Bannière

Log in

Littérature (12)

Lettre ouverte à un soldat d’Allah: Arrête de m’appeler «frère»! "Par Karim Akouche"

Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.

karim akouchekarim akoucheTu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.

Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?

Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.

Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.

Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.

Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.

Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.

Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.

Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.

On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.

Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.

Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.

Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.

Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.

Karim Akouche /  Karim akouche (@KarimAkouche) | Twitter

 

Affaire des écoutes téléphoniques: Guillaume Soro publie un E-Book

1 Dans la troisième partie, nous avons également des articles des quotidiens « L’Expression », « L’Inter », des discours de M. Soro et des analyses du professeur agrégé de philosophie, Franklin Nyamsi sur cette affaire. Affaire des écoutes téléphoniques: Guillaume Soro publie un E-Book Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Kigbafori Soro a publié un E-book de 78 pages sur l’affaire des écoutes téléphoniques l’impliquant dans une tentative de coup d'Etat au Burkina Faso.

Téléchargeable sur son site guillaumesoro.ci, ce document intitulé, "Affaire écoutes téléphoniques.

Démantèlement d’une cabale: les écoutes chimériques !", illustré par des caricatures, est subdivisé en trois parties. La première partie est composée des réactions des internautes sur cette affaire. De la page 3 à la page 27, l’on peut ainsi lire, entre autres, des titres tels, « Les micmacs des clochards et aventures politiques », « Isaac Zida…Si le ridicule tuait », « Écoute téléphonique entre #Soro et #Bassolé : Les propos contradictoires de Zida et Zagré, tous deux membres du gouvernement de transition » ou encore « L’acte arpagoniste II ».

La deuxième partie du document (page 30) est constituée de commentaires d’internautes acquis à la cause de Guillaume Soro et convaincus que cette affaire n’est que pure manipulation. « Il faut vraiment être cinglé pour croire à cette histoire qui vient tout droit d'un cinéma, montée et réalisée par des faibles. Comment un homme politique aussi respecté et intelligent prendra un risque de parler d'une affaire de Coup d’État, sur une ligne téléphonique non sécurisée. Réfléchissons. Dieu nous a tous donné un cerveau pour réfléchir et mieux comprendre les choses telles qu'elles sont. C'est du gros trucage fait par des amateurs non expérimentés. J'en ai fini », commente James Blond. Et Fediofe Yeo de renchérir : « Il n'est un secret pour personne qu'un putsch ne se prépare pas au téléphone. Cher honorable Président, avançons. Nous visons l'émergence à l'horizon 2020. Ces petits coups d'apprentis sorciers ne sauraient vous ébranler. » Quant à Waraba Dadji, il écrit : « (…) La médiocrité des passions et l’exagération manifeste de la propagande nocive et mensongère des réactionnaires, ennemis de notre héros national, ne pervertiront pas l'opinion. »

La troisième partie de l’E-book publié par le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro est une compilation d’articles de presse sur le sujet. Cette partie s’ouvre avec « Toute de même » paru dans Fraternité Matin du 14 au 15 novembre 2015. Un article écrit par Amedée Assi actuelle rédacteur en chef central de ce quotidien. « L’information est assez grave pour que toute la presse et les réseaux sociaux n’en fassent pas leurs choux gras. Cependant, au-delà de toute subjectivité, il importe pour chacun de nous, de faire appel à son bon sens et à son esprit critique, en dehors de tout dogmatisme », prévient le journaliste.

Et de poursuivre : « Avant de dire, honnêtement ce que je pense de cet enregistrement sonore, c’est avec beaucoup de curiosité que j’ai appris, grâce à une petite incursion sur le Net, l’existence des produits Voice Changer dont le logiciel Voice Changer Diamond 8.2.02 est l’édition la plus complète. Cette gamme, comme le fabriquant l’explique, est dédiée à la transformation et à la manipulation de la voix pour un usage en ligne et sur PC...»

L’auteur de l’article s’en remet à une enquête indépendante et sérieuse. En attendant, qu’une enquête indépendante et sérieuse ne vienne confirmer ou infirmer les propos prêtés au Président de l’Assemblée nationale et à l’ex-ministre burkinabè, Djibril Bassolé, il faut prendre l’information sur le Net avec des pincettes et beaucoup de circonspection ?

C’est la moindre des choses que chacun peut et doit s’imposer. D’autant plus que comme le dit si finement Amadou Hampâté-Ba, «ce qui, de l’obscurité, vers la lumière finira par être discerné», conclut Amedée Assi. Toujours dans la troisième partie, nous avons également des articles des quotidiens « L’Expression », « L’Inter », des discours de M. Soro et des analyses du professeur agrégé de philosophie, Franklin Nyamsi sur cette affaire.

