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Musique (13)

Mali: Tiken Jah Fakoly dénonce une tentative d'escroquerie

Au Mali, le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly se voit réclamer la coquette somme de 10 millions de FCFA. Ce sont les organisateurs d'un festival de musique de Bamako qui la lui réclament, pour un litige remontant à 2004, il y a 13 ans. Le rastaman ivoirien, installé de longue date à Bamako, y voit une tentative d'escroquerie.

En 2004, Tiken Jah Fakoly accepte de participer au premier Festival international de musique de Bamako, le FIMBA. Le jour du concert, la sono promise n'est pas installée. Le chanteur veut d'abord annuler, avant de se raviser, mais le soir venu, l'entrée du festival lui est catégoriquement interdite.

Les organisateurs lui réclament alors un dédommagement de 10 millions de FCFA. L'artiste refuse, l'affaire s'envenime et se politise au point que c'est le président Amadou Toumani Touré qui intervient pour y mettre un terme.

Le dossier semble classé, jusqu'à ce que, 13 ans plus tard, les organisateurs du festival relancent les hostilités. Contacté par RFI, Tiken Jah Fakoly livre son point de vue : « J’étais chez moi, il y a trois mois, et puis on m’a fait signe qu’il y a un huissier de justice devant ma porte, c’est lui qui m’a annoncé la nouvelle. C’est là qu’ils sont allés voir un autre huissier. Leur nouvel huissier a apporté des papiers chez moi. J’étais en voyage, il a même visité la maison avec les militaires, pour m’effrayer ! Mes comptes ont été bloqués. Ils ont écrit à cinq banques que je devais de l’argent, et que la loi leur permettait de prendre. C’est des gens qui voulaient simplement m’escroquer. »

En 2004, l'avocat des organisateurs du festival est un certain Baber Gano, devenu ministre en avril dernier. Cette nomination aurait-elle fait pousser des ailes aux plaignants ? Le ministre affirme aujourd'hui ne pas être impliqué dans ce dernier rebondissement, et apporter son soutien à l'artiste ivoirien.

Joint par RFI, Adama Kouyaté, alors secrétaire général du Fimba, explique que la présidente du festival, Mariam Seye, souhaite récupérer cet argent pour rembourser un prêt contracté auprès d'une banque. Les plaignants ont préféré ne pas s'exprimer au micro.

De son côté, Tiken Jah Fakoly promet d'entreprendre une démarche judiciaire, pour classer définitivement une affaire dont il regrette qu'elle ne puisse que nuire à l'image du Mali.

En Côte d’Ivoire, le sulfureux coupé-décalé du ministre et de l’ambianceur Entre Hamed Bakayoko et DJ Arafat, star de la nuit, la fascination est réciproque.

De gauche à droite : Didier Drogba, DJ Arafat, Hamed Bakayoko et Ernest Adjovi, lors des Kora Awards, à Abidjan, le 30 décembre . La foule n’est plus qu’un grand cri suspendu. DJ Arafat gravit les marches qui le conduisent à la scène, sur des trompettes synthétiques de triomphe romain. Casquette blanche, chemise imprimée au visage du président Ouattara, le ministre d’Etat Hamed Bakayoko l’attend, les bras ouverts. Le parrain et son lieutenant. « C’est mon fils ! C’est mon fils ! » hurle le politicien. Joignant le geste à la parole, ce géant embarque le musicien sur son dos comme un enfant et tournoie dans l’air chaud. Dans cette scène primordiale d’adoubement patriarcal face à un public sidéré, dans cette vidéo de médiocre qualité qu’on trouve sur internet, quelque chose se joue pour le duo le plus baroque, le plus magnétique et le plus puissant de Côte d’Ivoire. Cette nuit encore, le ministre et son DJ font danser un pays entier. « L’âme de la nuit abidjanaise » Dans le quartier du Plateau, à Abidjan, le ministère de l’intérieur est une grande maison sans rythme. Les antichambres y sont nombreuses. Dans le bureau de la secrétaire, outre les fleurs pour son anniversaire, il y a un grand portrait dessiné du ministre d’Etat. Il n’est pas difficile de trouver des images d’Hamed Bakayoko, notamment sur sa page Facebook, où il pose en tenue de judoka, en short de footballeur, avec l’ancien président français Nicolas Sarkozy ou l’ex-premier ministre Manuel Valls, entouré de l’élite encagoulée de la police ivoirienne, mais aussi avec tout ce que la République compte de musiciens, de fêtards, de propriétaires de clubs et de figures du divertissement. Avant de devenir ministre de l’intérieur et de la sécurité en 2011, il a notamment dirigé Radio Nostalgie pour l’Afrique. « Il était l’âme de la nuit abidjanaise », dit de lui un vétéran des pistes de danse. En attendant que la porte matelassée s’ouvre, on discute avec son rendez-vous suivant. Des ambassadeurs du zouglou, l’un des deux styles musicaux les plus populaires en Côte d’IvOire :...

