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En Côte d’Ivoire, le sulfureux coupé-décalé du ministre et de l’ambianceur Entre Hamed Bakayoko et DJ Arafat, star de la nuit, la fascination est réciproque.

De gauche à droite : Didier Drogba, DJ Arafat, Hamed Bakayoko et Ernest Adjovi, lors des Kora Awards, à Abidjan, le 30 décembre . La foule n’est plus qu’un grand cri suspendu. DJ Arafat gravit les marches qui le conduisent à la scène, sur des trompettes synthétiques de triomphe romain. Casquette blanche, chemise imprimée au visage du président Ouattara, le ministre d’Etat Hamed Bakayoko l’attend, les bras ouverts. Le parrain et son lieutenant. « C’est mon fils ! C’est mon fils ! » hurle le politicien. Joignant le geste à la parole, ce géant embarque le musicien sur son dos comme un enfant et tournoie dans l’air chaud. Dans cette scène primordiale d’adoubement patriarcal face à un public sidéré, dans cette vidéo de médiocre qualité qu’on trouve sur internet, quelque chose se joue pour le duo le plus baroque, le plus magnétique et le plus puissant de Côte d’Ivoire. Cette nuit encore, le ministre et son DJ font danser un pays entier. « L’âme de la nuit abidjanaise » Dans le quartier du Plateau, à Abidjan, le ministère de l’intérieur est une grande maison sans rythme. Les antichambres y sont nombreuses. Dans le bureau de la secrétaire, outre les fleurs pour son anniversaire, il y a un grand portrait dessiné du ministre d’Etat. Il n’est pas difficile de trouver des images d’Hamed Bakayoko, notamment sur sa page Facebook, où il pose en tenue de judoka, en short de footballeur, avec l’ancien président français Nicolas Sarkozy ou l’ex-premier ministre Manuel Valls, entouré de l’élite encagoulée de la police ivoirienne, mais aussi avec tout ce que la République compte de musiciens, de fêtards, de propriétaires de clubs et de figures du divertissement. Avant de devenir ministre de l’intérieur et de la sécurité en 2011, il a notamment dirigé Radio Nostalgie pour l’Afrique. « Il était l’âme de la nuit abidjanaise », dit de lui un vétéran des pistes de danse. En attendant que la porte matelassée s’ouvre, on discute avec son rendez-vous suivant. Des ambassadeurs du zouglou, l’un des deux styles musicaux les plus populaires en Côte d’IvOire :...

Mis à jour le 30.06.2017 à 07h45 /http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/29/en-cote-d-ivoire-le-sulfureux-coupe-decale-du-ministre-et-de-l-ambianceur_5152839_3212.html#wlCZRopkRaMF2Qlb.99

Aujourd’hui avec plus de 15 millions de vues de son titre à succès ‘’diplôme’’ sur Youtube, elle incarne selon certains observateurs de la scène culturelle ivoirienne, le nouveau porte-voix de la musique made in Côte d’Ivoire. Portrait.

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Promise à une carrière de haut fonctionnaire après des études supérieure en finance générale effectuée au cycle moyen de l’Ecole normale d’administration (ENA), l’artiste chanteuse ivoirienne Josey, de son vrai nom Josée Priscille Gnakro (27 ans) finira par opter pour la musique.

Résultat de recherche d'images pour "josey"Aujourd’hui avec plus de 15 millions de vues de son titre à succès ‘’diplôme’’ sur Youtube, elle incarne selon certains observateurs de la scène culturelle ivoirienne, le nouveau porte-voix de la musique made in Côte d’Ivoire. Portrait.

Entre le métier d’artiste chanteuse et celui de cadre de la fonction publique, ‘’c’est un choix de cœur que j’ai fait et je ne regrette pas, je l’assume. J’ai fait le cycle moyen, finance générale, à l’ENA. J’ai fini ma formation mais j’ai préféré me lancer dans ce que j’aime, la musique’’, aime répéter à qui veut l’entendre l’auteure de la célèbre satire sociale ‘’diplôme’’, un titre arrangé par le non moins célèbre David Tayorault qui caracole depuis sa sortie officielle en 2015 en tête des hit-parades du continent.

Née en 1990 à Abidjan, Josée Priscille Gnakro alias Josey se frotte au monde de la musique dès l’âge de 8 ans dans son église où elle chante en live. Conciliant études et musique en tant qu’interprète dans plusieurs cabarets et night-clubs de la capitale économique, Abidjan, elle finit par se faire remarquer du grand public en participant en 2012 au concours Castel Live Opéra, une émission de détection et de révélation des talents locaux diffusée dans plusieurs pays africains.

Avant son titre à succès ‘’diplôme’’, Josey avait déjà sorti un single intitulé ‘’on fait rien avec ça’’, et collaboré avec plusieurs artistes dont Kil’heur et Rikwane sur le titre ‘’chéri tu me saoules’’ et DJ Arafat sur le titre ‘’Koba’’. Elle a aussi travaillé en 2009 sur trois titres de l’animateur-chanteur Eric Didia, connu sous le pseudonyme de Robert Levy Provençal dit ‘’Roro’’.

Sa belle et chaude voix, sa carrure, ainsi que les thèmes qu’elle développe dans ses chansons vont faire dire à ses nombreux fans sur les réseaux sociaux qu’elle porte désormais sur ses épaules ‘’la lourde charge de défenseure des droits de la femme africaine’’.

Un compliment que la chanteuse a d’ailleurs l’habitude de prendre avec philosophie. ‘’Je n’ai rien contre les hommes au contraire je les aime bien. Et comme le dit l’adage, qui aime bien châtie bien. Je suis une artiste et décrier les tares de la société font partie de mes prérogatives’’ explique-t-elle.

Au fait, dans le tube ‘’diplôme’’, l’artiste se place en avocate de la femme africaine en fustigeant le comportement de certains hommes qui hésitent à officialiser leurs relations amoureuses. Cette thématique qui est d’ailleurs d’actualité dans plusieurs pays africains où le concubinage est considéré comme un fait social banal, fait de cette chanson l’hymne officiel des femmes africaines en attente depuis de longues années de se voir passer la bague au doigt.

CK/ls/APA

ON VA OÙ ? /Pire qu’une inquiétude, « On va où ? Par le Pr Sery Bailly

Telle est la question angoissée que nous pose le chanteur zouglou nommé Bloko. Son nom m’a fait penser à la margarine utilisée jadis par nos mères pour apprêter nos mets. Mais ce bloco s’écrivait avec un c. Aujourd’hui il semble que la margarine sert à faire passer des critiques.

Résultat de recherche d'images pour "le Pr Sery Bailly"Une interrogation plus ancienne disait « On est où là ? ». Elle est moins angoissée parce qu’elle porte sur un état, une situation. On cherche à se situer dans l’espace mais on est sûr de sa place dans le monde et de son équilibre. L’autre question nous prend aux tripes à cause de ce qu’on subit, en raison d’une épreuve qui menace de se prolonger.

« On va où ? » est une question qui questionne notre dynamisme qui nous parle d’émergence. Cette dernière, avec sa verticalité crée le vertige et non l’angoisse. Non seulement on ne roule pas « cadeau », comme dit Tonton Zéla, mais on semble rouler à tombeau ouvert, ou au mieux vers un mur ! On voit que l’angoisse porte sur la destination (On va où ?) mais en réalité elle renvoie d’abord aux modalités du voyage. On s’inquiète de tous les signes qui ne sont pas de bon augure.

Quatre caïmans d’Houphouët-Boigny meurent, dont le fameux « Comandant ». On s’en émeut au niveau national. Non pas pour les pauvres sauriens mais pour savoir ce que cela signifie pour notre avenir d’humains éburnéens. On va où, quand les caïmans de Nanan ne nous protègent plus ?

De l’expression les « jeunes gens », on est passé à celle qui parle d’« enfants ». Ainsi des putschistes, on est passé aux mutins. On va où ? demande le zouglouman.