CHEICKNA D. Salif Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Source: guillaumesoro.ci

Guillaume Opely Gadji / La politique est-il un métier ? Doit-on et peut-on éternellement confier le destin de nos vies aux mêmes qui évoluent désormais hors sol ?

"Français, Français Africains, « Citoyens de la Diaspora », nous ne devons pas être en marge de ce débat. Nos vies et celles des nôtres d'ici et d'ailleurs sont en jeu. « Une voie du possible » est une pièce que je verse au débat...

***Des irresponsables ont sorti le monstre de sa tanière. Les pyromanes se vautrent dans les habits de pompiers. Le feu ne peut éteindre le feu. Le monstre sème la terreur sur le continent africain depuis quelques années dans une indifférence sans nom.

Le monstre a endeuillé des familles ce 13 novembre 2015. Des hommes et des femmes qui l'espace d'un soir, voulaient rire à la vie en assistant à une rencontre de football, en participant à un concert, en partageant quelques moments à une terrasse d'un restaurant.

Nos dirigeants ont déclaré la guerre au monstre. Ils parcourent le monde pour avoir le concours de puissants alliés. Ils ont sans doute raison. Mais le barrage placé en aval d'une rivière ne peut l'assécher.

Tous les moyens doivent être utilisés pour contraindre le monstre à retourner dans sa tanière à défaut de le vaincre. Il ne nous est pas revenu que le monstre produit des armes. Et nous croyons savoir que l'une de ses forces reposent sur les revenus du pétrole.

Si nous voulons que la guerre qui semble être déclarée au monstre ne soit pas juste de l'agitation, il faut ici et maintenant : retrouver les fournisseurs des armes. Ils ne doivent pas être si loin. Traquer ceux qui achètent le pétrole du monstre. Ils ne doivent pas être si loin.

Mais à côté de cette guerre, d'autres guerres attendent depuis si longtemps des combattants : la guerre contre les injustices éternelles qui maintiennent esclaves tant et tant d'hommes et de femmes à travers le monde, la guerre contre la misère imposée à des populations qui vivent sur des sols riches, la guerre contre les paradis fiscaux, la guerre, oui la guerre contre la construction des mondes parallèles.

La politique est-il un métier ? Doit-on et peut-on éternellement confier le destin de nos vies aux mêmes qui évoluent désormais hors sol ?

Français, Français Africains, « Citoyens de la Diaspora », nous ne devons pas être en marge de ce débat. Nos vies et celles des nôtres d'ici et d'ailleurs sont en jeu. « Une voie du possible » est une pièce que je verse au débat.

Message du gouvernement ivoirien à l'occasion de la Journée Nationale de la Paix

La Côte d’Ivoire commémore, ce dimanche 15 novembre 2015, la Journée Nationale de la Paix, instituée en mars 1996 et faisant écho à la Journée Internationale de la paix, fixée au 21 septembre de chaque année, par les Nations Unies. Déclaration du Gouvernement. Mesdames et Messieurs, Chers concitoyens,

La Côte d’Ivoire commémore, ce dimanche 15 novembre 2015, la Journée Nationale de la Paix, instituée par décret n 96-205 du 07 mars 1996 et faisant écho à la Journée Internationale de la paix, fixée au 21 septembre de chaque année, par la Résolution 55/282 du 28 septembre 2001 de l’assemblée de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Cette Journée, consacrée à la promotion des idéaux de paix, vise à célébrer les valeurs de ce patrimoine universel commun, si précieux et si indispensable, pour la stabilité au sein des Etats, des Nations, des Communautés et des familles. L’Edition 2015 dont le thème est « Un Ivoirien nouveau, pour une paix durable », sera commémorée à Agboville, chef-lieu de Région de l’Agnéby-Tiassa, le dimanche 15 novembre 2015. Ivoiriennes, Ivoiriens, Chers concitoyens,

La Côte d’Ivoire, notre pays, sort d’une élection présidentielle dont la bonne qualité de l’organisation et l’environnement, avant, pendant et après le scrutin, nous ont éloignés à bien des égards, de souvenirs douloureux et tristes.

Le récent scrutin présidentiel, parce que totalement apaisé, par l’attitude des candidats et par celle des électeurs, après la proclamation du résultat final, a achevé de nous convaincre et de rassurer la communauté internationale, sur notre sens élevé du dépassement, notre capacité de résilience et notre ferme volonté de favoriser les conditions d’une cohésion sociale inclusive, préalable à une paix durable. Cher peuple de Côte d’Ivoire,

Vous conviendrez assurément avec moi que l’atteinte de ce résultat, qui nous réconcilie avec notre terre d’espérance et notre pays d’hospitalité, est une œuvre de longue haleine dont les éléments constitutifs ont été consolidés avec les ingrédients du pardon, de la tolérance et de la fraternité, utilisés à forte dose par nos concitoyens dans leurs localités respectives. Le Chef de l’Etat, son Excellence Alassane Ouattara et le Gouvernement tout entier se félicitent de cette nouvelle option cohésive qui offre aux Ivoiriens, l’agréable saveur du vivre ensemble.

