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Mali: Tiken Jah Fakoly dénonce une tentative d'escroquerie

Au Mali, le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly se voit réclamer la coquette somme de 10 millions de FCFA. Ce sont les organisateurs d'un festival de musique de Bamako qui la lui réclament, pour un litige remontant à 2004, il y a 13 ans. Le rastaman ivoirien, installé de longue date à Bamako, y voit une tentative d'escroquerie.

En 2004, Tiken Jah Fakoly accepte de participer au premier Festival international de musique de Bamako, le FIMBA. Le jour du concert, la sono promise n'est pas installée. Le chanteur veut d'abord annuler, avant de se raviser, mais le soir venu, l'entrée du festival lui est catégoriquement interdite.

Les organisateurs lui réclament alors un dédommagement de 10 millions de FCFA. L'artiste refuse, l'affaire s'envenime et se politise au point que c'est le président Amadou Toumani Touré qui intervient pour y mettre un terme.

Le dossier semble classé, jusqu'à ce que, 13 ans plus tard, les organisateurs du festival relancent les hostilités. Contacté par RFI, Tiken Jah Fakoly livre son point de vue : « J’étais chez moi, il y a trois mois, et puis on m’a fait signe qu’il y a un huissier de justice devant ma porte, c’est lui qui m’a annoncé la nouvelle. C’est là qu’ils sont allés voir un autre huissier. Leur nouvel huissier a apporté des papiers chez moi. J’étais en voyage, il a même visité la maison avec les militaires, pour m’effrayer ! Mes comptes ont été bloqués. Ils ont écrit à cinq banques que je devais de l’argent, et que la loi leur permettait de prendre. C’est des gens qui voulaient simplement m’escroquer. »

En 2004, l'avocat des organisateurs du festival est un certain Baber Gano, devenu ministre en avril dernier. Cette nomination aurait-elle fait pousser des ailes aux plaignants ? Le ministre affirme aujourd'hui ne pas être impliqué dans ce dernier rebondissement, et apporter son soutien à l'artiste ivoirien.

Joint par RFI, Adama Kouyaté, alors secrétaire général du Fimba, explique que la présidente du festival, Mariam Seye, souhaite récupérer cet argent pour rembourser un prêt contracté auprès d'une banque. Les plaignants ont préféré ne pas s'exprimer au micro.

De son côté, Tiken Jah Fakoly promet d'entreprendre une démarche judiciaire, pour classer définitivement une affaire dont il regrette qu'elle ne puisse que nuire à l'image du Mali.

Alassane Ouattara sera reçu pour la deuxième fois à l'Elysée par le président Français, Emmanuel Macron le jeudi 31 août 2017.

Elysée: Macron reçoit Alassane Ouattara pour la deuxième fois le 31 août

Le président ivoirien, Alassane Ouattara sera reçu pour la deuxième fois à l'Elysée par le président Français, Emmanuel Macron le jeudi 31 août 2017.
En tout cas, c’est ce qui ressort de l’agenda du chef de l’Etat Français dont fratmat.info a eu copie ce dimanche 27 août 2017.

Selon le document, il s’agit « d’un déjeuner de travail » qui se tiendra à 13h, heure française et 12h Gmt.
Notons que, le président Emmanuel Macron a reçu le chef de l’Etat ivoirien pour la première fois le dimanche 11 juin 2017. Alassane Ouattara était ainsi le premier chef d'Etat africain à être reçu à l'Elysée par Emmanuel Macron.

Lors de la rencontre du 11 juin 2017, les deux présidents avaient échangé sur les questions de sécurité, de lutte contre le terrorisme, mais aussi évoqué les questions bilatérales liées au développement économique, à l’instar du métro d’Abidjan, projet d’un milliards d’euros porté par un consortium d’entreprises dont le géant français Bouygues.

T Kouadio

En Côte d’Ivoire, le sulfureux coupé-décalé du ministre et de l’ambianceur Entre Hamed Bakayoko et DJ Arafat, star de la nuit, la fascination est réciproque.

De gauche à droite : Didier Drogba, DJ Arafat, Hamed Bakayoko et Ernest Adjovi, lors des Kora Awards, à Abidjan, le 30 décembre . La foule n’est plus qu’un grand cri suspendu. DJ Arafat gravit les marches qui le conduisent à la scène, sur des trompettes synthétiques de triomphe romain. Casquette blanche, chemise imprimée au visage du président Ouattara, le ministre d’Etat Hamed Bakayoko l’attend, les bras ouverts. Le parrain et son lieutenant. « C’est mon fils ! C’est mon fils ! » hurle le politicien. Joignant le geste à la parole, ce géant embarque le musicien sur son dos comme un enfant et tournoie dans l’air chaud. Dans cette scène primordiale d’adoubement patriarcal face à un public sidéré, dans cette vidéo de médiocre qualité qu’on trouve sur internet, quelque chose se joue pour le duo le plus baroque, le plus magnétique et le plus puissant de Côte d’Ivoire. Cette nuit encore, le ministre et son DJ font danser un pays entier. « L’âme de la nuit abidjanaise » Dans le quartier du Plateau, à Abidjan, le ministère de l’intérieur est une grande maison sans rythme. Les antichambres y sont nombreuses. Dans le bureau de la secrétaire, outre les fleurs pour son anniversaire, il y a un grand portrait dessiné du ministre d’Etat. Il n’est pas difficile de trouver des images d’Hamed Bakayoko, notamment sur sa page Facebook, où il pose en tenue de judoka, en short de footballeur, avec l’ancien président français Nicolas Sarkozy ou l’ex-premier ministre Manuel Valls, entouré de l’élite encagoulée de la police ivoirienne, mais aussi avec tout ce que la République compte de musiciens, de fêtards, de propriétaires de clubs et de figures du divertissement. Avant de devenir ministre de l’intérieur et de la sécurité en 2011, il a notamment dirigé Radio Nostalgie pour l’Afrique. « Il était l’âme de la nuit abidjanaise », dit de lui un vétéran des pistes de danse. En attendant que la porte matelassée s’ouvre, on discute avec son rendez-vous suivant. Des ambassadeurs du zouglou, l’un des deux styles musicaux les plus populaires en Côte d’IvOire :...