Mis à jour le 30.06.2017 à 07h45 /http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/29/en-cote-d-ivoire-le-sulfureux-coupe-decale-du-ministre-et-de-l-ambianceur_5152839_3212.html#wlCZRopkRaMF2Qlb.99

Aujourd’hui avec plus de 15 millions de vues de son titre à succès ‘’diplôme’’ sur Youtube, elle incarne selon certains observateurs de la scène culturelle ivoirienne, le nouveau porte-voix de la musique made in Côte d’Ivoire. Portrait.

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Promise à une carrière de haut fonctionnaire après des études supérieure en finance générale effectuée au cycle moyen de l’Ecole normale d’administration (ENA), l’artiste chanteuse ivoirienne Josey, de son vrai nom Josée Priscille Gnakro (27 ans) finira par opter pour la musique.

Résultat de recherche d'images pour "josey"Aujourd’hui avec plus de 15 millions de vues de son titre à succès ‘’diplôme’’ sur Youtube, elle incarne selon certains observateurs de la scène culturelle ivoirienne, le nouveau porte-voix de la musique made in Côte d’Ivoire. Portrait.

Entre le métier d’artiste chanteuse et celui de cadre de la fonction publique, ‘’c’est un choix de cœur que j’ai fait et je ne regrette pas, je l’assume. J’ai fait le cycle moyen, finance générale, à l’ENA. J’ai fini ma formation mais j’ai préféré me lancer dans ce que j’aime, la musique’’, aime répéter à qui veut l’entendre l’auteure de la célèbre satire sociale ‘’diplôme’’, un titre arrangé par le non moins célèbre David Tayorault qui caracole depuis sa sortie officielle en 2015 en tête des hit-parades du continent.

Née en 1990 à Abidjan, Josée Priscille Gnakro alias Josey se frotte au monde de la musique dès l’âge de 8 ans dans son église où elle chante en live. Conciliant études et musique en tant qu’interprète dans plusieurs cabarets et night-clubs de la capitale économique, Abidjan, elle finit par se faire remarquer du grand public en participant en 2012 au concours Castel Live Opéra, une émission de détection et de révélation des talents locaux diffusée dans plusieurs pays africains.

Avant son titre à succès ‘’diplôme’’, Josey avait déjà sorti un single intitulé ‘’on fait rien avec ça’’, et collaboré avec plusieurs artistes dont Kil’heur et Rikwane sur le titre ‘’chéri tu me saoules’’ et DJ Arafat sur le titre ‘’Koba’’. Elle a aussi travaillé en 2009 sur trois titres de l’animateur-chanteur Eric Didia, connu sous le pseudonyme de Robert Levy Provençal dit ‘’Roro’’.

Sa belle et chaude voix, sa carrure, ainsi que les thèmes qu’elle développe dans ses chansons vont faire dire à ses nombreux fans sur les réseaux sociaux qu’elle porte désormais sur ses épaules ‘’la lourde charge de défenseure des droits de la femme africaine’’.

Un compliment que la chanteuse a d’ailleurs l’habitude de prendre avec philosophie. ‘’Je n’ai rien contre les hommes au contraire je les aime bien. Et comme le dit l’adage, qui aime bien châtie bien. Je suis une artiste et décrier les tares de la société font partie de mes prérogatives’’ explique-t-elle.

Au fait, dans le tube ‘’diplôme’’, l’artiste se place en avocate de la femme africaine en fustigeant le comportement de certains hommes qui hésitent à officialiser leurs relations amoureuses. Cette thématique qui est d’ailleurs d’actualité dans plusieurs pays africains où le concubinage est considéré comme un fait social banal, fait de cette chanson l’hymne officiel des femmes africaines en attente depuis de longues années de se voir passer la bague au doigt.

CK/ls/APA

MESSAGE DE Koffi OLOMIDE après sa libération./ Koffi Olomide À la maison en Famille. .... Merci est un mot trop simple.

Ce que je souhaiterais exprimer est au-dessus de cela. Je suis à la fois touché et reconnaissant pour le soutien indéfectible que vous m'avez apporté, je ne pourrai jamais assez vous remercier ‪#‎BétonArmé‬ ‪#‎Agbada‬

Après avoir agressé une danseuse de son groupe, Koffi Olomidé a d’abord été interpellé puis expulsé du Kenya. Il avait par la suite présenté ses excuses dimanche 24 juillet en direct de la télévision nationale. Arrêté le 26 juillet à son domicile de Mont Fleury par la Police sur ordre du PGR, il restera en détention en attendant le prononcé de la peine.  Cependant, le PGR a requis 18 mois de prison ferme contre le patron du Quartier Latin international.

 

 

Koffi Olomidé expulsé du territoire kényan dans la soirée, la Commission nationale sur le genre et l’égalité avait publié un communiqué appelant à ouvrir immédiatement une enquête.

"L'avocat du musicien congolais Koffi OLOMIDE a protesté et a accusé la police d’avoir harcelé son client en détention au commissariat de police JKIA

Agression d’une danseuse : après une nuit en garde à vue à Nairobi, Koffi Olomidé expulsé vers la RDC Le célèbre chanteur congolais Koffi Olomidé a été arrêté vendredi soir à Nairobi, après avoir été filmé dans l'après-midi donnant un coup de pied à l'une de ses danseuses à son arrivée à l'aéroport. Avant d'être expulsé samedi vers la RD Congo.