Imaginatifs, les Ivoiriens ont transformé le sigle RHDP en RH Deux Pieds. Aujourd’hui, après les élections, cela se confirme. La suite devient angoissante parce qu’on se demande s’il n’évolue pas à cloche pied ! D’aucuns, véritables mauvais esprits, viennent dire, après les nominations dans l’armée, que nous avons une confirmation des deux pieds ! On va où ? Sommes-nous des bipèdes ? Cela saute aux yeux. Ou bien étions-nous des iules ainsi que Zadi nommait les mille-pattes ? Peut-être qu’en ramenant les pattes de mille à deux, on avancera plus vite. Incontestable ! Mais la question de Bloko demeure : On va où ?

Pire qu’une inquiétude, « On va où ? » exprime une angoisse de la castration (manque de pouvoir ou de puissance), d’inanition (manque de nourriture ou de ressources), ou du chaos (désordre permanent), comme dirait le psychanalyste Grobli Z.

Face à la question de Bloko, on observe qu’il y a trois réactions possibles. Ceux qui sont soulagés et euphoriques exultent en disant « Tout est bien qui … ». Même s’ils traduisent une pointe de doute, les points de suspension constituent une invitation à partager leur optimisme grâce à une culture partagée. On s’était égaré mais on a retrouvé le bon chemin. Certains, considérant le dénouement de la crise des mutins et de la grève des fonctionnaires, disent même que nous devons nous réjouir d’un « bel acte de réconciliation ».

Dans la position intermédiaire, ceux qui sont moyennement inquiets disent que les remous altèrent le climat social. Le temps était beau jusqu’à ce que des nuages viennent s’amonceler. La croisière se passait bien jusqu’à ce que le bateau vienne à tanguer. Ils sont lucides ou simplement diplomates. En se limitant aux douleurs présentes, ils n’ont pas à raconter l’histoire de la maladie.

Enfin il y a ceux qui mijotent dans leur angoisse. Selon eux le « On va où ? » de Bloko nous invite à scruter l’horizon ? Les remous ne viennent pas altérer mais révéler l’état de santé de la société, comme la fièvre fait sentir la maladie. Point n’est besoin de s’en prendre au thermomètre qui n’est qu’un indicateur de température. Ils ne veulent pas aller à l’hôpital des bien-portants, comme jadis disait Nanan.

Ils pensent qu’il est dérisoire de savoir si la crise est politique ou politisée. Si elle est sociétale, c’est plus angoissant. S’il y a du feu parce qu’il y a du gaz dans la maison, il ne suffit pas d’éteindre le feu. Toute nouvelle étincelle pourrait l’ébranler encore.

Quand la solidarité est en crise, aucun groupe ne sait ni ne veut savoir ce dont les autres souffrent. À chacun son comprimé, à chacun sa prime ! Ne fonctionne plus ni solidarité mécanique ni solidarité organique (Durkheim). Dans l’une on est les mêmes et on doit avoir la même chose. Dans l’autre, on est différents et complémentaires, mais chacun doit avoir sa part !

Les crises sans fin de la Guinée Bissau, fière à juste titre de sa première CAN, montrent que même une armée révolutionnaire ne se retire pas après la révolution. Il est vrai qu’en Chine, les descendants de Chu Teh se font discrets. On se plaint des mutins mais on célèbre les héros de la rébellion ! On s’excuse des désagréments de la mutinerie mais non pas de celles de la rébellion puisqu’elle ne saurait en avoir.

Voilà un débat dont notre société ne pourra faire l’économie. Si ce sont des héros, on doit publiquement les célébrer, les honorer et les rémunérer. S’ils n’en sont pas, on va où, on fait quoi ? Peut-on être héros d’une partie de la nation ? Si oui, on est quoi pour l’autre partie ? En tous les cas, la condamnation du recours aux armes pour revendiquer, comme toute loi, ne saurait être rétroactive !

Qu’on les appelle « jeunes gens » ou « enfants », on nous invite à leur pardonner ce qu’ils ont fait de « gênant ». Cela ne pose pas de problème. La question « On va où ? » pose le problème de la transition vers la démocratie. Il était déjà difficile de passer du parti unique à la démocratie, voici que nous devons démocratiser une rébellion, c’est-à-dire la digérer et l‘assimiler !

Les héros de celle-ci sont comme nous tous, des tonneaux de Danaïde. Nul ne réussira à les remplir car la vie est ainsi faite qu’on a toujours besoin d’inspirer et d’expirer. L’oxygène ou l’argent qui entre dans les poumons sort aussitôt du thorax ! Il en va de même des réservoirs des motos nouvellement acquises. De là des besoins sans fin et une dette infinie ! Et les grands microbes auront beau faire la morale aux petits microbes, ce sera en pure perte. Nous sommes tous des microbes se disputant le même organisme ! Pour s’en convaincre, on n’a pas besoin de microscope électronique !

Tous les partis politiques qui arrivent au pouvoir subiront la même épreuve : le ressentiment des militants de la première heure qui estiment au fond de leur conscience que leur militantisme est un investissement. Il s’agit d’améliorer la société mais aussi et surtout la condition personnelle.

Je pense aux esclaves porteurs des lourds colis des conquérants anglais que les résistants ashantis voulaient mobiliser pour leur cause. Ils interrogèrent : qu’est-ce que nous gagnons avec vous ? On leur a promis une société de liberté. Mais la liberté ne se mange pas et les richesses appartiennent aux familles nobles.

Le principe même des primes que Koul Madou questionne, relève de la même logique. De la prime de sang (en tant que frère, ce qui t’appartient m’appartient) à la prime professionnelle (complément comparable au sel ou au piment de nos sauces), on voit qu’elles ont une histoire (lignage ou accord avec l’Etat) et n’ont nul besoin de fondement objectif.

Au lieu de la solidarité nationale, ce sera celle à l’intérieur des factions. Surviendront des rivalités entre fractions de la nation : matriculés contre non matriculés, camarades de parti contre camarades grévistes, houphouétistes bon teint contre houphouétistes « tchatcho » etc.

Toute angoisse est un demi-hommage. On voit l’acquis mais on redoute que la bulle n’éclate. Les gens s’interrogent sans être encore soumis à la question. Or toute interrogation est subversive. Elle transforme les exploits en illusion tout en souhaitant qu’ils se confirment.

À nous de ne pas dramatiser le « On va où ? » de Bloko. Dynamisme sans angoisse, c’est ce qu’on veut. Etre en mouvement et en équilibre, ailleurs et chez soi, dans l’ambiance et dans le calme, dans l’avoir et dans le partage. Nager sans se noyer dans un marasme moral. Voilà ce que j’ai compris avant même d’entendre la chanson zouglou.

Pr Sery Bailly

 

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ASK / Cours les mercredis en Côte d’Ivoire : « je persiste et je signe » /C’est au primaire qu’on doit pouvoir détecter les talents cachés des enfants

« Au primaire, j’allais à l’école les mercredis et ça ne m’a pas abruti » dit André Silver Konan à propos du retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire. 

Certes, la ministre Kandia Camara n’avait pas à répondre aux propos excessifs de Mesmin Comoé (c’est lui qui a été le premier à parler de lancer une « grève sauvage et illimitée »). Certes, il n’était pas très approprié d’évoquer la destination Minignan, comme sanction à une grève « sauvage ». Mais, je persiste et je signe, en disant : sortons des émotions et regardons les choses en face. Au primaire, j’allais à l’école les mercredis et ça ne m’a pas abruti, encore moins, fait de moi un raté. Tous ceux de ma génération (80-90) et sans doute, ceux de la génération avant nous, allaient à l’école le mercredi matin (il faut bien préciser que la réforme ne touche pas au mercredi soir) et ça ne leur posait pas de problème. A cette époque, c’était la chicotte du maître qui nous posait problème et ça a disparu depuis lors.