Mis à jour le 30.06.2017 à 07h45 /http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/29/en-cote-d-ivoire-le-sulfureux-coupe-decale-du-ministre-et-de-l-ambianceur_5152839_3212.html#wlCZRopkRaMF2Qlb.99

Aujourd’hui avec plus de 15 millions de vues de son titre à succès ‘’diplôme’’ sur Youtube, elle incarne selon certains observateurs de la scène culturelle ivoirienne, le nouveau porte-voix de la musique made in Côte d’Ivoire. Portrait.

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Promise à une carrière de haut fonctionnaire après des études supérieure en finance générale effectuée au cycle moyen de l’Ecole normale d’administration (ENA), l’artiste chanteuse ivoirienne Josey, de son vrai nom Josée Priscille Gnakro (27 ans) finira par opter pour la musique.

Résultat de recherche d'images pour "josey"Aujourd’hui avec plus de 15 millions de vues de son titre à succès ‘’diplôme’’ sur Youtube, elle incarne selon certains observateurs de la scène culturelle ivoirienne, le nouveau porte-voix de la musique made in Côte d’Ivoire. Portrait.

Entre le métier d’artiste chanteuse et celui de cadre de la fonction publique, ‘’c’est un choix de cœur que j’ai fait et je ne regrette pas, je l’assume. J’ai fait le cycle moyen, finance générale, à l’ENA. J’ai fini ma formation mais j’ai préféré me lancer dans ce que j’aime, la musique’’, aime répéter à qui veut l’entendre l’auteure de la célèbre satire sociale ‘’diplôme’’, un titre arrangé par le non moins célèbre David Tayorault qui caracole depuis sa sortie officielle en 2015 en tête des hit-parades du continent.

Née en 1990 à Abidjan, Josée Priscille Gnakro alias Josey se frotte au monde de la musique dès l’âge de 8 ans dans son église où elle chante en live. Conciliant études et musique en tant qu’interprète dans plusieurs cabarets et night-clubs de la capitale économique, Abidjan, elle finit par se faire remarquer du grand public en participant en 2012 au concours Castel Live Opéra, une émission de détection et de révélation des talents locaux diffusée dans plusieurs pays africains.

Avant son titre à succès ‘’diplôme’’, Josey avait déjà sorti un single intitulé ‘’on fait rien avec ça’’, et collaboré avec plusieurs artistes dont Kil’heur et Rikwane sur le titre ‘’chéri tu me saoules’’ et DJ Arafat sur le titre ‘’Koba’’. Elle a aussi travaillé en 2009 sur trois titres de l’animateur-chanteur Eric Didia, connu sous le pseudonyme de Robert Levy Provençal dit ‘’Roro’’.

Sa belle et chaude voix, sa carrure, ainsi que les thèmes qu’elle développe dans ses chansons vont faire dire à ses nombreux fans sur les réseaux sociaux qu’elle porte désormais sur ses épaules ‘’la lourde charge de défenseure des droits de la femme africaine’’.

Un compliment que la chanteuse a d’ailleurs l’habitude de prendre avec philosophie. ‘’Je n’ai rien contre les hommes au contraire je les aime bien. Et comme le dit l’adage, qui aime bien châtie bien. Je suis une artiste et décrier les tares de la société font partie de mes prérogatives’’ explique-t-elle.

Au fait, dans le tube ‘’diplôme’’, l’artiste se place en avocate de la femme africaine en fustigeant le comportement de certains hommes qui hésitent à officialiser leurs relations amoureuses. Cette thématique qui est d’ailleurs d’actualité dans plusieurs pays africains où le concubinage est considéré comme un fait social banal, fait de cette chanson l’hymne officiel des femmes africaines en attente depuis de longues années de se voir passer la bague au doigt.

CK/ls/APA

ON VA OÙ ? /Pire qu’une inquiétude, « On va où ? Par le Pr Sery Bailly

Telle est la question angoissée que nous pose le chanteur zouglou nommé Bloko. Son nom m’a fait penser à la margarine utilisée jadis par nos mères pour apprêter nos mets. Mais ce bloco s’écrivait avec un c. Aujourd’hui il semble que la margarine sert à faire passer des critiques.

Résultat de recherche d'images pour "le Pr Sery Bailly"Une interrogation plus ancienne disait « On est où là ? ». Elle est moins angoissée parce qu’elle porte sur un état, une situation. On cherche à se situer dans l’espace mais on est sûr de sa place dans le monde et de son équilibre. L’autre question nous prend aux tripes à cause de ce qu’on subit, en raison d’une épreuve qui menace de se prolonger.

« On va où ? » est une question qui questionne notre dynamisme qui nous parle d’émergence. Cette dernière, avec sa verticalité crée le vertige et non l’angoisse. Non seulement on ne roule pas « cadeau », comme dit Tonton Zéla, mais on semble rouler à tombeau ouvert, ou au mieux vers un mur ! On voit que l’angoisse porte sur la destination (On va où ?) mais en réalité elle renvoie d’abord aux modalités du voyage. On s’inquiète de tous les signes qui ne sont pas de bon augure.