Le chanteur de 59 ans, qui devait donner un concert à Nairobi, a été arrêté devant les caméras de télévision à l’extérieur des locaux d’une chaîne de télévision où il venait de donner une interview. Sur une vidéo amateur, largement reprise et commentée sur les réseaux sociaux au Kenya, on voit le chanteur, qui se trouve juste à l’extérieur d’un des terminaux de l’aéroport international de la capitale kényane, se diriger vers une de ses danseuses.

Il lui assène alors un coup de pied au niveau du ventre, qu’elle parvient en partir à amortir d’un réflexe de la main, sous le regard incrédule de deux policiers kényans dont l’un s’interpose.

Koffi Olomidé expulsé du territoire kényan. Dans la soirée, la Commission nationale sur le genre et l’égalité avait publié un communiqué appelant l’Inspecteur général de la police kényane à ouvrir immédiatement une enquête.

« Le chanteur a été emmené au poste de police de l’aéroport et pourrait être inculpé rapidement », a indiqué à l’AFP une source policière. Mais après une nuit de garde de vue au poste de police de l’aéroport international Jumo Kenyatta, Koffi Olomidé a été expulsé vers la RD Congo, ont rapporté samedi Citizen TV Kenya qui suit de près l’affaire.

23 juillet 2016 à 11h13 — Mis à jour le 23 juillet 2016 à 11h30 Par Jeune Afrique avec AFP le lien de la vidéo www.youtube.com/watch?v=nkcaNEdNoD4

A lire aussi 

L'avocat du musicien congolais Koffi OLOMIDE George WAJACKOYAH a protesté et a accusé la police d’avoir harcelé son client en détention au commissariat de police JKIA et que cela était contre la constitution.

Maître WJACKOYAH a ajouté qu'il n'a pas vu la vidéo qui accuse son client d’avoir donné un coup de pied à une de ses danseuses, déclarant qu'ils avaient planifié d'aller au tribunal lundi sur la question. "Koffi a eu le pire traitement de la police et a été harcelé, contrairement à la constitution du Kenya," a revendiqué l'avocat.

Maître WAJACKOYAH a prétendu que quiconque a donné les ordres pour l'arrestation de Koffi a fait abus de justice, et il a violé la constitution. "Vous ne pouvez pas expulser une personne sans justice. On ne lui a pas donné le temps pour répondre. La procédure de juste n'a pas été suivie," a-t-il dit. "Ils l'ont expulsé sans son passeport. Nous avions planifié d'aller au tribunal lundi et le gouvernement s'est précipité pour l'expulser parce qu'ils savaient qu'il n'y a aucun délit," a-t-il protesté. OLOMIDE a été expulsé à Kinshasa, la République Démocratique du Congo après son altercation de vendredi matin à Jomo Kenyatta l'Aéroport International (JKIA). OLOMIDE a été filmé attaquant une des danseuses à l'aéroport un incident qui a occasionné à son arrestation aux Services médiatiques Royaux après un entretien de TV vivant où il a nié d’avoir frappé sa danseuse.

Le lien de la Vidéo - RD Congo : Koffi Olomidé a-t-il agressé l'une de ses danseuses à Nairobi ?http://www.addl-association.info/index.php/actualites/afrique/item/1767-koffi-olomide-arrete-a-nairobi-le-celebre-chanteur-congolais-a-ete-arrete-vendredi-soir-a-nairobi-apres-avoir-ete-filme-dans-l-apres-midi-donnant-un-coup-de-pied-a-l-une-de-ses-danseuses-a-son-arrivee-a-l-aeroport

La Vidéo/ Le dernier entretien de Papa Wemba à Claudy Siar dans Couleurs tropicales /Koffi Olomidé demande «un jour de deuil africain» pour Papa Wemba Par Christophe Boisbouvier (RFI)

 

Tant que je serai un homme debout, tant que j'aurai ma belle voix, je serai toujours sur scène", confiait, le 21 avril dernier, Papa Wemba, à Claudy Siar dans Couleurs Tropicales sur RFI. Un ultime entretien filmé au Femua, Festival des Musiques Urbaines d'Anoumabo, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. /En VIDEO-Le 10 mars sur Telesud Papa Wemba‬ évoquait une mort sur scène./"Un malaise sur scène./***Sur un air de rumba / https://www.youtube.com/watch?v=DF1YvaXoxaw

Papa Wemba, le roi de la rumba congolaise, le « pape de la Sape », est décédé dans la nuit de samedi à dimanche au Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua). A l'initiative des organisateurs du festival, une soirée du recueillement et d'hommage lui a été dédiée devant son épouse et les membres de son groupe. Une cérémonie en musique, émaillée de nombreux témoignages. Reportage.