Le choix de la cité d’Agboville, capitale historique de la région de l’Agnéby-Tiassa, située à mi-distance d’Abidjan et de Yamoussoukro, capitale économique et politique de notre pays, m’offre l’agréable occasion, d’exprimer au nom du Président de la République et du Gouvernement, toute ma gratitude aux acteurs locaux, hommes, femmes, jeunes, responsables politiques, autochtones, allochtones, allogènes. Mesdames et Messieurs.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens, Notre engagement commun doit être fortement pénétré des valeurs d’intégrité, de rigueur, de discipline, de tolérance, de pardon, de non-violence, et de paix. Notre engagement commun doit être l’avènement de l’Ivoirien nouveau, Je voudrais, en conséquence, nous exhorter à poursuivre dans cette dynamique nouvelle du dialogue inclusif et fraternel, qui permettra à chacune et à chacun de nous d’écrire avec fierté l’agenda de la paix de notre chère Patrie. Excellente fête commémorative de la paix. Je vous remercie.!

Date parution: Lundi, 16 Novembre, 2015 - 08:30 Source du communiqué: Gouvernement

Epiphane Zoro Bi, Juge en Cote d'Ivoire, Desarmer la Violence. Ed. Karthala 2004.

Un souvenir inspiré par le proces annoncé des assassins du General Guei..... « J’ai escaladé la clôture à la suite de madame, sa nièce et Bayala le boy qui fait parti des survivants(…) ils ont fouillé les broussailles derrière la clôture du voisin et ont découvert madame et sa nièce cachées(…) Ils lui ont demandé de se lever mais elle avait du mal à le faire parce qu’au moment où elle est tombée dans la cour du voisin après avoir escaladé la clôture, elle a eu une luxation au niveau du bassin(…) ils l’ont amenée devant la cour et ils lui ont demandé de se déshabiller(…) quand madame a demandé aux assassins surexcités de ne pas faire ça, l’un des éléments lui a administré deux paires de gifles et celui qui était derrière l’a achevée avec deux coups de revolver. La nièce de madame a aussi été assassinée sur le champ ». C’est pour toi que je voudrais, à travers ces lignes, témoigner. Avec toi, pour tous les martyrs de la construction de notre nation, la Côte d’Ivoire. Puisse le sacrifice de vos vies rendre nos cœurs féconds en tolérance, en amour et en miséricorde. Pour une Nation forte parce que fraternelle.

Epiphane Zoro Bi, Juge en Cote d'Ivoire, Desarmer la Violence. Ed. Karthala 2004.

Pascal RoY / J'appelle au civisme démocratique ... ! La sérénité d’un peuple, la stabilité d'un État, c’est aussi l’affaire de tous ses citoyens.

Si tout le monde prend les dispositions intellectuelles, culturelles et morales pour ne pas dégrader l’environnement socio-politique, la République sera plus belle et ça s'appelle le civisme démocra-tique. Le civisme démocratique fait appel à un certain nombre de notions: l'intérêt public, le res-pect, la tolérance, la liberté de conscience, la morale, le citoyen, la citoyenneté, la collectivité, la civilité. 

Le civisme est un attachement à sa cité tel que les droits y sont subordonnés aux devoirs. L’histoire de Cincinnatus, racontée par l’historien romain Tite-Live puis reprise par Rousseau et Montesquieu de même que par les pères de la Constitution américaine, est la parfaite illustration du civisme. Tite-Live raconte l'histoire de Cincinnatus, le patricien paysan qui a sauvé sa patrie, sans rien lui demander en retour. Un jour (~ 485), une délégation de sénateurs est venue le rencontrer alors qu'il labourait ses terres; elle lui proposa d'être dictateur de Rome pendant quelques semaines, le temps de vaincre les Eques. Cincinnatus remplit sa mission puis revint à sa charrue sans songer à conserver le pouvoir et sans demander de récompense.