Quatre caïmans d’Houphouët-Boigny meurent, dont le fameux « Comandant ». On s’en émeut au niveau national. Non pas pour les pauvres sauriens mais pour savoir ce que cela signifie pour notre avenir d’humains éburnéens. On va où, quand les caïmans de Nanan ne nous protègent plus ?

De l’expression les « jeunes gens », on est passé à celle qui parle d’« enfants ». Ainsi des putschistes, on est passé aux mutins. On va où ? demande le zouglouman.

Imaginatifs, les Ivoiriens ont transformé le sigle RHDP en RH Deux Pieds. Aujourd’hui, après les élections, cela se confirme. La suite devient angoissante parce qu’on se demande s’il n’évolue pas à cloche pied ! D’aucuns, véritables mauvais esprits, viennent dire, après les nominations dans l’armée, que nous avons une confirmation des deux pieds ! On va où ? Sommes-nous des bipèdes ? Cela saute aux yeux. Ou bien étions-nous des iules ainsi que Zadi nommait les mille-pattes ? Peut-être qu’en ramenant les pattes de mille à deux, on avancera plus vite. Incontestable ! Mais la question de Bloko demeure : On va où ?

Pire qu’une inquiétude, « On va où ? » exprime une angoisse de la castration (manque de pouvoir ou de puissance), d’inanition (manque de nourriture ou de ressources), ou du chaos (désordre permanent), comme dirait le psychanalyste Grobli Z.

Face à la question de Bloko, on observe qu’il y a trois réactions possibles. Ceux qui sont soulagés et euphoriques exultent en disant « Tout est bien qui … ». Même s’ils traduisent une pointe de doute, les points de suspension constituent une invitation à partager leur optimisme grâce à une culture partagée. On s’était égaré mais on a retrouvé le bon chemin. Certains, considérant le dénouement de la crise des mutins et de la grève des fonctionnaires, disent même que nous devons nous réjouir d’un « bel acte de réconciliation ».

Dans la position intermédiaire, ceux qui sont moyennement inquiets disent que les remous altèrent le climat social. Le temps était beau jusqu’à ce que des nuages viennent s’amonceler. La croisière se passait bien jusqu’à ce que le bateau vienne à tanguer. Ils sont lucides ou simplement diplomates. En se limitant aux douleurs présentes, ils n’ont pas à raconter l’histoire de la maladie.

Enfin il y a ceux qui mijotent dans leur angoisse. Selon eux le « On va où ? » de Bloko nous invite à scruter l’horizon ? Les remous ne viennent pas altérer mais révéler l’état de santé de la société, comme la fièvre fait sentir la maladie. Point n’est besoin de s’en prendre au thermomètre qui n’est qu’un indicateur de température. Ils ne veulent pas aller à l’hôpital des bien-portants, comme jadis disait Nanan.

Ils pensent qu’il est dérisoire de savoir si la crise est politique ou politisée. Si elle est sociétale, c’est plus angoissant. S’il y a du feu parce qu’il y a du gaz dans la maison, il ne suffit pas d’éteindre le feu. Toute nouvelle étincelle pourrait l’ébranler encore.

Quand la solidarité est en crise, aucun groupe ne sait ni ne veut savoir ce dont les autres souffrent. À chacun son comprimé, à chacun sa prime ! Ne fonctionne plus ni solidarité mécanique ni solidarité organique (Durkheim). Dans l’une on est les mêmes et on doit avoir la même chose. Dans l’autre, on est différents et complémentaires, mais chacun doit avoir sa part !

Les crises sans fin de la Guinée Bissau, fière à juste titre de sa première CAN, montrent que même une armée révolutionnaire ne se retire pas après la révolution. Il est vrai qu’en Chine, les descendants de Chu Teh se font discrets. On se plaint des mutins mais on célèbre les héros de la rébellion ! On s’excuse des désagréments de la mutinerie mais non pas de celles de la rébellion puisqu’elle ne saurait en avoir.

Voilà un débat dont notre société ne pourra faire l’économie. Si ce sont des héros, on doit publiquement les célébrer, les honorer et les rémunérer. S’ils n’en sont pas, on va où, on fait quoi ? Peut-on être héros d’une partie de la nation ? Si oui, on est quoi pour l’autre partie ? En tous les cas, la condamnation du recours aux armes pour revendiquer, comme toute loi, ne saurait être rétroactive !

Qu’on les appelle « jeunes gens » ou « enfants », on nous invite à leur pardonner ce qu’ils ont fait de « gênant ». Cela ne pose pas de problème. La question « On va où ? » pose le problème de la transition vers la démocratie. Il était déjà difficile de passer du parti unique à la démocratie, voici que nous devons démocratiser une rébellion, c’est-à-dire la digérer et l‘assimiler !

Les héros de celle-ci sont comme nous tous, des tonneaux de Danaïde. Nul ne réussira à les remplir car la vie est ainsi faite qu’on a toujours besoin d’inspirer et d’expirer. L’oxygène ou l’argent qui entre dans les poumons sort aussitôt du thorax ! Il en va de même des réservoirs des motos nouvellement acquises. De là des besoins sans fin et une dette infinie ! Et les grands microbes auront beau faire la morale aux petits microbes, ce sera en pure perte. Nous sommes tous des microbes se disputant le même organisme ! Pour s’en convaincre, on n’a pas besoin de microscope électronique !

Tous les partis politiques qui arrivent au pouvoir subiront la même épreuve : le ressentiment des militants de la première heure qui estiment au fond de leur conscience que leur militantisme est un investissement. Il s’agit d’améliorer la société mais aussi et surtout la condition personnelle.