C’est dans une salle archicomble que l’hommage à Papa Wemba a commencé, sur les coups de 22h. Face à une demi-douzaine de ministres - dont le chef du gouvernement - et la famille éprouvée du chanteur congolais, Asalfo, l’organisateur du festival du Femua, a pris la parole sous les encouragements et les vivats de la foule : « Quand Papa Wemba commençait la musique, moi je n’étais pas de ce monde. Si on me disait un jour que Papa Wemba - je ne dis même pas venir chanter - allait passer à Anoumabo, je ne l'aurais pas cru. Jusqu’à venir mourir à Anoumabo, Papa Wemba nous a respectés. »

« Papa Wemba, c’est notre collègue, c’est notre frère, c’est notre papa, c’est la famille, a témoigné, émue, à RFI, la chanteuse ivoirienne Monique Séka, reine de l'Afro Zouk. Si nous sommes là, c’est pour chanter, chanter Papa Wemba. Papa Wemba, on ne doit pas l’oublier comme ça. On est là pour qu’il soit toujours dans la mémoire de toute l’Afrique. Il y a tellement de tubes. C’est tellement beau. »

Tout le monde pleure Papa Wemba qui a marqué, à sa manière, toutes les générations, avec sa rumba./Koffi Olomidé demande «un jour de deuil africain» pour Papa Wemba /En VIDEO-Le 10 mars sur Telesud Papa Wemba‬ évoquait une mort sur scène./"Un malaise sur scène./***Sur un air de rumba /  Papa Wemba était apparu en bonne forme samedi matin, lors de la conférence de presse du Femua. On le disait fatigué après les ennuis de santé qu’il avait eus à Paris en mars dernier.

Interview KOFFI OLOMIDE / Par Christophe Boisbouvier/Diffusion : mardi 26 avril 2016 RFI 

Koffi Olomidé demande «un jour de deuil africain» pour Papa WembaCe mardi 26 avril, c'est l'appel de Koffi Olomidé. Le dernier géant de la rumba congolaise (auteur-compositeur-interprète, chanteur et producteur congolais) demande à tous les pays africains de choisir ensemble un jour de deuil pour rendre hommage à Papa Wemba, qui est mort sur scène, à Abidjan, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 avril. En ligne de Kinshasa, celui qui s’appelle Le petit frère de Papa Wemba, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. 

RFI : Quelle est votre réaction après le drame de ce samedi 23 avril 2016 en Côte d’Ivoire ?

Koffi Olomidé : C’est une catastrophe. La musique congolaise a perdu beaucoup de sa substance et beaucoup de sa saveur. Il n’en reste pas grand-chose. Celui qui vient de partir n’était pas un pion dans un jeu, mais le jeu lui-même. C’était la plaque tournante de la musique congolaise. On ne sait pas imaginer Papa Wemba mort. Il y a des gens comme ça, Michaël Jackson, Miriam Makeba, Whitney Houston, on a du mal à croire qu’ils sont morts. Et aujourd’hui, la musique congolaise est laminée, la musique africaine ne vaut plus la peine sans la voix de Papa Wemba. Moi, j’ai une souffrance terrible. Je suis abasourdi et davantage que ça. Mais je demande à l’Afrique, à toutes les personnes qui m’écoutent de partout, de demander aux dirigeants de leur pays que l’Afrique toute unie accorde un jour de deuil africain à Papa Wemba. Donc, Papa Wemba, je suis certain que personne ne me contestera, il mérite que nous tous les Africains, en partant du Congo-Kinshasa, nous fassions un deuil unanime, un deuil africain. Donc moi, je souhaiterais que l’Union africaine, par téléphone, et que nos dirigeants conviennent d’un jour dans les jours à venir pour qu’au même moment tout le monde observe un deuil pour honorer Papa Wamba, pour tout ce qu’il a fait.

Papa Wamba était fatigué ces derniers temps et, pourtant, il était encore jeune, 66 ans. Est-ce que la vie que vous menez, vous et tous ces musiciens congolais, n’est pas épuisante ?

Oui effectivement, nous avons des vies tout à fait épuisantes. Mais regardez Manu Dibango, regardez Alpha Blondy, regardez aux Etats-Unis, tous ces artistes-là, Al Jarreau, Stevie Wonder, c’est épuisant. Mitterrand a dit : « Rien de ce qui est grand n’est facile ». Papa Wamba pour moi, c’était un grand, donc sa vie ne peut être facile. La mort de Papa Wemba, -une belle mort d’ailleurs si j’ose dire, sur scène, je pense qu’il ne peut pas arriver mieux-, il était en arrêt maladie. On lui avait demandé de se reposer. Et apparemment, il a voulu honorer son contrat qu’il avait signé quand il était fringant, quand il était en bonne santé. Je pense que l’histoire c’est celle-là. Mais c’est le destin.

Tabu Ley, Franco, Pepe Kalle, Papa Wemba, aujourd’hui tout le monde est mort sauf vous. C’est terrible ça, non ?

Ils vivent tous dans mon cœur. Vous avez oublié Madilu [System ; Ndlr], vous avez oublié [King Kester ; Ndlr] Emeneya, vous avez oublié Whitney Houston, Michael Jackson. Ils sont déjà dans mon cœur. Et je pense que c’est peut-être plus important parce que, vous savez, quand nous sommes sur cette terre avec notre pseudo vie, avec nos emmerdes, avec nos bêtises, avec nos erreurs, avec nos ratés, on n’est pas souvent si honorables que quand on n’est plus là.