Le citoyen a d'abord des devoirs. Sa liberté c'est sa responsabilité. Jean-Jacques Rousseau, qui ap-prit le latin chez les Jésuites, et Montesquieu qui fréquenta un collège oratorien, furent tous deux élevés dans le culte du vieux modèle romain. Le premier en tira les bases de son contrat social de même que l'idée que l'homme naît bon et qu'il est corrompu par la société (quand elle est trop évo-luée). Le second en tira sa célèbre définition de la vertu tout en demeurant un défenseur des privi-lèges de la noblesse dont il était issu, et il proclama que la démocratie était le meilleur des gouver-nements. Ces idéaux romantiques combinés avec le réalisme des colons anglo-saxons d'outre-Atlantique donnèrent la constitution américaine.

Peu après la déclaration de l'indépendance, un groupe d'officiers français et américains formèrent un club: les Cincinnati. Ce mouvement aura assez d'importance pour qu'une ville de l'État de New-York lui emprunte son nom. Le président Kennedy a tenté d'enrôler tous les Américains dans ce club en leur disant: «Ne vous demandez pas ce que l'État peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour lui.».

L’histoire de la démocratie athénienne et celle de la République romaine, telle que nous la présente Tite-Live, sont exemplaires. À l’origine des démocraties, les citoyens sont les parents de l’État, ils sont disposés à payer de leur temps et de leur vie pour le protéger et assurer sa croissance; à la fin, ils en sont les enfants gâtés. Ils ne se donnent même plus la peine de voter aux élections et il est exclu qu’ils paient de leur temps et de leur personne: c’est tout juste s’ils acceptent de payer des taxes.

La plupart des démocraties occidentales en étaient à ce stade à la fin de la décennie 1920. Plu-sieurs ont disparu, celles d’Allemagne et d’Italie notamment, d’autres ont été ébranlées, celle de la France, par exemple. La guerre de 1939-45 devait ramener tous ces pays à l’esprit de l’origine des démocraties. Puis le balancier repartit en direction de la démagogie, provoquant une surenchère du côté des droits.

Aux élections législatives de juin 2002 en France, 40% des électeurs se sont abstenus de voter. Au premier tour des présidentielles, quelques mois auparavant, le taux d’abstention avait aussi été très élevé et le candidat d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, avait obtenu 17% des voix, devançant ainsi le candidat socialiste Lionel Jospin et passant au second tour. Le taux d’abstention est égale-ment à la hausse aux États-Unis: «Le droit de vote est l’élément central du système de gouverne-ment. Il y un siècle, 80% de tous les électeurs exerçaient leur droit de vote lors des élections prési-dentielles. Aujourd’hui le taux est de 50%. Les États-Unis, le phare et le rempart de la démocratie moderne, se classent maintenant derrière la plupart des autres pays libres pour ce qui est de l’exercice du droit de vote. […] La politique est devenue un sport de spectateurs.» (Lee Hamilton, représentant de l’Indiana au Congrès américain, décembre 1998). L'appel au civisme devient né-cessaire dans ces conditions, mais il est un symptôme avant d'être un espoir.

À quelles conditions l'appel au civisme peut-il être entendu? Où trouver les mobiles permettant de remplir ses devoirs de citoyen? Il est, hélas, plus facile de les trouver dans une religion et un patrio-tisme fanatiques que dans une inspiration élevée qui permet de servir son pays sans exiger en retour l'ivresse du pouvoir individuel ou collectif.

En effet, le civisme désigne le respect, l'attachement et le dévouement du citoyen pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit. Cela s'applique en particulier à l'institution qui représente cette collectivité, à ses conventions et à ses lois. Plus généralement, le civisme est le dévouement pour l'intérêt public, pour la "chose publique". Le civisme nécessite une "conscience politique" et implique la connaissance de ses droits en tant que citoyen ainsi que de ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Le civisme, qui est l'état du citoyen respectueux de ses devoirs et des principes collectifs, se dis-tingue de la citoyenneté qui n'est que la condition de citoyen et de la civilité qui relève du respect des autres dans les rapports privés. 

Le civisme, c'est également l'attitude d'attachement à la communauté nationale et à ses institutions et de participation régulière à ses activités, notamment par l'exercice du droit de vote. Dans le ci-visme, la priorité est donnée par le citoyen aux intérêts de la nation sur ses intérêts particuliers. 

Ainsi l'intérêt national correspond à l'intérêt de la Nation selon la formule d'Ernest Renan: « Avoir fait de grandes choses ensemble et vouloir en faire encore ». Cette notion est au cœur des débats politiques, économiques. Elle est abondamment citée pour justifier l'existence de services publics, des actions publiques, des lois et règlements d'ordre public, ainsi que des réglementations touchant aux droits fondamentaux ( par exemple dans le cadre du Droit de propriété pour fixer le régime des expropriations et des nationalisations). Elle met en jeu la finalité même de l'ensemble des collecti-vités publiques (depuis le niveau des collectivités locales jusqu'aux échelons les plus élevés de l'État).