Je pense aux esclaves porteurs des lourds colis des conquérants anglais que les résistants ashantis voulaient mobiliser pour leur cause. Ils interrogèrent : qu’est-ce que nous gagnons avec vous ? On leur a promis une société de liberté. Mais la liberté ne se mange pas et les richesses appartiennent aux familles nobles.

Le principe même des primes que Koul Madou questionne, relève de la même logique. De la prime de sang (en tant que frère, ce qui t’appartient m’appartient) à la prime professionnelle (complément comparable au sel ou au piment de nos sauces), on voit qu’elles ont une histoire (lignage ou accord avec l’Etat) et n’ont nul besoin de fondement objectif.

Au lieu de la solidarité nationale, ce sera celle à l’intérieur des factions. Surviendront des rivalités entre fractions de la nation : matriculés contre non matriculés, camarades de parti contre camarades grévistes, houphouétistes bon teint contre houphouétistes « tchatcho » etc.

Toute angoisse est un demi-hommage. On voit l’acquis mais on redoute que la bulle n’éclate. Les gens s’interrogent sans être encore soumis à la question. Or toute interrogation est subversive. Elle transforme les exploits en illusion tout en souhaitant qu’ils se confirment.

À nous de ne pas dramatiser le « On va où ? » de Bloko. Dynamisme sans angoisse, c’est ce qu’on veut. Etre en mouvement et en équilibre, ailleurs et chez soi, dans l’ambiance et dans le calme, dans l’avoir et dans le partage. Nager sans se noyer dans un marasme moral. Voilà ce que j’ai compris avant même d’entendre la chanson zouglou.

Pr Sery Bailly

 

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ASK / Cours les mercredis en Côte d’Ivoire : « je persiste et je signe » /C’est au primaire qu’on doit pouvoir détecter les talents cachés des enfants

« Au primaire, j’allais à l’école les mercredis et ça ne m’a pas abruti » dit André Silver Konan à propos du retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire. 

Certes, la ministre Kandia Camara n’avait pas à répondre aux propos excessifs de Mesmin Comoé (c’est lui qui a été le premier à parler de lancer une « grève sauvage et illimitée »). Certes, il n’était pas très approprié d’évoquer la destination Minignan, comme sanction à une grève « sauvage ». Mais, je persiste et je signe, en disant : sortons des émotions et regardons les choses en face. Au primaire, j’allais à l’école les mercredis et ça ne m’a pas abruti, encore moins, fait de moi un raté. Tous ceux de ma génération (80-90) et sans doute, ceux de la génération avant nous, allaient à l’école le mercredi matin (il faut bien préciser que la réforme ne touche pas au mercredi soir) et ça ne leur posait pas de problème. A cette époque, c’était la chicotte du maître qui nous posait problème et ça a disparu depuis lors.

Cours les mercredis en Côte d’Ivoire : le fond du problème

A cette époque, nous étions aussi 80 par classe et ça ne posait aucun problème à nos maîtres. A cette époque, aucun instituteur (parmi lesquels, mon regretté père – c’est pourquoi je précise que ça n’a rien de personnel, puisque j’ai vécu les efforts extrascolaires de mon père, obligé de se lever à 5h du matin, pour préparer des fiches que je ne vois d’ailleurs plus avec les plus jeunes) ne prenait de l’argent à un enfant, pour lui dispenser des cours de renforcement, ni le mercredi soir (férié), ni le samedi matin. Parce qu’il faut bien comprendre que cette affaire tourne autour des cours de renforcement payants, devenus obligatoires dans certaines écoles, dans de nombreuses écoles primaires. C’est cela le fond du problème, personne n’est dupe.

COMMENT DEVONS-NOUS ATTEINDRE LA MOYENNE EXIGÉE PAR LES STANDARDS INTERNATIONAUX ?  C’est au primaire qu’on doit pouvoir détecter les talents cachés des enfants

Certes les classes sont surchargées, les tables-bancs manquent, les écoles sont insuffisantes, le programme scolaire n’est pas à notre goût (personnellement, je pense que c’est au primaire qu’on doit pouvoir détecter les talents cachés des enfants, qu’ils soient artistiques, sportifs ou intellectuels), mais il ne demeure pas moins que le volume horaire en Côte d’Ivoire (132 jours) est faible par rapport à la moyenne exigée par l’OCDE (187 jours) : voilà le fond du problème qui devrait catalyser nos énergies. Comment devons-nous atteindre la moyenne exigée par les standards internationaux, quand bien même nous avons des tares à corriger dans notre système éducatif ? La solution proposée par le gouvernement est le retour des cours le mercredi, et je soutiens cette proposition. Tout comme j’encourage le gouvernement à régler les autres problèmes de sureffectif et autres.

Contre-proposition pour les cours les mercredis en Côte d’Ivoire

Plutôt que d’opposer une fin de non-recevoir, les syndicalistes qui veulent protéger les cours de renforcement payants les mercredis (je répète que personne n’est dupe), pourraient faire une contre-proposition comme le suggère mon ami N’Goh Raymond : dispenser les cours le samedi matin, à la place du mercredi matin, destiné à faire des courses d’ordre familial, en semaine, pour les instituteurs éloignés des centres urbains et ils sont nombreux. Cette proposition a le mérite d’atteindre le même objectif, à savoir aller vers les 187 jours.