Vous parlez de vos erreurs et de vos ratés. C’est vrai qu’il y a eu une petite rivalité entre Papa Wemba et vous. Et pourtant, il y a vingt ans, vous avez enregistré un très beau duo. C’était Wake up, c’est ça ?

Exactement. Nous avons enregistré Wake up, qui restera peut-être le duo le plus légendaire en Afrique. Je suis heureux d’avoir fait ça pour la postérité, je suis vraiment, vraiment heureux.

Et après, vous vous êtes disputés ?

Non. Disputés, non. Incompris, oui. On s’est incompris comme ça arrive souvent. L’époque Antoine, en France, avec Hallyday, « les cheveux longs et les idées courtes », c’est la même chose. C’est ça la vie des gens. Il n’empêche que Papa Wemba est, et restera, mon grand frère. Moi, j’étais son fan à l’origine. A la base, il était chanteur chez Zaïko Langa Langa [un des groupes les plus populaires au Zaïre, aujourd’hui RDC ; Ndlr]. Moi j’étais étudiant. J’adorais ce qu’il faisait. J’étais un fan comme on dit. Puis après les études, je me suis hasardé à faire un peu la musique parce que j’étais connu comme parolier, je faisais des chansons pour les gens.

Est-ce qu’on ne peut pas reprocher à Papa Wemba, comme à vous d’ailleurs, d’avoir été les griots du régime de Joseph Kabila ?

Non. C’est injuste de nous dire ça. C’est injuste de nous répéter tout ce refrain-là. C’est vraiment injuste. Alors qu’est-ce que vous dites des cuisiniers des chefs d’Etat ? Qu’est-ce que vous dites de leurs chauffeurs ? Qu’est-ce que vous dites des médecins qui soignent les chefs d’Etat en Afrique ? Qu’est-ce que vous dites des gens qui repassent leurs habits, leurs lavandiers ? Nous, on fait notre métier, et puis c’est tout. Vous savez, même les épouses des chefs d’Etat ne sont pas forcément de leur avis, politiquement parlant. C’est injuste ce débat-là, ce procès qu’on nous fait régulièrement de façon récurrente. C’est vraiment injuste vis-à-vis de nous, les chanteurs. On ne fait que faire notre métier. On ne fait que « prester » pour gagner notre vie. C’est tout. Ce n’est parce qu’on a chanté que l’on est forcément de cet avis-là, qu’on est contre le peuple ou contre le bien-être en général. C’est faux et injuste.

Quand vous dites que Papa Wemba était la substance de la musique congolaise, qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Ce n’était pas seulement un grand chanteur, c’était aussi un très grand musicien ?

C’était un mélodiste. C’était quelqu’un qui aimait les nuances. Il jouait avec sa voix. Il faisait tout ce qu’il voulait avec sa voix. Il avait une voix haut perchée qui tenait bien les notes, et longtemps, encore que, comme tous les êtres humains, il n’était pas parfait, mais il excellait dans son art.

Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, connu sous le nom de Papa Wemba, a dit définitivement adieu à la scène ce dimanche 24 avril. Le musicien congolais (RDC) avait été victime d'un malaise lors d'un concert en Côte d'Ivoire samedi. Ce sont les organisateurs du Femua, le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo, qui ont annoncé son décès ce dimanche matin. Papa Wemba était âgé de 66 ans. L'émotion est énorme en Afrique centrale et ailleurs.

Papa Wemba a été victime d’un malaise lors d’un concert à Abidjan, samedi 23 avril, dans le cadre du Femua 2016, le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo. Il est décédé à son arrivée à l'hôpital d'Abidjan au petit matin. Sa mort a été annoncée à la mi-journée par les organisateurs du Femua.

Un malaise sur scène

Grandes émotion et tristesse à Abidjan aujourd'hui, rapporte notre envoyé spécial, Olivier Rogez. Le musicien, qui clôturait la soirée, était sur scène vers 5 heures du matin. Il faisait une chaleur intense et Papa Wemba présentait des signes de fébrilité. Il a demandé à plusieurs reprises d'augmenter le volume sonore, pourtant déjà très conséquent. A la quatrième chanson, le musicien s'est écroulé devant ses musiciens.

Papa Wemba est sorti de scène conscient, quoique très affecté. Il a été pris en charge par des équipes de secours, rapporte Olivier Rogez, et transféré vers l'hôpital le plus proche, mais le musicien n'a pas survécu. « Tant que je pourrai chanter, je chanterai », disait il y a encore quelques jours le chanteur, témoigne Claudy Siar, depuis Abidjan où il suit également le Femua pour RFI.