La civilité désigne donc l'ensemble des règles et des comportements de la vie en communauté tels que la politesse, la courtoisie, le savoir-vivre. La civilité est l'affichage du caractère pacifique d'une personne dans ses relations à autrui, notamment dans la façon d'entrer en contact, et du respect que l'on a pour son interlocuteur. Elle montre également l'appartenance à une même communauté, communauté humaine au minimum. Le mot civilité est cependant peu utilisé, tandis que son con-traire, incivilité, est de nos jours d'un usage beaucoup plus fréquent. 

L'appel au civisme devient une nouvelle forme d'expression démocratique.

Allons vers plus de démocratie pour plus de civisme....et le monde sera meilleur.

Docteur Pascal ROY

Philosophe-Juriste-Politiste-Coach politique-Analyste des Institutions, expert des droits de l'Homme et des situations de crises-Médiateur dans les Organisations-Enseignant à l'Université-Consultant 

 

DIEU EST DIEU... !!! Merci DIEU-ALLAH pour cette cérémonie de dédicace de mon 4ème livre à Abidjan le 05/08/2015......

Photo

Notes spéciales aux personnes suivantes: Madame Fadiga Sarah Sako (1ère Vice-Présidente de l'Assemblėe Nationale), Monsieur Maurice Bandaman (Ministre de la Culture et de la Francophonie), Madame la Secrétaire Générale Adjointe de la Grande Chancellerie, Les délégations de différents ministères, Monsieur le PCA de Côte d'Ivoire Télécom, Monsieur René Yédiéti (PDG Librairie de France Groupe), Monsieur Bémitian Ouattara (Ami des Associations et PDG de Bémitian SA), ... L'Association d'Awa Méité, Sylvie Fofana (venue spécialement de Paris), Sarita Bamba (venue spécialement de Dakar), Élisabeth Yéo, Traoré Maghan Ben... À ce public charmant, je dirai ceci: "Le fruit le plus agréable au monde est la reconnaissance" ( Ménandre ; Fragments - IVe s. av. J.-C. ). Demeurons dans la plénitude existentielle...! Je vous aime...

Photo

TOUS À LA SALLE FÉLIX HOUPHOUËT-BOIGNY DU DISTRICT D'ABIDJAN-PLATEAU LE MERCREDI 5 AOÛT 2015 À 15H...!!!

De quoi s'agit-il dans ce livre... "Dominique OUATTARA, une femme des grandes causes humaines"...?

Le livre se fait le porte-voix des peuples de pauvres et de fragiles de Côte d'Ivoire et d'Afrique francophone pour exprimer publiquement et scientifiquement leur reconnaissance à Madame Dominique OUATTARA qui les assiste depuis l'âge de 27 ans, depuis 1980. Ce livre pense la solidarité comme la samaritaine du monde.

Aujourd'hui, notre monde est balafré de misères sociales et la raison humaine doit pouvoir, parfois, s'arrêter sur des figures combattantes de ces fléaux. C'est dans cette optique, un peu comme Diogène à la recherche de la personne utile, que l'auteur du livre "Dominique OUATTARA, une femme des grandes causes humaines" a été saisi par l'itinéraire humanitaire de Madame Dominique OUATTARA de 1980 à nos jours, et depuis 1998 sous la bannière de la Fondation Children Of Africa en Côte d'Ivoire et dans neuf autres pays d'Afrique francophone: Mali, Sénégal, Burkina Faso, Bénin, Guinée, Gabon, Cameroun, République Centrafricaine, Madagascar. Oui Madame Dominique Claudine OUATTARA, l'actuelle Première Dame de Côte d'Ivoire depuis 2011, est exceptionnellement une femme "utile", une diplomate civile et humanitaire chevronnée. Elle n'a pas attendu d'être Première Dame pour sentir l'éveil caritatif, comme cela est de coutume, ni même la rencontre avec monsieur Alassane OUATTARA. L'importance de ses œuvres sociales étonne, fascine et force même l'intellectuel libre à ne pas se taire. Car, se taire serait une injustice et le silence, une complicité.

Ce livre qui n'est ni une biographie, ni une apologie politique, est un vibrant hommage rendu à Madame Dominique OUATTARA et à sa Fondation Children Of Africa, à son travail humanitaire et à son cœur solidaire afin de saluer et immortaliser scientifiquement ses actions sociales multidimensionnelles. C'est le bréviaire humanitaire de la Première Dame de Côte d'Ivoire. La solidarité active et concrète rend les gens meilleurs et elle en est une vitrine que ce livre vient célébrer. Et de cet hommage humanitaire, se dégage en filigrane, une invitation au renforcement de l'entraide et de la solidarité dans le monde. Un appel à freiner les indifférences nocives et les sombres replis sur soi! Une sensibilisation pour la révolution de l’innovation sociale en lui donnant un statut et une reconnaissance comparables à ceux de l’innovation technologique afin de souligner sa contribution tout aussi importante à l’avancement et au mieux-être de la société.