JE SUIS DE CEUX QUI PENSENT QU’EN AFRIQUE, ON NE TRAVAILLE PAS ASSEZ

Arrêtons l’hypocrisie et sortons de nos émotions !  En fait, qui peut me dire, à quel moment la décision a été prise d’annuler les cours les mercredis ? Lol. Je ne me rappelle pas bien, ni la date, ni les explications fournies à l’occasion de cette décision. Une chose est certaine, je suis de ceux qui pensent qu’en Afrique, on ne travaille pas assez. Et si dès le bas âge, on doit inculquer l’esprit d’endurance à nos enfants, pourquoi pas ?

Je termine en m’adressant aux grévistes : vous trouvez que votre tâche est immense, que vos classes sont surchargées, que les enfants seront fatigués, et pourtant, tout cela ne vous empêchait pas de dispenser des cours payants (et parfois obligatoires, ce qui n’est déjà pas très juste) les mercredis matins, à vos élèves. Arrêtons l’hypocrisie et sortons de nos émotions !

André Silver Konan / http://www.andresilverkonan.com   /    A lire aussi  / BRAS DE FER KANDIA CAMARA – MESMIN COMOÉ : DES ENSEIGNANTS ET ENCADREURS SE PRONONCENT"

kandia-camaraDepuis l’annonce du gouvernement ivoirien concernant l’introduction des mercredis matin dans le programme des cours du primaire , un bras de fer à fait jour .  Ce bras de fer oppose la ministre de l’Education Nationale Kandia Camara à Mesmin Comoé , secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour leur défense et leur droit (MIDD) , principal syndicat réclamant l’annulation de cette décision. La sortie de la ministre Kandia le 19 septembre 2016 , suivie de la réplique de Mesmin Comoé, 24 heures après , semble prédire un lendemain sombre pour l’école ivoirienne.  (Des enseignants ont réagi face à cette ‘’guerre ‘’entre la tutelle et le principal syndicat des instituteurs de Côte d’Ivoire.) 

Tchimou Thierry , enseignant  « Il faudrait que les deux partis discutent et s’entendent pour l’intérêt des enfants »

« C’est sur internet que j’ai vu la demande d’explication qui a été donnée à un collègue qui est dans une école. Quand j’ai appris cette décision de faire les cours les mercredis , en tant qu’enseignant je n’ai pas épousé cette idée. Les mercredis permettent aux enfants de se reposer. Vous imaginez les enfants qui vont suivre les cours, mardi, mercredi, jeudi et vendredi. C’est difficile. Pour l’enseignant aussi ce n’est pas facile, parce qu’on nous demande de préparer les classes. Avant, le mercredi était prévu pour préparer jeudi et vendredi ; le samedi et dimanche permettaient de préparer le lundi et le mardi. Avec cette décision on nous demande des fiches et d’autres choses. On nous arrache le temps qui nous permet de préparer les cours et en même temps, ils viendront pour contrôler, ça sera pas facile. Il faudrait que les deux parties discutent et s’entendent pour l’intérêt des enfants. Le MIDD est accompagné par certains syndicats dont les noms sont pas cités. . J’ai entendu la ministre affirmer sur les antennes d’un média que les autres syndicats sont d’accord pour travailler, ils demandent l’assurance mais je ne pense pas que cela est vrai. Si les deux parties ne s’asseyent pas pour discuter, cela peut paralyser l’éducation nationale. Evitons d’en arriver là »

Mme Kouassi Rosine Attégbé, Directrice Epp angré 2 « Ce sont nos enfants qui vont payer le lourd tribu de cette crise »

« Nous avons reçu des consignes, nous nous tenons à les exécuter. C’est une décision des autorités, pour ma part en tant que directrice je me dois de respecter l’autorité. Si les autorités prennent des mesures pour que le niveau des enfants soit meilleur, nous ne pouvons que participer à rendre cette mesure applicable sur le terrain. Nous sommes ceux qui devront veiller à cela. Concernant la crise entre le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leur Droit (MIDD) et le ministère de l’Education Nationale, j’invite les deux parties à trouver un terrain d’entente pour un règlement de ce conflit. Sinon, ce sont les enfants qui vont en payer le lourd tribut. Les habitudes ont la peau dure. Le gouvernement doit mettre les moyens pour l’application de cette décision. Donc en attendant ces moyens, nous nous conformons à la décision déjà prise ».

M. Diabaté Check, enseignant « C’est malheureux qu’on en arrive à cette situation qui n’honore pas la famille de l’Education Nationale»

« Je n’ai plus rien contre la mesure , avant j’étais contre mais depuis j’ai entendu que les secrétaires nationaux ont été associés à cette mesure , de même que les parents d’élèves. Je n’ai pas apprécié le comportement des camarades du MIDD parce que pour moi, on ne peut pas régler les problèmes dans la violence. C’est malheureux qu’on en arrive à cette situation qui n’honore pas la famille de l’Education Nationale. Je pense que tout problème trouve une solution. Nous avions initié les cours du mercredi parce qu’en premier lieu, nous avions vu les difficultés de nos élèves, nous ne nions pas qu’on en profitait également. Aujourd’hui, l’Etat se rend compte que les cours du mercredi sont importants pour les élèves, on ne peut que se mettre au service de l’Etat pour appliquer les décisions »    Propos recueillis par MB et O.R / http://www.lintelligentdabidjan.info/?p=760

A lire aussi / CÔTE D'IVOIRE / André Silver Konan cherche à comprendre ce qui motive la grève des instituteurs, opposés au retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire.

 

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CÔTE D'IVOIRE / André Silver Konan cherche à comprendre ce qui motive la grève des instituteurs, opposés au retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire.