Sur un air de rumba

Ecoutez dans cet hommage à Papa Wemba les explications de Ray Lema sur l'apport de la «caisse claire» de Zaïko Langa Langa à la rumba

25-04-2016 - Par Chantal Lorho

Né en 1949 juin dans le Kasaï-Oriental (RDC), Papa Wemba est un musicien charnière pour le continent africain. Initié au chant et à la musique par une mère pleureuse professionnelle, il chante d'abord dans une chorale paroissiale avant de faire le tour des groupes de rumba de Kinshasa dans les années 60. Dans les années 1950, la rumba congolaise dominait le continent et si elle est toujours aussi présente sur la scène africaine, c'est notamment grâce à Papa Wemba qui, avec le groupe Zaïko Langa Langa - qu'il intègre en 1969 - a dépoussiéré une rumba un peu languissante, notamment en l'électrisant.

Papa Wemba se revendiquait aussi de la musique anglo-saxonne et admirait le rock américain, lui qui se faisait appeler Jules Presley au début de sa carrière musicale, rappelle Claudy Siar. Papa Wemba fait donc entrer la guitare électrique dans la rumba. Il dynamise les rythmes, évacue les instruments à vent et accélère le tempo. Il s'est aussi essayé au soukouss, au ndomgolo jusqu'à la «world music», dont il devient une star grâce au coup de pouce de l'anglais Peter Gabriel, avant de revenir à la rumba.

Tout le monde pleure Papa Wemba qui marqué, à sa manière, toutes les générations, avec sa rumba...

La Côte d’Ivoire va dire une dernière fois adieu à Papa Wemba ce mercredi soir. Le chanteur congolais, victime d'un malaise, s'est effondré sur scène dans la nuit de samedi à dimanche au Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua). Pour la circonstance et compte tenu de la dimension de cet immense chanteur, la Côte d'Ivoire a décidé de lui rendre un dernier hommage au palais de la Culture d'Abidjan.

Les préparatifs sont en cours au palais de la Culture d’Abidjan : la sono, les caméras qui permettront de vivre et de suivre en direct à la télévision cet hommage rendu à Papa Wemba. La capitale ivoirienne est en ébullition.

Le blanc sera de rigueur pour cette cérémonie d’hommage au grand Papa Wemba. Les organisateurs de cette soirée demandent à ceux qui voudront saluer une dernière fois « le roi de la sape » de s’habiller entièrement de blanc. Blanc, comme la chemise que portait Papa Wemba le soir de son dernier concert à Anoumabo, un quartier d’Abidjan.

Les artistes et proches de Papa Wemba seront présents

Bon nombre de musiciens, chanteurs et amis de Papa Wemba sont attendus lors de cette veillée. A commencer par Koffi Olomidé qui, dit-on, doit venir de Kinshasa pour ce dernier rendez-vous au palais de la Culture d’Abidjan. Mais aussi Abou Nidal, Yabongo, N'Guess Bon Sens et bien sûr Nash.  La chanteuse a été particulièrement choquée par le décès de Papa Wemba, d’autant plus que samedi soir lors du Femua, elle devait le rejoindre sur scène avant que celui-ci ne s’écroule.

Salif Traoré dit Asal'fo, le patron du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo, sera également présent. Tout comme la famille de Papa Wemba : sa veuve Marie Rose et Ulungu Lukata Bertholdeux, le gouverneur de la région de Sankuru d’où est originaire le chanteur. On s’attend aussi à un hommage du créateur Alphadi, le couturier nigérien grand ami du musicien et chanteur congolais.

 → A (RE)LIRE : Disparition de Papa Wemba, emblème de la musique africaine

A partir de 20 heures et jusqu’à l’aube se succéderont témoignages, prestations de différents artistes et diffusions de clips ou de films ayant trait à la carrière de l’immense chanteur congolais.

La dépouille de Papa Wemba sera ensuite transférée à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny pour s’envoler vers Kinshasa jeudi matin à l’aube. Le corps du défunt devrait être transféré à l’hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente de funérailles qui devraient, annonce-t-on, durer deux jours au stade Tata-Raphaël, dans la commune de Kalamu de Kinshasa.

Par RFI Publié le 27-04-2016 Modifié le 27-04-2016 à 16:43

J’ai toujours dit que l’Afrique doit se prendre en charge, l'Afrique doit pouvoir organiser sans l'aide de qui que ce soit et je suis très content parce que cette 9e édition [le] prouve... c'est vraiment encourageant... quand A’Salfo m'a appelé, je n'ai pas hésité !

Papa Wemba témoignait de sa joie à participer à la 9e édition du Femua

25-04-2016 - Par Olivier Rogez

Le chanteur congolais Papa Wemba est mort à l'âge de 66 ans après un malaise sur scène à Abidjan. Mondialement connu, il était l'une des plus grandes figures de la musique africaine. On lui doit des dizaines d'albums, il a découvert et formé des générations de musiciens africains comme Koffi Olomidé. Quelle image garderez-vous du «roi de la rumba congolaise» ? Quel titre de son répertoire vous a le plus marqué ?

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JUAN GOMEZ  http://www.rfi.fr/emission/20160425-vos-questions-actualite

La capitale ivoirienne se prépare au rapatriement du corps de Papa Wemba et souhaite organiser une grande veillée artistique en hommage au musicien mercredi soir. Des membres de sa famille sont arrivés dans la matinée à Abidjan. Le roi de la rumba congolaise est mort dans la nuit de samedi à dimanche. Il avait 66 ans. Il s’est effondré sur scène en plein concert samedi soir. C’était à Abidjan en Côte d’Ivoire, pendant le Festival des musiques urbaines. Aujourd’hui l’émotion est très vive dans le monde de la musique et en Afrique.