 Ce livre met un point d'honneur sur la philosophie et la diplomatie sociales des initiatives de madame Dominique OUATTARA qui redonnent vie à ces populations défigurées, fragilisées, éprouvées et martyrisées par la faim, la maladie et la détresse. Sa générosité leur permet de se remettre débout, tenir le cap, malgré les caprices du chemin, les tutoiements du quotidien et les contradictions de l’existence. L'auteur avoue ainsi sa passion pour tout ce qui donne un sens à l'humain, depuis qu'il a découvert les fragilités partout où il est passé: en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie...où il a vu les misères côtoyer l'amour, la joie et la solidarité.

 Ceci pour dire qu'on a pas besoin d'être un militant zélé et doré pour reconnaître les valeurs, les mérites et les succès des gens qui mouillent le maillot pour notre nation ivoire et l'Afrique francophone, pour faire avancer le bien-être. Être Première Dame de Côte d'Ivoire, ce pourrait être simplement accepter une vie de représentations officielles et d'animations de quelques bonnes oeuvres. Mais madame Dominique OUATTARA a une bien plus grande ambition, celle de tout faire pour soulager davantage les souffrances d'autrui qu'elle combat depuis 35 ans.

Prix Rabelais/Confrérie Gutenberg: Fraternité matin célèbre l’écrivain Venance Konan

« Je voudrais vous remercier et vous inviter chaque jour à faire mieux que la veille. C’est à ce prix qu’on pourra avoir des récompenses et réclamer les meilleures conditions de salaires », a encouragé l’écrivain, également Grand prix littéraire d’Afrique noire d’expression française (2012).

Prix Rabelais/Confrérie Gutenberg: Fraternité matin célèbre l’écrivain Venance Konan

Doublement distingué au plan littéraire cette année, (Prix Rabelais, Hommage de la confrérie des compagnons de Gutenberg), l’écrivain émérite Venance Konan, également directeur général du groupe Fraternité Matin, a été célébré,  ce lundi 11 mai 2015,par les travailleurs dudit groupe. Ému, l’écrivain a exhorté son personnel à redoubler d’ardeur dans le travail afin de glaner des récompenses.

« Je voudrais vous remercier et vous inviter chaque jour à faire mieux que la veille. C’est à ce prix qu’on pourra avoir des récompenses et réclamer les meilleures conditions de salaires », a encouragé l’écrivain, également Grand prix littéraire d’Afrique noire d’expression française (2012). Avant d’ajouter: « j’espère qu’il y aura d’autres écrivains », a-t-il encouragé.

Nous avons été émerveillés de savoir que l’auteur a remporté deux prix, en un temps record, a souligné le chef du personnel, Mathias Kouassi. Qui avait la charge de transmettre les encouragements et les félicitations du personnel de Fraternité matin à son premier responsable.

Quant à Mme Isabelle Kassi Fofana, directrice de Fratmat éditions, elle a eu la lourde charge de présenter, dans un bref exposé, l’écrivain, ses productions et les différents prix glanés par cet auteur prolixe. La longue liste égrenée par Mme Fofana a révélée, entre autres, que l’auteur Venance Konan a été  constant et excellent dans son parcours  de journaliste-écrivain.

Distinctions

1993 : 1er lauréat Ebony Enquête  et reportage

2003 : Prix Cnp journaliste ivoirien pour la réconciliation

2012 : Grand prix littéraire d'Afrique noire pour Edem Kodjo, un homme, un destin

2015 : Le Prix littéraire de l’Académie Rabelais 2014

2015 : Hommage de la confrérie des compagnons de Gutenberg

Le Prix littéraire de l’Académie Rabelais 2014 a été remis, le lundi 4 mai à Paris, à l’écrivain et journaliste ivoirien Venance Konan pour son ouvrage "Catapila, chef du village", (éditions Jean Picollec). Dans ce récit, Venance Konan raconte avec humour et ironie les problèmes de cohabitation entre ceux que l'on appelle "autochtones" et "allochtones" dans un pays qui n'est jamais cité mais qui ressemble beaucoup au sien, la Côte d'Ivoire.