Pourquoi la grève des instituteurs en Côte d’Ivoire est amorale  / J’ai cherché à comprendre ce qui pouvait bien motiver la grève de certains instituteurs opposés au retour des cours les mercredis en Côte d’Ivoire. Ce que j’ai découvert me laisse sans voix. Ce pays devient de plus en plus le labo de la paresse et de l’argent facile. Démonstration. En effet, les grévistes amenés par Mesmin Comoé, secrétaire général du MIDD et (je n’entrerai pas dans les débats personnels qui consistent à soutenir que presque tous les syndicalistes usent de grèves justifiées ou non, pour se faire un nom et entrer dans les conseils d’administration des structures étatiques) déclarent s’opposer aux cours les mercredis en Côte d’Ivoire, pour la raison suivante, lue dans Soir Info : « Avoir plus de 80 élèves par classe et demander 5 jours de travail par semaine, c’est trop ». Et c’est tout. Sérieusement ?

EN UN AN, L’INSTITUTEUR IVOIRIEN PASSE PRÈS DE LA MOITIÉ DE SON TEMPS, À LA MAISON

Cours les mercredis en Côte d’Ivoire Argumentaire peu crédible / De tous les fonctionnaires en Côte d’Ivoire, les instituteurs sont les seuls qui bénéficient le plus de repos hebdomadaire : 3 jours sur 7. Ils sont les seuls à avoir entre 2 à 3 mois de vacances annuelles, contre une moyenne nationale d’un mois. Ils sont les seuls, avec les enseignants du secondaire, à bénéficier de pas moins de quatre congés dans l’année (4 jours pour la Toussaint, 2 semaines pour Noël, 7 jours en février, 2 semaines pour Pâques). En clair, en un an, l’instituteur ivoirien passe près de la moitié de son temps, à la maison. Selon ce que je lis, Mesmin Comoé et son groupe déclarent qu’ils ne sauraient accepter les 5 jours de classe sur 7, pour la simple raison que certains instituteurs ont « plus de 80 élèves par classe » (sic). En tout cas, jusque-là, c’est le seul argumentaire crédible qu’ils avancent. Je note qu’autant certaines classes comptent 80 élèves, autant certains instituteurs encadrent à peine 20 élèves, ceci est un fait et ce n’est pas contesté, d’autres courent même après les élèves, dans certaines contrées du Nord du pays. Si on s’en tient donc à l’argumentaire du MIDD, les enseignants du secondaire devraient eux aussi revendiquer le repos les mercredis, de même que les professeurs d’université, puisqu’il est de notoriété que de nombreuses écoles et universités publiques sont en sureffectif.

ALLEZ DIRE À MESMIN COMOÉ ET À SES GARS, QUE LEUR GRÈVE EST IMPOPULAIRE ET MANQUE DE SAGESSE

Ma position sur la grève des instituteurs en Côte d’Ivoire /  Certes, je suis un syndicaliste dans l’âme et je me suis très souvent rangé du côté des grévistes, quand leur cause me paraissait juste. Mais je le dis, avec toute la sincérité du parent d’élève et de la personne qui recherche la justice avant tout (sans chercher à personnaliser le débat). Cette grève, lancée par un groupe d’instituteurs, choque la morale professionnelle (il faut mériter son salaire), défie la conscience morale (user de violences pour empêcher des enfants d’avoir accès à leurs classe est vraiment répugnant) et n’a aucune base légale (à notre temps, nous allions à l’école les mercredis, ça ne nous a pas rendus bêtes et ça n’a pas tué nos maîtres).  Bref.Allez dire à Mesmin Comoé et à ses gars, que leur grève est impopulaire et manque de sagesse. Elle consacre la paresse professionnelle et révèle à quel point notre société est influencée par la philosophie de l’argent facile, du « broutage » : nous voulons tous devenir riches, sans avoir à fournir le moindre effort.  / André Silver Konan / http://www.andresilverkonan.com

A lire aussi /  Kandia Camara promet une "riposte sauvage et inoubliable" aux ’’perturbateurs’’ de l’école ivoirienne

Afficher l'image d'origineLa ministre de l’Education nationale, Kandia Camara a mis en garde, lundi, le syndicaliste Messmin Comoé contre la perturbation de l’école ivoirienne, lui promettant une ’’riposte sauvage et inoubliable’’ à la mesure de la ’’grève sauvage et illimitée’’ que son syndicat projette pour s’opposer à l’instauration des cours les mercredis matin dans le primaire. La première responsable de l’éducation nationale en Côte d’Ivoire était remontée contre le leader syndical Messmin Comoé, secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD) qui entend s’opposer par ’’une grève sauvage et illimitée’’ à la réforme scolaire qui institue le retour des cours au primaire dans la matinée du mercredi.

’’Messin Comoé qui est payé à ne pas travailler, doit comprendre que l’Etat de Côte d’Ivoire soucieux de l’avenir de ses enfants n’entend point se laisser distraire pour l’application de cette mesure qui vise à rapprocher notre pays des normes internationales du temps d’enseignement et du temps d’apprentissage’’, a déclaré Mme Kandia Camara, mettant en garde le syndicaliste qu’il aura en face ’’une riposte sauvage et inoubliable’’ du ministère s’il s’entête à faire cette grève. Expliquant les raisons du réaménagement de la semaine de travail dans l’enseignement primaire, elle a souligné que cette mesure ’’n’est pas une nouveauté ni une question d’heures supplémentaires mais vise à atteindre un quantum horaire pour donner une éducation de qualité aux enfants, en se confirmant à la norme de l’Unesco qui requiert entre 1000 et 1100 heures’’, de cours dans l’année.

