et des communautés côtières, au Bangladesh par exemple. 

Ce pacte, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre de réorienter l'économie mondiale vers un modèle à bas carbone. Une telle révolution implique un abandon progressif des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui dominent largement la production énergétique mondiale, un essor des énergies renouvelables, des économies d'énergies ou encore une protection accrue des forêts. 

 http://www.lexpress.fr/actualite

 

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