Cours les mercredis en Côte d’Ivoire : le fond du problème

A cette époque, nous étions aussi 80 par classe et ça ne posait aucun problème à nos maîtres. A cette époque, aucun instituteur (parmi lesquels, mon regretté père – c’est pourquoi je précise que ça n’a rien de personnel, puisque j’ai vécu les efforts extrascolaires de mon père, obligé de se lever à 5h du matin, pour préparer des fiches que je ne vois d’ailleurs plus avec les plus jeunes) ne prenait de l’argent à un enfant, pour lui dispenser des cours de renforcement, ni le mercredi soir (férié), ni le samedi matin. Parce qu’il faut bien comprendre que cette affaire tourne autour des cours de renforcement payants, devenus obligatoires dans certaines écoles, dans de nombreuses écoles primaires. C’est cela le fond du problème, personne n’est dupe.

COMMENT DEVONS-NOUS ATTEINDRE LA MOYENNE EXIGÉE PAR LES STANDARDS INTERNATIONAUX ?  C’est au primaire qu’on doit pouvoir détecter les talents cachés des enfants

Certes les classes sont surchargées, les tables-bancs manquent, les écoles sont insuffisantes, le programme scolaire n’est pas à notre goût (personnellement, je pense que c’est au primaire qu’on doit pouvoir détecter les talents cachés des enfants, qu’ils soient artistiques, sportifs ou intellectuels), mais il ne demeure pas moins que le volume horaire en Côte d’Ivoire (132 jours) est faible par rapport à la moyenne exigée par l’OCDE (187 jours) : voilà le fond du problème qui devrait catalyser nos énergies. Comment devons-nous atteindre la moyenne exigée par les standards internationaux, quand bien même nous avons des tares à corriger dans notre système éducatif ? La solution proposée par le gouvernement est le retour des cours le mercredi, et je soutiens cette proposition. Tout comme j’encourage le gouvernement à régler les autres problèmes de sureffectif et autres.

Contre-proposition pour les cours les mercredis en Côte d’Ivoire

Plutôt que d’opposer une fin de non-recevoir, les syndicalistes qui veulent protéger les cours de renforcement payants les mercredis (je répète que personne n’est dupe), pourraient faire une contre-proposition comme le suggère mon ami N’Goh Raymond : dispenser les cours le samedi matin, à la place du mercredi matin, destiné à faire des courses d’ordre familial, en semaine, pour les instituteurs éloignés des centres urbains et ils sont nombreux. Cette proposition a le mérite d’atteindre le même objectif, à savoir aller vers les 187 jours.

JE SUIS DE CEUX QUI PENSENT QU’EN AFRIQUE, ON NE TRAVAILLE PAS ASSEZ

Arrêtons l’hypocrisie et sortons de nos émotions !  En fait, qui peut me dire, à quel moment la décision a été prise d’annuler les cours les mercredis ? Lol. Je ne me rappelle pas bien, ni la date, ni les explications fournies à l’occasion de cette décision. Une chose est certaine, je suis de ceux qui pensent qu’en Afrique, on ne travaille pas assez. Et si dès le bas âge, on doit inculquer l’esprit d’endurance à nos enfants, pourquoi pas ?

Je termine en m’adressant aux grévistes : vous trouvez que votre tâche est immense, que vos classes sont surchargées, que les enfants seront fatigués, et pourtant, tout cela ne vous empêchait pas de dispenser des cours payants (et parfois obligatoires, ce qui n’est déjà pas très juste) les mercredis matins, à vos élèves. Arrêtons l’hypocrisie et sortons de nos émotions !

André Silver Konan / http://www.andresilverkonan.com   /    A lire aussi  / BRAS DE FER KANDIA CAMARA – MESMIN COMOÉ : DES ENSEIGNANTS ET ENCADREURS SE PRONONCENT"

kandia-camaraDepuis l’annonce du gouvernement ivoirien concernant l’introduction des mercredis matin dans le programme des cours du primaire , un bras de fer à fait jour .  Ce bras de fer oppose la ministre de l’Education Nationale Kandia Camara à Mesmin Comoé , secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour leur défense et leur droit (MIDD) , principal syndicat réclamant l’annulation de cette décision. La sortie de la ministre Kandia le 19 septembre 2016 , suivie de la réplique de Mesmin Comoé, 24 heures après , semble prédire un lendemain sombre pour l’école ivoirienne.  (Des enseignants ont réagi face à cette ‘’guerre ‘’entre la tutelle et le principal syndicat des instituteurs de Côte d’Ivoire.) 

Tchimou Thierry , enseignant  « Il faudrait que les deux partis discutent et s’entendent pour l’intérêt des enfants »

« C’est sur internet que j’ai vu la demande d’explication qui a été donnée à un collègue qui est dans une école. Quand j’ai appris cette décision de faire les cours les mercredis , en tant qu’enseignant je n’ai pas épousé cette idée. Les mercredis permettent aux enfants de se reposer. Vous imaginez les enfants qui vont suivre les cours, mardi, mercredi, jeudi et vendredi. C’est difficile. Pour l’enseignant aussi ce n’est pas facile, parce qu’on nous demande de préparer les classes. Avant, le mercredi était prévu pour préparer jeudi et vendredi ; le samedi et dimanche permettaient de préparer le lundi et le mardi. Avec cette décision on nous demande des fiches et d’autres choses. On nous arrache le temps qui nous permet de préparer les cours et en même temps, ils viendront pour contrôler, ça sera pas facile. Il faudrait que les deux parties discutent et s’entendent pour l’intérêt des enfants. Le MIDD est accompagné par certains syndicats dont les noms sont pas cités. . J’ai entendu la ministre affirmer sur les antennes d’un média que les autres syndicats sont d’accord pour travailler, ils demandent l’assurance mais je ne pense pas que cela est vrai. Si les deux parties ne s’asseyent pas pour discuter, cela peut paralyser l’éducation nationale. Evitons d’en arriver là »

Mme Kouassi Rosine Attégbé, Directrice Epp angré 2 « Ce sont nos enfants qui vont payer le lourd tribu de cette crise »

« Nous avons reçu des consignes, nous nous tenons à les exécuter. C’est une décision des autorités, pour ma part en tant que directrice je me dois de respecter l’autorité. Si les autorités prennent des mesures pour que le niveau des enfants soit meilleur, nous ne pouvons que participer à rendre cette mesure applicable sur le terrain. Nous sommes ceux qui devront veiller à cela. Concernant la crise entre le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leur Droit (MIDD) et le ministère de l’Education Nationale, j’invite les deux parties à trouver un terrain d’entente pour un règlement de ce conflit. Sinon, ce sont les enfants qui vont en payer le lourd tribut. Les habitudes ont la peau dure. Le gouvernement doit mettre les moyens pour l’application de cette décision. Donc en attendant ces moyens, nous nous conformons à la décision déjà prise ».

M. Diabaté Check, enseignant « C’est malheureux qu’on en arrive à cette situation qui n’honore pas la famille de l’Education Nationale»

« Je n’ai plus rien contre la mesure , avant j’étais contre mais depuis j’ai entendu que les secrétaires nationaux ont été associés à cette mesure , de même que les parents d’élèves. Je n’ai pas apprécié le comportement des camarades du MIDD parce que pour moi, on ne peut pas régler les problèmes dans la violence. C’est malheureux qu’on en arrive à cette situation qui n’honore pas la famille de l’Education Nationale. Je pense que tout problème trouve une solution. Nous avions initié les cours du mercredi parce qu’en premier lieu, nous avions vu les difficultés de nos élèves, nous ne nions pas qu’on en profitait également. Aujourd’hui, l’Etat se rend compte que les cours du mercredi sont importants pour les élèves, on ne peut que se mettre au service de l’Etat pour appliquer les décisions »    Propos recueillis par MB et O.R / http://www.lintelligentdabidjan.info/?p=760

A lire aussi / CÔTE D'IVOIRE / André Silver Konan cherche à comprendre ce qui motive la grève des instituteurs, opposés au retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire.

 

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CÔTE D'IVOIRE / André Silver Konan cherche à comprendre ce qui motive la grève des instituteurs, opposés au retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire.