’’Les cours dans la matinée du mercredi reviennent par rapport aux objectifs du gouvernement ivoirien relatifs à la politique de scolarisation obligatoire de tous les enfants de 6 à 16 ans’’, a expliqué Mme Camara relevant qu’il ’’faut se donner les moyens de réussite pour tous dans un système éducatif de qualité de sorte à accorder un temps de travail d’apprentissage suffisant dans l’enseignement primaire’’. Chiffres comparatifs dans le système éducatif de pays africains à l’appui, la ministre ivoirienne de l’Education nationale a démontré qu’avec ’’4 jours et demi de travail par semaine contre quatre avant la reforme, l’enseignant dispose de 200 jours de repos dans l’année’’.

’’Messmin Comoé s’agite non pas pour un prétendu repos mais parce qu’il a toujours prospéré dans les crises qu’il créé au sein de l’éducation nationale. Allez lui dire que ce sera sa dernière grève qu’il va tenter’’, a averti Kandia Camara, annonçant, publiquement, ’’la mutation de Messmin Comoé à l’intérieur du pays dans les prochains jours afin qu’il travaille’’.

Mme Kandia Camara a, cependant, rassuré tous les partenaires de l’école, parents d’élèves, élèves, enseignants que des dispositions sécuritaires sont prises pour parer à toute éventualité, en tenant pour ’’responsable’’, M. Comoé de tout ce qui ’’pourrait arriver à un élève, parent d’élèves ou enseignant’’.

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Frédéric-Rossif Houphouët / Le concept l’Ivoirien Nouveau ne doit pas être la seule préoccupation du Président de la République.

Il doit être compris comme un changement de comportement de tout le monde et non qu’un simple slogan.

Afficher l'image d'origineNe manquant pas de bonnes idées pour faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent en Afrique et dans le monde, le Président de la République, Alassane Ouattara a dès sa reconduction à la tête du pays lancé le concept de l’Ivoirien Nouveau. Un concept qui devrait habiter tous les Ivoiriens dans leur comportement de tous les jours. C’est-à-dire, soigner notre cadre de vie, être dans un environnement sain, épouser un discours politique nouveau, dénudé de haine et de violence. Mais au-delà de tout, les Ivoiriens aspirent à un pays de paix, où le bien-être social, la justice, le vivre ensemble, la réconciliation, la propriété environnementale etc., devraient être des réalités évidentes.

Le concept de l’Ivoirien nouveau appelle chaque Ivoirien à faire des efforts sur lui-même et à corriger en lui tout ce qui est favorable à la haine, à la division, à la violence, à l’injustice, à la facilité, à la corruption morale et physique et aux maux qui ternissent l’image de notre pays.

Or, le concept de l’Ivoirien Nouveau doit s’appliquer également au respect des institutions, à pratiquer la politique dans l’intérêt des Ivoiriens en se soumettant aux exigences de la démocratie, aux respects du bien public, des espaces publics, le domaine public, les trottoirs, les espaces verts, etc…

Aussi, si nous pensons que, le concept de l’Ivoirien Nouveau peut conduire notre chère Côte d’Ivoire à l’émergence nous devrons accepter de nous débarrasser de tous les comportements néfastes et destructifs qui nous ont tant mis en retard. Cela pourrait être une réalité si tout le monde accepte le concept, et si le gouvernement fait appliquer ses propres lois et décisions prises en conseil des Ministres sur le terrain. En Côte d’Ivoire, nous assistons trop à la légèreté, l’impunité, à la pitié. Nous nous posons souvent la question de savoir, quel est ce pays où il n’existe pas de sanction ?

Les automobilistes, chauffeurs de wôrô-wôrôs, gbakas font ce qu’ils veulent sur les routes, tuent, détruisent des feux tricolores, des panneaux de signalisation, des poteaux électriques, des poteaux de port de câbles téléphoniques et puis il n’en est rien. Comme cela ne suffit pas, les gbakas traversent toutes les communes dans le district d’Abidjan, même celles qui leur sont interdites. Plus de communes paisibles en Côte d’Ivoire et surtout dans le district d’Abidjan, Cocody qui était avant envieuse dans notre pays n’échappe plus aux désordres des commerçants et des gbakas.

Afficher l'image d'origineCocody ne fait plus rêver et elle est devenue par la faute de nos autorités et de l’indiscipline des populations une commune comme toutes les autres, la seule différence se situe au niveau des prix exorbitants des loyers. Les Ivoiriens n’ont plus peur d’uriner dans la rue, partout où ils trouvent, même les chiens souvent se cachent pour faire les selles, quelle éducation, quel comportement ? Et on est dedans et on avance.

Plus de dignité ni d’honneur, la Côte d’Ivoire est devenue une véritable poubelle, et c’est dans ça que nous vivons fièrement. Notre tolérance est tellement large que les gros camions détruisent des ponts et les trottoirs en plein Abidjan sans qu’ils ne soient inquiétés. Oui la Côte d’Ivoire de tout le monde où toutes les communes croupissent sous le poids des ordures, avec des installations anarchiques des commerçantes et commerçants dans toutes les rues avec l’accord de nos maires.

Les trottoirs qui servent de passages aux piétons sont tous devenus des magasins ou des étals de marchandises. Du coup toutes les communes sont devenues des marchés à ciel ouvert sans que ça ne dérange personne. Ce qui est très marrant dans notre pays ce sont les ordures que les populations déversent au bord des voies de l’intérieur reliant une ville à une autre. Comment les Ivoiriens peuvent-ils être aussi heureux de vivre dans les ordures, la saleté, les décombres, et lutter leurs repas quotidiens avec les mouches sans se préoccuper de leur propre santé ?