Un avion s’est posé à Abdijan aux alentours de dix heures ce lundi matin, avec à son bord, l’épouse de Papa Wemba, et trois membres de la famille, son manager ainsi que des autorités politiques congolaises. La délégation est ensuite partie se recueillir devant la dépouille mortelle du chanteur, rapporte notre envoyé spécial à Abidjan, Olivier Rogez.

On connaîtra dans la journée les vœux de la famille en ce qui concerne le rapatriement du corps de Papa Wemba. Les organisateurs du Femua souhaiteraient qu’il reste jusqu’à mercredi à Abidjan afin que les Ivoiriens puissent organiser une veillée artistique.

Asalfo, commissaire du Femua et leader du groupe ivoirien Magic System, voudrait réunir une centaine de chanteurs et de musiciens pour une nuit d’hommage sur la scène du Femua. Une soirée qui serait l’occasion pour le ministre de la Culture ivoirien de décorer à titre posthume la star congolaise. Mais tout déprendra du souhait de la famille insistent les organisateurs du Femua. D’ores et déjà l’Etat ivoirien a confirmé qu’il mettrait un appareil à disposition des congolais pour rapatrier sur sa terre natale le chanteur disparu.

Papa Wemba était apparu en bonne forme samedi matin, lors de la conférence de presse du Femua. On le disait fatigué après les ennuis de santé qu’il avait eus à Paris en mars dernier, mais il n’en a rien laissé paraître. Samedi, Papa Wemba ne cachait pas sa joie d’être ici et de jouer au Femua, un festival de renom, organisé, disait-il, en terre africaine.

 

 

Récompense : Angélique Kidjo auréolée d’une troisième Grammy Award

Encore une Grammy Award de plus pour la diva africaine de musique, d’origine béninoise Angélique Kidjo. Elle a reçu lundi 15 février au Staples Center à Los Angeles, sa troisième récompense aux Grammy Awards dans la catégorie meilleur album de musique du monde pour « Sings », un condensé de ses chansons interprétées avec l’orchestre philharmonique du Luxembourg. C’est la deuxième fois successive que cette figure emblématique de la musique africaine dans le monde remporte cette distinction. L’année dernière, Angélique Kidjo a reçu dans une Grammy Award dans la même catégorie pour « Eve » qu’elle a réalisé en hommage aux femmes africaines.

Elle a été récompensée aux Grammy Awards pour la première fois en 2007. Cette importante distinction est en musique l’équivalente des oscars du cinéma. La béninoise auréolée de sa troisième récompense aux Grammy Awards a salué « l’ouverture d’esprit des Grammy à l’égard des créations artistiques de divers horizons ». Fière du continent africain, Angélique Kidjo dédie sa récompense aux jeunes talents artistiques africains. « L’Afrique, dit-elle, est en marche, elle est positive ». Elle appelle à la non-violence et à l’usage de la musique pour bannir « la haine et la violence ». Pour elle, « La musique est avant tout la seule forme d’art qui lie tout le monde ».

"Angelique Kidjo SINGS with the Orchestre Philharmonique du Luxembourg with Gast Waltzing" wins the Grammy for Best World Music album! "I want to dedicate this Grammy to all the traditional musicians in Africa, in my country, and all the young generation, the new African music, vibrant, joyful music that comes from my continent that you have to get yourself to discover. Africa is on the rise. Africa is positive. Africa is joyful. Let's get together and be one through music and say no to hate and violence through music. Thank you"

" Je veux dédier ce Grammy á tous les musiciens traditionnels en Afrique et dans mon pays. Et aussi à la nouvelle generation, la nouvelle musique africaine qui est joyeuse et qui vient de mon continent. Il faut la découvrir. L'Afrique est en marche, elle est positive. Regroupons nous et refusons la haine et la violence grâce à la musique. Merci"

Listen to SINGS here:

 

Tiken Jah Fakoly-Il Faut Se Lever/Des êtres chers viennent de s'en aller à la suite de ces actes ignominieusement barbares et lâches perpétrés contre la république du Mali.

Comment exprimer par de simples mots la grande émotion et l'infinie tristesse qu'au fond de notre cœur nous ressentons. Nos premières pensées ne vont pas seulement aux familles et aux proches des victimes de ces actes de barbarie insensée mais aussi à tout le peuple malien. Nous tenons à présenter nos condoléances les plus émues et à exprimer notre immense chagrin et notre solidarité. Il faut se lever pour changer tout ça.