« Créé en 1948 par des journalistes, le Prix Rabelais est décerné, chaque année, par lʼAcadémie Rabelais, en hommage au célèbre écrivain français du 16ème siècle, François Rabelais connu pour son humanisme et son côté bon vivant. Le prix récompense une œuvre d'inspiration rabelaisienne, cʼest-à-dire joyeuse et pleine dʼhumour ».

Né le 12 décembre 1958 à Bocanda, Venance Konan est à ce jourle premier écrivain francophone, hors France, à recevoir ce Prix Rabelais.

Une idée de ses livres et publications

décembre 2003 : Les Prisonniers de la haine, roman, Les nouvelles éditions ivoiriennes.

avril 2005 : Robert et les catapila, recueil de 6 nouvelles, Les nouvelles éditions ivoiriennes.

juin 2007 : Nègreries, recueil de 147 chroniques, Frat-Mat éditions.

mars 2009 : Les catapila, ces ingrats, roman, Éditions Jean Picollec.

mars 2009 : La Tunisie émergente, un exemple pour l’Afrique ?, livre collectif, Éditions Médiane.

octobre 2009 : Dans la tête de Sarkozy, livre collectif, Éditions Seuil.

décembre 2009 : Ngo n’di ou palabres : pamphlet à deux mains, recueil collectif de chroniques, Éditions Le Nouveau Réveil.

février 2011 : Chroniques afro-sarcastiques : 50 ans d’indépendance, tu parles !, Éditions Favre.

mars 2012 : Le Rebelle et le Camarade Président, roman, Éditions Jean Picollec

juin 2012 : Edem Kodjo, un homme, un destin, biographie, coédité par les éditions NEI-CEDA et Frat-mat éditions.

juin 2012 : Edem Kodjo, un homme, un destin, biographie, coédité par les éditions NEI-CEDA et Frat-mat éditions.

Isabelle Somian

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 

"Chroniques des temps de braise" : Venance Konan présente son nouveau-né au public

"Chroniques des temps de braise" : Venance Konan présente son nouveau-né au public

Dans tous les cas, l’auteur, qui s’est dit honoré par la présence de tant de personnalités de marque à cette cérémonie de dédicace, veut laisser libre cours aux appréciations  et commentaires sur son dernier corpus, paru chez Fratmat Editions.      

"Chroniques des temps de braise" : Venance Konan présente son nouveau-né au public

‘’Chroniques des temps de braise’’, le dernier ouvrage en date  du journaliste écrivain, a fait l’objet d’une dédicace, hier mercredi, devant un parterre de personnalités de haut rang dont le président Laurent Dona Fologo.

« Des lecteurs le considéreront come un livre-procès, d’autres, comme un livre-vérité et donc factuel, d’autres encore, comme une compilation de contre-vérités de Venance Konan. Une chose est certaine, ‘’les Chroniques des temps de braise », le dernier ouvrage de Venance Konan, le 13e, ne laissera personne indifférent.

Et chacun, après lecture, après l’avoir croqué, s’en ira de ses propres commentaires, critiques. Moi qui ne suis pas littéraire, qui me plais bien dans les chiffres et analyses économiques, me suis laissé aller, lisant avec beaucoup d’intérêt, mais aussi beaucoup d’interrogations ».

Ces mots introductifs du maître de cérémonie, Gooré Bi Hué donnent, en quelque sorte, un aperçu de ce recueil de chroniques qui vient enrichir la bibliographie de Venance Konan. Cette œuvre se caractérise, en effet, par le choix du genre (chronique) et le contexte de sa production, « les temps de braise ». Une expression, selon le critique littéraire, Etty Macaire (dont la présentation a été lue par Isabelle Kassi Fofana, directrice du département éditions du groupe Fraternité Matin) qui renvoie à une période de tension, de pression et de dépression. « Venance Konan nous invite à nous souvenir de ce que fut hier. 

Sans vouloir remuer le couteau… dans la plaie, il nous invite à ne pas oublier d’où nous venons et surtout à ne pas oublier les enseignements que nous donne cette séquence douloureuse de notre jeune histoire », ajoute-t-il. Journaliste et écrivain, Venance Konan a fait bon usage de ses fonctions pour rendre ce témoignage sur les différents épisodes de l’histoire de la Côte d’Ivoire. 

De cette œuvre, rappelle le critique littéraire, se dégagent  quatre fonctions majeures : Un  livre-témoignage, un ouvrage critique, une arme de combat par la plume et une fonction psychologique qui permet à l’auteur « de survivre dans un univers où tous les fondements sont menacés d’écroulement ». L’auteur se lève et crie son indignation devant tant de dégoûts, de frustrations et de désespoirs qui semblaient dresser leur lit dans le quotidien des Ivoiriens, impuissants face à la puissante grosse machine politicienne à la langue, voire à la lame tueuse.