Le concept l’Ivoirien Nouveau ne doit pas être la seule préoccupation du Président de la République, il doit être compris comme un changement de comportement de tout le monde et non qu’un simple slogan. Une Contribution : Le concept de l’Ivoirien nouveau : un slogan ou un changement de comportement ?

Par / Frédéric-Rossif Houphouët: Source / L’INTELLIGENT D’ABIDJAN Quotidien Ivoirien d’informations générales. Prix de vente en Côte d’Ivoire : F.CFA 300.Quotidien de 12 pages

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MESSAGE DE Koffi OLOMIDE après sa libération./ Koffi Olomide À la maison en Famille. .... Merci est un mot trop simple.

Ce que je souhaiterais exprimer est au-dessus de cela. Je suis à la fois touché et reconnaissant pour le soutien indéfectible que vous m'avez apporté, je ne pourrai jamais assez vous remercier ‪#‎BétonArmé‬ ‪#‎Agbada‬

Après avoir agressé une danseuse de son groupe, Koffi Olomidé a d’abord été interpellé puis expulsé du Kenya. Il avait par la suite présenté ses excuses dimanche 24 juillet en direct de la télévision nationale. Arrêté le 26 juillet à son domicile de Mont Fleury par la Police sur ordre du PGR, il restera en détention en attendant le prononcé de la peine.  Cependant, le PGR a requis 18 mois de prison ferme contre le patron du Quartier Latin international.

 

 

Koffi Olomidé expulsé du territoire kényan dans la soirée, la Commission nationale sur le genre et l’égalité avait publié un communiqué appelant à ouvrir immédiatement une enquête.

"L'avocat du musicien congolais Koffi OLOMIDE a protesté et a accusé la police d’avoir harcelé son client en détention au commissariat de police JKIA

Agression d’une danseuse : après une nuit en garde à vue à Nairobi, Koffi Olomidé expulsé vers la RDC Le célèbre chanteur congolais Koffi Olomidé a été arrêté vendredi soir à Nairobi, après avoir été filmé dans l'après-midi donnant un coup de pied à l'une de ses danseuses à son arrivée à l'aéroport. Avant d'être expulsé samedi vers la RD Congo.

Le chanteur de 59 ans, qui devait donner un concert à Nairobi, a été arrêté devant les caméras de télévision à l’extérieur des locaux d’une chaîne de télévision où il venait de donner une interview. Sur une vidéo amateur, largement reprise et commentée sur les réseaux sociaux au Kenya, on voit le chanteur, qui se trouve juste à l’extérieur d’un des terminaux de l’aéroport international de la capitale kényane, se diriger vers une de ses danseuses.

Il lui assène alors un coup de pied au niveau du ventre, qu’elle parvient en partir à amortir d’un réflexe de la main, sous le regard incrédule de deux policiers kényans dont l’un s’interpose.

Koffi Olomidé expulsé du territoire kényan. Dans la soirée, la Commission nationale sur le genre et l’égalité avait publié un communiqué appelant l’Inspecteur général de la police kényane à ouvrir immédiatement une enquête.

« Le chanteur a été emmené au poste de police de l’aéroport et pourrait être inculpé rapidement », a indiqué à l’AFP une source policière. Mais après une nuit de garde de vue au poste de police de l’aéroport international Jumo Kenyatta, Koffi Olomidé a été expulsé vers la RD Congo, ont rapporté samedi Citizen TV Kenya qui suit de près l’affaire.

23 juillet 2016 à 11h13 — Mis à jour le 23 juillet 2016 à 11h30 Par Jeune Afrique avec AFP le lien de la vidéo www.youtube.com/watch?v=nkcaNEdNoD4

A lire aussi 

L'avocat du musicien congolais Koffi OLOMIDE George WAJACKOYAH a protesté et a accusé la police d’avoir harcelé son client en détention au commissariat de police JKIA et que cela était contre la constitution.

Maître WJACKOYAH a ajouté qu'il n'a pas vu la vidéo qui accuse son client d’avoir donné un coup de pied à une de ses danseuses, déclarant qu'ils avaient planifié d'aller au tribunal lundi sur la question. "Koffi a eu le pire traitement de la police et a été harcelé, contrairement à la constitution du Kenya," a revendiqué l'avocat.

Maître WAJACKOYAH a prétendu que quiconque a donné les ordres pour l'arrestation de Koffi a fait abus de justice, et il a violé la constitution. "Vous ne pouvez pas expulser une personne sans justice. On ne lui a pas donné le temps pour répondre. La procédure de juste n'a pas été suivie," a-t-il dit. "Ils l'ont expulsé sans son passeport. Nous avions planifié d'aller au tribunal lundi et le gouvernement s'est précipité pour l'expulser parce qu'ils savaient qu'il n'y a aucun délit," a-t-il protesté. OLOMIDE a été expulsé à Kinshasa, la République Démocratique du Congo après son altercation de vendredi matin à Jomo Kenyatta l'Aéroport International (JKIA). OLOMIDE a été filmé attaquant une des danseuses à l'aéroport un incident qui a occasionné à son arrestation aux Services médiatiques Royaux après un entretien de TV vivant où il a nié d’avoir frappé sa danseuse.

Le lien de la Vidéo - RD Congo : Koffi Olomidé a-t-il agressé l'une de ses danseuses à Nairobi ?http://www.addl-association.info/index.php/actualites/afrique/item/1767-koffi-olomide-arrete-a-nairobi-le-celebre-chanteur-congolais-a-ete-arrete-vendredi-soir-a-nairobi-apres-avoir-ete-filme-dans-l-apres-midi-donnant-un-coup-de-pied-a-l-une-de-ses-danseuses-a-son-arrivee-a-l-aeroport

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