Pourquoi la grève des instituteurs en Côte d’Ivoire est amorale  / J’ai cherché à comprendre ce qui pouvait bien motiver la grève de certains instituteurs opposés au retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire. Ce que j’ai découvert me laisse sans voix. Ce pays devient de plus en plus le labo de la paresse et de l’argent facile. Démonstration. En effet, les grévistes amenés par Mesmin Comoé, secrétaire général du MIDD et (je n’entrerai pas dans les débats personnels qui consistent à soutenir que presque tous les syndicalistes usent de grèves justifiées ou non, pour se faire un nom et entrer dans les conseils d’administration des structures étatiques) déclarent s’opposer aux cours les mercredis en Côte d’Ivoire, pour la raison suivante, lue dans Soir Info : « Avoir plus de 80 élèves par classe et demander 5 jours de travail par semaine, c’est trop ». Et c’est tout. Sérieusement ?

EN UN AN, L’INSTITUTEUR IVOIRIEN PASSE PRÈS DE LA MOITIÉ DE SON TEMPS, À LA MAISON

Cours les mercredis en Côte d’Ivoire Argumentaire peu crédible / De tous les fonctionnaires en Côte d’Ivoire, les instituteurs sont les seuls qui bénéficient le plus de repos hebdomadaire : 3 jours sur 7. Ils sont les seuls à avoir entre 2 à 3 mois de vacances annuelles, contre une moyenne nationale d’un mois. Ils sont les seuls, avec les enseignants du secondaire, à bénéficier de pas moins de quatre congés dans l’année (4 jours pour la Toussaint, 2 semaines pour Noël, 7 jours en février, 2 semaines pour Pâques). En clair, en un an, l’instituteur ivoirien passe près de la moitié de son temps, à la maison. Selon ce que je lis, Mesmin Comoé et son groupe déclarent qu’ils ne sauraient accepter les 5 jours de classe sur 7, pour la simple raison que certains instituteurs ont « plus de 80 élèves par classe » (sic). En tout cas, jusque-là, c’est le seul argumentaire crédible qu’ils avancent. Je note qu’autant certaines classes comptent 80 élèves, autant certains instituteurs encadrent à peine 20 élèves, ceci est un fait et ce n’est pas contesté, d’autres courent même après les élèves, dans certaines contrées du Nord du pays. Si on s’en tient donc à l’argumentaire du MIDD, les enseignants du secondaire devraient eux aussi revendiquer le repos les mercredis, de même que les professeurs d’université, puisqu’il est de notoriété que de nombreuses écoles et universités publiques sont en sureffectif.

ALLEZ DIRE À MESMIN COMOÉ ET À SES GARS, QUE LEUR GRÈVE EST IMPOPULAIRE ET MANQUE DE SAGESSE

Ma position sur la grève des instituteurs en Côte d’Ivoire /  Certes, je suis un syndicaliste dans l’âme et je me suis très souvent rangé du côté des grévistes, quand leur cause me paraissait juste. Mais je le dis, avec toute la sincérité du parent d’élève et de la personne qui recherche la justice avant tout (sans chercher à personnaliser le débat). Cette grève, lancée par un groupe d’instituteurs, choque la morale professionnelle (il faut mériter son salaire), défie la conscience morale (user de violences pour empêcher des enfants d’avoir accès à leurs classe est vraiment répugnant) et n’a aucune base légale (à notre temps, nous allions à l’école les mercredis, ça ne nous a pas rendus bêtes et ça n’a pas tué nos maîtres).  Bref.Allez dire à Mesmin Comoé et à ses gars, que leur grève est impopulaire et manque de sagesse. Elle consacre la paresse professionnelle et révèle à quel point notre société est influencée par la philosophie de l’argent facile, du « broutage » : nous voulons tous devenir riches, sans avoir à fournir le moindre effort.  / André Silver Konan / http://www.andresilverkonan.com

A lire aussi /  Kandia Camara promet une "riposte sauvage et inoubliable" aux ’’perturbateurs’’ de l’école ivoirienne

Afficher l'image d'origineLa ministre de l’Education nationale, Kandia Camara a mis en garde, lundi, le syndicaliste Messmin Comoé contre la perturbation de l’école ivoirienne, lui promettant une ’’riposte sauvage et inoubliable’’ à la mesure de la ’’grève sauvage et illimitée’’ que son syndicat projette pour s’opposer à l’instauration des cours les mercredis matin dans le primaire. La première responsable de l’éducation nationale en Côte d’Ivoire était remontée contre le leader syndical Messmin Comoé, secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD) qui entend s’opposer par ’’une grève sauvage et illimitée’’ à la réforme scolaire qui institue le retour des cours au primaire dans la matinée du mercredi.

’’Messin Comoé qui est payé à ne pas travailler, doit comprendre que l’Etat de Côte d’Ivoire soucieux de l’avenir de ses enfants n’entend point se laisser distraire pour l’application de cette mesure qui vise à rapprocher notre pays des normes internationales du temps d’enseignement et du temps d’apprentissage’’, a déclaré Mme Kandia Camara, mettant en garde le syndicaliste qu’il aura en face ’’une riposte sauvage et inoubliable’’ du ministère s’il s’entête à faire cette grève. Expliquant les raisons du réaménagement de la semaine de travail dans l’enseignement primaire, elle a souligné que cette mesure ’’n’est pas une nouveauté ni une question d’heures supplémentaires mais vise à atteindre un quantum horaire pour donner une éducation de qualité aux enfants, en se confirmant à la norme de l’Unesco qui requiert entre 1000 et 1100 heures’’, de cours dans l’année.

’’Les cours dans la matinée du mercredi reviennent par rapport aux objectifs du gouvernement ivoirien relatifs à la politique de scolarisation obligatoire de tous les enfants de 6 à 16 ans’’, a expliqué Mme Camara relevant qu’il ’’faut se donner les moyens de réussite pour tous dans un système éducatif de qualité de sorte à accorder un temps de travail d’apprentissage suffisant dans l’enseignement primaire’’. Chiffres comparatifs dans le système éducatif de pays africains à l’appui, la ministre ivoirienne de l’Education nationale a démontré qu’avec ’’4 jours et demi de travail par semaine contre quatre avant la reforme, l’enseignant dispose de 200 jours de repos dans l’année’’.

’’Messmin Comoé s’agite non pas pour un prétendu repos mais parce qu’il a toujours prospéré dans les crises qu’il créé au sein de l’éducation nationale. Allez lui dire que ce sera sa dernière grève qu’il va tenter’’, a averti Kandia Camara, annonçant, publiquement, ’’la mutation de Messmin Comoé à l’intérieur du pays dans les prochains jours afin qu’il travaille’’.

Mme Kandia Camara a, cependant, rassuré tous les partenaires de l’école, parents d’élèves, élèves, enseignants que des dispositions sécuritaires sont prises pour parer à toute éventualité, en tenant pour ’’responsable’’, M. Comoé de tout ce qui ’’pourrait arriver à un élève, parent d’élèves ou enseignant’’.

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Frédéric-Rossif Houphouët / Le concept l’Ivoirien Nouveau ne doit pas être la seule préoccupation du Président de la République.

Il doit être compris comme un changement de comportement de tout le monde et non qu’un simple slogan.

Afficher l'image d'origineNe manquant pas de bonnes idées pour faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent en Afrique et dans le monde, le Président de la République, Alassane Ouattara a dès sa reconduction à la tête du pays lancé le concept de l’Ivoirien Nouveau. Un concept qui devrait habiter tous les Ivoiriens dans leur comportement de tous les jours. C’est-à-dire, soigner notre cadre de vie, être dans un environnement sain, épouser un discours politique nouveau, dénudé de haine et de violence. Mais au-delà de tout, les Ivoiriens aspirent à un pays de paix, où le bien-être social, la justice, le vivre ensemble, la réconciliation, la propriété environnementale etc., devraient être des réalités évidentes.

Le concept de l’Ivoirien nouveau appelle chaque Ivoirien à faire des efforts sur lui-même et à corriger en lui tout ce qui est favorable à la haine, à la division, à la violence, à l’injustice, à la facilité, à la corruption morale et physique et aux maux qui ternissent l’image de notre pays.