Alpha Blondy : « Grâce à Ouattara, la Côte d’Ivoire va beaucoup mieux »Lu dans Jeune Afrique/ voir vidéo en bas de l'article

"Pour vous c’est donc Ouattara ? Oui c’est bien lui. Et « Tako kélé », d’un coup KO !… Comme ça, il n’y aura rien à dire, pas de bagarre possible. De toute façon, les gens sont fatigués de la guerre, ils veulent la paix.(Par François-Xavier Freland)

À quelques jours du premier tour de la présidentielle ivoirienne du 25 octobre, Alpha Blondy est en tournée en France, où il jouera notamment près de Paris, le 31 octobre. Autrefois soutien inconditionnel de Laurent Gbagbo, l’icône du reggae africain a accepté de se confier à Jeune Afrique. Et cette fois, c'est « tako kélé » pour Ouattara. Interview. Alpha Blondy : Moi, je suis pour que les politiques se parlent, au lieu que ce soit les armes qui parlent. J’encourage tout processus électoral qui se fait dans les règles du jeu. Or c’est le cas, la campagne s’est bien passée. La paix est sauvegardée. En tant qu’ambassadeur ivoirien pour la paix de la Cedeao, je suis évidemment pour le respect de la démocratie. Et là, je suis plus que confiant.

Pourtant, certains candidats réunis dans la Coalition nationale pour le changement (CNC) dénoncent « un scrutin biaisé », ne font pas confiance à la Commission électorale indépendante (CEI), et fustigent encore des moyens médiatiques disproportionnés en faveur de Ouattara…

C’est très africain, il y aura toujours quelque chose à redire. Mais moi je constate une chose : l’opposition s’oppose, le parti au pouvoir joue son rôle…

L’opposition a battu campagne, elle peut s’exprimer, dénoncer. C’est déjà bon signe. C’est une démocratie naissante. Elle prend forme dans les cerveaux. On revient de loin, souvenez-vous, on était au bord du précipice, ce n’était pas évident. Dans sa convalescence, après la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 morts, le pays est seulement en train de se relever. À mon sens, on est sur la bonne voie… Tant qu’il n’y a pas de violence, c’est parfait. Si les manifestations sont prévues avant, respectent la loi, je pense que tout se passera bien. La machine démocratique est en marche…

Vous pensez que le pays est réconcilié ?

Il est en train de se retrouver. Laissez-lui le temps, mais la croissance est là et c’est elle qui va ramener la paix définitive. Quand tout le monde en profitera, tout ira. Vous faites partie de ceux qui veulent que l’ancien président Laurent Gbagbo incarcéré à La Haye rentre au pays ?

Je ne suis pas pour qu’il soit libéré. Je ne m’immisce pas dans les affaires de la justice. Je pense juste qu’en tant qu’Ivoirien, je préférerais qu’il soit jugé ici, en Côte d’Ivoire. Je suis peiné de le voir à La Haye. Mais même M. Ouattara aujourd’hui n’y peut rien, ce n’est plus lui qui décide, mais la justice internationale. Ouattara est, avec Bédié, le fils spirituel d’Houphouët-Boigny. Il essaye de mettre en pratique les idées du Vieux.

C’est son meilleur élève, c’est tout. Vous avez gardé des contacts avec le clan Gbagbo ?

J’ai essayé, mais à chaque fois que je leur ai fait des propositions notamment pour faire revenir l’ancien président Gbagbo, ils m’ont volé dans les plumes…

Peut-être qu’ils savent que vous avez rejoint le camp Ouattara ?

Effectivement, je le soutiens car je pense que c’est le meilleur pour mon pays, c’est mon droit. On est en démocratie. Je trouve que grâce à lui, la Côte d’Ivoire va beaucoup mieux. J’ai fait beaucoup de tournées et j’ai pu constater que tout mon pays était en chantier. C’est ça qui m’importe. Je ne suis pas d’un bord politique, ni de droite, ni de gauche, je suis pour la paix. Je vote pour ce que je vois. Ouattara est, avec Bédié, le fils spirituel d’Houphouët-Boigny. Il essaye de mettre en pratique les idées du Vieux. C’est son meilleur élève, c’est tout.

L’opposition emmenée par Pascal Affi N’Guessan dit que tout le monde ne profite pas de ce développement…

C’est justement pour ça qu’il faut donner un deuxième ticket à M. Ouattara afin qu’il mène à bien tous ses projets. Toute son équipe s’attèle à faire profiter le peuple de cette croissance. Ils ont conscience du tissu social et des difficultés qui les attendent. Affi est un homme courageux et j’ai beaucoup de respect pour lui. Il y a un proverbe qui dit : « Le plus difficile, ce n’est pas de tomber, c’est de pouvoir se relever ». C’est ce qu’il fait, c’est tout à son honneur. Il est combatif, il aime profondément la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Vous avez des chansons qui rendent hommage à des présidents, on peut en imaginer une pour Ouattara ?

Pour l’instant non. Celles que j’ai écrites sont sur de grands présidents qui ont marqué l’histoire, Houphouët-Boigny, Sankara. Pour Ouattara, attendons de voir. Quel est votre pronostic pour dimanche ! Que le meilleur gagne ! Pour vous c’est donc Ouattara ?

Oui c’est bien lui. Et « Tako kélé », d’un coup KO !… Comme ça, il n’y aura rien à dire, pas de bagarre possible. De toute façon, les gens sont fatigués de la guerre, ils veulent la paix

Par François-Xavier Freland

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