Tout cela rendu dans son style propre à lui, empreint de sarcasme et d’ironie. Car en définitive, « la plume de Venance Konan est à la fois glaive et flûte. Autant elle blesse, autant elle plaît », souligne Etty Macaire. Une œuvre saluée de tous, notamment le Pr Koffi Tougbo, conseiller technique, représentant le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman. Il a réitéré les félicitations et le soutien de ce département ministériel journaliste écrivain.

Dans tous les cas, l’auteur, qui s’est dit honoré par la présence de tant de personnalités de marque à cette cérémonie de dédicace, veut laisser libre cours aux appréciations  et commentaires sur son dernier corpus, paru chez Fratmat Editions.

GERMAINE BONI

 

 

 

Une nouvelle technique de séchage du poisson améliore les revenus des Ivoiriennes (FAO)

Une nouvelle technologie de séchage du poisson facile à monter et lancée par la FAO peut contribuer à réduire les risques pour la santé, accroître la sécurité sanitaire et la qualité des aliments, améliorer les conditions de travail et diminuer les pertes alimentaires dans les villages de pêcheurs d’Afrique de l’Ouest. Le poisson fumé est une source vitale d’alimentation et de revenus pour de nombreuses communautés côtières du continent. En Côte d’Ivoire, par exemple, on estime à 20-30 pour cent les prises locales marines et d’eau douce qui sont consommées sous forme de poisson fumé, selon la FAO. Le poisson fumé est préféré par les populations locales à d’autres sources de protéines telles que le lait, la viande et les œufs, en raison de sa saveur, de ses bienfaits nutritionnels, de son prix compétitif et de sa durée de conservation qui oscille entre trois et six mois. Toutefois, les fours traditionnels généralement utilisés pour préparer cet aliment de choix comportent certains problèmes. “Avec les techniques traditionnelles de fumage, on est appelé à brûler de grosses quantités de bois, d’où, d’une part, la production d’un énorme volume de CO2 responsable d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Et d’autre part, le fumage traditionnel émet des polluants – les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), cancérigènes et dangereux pour le système respiratoire de l’homme”, explique Yvette Diei Ouadi, experte des industries de la pêche à la FAO. Les techniques traditionnelles laissent des résidus plus importants de goudron sur le produit final, ce qui nuit à son goût et à sa qualité et le rend beaucoup plus difficile à vendre. La technique FTT (fourneau à double fonction de cuisson et de séchage mécanique, pouvant également servir au stockage) est spécialement conçue pour aider les petites transformatrices de poisson à préparer et à commercialiser des aliments sûrs et de bonne qualité. La technologie FTT, fruit de cinq ans de perfectionnements successifs, permet d’améliorer facilement les fours traditionnels et réduit sensiblement les produits cancérogènes issus du fumage. En même temps, elle diminue la quantité de combustible nécessaire et a une capacité de charge cinq fois plus grande que les fours barils traditionnels ou deux fois plus grande que le four Chorkor. “C’est un système conçu pour affronter divers aspects des opérations de fumage du poisson”, déclare Ndiaye Oumoulkhaïry, qui a travaillé à la conception du FTT. “Au premier plan, des questions de sécurité – pour garantir la santé des consommateurs et se conformer aux normes alimentaires internationales. Et ensuite, il s’agit de réduire les pertes après capture et d’alléger le dur labeur des transformatrices qui sont désormais moins exposées à la chaleur et à la fumée”. Par exemple, à Abobodoumé, un village de Côte d’Ivoire, les nouvelles composantes du FTT rencontrent un franc succès auprès des femmes s’occupant de la transformation du poisson. Parmi leurs préférées, une plaque de collecte de la graisse du poisson qui leur permet de la réutiliser comme huile de cuisson ou pour la fabrication de savon. Et elles se réjouissent de respirer un air beaucoup moins pollué. D’autres variétés de matériel végétal peuvent également remplacer le bois et le charbon traditionnel pour la combustion. Les coques et fibres de noix de coco, les épis de maïs ou même de mil sont tout aussi efficaces pour fumer le poisson et ont moins d’impact sur l’environnement. La réduction des temps de fumage et des risques sanitaires permet également aux femmes de consacrer davantage de temps à leurs fonctions de mère et de gardienne du foyer. La nouvelle technique rencontre également du succès dans d’autres pays africains pratiquant la pêche, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie et le Ghana. Des organismes de développement tels que SNV basé aux Pays-Bas encouragent le recours à la technique FTT au Ghana pour faciliter l’accès des petits exploitants à des marchés internationaux lucratifs. (AIP 25/02/15)
S'abonner à ce flux RSS

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px