Or, le concept de l’Ivoirien Nouveau doit s’appliquer également au respect des institutions, à pratiquer la politique dans l’intérêt des Ivoiriens en se soumettant aux exigences de la démocratie, aux respects du bien public, des espaces publics, le domaine public, les trottoirs, les espaces verts, etc…

Aussi, si nous pensons que, le concept de l’Ivoirien Nouveau peut conduire notre chère Côte d’Ivoire à l’émergence nous devrons accepter de nous débarrasser de tous les comportements néfastes et destructifs qui nous ont tant mis en retard. Cela pourrait être une réalité si tout le monde accepte le concept, et si le gouvernement fait appliquer ses propres lois et décisions prises en conseil des Ministres sur le terrain. En Côte d’Ivoire, nous assistons trop à la légèreté, l’impunité, à la pitié. Nous nous posons souvent la question de savoir, quel est ce pays où il n’existe pas de sanction ?

Les automobilistes, chauffeurs de wôrô-wôrôs, gbakas font ce qu’ils veulent sur les routes, tuent, détruisent des feux tricolores, des panneaux de signalisation, des poteaux électriques, des poteaux de port de câbles téléphoniques et puis il n’en est rien. Comme cela ne suffit pas, les gbakas traversent toutes les communes dans le district d’Abidjan, même celles qui leur sont interdites. Plus de communes paisibles en Côte d’Ivoire et surtout dans le district d’Abidjan, Cocody qui était avant envieuse dans notre pays n’échappe plus aux désordres des commerçants et des gbakas.

Afficher l'image d'origineCocody ne fait plus rêver et elle est devenue par la faute de nos autorités et de l’indiscipline des populations une commune comme toutes les autres, la seule différence se situe au niveau des prix exorbitants des loyers. Les Ivoiriens n’ont plus peur d’uriner dans la rue, partout où ils trouvent, même les chiens souvent se cachent pour faire les selles, quelle éducation, quel comportement ? Et on est dedans et on avance.

Plus de dignité ni d’honneur, la Côte d’Ivoire est devenue une véritable poubelle, et c’est dans ça que nous vivons fièrement. Notre tolérance est tellement large que les gros camions détruisent des ponts et les trottoirs en plein Abidjan sans qu’ils ne soient inquiétés. Oui la Côte d’Ivoire de tout le monde où toutes les communes croupissent sous le poids des ordures, avec des installations anarchiques des commerçantes et commerçants dans toutes les rues avec l’accord de nos maires.

Les trottoirs qui servent de passages aux piétons sont tous devenus des magasins ou des étals de marchandises. Du coup toutes les communes sont devenues des marchés à ciel ouvert sans que ça ne dérange personne. Ce qui est très marrant dans notre pays ce sont les ordures que les populations déversent au bord des voies de l’intérieur reliant une ville à une autre. Comment les Ivoiriens peuvent-ils être aussi heureux de vivre dans les ordures, la saleté, les décombres, et lutter leurs repas quotidiens avec les mouches sans se préoccuper de leur propre santé ?

Le concept l’Ivoirien Nouveau ne doit pas être la seule préoccupation du Président de la République, il doit être compris comme un changement de comportement de tout le monde et non qu’un simple slogan. Une Contribution : Le concept de l’Ivoirien nouveau : un slogan ou un changement de comportement ?

Par / Frédéric-Rossif Houphouët: Source / L’INTELLIGENT D’ABIDJAN Quotidien Ivoirien d’informations générales. Prix de vente en Côte d’Ivoire : F.CFA 300.Quotidien de 12 pages

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MESSAGE DE Koffi OLOMIDE après sa libération./ Koffi Olomide À la maison en Famille. .... Merci est un mot trop simple.

Ce que je souhaiterais exprimer est au-dessus de cela. Je suis à la fois touché et reconnaissant pour le soutien indéfectible que vous m'avez apporté, je ne pourrai jamais assez vous remercier ‪#‎BétonArmé‬ ‪#‎Agbada‬

Après avoir agressé une danseuse de son groupe, Koffi Olomidé a d’abord été interpellé puis expulsé du Kenya. Il avait par la suite présenté ses excuses dimanche 24 juillet en direct de la télévision nationale. Arrêté le 26 juillet à son domicile de Mont Fleury par la Police sur ordre du PGR, il restera en détention en attendant le prononcé de la peine.  Cependant, le PGR a requis 18 mois de prison ferme contre le patron du Quartier Latin international.

 

 

Koffi Olomidé expulsé du territoire kényan dans la soirée, la Commission nationale sur le genre et l’égalité avait publié un communiqué appelant à ouvrir immédiatement une enquête.

"L'avocat du musicien congolais Koffi OLOMIDE a protesté et a accusé la police d’avoir harcelé son client en détention au commissariat de police JKIA

Agression d’une danseuse : après une nuit en garde à vue à Nairobi, Koffi Olomidé expulsé vers la RDC Le célèbre chanteur congolais Koffi Olomidé a été arrêté vendredi soir à Nairobi, après avoir été filmé dans l'après-midi donnant un coup de pied à l'une de ses danseuses à son arrivée à l'aéroport. Avant d'être expulsé samedi vers la RD Congo.

Le chanteur de 59 ans, qui devait donner un concert à Nairobi, a été arrêté devant les caméras de télévision à l’extérieur des locaux d’une chaîne de télévision où il venait de donner une interview. Sur une vidéo amateur, largement reprise et commentée sur les réseaux sociaux au Kenya, on voit le chanteur, qui se trouve juste à l’extérieur d’un des terminaux de l’aéroport international de la capitale kényane, se diriger vers une de ses danseuses.

Il lui assène alors un coup de pied au niveau du ventre, qu’elle parvient en partir à amortir d’un réflexe de la main, sous le regard incrédule de deux policiers kényans dont l’un s’interpose.

Koffi Olomidé expulsé du territoire kényan. Dans la soirée, la Commission nationale sur le genre et l’égalité avait publié un communiqué appelant l’Inspecteur général de la police kényane à ouvrir immédiatement une enquête.

« Le chanteur a été emmené au poste de police de l’aéroport et pourrait être inculpé rapidement », a indiqué à l’AFP une source policière. Mais après une nuit de garde de vue au poste de police de l’aéroport international Jumo Kenyatta, Koffi Olomidé a été expulsé vers la RD Congo, ont rapporté samedi Citizen TV Kenya qui suit de près l’affaire.

23 juillet 2016 à 11h13 — Mis à jour le 23 juillet 2016 à 11h30 Par Jeune Afrique avec AFP le lien de la vidéo www.youtube.com/watch?v=nkcaNEdNoD4

A lire aussi 

L'avocat du musicien congolais Koffi OLOMIDE George WAJACKOYAH a protesté et a accusé la police d’avoir harcelé son client en détention au commissariat de police JKIA et que cela était contre la constitution.

Maître WJACKOYAH a ajouté qu'il n'a pas vu la vidéo qui accuse son client d’avoir donné un coup de pied à une de ses danseuses, déclarant qu'ils avaient planifié d'aller au tribunal lundi sur la question. "Koffi a eu le pire traitement de la police et a été harcelé, contrairement à la constitution du Kenya," a revendiqué l'avocat.

Maître WAJACKOYAH a prétendu que quiconque a donné les ordres pour l'arrestation de Koffi a fait abus de justice, et il a violé la constitution. "Vous ne pouvez pas expulser une personne sans justice. On ne lui a pas donné le temps pour répondre. La procédure de juste n'a pas été suivie," a-t-il dit. "Ils l'ont expulsé sans son passeport. Nous avions planifié d'aller au tribunal lundi et le gouvernement s'est précipité pour l'expulser parce qu'ils savaient qu'il n'y a aucun délit," a-t-il protesté. OLOMIDE a été expulsé à Kinshasa, la République Démocratique du Congo après son altercation de vendredi matin à Jomo Kenyatta l'Aéroport International (JKIA). OLOMIDE a été filmé attaquant une des danseuses à l'aéroport un incident qui a occasionné à son arrestation aux Services médiatiques Royaux après un entretien de TV vivant où il a nié d’avoir frappé sa danseuse.

Le lien de la Vidéo - RD Congo : Koffi Olomidé a-t-il agressé l'une de ses danseuses à Nairobi ?http://www.addl-association.info/index.php/actualites/afrique/item/1767-koffi-olomide-arrete-a-nairobi-le-celebre-chanteur-congolais-a-ete-arrete-vendredi-soir-a-nairobi-apres-avoir-ete-filme-dans-l-apres-midi-donnant-un-coup-de-pied-a-l-une-de-ses-danseuses-a-son-arrivee-a-l-aeroport

Pour le salut de l’Université Ivoirienne: appel au sursaut de l’Intelligence et du Cœur / Par FRANKLIN NYAMSI

Ivoiriennes, Ivoiriens,Professeurs et Etudiants de Côte d’Ivoire,Chers amis de la Côte d’Ivoire,

Ceci est un appel au sursaut de l’Intelligence et du Coeur, pour sauver l’université ivoirienne du Chaos qui sans cesse menace de la faire sombrer dans les annales de l’Histoire académique africaine et mondiale. Le Cerveau est la racine de l’Homme, car c’est du Ciel de l’Esprit que lui proviennent ses énergies les plus subtiles. L’Intelligence émane du Cerveau. Fille donc de la  Sagesse cosmique. Ceci est l’appel de l’Intelligence, ai-je dit, car on ne peut prendre le risque de sacrifier l’avenir d’une génération de jeunes ivoiriens sans prendre le risque de sacrifier l’avenir même de la nation ivoirienne, qui ne pourra se développer, progresser, s’épanouir, qu’en s’appuyant sur des cadres de qualité et une jeunesse rompue aux réalités d’un monde en mutations rapides et en instabilité permanente. 

Le Coeur allie l’intelligence de l’Esprit à celle du Corps. Il est le siège de l’Ame. La vibration de la Vie, qui unit matière et esprit. Ceci est donc un Appel du Coeur aussi car, par-delà les instrumentalisations politiciennes dont le milieu universitaire en général peut être l’objet, quel que soit le pays considéré, ce qui est en cause aujourd’hui, c’est la possibilité même qu’une génération d’étudiants ivoiriens vive jamais de ses qualifications et diplômes. C’est la vie du pays qui est menacée derrière la paralysie de l’Université, lieu où la pensée de l’Universel devrait descendre pour illuminer la cité ivoirienne toute entière. 

Que se passe-t-il donc dans l’Université Ivoirienne? Je voudrais proposer en quelques lignes, mon diagnostic, avant de me risquer à suggérer des solutions aux étudiants, aux enseignants, aux autorités administratives universitaires et politiques, et plus amplement, à l’ensemble de la communauté nationale ivoirienne.

 A mon sens, l’Université Ivoirienne souffre de problèmes objectifs et de problèmes subjectifs. J’entends par problèmes objectifs, des difficultés tangibles et indiscutables, que l’observation empirique la plus sincère ne saurait nier. J’entends par problèmes subjectifs, des difficultés liées à la différence des perceptions de l’Université qui s’affrontent dans le champ de l’Université, et plus largement, de la société ivoirienne globale elle-même. 

Problèmes objectifs

1) Un retard infrastructurel flagrant de l’Université ivoirienne face à la massification démographique accumulée au fil des années chaotiques du passé: malgré les efforts accomplis par le gouvernement Ouattara depuis 2011, il est clair que l’écart entre les besoins des étudiants et enseignants d’une part, et l’offre infrastructurelle de l’Enseignement Supérieur en Côte d’Ivoire est encore trop important. 

2) Une transition toujours très insatisfaisante entre les diplômes de l’Université Ivoirienne et l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire se traduit par le phénomène massif du chômage endémique des jeunes diplômés ivoiriens, notamment en raison d’une inadéquation persistante entre certaines de leurs formations et le marché du travail.

3) La persistance d’un syndicalisme et d’un corporatisme violents, irrespectueux du pluralisme des opinions, au coeur de l’Université Ivoirienne, empêche la naissance d’une tradition réelle de négociation et de consensus, entre les syndicats étudiants, les syndicats enseignants et les autorités politico-administratives 

Problèmes subjectifs

1) Le gouvernement Ouattara estime avec preuves qu’il a fait davantage en quatre ans pour l’Université Ivoirienne que n’importe quel autre gouvernement après le décès du président Félix Houphouët-Boigny, alors que les syndicats étudiants et enseignants estiment, en pointant leurs conditions dégradées de travail, que leurs attentes sont encore largement insatisfaites. La gestion de l’Université fait dès lors l’objet d’avis contradictoires, en fonction des camps retranchés.

2) Le gouvernement Ouattara se bat comme un beau diable pour affiner le passage de la qualification universitaire à l’emploi, mais les jeunes diplômés ivoiriens et leurs parents, las d’attendre les retombées microéconomiques concrètes de la politique macroéconomique réussie du gouvernement, n’en peuvent plus. La baisse réelle du chômage des jeunes diplômés est donc loin de faire l’unanimité des observateurs du système socioéconomique ivoirien.

3) Les syndicats étudiants ou enseignants violents et intransigeants, estiment sans doute que rien ne pourra changer en mieux dans l’Université Ivoirienne sans un rapport de forces bien ténu, de nature à entraîner au besoin, un changement de rapport de forces politiques dans le pays tout entier; alors que les syndicats modérés, étudiants et enseignants, croient que des réformes et les négociations bien menées devraient suffire à dégonfler l’abcès universitaire ivoirien, sans nécessaire changement du rapport de forces politiques qui structure actuellement la Côte d’Ivoire.

Devant ces problèmes objectifs et subjectifs, que proposé-je donc? 

Solutions aux problèmes objectifs de l’Université Ivoirienne

1) Un nouveau plan Alassane Ouattara de redressement définitif de l’Université Ivoirienne, mobilisant les expertises nationale et internationale conjointes, dans le cadre d’une commission mixte ivoire-internationale et de cabinets de gestion mondialement réputés. Le financement de ce plan devra combiner des apports locaux et internationaux, et pourquoi pas, un appel national à contributions exceptionnelles pour le redressement de l’Université. L’e-learning devrait aider à faire rapidement face à la massification étudiante et à déconcentrer massivement les campus d’Abidjan vers l’intérieur. Une taxe sur la formation professionnelle universitaire devrait par exemple être prélevée auprès des grandes entreprises susceptibles de bénéficier des ressources humaines de qualité que l’Université Ivoirienne leur apporterait. Oui, Excellence M. Le Président de la République, cher Doyen Alassane Ouattara, vous avez beaucoup fait, mais il reste encore beaucoup à faire! Le tournant social de votre second mandat se jouera en réalité à l’Université!

2) Une diversification toujours plus accrue du vivier des compétences professionnelles acquises par les formations, comme l’entreprend actuellement le très hardi ministre chargé de l’emploi des jeunes, Sidi Tiemoko Touré, dont la proactivité et la volonté politiques sont absolument remarquables. L’Université Ivoirienne doit pouvoir dire aux étudiants, dès leur entrée dans ses facultés et Ecoles, vers quels emplois les formations dispensées les destinent. De la même façon, l’Etat et les particuliers employeurs de Côte d’Ivoire doivent continuer de  travailler à mieux anticiper sur les points de chute de la diversité des formés d’une génération ivoirienne. Car le taux de perdition des diplômés pour l’emploi est encore effarant.

3) Contre la moindre prospérité de l’impunité, la justice et le droit doivent exemplairement disposer des fauteurs de violences sur les campus ivoiriens, avec des peines suffisamment fermes pour décourager la persistance de certains syndicats étudiants et enseignants à faire usage de la violence contre leurs concurrents ou contre ceux qui affirment des convictions différentes des leurs. L’université ivoirienne doit bénéficier des techniques de vidéosurveillance et de forces de sécurité idéalement formées au maintien de l’ordre en pareil contexte, afin d’éviter toute dérive répressive qui invaliderait l’autorité morale de l’Etat dans les campus. Dès lors, la présence de la police sur les campus ivoiriens ensanglantés, incendiés, détruits,  n’est pas un luxe, mais une nécessité, afin que le monopole de la Terreur  ne soit pas échu à un quelconque groupuscule social, qui en profiterait pour terroriser à nouveau la société ivoirienne tout entière.

Solutions aux problèmes subjectifs de l’Université Ivoirienne

1) La gestion des universités doit devenir de toute urgence un modèle de la transparence requise dans les affaires publiques du pays. Non seulement il est clair que les efforts louables du gouvernement sont réels, mais il est aussi évident qu’ils n’ont pas suffisamment amélioré le sort de la communauté universitaire ivoirienne. Dès lors, ne serait-il pas de bon aloi qu’une communication publique de qualité soit donnée de façon régulière, sur les budgets alloués à chaque université, l’usage qui en a été fait, et les conclusions impartiales des audits de gestion de ces institutions? La transparence de la gestion universitaire ivoirienne peut et doit servir de modèle à celle de toutes les institutions publiques du pays. Ceci réduira  considérablement, à moins de le combler, le fossé de perceptions entre les camps concurrents de l’Université Ivoirienne. Publions les actes de gestion de ces universités et soumettons-les à la critique citoyenne comme à celle des experts! Les soupçons de corruption qui pèsent ici ne relèvent pas tous de l’imagination déplacée des opposants politiques. 

2) La lutte contre le chômage des jeunes diplômés ivoiriens n’est pas possible sans une mise en ordre du fouillis parfois inextricable que certaines institutions privées suspectes, tout comme les universités publiques délabrées, mettent dans le domaine des diplômes en Côte d’Ivoire. Trop de jeunes gens en Côte d’Ivoire se prétendent malheureusement détenteurs de titres qui ne correspondent pas aux compétences qu’ils suggèrent. La clarification objective des prétentions à la qualification sera l’une des conditions d’une réelle adéquation emploi/formation, en plus de la mobilisation de l’ensemble des acteurs macro et micro économiques pour l’emploi intégral d’une génération ivoirienne avide de succès et de réalisations légitimes.

3) Les syndicats étudiants et enseignants ivoiriens, doivent tous être amenés, par cette mobilisation nationale de sauvetage,  à prendre conscience que le changement politique, dans un pays démocratique, se fait par les urnes électorales, et non par des mobilisations anarchiques de forces destructrices de la société. Dans un système non-démocratique, comme le fut la Côte d’Ivoire monolithique d’antan, l’Université dut assumer cette fonction de fer de lance du changement politique national. Ces temps sont révolus. Le pluralisme et la démocratie, bien que toujours imparfaits, sont des réalités en Côte d’Ivoire. Ce n’est plus tant aujourd’hui,  à l’Université de changer la république de Côte d’Ivoire qu’à la Côte d’Ivoire républicaine de changer son Université. Pour ce faire, les initiatives syndicales estudiantines et enseignantes qui aboutiraient à enfermer l’université dans la spirale de la violence devront faire l’objet d’un traitement disciplinaire et judiciaire exemplaire. La Charte Universitaire Ivoirienne de la Non-Violence, dans cet esprit, devrait devenir un texte dont la signature obligatoire, tout comme celle des Statuts et Règlements Intérieurs des Universités Ivoiriennes, devraient constituer des bases pour qualifier de manquement au serment et de parjures, tous les actes violents que perpétreraient leurs signataires. Force, dans l’Université, comme dans le pays, doit demeurer à la Loi Juste.

Ivoiriennes, Ivoiriens, Professeurs, Etudiants de Côte d’Ivoire, Chers amis de la Côte d’Ivoire,

Telle est ma modeste contribution, devant la déchéance nationale qui hante et détruit chaque jour davantage l’espoir que l’Université Ivoirienne prépare sereinement ceux qui assumeront la Côte d’Ivoire de ce siècle. Si les Idées ici agitées ne vous conviennent pas, proposez-en de meilleures. Si en âme et conscience, elles-vous conviennent, défendons-les ensemble auprès des étudiants, des professeurs, des décideurs politico-administratifs et de la nation ivoirienne entière. Nous aurons contribué ainsi à donner à d’autres générations, la chance que l’Université Ivoirienne a offert à la mienne, car je suis aussi ce que je suis aujourd’hui, grâce à l’Université Ivoirienne, comme des milliers d’autres cadres ivoiriens et africains avant moi. Sauvons l’Université Ivoirienne pour sauver sa Tradition. Et toute véritable tradition n’est rien d’autre que transmission du Sens et de l’Espérance, du passé au présent, vers un brillant avenir. Lecteur, lectrice, pardonnez-moi et imputez à moi et à moi seul, tout excès ou défaut dont ce texte, oeuvre humaine et trop humaine,  serait porteur. Errare humanum est, sed perseverare diabolicum.  Et comme le disait la maxime de mon université d’avant mon exil ivoirien, celle du Cameroun:  Sapientia Collativa Cognitio .

Rouen, France, ce 21 juillet 2016

la photo de profil de Franklin NyamsiPar Franklin Nyamsi

Professeur agrégé de philosophie

Docteur de l’Université de Lille 3

Ancien Etudiant de l’Université Ivoirienne

Ancien Enseignant de Côte d’Ivoire

Auteur de la Charte Alassane Salif N’diaye pour la non-violence universitaire en Côte d’Ivoire

Pour le salut de l’Université Ivoirienne

A  lire aussi 

Voici la Charte que j'ai rédigée en 2012-2013 pour le triomphe de la non-violence dans l'Université Ivoirienne. Afin que l'Histoire ne l'oublie jamais. Elle est aujourd'hui en vigueur dans toutes les Universités de Côte d''Ivoire. Prière diffuser à volonté. Lire et méditer.

CHARTE ALHASSANE SALIF N’DIAYE POUR LA NON-VIOLENCE EN MILIEU UNIVERSITAIRE

Afficher l'image d'origineCharte Alhassane Salif N’DIAYE pour la Non-Violence en milieu Universitaire

1 Considérant que seules la Vérité, la Justice et le Pardon libèrent durablement un peuple de la rancœur, de la misère, de la violence, de la haine, de la cupidité et de l’ignorance ;

2 Considérant que la Vérité, la Justice et le Pardon ne sauraient donc s’imposer comme orientations fondamentales de notre pays sans le secours d’une vie intellectuelle dynamique, vigilante, résolument moderne, critique et constructive au cœur même de la Nation Ivoirienne qui retrouverait ainsi sa Force, sa Beauté et sa Sagesse légendaires ;

3 Considérant qu’une vie intellectuelle digne de ce nom ne peut se dérouler que dans un cadre de formation et de recherche humanisé, apaisé, normé par des lois et règlements justes et efficaces ;

4 Considérant cependant la désolation semée par le triomphe du mensonge et de

l’arbitraire les plus absurdes dans le passé récent de la Côte d’Ivoire en nos campus qui n’ auraient jamais dû cesser d’être les lieux de prédilections du travail intellectuel profond, collégial et serein ;

5 Considérant les dizaines d’années de souffrances, de violences, de crimes abjects, de dénuement et de délaissement que viennent de traverser les communautés estudiantines, enseignantes, administratives et des services infrastructurels de l’Université Ivoirienne ;

6 Considérant les dommages gravissimes et abyssaux infligés depuis plusieurs décennies à la conscience universelle en Côte d’Ivoire par l’avilissement de certains de nos intellectuels universitaires dans la manipulation tragique des jeunes consciences confiées à leur magistère ;

7 Considérant que l’Université est et doit demeurer le lieu d’émergence de la conscience universellede l’humanité ivoirienne par la maîtrise du savoir-penser, du savoir-dire et du savoir-faire qui hissent la société humaine à l’efficacité et à la conquête rationnelle du réel en même temps que l’anticipation de l’avenir ;

8 Considérant que sans l’extirpation des germes nocifs et ténébreux qui ont dégradé l’âme de notre université nationale, nous serions condamnés à retomber indéfiniment dans les drames que l’irresponsabilité, la haine de l’Autre, le dédain de la science et de la raison, l’absence de vision, l’incapacité à viser résolument l’Universel, ont rendus possibles ;

9 Considérant, à travers l’effort remarquable de réhabilitation infrastructurelle des universités en cours, la volonté politique ferme et profonde des autorités démocratiques et républicaines ivoiriennes de donner à la jeunesse ivoirienne un cadre de formation de

standard international afin d’assurer l’émergence de générations de cadres employables, sevrées du désœuvrement, de l’instrumentalisation politicienne et des tentations de jouissance abusive ou de destruction des biens publics ;

10 Considérant que les universités ivoiriennes ne peuvent continuer, sans périr dans la barbarie, à être le repère de toutes sortes de conflits d’intérêts, à s’avilir dans l’hébergement de bandes de parasites sociaux nuisibles à souhait, à subir l’abomination de combats fratricides aux armes à feu et aux armes blanches, à servir de lieux d’exécutions sommaires et pire, de territoires pour fosses communes exécrables ;

11 Considérant, dans nos sociétés marquées du cachet sublime de la foi en Dieu, Créateur de l’Univers, la supériorité spirituelle de principe du droit sur le fait, de la dignité humaine sur les intérêts éphémères des clans politiques, de la transmission d’une tradition de paix, de justice et de démocratie sur la persistance d’une logique de médiocrité, de corruption et de criminalité ;

12 Considérant que la victoire de la démocratie et de la paix en Côte d’Ivoire s’accompagne nécessairement et progressivement de la prégnance et de l’urgence éthiques d’une philosophie convaincue de la non-violence encadrant l’exercice de la contrainte par le déterminisme supérieur de l’Etat de droit ;

A) NOUS, MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ESTUDIANTINE IVOIRIENNE, VENONS PAR LA PRESENTE CHARTE, SOLENNELLEMENT NOUS ENGAGER POUR LA PRATIQUE EXEMPLAIRE DE LA NON VIOLENCE DANS TOUS LES ETABLISSEMENT D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR IVOIRIENNES A COMPTER DE CETTE RENTREE UNIVERSITAIRE 2012/2013, DEVANT DIEU, LA REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE ET TOUTE L’HUMANITE.

B) NOUS, MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ESTUDIANTINE IVOIRIENNE, DECLARONS SOLENNELLEMENT QUE NOUS SOMMES CONVAINCUS QUE DANS UN CADRE DEMOCRATIQUE COMME LE NOTRE, LE RECOURS A LA VIOLENCE EST UN DENI D’HUMANITE, LA VRAIE FORCE MORALE RESIDANT DESORMAIS DANS L’ATTACHEMENT AU DIALOGUE, A LA NEGOCIATION, A LA JUSTICE ET A LA PAIX, TOUTES VALEURS INATTEIGNABLES SANS L’ADHESION PREALABLE AU RESPECT DE LA DIGNITE HUMAINE QUI SE MANIFESTE PAR LA NON-VIOLENCE.

C) NOUS, MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ESTUDIANTINE IVOIRIENNE, CONSIDERONS SOLENNELLEMENT QUE LES CONFLITS QUI POURRONT  NOUS OPPOSER SE RESOUDRONT DESORMAIS ET EXCLUSIVEMENT DANS LE CADRE DES STRUCTURES DE MEDIATION, DE NEGOCIATION ET D’ARBITRAGE ;

D) NOUS, MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ESTUDIANTINE IVOIRIENNE, NOUS ENGAGEONS SOLENNELLEMENT A NOUS IMPOSER LE RESPECT DES NORMES DE SECURITE QUI SERONT APPLIQUEES DANS TOUS NOS CAMPUS DANS NOTRE PROPRE INTERET BIEN COMPRIS, POUR Y EMPECHER LA CIRCULATION ET L’USAGE D’ARMES BLANCHES ET D’ARMES A FEU, MAIS AUSSI LA PERPETRATION DE TOUTE FORME DE VOIE DE FAIT CONTRE DES PERSONNES OU DES ASSOCIATIONS DE NOTRE UNIVERSITE ;

E) NOUS, MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ESTUDIANTINE IVOIRIENNE, NOUS ENGAGEONS SOLENNELLEMENT A DESORMAIS INFLUER POSITIVEMENT PAR NOS PRATIQUES DE PAIX SUR L ENSEMBLE DE LA SOCIETE IVOIRIENNE DE TELLE SORTE QUE L UNIVERSITE SERVE DESORMAIS DE REFERENCE DANS UNE NOUVELLE ETHIQUE DE RESOLUTION PACIFIQUE DES CONFLITS SOCIAUX DANS NOTRE PAYS ;

F) NOUS , MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ESTUDIANTINE IVOIRIENNE, DEMANDONS SOLENNELLEMENT QUE LA PRESENTE CHARTE SOIT OBLIGATOIREMENT ET CONSCIEMMENT SIGNEE PAR TOUT INDIVIDU OU GROUPE DE NOTRE COMMUNAUTE PARMI LES PREALABLES A SON ACCEPTATION, ET QUE CETTE CHARTE SOIT PUBLIEE ET AFFICHEE DANS NOS CAMPUS, ANNUELLEMENT ET REPETITIVEMENT PROCLAMEE LORS DE NOS RENTREES ACADEMIQUES PAR CHAQUE CORPS UNIVERSITAIRE, AFIN QUE NUL N’EN IGNORE ET QUE NUL N’OUBLIE LES AFFRES DU PASSE DONT ELLE VEUT NOUS PROTEGER A JAMAIS ;

 G) NOUS, MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ESTUDIANTINE IVOIRIENNE, PRENONS SOLENNELLEMENT DIEU, LA REPUBLIQUE ET L’HUMANITE A TEMOIN CE JOUR, ET DEMANDONS QUE LA RIGUEUR DE LA LOI, DANS TOUTE SON EXEMPLARITE ET SON IMPARTIALITE, SOIT APPLIQUEE A QUELQUE INDIVIDU OU GROUPE QUI VIOLERAIT LES TERMES DE LA PRESENTE CHARTE, DONT NOUS FAISONS LE CIMENT DE L’UNIVERSITE IVOIRIENNE RECONCILIEE AVEC SES MISSIONS, DANS L’ATTACHEMENT AUX PRINCIPES GENERAUX ET UNIVERSELS DU DROIT, VERITABLES GAGES DE LA DIGNITE DE NOTRE HUMANITE.

Ont signé la présente charte :

CEECI (Comité des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire)

FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire)

CEGEPT-CI (Collectif des Etudiants des Grandes écoles et Elèves de

l’enseignement Professionnel et Technique de Côte d’Ivoire

AGEECI (Association Générale des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire)

SYNESS (Syndicat National des Etudiants en Science de la Santé)

AUC (Abidjan Université Club)

AESI (Alliance Estudiantine et Scolaire Ivoirienne)

UMES-CI (Union des Mouvements Estudiantins et Scolaire de Côte d’Ivoire)

CONEEPCI

UNESCI (Union National Estudiantin et Scolaire de Côte d’Ivo

ANECI (Alliance Nationale des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire)

MERES (Mouvement pour une Ecole Responsable)

FETEP-CI (Fédération des Elèves et Etudiants de l’Enseignement Technique Et

Professionnel de Côte d’Ivoire)

MMU-CI (Miss and Mister University)

CERAC (Cellule Estudiantine de Réflexion et d’Action Concrète)

CLUB UNESCO ETUDIANT

FNEPT-CI (Forum National des Elèves et Etudiants de l’Enseignement

Professionnel et Technique de Côte d’Ivoire)

AEJCI (Association des Etudiants Juristes de Côte d’Ivoire

CNDD (Conseil National Des Délégués)

MUGEFMA

ADEPHARM (Association de Etudiants en Pharmacie)

UNEL-CI

AIESEC

CRRPES

FUCI

REDOC-CI

AEERMCI

JEC-CI

CODEAUC

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Lettre ouverte à un soldat d’Allah: Arrête de m’appeler «frère»! "Par Karim Akouche"

Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.

karim akouchekarim akoucheTu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.

Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?

Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.

Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.

Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.

Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.

Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.

Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.

Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.

On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.

Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.

Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.

Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.

Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.

Karim Akouche /  Karim akouche (@KarimAkouche) | Twitter

 

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